Prière pour la paix organisée par trois Églises au carrefour des frontières entre la République tchèque, la Slovaquie et la Pologne

samedi, 29 août 2026 eglises locales   paix   sanctuaires   pèlerinages   réconciliation  

par Bohumil Petrík

Trzycatek (Agence Fides) - À l’occasion de la fête de la Bienheureuse Vierge Marie Reine, le 22 août, les représentants de trois pays d’Europe centrale ont défilé et prié pour la paix et la réconciliation entre les peuples. Au carrefour des frontières entre la République tchèque, la Slovaquie et la Pologne, la messe a été célébrée, pour la seizième fois, en présence de trois Évêques et des communautés de la région.

Ce lieu de rencontre s’appelle Trojmezí en tchèque, Trojmedzie en slovaque et Trójstyk ou encore Trzycatek en polonais.

« En ces temps d’incertitude et de troubles, nous voulons prier ensemble pour la paix et être un signe d’unité et d’amitié », annonçait l’invitation officielle du diocèse slovaque de Žilina, limitrophe des frontières avec la République tchèque et la Pologne.

Les trois Évêques qui ont participé à la célébration sur la prairie de montagne au-dessus de Trojmezí sont celui de Žilina, Tomáš Galis, puis Martin David, du diocèse tchèque d’Ostrava-Opava, et enfin le Polonais Roman Pindel, du diocèse de Bielsko-Żywiecka.
Cette année, le pèlerinage des nations a attiré un grand nombre de fidèles tchèques, comme l’ont rapporté les médias du diocèse tchèque. Certains portaient des drapeaux nationaux, ceux de leur paroisse et le costume traditionnel de leur région.

Au cours de la messe, Mgr Roman Pindel a également invité le père Tadeusz Pietrzyk à présenter le décret par lequel l’église Notre-Dame de Frýdecká à Trzycatek, située sur le territoire polonais, devient un lieu de pèlerinage, et il a exhorté chacun à prendre soin du sanctuaire, a-t-il déclaré.

Mgr Pindel a ensuite encouragé les personnes présentes à rester « les premiers adorateurs de la Mère de Dieu » et à ne « jamais cesser de témoigner de leur dévotion » en demandant « les grâces et les bénédictions nécessaires pour vous-mêmes et pour vos proches ».

Mgr Martin David, Évêque d’Olomouc, a invité chacun à garder à l’esprit qu’un autre sanctuaire de pierres vivantes est celui de la « communauté vivante de l’Église que nous formons malgré nos différences personnelles, malgré les différentes langues, les frontières et les nations ».

La communauté des croyants – a insisté l'Évêque tchèque – est « le plus ancien temple », qui existe depuis déjà deux millénaires, sans lequel « il serait inutile de construire ou de restaurer tout autre temple ». En effet, tous les autres temples « sont là pour nous aider à continuer à bâtir ce temple vivant, à créer une meilleure communauté, entre nous et, surtout, avec Dieu ». (Agence Fides 29/8/2026)


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