Fides News - French (Standard)https://fides.org/Les Dépêches de l'Agence FidesfrLes contenus du site sont publiés sous licence Creative Commons.« Le christianisme n’en est qu’à ses débuts ». Voici comment la vision missionnaire de Léon XIV puise ses racines dans les Actes des Apôtreshttps://fides.org/fr/news/77921-Le_christianisme_n_en_est_qu_a_ses_debuts_Voici_comment_la_vision_missionnaire_de_Leon_XIV_puise_ses_racines_dans_les_Actes_des_Apotreshttps://fides.org/fr/news/77921-Le_christianisme_n_en_est_qu_a_ses_debuts_Voici_comment_la_vision_missionnaire_de_Leon_XIV_puise_ses_racines_dans_les_Actes_des_Apotrespar Marie-Lucile Kubacki<br /><br />Rome - « Que votre livre habituel de prière et de méditation soit les Actes des Apôtres. Aller là pour trouver l’inspiration. Et le protagoniste de ce livre est l’Esprit Saint » avait déclaré le Pape François aux directeurs des Œuvres Pontificales Missionnaires, lorsqu'il les avait reçus en audience au Palais apostolique, en 2018.<br />Les premiers temps du christianisme ont constitué une référence constante à chaque époque de grande réflexion dans l’Église. Ceci a eu lieu lors du Concile Vatican II, Concile du ressourcement au cours duquel les Évêques et les théologiens sont retournés aux sources anciennes – Écriture, liturgie antique, Pères de l’Église – afin de trouver les voies les plus appropriées pour le cheminement de l'Église dans le monde contemporain.<br />Héritier de cette histoire, Léon XIV, qui a initié une série de catéchèses sur Vatican II, nourrit sa pensée sur la mission à la source des Actes des Apôtres, comme un livre de naissance : celle d’une Église ouverte par l’Esprit, configurée par le ministère de Pierre, éprouvée par le martyre d’Étienne, et toujours « naissante ». C’est de là que jaillit son approche missionnaire, façonnée par la Pentecôte, la proximité avec les personnes blessés, par la voie pacifique des martyrs et par la conviction que, aujourd’hui encore, « le christianisme ne fait que commencer », comme le disait le prêtre orthodoxe russe Alexandr Men’, assassiné en 1990.<br /><br />La Pentecôte : l’Esprit qui ouvre les portes<br /><br />Un mois après son élection, le 8 juin 2025, dans l’homélie qu’il prononce à l’occasion de la solennité de la Pentecôte, il relit Actes 2 comme la scène fondatrice où l’Esprit « ouvre » les portes du Cénacle, alors que les Apôtres y sont enfermés dans la peur. Cette dynamique d’« ouverture des portes » structure sa vision missionnaire. L’Esprit « ouvre les frontières avant tout en nous », en nous libérant de nos duretés, de nos fermetures, de nos égoïsmes, des peurs qui nous bloquent et des narcissismes. Il « ouvre également les frontières dans nos relations », en nous aidant à surmonter la peur de l’altérité, en déjouant « les dangers les plus cachés qui polluent nos relations, comme les malentendus, les préjugés, les instrumentalisations », et en faisant « mûrir en nous les fruits qui nous aident à vivre des relations authentiques et bonnes », soit « amour, joie, paix, patience, bonté, bienveillance, fidélité, douceur et maîtrise de soi ». Au delà de l’individu, l’Esprit « ouvre également les frontières entre les peuples », substituant la possibilité d’une compréhension réciproque au chaos conflictuel de Babel. Cet épisode enseigne qu’une Église est vraiment apostolique lorsqu’elle laisse l’Esprit déverrouiller ses blocages et déjouer ses réflexes de repli sur soi pour aller à la rencontre de l’autre.<br />En 2026, toujours à l’occasion de la Pentecôte, il précise cette perspective en présentant l’Esprit comme Esprit de paix, de mission et de vérité : affirmation que le pardon confié à l’Église est une œuvre divine offerte « sans exclure personne » et que l’annonce ne repose ni sur le mérite ni sur le privilège, mais sur la transformation du pécheur en apôtre. En s’appuyant sur Augustin , il relit le don des langues comme signe d’une entente dans « une foi unique » et dénonce explicitement « sectarismes, hypocrisies, modes » qui obscurcissent l’Évangile, tout en soulignant que la vérité de Dieu est une parole libératrice capable de « transformer de l’intérieur chaque culture ». De là découle sa critique de la « guerre juste » dans son encyclique Magnifica humanitas : recourir à cette catégorie apparaît désormais dépassé et périlleux dans la mesure où l'humanité évolue désormais dans un univers de réseaux et d’algorithmes capables de truquer massivement les conditions de compréhension réciproque.<br /><br />Pierre et le ministère de la proximité<br /><br />La mission née de Pentecôte prend corps de manière particulière dans la figure de Pierre. Dans un discours à la Salle Clémentine , Léon XIV propose une lecture personnelle d’Actes 3, 1‑10, appliquée au ministère pétrinien et à la diplomatie pontificale. L’épisode narre la rencontre entre un infirme assis à la « Porta Bella » réduit à mendier, avant d’être relevé par Pierre qui lui apporte la guérison par le Crist plutôt que de l’argent. En transposant ce récit au rôle du Successeur de Pierre, au service d’une « humanité résignée », figurée par l’infirme dans le texte biblique, il fait de la capacité à construire des ponts, à entendre les cris des infirmes d’aujourd’hui et à les relever par une parole de salut, le cœur du ministère du pape et des représentants pontificaux.<br />La réponse de Pierre à l’infirme : « Regarde‑nous ! » manifeste la nécessité de vivre l’annonce à travers la relation. L’absence d’« or ou argent » au profit du « nom de Jésus » est en outre un des traits caractéristiques des communautés primitives telles qu’elles sont décrites dans les Actes des Apôtres, marquées par la mise en commun des biens, de la prière et des talents des uns et des autres, au profit de la mission. En invitant les représentants pontificaux à être le « regard de Pierre » dans les périphéries du monde, le pape fait de la diplomatie pontificale un programme missionnaire au service de la relation, de la dignité et de la guérison, loin des logiques de puissance.<br /><br />Étienne, le sens chrétien du martyre et la via disarmata<br /><br />À travers la figure d’Étienne, Léon XIV approfondit le lien entre les Actes des Apôtres et sa perspective missionnaire, en proposant une réflexion sur la signification chrétienne du martyre. <br />Dans l’Angelus du 26 décembre 2025, il reprend le vocabulaire des premières générations de chrétiens qui parlaient du « Noël de saint Étienne », « certaines qu’on ne naît pas qu’une seule fois ». Léon XIV relève la surprise de ceux qui ont vu Étienne aller vers le martyre devant « la lumière de son visage et de ses paroles ». Ce visage « comme celui d’un ange » est celui du témoin de la foi « qui ne quitte pas l’histoire avec indifférence, mais qui l’affronte avec amour », décrit-il.<br />« La vie de Jésus et de ceux qui vivent comme lui est aussi une beauté rejetée : c’est précisément sa force d’attraction qui a suscité, dès le début, la réaction de ceux qui craignent pour leur pouvoir, de ceux qui sont démasqués dans leur injustice par une bonté qui révèle les pensées des cœurs », analyse le pape, accréditant l’idée formulée par Benoît XVI et reprise par François que la mission procède «par attraction.» Il note en outre qu’Étienne meurt en pardonnant, décidant par cette attitude de donner une réponse à la violence qui refuse la contre‑violence, et de miser sur la force paradoxale de l’amour. « Ceux qui croient aujourd’hui en la paix et ont choisi la voie désarmée de Jésus et des martyrs sont souvent ridiculisés, écartés du débat public et souvent accusés de favoriser les adversaires et les ennemis. Mais le chrétien n’a pas d’ennemis, il a des frères et sœurs, qui restent tels même lorsqu’ils ne se comprennent pas », continue le Pontife.<br />Ainsi naît la via disarmata, cette «paix désarmée et désarmante», selon l’expression que Léon XIV a empruntée aux martyrs d’Algérie, Pierre Claverie et Christian de Chergé. Chez eux comme chez le protomartyr, la force du témoignage ne réside pas dans la démonstration spectaculaire, mais dans la simplicité et la joie d’une vie cachée en Dieu et donnée d’un bout à l’autre. Dans son homélie du 29 juin 2026 pour la solennité des saints Pierre et Paul, le pape présente Paul « le héraut infatigable de la Bonne Nouvelle » avec ses deux symboles, le livre et l’épée. Deux symboles à l’image de « ce que Dieu a accompli dans le cœur du jeune Saul en le conquérant et en l’amenant, avant tout, à se convertir à l’Évangile en prenant un nom nouveau, puis à l’annoncer dans le monde entier et, enfin, à en témoigner comme Pierre, dans cette même ville, jusqu’au don de sa vie ». « L’Apôtre des nations s’est laissé transformer par la puissance de la Parole de Dieu qui l’a soustrait à la violence pour le conduire sur le chemin de l’amour », avait‑il conclu. C’est le sens le plus fort du martyre : un témoignage d’amour, livré dans une simplicité qui revêt une dimension presque surnaturelle, révélant la vraie puissance de l’Évangile telle qu’elle est exprimée par les célèbres paroles de l’apôtre : « quand je suis faible, c’est alors que je suis fort ».<br /><br />Une Église « toujours naissante »<br /><br />Pour Léon XIV, « l’Église toujours naissante » des Actes des Apôtres est la référence majeure pour penser la mission dans le monde contemporain. Il en a donné la synthèse la plus développée lors de son voyage en Afrique, dans la basilique Saint Augustin d’Annaba le 14 avril 2026. Méditant la conversion d’Augustin, il insiste sur le fait que « les chrétiens naissent d’en haut, régénérés par Dieu en tant que frères et sœurs de Jésus », voyant dans les Actes « le style qui caractérise l’humanité renouvelée par l’Esprit Saint », marquée par la foi, l’amour, la justice, la fraternité et la communion. « Animée par cette loi, inscrite par Dieu dans les cœurs, l’Église est toujours naissante, parce que là où règne le désespoir, elle enflamme l’espérance ; là où règne la misère, elle introduit la dignité ; là où il y a conflit, elle apporte la réconciliation. » Avant de quitter Annaba, le Pape a invité le petit nombre de chrétiens d’Algérie à être comme un « grain d’encens » : une présence humble qui diffuse son parfum parce qu’elle brûle de la foi en Crist en continuant à manifester accueil et ouverture à travers le temps et les épreuves.<br />Être « toujours naissante » signifie donc accepter d’être déstabilisée comme l’Église des Actes a pu l’être par le contexte dans lequel elle évoluait et le débat sur les païens qui culmine lors du concile de Jérusalem, sans se laisser paralyser par le fait d’être un petit nombre. <br /><br />Fidélité à l’origine, non par nostalgie, mais parce que, les origines peuvent constituer le puits d’eau vive pour chaque génération dans la mesure où elle est une génération de premiers chrétiens, appelée à faire l’incandescente expérience de la conversion, c’est‑à‑dire d’une vie nouvelle.<br /><br /><br />Fri, 10 Jul 2026 14:20:04 +0200Le « merci » de tout le Vietnam pour la béatification du père Buu Truong Diephttps://fides.org/fr/news/77920-Le_merci_de_tout_le_Vietnam_pour_la_beatification_du_pere_Buu_Truong_Diephttps://fides.org/fr/news/77920-Le_merci_de_tout_le_Vietnam_pour_la_beatification_du_pere_Buu_Truong_Dieppar Andrew Doan Thanh Phong<br /><br />Tac Say – « Nous rendons grâce à Dieu d’avoir offert une si grande joie aux catholiques vietnamiens, avec la béatification du Père Diep ici même, dans sa terre natale », a déclaré une pèlerine de Hô Chi Minh-Ville, dans le sud du Vietnam, Nguyen Thi Kim Thoa, âgée de 55 ans, qui s’était déjà rendue à Tac Say à de nombreuses reprises et qui a exprimé son émotion en affirmant que ce pèlerinage avait été pour elle le plus spécial de tous.<br />« Il s’agit d’un moment extrêmement significatif dans l’histoire de l’Église catholique au Vietnam, car c’est la première fois qu’une messe de béatification a été célébrée sur le sol vietnamien », a déclaré M. Nguyen Ho Hai, secrétaire du Comité du Parti de la province de Ca Mau, à l’issue de la messe de béatification du 2 juillet, présidée par le Cardinal Luis Antonio G. Tagle, Pro-Préfet du Dicastère pour l’Évangélisation et envoyé pontifical au nom du Pape Léon XIV. Il a ajouté : « Cette célébration solennelle n’est pas seulement une joie pour les catholiques vietnamiens, mais aussi une joie partagée par la population de la province de Ca Mau, ainsi qu’une occasion de faire connaître la terre et les habitants de Ca Mau à nos amis, tant au niveau national qu’international. »<br />La plupart des personnes ayant assisté à la messe, en présentiel ou en ligne, ainsi que celles qui ont suivi l’actualité relative à la béatification du père François Truong Buu Diep le 2 juillet, ont exprimé leur grande satisfaction. Comme l’a déclaré M. Ho Thanh Thuy, Vice-secrétaire du Comité du Parti de la province de Ca Mau, dans le sud du Vietnam, lors de la réunion d’évaluation : « La messe de béatification du père François Xavier Truong Buu Diep s’est déroulée avec succès, dans la solennité et en toute sécurité, laissant une excellente impression de la région et des habitants de Ca Mau ».<br />D’autres grands journaux de l’État communiste vietnamien ont également contribué à rendre cet événement religieux particulier plus accessible et plus proche du peuple, grâce à une couverture marquée par des mots positifs et des images vivantes : « De longues files de personnes se sont rendues sur la tombe du père François Xavier Truong Buu Diep, priant et immortalisant des moments marquants. Beaucoup ont apporté des photos de famille, des lettres de prière ou de petits bouquets de fleurs à déposer devant la tombe en signe de vénération », ou encore « Les pèlerins ont chanté des hymnes à la gloire de Dieu et commémoré les mérites du nouveau Bienheureux. Tous ont partagé une prière commune pour la paix et mis l’accent sur les valeurs positives de la vie ».<br />Toutes les informations concernant la béatification du père François Truong Buu Diep, ainsi que la participation de plus de 70 000 personnes, au-delà des différences religieuses, culturelles et sociales, ont suscité un sentiment d’unité chez beaucoup. Selon l’Évêque du diocèse de Can Tho, où s’est déroulée la célébration, Mgr Pierre Nguyen Tan Loi, il s’est agi d’un véritable miracle. Après la messe, il a en effet déclaré : « Le père Diep n’appartient pas seulement aux catholiques, il est aussi un point de rencontre de la compassion. Le fait que des millions de cœurs de confessions différentes se soient inclinés avec respect devant ce prêtre est un grand miracle d’harmonie et d’unité. »<br />La présence de représentants des pouvoirs publics, de représentants d’autres religions et d’innombrables bénévoles — catholiques ou non — engagés dans un service discret a transformé cet événement en une célébration de la foi et de la compassion. Cela incarne pleinement la beauté de l’unité, surtout dans un monde encore marqué par des divisions causées par la guerre, la haine et l’égoïsme : la scène vécue ce jour-là à Tac Say a été un témoignage vivant du fait que les gens peuvent encore s’unir grâce à la compassion et au respect mutuel. Peut-être est-ce là aussi l’œuvre que le Bienheureux Truong Buu Diep continue d’accomplir, en unissant les cœurs même après son passage auprès de Dieu.<br />« Nous espérons que l’esprit de compassion et d’abnégation du Père Diep continuera d’éclairer le chemin des responsables gouvernementaux, afin qu’ils soient toujours de fidèles serviteurs du peuple, soucieux de la paix et du bonheur de nos compatriotes. À nos frères et sœurs non catholiques, nous souhaitons que Tac Say reste à jamais une maison commune de paix, où l’amour sans limites du Père Diep puisse réchauffer le cœur de tous et les aider à découvrir Dieu », a souligné Mgr Pierre Phan Tan Loi à la fin de la messe. <br />Fri, 10 Jul 2026 12:22:20 +0200ASIE/PHILIPPINES - Le « Harmony in Diversity Award » décerné au Cardinal Quevedo pour une vie consacrée à l'œuvre de paix à Mindanaohttps://fides.org/fr/news/77919-ASIE_PHILIPPINES_Le_Harmony_in_Diversity_Award_decerne_au_Cardinal_Quevedo_pour_une_vie_consacree_a_l_oeuvre_de_paix_a_Mindanaohttps://fides.org/fr/news/77919-ASIE_PHILIPPINES_Le_Harmony_in_Diversity_Award_decerne_au_Cardinal_Quevedo_pour_une_vie_consacree_a_l_oeuvre_de_paix_a_MindanaoCotabato - Reconnaître l’engagement déployé en faveur du dialogue, du travail de médiation dans les relations entre le gouvernement et les groupes rebelles, de la promotion de l’harmonie entre les confessions et de la pacification à Mindanao : c’est pour cette raison que le Cardinal Orlando B. Quevedo, religieux des Oblats de Marie Immaculée et Archevêque émérite de Cotabato, diocèse situé sur l’île de Mindanao, au sud des Philippines, a été choisi pour recevoir, le 15 juillet prochain à Jakarta, en Indonésie, le prix « Harmony in Diversity Award », une distinction qui « promeut les aspirations à l’harmonie sociale et vise à amplifier l’impact de la promotion de la cohésion sociale en Asie du Sud-Est ».<br />L’Archevêque émérite de l’archidiocèse de Cotabato, âgé de 87 ans, a été proposé par l’Autorité de transition de la région autonome du Bangsamoro , car il a déployé « des efforts exceptionnels pour promouvoir la cohésion sociale et l’harmonie entre des personnes de cultures différentes en Asie du Sud-Est ».<br />Le jury a salué l’engagement du cardinal « à incarner les valeurs qui sont au cœur du prix “Harmony in Diversity” : promouvoir la compréhension entre les différences, jeter des ponts entre les communautés et favoriser un esprit de respect mutuel et d’inclusion », a déclaré Halimah Yacob, présidente du jury, première femme à avoir occupé le poste de présidente du Parlement de Singapour et aujourd’hui chancelière de l’Université des sciences sociales de Singapour.<br />La création du prix « Harmony in Diversity Award » a mis en évidence que, selon le « Southeast Asian Social Cohesion Radar » de 2025 – une étude menée par la S. Rajaratnam School of International Studies –, l’indice de cohésion sociale de la région s’établit en moyenne à 72,4 %, ce qui témoigne d’une prise de conscience croissante, parmi les populations des pays de la région, du concept d’« harmonie dans la diversité », qui est précisément l’objectif même de ce prix.<br />« En ces temps d’incertitude, nous ne devons pas nous laisser décourager. Nous devons continuer à jeter des ponts entre les divisions et à avancer côte à côte. Le prix « Harmony in Diversity » rend hommage à tous ceux qui ont choisi de combler les divisions et de promouvoir la cohésion et l’harmonie sociale en Asie du Sud-Est, ainsi que d’inspirer d’autres initiatives », a déclaré Yacob, en remerciant la Fondation Temasek et le Mouvement mondial 5P , deux organismes qui promeuvent et soutiennent le « Prix Harmony in Diversity ».<br />Le Cardinal Orlando Quevedo a été recteur de l’université Notre-Dame de Cotabato, Évêque de Kidapawan de 1980 à 1986, Archevêque de Nueva Segovia de 1986 à 1998 et Archevêque de Cotabato de 1998 à 2018, année où le Pape François l’a créé cardinal. <br />En tant que président de la Conférence épiscopale des Philippines pendant deux mandats , période durant laquelle des affrontements armés avaient lieu à Mindanao, il a toujours été un promoteur de la médiation et des pourparlers de paix. Il a été l’un des artisans et des promoteurs de l’accord global sur le Bangsamoro entre le gouvernement et le Front de libération islamique moro , signé en mars 2014, ainsi que de la loi organique portant création de la Région autonome du Bangsamoro dans le Mindanao musulman , adoptée en juillet 2018 et ratifiée en janvier 2019 avec la mise en place de l’Autorité de transition du Bangsamoro. Selon le calendrier, la BARMM tiendra ses premières élections législatives – longtemps reportées – le 14 septembre 2026.<br /> <br /><br />Fri, 10 Jul 2026 11:40:20 +0200ASIE/BAHREÏN - Visites pastorales en temps de guerre dans le Vicariat Apostolique d'Arabie du Nordhttps://fides.org/fr/news/77917-ASIE_BAHREIN_Visites_pastorales_en_temps_de_guerre_dans_le_Vicariat_Apostolique_d_Arabie_du_Nordhttps://fides.org/fr/news/77917-ASIE_BAHREIN_Visites_pastorales_en_temps_de_guerre_dans_le_Vicariat_Apostolique_d_Arabie_du_Nordpar Aldo Berardi, O.SS.T. *<br /><br />Awali – L’année 2026 nous a réservé de nombreuses surprises. En janvier, nous avons vécu avec joie la proclamation de la basilique mineure Notre-Dame d’Arabie à Ahmadi, au Koweït. Peu après, cependant, nous sommes entrés dans une période d’instabilité sociale et économique due à la guerre.<br /><br />L’année 2026 a également été marquée par les visites pastorales dans les onze paroisses du Vicariat. Nous avons réussi à maintenir le programme malgré les difficultés causées par les attaques et la fermeture des aéroports. L’Évêque se devait de rendre visite à son troupeau, surtout en cette période de tension et de peur.<br /><br />Une pastorale qui s'adapte aux circonstances<br /><br />Entre la fermeture temporaire des églises et la prière en ligne, nous avons réussi à maintenir vivante la communion. Nous avons fait tout notre possible pour rouvrir les églises et apporter du réconfort aux personnes en quête de consolation et de paix. C’est précisément ainsi que nous sommes restés unis dans l’adversité et que nous nous sommes sentis comme une Église, dans la solidarité et la spiritualité.<br />La visite de l’Évêque a été importante pour encourager les fidèles, les accompagner et leur manifester sa présence paternelle. Nous nous sommes unis dans la prière pour la paix et avons organisé des moments privilégiés pour nous rencontrer et être ensemble. Aucun prêtre n’a demandé à rentrer dans son pays, ce qui a été une source de réconfort pour tous.<br /><br />Une période de difficultés et de peur<br /><br />Entre les alertes, les drones et les missiles, la peur s’est répandue dans les villes. On craignait qu’il y ait des victimes et des blessés. Le bruit des explosions sur les bases militaires et dans les aéroports a rendu la vie quotidienne particulièrement difficile. Enfants et adultes ont vécu des moments de grande souffrance et le niveau de stress, surtout chez les plus jeunes, a augmenté. Le rôle du clergé – Évêques et prêtres – a été d’écouter les demandes des fidèles et d’être à leurs côtés. La visite pastorale a permis d’aller à la rencontre des communautés et d’écouter leurs préoccupations, en leur apportant espoir, courage et bénédiction.<br /><br />Centrés sur le Christ<br /><br />La force de la foi nous a guidés et l’amour fraternel nous a aidés à vivre ensemble cette période de souffrance.<br />La visite pastorale a révélé un désir encore plus profond de prière, de formation chrétienne, d’unité et de solidarité. Elle m’a permis de prendre conscience de la réalité de nos communautés et d’essayer d’apporter des réponses et un soutien. Dans ce contexte, notre présence a pris tout son sens : être la présence du Christ, le Bon Pasteur.<br /><br /><br /><br />*Vicaire Apostolique d'Arabie du Nord, qui comprend Bahreïn, le Koweït, le Qatar et l'Arabie saouditeFri, 10 Jul 2026 10:47:34 +0200VATICAN - Journée Mondiale des Missions : troisième session d'approfondissement « en ligne » destinée au monde francophone sur le message de Léon XIVhttps://fides.org/fr/news/77915-VATICAN_Journee_Mondiale_des_Missions_troisieme_session_d_approfondissement_en_ligne_destinee_au_monde_francophone_sur_le_message_de_Leon_XIVhttps://fides.org/fr/news/77915-VATICAN_Journee_Mondiale_des_Missions_troisieme_session_d_approfondissement_en_ligne_destinee_au_monde_francophone_sur_le_message_de_Leon_XIVCité du Vatican – Le troisième rendez-vous du cycle de rencontres de formation missionnaire en ligne destiné au monde francophone, consacré au message du Saint-Père pour la Journée Mondiale des Missions 2026, débutera vendredi 10 juillet à 12 h 30 . <br />Né de la collaboration entre le secrétariat international de l’Union Pontificale Missionnaire et les directions nationales des Œuvres Pontificales Missionnaires d’Afrique francophone, ce parcours d’approfondissement a débuté le 6 mai dernier par un exposé introductif du Secrétaire Général de l’UPM, le père Dinh Anh Nhue Nguyen, OFMConv, qui a replacé le message du Pape Léon XIV dans le contexte général de la mission aujourd’hui.<br /> «Ce message lance un appel clair à l’Église : redécouvrir sa nature missionnaire, non pas simplement comme une activité parmi d’autres, mais comme son identité la plus profonde » a déclaré le secrétaire général de l'UPM. « Il invite chaque baptisé à se reconnaître comme envoyé, chaque communauté à devenir missionnaire et toute l’Église à aller de l’avant avec confiance dans cette « nouvelle ère missionnaire ».<br />Le 12 juin a marqué une « étape » du parcours consacré au thème « Un en Christ. Approfondissement spirituel et missionnaire ». Le père Lawrence Iwuamadi, prêtre du diocèse nigérian d’Owerri, doyen et professeur d’herméneutique biblique œcuménique à l’Institut œcuménique de Bossey, en Suisse, est intervenu aux côtés du père Nguyen sur ce thème. « Être un en Christ n’est pas un slogan, mais une vocation. C’est l’identité de l’Église, sa crédibilité et sa mission », a souligné le père Iwuamadi dans ses conclusions. « Le monde ne croira pas à notre message de réconciliation s’il ne voit pas de réconciliation entre nous. »<br />Vendredi 10 juillet, la troisième rencontre en ligne, qui se déroulera comme d’habitude de 12 h 30 à 14 h 00 , aura pour thème la question suivante : « Unis dans la mission. Comment vivre et promouvoir les orientations concrètes du Saint-Père ? ». L’Archevêque de Tunis, Mgr Nicolas Lhernould, directeur des OPM en Tunisie, s’entretiendra avec le père Anh Nhuen Nguyen sur cette question stimulante.<br />Ce cycle, qui s’achèvera le 11 septembre par une conférence sur « La mission d’amour : à la suite du Christ et des saints », est déjà disponible en anglais et devrait l’être dans d’autres langues. <br /> <br /><br /><br /><br/><strong>Link correlati</strong> :<a href="https://www.fides.org/it/attachments/view/file/ISTRUZIONI_PARTECIPAZIONE.docx">LIEN POUR PARTICIPER</a>Thu, 09 Jul 2026 16:35:02 +0200Défendre la terre, c'est défendre la vie : les Églises d'Amérique latine aux côtés des communautés dans les conflits miniershttps://fides.org/fr/news/77914-Defendre_la_terre_c_est_defendre_la_vie_les_Eglises_d_Amerique_latine_aux_cotes_des_communautes_dans_les_conflits_miniershttps://fides.org/fr/news/77914-Defendre_la_terre_c_est_defendre_la_vie_les_Eglises_d_Amerique_latine_aux_cotes_des_communautes_dans_les_conflits_minierspar Laura Gómez Ruiz<br /><br />Chitré – « Notre seul souci est de préserver la vie de chaque être humain ». C’est en ces termes que Rafael Valdivieso, Évêque de Chitré, a récemment résumé la préoccupation de la communauté ecclésiale panaméenne face au débat sur la réouverture éventuelle de projets miniers dans le pays. Pour l’Évêque, toute activité susceptible de mettre en danger la santé et la vie des communautés doit être évaluée de manière responsable.<br />Dans plusieurs pays d’Amérique latine et des Caraïbes, les Églises locales accompagnent les communautés touchées par les impacts sociaux et environnementaux liés à l’activité minière, en défendant la dignité humaine, les droits des peuples et la sauvegarde de la Création. Il ne s’agit pas d’un rejet de toute activité minière, mais d’une invitation au discernement à la lumière de la doctrine sociale de l’Église : le développement économique ne peut être dissocié du respect de la vie, du bien commun et de la protection de notre maison commune.<br /><br />En juillet 2025, le Conseil épiscopal d’Amérique latine et des Caraïbes , en collaboration avec le Réseau Églises et Mines et avec le soutien du Dicastère pour le service du développement humain intégral, a présenté les « Orientations pastorales face aux impacts de l’activité minière en Amérique latine et dans les Caraïbes ». Ce document, fruit d’un processus de discernement auquel ont participé une vingtaine d’Évêques engagés dans l’accompagnement des communautés touchées par l’activité minière, propose des critères pastoraux pour aborder les conflits socio-environnementaux en partant de la défense de la vie, des droits de l’homme et de la sauvegarde de la création.<br />Un an après la présentation de ces Orientations, ce cheminement se poursuit à travers des initiatives de formation promues par le CEBITEPAL, le Réseau Églises et Mines et la CLAR. Le cours en ligne « Orientations pastorales des Églises face à la réalité minière », prévu du 19 juin au 4 septembre, vise à offrir des outils de discernement et d’action pastorale pour accompagner les communautés impliquées dans ces conflits. « Aujourd’hui, en Amérique latine, l’activité minière s’immisce dans tous les recoins de nos territoires, en particulier au sein des communautés paysannes et des peuples autochtones. Dans de nombreux cas, elle provoque le déplacement des communautés, engendre des conflits sociaux et s’accompagne d’activités profondément destructrices pour la nature et l’environnement », affirme Pedro Sánchez, membre du Réseau Églises et Mines, l’un des organisateurs. <br />La formation aborde des thèmes liés à la doctrine sociale de l’Église, à la spiritualité écologique, à la défense des droits socio-environnementaux, à l’accompagnement des communautés vulnérables et à la construction d’alternatives pastorales visant à promouvoir la justice, la participation et la sauvegarde de la Création.<br /><br />Un développement respectueux de la vie<br /><br />Au Panama, le débat sur la reprise éventuelle de certains projets miniers a une nouvelle fois poussé l'Église à exprimer son inquiétude quant aux conséquences que les activités extractives pourraient avoir sur les communautés et l'environnement. L’Évêque de Chitré, Rafael Valdivieso, a rappelé que les Évêques avaient entendu aussi bien des experts que des représentants des entreprises minières et que la préoccupation demeurait quant aux effets que ces projets pourraient avoir sur les populations des territoires concernés. « Tout ce qui met en danger la santé et la vie humaine représente un risque grave », a déclaré l’Évêque, faisant référence aux dangers liés à l’activité minière. Mgr Valdivieso a par ailleurs réaffirmé que la position de l’épiscopat ne répondait pas à des intérêts politiques ou économiques, mais découlait de la défense de la personne et de la recherche du bien commun.<br /><br />La position exprimée par l’Évêque s’inscrit dans la lignée de la lettre pastorale « Querida Panamá », publiée en 2024 par la Conférence épiscopale panaméenne, dans laquelle les Évêques invitaient à écouter « le cri de la terre et des peuples », en promouvant une vision de l’écologie intégrale et en plaçant le bien commun comme critère fondamental dans les décisions concernant le développement du pays.<br /><br />Défendre ceux qui défendent le territoire<br /><br />Le cas du Honduras met en lumière l’un des aspects les plus douloureux des conflits liés à la défense du territoire : la violence à l’encontre de ceux qui protègent les biens communs et accompagnent les communautés les plus vulnérables.<br />La mort de Juan Antonio López, délégué de la Parole de Dieu, agent pastoral et défenseur de la Maison commune, a profondément marqué l’Église hondurienne et a également été rapportée par l’Agence Fides . López est devenu une figure de référence d’une pastorale qui considère la sauvegarde de la Création comme une expression concrète du regard sur la réalité éclairé par la foi chrétienne. Pour de nombreuses communautés ecclésiales d’Amérique latine, l’écologie intégrale ne constitue pas un programme étranger à la mission de l’Église, mais fait partie intégrante de l’annonce de l’Évangile et de l’option préférentielle pour les plus vulnérables.<br />La violence à l’encontre des défenseurs du territoire continue de susciter de vives inquiétudes dans le pays. Après l’assassinat de plusieurs paysans en mai 2026 à Rigores, dans le département de Colón, la Conférence épiscopale du Honduras a exprimé sa « profonde tristesse et son indignation », rappelant que « chaque victime est une personne créée à l’image et à la ressemblance de Dieu ». Les Évêques ont condamné ces épisodes de violence et ont appelé à œuvrer pour l’instauration de « la justice, la vérité et la paix ».<br />Le Réseau Églises et Mines a rappelé que la région du Bajo Aguán, « terre du ministre de la Parole Juan Antonio López », est devenue une zone où ceux qui défendent le territoire sont exposés à de graves menaces. Selon l’organisation, les décès enregistrés dans la région mettent en évidence « un problème aux racines structurelles qui engendre pauvreté, inégalités, violence, impunité et absence de l’État ». Pour l’Église, la défense de la Maison commune passe nécessairement par la défense de ceux qui s’engagent en sa faveur, en particulier de ceux qui accompagnent leurs communautés à la lumière de la foi et de l’engagement en faveur de la dignité humaine.<br /><br />L’eau, bien commun<br /><br />En Équateur, la communauté ecclésiale s’engage dans la défense de l’eau, des territoires communautaires et des droits des populations vivant dans des zones concernées par des projets d’extraction.<br />L’un des cas les plus significatifs est celui d’Intag, dans la province d’Imbabura, où les communautés paysannes se sont opposées à la mise en œuvre de projets miniers en raison de leurs impacts potentiels sur un territoire considéré comme d’une grande richesse écologique. Après des mois de mobilisation communautaire, en juin 2026, l’entreprise Semperterra a retiré ses engins de la zone. Dans ce contexte, Geovanni Paz, Evêque de Latacunga, a exprimé sa solidarité avec les communautés et a déclaré : « Je suis très heureux de l’organisation dont fait preuve Intag pour défendre son territoire. Il faut continuer à défendre les droits de l’homme et les droits de la nature ».<br />La défense de ces territoires s’inscrit dans l’engagement chrétien en faveur de la sauvegarde de la Création et de la protection des communautés les plus vulnérables. En effet, le développement économique ne peut être dissocié de la protection des écosystèmes, de l’accès à l’eau et de la participation des populations locales aux décisions concernant leurs territoires.<br />Le Réseau Églises et Mines a lui aussi souligné que les conflits liés à l’activité minière en Équateur révèlent une problématique plus large, liée à la pollution environnementale, à la contamination des ressources en eau et aux tensions sociales générées par certains projets d’extraction. Pour la communauté ecclésiale, ces conflits soulèvent une question plus profonde : quel modèle de développement peut garantir une vie digne aux générations actuelles et futures ?<br /><br />Quand le territoire interpelle la pastorale de l'Église<br /><br />En République dominicaine également, la défense de l’eau est devenue l’une des principales sources de préoccupation face à l’avancée des projets miniers.<br />L’Église dominicaine, par l’intermédiaire de la Pastorale de l’écologie et de l’environnement et de la Conférence épiscopale dominicaine, a exprimé sa solidarité avec les communautés engagées dans la défense de la Cordillère centrale et de la Cordillère septentrionale, soulignant que l’eau constitue un droit humain fondamental et un critère essentiel pour évaluer la durabilité de tout projet minier.<br />Cette préoccupation s’est manifestée avec une acuité particulière en mai 2026, lorsque plusieurs prêtres ont accompagné des milliers de personnes lors d’une marche vers la ville de Santiago de los Caballeros pour défendre la Cordillère du Nord, considérée comme une importante réserve d’eau pour de nombreuses communautés paysannes. Parmi les participants figuraient les prêtres Ramón Ramos et Rogelio Cruz, qui ont réaffirmé avec force que « la vie ne se négocie pas » et ont demandé que les décisions concernant les territoires impliquent également les communautés qui y vivent.<br />La présence des prêtres aux côtés des fidèles met en lumière une approche pastorale qui se répète sur tout le continent : savoir écouter et accompagner, en discernant avec les populations la manière d’agir face aux conséquences des décisions économiques et environnementales qui ont un impact direct sur leur vie réelle et quotidienne.<br /><br />Protection de la Création et attention particulière aux pauvres<br /><br />De l’Amérique centrale aux Andes et aux Caraïbes, les témoignages recueillis témoignent d’une même sollicitude pastorale : les conflits liés à l’activité minière ne se résument pas à des débats sur les ressources naturelles, mais concernent des personnes concrètes, des communautés, des cultures et des territoires. Dans cette démarche, les Églises d’Amérique latine réaffirment que la sauvegarde de la Création fait partie intégrante de l’annonce de l’Évangile. L’option préférentielle pour les plus vulnérables et la sauvegarde de la Maison commune sont deux dimensions indissociables.<br />De l’Amérique centrale aux Andes et aux Caraïbes, les témoignages recueillis témoignent d’une même sollicitude pastorale : les conflits liés à l’activité minière ne se résument pas à des débats sur les ressources naturelles, mais concernent des personnes concrètes, des communautés, des cultures et des territoires. Dans cette démarche, les Églises d’Amérique latine réaffirment que la sauvegarde de la Création fait partie intégrante de l’annonce de l’Évangile. L’option préférentielle pour les plus vulnérables et la sauvegarde de la Maison commune sont deux dimensions indissociables.<br /><br />Thu, 09 Jul 2026 15:47:46 +0200AFRIQUE/NIGÉRIA - Le curé de Saint-Joseph-Kutaho : le catéchiste Victor Paul a été enlevé et assassiné ; il venait tout juste de nous rejoindre pour annoncer l'Évangilehttps://fides.org/fr/news/77912-AFRIQUE_NIGERIA_Le_cure_de_Saint_Joseph_Kutaho_le_catechiste_Victor_Paul_a_ete_enleve_et_assassine_il_venait_tout_juste_de_nous_rejoindre_pour_annoncer_l_Evangilehttps://fides.org/fr/news/77912-AFRIQUE_NIGERIA_Le_cure_de_Saint_Joseph_Kutaho_le_catechiste_Victor_Paul_a_ete_enleve_et_assassine_il_venait_tout_juste_de_nous_rejoindre_pour_annoncer_l_Evangilepar Antonella Prenna<br /><br />Kaduna - « Le catéchiste Victor Paul a été affecté à notre paroisse Saint-Joseph le 31 janvier 2026 pour y commencer son premier apostolat au sein de l’Archidiocèse. Il était accompagné de son épouse enceinte et d’un autre de leurs enfants. Toute la communauté, tant catholique que baptiste, les a accueillis avec beaucoup de joie et de chaleur. À leur arrivée, les femmes de la communauté ont organisé une rencontre fraternelle et leur ont dédié un chant de bienvenue. Nous avons ensuite préparé un repas, que nous avons partagé ensemble en l’accompagnant de nos boissons traditionnelles, et nous avons prié pour que son séjour et son ministère au sein de notre communauté soient sereins, fructueux et riches en bénédictions. » C’est le témoignage du père Linus Bobai, curé de Saint-Joseph à Kutaho, dans l’Archidiocèse de Kaduna, situé dans la zone d’administration locale de Kagarko, transmis à l’Agence Fides par l’intermédiaire du chancelier de l’Archidiocèse, le père Christian Okewu Emmanuel. Le père Linus a raconté l’histoire du catéchiste, Victor Paul, qui a été tué avec d’autres victimes qui avaient été enlevées le 9 février 2026 .<br /><br />« Victor Paul était considéré comme l’assistant des prêtres de la communauté, tant par les catholiques que par les baptistes. Tout le monde l’estimait. Jusqu’à ce que, le 9 février, un groupe de bandits fasse irruption dans notre communauté », poursuit le père Linus. « Malheureusement, lui, ainsi que sa femme enceinte et son fils, figuraient parmi les personnes enlevées. Cette même nuit, certaines des victimes ont supplié les bandits d’épargner le catéchiste et sa famille, expliquant qu’ils venaient tout juste d’arriver et qu’il était leur catéchiste. Les bandits ont toutefois refusé et ont insisté pour les emmener avec eux, affirmant que c’était précisément parce qu’ils étaient des visiteurs qu’ils les emmèneraient avec eux. »<br /><br />« Le 5 avril 2026, conformément aux exigences des ravisseurs, un paiement a été effectué en vue de la libération de tous les otages. En réalité, nous n’avons retrouvé que l’épouse du catéchiste, leur fils et d’autres femmes accompagnées de leurs enfants, qui ont été libérés ce jour-là même. Immédiatement après leur libération, nous les avons tous accompagnés à l’hôpital pour des examens médicaux. Peu après leur admission, l’épouse du catéchiste a donné naissance à un petit garçon. Le nouveau-né se porte bien, tout comme l’autre fils du couple, qui ne cessait toutefois de demander où était son père. Nous sommes donc rentrés dans notre village, mais nous étions profondément marqués par cette expérience : vivre tout cela n’a pas été facile du tout. »<br /><br />« La plupart des membres de notre communauté et de nos paroissiens sont encore profondément bouleversés. Victor Paul était venu parmi nous pour annoncer l’Évangile de Jésus-Christ, et la nouvelle de sa mort, ainsi que celle des autres victimes tuées dans la forêt, a bouleversé tout le monde. Il ne nous restait plus qu’à organiser leurs funérailles. »<br /><br />« Toute la communauté est découragée, mais nous restons unis dans la prière, demandant à Dieu de nous accorder consolation et force. En tant que chrétiens, nous croyons que Dieu connaît la raison de tout ce qui s’est passé. Nous ne voulons blâmer personne ; nous remettons plutôt tout entre Ses mains. Prions pour que Dieu touche le cœur de ceux qui ont causé tant de souffrance et tant de mal à notre communauté. »<br />Thu, 09 Jul 2026 15:28:12 +0200ASIE/PAKISTAN - À Lahore, une Église dynamique, dirigée par l’Archevêque capucin Rehmat, favorise le dialogue, l’espérance et la fraternité, dans l’esprit de Saint Françoishttps://fides.org/fr/news/77911-ASIE_PAKISTAN_A_Lahore_une_Eglise_dynamique_dirigee_par_l_Archeveque_capucin_Rehmat_favorise_le_dialogue_l_esperance_et_la_fraternite_dans_l_esprit_de_Saint_Francoishttps://fides.org/fr/news/77911-ASIE_PAKISTAN_A_Lahore_une_Eglise_dynamique_dirigee_par_l_Archeveque_capucin_Rehmat_favorise_le_dialogue_l_esperance_et_la_fraternite_dans_l_esprit_de_Saint_Francoispar Paolo Affatato<br /><br />Lahore – Au Pakistan, le dialogue interreligieux « n’est pas une option, mais une nécessité ». C’est de cette conviction que part le ministère pastoral de l’Archevêque de Lahore, Khalil Rehmat OFM Cap, frère capucin appelé à diriger l’une des communautés catholiques les plus anciennes et les plus importantes du pays. Nommé par le Pape Archevêque métropolitain de Lahore le 10 mars 2026, Mgr Rehmat a reçu le pallium des mains du Souverain Pontife le 29 juin dernier, lors de la célébration à la basilique Saint-Pierre au cours de laquelle celui-ci a remis cet insigne liturgique à 35 nouveaux Archevêques, nommés au cours de l’année écoulée. En cette année qui marque le huitième centenaire de la mort de Saint François d’Assise , proclamée par le Pape Léon XIV « Année jubilaire franciscaine » – célébrée au Pakistan avec une grande dévotion et marquée par des rencontres interreligieuses –, Mgr Rehmat réinterprète, dans un entretien accordé à l’Agence Fides, le charisme du Saint d’Assise comme une boussole pour orienter la mission de l’Église pakistanaise face aux défis quotidiens, à la sauvegarde de la création, au témoignage évangélique et à la construction de la paix.<br /><br />L'Archidiocèse de Lahore, considéré comme le « diocèse mère » du Pendjab, rassemble plus d'un demi-million de catholiques dans une métropole comptant environ 33 millions d'habitants, en grande majorité musulmans. Ici, la présence chrétienne plonge ses racines dans les missions jésuites du XVIe siècle, puis, depuis la fin du XIXe siècle, elle a été profondément marquée par l’œuvre des Frères Mineurs Capucins, auxquels le diocèse a été confié en 1888. Aujourd’hui, la direction de l’archidiocèse est assurée par un capucin pakistanais, signe de la maturité atteinte par l’Église locale.<br />Selon Rehmat, la spiritualité franciscaine conserve une actualité surprenante et constitue un patrimoine commun aux baptisés : « La spiritualité de Saint François est toujours une source d’inspiration pour tous, non seulement pour ses disciples de la famille franciscaine, prêtres et religieuses, mais aussi pour tous les fidèles », observe-t-il. Le saint d’Assise, souligne-t-il, avait déjà pressenti, il y a huit siècles, le lien de fraternité qui unit les hommes entre eux et les hommes à l’ensemble de la création : « Il invitait l’humanité à considérer cet univers comme notre “maison commune”, et à apprécier chaque être humain et chaque créature comme un frère ou une sœur. Homme simple et au cœur tourné vers Dieu, saint François a montré à l’humanité la voie à suivre pour ne pas sombrer dans une crise des relations humaines – aujourd’hui lourdement marquées par la guerre et la violence – ni dans une crise écologique ».<br /><br />L'héritage franciscain s'inscrit dans la lignée de l'enseignement pontifical sur la sauvegarde de la création : « Le Pape Léon, et avant lui le Pape François dans l'encyclique Laudato si’, soulignent clairement que la Terre Mère est notre maison commune et que nous devons en prendre soin. Nous ne sommes pas les maîtres de cette terre et de ses ressources, nous en sommes les intendants. Et, dans un esprit de partage et de responsabilité, nous sommes appelés à garantir la vie aux générations futures », affirme l’Archevêque.<br />Mais c’est surtout sur le plan des relations entre les communautés religieuses que le témoignage franciscain revêt au Pakistan une valeur concrète et cruciale : « Le dialogue interreligieux n’est pas une option pour nous. C’est une nécessité, c’est un besoin pour nous », explique-t-il, en rappelant l’exemple de Saint François qui rendit visite au sultan et alla dialoguer avec lui. Dans un pays où les chrétiens représentent une infime minorité, « établir au quotidien des relations de confiance avec la majorité musulmane, c’est contribuer à la cohabitation de toute la société », note-t-il.<br />« Le Pakistan est un pays magnifique. Nous aimons ses paysages, sa culture, sa cuisine, ses habitants, et nous recevons tant de bénédictions de notre patrie bien-aimée. Mais les crises et les problèmes existent », reconnaît le frère. C’est pourquoi, ajoute-t-il, « l’ensemble de la conférence épiscopale et les communautés franciscaines accomplissent un travail merveilleux pour construire l’harmonie sociale, la paix et la fraternité ». Cet engagement se poursuit également grâce à l’héritage laissé par des personnalités telles que le père Francis Nadeem OFM Cap, capucin et fer de lance du dialogue interreligieux, décédé en 2020 ; son héritage est aujourd’hui repris par le père Nakash Azam, directeur diocésain du dialogue interreligieux.<br /><br />Les difficultés ne manquent pas dans le contexte social pakistanais. Les chrétiens continuent de subir des discriminations sociales et économiques ; ils restent exposés aux abus liés à la législation sur le blasphème, ainsi qu’aux conversions et aux mariages forcés qui touchent surtout les jeunes filles issues des minorités religieuses. À cela s’ajoutent la pauvreté, l’analphabétisme et la nécessité de maintenir des mesures de sécurité renforcées autour des églises et des quartiers chrétiens.<br />Face à ces défis, Mgr Rehmat indique et choisit la voie de la collaboration avec les institutions et toutes les personnes de bonne volonté : « Nous reconnaissons qu’il existe des problèmes, comme celui des jeunes filles chrétiennes enlevées et données en mariage à des hommes musulmans, ou encore les épisodes de violence à l’encontre des chrétiens. Mais dans le pays, les institutions, les responsables politiques, les organisations sociales, les chefs religieux islamiques et de nombreuses personnes ordinaires reconnaissent ce défi, nous soutiennent et croient en la justice. C’est pourquoi nous travaillons en étroite collaboration avec les chefs musulmans, qui sont nos frères, et avec les institutions gouvernementales. C’est notre patrie, c’est notre pays. Nous croyons qu’en affrontant ensemble ces problèmes, la situation pourra progressivement s’améliorer, précisément grâce à cet esprit de collaboration qui construit le bien commun. »<br /><br />Malgré les difficultés, ce qui frappe le plus l’Évêque de Lahore, arrivé dans cette ville du Pendjab après ses premières années de ministère épiscopal au sein du Vicariat Apostolique de Quetta, c’est la vitalité de la communauté catholique : « Ici, la foi est vivante, elle est très forte. Mais je tiens à souligner qu’il n’y a pas une seule Église au Pakistan qui ne soit pas jeune. Nous sommes une communauté dynamique, sur laquelle le Seigneur veille avec bienveillance et qu’il comble de dons », affirme-t-il. Les jeunes de moins de 30 ans représentent environ 60 % de la population pakistanaise et, selon les Évêques du Pakistan, constituent également environ 60 % de la communauté chrétienne. Dans les diocèses pakistanais, les jeunes sont particulièrement présents – rappelle l’Archevêque – « dans la liturgie et l’animation des célébrations, dans les groupes bibliques et de prière, dans les activités de la Caritas et du bénévolat, dans les programmes de dialogue interreligieux, en s’engageant dans les mouvements de jeunesse diocésains et nationaux ». « La présence d’enfants, d’adolescents et de jeunes familles est l’un des signes les plus évidents de la vitalité de l’Église pakistanaise et constitue une source d’espoir pour l’avenir », souligne-t-il.<br />Dans un pays où les chrétiens forment une petite communauté – poursuit-il –, le témoignage de l’Église de Lahore continue de s’exprimer à travers le service, le dialogue et la fraternité. Dans l’esprit de saint François, réaffirme l’Archevêque, « la paix naît de la conviction que chaque personne est un frère ou une sœur et que notre terre appartient à tous ». Dans cet esprit de prédication et de pratique de la paix, l’Église continue de servir la société à travers des écoles, des universités, des établissements de santé, des programmes de formation professionnelle et les initiatives humanitaires de Caritas, qui profitent aux citoyens de toutes confessions. « L’œuvre d’éducation – rappelle l’archevêque – reste le principal outil pour briser le cercle vicieux de la pauvreté et de la marginalisation ».<br /><br />En évoquant son ministère épiscopal, qui a débuté dans le diocèse de Quetta et se poursuit aujourd’hui à Lahore, l’Archevêque confie sa mission à Dieu dans l’esprit du Magnificat : « Je tiens à remercier Dieu, comme le fait Marie dans le Magnificat, pour le bien qu’il m’a fait, à moi et à toute la communauté. Le Seigneur a fait pour nous de grandes choses, et son nom est saint ». Et il conclut : « Je m’engagerai de toutes mes forces à servir l’Archidiocèse de Lahore de tout mon cœur, en communion collégiale avec les autres Évêques et dans l’obéissance au Pape. Je suis ici pour veiller sur la foi du peuple de Dieu. Ma priorité est la pastorale des fidèles : célébrer pour eux et avec eux les sacrements, nourrir l’espérance, encourager la charité et inciter mes prêtres à œuvrer dans l’unité ».<br /><br />Thu, 09 Jul 2026 14:41:05 +0200AMÉRIQUE/PÉROU - Nomination du Vicaire Apostolique de Jaén au Pérouhttps://fides.org/fr/news/77913-AMERIQUE_PEROU_Nomination_du_Vicaire_Apostolique_de_Jaen_au_Perouhttps://fides.org/fr/news/77913-AMERIQUE_PEROU_Nomination_du_Vicaire_Apostolique_de_Jaen_au_PerouCité du Vatican - Le Saint-Père a nommé Vicaire Apostolique du Vicariat Apostolique de Jaén au Pérou le Père Juan Carlos Morante Buchhammer, S.J., jusqu’à présent supérieur de la Maison Saint-Ignace-de-Loyola de Piura.<br />Mgr Juan Carlos Morante Buchhammer, S.J., est né le 25 janvier 1958 à Piura . Il a obtenu une licence en génie industriel à l’Universidad Nacional de Ingeniería de Lima, une licence en philosophie à l’Université Pontificale Catholique du Pérou et une licence en théologie à la Jesuit School of Theology de Berkeley, en Californie.<br />Il a été ordonné prêtre le 31 juillet 1992 et a prononcé ses vœux solennels au sein de la Compagnie de Jésus le 30 mai 2000 à Lima.<br />Il a occupé les fonctions suivantes et poursuivi ses études : doctorat en philosophie à l’Université Pontificale de Comillas à Madrid ; professeur de philosophie à l’École supérieure de pédagogie, de philosophie et de lettres Antonio Ruiz de Montoya et directeur exécutif de l’Institut de philosophie, de sociologie et de politique ; membre de l’Équipe jésuite latino-américaine de réflexion philosophique ; conseiller et consulteur de la province péruvienne des jésuites ; supérieur de la Maison Virgen de Nazaret, à El Agustino, Lima ; Professeur , doyen de la faculté de philosophie et recteur à l’université Antonio Ruiz de Montoya ; supérieur de la maison San Francisco de Borja, à Lima ; supérieur provincial de la Compagnie de Jésus au Pérou ; Professeur et responsable de l’Unidad Académica de l’École supérieure de pédagogie Víctor Andrés Belaunde, à Jaén ; Supérieur de la Maison Saint-Ignace-de-Loyola de Piura et coordinateur des Plataformas Territoriales de Piura et Chiclayo .<br /> Thu, 09 Jul 2026 14:32:41 +0200AFRIQUE/ALGÉRIE - L'abstention l'emporte une nouvelle fois aux urnes en Algériehttps://fides.org/fr/news/77910-AFRIQUE_ALGERIE_L_abstention_l_emporte_une_nouvelle_fois_aux_urnes_en_Algeriehttps://fides.org/fr/news/77910-AFRIQUE_ALGERIE_L_abstention_l_emporte_une_nouvelle_fois_aux_urnes_en_AlgerieAlger - Comme en 2021, le taux de participation aux dernières élections législatives en Algérie, qui se sont tenues le 2 juillet dernier, a été très faible. Par rapport à il y a cinq ans, où environ 23 % des électeurs inscrits s’étaient rendus aux urnes, cette année, seuls 21 % des plus de 24 millions 700 mille électeurs potentiels se sont présentés aux bureaux de vote.<br /><br />Ce dernier scrutin législatif était le deuxième organisé depuis que la scène politique est dominée par le mouvement de protestation du Hirak, qui, en 2019, avait rassemblé des foules dans les rues du pays et provoqué la fin du mandat présidentiel d’Abdelaziz Bouteflika, au pouvoir depuis vingt ans. Abdelmadjid Tebboune a été élu à sa place, puis reconduit à la présidence en 2024.<br /> <br />Au cours de ces dernières années, des groupes d’opposition ont dénoncé des restrictions imposées aux activités des partis politiques et des organisations sociales.<br />La campagne électorale en vue de ces élections a été marquée par l’exclusion de plus de 3 700 candidats, tandis que 10 000 d’entre eux ont vu leur candidature approuvée, rapporte la chaîne Al Jazeera.<br /><br />Le gouvernement a justifié l’exclusion de plus d’un quart des candidatures par l’existence d’un conflit d’intérêts ou d’« activités suspectes », en appliquant un amendement constitutionnel adopté en avril 2026 visant à prévenir l’influence de financements illicites sur la vie politique. Ces exclusions ont été généralisées : elles n’ont pas concerné uniquement les partis pouvant être considérés comme d’opposition, tels que le Front des forces socialistes – qui a de nouveau participé après son absence en 2021 – ou le Mouvement islamique de la société de la paix , mais aussi des partis considérés comme proches de l’establishment, tels que le Front de libération nationale et le Parti national démocratique .<br /><br />Au cours de la campagne électorale, le fait le plus marquant a sans doute été le scepticisme et l’apathie qui en a découlé chez l’électorat à l’égard de la classe politique, un phénomène particulièrement répandu chez les moins de quarante ans, qui représentent plus de 50 % de la population totale du pays. Pour toucher cette part considérable de la population, de nombreux candidats aux élections ont eu recours à des méthodes « alternatives » aux traditionnels meetings de campagne, comme des rencontres sur les marchés ou dans les cafés, sans rassembler de grandes foules. Ces méthodes, bien que largement utilisées, n’ont pas permis de surmonter ce problème, comme en témoigne la faible participation aux élections.<br /><br />Les élections ont été remportées par le Front de libération nationale, qui a obtenu nonante sièges, soit huit de moins qu'en 2021. Le deuxième parti le plus voté a été le Regroupement national démocratique , qui, avec soixante-treize sièges , est le parti qui en a gagné le plus, suivi du Front EL Moustakbal, qui a remporté cinquante-neuf sièges, soit onze de plus que lors des élections précédentes. Parmi les partis d’opposition, le MSP a perdu vingt-deux sièges, en obtenant quarante-trois, et le FFS en a obtenu douze.<br /><br />Les urnes devraient faire émerger une majorité composée de partis favorables à la présidence de Tebboune. Cela pourrait conduire à une plus grande convergence autour du programme de réformes économiques et politiques de la « Nouvelle Algérie », lancé par le président sortant au cours de son premier mandat. Ce programme vise à réformer le pays sur les plans institutionnel et économique, mais au cours de ces sept dernières années, peu de progrès ont été réalisés dans cette voie, ce qui explique, au moins en partie, l’apathie électorale. <br />Thu, 09 Jul 2026 07:39:09 +0200ASIE/PAKISTAN - La communauté catholique en première ligne contre les abus sur mineurs, « pour promouvoir la dignité et la protection des enfants », déclare Mgr Arshadhttps://fides.org/fr/news/77906-ASIE_PAKISTAN_La_communaute_catholique_en_premiere_ligne_contre_les_abus_sur_mineurs_pour_promouvoir_la_dignite_et_la_protection_des_enfants_declare_Mgr_Arshadhttps://fides.org/fr/news/77906-ASIE_PAKISTAN_La_communaute_catholique_en_premiere_ligne_contre_les_abus_sur_mineurs_pour_promouvoir_la_dignite_et_la_protection_des_enfants_declare_Mgr_ArshadIslamabad - Une « Année des enfants », ponctuée de rencontres, de célébrations, de manifestations et de prières visant à protéger l’enfance, à la promouvoir et à la replacer au centre de l’attention sociale et pastorale, dans un contexte où les enfants sont utilisés, exploités et victimes d’abus. C’est ainsi que Mgr Joseph Arshad, Évêque du diocèse d’Islamabad-Rawalpindi, a expliqué à l’Agence Fides les objectifs et les raisons de cette année spéciale que vit actuellement la communauté catholique du nord du Pakistan. <br />« La protection de l’enfance est cruciale », a-t-il déclaré, exprimant « une profonde inquiétude face au nombre croissant de cas d’abus sur mineurs dans la société ». « Le problème des abus sexuels sur mineurs au Pakistan reste un fléau très répandu et nécessite une attention urgente : en 2025 – a-t-il indiqué, citant les chiffres du rapport « Cruel Numbers » publié par l’ONG pakistanaise « Sahil », qui suit quotidiennement le phénomène à l’échelle nationale – on a enregistré une augmentation alarmante de 8 % des signalements, avec 3 630 cas de violence avérés, soit une moyenne de plus de neuf enfants victimes d’abus par jour ». Selon les données rapportées, les délits les plus courants sont l’enlèvement et le viol. Les filles représentent 53 % des victimes, tandis que les enfants âgés de 11 à 15 ans sont les plus vulnérables.<br />Condamnant fermement les abus commis à l’encontre des mineurs constatés dans différentes régions du Pakistan, « nous exprimons, en tant que communauté catholique, notre profonde douleur, notre consternation et notre inquiétude, et nous soulignons la peur grandissante qui règne parmi les parents, les enfants et les communautés », a déclaré Arshad. Évoquant le cas tragique et récent de la petite Muntaha Zahra, une fillette de sept ans issue d’une famille musulmane originaire de Sargodha, enlevée en juin dernier et tuée après avoir subi d’horribles mauvais traitements et tortures – une affaire qui a profondément bouleversé la société –, Arshad a affirmé que cette « brutalité à l’encontre d’une enfant innocente est un crime qui blesse la conscience de toute la nation », rappelant des cas similaires signalés à Karachi, à Swat et dans différentes régions du pays.<br />« Les crimes contre les enfants comptent parmi les atteintes les plus honteuses et les plus intolérables à la dignité humaine. Aucune société ne peut se dire juste, pacifique ou civilisée tant que ses enfants vivent sous la menace, dans la peur et l’insécurité. Les enfants sont un don sacré de Dieu et doivent être protégés avec le plus haut niveau de responsabilité morale, sociale, juridique et institutionnelle », a-t-il déclaré. L’Archevêque exhorte le gouvernement pakistanais, les forces de l’ordre, les services de protection de l’enfance et toutes les institutions compétentes « à prendre des mesures immédiates, rigoureuses, transparentes et exemplaires à l’encontre des individus impliqués dans ces crimes », en demandant que « les auteurs d’abus sur mineurs soient traduits en justice sans délai et que le silence, la négligence ou la non-application des lois ne soient pas tolérés ».<br />C’est dans ce contexte et pour ces raisons que la communauté catholique d’Islamabad-Rawalpindi a consacré l’année 2026 à l’enfance et célèbre actuellement l’Année des Enfants. Cela exprime « l’engagement solennel de l’Église à promouvoir la dignité, la protection, l’éducation, la formation et le bien-être global des enfants ». La communauté diocésaine, dans toutes ses composantes telles que les paroisses, les écoles et les associations, « continuera à sensibiliser et à encourager les familles, les écoles, les paroisses et les communautés à collaborer pour la sécurité et le développement de chaque enfant ».<br />Arshad a lancé un appel aux parents, aux enseignants, aux chefs religieux, aux médias, à la société civile et à tous les citoyens afin qu’ils « reconnaissent leur responsabilité dans la protection des enfants », invitant les parents à « rester vigilants, à établir une relation de confiance avec leurs enfants, à les écouter attentivement et à les guider en matière de sécurité personnelle ». « La société devrait rejeter le silence, la peur, la stigmatisation et l’indifférence, et doit signaler tout cas suspect d’abus aux autorités compétentes », a-t-il souhaité.<br />« Toutes les personnes de bonne volonté, quelle que soit leur religion – a-t-il déclaré –, sont appelées à devenir des ambassadeurs de paix, de protection et d’espoir pour le Pakistan. La sécurité des enfants n’est pas seulement une question familiale, mais une responsabilité morale nationale ». Et il a conclu : « Nos enfants bien-aimés méritent une société dans laquelle ils puissent vivre sans crainte, grandir dans la dignité et envisager l’avenir avec espoir, et nous devons tous travailler ensemble et contribuer au bien-être de nos enfants ».<br />L'abus des mineurs au Pakistan constitue une urgence sociale chronique et en constante augmentation, aggravée par les tabous culturels, la pauvreté et la faiblesse du système judiciaire. Les experts de l'ONU et les ONG locales s'accordent à dire que ce phénomène est largement sous-estimé, car la plupart des cas d'abus au sein de la famille ou de la communauté ne sont pas signalés, par crainte du déshonneur social ou en raison de menaces.<br /> Wed, 08 Jul 2026 14:52:42 +0200L'Assemblée plénière de la FABC réunira à Jakarta plus de 120 responsables des Églises asiatiqueshttps://fides.org/fr/news/77905-L_Assemblee_pleniere_de_la_FABC_reunira_a_Jakarta_plus_de_120_responsables_des_Eglises_asiatiqueshttps://fides.org/fr/news/77905-L_Assemblee_pleniere_de_la_FABC_reunira_a_Jakarta_plus_de_120_responsables_des_Eglises_asiatiquespar le père John Mi Shen*<br /><br />Jakarta - Plus de 120 responsables ecclésiaux venus de toute l’Asie se réuniront à Jakarta, en Indonésie, du 20 au 26 juillet 2026, à l’occasion de la XIIe Assemblée plénière de la Fédération des conférences épiscopales d’Asie .<br /><br />Organisée par l’archidiocèse de Jakarta à l’hôtel Mulia Senayan, l’Assemblée aura pour thème : « Conversion synodale et mission pour être des ponts et des bâtisseurs de ponts en Asie », et s’inspirera du verset évangélique : « Tu verras des choses plus grandes encore que celles-ci » .<br /><br />Parmi les participants figureront des évêques venus de toute l’Asie, des représentants du Saint-Siège, des secrétaires des services de la FABC, des théologiens et des experts en pastorale. Au cours de la semaine, ils seront unis dans la prière, le dialogue et le discernement pour réfléchir à la mission future de l’Église en Asie.<br /><br />La liturgie eucharistique d’ouverture, le 21 juillet, sera présidée par le Cardinal Oswald Gracias, envoyé spécial du Pape Léon XIV. Le Cardinal Filipe Neri Ferrão, président de la FABC, prononcera le discours d’ouverture, tandis que le Cardinal Luis Antonio Tagle, Pro-préfet du Dicastère pour l’Évangélisation , animera une journée de prière et de retraite sur la spiritualité synodale.<br /><br />L’Assemblée prévoit également des interventions principales confiées à Mgr Tomáš Halík et à Mme Choong Pui Yee, ainsi que des débats régionaux et des sessions de « Conversation dans l’Esprit » sur les principales urgences et opportunités auxquelles l’Église en Asie est confrontée.<br />Le 25 juillet, les participants recevront un message du Pape Léon XIV, avant d’examiner le projet de message final de l’Assemblée et le cadre de mise en œuvre. L’Assemblée plénière s’achèvera le 26 juillet par l’adoption du message final, suivie de la messe de clôture à la cathédrale Notre-Dame-de-l’Assomption à Jakarta et d’une visite à la mosquée Istiqlal voisine en passant par le « Tunnel de l’amitié », symbole de l’engagement de l’Indonésie en faveur de l’harmonie interreligieuse.<br /><br />En ma qualité de Secrétaire exécutif du Bureau pour la communication sociale de la FABC, je considère cette Assemblée plénière comme bien plus qu’une simple rencontre ecclésiale importante. C’est un moment où les Églises d’Asie peuvent s’écouter mutuellement, discerner ensemble et renouveler leur engagement missionnaire commun. À travers le ministère de la communication, nous souhaitons accompagner ce cheminement de foi et rendre ses réflexions et ses fruits accessibles aux catholiques du continent et au-delà, en favorisant une plus grande communion, une plus grande participation et une mission plus intense.<br /><br /><br />* Secrétaire exécutif du Bureau des communications sociales de la Fédération des conférences épiscopales d'Asie Wed, 08 Jul 2026 14:45:12 +0200AFRIQUE/SOUDAN DU SUD - Nouvelles violences intercommunautaires dans l'État de Warrap : 19 morts et 14 blesséshttps://fides.org/fr/news/77907-AFRIQUE_SOUDAN_DU_SUD_Nouvelles_violences_intercommunautaires_dans_l_Etat_de_Warrap_19_morts_et_14_blesseshttps://fides.org/fr/news/77907-AFRIQUE_SOUDAN_DU_SUD_Nouvelles_violences_intercommunautaires_dans_l_Etat_de_Warrap_19_morts_et_14_blessesJuba – Le bilan des affrontements qui ont éclaté dans le sud du comté de Tonj, à environ 200 kilomètres de la capitale Juba, s'élève désormais à 19 morts et 14 blessés. Selon la presse locale, ces violences s’inscrivent dans un contexte de tensions intercommunautaires croissantes, aggravées par le climat politique à l’approche des élections prévues en décembre 2026 et par la crise humanitaire persistante qui frappe le pays.<br />Les autorités de l’État de Warrap ont indiqué que les affrontements avaient commencé aux premières heures du lundi 6 juillet. « Nous avons reçu un signalement vers 5 heures du matin de la part des autorités du comté de Tonj-Sud, selon lequel un groupe de criminels avait attaqué la communauté de Manyangok, en prenant pour cible les villages d’Ajiwel et de Manyin. Les affrontements ont fait des victimes dans les deux camps », a déclaré à la presse locale le ministre de l’Information de l’État de Warrap. Selon le ministre, un nombre indéterminé d’habitations a été entièrement détruit par les flammes lors des attaques, laissant de nombreuses familles sans abri.<br />Les autorités attribuent ces nouvelles violences à la spirale d'attaques et de représailles qui touche la région depuis fin 2025. « Le conflit entre les communautés dure depuis fin 2025 et pourrait être lié à cette spirale persistante d'attaques et de représailles. Toutefois, cet épisode le plus récent nécessite une enquête indépendante », a ajouté le ministre.<br />Afin d'endiguer l'escalade de la violence, le gouvernement de l'État de Warrap a déployé les Forces de défense du peuple du Soudan du Sud , appuyées par la police et d'autres forces de sécurité, dans le but de rétablir l'ordre dans la zone touchée par les affrontements.<br /> <br />Wed, 08 Jul 2026 14:37:52 +0200EUROPE/GRÈCE - Nomination du nouveau directeur des Œuvres Pontificales Missionnaireshttps://fides.org/fr/news/77908-EUROPE_GRECE_Nomination_du_nouveau_directeur_des_OEuvres_Pontificales_Missionnaireshttps://fides.org/fr/news/77908-EUROPE_GRECE_Nomination_du_nouveau_directeur_des_OEuvres_Pontificales_MissionnairesCité du Vatican - Le Cardinal Luis Antonio G. Tagle, Pro-Préfet du Dicastère pour l'Évangélisation , a nommé, le 25 mai 2026, le père Jean Varthalitis, prêtre de l’Archidiocèse d’Athènes, directeur des Œuvres Pontificales Missionnaires en Grèce pour une période de cinq ans .<br />Le père Varthalitis est né en 1985 ; de 2003 à 2009, il a étudié au Séminaire régional pontifical des Pouilles, dans la ville de Molfetta. Il a achevé ses études à la faculté de théologie des Pouilles en obtenant la licence en théologie à l’Institut théologique « Regina Apuliae ».<br />De septembre 2009 à octobre 2010, il a effectué une année de formation pastorale dans les paroisses de Santa Maria Veterana à Triggiano et de Santa Teresa à Kypseli, à Athènes. Ordoné prêtre en 2012 dans la cathédrale Saint-Denis d’Athènes, il a occupé le poste de curé de la paroisse de l’Annonciation du Seigneur à Kalithea , puis celui de vicaire paroissial de la cathédrale Saint-Denis de 2012 à 2015 et de 2023 à aujourd’hui. Parmi les fonctions qui lui ont été confiées figurent également celles de chancelier archiépiscopal et de responsable des archives diocésaines, de maître des célébrations liturgiques et de président de la Commission catéchétique. La Conférence épiscopale grecque l’a par ailleurs nommé membre de la Commission pour le catéchisme et membre de la Commission pour le culte divin. Il est président de l’association « SKEKE », qui regroupe le clergé diocésain de Grèce, et a été responsable des cérémonies lors de la visite du Pape François en Grèce en 2021.<br /> <br /><br /><br /><br />Wed, 08 Jul 2026 14:34:02 +0200Le trésor caché de la Papouasie-Nouvelle-Guinée : la sagesse des missionnaires âgéshttps://fides.org/fr/news/77909-Le_tresor_cache_de_la_Papouasie_Nouvelle_Guinee_la_sagesse_des_missionnaires_ageshttps://fides.org/fr/news/77909-Le_tresor_cache_de_la_Papouasie_Nouvelle_Guinee_la_sagesse_des_missionnaires_agespar Marie-Lucile Kubacki<br /><br />Port Moresby - Le père Christian Sieland, directeur des Œuvres Pontificales Missionnaires en Papouasie-Nouvelle-Guinée, est le fils d’un missionnaire laïc allemand qui a vécu sa vocation apostolique pendant plus de deux décennies aux côtés de prêtres et de religieux. Reconnaissant avec gratitude la grande valeur de sa première expérience en tant que jeune volontaire en Papouasie-Nouvelle-Guinée et de son contact direct avec des missionnaires venus de différents pays, le père Christian participe aujourd’hui à l’aventure d’une Église locale en transition, passant d’une « dépendance missionnaire » à une pleine prise de responsabilité, en favorisant une inculturation renouvelée de l’Évangile. <br />Dans ce contexte, son récent voyage, entrepris pour rendre visite aux missionnaires âgés qui ont œuvré sur sa terre et vivent aujourd’hui dans des maisons de retraite de certains pays européens, devient à la fois un geste de gratitude et une leçon vivante : en rendant hommage à ceux qui ont été les premiers à témoigner de la foi, il invite les nouvelles générations à se souvenir de leurs racines, à préserver leur patrimoine culturel et à laisser l’Évangile s’enraciner toujours plus profondément dans la vie de son peuple.<br /><br />Ces derniers temps, vous avez rendu visite à des missionnaires âgés qui ont œuvré pendant de nombreuses années en Papouasie-Nouvelle-Guinée. Qu'est-ce qui vous a le plus marqué dans la façon dont ils perçoivent aujourd'hui leur mission ?<br /><br /> -Oui, après l’Assemblée générale des OPM, je me suis rendu aux Pays-Bas et en Allemagne pour rendre visite à certains de nos missionnaires néerlandais et allemands à la retraite, dans leurs maisons de retraite. Je me suis rendu à Teteringen, aux Pays-Bas, pour les missionnaires néerlandais, et à Steyl, toujours aux Pays-Bas, pour les missionnaires allemands. Ces missionnaires appartiennent à la Société du Verbe Divin et aux Sœurs Missionnaires Servantes du Saint-Esprit . Ces deux congrégations ont été fondées par Saint Arnold Janssen et envoyées dans le monde entier. Leurs pionniers sont arrivés en Nouvelle-Guinée en 1896, commençant leur œuvre missionnaire le long des zones côtières, avant de s’enfoncer vers l’intérieur des terres, dans les hauts plateaux centraux. La plupart des missionnaires que j’ai rendus visite aujourd’hui ont entre la fin de la quatre-vingtième et la nonantième année. Mon Évêque émérite, Henk Te Maarssen, SVD, se trouvait à Teteringen lorsque je lui ai rendu visite ; il fêtera ses 93 ans en septembre. Il a passé près de 60 ans en Papouasie-Nouvelle-Guinée — plus de 50 en tant que prêtre et 8 en tant qu’Évêque.<br />En général, ces missionnaires auraient souhaité rester dans les pays où ils exerçaient leur mission et être enterrés sur la terre qu’ils ont servie. Cependant, en raison de la détérioration de leur état de santé et de la disponibilité de soins médicaux spécialisés dans leur pays d’origine, ils ont dû rentrer chez eux. Pourtant, bien qu’ils soient physiquement présents en Europe, leur cœur et leurs pensées restent entièrement en Papouasie-Nouvelle-Guinée. En écoutant leurs récits, il apparaît clairement qu’ils ne regrettent nullement d’avoir choisi la vie missionnaire ; s’ils le pouvaient, ils feraient exactement le même choix, encore et encore. Ce dont ils ne se rendent souvent pas pleinement compte, c’est qu’en évangélisant notre peuple, ils ont également posé les fondements de la nation moderne qu’est la Papouasie-Nouvelle-Guinée, qui compte aujourd’hui 90 % de chrétiens. Ce qui m’a le plus frappé chez eux, c’est leur profonde humilité. Dans de nombreux cas, ils ont accompli un travail missionnaire pionnier — en prêchant, en baptisant et en construisant un vaste réseau d’infrastructures, notamment des paroisses, des écoles et des hôpitaux au service de notre peuple. Et pourtant, ils ne se vantent jamais de leurs réalisations ; ils ont tout fait uniquement pour la gloire de Dieu.<br /><br />Lorsque ces missionnaires chevronnés parlent des personnes et des communautés qu’ils ont accompagnées, quels mots ou quelles images reviennent le plus souvent et que révèlent-ils, selon vous, de leur conception de la mission ?<br /><br />-La première chose que l’on remarque en les écoutant, c’est qu’ils s’identifient à 100 % au peuple et aux communautés de Papouasie-Nouvelle-Guinée, qu’ils ont servis, dans certains cas, pendant plus d’un demi-siècle. Dans leurs réflexions et les souvenirs qu’ils partagent, il y a très peu de négativité. Leurs paroles expriment au contraire un profond respect et, je dirais même, une véritable vénération pour les gens, leurs traditions et leur culture. Leurs expériences missionnaires les ont profondément enracinés dans la réalité, la simplicité et l’humilité. Beaucoup d’entre eux sont arrivés dans les années 50 et 60. À l’époque, ils ont dû apprendre les langues vernaculaires locales à partir de zéro, acquérant ainsi une compréhension très profonde des différentes cultures et traditions de notre pays. J’ai le sentiment que cet esprit missionnaire des origines s’est parfois affaibli chez bon nombre des nouveaux missionnaires qui arrivent aujourd’hui, notamment parce qu’une grande partie du travail de base a déjà été accomplie. Les missionnaires d’aujourd’hui continuent de bâtir sur les fondations posées par ces premiers pionniers, mais l’élan et l’énergie « bruts » de ces premiers explorateurs étaient tout à fait uniques.<br /><br />D'après leur expérience sur le terrain — souvent dans des régions très reculées et difficiles — quelles leçons de patience, de persévérance et d'humilité l'ont particulièrement marquée ?<br /><br />-Lorsque je parle des missionnaires étrangers qui viennent en Papouasie-Nouvelle-Guinée et y restent de quelques années à cinq décennies, je dis souvent qu’ils ont été « contaminés par le virus de la Nouvelle-Guinée ». Ce contact profond avec le pays change une personne à jamais. En tant que pionniers, ils se sont rendus dans les régions les plus reculées où il n’y avait ni routes, ni écoles, ni centres de santé. Ils vivaient au plus près des gens, dormaient dans les villages et mangeaient la nourriture qu’on leur offrait. C’est ainsi qu’ils ont appris que la définition occidentale de la « pauvreté », telle qu’on la trouve dans les dictionnaires, n’a pas de véritable sens dans un pays comme la Papouasie-Nouvelle-Guinée. Bien qu’elle n’ait pas d’argent — et n’en ait pas besoin pour sa survie quotidienne —, la population avait en réalité tout ce qu’il lui fallait. Dieu a béni ce peuple en lui donnant une terre qui subvient à tous ses besoins. Aujourd’hui encore, 90 % des terres appartiennent traditionnellement aux habitants et à leurs tribus ; la terre est le bien le plus précieux qu’un habitant de Papouasie-Nouvelle-Guinée puisse posséder. En travaillant aux côtés de la population, les missionnaires se sont naturellement adaptés à un mode de vie simple et humble. Ce mode de vie était intrinsèquement lié aux systèmes sociaux traditionnels de la Papouasie-Nouvelle-Guinée, qui renfermaient déjà bon nombre des valeurs évangéliques que les missionnaires venaient proclamer. Dieu avait préparé notre peuple depuis des siècles à cette rencontre avec la Parole. C’est pourquoi l’Évangile a été accueilli si facilement et si rapidement : les gens reconnaissaient leurs propres valeurs reflétées dans le message chrétien, mais ils pouvaient désormais les comprendre et les apprécier à la lumière de la foi.<br /><br />À quoi faites-vous référence précisément ?<br /><br />-La patience, la persévérance et l’humilité sont véritablement les trois vertus forgées par des décennies d’évangélisation. Quitter le soi-disant « monde civilisé » pour s’immerger dans une société tribale dotée d’une structure sociale complexe exige ces trois qualités ; sans elles, on ne peut jamais véritablement toucher le cœur des gens. La patience et l’humilité font naître une profonde ouverture d’esprit qui permet au missionnaire d’apprécier véritablement ce qui se trouve devant lui. Il ne s’agit pas d’une « culture primitive de l’âge de pierre », comme de nombreux Occidentaux des premiers temps la décrivaient avec mépris, mais d’une société hautement sophistiquée composée d’un millier de tribus et de cultures différentes. Les missionnaires l’avaient compris. Au cours de mon cheminement aux côtés de notre peuple, la leçon la plus importante qu’ils m’ont enseignée est que le vrai bonheur se trouve dans la simplicité. De cette simplicité découlent naturellement l’humilité et la patience — les clés ultimes pour ouvrir le cœur humain.<br /><br />Ces missionnaires sont arrivés dans un contexte culturel très différent du leur. Comment ont-ils appris à respecter et à valoriser les traditions locales, et quels aspects de leur approche de l'inculturation souhaiteriez-vous transmettre aux nouvelles générations de missionnaires et de prêtres ?<br /><br />-La première condition indispensable est l’ouverture d’esprit. On ne peut être un missionnaire efficace si l’on n’apprécie pas la beauté cachée et la complexité des autres cultures. Aucune culture n’est supérieure à une autre ; chaque culture a plutôt pour fonction d’enrichir les autres. On ne peut arriver dans un pays étranger et condamner les traditions, les usages et les coutumes locales, ni avant ni pendant l’annonce de l’Évangile. Nos premiers missionnaires méritent une grande reconnaissance pour leur approche ouverte. Ils ont consacré du temps à l’étude des cultures et des langues locales, allant jusqu’à compiler des dictionnaires et des grammaires pour des langues qui, jusque-là, n’étaient qu’orales. Ils ont mis en lumière les belles valeurs déjà présentes dans la culture et, en même temps, ont eu le courage de signaler avec douceur lorsque certaines pratiques tribales n’étaient pas compatibles avec l’Évangile. Ce processus d’inculturation s’est développé au fil de nombreuses décennies. Je pense qu’il a porté ses fruits les plus mûrs avec l’émergence de catéchistes formés sur place. Ces catéchistes étaient bien instruits, solidement préparés en théologie et connaissaient en profondeur leurs propres traditions. Ils étaient donc capables d’annoncer efficacement l’Évangile à leur propre peuple, dans leurs langues. Souvent envoyés en avant-garde par les missionnaires étrangers dans des territoires encore inexplorés pour y effectuer le travail de base, ce sont eux qui ont été les meilleurs « traducteurs et interprètes culturels » pour l’Église. <br />Wed, 08 Jul 2026 14:30:51 +0200L'Archidiocèse de Kaduna confirme le décès en détention, des suites de privations et de mauvais traitements, du catéchiste Victor Paul, enlevé en févrierhttps://fides.org/fr/news/77904-L_Archidiocese_de_Kaduna_confirme_le_deces_en_detention_des_suites_de_privations_et_de_mauvais_traitements_du_catechiste_Victor_Paul_enleve_en_fevrierhttps://fides.org/fr/news/77904-L_Archidiocese_de_Kaduna_confirme_le_deces_en_detention_des_suites_de_privations_et_de_mauvais_traitements_du_catechiste_Victor_Paul_enleve_en_fevrierKaduna – La succession incessante d’attaques, d’enlèvements et d’assassinats, qui touche également les communautés chrétiennes, se poursuit.<br /><br />On a appris ces derniers jours que Victor Paul, catéchiste catholique enlevé à son domicile dans le district de Kagarko, dans l’État de Kaduna, est décédé en captivité. L’Archidiocèse de Kaduna l’a confirmé dans un communiqué de presse du 2 juillet dernier, dans lequel on peut lire que quatre autres personnes sont décédées aux côtés du catéchiste.<br /> <br />Victor Paul avait été enlevé avec son épouse enceinte, leur fils – qui a ensuite été tué – et 30 autres personnes lors d’une attaque terroriste perpétrée le 9 février 2026 contre les communautés de Kutaho et de Kugur .<br /><br />Le père Christian Okewu Emmanuel, chancelier de l’Archidiocèse de Kaduna, a déclaré dans un communiqué que le catéchiste avait été gravement torturé et laissé mourir de faim, tandis que les autres avaient été brutalement assassinés par leurs ravisseurs. À l’heure actuelle, le gouvernement de l’État de Kaduna et la direction de la police n’ont pas encore publié de déclaration officielle concernant la mort des victimes.<br /><br />Sur les 30 personnes enlevées en février, pour lesquelles une rançon avait été réclamée, 11 personnes, dont des femmes et des enfants, parmi lesquelles l’épouse du catéchiste, ont été libérées le 5 avril dernier. Par la suite, neuf autres hommes ont été libérés le vendredi 1er mai 2026.<br /><br />« Nous sommes profondément reconnaissants envers Dieu que les quatre hommes restants aient eux aussi retrouvé la liberté le 30 juin 2026. Alors que nous nous réjouissons de leur retour sains et saufs, nos cœurs sont encore remplis de douleur face à la perte tragique de ceux qui ne sont pas revenus vivants », a déclaré le père Emmanuel.<br /><br /> <br /><br /><br /><br />Tue, 07 Jul 2026 04:32:44 +0200AMÉRIQUE/ARGENTINE - « Marcher ensemble dans un esprit missionnaire, c’est améliorer le monde » : Mgr Dante Braida remet à l’honneur la mémoire des quatre martyrs de Lariojahttps://fides.org/fr/news/77903-AMERIQUE_ARGENTINE_Marcher_ensemble_dans_un_esprit_missionnaire_c_est_ameliorer_le_monde_Mgr_Dante_Braida_remet_a_l_honneur_la_memoire_des_quatre_martyrs_de_Lariojahttps://fides.org/fr/news/77903-AMERIQUE_ARGENTINE_Marcher_ensemble_dans_un_esprit_missionnaire_c_est_ameliorer_le_monde_Mgr_Dante_Braida_remet_a_l_honneur_la_memoire_des_quatre_martyrs_de_LariojaLa Rioja – « Cette année, nous commémorons l’assassinat de l’Évêque Enrique Angelelli, des prêtres Murias et Longueville, ainsi que de Wenceslao Pedernera, mari et père. Ce souvenir nous amène à reconnaître le don généreux de leur vie. Aujourd’hui, nous devons puiser à la source de vie et d’enseignements qu’ils nous ont laissée. Ils ont été des témoins de la miséricorde, particulièrement proches et attentifs à ceux qui en avaient le plus besoin ». Dans une note adressée à l’Agence Fides, l’Évêque de La Rioja, Mgr Dante Braida, a partagé une réflexion sur la signification de la commémoration de la mort des martyrs du diocèse argentin, 50 ans après leur assassinat .<br /><br />« Tout comme cette époque avait besoin de martyrs, notre époque a besoin de notre engagement généreux – souligne Mgr Braida, qui est également président de la Pastorale sociale argentine –, pour surmonter la tentation de l’individualisme et trouver du réconfort dans des rêves communs ; pour promouvoir des communautés plus ouvertes et inclusives pour tous ceux qui sont sans espoir dans la vie et qui ont besoin de faire l’expérience de la miséricorde de Dieu à travers des relations simples et empathiques avec les autres ; pour nous encourager à cheminer ensemble dans un esprit de plus grande compréhension et de patience, en nous acceptant mutuellement dans nos différences et en nous valorisant pour nos capacités ; pour promouvoir une vie de prière à tous les âges et dans toutes les situations de vie, et pour trouver le vrai sens de notre existence dans la rencontre avec le Seigneur ».<br /><br />En passant brièvement en revue le profil des quatre martyrs de La Rioja, Braida en souligne les principales caractéristiques. « L’Évêque Enrique Angelelli nous invite à vivre notre foi dans l’histoire qui se déploie dans nos vies d’aujourd’hui et qui continue d’éclairer l’engagement chrétien contemporain. L’héritage des martyrs nous invite à « cultiver la dimension sociale de la foi » et à relever de manière responsable les défis du présent. Les pères Carlos et Gabriele ont mis en pratique la Parole qu’ils avaient entendue dans leur quotidien, dans les aspects simples et ordinaires de chaque jour, au service des autres. Mais ils l’ont également fait d’une voix prophétique lorsqu’il a fallu dénoncer les abus et les menaces qui portaient atteinte à la dignité humaine. Enfin – ajoute Mgr Braida –, je voudrais souligner le message éloquent que transmet la vie du bienheureux martyr Venceslao Pedernera. Il a œuvré sans relâche pour un monde plus juste, dans la formation au mariage et à la famille chrétienne ; dans l’assumation de ses engagements sociaux et, en particulier, dans la recherche de la justice au sein des activités productives qui valorisaient le travail des ouvriers. À la fin de sa vie, cette quête de justice s’est transformée en une généreuse effusion de miséricorde envers ceux qui ne l’avaient pas compris et l’avaient tué. « Pardonnez, pardonnez et ne haïssez pas », tel fut son dernier message, empreint de pure miséricorde, une miséricorde qui est l’expression de la foi mûrie au cours de sa vie. Tous représentent des vocations différentes et chacun, à sa manière, nous enseigne à nous donner entièrement aux autres ; ainsi, le souvenir que nous célébrons aujourd’hui sera sincère. »<br /><br />« Ils ont donné leur vie, non seulement le jour où ils ont été tués, mais aussi à travers leur témoignage quotidien de l’Évangile, en éclairant de sa lumière les différentes situations de la vie et en cherchant à la transformer par une action concrète dans le monde. Leurs vies ont été un témoignage de la manière de vivre l’Évangile au milieu des difficultés et d’aimer Dieu et son prochain de toutes ses forces, en cherchant à les libérer de toute forme d’esclavage et en les guidant vers une vie épanouie en tant que membres d’une communauté et au sein de celle-ci. Ici, sur cette terre de La Rioja, les martyrs ont œuvré pour la paix, fruit de la justice. C’est ici qu’ils ont été persécutés pour avoir vécu leurs missions individuelles, pour avoir pratiqué la justice. Par conséquent, marcher ensemble dans un esprit missionnaire, c’est améliorer le monde, apporter la Bonne Nouvelle à toutes les personnes et à toutes les familles, à tous les secteurs de la société. Cela signifie être des canaux de libération de tout ce qui nous lie et limite notre croissance. »<br /><br />« Quels sont les défis auxquels nous sommes le plus confrontés à l’heure actuelle ? Quelles réalités humaines et sociales ont le plus besoin d’un processus de libération ? Comment grandissons-nous en tant que communauté de prière et comment vivons-nous notre communion ? » Telles sont quelques-unes des questions que l’Évêque de La Rioja adresse, en conclusion, à la communauté de son diocèse, en l’invitant à « chercher ensemble les réponses, en nous écoutant les uns les autres, en dialoguant, en discernant en tant que communauté et en cheminant ensemble dans un esprit missionnaire. Toujours. »<br /><br /> <br />Tue, 07 Jul 2026 12:14:06 +0200AMÉRIQUE/ÉQUATEUR - Une étape importante pour l'Église amazonienne : la première Assemblée ecclésiale de l'Amazonie équatoriennehttps://fides.org/fr/news/77901-AMERIQUE_EQUATEUR_Une_etape_importante_pour_l_Eglise_amazonienne_la_premiere_Assemblee_ecclesiale_de_l_Amazonie_equatoriennehttps://fides.org/fr/news/77901-AMERIQUE_EQUATEUR_Une_etape_importante_pour_l_Eglise_amazonienne_la_premiere_Assemblee_ecclesiale_de_l_Amazonie_equatorienneQuto - Il s’agit sans aucun doute d’un événement important, susceptible d’avoir des répercussions positives pour l’ensemble de la communauté ecclésiale amazonienne de l’Équateur : la Première Assemblée ecclésiale de l’Amazonie équatorienne a réuni pour la première fois les six vicariats apostoliques de la région, marquant ainsi une étape significative dans leur cheminement commun.<br /> <br />La rencontre, qui s’est déroulée du 29 juin au 1er juillet 2026 au Centre de formation pastorale d’Intipungo, dans le Vicariat Apostolique de Puyo, a réuni les délégations d’Aguarico, de Méndez, de Napo, de Puyo, de San Miguel de Sucumbíos et de Zamora, ainsi que des représentants d’Esmeraldas. Selon les informations fournies par la Conférence ecclésiale de l’Amazonie , l’Assemblée s’est présentée comme un temps d’échange et de discernement communautaire, suivant la méthode de la « conversation dans l’Esprit » et favorisant le discernement communautaire dans un esprit synodal.<br />La Conférence ecclésiale de l’Amazonie a été créée en 2020, dans le prolongement du Synode spécial pour l’Amazonie et de l’exhortation apostolique *Querida Amazonia* du Pape François , qui ont appelé à de nouvelles formes de coordination pastorale sur ce territoire. Dans Querida Amazonia, le Pape invitait l’Église à « accueillir avec courage la nouveauté de l’Esprit, capable de créer sans cesse quelque chose de nouveau grâce au trésor inépuisable de Jésus-Christ » , notamment à travers de nouvelles formes d’organisation ecclésiale. Cette « Première Assemblée ecclésiale de l’Amazonie équatorienne » est donc la première au niveau national pour les vicariats amazoniens de l’Équateur, tandis que la CEAMA avait déjà célébré auparavant ses propres assemblées générales panamazoniennes. En tant qu’assemblée ecclésiale, elle n’a pas seulement réuni les Évêques, mais aussi des religieux et des religieuses, des laïcs et des représentants des peuples autochtones, dans un processus commun d’écoute et de discernement.<br /><br />Au cours des travaux, les Vicariats Apostoliques ont réaffirmé leur appartenance à la CEAMA et leur engagement à adopter les orientations pastorales définies lors de la VIe Assemblée générale de cet organisme ecclésial, dans le but de les intégrer dans leurs plans pastoraux respectifs.<br /> <br />Selon le site officiel de la CEAMA, les travaux ont débuté par une célébration eucharistique présidée par Mgr Rafael Cob García, Vicaire Apostolique de Puyo, qui a appelé à favoriser la proximité de l’Église avec les peuples amazoniens et à s’engager en faveur de la défense de la vie et de la Maison commune.<br /><br />Une attention particulière a été accordée à la réflexion sur le cheminement ecclésial de l’Amazonie, qui va de l’expérience de la REPAM au Synode pour l’Amazonie, jusqu’à la création de la CEAMA, présentée lors de la rencontre comme un organisme appelé à soutenir concrètement les Églises locales du territoire. « L’Assemblée a également consacré un espace spécifique au renforcement de la culture de la bienveillance, à travers une réflexion sur la prévention des abus et la promotion d’environnements sûrs dans le cadre de la mission évangélisatrice », peut-on lire dans un passage du communiqué de la CEAMA.<br /><br />Comme le résument les « Horizons pastoraux 2026-2030 » de la CEAMA, les participants ont identifié certaines priorités communes, parmi lesquelles « la nécessité de renforcer une évangélisation à l’identité amazonienne, de promouvoir une plus grande participation des communautés, de consolider les processus de formation, de valoriser le rôle central des peuples autochtones et de continuer à coordonner les efforts entre les différents territoires ». Parmi les résultats concrets de l’Assemblée, chaque vicariat a désigné son propre représentant au sein d’une équipe de coordination nationale de la CEAMA, chargée d’accompagner la mise en œuvre des priorités pastorales et de renforcer le travail en réseau. Selon le communiqué publié à l’issue des travaux, l’Assemblée a réaffirmé sa volonté de soutenir le cheminement vers « une Église synodale, interculturelle et missionnaire, profondément enracinée dans la réalité des peuples amazoniens ».<br /> <br />Quelques mois après son élection au Pontificat, le Pape Léon XIV avait fait envoyer un télégramme long et détaillé aux Évêques qui, du 17 au 20 août 2025, participaient à Bogotá à une réunion de la Conférence ecclésiale de l’Amazonie . « Il est essentiel – pouvait-on lire dans le télégramme envoyé sous la signature du secrétaire d’État, le Cardinal Pietro Parolin – que Jésus-Christ, en qui toutes choses trouvent leur accomplissement, soit annoncé avec clarté et une immense charité parmi les habitants de l’Amazonie. » Le Pape Léon remerciait les évêques pour « vos efforts visant à promouvoir le plus grand bien de l’Église pour les fidèles de ce territoire amazonien tant aimé », et les exhortait à « rechercher, sur la base de l’unité et de la collégialité propres à un “organisme épiscopal”, la manière d’aider concrètement et efficacement les Évêques diocésains et les vicaires apostoliques à accomplir leur mission » ..<br /> Tue, 07 Jul 2026 11:18:34 +0200ASIE/MYANMAR - Au cœur de la crise humanitaire birmane, l'Église de Kalay inaugure une nouvelle paroissehttps://fides.org/fr/news/77902-ASIE_MYANMAR_Au_coeur_de_la_crise_humanitaire_birmane_l_Eglise_de_Kalay_inaugure_une_nouvelle_paroissehttps://fides.org/fr/news/77902-ASIE_MYANMAR_Au_coeur_de_la_crise_humanitaire_birmane_l_Eglise_de_Kalay_inaugure_une_nouvelle_paroisseKalay - L'ouverture de la nouvelle paroisse de Saint-Patrick, dans le diocèse de Kalay, au nord-ouest du Myanmar, est une source de joie et d'espoir profondes pour la population éprouvée de cette région. Le diocèse de Kalay, situé entre la région de Sagaing et l’État Chin, est l’une des zones les plus durement touchées par la guerre civile qui a éclaté après le coup d’État militaire de février 2021 et connaît une situation sociale et humanitaire dramatique. <br />Récemment, lors d’une célébration eucharistique présidée par l’Évêque de Kalay, Félix Lian Khen Thang, et concélébrée par douze prêtres, à laquelle ont pris part plus de 600 fidèles, la population catholique de la région, composée principalement de personnes déplacées à l’intérieur du pays, s’est réunie ces derniers jours dans la localité de Khaikam Myo pour célébrer cette inauguration historique. À son arrivée, l’Évêque a reçu un accueil chaleureux : les paroissiens, vêtus de costumes traditionnels chin, l’ont accueilli à l’entrée avec des danses culturelles, des chants traditionnels et une joyeuse procession, l’accompagnant à l’intérieur de l’église, où se trouvait le père Sylvester Pau Van Sang, nommé premier curé de l’église Saint-Patrick. Au cours de la messe, Mgr Felix Lian Khen Thang a également conféré le sacrement de la Confirmation à 60 jeunes, expliquant dans son homélie que « la création de la paroisse est une bénédiction de Dieu et un signe d’espérance pour le développement du diocèse de Kalay ». <br />L'Évêque a indiqué que la nouvelle paroisse comprend six villages comptant 210 familles catholiques. L’objectif de cette création est « d’offrir une pastorale plus étroite et plus attentive, de garantir la célébration régulière des sacrements et de rendre la célébration quotidienne de la Sainte Messe plus accessible aux fidèles », en rappelant que « l’Eucharistie est source de grâce, de consolation et de force dans la situation de précarité que vivent les gens ». « La présence d’un prêtre permanent est en outre un signe visible de la présence du Christ au milieu de son peuple », a souligné Mgr Félix, rappelant ensuite que, dans le sacrement de la Confirmation, « les candidats reçoivent les dons du Saint-Esprit qui viennent réconforter, encourager et soutenir leurs familles ainsi que l’ensemble de la communauté paroissiale ».<br /><br />Le diocèse de Kalay, suffragant de l’Archidiocèse de Mandalay, est situé dans le nord-ouest du Myanmar, dans la région de Sagaing, avec des parties de son territoire s’étendant également dans l’État Chin. Il a pour centre la ville de Kalay, où se trouve le siège épiscopal avec la cathédrale Sainte-Marie, et compte environ 60 000 fidèles catholiques. Elle est limitrophe de l’Inde et englobe un territoire à la population ethniquement mixte, avec une forte présence chin et d’autres minorités. La région de Kalay est fortement touchée par la guerre civile qui a éclaté après le coup d’État militaire de 2021 et est plongée dans une crise multiple : le tissu social est anéanti, les jeunes ont fui pour échapper à la conscription forcée, et la situation humanitaire est dramatique.<br />Sagaing est l’une des régions les plus violentes du pays, épicentre de la résistance armée contre la junte : la zone est le théâtre d’affrontements fréquents entre les forces de l’armée birmane, les PDF locales et les groupes de résistance chin. Dans ce contexte, la situation humanitaire est grave : on recense un nombre très élevé de personnes déplacées à l’intérieur du pays, une crise alimentaire, des coupures d’électricité prolongées, un accès limité aux soins de santé et à l’aide humanitaire, ainsi que des conditions d’extrême pauvreté qui touchent 80 % de la population. <br />L’Église catholique locale et les communautés d’autres confessions chrétiennes apportent leur soutien aux communautés touchées, mais opèrent dans des conditions très difficiles. En raison de l’intensité des affrontements, l’Église locale a dû fermer environ la moitié de ses paroisses, tandis que la plupart des catholiques du diocèse ont fui vers les forêts, les montagnes de l’État Chin ou la frontière avec l’Inde, cherchant à échapper à la violence. Dans ce contexte d’urgence, le diocèse a transformé bon nombre des structures encore accessibles en centres d’accueil d’urgence et on estime qu’il héberge environ 40 000 personnes déplacées, de différentes ethnies et confessions, fuyant les zones de guerre. Selon des sources locales, il est arrivé que des militaires de l’armée régulière prennent pour cible des églises, des couvents et des écoles catholiques, soupçonnant ces structures d’offrir un soutien logistique ou un refuge aux rebelles. Parmi les structures touchées et endommagées dans la région de Kalay, on peut citer : l’église catholique de Lungtak, touchée par des bombardements aériens de l’armée en mai 2024, ainsi qu’une église baptiste voisine ; l’église baptiste du village de Pyidaw, détruite par des raids aériens en avril 2023 ; l’église baptiste du village de Kanan, endommagée au cours d’intenses combats.<br /> <br />Tue, 07 Jul 2026 11:07:59 +0200AMÉRIQUE/COLOMBIE - Face à la baisse des vocations, l'Église colombienne renouvelle son engagement en faveur de la formation sacerdotalehttps://fides.org/fr/news/77900-AMERIQUE_COLOMBIE_Face_a_la_baisse_des_vocations_l_Eglise_colombienne_renouvelle_son_engagement_en_faveur_de_la_formation_sacerdotalehttps://fides.org/fr/news/77900-AMERIQUE_COLOMBIE_Face_a_la_baisse_des_vocations_l_Eglise_colombienne_renouvelle_son_engagement_en_faveur_de_la_formation_sacerdotaleBogotá – Comment former aujourd’hui des prêtres prêts à répondre aux besoins de l’Église en Colombie, en partant de l’écoute et du discernement ? Telle est la question qui guide la 121e Assemblée plénière de l’épiscopat colombien, qui se tient du 6 au 10 juillet à Bogotá.<br />Placée sous le thème « La formation initiale au presbytérat dans une perspective synodale et missionnaire », la 121e Assemblée plénière rassemble 90 Évêques colombiens pour un discernement sur la vie et la mission de l’Église. des recteurs et des formateurs des séminaires, des séminaristes, des religieux et religieuses, ainsi que des laïcs liés à l’Organisation des séminaires de Colombie participent également à cette édition.<br />Leur présence répond à la volonté d’accueillir les différentes voix impliquées dans la formation sacerdotale, dans le but de renforcer le parcours de préparation des futurs prêtres.<br />Pour l’épiscopat colombien, en effet, « il est fondamental de renforcer une formation sacerdotale qui favorise la maturité humaine, spirituelle, intellectuelle et pastorale des futurs prêtres », comme on peut le lire dans un communiqué de la Conférence épiscopale transmis à l’Agence Fides.<br />Les Évêques soulignent que « la formation commence avant l’ordination et constitue un processus intégral orienté vers le service du Peuple de Dieu ». Dans cette perspective, les transformations sociales, culturelles et numériques, ainsi que les nouveaux défis pastoraux, invitent l’Église à revoir l’accompagnement de ceux qui se préparent au ministère sacerdotal.<br />Au cours de l’Assemblée, les travaux portent sur la mise à jour de la Ratio Nationalis, le document qui oriente la formation initiale au sacerdoce dans le pays, en harmonie avec le chemin synodal de l’Église universelle. Les journées comprennent des moments de prière, des célébrations eucharistiques, des conférences et des travaux de groupe, selon une méthodologie qui privilégie l’écoute et le discernement communautaire.<br />En outre, on réaffirme que la formation sacerdotale n’est pas la tâche exclusive des séminaires, mais une responsabilité partagée par l’ensemble de la communauté ecclésiale, au sein de laquelle évêques, prêtres, personnes consacrées et laïcs contribuent, chacun selon son charisme, à l’épanouissement de la mission de l’Église. La qualité de cette formation a une incidence directe sur la vie des communautés, sur la capacité à annoncer l’Évangile et à accompagner les familles, les jeunes et les personnes en situation de vulnérabilité.<br />Les données de l’Annuaire statistique de l’Église permettent de replacer cet intérêt pour la formation des futurs prêtres dans un contexte plus large. Au niveau mondial, on constate une diminution du nombre de prêtres ; en Amérique, cette tendance concerne aussi bien le clergé diocésain que le clergé religieux, avec une augmentation de la charge pastorale et du nombre de fidèles par ministre ordonné .<br />En Colombie, qui compte environ 52 millions d’habitants et quelque 48 millions de catholiques baptisés, cette réalité se traduit par une structure ecclésiale étendue – plus de 78 circonscriptions et environ 4 600 paroisses – desservie par environ 9 700 prêtres. Cela représente un prêtre pour 5 000 habitants, dans un contexte où l’action évangélisatrice est également soutenue par un vaste réseau de collaboration composé de plus de 11 000 religieuses, 51 000 catéchistes et près de 73 000 missionnaires laïcs. Face à ce scénario, l’Église souligne la coresponsabilité de toute la communauté dans l’accompagnement des vocations et dans une mission de plus en plus « en sortie », dans laquelle le ministère ordonné est vécu comme un service ecclésial et communautaire. <br />Mon, 06 Jul 2026 16:15:25 +0200