Fides News - French (Standard)https://fides.org/Les Dépêches de l'Agence FidesfrLes contenus du site sont publiés sous licence Creative Commons.ASIE/PAKISTAN - Droit au logement : la Cour fédérale défend les familles pauvres des bidonvilles d'Islamabad et de Rawalpindihttps://fides.org/fr/news/77585-ASIE_PAKISTAN_Droit_au_logement_la_Cour_federale_defend_les_familles_pauvres_des_bidonvilles_d_Islamabad_et_de_Rawalpindihttps://fides.org/fr/news/77585-ASIE_PAKISTAN_Droit_au_logement_la_Cour_federale_defend_les_familles_pauvres_des_bidonvilles_d_Islamabad_et_de_RawalpindiIslamabad - « Une avancée significative vers la protection des droits des communautés défavorisées » : c'est ainsi que Mgr Joseph Arshad, Archevêque d'Islamabad-Rawalpindi, a qualifié la directive émise par la Cour constitutionnelle fédérale, qui demande au gouvernement municipal d'Islamabad-Rawalpindi d'« élaborer une politique de régularisation des bidonvilles dans un délai d'un mois ». « Cette décision constitue une avancée positive pour la résolution des problèmes de longue date des segments marginalisés de la société », a déclaré Mgr Arshad, soulignant que les habitants des quartiers informels sont « des citoyens à part entière et ont droit aux services essentiels, à une protection juridique et à un logement décent ».<br />Ces bidonvilles sont habités par des familles à faibles revenus, dont de nombreuses familles chrétiennes qui, ces dernières semaines, ont été visées par les ordonnances d'expulsion émises par la « Capital Development Authority » , l'autorité municipale d'Islamabad-Rawalpindi. La CDA a lancé la démolition des quartiers informels et des bidonvilles qui se sont progressivement formés au cours des 30 dernières années dans divers quartiers des deux villes, comme la « Allama Iqbal Colony ». L'action de la CDA, appuyée par des engins de démolition et des forces de police, s'est heurtée à la résistance des habitants de ces bidonvilles, soutenus par des organisations de la société civile et des groupes de défense des droits humains tels que la Commission des droits de l'homme du Pakistan . Les ONG demandent aux autorités civiles de prêter attention aux familles vivant dans ces quartiers informels , en proposant qu'elles soient relogées dans des logements sociaux à bas loyer, soulignant que le « droit au logement » est garanti par l'article 9 de la Constitution du Pakistan.<br />La politique d'expulsion aveugle, sans solutions alternatives – affirme-t-on –, finirait par créer des déplacés internes et des groupes de sans-abri dans les deux villes, aggravant ainsi la marginalisation et la pauvreté. La communauté catholique s'est rangée aux côtés des familles concernées et des bénévoles de la Commission nationale « Justice et Paix » se sont mobilisés pour leur témoigner leur solidarité et leur soutien. Un groupe d'avocats et d'ONG a déposé des recours devant la Cour constitutionnelle fédérale, pour défendre les citoyens de ces quartiers. La Cour a alors demandé à la CDA de suspendre les expulsions et d'établir un cadre réglementaire complet pour la reconnaissance des quartiers informels.<br /> <br /><br />Sat, 18 Apr 2026 16:24:58 +0200ASIE/HONG KONG - 80e anniversaire de la création du diocèse : mission et charité au service des plus démunishttps://fides.org/fr/news/77586-ASIE_HONG_KONG_80e_anniversaire_de_la_creation_du_diocese_mission_et_charite_au_service_des_plus_demunishttps://fides.org/fr/news/77586-ASIE_HONG_KONG_80e_anniversaire_de_la_creation_du_diocese_mission_et_charite_au_service_des_plus_demunisHong Kong – « Il y a 80 ans, en ce même jour, le pape Pie XII annonçait l’élévation de Hong Kong du statut de Vicariat Apostolique à celui de diocèse. Nous sommes reconnaissants pour le dévouement désintéressé de tant de prédécesseurs qui, par l’annonce de l’Évangile, la liturgie, l’engagement au sein de la communauté, l’éducation et la promotion des écoles, ont apporté l’amour du Christ sur cette terre ». C’est ainsi que le Cardinal Stephen Chow Sau-yan, Évêque du diocèse de Hong Kong, a ouvert la messe solennelle célébrée à l’occasion du 80e anniversaire de l’érection du diocèse, survenue le 11 avril 1946. Le Cardinal jésuite a également rendu hommage et remercié tous les Évêques qui se sont succédé à la tête du diocèse, se consacrant à l’édification de l’Église locale, et a confirmé que l’Église de Hong Kong s’engage à poursuivre la tradition missionnaire et le service envers les plus démunis. <br />Selon ce qu’a rapporté KungKaoPo, bulletin hebdomadaire diocésain, la liturgie présidée par le Cardinal Chow a été concélébrée par les Cardinaux Joseph Zen et John Tong, Évêques émérites du diocèse, ainsi que par l’Évêque auxiliaire Joseph Ha Chi-shing et 130 prêtres, devant plus d’un millier de fidèles laïcs et religieux rassemblés dans la cathédrale dédiée à l’Immaculée Conception. Au cours de la liturgie, des prières ont également été récitées devant la tombe de Théodore Joset , premier Préfet Apostolique, et devant les tombes de plusieurs Évêques inhumés dans la cathédrale. La procession solennelle s’est arrêtée devant la grotte de la Vierge Marie pour rendre grâce à Marie au nom de toute la communauté ecclésiale diocésaine.<br /> <br />Dans son homélie, le Cardinal Chow a retracé l’histoire de la communauté de Hong Kong, qui était une Préfecture Apostolique depuis le 22 avril 1841. Depuis 185 ans, l’Église catholique offre un service remarquable dans les domaines de la santé, de l’éducation et de la charité. Le 11 avril 1946, avec la mise en place de la hiérarchie catholique en Chine, le vicariat apostolique de Hong Kong a également été élevé au rang de diocèse.<br /> <br />« L’Église de Hong Kong », a souligné Chow, « a toujours été aux côtés des plus vulnérables. Et à l’avenir, elle continuera à « recueillir l’héritage du passé et à le transmettre à l’avenir, en jouant le rôle de pont et de chemin synodal tant pour l’Église universelle que pour l’Église du continent ».<br />Les jeunes de Hong Kong ont été les protagonistes de la célébration, qui a été suivie d’un concert dédié à « Youth on Stage ».<br />L’Église de Hong Kong a été instituée comme préfecture apostolique en 1841 ; elle est devenue vicariat apostolique en 1874 et diocèse en 1946. Hong Kong compte environ 392 000 catholiques, 268 prêtres, 49 frères et 404 sœurs. On y compte 52 paroisses, comprenant 39 églises, 30 chapelles et 26 salles pour les offices religieux célébrés en cantonais ; les trois cinquièmes des paroisses proposent également des offices en anglais et, dans certains cas, en tagalog, la langue philippine. Dans la poursuite de son œuvre apostolique, le diocèse est toujours en première ligne au service de toute la communauté, à commencer par les plus démunis.<br />Le diocèse gère 249 écoles catholiques et écoles maternelles qui accueillent environ 134 824 élèves. Des services médicaux et sociaux sont fournis par au moins 6 hôpitaux, 10 cliniques, 46 centres de services sociaux et familiaux, 17 foyers, 15 maisons de retraite, 33 centres de réadaptation et de nombreux clubs et associations d'entraide. Caritas Hong Kong est le bras social officiel du diocèse catholique de Hong Kong. Ces services sont offerts à tous et, en effet, 95 % des bénéficiaires ne sont pas catholiques. <br />Sat, 18 Apr 2026 08:53:19 +0200AMÉRIQUE/CUBA - « Une flamme lumineuse au milieu de tant de ténèbres » : les Évêques défendent le Pape contre les attaques et accompagnent le peuple en cette période de crisehttps://fides.org/fr/news/77587-AMERIQUE_CUBA_Une_flamme_lumineuse_au_milieu_de_tant_de_tenebres_les_Eveques_defendent_le_Pape_contre_les_attaques_et_accompagnent_le_peuple_en_cette_periode_de_crisehttps://fides.org/fr/news/77587-AMERIQUE_CUBA_Une_flamme_lumineuse_au_milieu_de_tant_de_tenebres_les_Eveques_defendent_le_Pape_contre_les_attaques_et_accompagnent_le_peuple_en_cette_periode_de_criseSanta Clara – Les Évêques de Cuba expriment leur « plus profonde communion et leur affection filiale » au Pape Léon XIV, dans une lettre datée du 13 avril 2026, dans laquelle ils manifestent leur solidarité envers le Souverain Pontife face aux attaques dont il a été la cible ces derniers jours et le remercient pour son témoignage en faveur de la paix et des plus vulnérables.<br />Dans ce texte, signé par le président de la Conférence des Évêques catholiques de Cuba, Mgr Arturo González Amador, Évêque de Santa Clara, les Évêques soulignent que, « dans un monde meurtri par les conflits et les guerres », l’appel du Pape à œuvrer pour la paix « se transforme en une voix prophétique et en une torche lumineuse au milieu de tant de ténèbres ».<br />Les Évêques soulignent en outre que, lorsque le Pape « est attaqué ou dénigré pour sa fidélité à l’Évangile et sa défense des pauvres et des exclus », il rend présent « de manière tangible le Seigneur Jésus », et ils lui assurent leur prière et leur proximité, invoquant la protection de la Vierge de la Charité du Cobre sur son ministère.<br /><br />Ce geste de communion ecclésiale s'inscrit dans un contexte particulièrement complexe pour l'île. Cuba traverse l'une des crises les plus profondes de son histoire récente, marquée par une pénurie de denrées alimentaires, de médicaments et de carburant, ainsi que par des coupures d'électricité prolongées qui affectent gravement la vie quotidienne de la population. Les difficultés économiques liées à l'embargo imposé par les États-Unis ont généré un mécontentement social croissant, qui a parfois débouché sur des manifestations dans différentes régions du pays.<br /><br />À ce tableau s'ajoute l'inquiétude suscitée par l'augmentation du nombre d'incarcérations de personnes en désaccord avec la politique du gouvernement. Selon les révélations du dernier rapport de l'organisation Prisoners Defenders, daté de mars 2026, le nombre de prisonniers politiques a dépassé le millier au cours des derniers mois, avec de nouvelles arrestations, y compris de femmes et de mineurs, liées à des manifestations pacifiques et à l'expression d'opinions critiques. Le document signale en outre que de nombreux détenus souffrent de problèmes de santé sans bénéficier d'une assistance médicale adéquate, dans des conditions qui suscitent de vives inquiétudes.<br /><br />Face à cette situation, Caritas Cuba a intensifié la distribution de l'aide humanitaire. Grâce à son réseau, elle a acheminé de la nourriture, des produits d'hygiène et des articles ménagers de première nécessité aux familles vulnérables dans plusieurs diocèses. L'organisation a souligné que ces ressources sont destinées à venir en aide à ceux qui en ont le plus besoin, dans un contexte où les pénuries matérielles sont de plus en plus évidentes. Cependant, le manque de carburant et les contraintes logistiques affectent également la capacité de l'Église à distribuer l'aide et à atteindre toutes les communautés.<br /><br />Depuis le début de l'année 2026, la Conférence épiscopale catholique de Cuba a réitéré à plusieurs reprises ses appels à « aborder la réalité du pays dans un esprit de dialogue, d'espoir et de responsabilité partagée », en insistant sur la nécessité de « rechercher des voies permettant de surmonter la crise et d'alléger les souffrances du peuple cubain », comme l’a exprimé la Conférence elle-même dans son communiqué du 12 février 2026 demandant le report de la visite ad limina. Dans cette note, les évêques ont expliqué que cette décision répondait à la « détérioration de la situation socio-économique du pays, qui engendre une grande instabilité et une grande incertitude », précisant que la rencontre avec le pape Léon XIV, initialement prévue du 16 au 20 février 2026, a été reportée à une date ultérieure, sans qu’une nouvelle date ait été fixée pour l’instant.<br/><strong>Link correlati</strong> :<a href="https://www.fides.org/it/attachments/view/file/Carta-de-Mons.-Arturo-Gonzalez-Amador.pdf">Lettre de Mgr Arturo Gonzalez Amador</a>Fri, 17 Apr 2026 08:35:46 +0200AFRIQUE/KENYA - Les Évêques déplorent le manque de certificats de mariage et les retards dans l'enregistrement des actes d'état civilhttps://fides.org/fr/news/77584-AFRIQUE_KENYA_Les_Eveques_deplorent_le_manque_de_certificats_de_mariage_et_les_retards_dans_l_enregistrement_des_actes_d_etat_civilhttps://fides.org/fr/news/77584-AFRIQUE_KENYA_Les_Eveques_deplorent_le_manque_de_certificats_de_mariage_et_les_retards_dans_l_enregistrement_des_actes_d_etat_civilNairobi - « Depuis quelque temps, nous rencontrons des difficultés dans le processus d’enregistrement civil et de légalisation du mariage », affirment les Évêques du Kenya dans la déclaration publiée hier, 16 avril, à l’issue de leur Assemblée qui s’est tenue à la Donum Dei, Roussel House, à Karen, Nairobi. « Les procédures de notification et d’obtention des certificats sont devenues inutilement complexes. Le processus d’approbation est lent et ne tient parfois pas compte des délais et des dates fixés ».<br />« De plus, nous assistons à une pénurie de certificats de mariage. Cela ne peut que causer un préjudice moral à la société et risque de priver les conjoints les plus vulnérables de leurs droits légaux », affirme la déclaration de la Conférence épiscopale catholique du Kenya <br /> « En tant que pays, nous devons protéger et promouvoir l’institution du mariage, comme le prévoit la Constitution du Kenya. Lorsque les familles et l’institution du mariage sont fortes, notre société prospère », affirment les Évêques, citant l’article 45 de la Constitution, qui reconnaît la famille comme l’unité fondamentale de la société.<br />L'intervention de la KCCB intervient dans un contexte de frustration croissante de la population face aux retards dans l'obtention de documents tels que les actes de naissance, les cartes d'identité nationales et les passeports.<br />Les Évêques expriment également leur inquiétude face aux meurtres de masse survenus dans un contexte rituel, comme ce fut le cas à Shakahola .<br />« Le scandale des décès de Shakahola et de Kware est encore frais dans nos mémoires, où des meurtres inimaginables ont été mis au jour », affirment les évêques, soulignant l’absence de contrôles sociaux et gouvernementaux, car « ces personnes, tuées et enterrées dans des fosses communes, provenaient de familles et de quartiers ». « Les questions sur la manière dont cela a pu se produire, sans que personne ne s’en aperçoive et ne le signale aux autorités, restent sans réponse. » <br />La KCCB souligne que des incidents similaires continuent de se produire « avec de nouveaux décès inexpliqués ». « La découverte de corps d’hommes, de femmes et d’enfants dans des sacs de jute à Binzaro, à Kilifi, et maintenant à Kericho, est profondément inquiétante car elle démontre un mépris total pour le caractère sacré et la valeur de la vie humaine », poursuit le message qui dénonce que « les enquêtes sur ces meurtres s’épuisent très rapidement et tombent facilement dans l’oubli » simplement parce que « les victimes étaient pauvres et apparemment insignifiantes ».<br />Le mépris pour la vie des personnes, précise la KCCB, se manifeste également dans l’augmentation de la traite des êtres humains. Sur le plan politique, les Évêques réitèrent leurs critiques concernant la barbarisation du débat politique et dénoncent le recrutement à des fins politiques de bandes de jeunes voyous « utilisés pour intimider, perturber les réunions et même tuer ». Un phénomène qui « ne peut prospérer que s’il est soutenu et protégé par des personnes puissantes ». <br />Fri, 17 Apr 2026 08:01:50 +0200ASIE/INDE - Les laïcs catholiques indiens : prêter l'oreille à l'appel à la paix lancé par les croyants de toutes les religionshttps://fides.org/fr/news/77583-ASIE_INDE_Les_laics_catholiques_indiens_preter_l_oreille_a_l_appel_a_la_paix_lance_par_les_croyants_de_toutes_les_religionshttps://fides.org/fr/news/77583-ASIE_INDE_Les_laics_catholiques_indiens_preter_l_oreille_a_l_appel_a_la_paix_lance_par_les_croyants_de_toutes_les_religionsNew Delhi - « En tant que chrétiens indiens, nous soutenons avec conviction l'appel du Saint-Père en faveur d'un cessez-le-feu, du dialogue et du rétablissement de la paix au Moyen-Orient. La voix du Pape, ancrée dans l’Évangile de paix et de compassion, résonne comme un impératif moral pour toute l’humanité en ces temps troublés », déclare à l’Agence Fides Elias Vas, président national de l’« All India Catholic Union » , la plus grande confédération nationale de laïcs catholiques en Asie. « La paix est le plus grand bien de l’humanité, le fondement d’un avenir prospère », souligne-t-il.<br />L'AICU, organisation fondée en 1919, opérant à travers 120 groupes diocésains dans tout le pays et comptant 16 millions de membres, exprime sa solidarité et son soutien à l'appel du pape Léon XIV pour la fin immédiate de la guerre dévastatrice qui implique les États-Unis, Israël, l'Iran et le Liban. Les répercussions de la guerre – observe le dirigeant de l'AICU – « se propagent dans le monde entier, affectant les marchés énergétiques, le commerce mondial en raison du blocus du détroit d’Ormuz, la sécurité alimentaire et la stabilité économique : autant de facteurs qui touchent également l’Inde ». L’AICU demande aux dirigeants de « prêter l’oreille au chœur mondial des voix qui réclament la paix, qu’elles proviennent de chefs religieux, de la société civile ou de simples citoyens ».<br />En Inde, un vaste mouvement en faveur de la paix rassemble des dirigeants et des fidèles de différentes religions. L'engagement constant de l'Église indienne à « promouvoir l'harmonie interreligieuse et à encourager les efforts spirituels collectifs en faveur de la paix mondiale » – a écrit la Conférence épiscopale catholique de l'Inde – s'est également traduit par l'organisation d'un événement qui s'est tenu ces derniers jours à Delhi : la « Shanthi Sabha – assemblée multiconfessionnelle pour la paix » a réuni des représentants des communautés chrétienne, hindoue, musulmane, bouddhiste, jaïniste, bahaïe et zoroastrienne qui, « dans le contexte des nombreux conflits et guerres en cours à travers le monde », ont souhaité se tenir les uns aux côtés des autres pour prier pour la paix, pour la réconciliation entre les peuples, pour l’harmonie.<br /> Mgr Anil Joseph Couto, Secrétaire Général de la CBCI, a allumé une lampe traditionnelle et entonné avec les personnes présentes un bhajan en signe de volonté commune de paix. Les participants ont ensuite récité ensemble la prière « Seigneur, fais de moi un instrument de paix », attribuée à saint François d'Assise, une bougie allumée à la main. L'assemblée des chefs religieux a également approuvé la proposition d'adopter une « résolution sur la paix mondiale », à proposer au monde politique et, par l'intermédiaire des dirigeants, aux institutions et à la communauté internationale, en signe de la volonté de paix qui vient « d'en bas », de la société civile des nations du monde.<br /> <br /><br /><br />Fri, 17 Apr 2026 07:55:03 +0200AFRIQUE/GABON - Confirmation dans ses fonctions du directeur des Œuvres Pontificales Missionnaireshttps://fides.org/fr/news/77582-AFRIQUE_GABON_Confirmation_dans_ses_fonctions_du_directeur_des_OEuvres_Pontificales_Missionnaireshttps://fides.org/fr/news/77582-AFRIQUE_GABON_Confirmation_dans_ses_fonctions_du_directeur_des_OEuvres_Pontificales_MissionnairesCité du Vatican - Le Cardinal Luis Antonio G. Tagle, Pro-préfet du Dicastère pour l’Évangélisation , a confirmé, le 19 mars 2026, dans ses fonctions de Directeur national des Œuvres Pontificales Missionnaires au Gabon, le père Hajjar Mangomo Nanga, du clergé du diocèse de Franceville, pour la période quinquennale 2026-2031 .<br /> .Fri, 17 Apr 2026 07:51:55 +0200AFRIQUE/CAMEROUN : L'engagement de l'Œuvre Pontificale de l'Enfance Missionnaire en faveur des « enfants invisibles »https://fides.org/fr/news/77581-AFRIQUE_CAMEROUN_L_engagement_de_l_OEuvre_Pontificale_de_l_Enfance_Missionnaire_en_faveur_des_enfants_invisibleshttps://fides.org/fr/news/77581-AFRIQUE_CAMEROUN_L_engagement_de_l_OEuvre_Pontificale_de_l_Enfance_Missionnaire_en_faveur_des_enfants_invisiblesBafia – Environ 20 000 enfants du diocèse de Bafia ne posséderaient pas d’acte de naissance: des enfants dont les actes de naissance n’existent pas; des enfants qui n’ont jamais « vu le jour » aux yeux de l’État, de la société civile et de la communauté ecclésiale.<br />« Le problème de l’absence de certificat de naissance chez les enfants est une réalité dans la plupart de nos diocèses, en particulier dans les grandes villes métropolitaines », commente à l’Agence Fides le père Cletus Ashu Amah, directeur des Œuvres Pontificales Missionnaires du Cameroun, ému par la visite du Pape dans son pays. « À l’origine de ce phénomène », reconnaît le père Cletus, « il y a la guerre et l’extrême pauvreté, et surtout dans la partie anglophone du pays, de nombreux déplacements de personnes, notamment d’enfants, de jeunes, de familles et de communautés. Il arrive que certaines jeunes filles déplacées se tournent vers la prostitution, tombent enceintes et que certains de ces enfants soient abandonnés. Tout cela sans certificat de naissance ».<br />Garantir l'identité de l'enfant ; le protéger contre d'éventuels risques tels que la traite et les abus ; lui permettre d'accéder aux services sociaux de base, notamment le droit à l'éducation et à la santé, ainsi qu'à la participation à la vie sociale et religieuse : tels sont les objectifs d'un projet soutenu par l'Œuvre Pontificale de l'Enfance Missionnaire en faveur des enfants vulnérables du diocèse de Bafia, présenté par la Commission Justice et Paix de ce même diocèse. Le projet propose non seulement une analyse documentée du phénomène, mais aussi des actions concrètes pour le combattre dans le contexte plus large dans lequel il s'inscrit.<br />La portée civile et humanitaire de ce projet s'inscrit dans la mission de l'Œuvre Pontificale de l'Enfance Missionnaire, qui contribue à l'éducation chrétienne et missionnaire de ses adhérents selon la devise de son fondateur, Mgr Charles de Forbin-Janson : « Les enfants aident les enfants ».<br />Ce projet, qui s'articule en plusieurs étapes, prévoit notamment, parmi les mesures immédiates, la mise en place de dispensaires mobiles où il sera possible de s'enregistrer ; une collaboration avec les autorités locales pour intervenir dans les zones les plus à risque ; l'installation de centres d'enregistrement temporaires dans les paroisses, les écoles et les établissements de santé ; ainsi que la simplification de la procédure grâce à une assistance juridique et administrative et à un accompagnement visant également à réduire les coûts.<br />Parallèlement à ces activités, une vaste campagne de sensibilisation sur ce thème a été mise en place, notamment à la radio.<br />« La reconnaissance de la personne, son acte de naissance, est le premier acte de reconnaissance sociale et juridique de la dignité d’un enfant. Le projet met en avant le fait que chaque enfant, qu’il soit pauvre ou riche, a une valeur inestimable aux yeux de Dieu et mérite d’être reconnu » peut-on lire dans le projet destiné à être lui-même un outil de catéchèse pour les enfants de l’enfance missionnaire qui, en plus de collecter de petites sommes d’argent, prient pour cette intention, distribuent du matériel de sensibilisation et sont eux-mêmes les protagonistes actifs d’une action de charité en faveur de leurs camarades vulnérables de leur propre diocèse.<br />« Au niveau national des OPM, nous travaillons actuellement à un projet pour ces enfants à partir de deux diocèses. Ces enfants seront identifiés, un certificat de naissance sera établi et une formation complète leur sera offerte, qui constituera une bonne base pour leur avenir. Notre bureau national », conclut le directeur Cletus, « collabore également avec certains orphelinats qui accueillent des enfants déplacés, abandonnés et orphelins. Et l’une des activités que nous encourageons et soutenons le plus est le suivi pour l’établissement des actes de naissance des enfants ».<br /> <br />Fri, 17 Apr 2026 07:50:21 +0200LEON XIV EN AFRIQUE - Mgr Prevost, du Cameroun anglophone : Malheur à ceux qui détournent le nom même de Dieu à leurs propres fins militaires, économiques et politiqueshttps://fides.org/fr/news/77580-LEON_XIV_EN_AFRIQUE_Mgr_Prevost_du_Cameroun_anglophone_Malheur_a_ceux_qui_detournent_le_nom_meme_de_Dieu_a_leurs_propres_fins_militaires_economiques_et_politiqueshttps://fides.org/fr/news/77580-LEON_XIV_EN_AFRIQUE_Mgr_Prevost_du_Cameroun_anglophone_Malheur_a_ceux_qui_detournent_le_nom_meme_de_Dieu_a_leurs_propres_fins_militaires_economiques_et_politiquesBamenda – Les peuples subissent les conséquences des guerres déclenchées par les puissants, et la religion ne doit pas être « instrumentalisée » pour déclencher des conflits. Tel est le message unanime lancé par le Pape Léon XIV, en compagnie des chefs religieux qu’il a rencontrés aujourd’hui, 16 avril, à Bamenda, capitale de la région anglophone du Cameroun, déchirée depuis 2017 par un conflit séparatiste.<br /><br />« Chers frères, je suis ici pour annoncer la paix, mais je constate d’emblée que c’est vous qui l’annoncez à moi et au monde entier », a déclaré le Souverain Pontife en rencontrant les différentes communautés de Bamenda. « En effet, la crise qui a bouleversé ces régions du Cameroun a rapproché plus que jamais les communautés chrétiennes et musulmanes, à tel point que vos chefs religieux se sont unis et ont fondé un Mouvement pour la paix, à travers lequel ils tentent de servir de médiateurs entre les parties adverses », a-t-il souligné.<br /><br />« Combien d’endroits sur terre voudrais-je que cela se passe ainsi ! Heureux les artisans de paix ! Malheur, en revanche, à ceux qui détournent les religions et le nom même de Dieu à leurs propres fins militaires, économiques et politiques, en traînant ce qui est saint dans ce qu’il y a de plus sordide et de plus ténébreux », a mis en garde le Pape Léon XIV.<br />« Ceux qui dépouillent votre terre de ses ressources investissent généralement une grande partie de leurs profits dans l'armement, dans une spirale de déstabilisation et de mort sans fin », dénonce le Souverain Pontife. « C’est un monde à l’envers, une perversion de la création de Dieu que toute conscience honnête doit dénoncer et rejeter, en choisissant ce demi-tour – la conversion – qui mène dans la direction opposée, sur la voie durable et riche de la fraternité humaine. Le monde est détruit par quelques dominateurs et maintenu debout par une myriade de frères et sœurs solidaires ! »<br /><br />Une solidarité qui s'est manifestée dans les interventions de Fonki Samuel Forba, modérateur émérite de l'Église presbytérienne du Cameroun, et de l'imam Mohamad Abubakar de la mosquée centrale de Buea. Le premier a déclaré : « L'un des aspects positifs de cette crise qui a secoué nos régions du Cameroun est qu'elle a rapproché comme jamais auparavant les Églises chrétiennes et la religion musulmane. » « La persécution et la souffrance ne connaissent ni foi, ni race, ni langue, ni couleur », a-t-il souligné. « La personne qui souffre a besoin de réconfort, et l’être humain en guerre a besoin de paix, quelle que soit sa croyance ».<br /> <br />Comme l’a rappelé Léon XIV, les chefs religieux de la région se sont unis pour trouver une solution au conflit. « En raison des souffrances communes qu’ils ont endurées, les chefs religieux d’origine anglophone se sont unis et ont fondé un mouvement pour la paix grâce auquel nous avons tenté de servir de médiateurs pour favoriser la paix et le dialogue entre le gouvernement camerounais et les combattants séparatistes », a expliqué le modérateur Fonki Samuel Forba. « Sous la direction de l’Archevêque de Bamenda, Mgr Andrew Nkea, nous sommes allés rencontrer et avons discuté avec de nombreux dirigeants des mouvements séparatistes dans le pays et à l’étranger, et nous avons cherché à engager un dialogue avec les combattants séparatistes locaux sur le terrain, en les convainquant que la paix vaut mieux que la guerre et que la guerre ne peut jamais vraiment résoudre aucun conflit. »<br />Après avoir rappelé que des musulmans avaient eux aussi été tués et avaient subi des pertes matérielles à cause de la guerre, l’imam Abubakar a remercié Dieu « car cette crise n’a pas dégénéré en guerre de religion et nous continuons à essayer de nous aimer les uns les autres malgré nos religions différentes ». Le chef traditionnel suprême de Mankon, Fon Fru Asaah Angwafor IV, a rappelé le rôle des chefs traditionnels dans l’accueil des premiers missionnaires et a remercié l’Église catholique « pour le grand travail d’évangélisation accompli au cours des années passées et encore aujourd’hui, ainsi que pour les services sociaux que l’Église a offerts à notre peuple ».<br /><br />Dans son allocution, l’Archevêque de Bamenda, Andrew Nkea, a rappelé les souffrances endurées par la population à cause du conflit : « Pendant près de quatre ans, nos enfants n’ont pas été autorisés à aller à l’école. Les enfants ont été utilisés comme appâts dans des luttes et à des fins politiques. De nombreux prêtres, religieux et même des Évêques de cette province ont été persécutés, battus, enlevés ou même tués dans ce conflit, et pourtant l’Église continue de porter le message évangélique comme une lumière d’espoir au milieu d’un peuple traumatisé. Cette crise a fait de nombreuses veuves, de nombreux orphelins et a laissé tant de personnes sans abri ». <br />Thu, 16 Apr 2026 19:14:21 +0200AFRIQUE/SOUDAN - Plus de 150 000 morts, 14 millions de personnes déplacées : le bilan tragique de trois ans de guerre civilehttps://fides.org/fr/news/77579-AFRIQUE_SOUDAN_Plus_de_150_000_morts_14_millions_de_personnes_deplacees_le_bilan_tragique_de_trois_ans_de_guerre_civilehttps://fides.org/fr/news/77579-AFRIQUE_SOUDAN_Plus_de_150_000_morts_14_millions_de_personnes_deplacees_le_bilan_tragique_de_trois_ans_de_guerre_civileKhartoum – Cela fait trois ans que la guerre fait rage au Soudan et aucune issue ne semble se profiler. Le conflit, qui a éclaté le 16 avril 2023 , reste dans l'impasse, avec des changements constants dans le contrôle du territoire. À l'heure actuelle, les forces armées soudanaises ont repris une grande partie de Khartoum ainsi que certaines zones du centre et de l'est du Soudan, établissant leur base à Port-Soudan.<br />Leurs adversaires, les miliciens des Forces de soutien rapide , ont consolidé leur contrôle sur la majeure partie de la région occidentale du Darfour après avoir conquis El Fasher en octobre 2025, à l'issue d'un long siège . Les RSF ont conquis certaines zones du Kordofan et d’autres régions, bien que les forces des SAF aient repoussé les troupes dans des zones telles que le Kordofan du Sud .<br />Le conflit a fait au moins 150 000 victimes, pour la plupart des civils. Il a provoqué le déplacement d’environ 14 millions de personnes au total : environ 9 à 10 millions de personnes déplacées à l’intérieur du pays, réparties dans d’autres régions du Soudan, tandis qu’environ 4,4 millions de personnes sont réfugiées ou demandeuses d’asile dans les pays voisins .<br />La crise liée à la guerre civile soudanaise reste la plus grande crise de déplacement de population au monde. De nombreux déplacés internes vivent dans des conditions précaires, et ceux qui ont réussi à retourner dans des zones dévastées sont exposés à des risques liés à la présence de munitions non explosées et à l'absence de services essentiels, tels que les soins de santé. Les femmes et les filles représentent une part importante des déplacés et sont les plus exposées aux risques.<br />Mgr Paul Swarbrick, Évêque de Lancaster et Évêque délégué pour l'Afrique auprès de la Conférence épiscopale catholique d'Angleterre et du Pays de Galles, a, dans un message commémorant les trois ans de guerre au Soudan, exhorté « les catholiques d'Angleterre et du Pays de Galles à prier pour la paix et a demandé au gouvernement du Royaume-Uni de ne pas perdre de vue cette crise ». « Je suis conscient, grâce à mes liens avec l'Église au Soudan et avec les organisations caritatives catholiques qui œuvrent dans la région, de la crainte que ce conflit ne soit négligé par la communauté internationale ». Il a ensuite poursuivi : « Le Royaume-Uni est le « référent » pour le Soudan au Conseil de sécurité des Nations unies et j'espère qu'il utilisera cette position pour promouvoir un engagement diplomatique continu et pour soutenir une résolution pacifique de ce conflit ». <br />Thu, 16 Apr 2026 19:11:37 +0200ASIE/PAKISTAN - Le responsable politique catholique Naveed : « Le Pakistan poursuit sa médiation dans le conflit au Moyen-Orient afin d'instaurer la paix, dans l'intérêt de tous »https://fides.org/fr/news/77578-ASIE_PAKISTAN_Le_responsable_politique_catholique_Naveed_Le_Pakistan_poursuit_sa_mediation_dans_le_conflit_au_Moyen_Orient_afin_d_instaurer_la_paix_dans_l_interet_de_toushttps://fides.org/fr/news/77578-ASIE_PAKISTAN_Le_responsable_politique_catholique_Naveed_Le_Pakistan_poursuit_sa_mediation_dans_le_conflit_au_Moyen_Orient_afin_d_instaurer_la_paix_dans_l_interet_de_tousRome - « Je suis fier que le Pakistan ait fait de son mieux pour réunir tous les acteurs impliqués dans la guerre au Moyen-Orient et les inviter à Islamabad autour d’une table de médiation. Bien sûr, ce n’est pas facile après un conflit aussi grave et il n’est pas possible d’obtenir un résultat en une seule réunion. Le Pakistan a entamé et poursuit sa collaboration avec les partisans de la paix et les pays alliés. Le travail de médiation se poursuit, les dirigeants de notre gouvernement s’efforcent toujours de résoudre la question et d’aller de l’avant » : c’est ce qu’a déclaré à l’Agence Fides Anthony Naveed, homme politique catholique, militant du Parti populaire du Pakistan et, depuis février 2024, vice-président du parlement de la province du Sindh, dans le sud du Pakistan.<br />Naveed explique à Fides : « Je pense que, dans cette situation tragique, quelqu'un devait prendre les devants et assumer cette responsabilité. En raison de la situation de guerre au Moyen-Orient, ce ne sont pas seulement les pays de la région qui sont en difficulté, mais pratiquement le monde entier en subit les conséquences. Tout le monde est très inquiet car une escalade pourrait se produire et le conflit déboucher sur une nouvelle guerre mondiale. En tant que citoyen pakistanais et représentant de la nation pakistanaise, je considère que tenter d'apporter la paix est une action importante, qui profite à tous, et c'est aussi le souhait et l'appel du Pape », rappelle-t-il.<br />Au sujet du rôle du Pakistan, le père Robert Mc Culloch, missionnaire australien de la congrégation de Saint-Colomban, présent au Pakistan depuis plus de 30 ans et aujourd’hui responsable de l’hôpital catholique Sainte-Élisabeth à Hyderabad, ajoute à Fides : « L'implication du Pakistan dans une médiation dans la guerre entre les États-Unis et l'Iran, en vue d'un cessez-le-feu, semble tout à fait naturelle, car le pays, d'une part, entretient des liens avec les États-Unis, et d'autre part, partage une frontière avec l'Iran et compte, en son sein, une communauté chiite représentant environ 20 % de la population, avec une affinité évidente envers l'Iran. De plus, le Pakistan a conclu une alliance militaire avec l'Arabie saoudite et les Émirats arabes unis, ce qui en fait un acteur idéal pour la médiation ».<br />Le père Mc Culloch observe : « Si aujourd’hui la médiation est dans une impasse, même si elle n’est pas compromise, c’est parce qu’il faut trouver un terrain d’entente entre les parties. On ne peut pas se présenter à une table de médiation avec pour seule approche d’apporter sa propre proposition, sans accepter aucun compromis ni aucune modification, comme l’ont fait les États-Unis. Dans une médiation, le dialogue est nécessaire et, lorsqu’on présente une proposition, il faut évaluer la contre-proposition de son interlocuteur, en en acceptant certains éléments, sans imposer de choix entre deux options. Espérons que, dans les prochains jours, le dialogue pourra reprendre et mener à la fin tant attendue de la guerre ».<br /> Thu, 16 Apr 2026 19:06:17 +0200LEONE XIV EN AFRIQUE - Le Pape Prevost aux autorités camerounaises : Libérez les énergies au service de la paix et de la construction du bien communhttps://fides.org/fr/news/77577-LEONE_XIV_EN_AFRIQUE_Le_Pape_Prevost_aux_autorites_camerounaises_Liberez_les_energies_au_service_de_la_paix_et_de_la_construction_du_bien_communhttps://fides.org/fr/news/77577-LEONE_XIV_EN_AFRIQUE_Le_Pape_Prevost_aux_autorites_camerounaises_Liberez_les_energies_au_service_de_la_paix_et_de_la_construction_du_bien_communYaoundé – La politique doit être au service du bien commun en évitant la corruption qui « défigure l’autorité en la vidant de sa crédibilité». Les paroles du Pape Léon XIV, prononcées hier, 15 avril, au palais présidentiel de Yaoundé lors d’une rencontre avec les autorités, la société civile et le corps diplomatique, constituent un appel lancé aux autorités d’un pays, le Cameroun, qui s’est classé 142e sur 182 pays dans l’Indice de perception de la corruption 2025 de Transparency International.<br />Le pays a obtenu un score de 26 sur 100 . Ce chiffre est resté pratiquement inchangé depuis des années, sans montrer d'améliorations significatives, ce qui place le Cameroun bien en dessous de la moyenne mondiale de 42 et de la moyenne régionale de l'Afrique subsaharienne de 32.<br />Dans son premier discours lors de sa visite au Cameroun, le Saint-Père s’est adressé aux Camerounais, et en particulier aux jeunes et aux femmes, les encourageant à ne pas perdre espoir, mais au contraire « à poursuivre, avec enthousiasme et persévérance, la construction du bien commun ».<br />Rappelant l’enseignement de Saint Augustin, le Pape Léon XIV a souligné que « servir son pays c’est se consacrer, avec un esprit lucide et une conscience intègre, au bien commun de tout le peuple : de la majorité, des minorités, dans leur harmonie réciproque ».<br />Un appel à la responsabilité de la classe dirigeante et de la population afin qu’elles œuvrent pour la paix, la réconciliation et l’unité en vue de la poursuite du bien commun, dans un pays marqué par « les tensions et les violences qui ont frappé certaines régions du Nord-Ouest, du Sud-Ouest et de l’Extrême-Nord ».<br />Le Souverain Pontife a lancé un appel pour que l'on laisse la place aux jeunes, aux femmes et aux différentes organisations de la société civile car, a-t-il souligné, « la société civile doit être considérée comme une force vitale pour la cohésion nationale ». « Le Cameroun est lui aussi prêt pour cette transition ! Associations, organisations de femmes et de jeunes, syndicats, ONG humanitaires, chefs traditionnels et religieux : tous jouent un rôle irremplaçable dans la construction de la paix sociale », a déclaré le Saint-Père.<br />Le Pape Léon XIV a ensuite ajouté qu’il fallait répondre aux demandes « de transparence dans la gestion des ressources publiques et de respect de l’État de droit », définies comme des conditions « essentielles pour rétablir la confiance ». Le Cameroun compte le chef d’État le plus ancien de la scène internationale et l’une des populations les plus jeunes au monde, avec une moyenne d’âge d’environ 18-19 ans et environ 41 % de la population âgée de moins de 15 ans.<br />Le Saint-Père leur consacre des passages importants de son discours. Il affirme notamment que « les jeunes représentent l’espérance du pays et de l’Église ». «Leur énergie et leur créativité sont des richesses inestimables. Bien sûr, lorsque le chômage et l’exclusion persistent, la frustration peut engendrer de la violence. Investir dans l’éducation, dans la formation et dans l’esprit d’entreprise des jeunes est donc un choix stratégique pour la paix ».<br />« Grâce à Dieu, les jeunes Camerounais ne manquent pas d’une spiritualité profonde, qui résiste encore à l’uniformisation du marché. Elle est une énergie qui rend leurs rêves précieux, ancrés dans les prophéties qui nourrissent leurs prières et leurs cœurs », poursuit le Pape Léon XIV, qui conclut en réaffirmant l’engagement de l’Église au Cameroun « à collaborer loyalement avec les autorités civiles et avec toutes les forces vives de la nation pour promouvoir la dignité humaine et la réconciliation ». <br />Thu, 16 Apr 2026 19:04:29 +0200EUROPE/SLOVAQUIE - La Conférence européenne de l'Œuvre Pontificale de l'Enfance : un espace de partage de la foi grandie avec les enfants et les adolescentshttps://fides.org/fr/news/77576-EUROPE_SLOVAQUIE_La_Conference_europeenne_de_l_OEuvre_Pontificale_de_l_Enfance_un_espace_de_partage_de_la_foi_grandie_avec_les_enfants_et_les_adolescentshttps://fides.org/fr/news/77576-EUROPE_SLOVAQUIE_La_Conference_europeenne_de_l_OEuvre_Pontificale_de_l_Enfance_un_espace_de_partage_de_la_foi_grandie_avec_les_enfants_et_les_adolescentsBratislava - La rencontre de la « Conférence européenne de l’Enfance missionnaire », connue sous l’acronyme français CEME , qui s’est tenue à Bratislava du dimanche 12 au jeudi 16 avril , s’est achevée aujourd’hui par une célébration eucharistique.<br />Chacun des participants à la rencontre, venus d’une vingtaine de pays européens, a partagé avec les autres, au cours de quatre journées intenses passées dans une ambiance constructive et fraternelle, son expérience de foi mûrie auprès des enfants et des adolescents. Le thème central de la rencontre était celui de la « créativité dans la nouvelle évangélisation ».<br />« Le binôme créativité et nouvelle évangélisation représente l’un des défis centraux de l’Église contemporaine, comme l’a souligné à plusieurs reprises le pape François », a commenté mercredi 15 avril Sœur Inês Paulo Albino, Secrétaire Générale de l’Œuvre Pontificale de la Sainte Enfance, en ouverture de son intervention. Il ne s’agit pas de rechercher de nouveaux contenus, mais d’utiliser la créativité, la passion et l’intelligence pour transmettre le message évangélique, comme l’a également souligné Mgr Nicola Girasoli, Nonce Apostolique en Slovaquie, qui a évoqué l’enthousiasme missionnaire lors de sa conférence.<br />Sœur Albino a mis en avant quatre éléments : l'audace, en tant qu'élément clé de ce changement de cap ; l'importance du témoignage et la capacité à faire preuve de créativité pour dépasser l'approche du « on a toujours fait comme ça » ; la créativité comme caractéristique divine qui se reflète dans l'humanité, apportant nouveauté et espérance dans des contextes souvent marqués par la désillusion, et enfin l'attention portée à la culture, car la nouvelle évangélisation exige une conversion de l'esprit et du cœur, qui transforme la communauté en un lieu créatif, ouvert au dialogue et aux signes des temps.<br />En partageant son expérience personnelle, la Secrétaire GénéralE de l’Œuvre Pontificale de la Sainte Enfance a évoqué les expériences vécues lors de ses visites dans les différentes directions nationales situées dans des zones rurales où les enfants sont privés de leurs droits, souvent victimes d’abus et de maltraitance : « En chaque enfant réside le rêve que Dieu a pour lui ou pour elle. Il n’y a rien de plus humain que d’essayer de le réaliser. Les mineurs non accompagnés ne sont pas un problème dont il faut se protéger, ce sont des enfants et des jeunes qui ont besoin d’aide. Investir en eux, dans leur protection et dans la sauvegarde de leurs droits est un avantage pour tous : pour eux, pour nous, pour nos villes, pour le monde ».<br />Sœur Albino a également évoqué le sentiment d’inquiétude qui touche aujourd’hui les enfants et les adolescents, surtout dans les pays les plus développés, et a invité en particulier les Églises d’Europe, qui soutiennent financièrement les Œuvres Pontificales Missionnaires, à s’arrêter et à « écouter véritablement » la Parole de Dieu, afin de reprendre le chemin d’une nouvelle évangélisation.<br />« Hier comme aujourd’hui, nous constatons qu’il existe le risque de penser construire le bonheur par soi-même, en se tournant vers le présent et en plaçant notre confiance dans les choses matérielles, parfois en accordant trop de confiance à la seule raison, en oubliant que nous sommes aussi esprit et âme », a déclaré Sœur Albino, qui a conclu son intervention en proposant des pistes visant à inciter les participants à poursuivre la réflexion une fois de retour dans leurs pays.<br /> <br /><br />Thu, 16 Apr 2026 19:02:54 +0200ASIE/MYANMAR - Les Évêques birmans, avec le Pape : « Déposer les armes, ouvrir nos cœurs et emprunter la voie difficile mais nécessaire du dialogue et de la paix »https://fides.org/fr/news/77575-ASIE_MYANMAR_Les_Eveques_birmans_avec_le_Pape_Deposer_les_armes_ouvrir_nos_coeurs_et_emprunter_la_voie_difficile_mais_necessaire_du_dialogue_et_de_la_paixhttps://fides.org/fr/news/77575-ASIE_MYANMAR_Les_Eveques_birmans_avec_le_Pape_Deposer_les_armes_ouvrir_nos_coeurs_et_emprunter_la_voie_difficile_mais_necessaire_du_dialogue_et_de_la_paixYangon - « Une profonde solidarité avec le Pape Léon XIV », au lendemain de l’attaque verbale du président américain Donald Trump, expriment les Évêques birmans, réunis au sein de la Conférence épiscopale du Myanmar, reconnaissant que le Pape « dans le tumulte de la guerre et au milieu de la confusion des intérêts contradictoires, s’érige comme une voix morale claire et courageuse, un Pasteur qui dit la vérité avec amour ». Dans un message envoyé à Fides, publié le 15 avril et signé par le président de la Conférence épiscopale, le cardinal Charles Maung Bo, Archevêque de Yangon, les Évêques birmans s’unissent au Pape qui, « telle une voix qui crie dans le désert, appelle l’humanité à revenir sur le chemin de la paix, de la justice et de la réconciliation ».<br />Les appels du Pape, soulignent-ils, « transcendent les clivages politiques et les frontières nationales, rappelant à tous les peuples que la paix n'est pas la victoire d'un camp sur l'autre, mais le triomphe de notre humanité commune ». « En défendant fermement la dignité de toute vie humaine, dans un monde tenté par la division, le pape Léon XIV incarne l’esprit évangélique d’unité, de miséricorde et de vérité », souligne le texte envoyé à l’Agence Fides.<br />Les paroles du Souverain Pontife, ajoutent les Évêques, trouvent un écho profond dans un pays comme le Myanmar, où les blessures du conflit sont douloureusement perceptibles : « Unissons notre prière à la sienne, en implorant toutes les nations, leurs dirigeants et leurs peuples de déposer les armes, d’ouvrir leurs cœurs et de rechercher la voie difficile mais nécessaire du dialogue et de la paix », conclut le message, assurant sa proximité et son soutien au Pape et reprenant la béatitude évangélique : « Heureux les artisans de paix, car ils seront appelés fils de Dieu ».<br />L'Église catholique au Myanmar, dont les communautés vivent dans des conditions de précarité et de déplacement, a célébré le 26 mars comme une journée spéciale de pénitence, de prière et de jeûne, afin d'implorer le don de la paix au Myanmar et au Moyen-Orient, théâtre d'une nouvelle guerre. Les Évêques ont vécu avec les fidèles des veillées et des moments de prière et d’adoration eucharistique, invoquant Dieu « afin qu’il accorde sa paix au Myanmar et au monde, afin que règnent la compréhension mutuelle, la compassion et l’amour ».<br />Par ailleurs, dans les différents diocèses birmans, les fidèles se préparent à célébrer des messes et des chapelets à l’occasion du premier anniversaire de la mort du pape François, le 21 avril. À Yangon, une célébration est prévue à la cathédrale le 25 avril à 17 h.<br /> Thu, 16 Apr 2026 18:54:36 +0200ASIE/CORÉE DU SUD - De la barbelée, la « Croix de la paix » : un symbole de réconciliation entre la Corée du Nord et la Corée du Sud lors des JMJhttps://fides.org/fr/news/77572-ASIE_COREE_DU_SUD_De_la_barbelee_la_Croix_de_la_paix_un_symbole_de_reconciliation_entre_la_Coree_du_Nord_et_la_Coree_du_Sud_lors_des_JMJhttps://fides.org/fr/news/77572-ASIE_COREE_DU_SUD_De_la_barbelee_la_Croix_de_la_paix_un_symbole_de_reconciliation_entre_la_Coree_du_Nord_et_la_Coree_du_Sud_lors_des_JMJSéoul - C'est un symbole fort qui accompagnera la célébration des Journées Mondiales de la Jeunesse à Séoul en 2027, un rassemblement qui entend mettre l'accent sur la division entre la Corée du Nord et la Corée du Sud : comme l'a appris l'Agence Fides, le processus visant à transformer les barbelés retirés de la Zone démilitarisée – la zone tampon à la frontière entre la Corée du Nord et la Corée du Sud – en une « Croix de la paix » a commencé.<br />La « Croix de barbelés », qui vise à sublimer les blessures et la douleur de la division en un symbole de paix, mesurera environ cinq mètres de haut et sera présentée aux jeunes du monde entier lors des JMJ de Séoul, où elle sera bénie par le Pape. « L'initiative vise à inviter les jeunes à transformer les symboles de division en un signe de réconciliation, de prière et d'espoir, y compris dans leur vie personnelle », indique un communiqué de l'archidiocèse de Séoul envoyé à Fides.<br />Le comité organisateur des JMJ a tenu le 12 avril une cérémonie spéciale de bénédiction présidée par l'Archevêque de Séoul, Peter Soon-taick Chung, en présence de jeunes bénévoles coréens et des membres de la « Together Walking Foundation », créatrice du projet de la « Croix de fil de fer barbelé » et promotrice d'une exposition qui a fait le tour du monde en 2021 et a également été présentée dans l'église Saint-Ignace à Rome.<br />Le projet consiste à travailler artisanalement le fil barbelé et à l'entrelacer pour former une grande croix, un travail qui se poursuivra jusqu'en avril 2027. L'espace de travail a été aménagé dans la cour de la cathédrale de Myeongdong, siège de l'archidiocèse de Séoul.<br />S'adressant aux personnes présentes, l'Archevêque Chung a évoqué le fil barbelé qui longe la ligne de démarcation entre la Corée du Nord et la Corée du Sud, symbole douloureux de la division et de la guerre fratricide dans la péninsule coréenne. Il a déclaré : « Tout comme la croix, autrefois instrument de mise à mort, est devenue, par la mort et la résurrection de Jésus-Christ, un symbole de paix et de réconciliation, de sacrifice et d’amour, prions pour que cette croix puisse s’enraciner dans nos cœurs comme un symbole de réconciliation, de paix et d’amour dans la péninsule coréenne. Tout comme la résurrection après la mort, l’harmonie et la paix peuvent elles aussi émerger du conflit et de la guerre ».<br />L'Archevêque Chung a béni les matériaux qui serviront à la réalisation de la croix, en priant pour que les mains de tous ceux qui participeront au projet deviennent des « instruments de paix ». Tout au long de l'année, le projet « Croix de fil barbelé » se déroulera tous les dimanches de 13 h à 15 h dans la cour de la cathédrale catholique de Myeongdong. Les participants bénévoles, à l'aide d'un marteau et d'une enclume, pourront redresser et travailler des morceaux de fil barbelé de récupération d'environ 50 centimètres, en les insérant dans la structure de la croix. Ce travail manuel s'accompagnera également d'une expérience spirituelle : les artisans auront un moment pour réfléchir sur leurs blessures personnelles et sociales et pour prier pour la paix.<br />Participeront à cette œuvre des membres des communautés paroissiales, des groupes ecclésiaux, des jeunes de l’archidiocèse, mais aussi des personnalités du monde religieux, social, culturel et politique. « De cette manière, le projet vise à diffuser un message d’intégration sociale et de réconciliation qui dépasse les frontières de la communauté ecclésiale », souligne le communiqué envoyé à Fides.<br /> Wed, 15 Apr 2026 15:03:42 +0200AFRIQUE/AFRIQUE DU SUD - « Le Pape Léon XIV exprime la position de toute l'Église catholique », affirme le Cardinal Brislin en réponse au Président Trumphttps://fides.org/fr/news/77573-AFRIQUE_AFRIQUE_DU_SUD_Le_Pape_Leon_XIV_exprime_la_position_de_toute_l_Eglise_catholique_affirme_le_Cardinal_Brislin_en_reponse_au_President_Trumphttps://fides.org/fr/news/77573-AFRIQUE_AFRIQUE_DU_SUD_Le_Pape_Leon_XIV_exprime_la_position_de_toute_l_Eglise_catholique_affirme_le_Cardinal_Brislin_en_reponse_au_President_TrumpJohannesburg – « Les attaques du président américain Donald Trump contre le Pape Léon XIV sont très préoccupantes », déclare le Cardinal Stephen Brislin, Archevêque métropolitain de Johannesburg, dans un article publié dans le quotidien Daily Maverick, s'exprimant en sa qualité de président de la Conférence épiscopale catholique d'Afrique australe .<br />En réponse aux insinuations concernant l'élection du Pape Léon XIV , le Cardinal Brislin déclare : « Je peux seulement témoigner que nous, réunis dans la Chapelle Sixtine, n’avons tenu compte d’aucun dirigeant politique en particulier lors de l’élection du Saint-Père. Nous n’avons pas non plus pris en considération la nationalité du futur Souverain Pontife. Guidés par le Saint-Esprit, nous avons élu la personne la plus apte à devenir chef de l’Église, celle qui répondrait le mieux aux exigences de notre temps et qui servirait le mieux tous les peuples du monde. »<br />Au sujet des positions exprimées par le Pape Léon XIV et critiquées par Trump, le Cardinal souligne que « Léon XIV a clairement exprimé la position de l’Église sur les principales questions qui affligent le monde, notamment le traitement des migrants, la crise climatique, la nécessité de la vérité à l’ère de la désinformation et de l’intelligence artificielle, ainsi que l’opposition à la guerre et à l’intervention militaire ».<br />« Ce ne sont pas les positions personnelles du pape. C'est la position de l'Église catholique dans son ensemble, que nous représentons et défendons tous », souligne le Cardinal.<br />La publication d'une image générée par l'intelligence artificielle représentant le président américain sous les traits du Christ a également suscité la réaction de la SACBC.<br />« Toute représentation attribuant à un dirigeant politique l'identité ou la ressemblance de Notre Seigneur Jésus-Christ est blasphématoire et constitue une grave offense à la foi chrétienne », affirme une note signée par Mgr Thulani Victor Mbuyisa, Évêque de Kokstad et président de la Commission Justice et Paix de la SACBC. Il s'agit, précise la note, d'« une image qui banalise le mystère de l'Incarnation et la personne du Christ, qui seul est « l'image du Dieu invisible » ».<br />« En tant que disciples du Christ, nous ne permettrons à aucune autorité terrestre, aussi puissante soit-elle, de revendiquer une identité divine ou de s’approprier les symboles de la foi d’une manière qui occulte la vérité de l’Évangile », affirme Mgr Mbuyisa.<br />Le président de « Justice et Paix » rejette totalement l’utilisation instrumentalisée de la religion à des fins politiques. « Les actions du président Trump sont ancrées et façonnées par un fort courant de nationalisme chrétien », rappelle-t-il. « Nous rejetons fermement les formes de nationalisme chrétien qui encouragent l’adoration des dirigeants politiques et les dépeignent comme les porteurs d’un rôle salvateur pour leurs nations, en les présentant comme des “messies politiques” chargés de rendre à nouveau leurs nations grandes. »<br />En réponse aux attaques lancées par le président américain à l'encontre du Pape Léon XIV, Mgr Mbuyisa les condamne fermement : « Nous condamnons les attaques du président Trump contre le Pape Léon XIV, qui exerce fidèlement son ministère pétrinien en proclamant la paix du Christ ressuscité à un monde meurtri par le péché personnel et structurel ».<br /> « Les agissements grotesques du président Trump n'empêcheront donc pas l'Église de s'exprimer et de proclamer la guérison et la paix du Seigneur ressuscité dans notre monde meurtri. » « Nous répétons donc le message du Pape Léon XIV au président Trump et à tous ceux qui mènent le monde au bord d’une troisième guerre mondiale et d’une récession économique mondiale : « Assez de l’idolâtrie de soi-même et de l’argent. Assez de l’ostentation du pouvoir. Assez de la guerre. La véritable force se manifeste dans le service de la vie », conclut la note. <br />Wed, 15 Apr 2026 14:54:17 +0200AFRIQUE/R.D.CONGO - Nomination de l'Évêque auxiliaire de Lubumbashihttps://fides.org/fr/news/77574-AFRIQUE_R_D_CONGO_Nomination_de_l_Eveque_auxiliaire_de_Lubumbashihttps://fides.org/fr/news/77574-AFRIQUE_R_D_CONGO_Nomination_de_l_Eveque_auxiliaire_de_LubumbashiCité du Vatican - Le Saint-Père a nommé Évêque auxiliaire de l’archidiocèse métropolitain de Lubumbashi le Révérend Jean-Marie Vianney Musul Masas, jusqu’à présent chancelier de ce même archidiocèse, en lui attribuant le siège titulaire de Satafis.<br />Mgr Jean-Marie Vianney Musul Masas est né le 23 août 1974 à Fungurume, dans l’Archidiocèse de Lubumbashi. Après avoir fréquenté le petit séminaire Saint François Xavier de Sales à Lubumbashi , il a obtenu une maîtrise en philosophie à l’université de Lubumbashi. Il a ensuite poursuivi ses études de théologie au grand séminaire interdiocésain Saint-Paul de Lubumbashi. Il a été ordonné prêtre le 25 juillet 2009.<br />Il a exercé les fonctions suivantes : curé de la paroisse Saint-Augustin à Lubumbashi ; aumônier des Sœurs Pies Disciples du Divin Maître et des Sœurs de la Charité de Jésus et Marie à Lubumbashi ; secrétaire général adjoint du deuxième synode diocésain et administrateur paroissial de Saint Jean-Paul II ; jusqu’à présent, chancelier et cérémoniaire diocésain et vicaire dominical à Notre-Dame de la Paix à Lubumbashi .<br /> Wed, 15 Apr 2026 12:37:40 +0200LÉON XIV EN AFRIQUE - Le Pape Prevost dans le diocèse de Saint-Augustin : « L'Église est toujours naissante »https://fides.org/fr/news/77571-LEON_XIV_EN_AFRIQUE_Le_Pape_Prevost_dans_le_diocese_de_Saint_Augustin_L_Eglise_est_toujours_naissantehttps://fides.org/fr/news/77571-LEON_XIV_EN_AFRIQUE_Le_Pape_Prevost_dans_le_diocese_de_Saint_Augustin_L_Eglise_est_toujours_naissanteAnnaba – Chaque homme et chaque femme est appelé à renaître, à faire l’expérience du don d’une vie nouvelle, signe et gage du salut éternel. Et cette nouvelle naissance ne s’obtient pas par des efforts de perfection morale. Elle s’épanouit comme un don gratuit chez ceux qui font l’expérience, ici-bas, que « notre vie peut changer parce que le Christ est ressuscité d’entre les morts ».<br />À Annaba, l’ancienne Hippone, dans l’après-midi du mardi 14 avril, Léon XIV célèbre la messe dans l’église dédiée à saint Augustin, moment final de ces deux journées intenses passées en terre algérienne. L’Évêque de Rome, qui appartient à l’ordre augustinien, répète, dans la ville où le « Doctor Gratiae » fut Évêque , ce que son saint patron a témoigné par sa vie et ses œuvres : que la foi et l’Église ne vivent que de la grâce du Christ. C’est pourquoi l’Église peut toujours être une « Église naissante », et les récits de la concorde entre les premiers disciples rapportés dans les Actes des Apôtres peuvent représenter à jamais la « règle » de toute réforme ecclésiale.<br />Dans son homélie, prononcée en français dans la basilique d’Annaba, Léon XIV s’est inspiré de l’Évangile de la liturgie du jour, avec le récit de la conversation nocturne entre Nicodème et Jésus, qui confie à son interlocuteur « et à nous aussi » la tâche « surprenante » de « renaître d’en haut ».<br /> De l’appel de Jésus – a poursuivi le pape Prevost – « découle la mission pour toute l’Église, et donc pour la communauté chrétienne d’Algérie : naître de nouveau d’en haut, c’est-à-dire de Dieu ». Une mission impossible, un commandement que personne ne peut accomplir par ses propres forces. Mais « la grâce du Seigneur fait fleurir le désert ». Les paroles de Jésus à Nicodème ne constituent pas « une imposition dure », ni « une condamnation à l’échec », puisque « nous pouvons renaître d’en haut, grâce à Dieu ». Et « tandis que le Christ nous demande de renouveler notre existence, il nous donne aussi la force de le faire ».<br />Le Pape Léon cite la célèbre invocation que l’on trouve dans les Confessions de saint Augustin : « Donne, ô Seigneur, ce que tu commandes, et commande ce que tu veux ». Peu importe, commente le Souverain Pontife, « à quel point nous sommes accablés par la douleur ou par le péché : le Crucifié porte tous ces fardeaux avec nous et pour nous. Peu importe à quel point nous sommes découragés par nos faiblesses : c’est précisément là que se manifeste la force de Dieu, qui a ressuscité le Christ d’entre les morts pour donner la vie au monde ». Et « chacun de nous peut faire l’expérience de la liberté de la vie nouvelle qui vient de la foi dans le Rédempteur ».<br /> <br />L’image authentique de la vie nouvelle de ceux qui marchent à la lumière de la résurrection du Christ – a suggéré le Successeur de Pierre dans la deuxième partie de son homélie – se dessine dans les récits des Actes des Apôtres, où transparaît « le style qui caractérise l’humanité renouvelée par l’Esprit Saint ». C’est pourquoi – a souligné Léon XIV – la « règle apostolique » des Actes reste à jamais « le critère authentique » de la réforme ecclésiale : une réforme « qui commence par le cœur, pour être authentique ».<br /> <br />Le Souverain Pontife s'est attardé sur les traits qui caractérisaient la mission des premières communautés chrétiennes, telle qu'elle est décrite dans les Actes des Apôtres : la concorde, c'est-à-dire la « communion des cœurs qui battent à l'unisson, parce qu’ils sont unis à celui du Christ » ; la charité réciproque, allant jusqu’au partage total des biens, non pas pour poursuivre des utopies, mais parce que « la foi en l’unique Dieu, Seigneur du ciel et de la terre, unit les hommes selon une justice parfaite ». Animée par cette loi, que seul Dieu peut inscrire dans les cœurs, « l’Église est toujours naissante, parce que là où règne le désespoir, elle enflamme l’espérance ; là où règne la misère, elle introduit la dignité ; là où il y a conflit, elle apporte la réconciliation ». Avec une charité qui, avant d’être « un engagement moral, est un signe de salut. Les Apôtres proclament que notre vie peut changer parce que le Christ est ressuscité d’entre les morts ».<br /> <br />Dans la conclusion de son homélie, le Souverain Pontife a demandé aux chrétiens d’Algérie de « rester un signe humble et fidèle de l’amour du Christ ». La présence des chrétiens, petit troupeau dispersé parmi la multitude de leurs compatriotes musulmans, a déclaré le Pape, « fait penser à l’encens : un grain incandescent qui diffuse son parfum parce qu’il rend gloire au Seigneur, et apporte joie et réconfort à beaucoup de frères et sœurs. Cet encens est un petit élément précieux qui n’est pas au centre de l’attention mais qui invite à tourner nos cœurs vers Dieu, en nous encourageant mutuellement à persévérer dans les difficultés du temps présent ».<br />Le Souverain Pontife a rappelé l’histoire de l’Église en Algérie, « faite d’accueil généreux et de ténacité dans l’épreuve : ici – a rappelé Léon XIV – les martyrs ont prié, ici saint Augustin a aimé son troupeau en recherchant la vérité avec passion et en servant le Christ avec une foi ardente.» « Soyez les héritiers », a conclu l’Évêque de Rome, « de cette tradition, en témoignant, dans la charité fraternelle, de la liberté de ceux qui naissent d’en haut comme espérance de salut pour le monde ».<br />Dans l'après-midi du lundi 13 avril, à Alger, dans la basilique Notre-Dame d'Afrique, Léon XIV avait déjà rencontré de nombreux membres de la petite communauté catholique locale, multiethnique. « Cette basilique est un lieu de rencontre et de fraternité ; plus de 9 personnes sur 10 qui en franchissent le seuil sont de religion musulmane », avait rappelé le Cardinal Jean-Paul Vesco, Archevêque d’Alger, dans son discours de bienvenue. « “Madame l’Afrique”, comme on l’appelle souvent ici, fait partie du patrimoine de l’Algérie et du cœur des Algériens. L’inscription qui les accueille, « priez pour nous et pour les musulmans », exprime la vocation maternelle de Marie pour toute l’humanité, et la vocation de cette basilique qui recueille tant de confidences et accueille de nombreuses manifestations culturelles ou religieuses, parmi lesquelles les journées mariales islamo-chrétiennes ». « C’est l’amour pour les frères qui a suscité le témoignage des martyrs dont nous avons fait mémoire », a déclaré le Pape Léon lors de cette rencontre, en évoquant avec émotion les 19 martyrs d’Algérie béatifiés à Oran le 8 décembre 2018. « Face à la haine et à la violence », a-t-il ajouté, « ils sont restés fidèles à la charité jusqu’au sacrifice de leur vie, aux côtés de tant d’hommes et de femmes, chrétiens et musulmans. Ils l’ont fait sans prétention et sans faire de bruit, avec la sérénité et la fermeté de ceux qui ne se vantent pas et ne désespèrent pas, car ils savent à qui ils ont fait confiance ».<br />Ce même lundi 13 avril, le Souverain Pontife a adressé une lettre aux cardinaux du monde entier, rendue publique aujourd’hui, dans laquelle il s’attarde en particulier « sur ce qui a mûri » au sein des groupes de travail consacrés à l’Exhortation apostolique *Evangelii gaudium* lors du consistoire de janvier dernier, « surtout en référence à la mission et la transmission de la foi ». Reprenant des expressions chères au pape Benoît XVI et au pape François, le Pape Léon XIV a répété que la mission « se répand par attraction plutôt que par conquête », et qu’elle réunit « l’annonce explicite, témoignage, engagement et dialogue, sans céder à la tentation du prosélytisme ni à une logique de simple conservation ou expansion institutionnelle ». « Même lorsqu’elle se reconnaît minoritaire – a ajouté l’Évêque de Rome, avec des expressions pouvant également s’appliquer à la petite communauté ecclésiale d’Algérie –, l’Église est appelée à vivre sans complexes, comme petit troupeau porteur d’espérance pour tous, en rappelant que la fin de la mission n’est pas sa propre survie, mais la communication de l’amour par lequel Dieu aime le monde ». <br />Tue, 14 Apr 2026 19:41:49 +0200AFRIQUE/AFRIQUE DU SUD - Renonciation et nomination de l'évêque de Bethléemhttps://fides.org/fr/news/77570-AFRIQUE_AFRIQUE_DU_SUD_Renonciation_et_nomination_de_l_eveque_de_Bethleemhttps://fides.org/fr/news/77570-AFRIQUE_AFRIQUE_DU_SUD_Renonciation_et_nomination_de_l_eveque_de_BethleemCité du Vatican - Le Saint-Père a accepté la renonciation au gouvernement pastoral du diocèse de Bethléem présentée par Mgr Jan de Groef, M.Afr.<br />Le Saint-Père a nommé Évêque du diocèse de Bethléem le Révérend Motlatsi Meshack Phomane, membre du clergé du diocèse d’Umtata, jusqu’à présent curé de Mt. Nicholas à Libode. Mgr Motlatsi Meshack Phomane est né le 14 novembre 1975 à Tshenola , dans le diocèse d’Umtata. Avant d’entrer au séminaire, il a occupé divers emplois. Entré au séminaire pré-orientatif Saint-Philippe-Néri à Port Elizabeth, il a poursuivi sa formation au séminaire propédeutique Saint-Kizito à Verulam, dans la province du KwaZulu-Natal. Il a ensuite étudié la philosophie au séminaire Saint-Pierre de Garsfontein et la théologie au grand séminaire Saint-Jean-Vianney de Pretoria. Il a été ordonné prêtre le 30 juin 2012 et incardiné dans le diocèse d'Umtata.<br />Il a occupé les fonctions suivantes et poursuivi ses études : diplôme en gestion d'entreprise à l'Université d'Afrique du Sud ; chancelier du diocèse d'Umtata, curé de l'église Saint-Jean-Baptiste à Port St. John, Umtata, et administrateur financier diocésain ; études de licence en droit canonique à l’Université catholique d’Afrique de l’Est, à Nairobi, au Kenya ; curé de l’église Saint-Martin, à Mt Fletcher, Umtata ; représentant diocésain à la Conférence pastorale, région Sotho ; Traducteur diocésain pour la langue sesotho ; Membre du Tribunal ecclésiastique métropolitain, Durban ; Membre du Collège des consulteurs, diocèse d’Umtata ; Curé de Mt. Nicholas, Libode, Umtata, aumônier du Comité diocésain pour le Synode et membre du Comité financier diocésain .<br /> Tue, 14 Apr 2026 19:23:08 +0200AFRIQUE/R.D. CONGO - Menaces contre les défenseurs des droits de l'homme au Sud-Kivuhttps://fides.org/fr/news/77569-AFRIQUE_R_D_CONGO_Menaces_contre_les_defenseurs_des_droits_de_l_homme_au_Sud_Kivuhttps://fides.org/fr/news/77569-AFRIQUE_R_D_CONGO_Menaces_contre_les_defenseurs_des_droits_de_l_homme_au_Sud_KivuKinshasa – Des hommes armés non identifiés menacent la population civile et en particulier les personnes engagées dans la défense des droits de l'homme dans la plaine de Ruzizi, au Sud-Kivu, dans l'est de la République démocratique du Congo. C'est ce qu'a fait savoir l'ACMEJ dans un communiqué envoyé à l'Agence Fides.<br />« Nous devons signaler – peut-on lire dans la note – les dangers auxquels sont confrontés les défenseurs des droits de l’homme dans l’exercice de leur travail quotidien de défense et de promotion des droits de l’homme : ils sont gravement menacés par des hommes armés non identifiés qui font sans cesse irruption chez eux à leur recherche. Et lorsqu’ils ne les trouvent pas, ce sont leurs frères qui sont tués à leur place. »<br />« Cette situation suscite une profonde inquiétude chez ces personnes, qui ne savent plus quelle voie emprunter pour assurer leur sécurité. »<br />La note cite le cas de « notre collègue, M. S.B., défenseur des droits de l’homme et facilitateur de l’ACMEJ, menacé chez lui par des hommes armés, masqués et non identifiés, parce qu’il avait animé une session de sensibilisation au sein de la communauté sur le fait que les lois nationales et internationales interdisent le recrutement de mineurs de moins de 18 ans dans les groupes armés ». Cette personne a désormais été contrainte de quitter son domicile et de vivre dans la clandestinité.<br />Les événements survenus dans la nuit du 22 au 23 mars sont encore plus graves : des hommes armés non identifiés ont fait irruption dans le village de Rubanga, situé dans une zone contrôlée par les soldats du M23 et leurs alliés militaires rwandais. « Le commando a attaqué deux familles qui vivaient sur la même propriété », indique le communiqué. « L'une des familles était celle de M. S.B., l'autre celle de son frère cadet, M. B.P. Les agresseurs ont fait irruption de force dans la maison de ce dernier et, après l'avoir trouvé, ils lui ont tiré dessus, le tuant sur le coup ». Le frère et sa famille sont désormais contraints de se cacher.<br />L'ACMEJ s'efforce de recueillir des informations sur les auteurs des actes d'intimidation et des meurtres et lance un appel « aux organisations internationales de défense des droits de l'homme afin qu'elles viennent en aide à ces défenseurs des droits de l'homme qui sont menacés et vivent dans des conditions extrêmement difficiles ».<br />Le communiqué précise en outre que, malgré le cessez-le-feu dans la région, des affrontements militaires continuent d’avoir lieu entre les guérilleros du M23, aidés par l’armée rwandaise, et les membres des milices pro-gouvernementales Wazalendo. Ces affrontements ont fait craindre aux habitants d’Uvira que les accords conclus l’année dernière sous la médiation des États-Unis entre la RDC et le Rwanda ne soient rompus. <br /><br /><br /><br /><br />Tue, 14 Apr 2026 19:18:46 +0200ASIE/INDE - Les fêtes chrétiennes, une occasion de célébrer et de nouer des liens d'amitié avec les non-chrétienshttps://fides.org/fr/news/77568-ASIE_INDE_Les_fetes_chretiennes_une_occasion_de_celebrer_et_de_nouer_des_liens_d_amitie_avec_les_non_chretienshttps://fides.org/fr/news/77568-ASIE_INDE_Les_fetes_chretiennes_une_occasion_de_celebrer_et_de_nouer_des_liens_d_amitie_avec_les_non_chretiensNew Delhi - Célébrer les fêtes chrétiennes en Inde « est une occasion précieuse de dialogue interreligieux et aussi de nouvelle évangélisation », note à l'Agence Fides Sœur Lissy Maruthanakuzhy, religieuse indienne des Filles de Saint-Paul, en évoquant l'expérience de la communauté catholique en Inde. « Ces fêtes devraient également être organisées dans des espaces publics et des lieux culturels neutres, en plus des lieux de culte, afin de permettre aux personnes de toutes confessions d’y participer librement », souhaite-t-elle.<br />La religieuse évoque la célébration de l’« Asha Ka Mahotsav » , organisée à Delhi par les fidèles catholiques, qui a donné lieu à un festival culturel au Chavara Cultural Centre de la capitale, et qui continue de proposer des événements tout au long de la période pascale. Les significations et les contenus de Pâques sont traduits et retransmis de manière créative et significative à travers de courtes représentations théâtrales, du théâtre de rue, de la musique, de la danse et des arts visuels qui « représentent la paix, l’espérance, le pardon, la vie nouvelle, rendant le message de la Résurrection accessible et captivant pour tous », souligne-t-elle.<br />« Grâce à ces expressions créatives, Pâques devient une célébration publique pleine de vie, où la foi est proclamée avec joie et partagée avec tous, et cette fête de l’espérance continue de trouver un écho dans la société, même parmi les non-chrétiens », confirme le père Roby Kannamchirayil, des Carmélites de Marie Immaculée , directeur du Centre culturel Chavara de Delhi, qui célèbre Pâques depuis 12 ans avec une équipe interreligieuse et continue, pendant la période pascale, à rassembler des fidèles de toutes les religions.<br /> « Pâques proclame la victoire de la vie sur la mort, de l’amour sur la peur et la victoire de la réconciliation sur la division. Dans un monde pluraliste, Pâques offre une formidable occasion de témoigner de la foi chrétienne à travers l’unité, l’ouverture et le dialogue, en favorisant le respect mutuel, l’acceptation et l’appréciation entre personnes de religions et de cultures différentes, et en créant une plateforme pour la paix et l’harmonie », a expliqué au Fides le père Roby, en décrivant les activités du Centre culturel Chavara.<br />Le religieux évoque, dans une perspective d'avenir, l'année 2033, année du grand Jubilé du christianisme, qui commémorera les 2000 ans de la Résurrection de Jésus : « Imaginons que cela devienne une célébration mondiale, au cours de laquelle chaque pays chrétien puisse célébrer Pâques comme la fête de la foi de tous les chrétiens, partagée avec joie avec des personnes d'autres religions à travers des expressions culturelles de foi, d'espérance et de fraternité. Ces célébrations partagées peuvent devenir un puissant témoignage d’unité dans la diversité, de dialogue et de coexistence pacifique ».<br /> Tue, 14 Apr 2026 18:56:05 +0200