Dépêches de Fides en Françaishttp://fides.org/Les Dépêches de l'Agence Fidesen-usAFRIQUE/NIGERIA - Déclaration de l’Archevêque de Jos : « le gouvernement déclare que Boko Haram ne contrôle pas Gwoza ? Qu’il nous en apporte la preuve vidéo »http://fides.org/fr/news/38321-AFRIQUE_NIGERIA_Declaration_de_l_Archeveque_de_Jos_le_gouvernement_declare_que_Boko_Haram_ne_controle_pas_Gwoza_Qu_il_nous_en_apporte_la_preuve_videohttp://fides.org/fr/news/38321-AFRIQUE_NIGERIA_Declaration_de_l_Archeveque_de_Jos_le_gouvernement_declare_que_Boko_Haram_ne_controle_pas_Gwoza_Qu_il_nous_en_apporte_la_preuve_videoAbuja – « Nous voudrions voir les preuves visuelles qui nous confirment ce que les autorités déclarent oralement, c’est-à-dire que les zones dans lesquelles Boko Haram a proclamé le califat sont retournées sous le contrôle du gouvernement » déclare à l’Agence Fides S.Exc. Mgr Ignatius Ayau Kaigama, Archevêque de Jos et Président de la Conférence épiscopale du Nigeria, après que le responsable de la secte islamiste Boko Haram, Abubakar Muhammad Shekau, ait déclaré avoir englobé dans le « califat islamique » la ville de Gwoza, sise dans le nord-est du Nigeria, laquelle serait tombée sous le contrôle de la milice islamiste .<br />« Jusqu’à présent, nous avons eu seulement des démentis de la part du gouvernement – déclare Mgr Kaigama. Nous voudrions voir les vidéos qui nous montrent que l’armée patrouille dans Gwoza, que les magasins sont ouverts et que la population vaque librement à ses occupations. En somme, le gouvernement doit nous convaincre que Boko Haram ne dispose pas du contrôle de la zone ».<br />Mgr Kaigama se plaint en outre du « syndrome du démenti qui, tant ce qu’il ne sera pas supporté par des faits concrets, fait que nous vivons dans l’incertitude ». « Il est temps d’en finir avec les demi vérités : si les militaires sont contraints de fuir devant Boko Haram parce qu’ils ne sont pas dotés des équipements nécessaires, il faut le dire clairement et trouver les solutions au problème » conclut l’Archevêque.<br />Selon des sources de la presse locale, environ 500 militaires nigérians ainsi que des milliers de civils ont fui face à une nouvelle offensive de Boko Haram contre la ville de Gamboru Ngala – dans l’Etat de Borno – en direction de Fotokol, ville située sur le territoire du Cameroun, à la frontière avec le Nigeria. Tue, 26 Aug 2014 00:00:00 +0200AFRIQUE/RD CONGO - Appel de la société civile en faveur de la libération des 600 otages détenus par l’ADF-Nalu au moment où le mouvement de guérilla fait l’objet d’une offensive militairehttp://fides.org/fr/news/38320-AFRIQUE_RD_CONGO_Appel_de_la_societe_civile_en_faveur_de_la_liberation_des_600_otages_detenus_par_l_ADF_Nalu_au_moment_ou_le_mouvement_de_guerilla_fait_l_objet_d_une_offensive_militairehttp://fides.org/fr/news/38320-AFRIQUE_RD_CONGO_Appel_de_la_societe_civile_en_faveur_de_la_liberation_des_600_otages_detenus_par_l_ADF_Nalu_au_moment_ou_le_mouvement_de_guerilla_fait_l_objet_d_une_offensive_militaireKinshasa – La Coordination de la société civile du Nord Kivu, dans une note envoyée à l’Agence Fides, « se félicite pour les résultats obtenus jusqu’ici par les forces armées de la République démocratique du Congo dans leur chasse aux rebelles ougandais de l’ADF-NALU ». L’ADF-NALU est un groupe de guérilla né de l’union de deux mouvements précédents qui combattent le gouvernement rwandais, à savoir l’Allied Democratic Forces et la National Army for the Liberation of Uganda.<br />En réalité, l’ADF-Nalu, plus que combattre l’armée de Kampala sur le territoire ougandais, s’est installé depuis longtemps au Nord Kivu et, comme d’autres groupes similaires présents dans l’est de la RDC, rançonne la population civile et exploite illégalement les ressources naturelles congolaises. La note rappelle que les guérilleros « détiennent plus de 600 otages » et demande, maintenant qu’ils ont été affaiblis et isolés de leurs zones de ravitaillement, d’intensifier les opérations visant à libérer les personnes enlevées. Parmi celles-ci se trouveraient trois prêtres Assomptionnistes de nationalité congolaise, les Pères Jean-Pierre Ndulani, Anselme Wasikundi et Edmond Bamutute, enlevés le 19 octobre 2012 au soir dans leur Paroisse Notre-Dame des Pauvres de Mbau, à 22 km de Beni .<br />Récemment, avait été diffusée la nouvelle de leur assassinat, parce qu’ils « se seraient refusés de se convertir à l’islam intégriste des terroristes de l’ADF-NALU » , nouvelle qui n’a, pour l’heure, pas été confirmée. Tue, 26 Aug 2014 00:00:00 +0200ASIE/INDONESIE - Déclaration du Secrétaire de la Conférence épiscopale en faveur du Président Joko Widodohttp://fides.org/fr/news/38319-ASIE_INDONESIE_Declaration_du_Secretaire_de_la_Conference_episcopale_en_faveur_du_President_Joko_Widodohttp://fides.org/fr/news/38319-ASIE_INDONESIE_Declaration_du_Secretaire_de_la_Conference_episcopale_en_faveur_du_President_Joko_WidodoSemarang – « Les catholiques indonésiens soutiennent le nouveau Président Joko Widodo et accueillent favorablement la constitution d’une Cour ad hoc pour les droits fondamentaux en Indonésie ». C’est ce que déclare à l’Agence Fides S.Exc. Mgr Johannes Pujasumarta, Archevêque de Semarang et Secrétaire de la Conférence épiscopale d’Indonésie.<br />Selon l’Archevêque, « Joko Widodo est un président animé par un esprit constructif et sincèrement engagé en faveur du bien commun. Il peut être un président qui applique des principes appartenant également à la Doctrine sociale de l’Eglise comme l’attention envers les plus pauvres, la transparence, l’harmonie interreligieuse, la protection des minorités, le respect des droits fondamentaux et la justice sociale. Les chrétiens indonésiens apprécient que « Jokowi » - comme il est surnommé – se soit engagé solennellement à suivre le Pancasila ».<br />« La volonté d’instituer une Cour spéciale pour les droits fondamentaux en Indonésie, annoncée par Joko Widodo – affirme le Secrétaire de la Conférence épiscopale d’Indonésie – est un excellent début et montre la bonne volonté du Président. Nous voyons beaucoup d’espoir pour l’avenir du pays. La présidence commence sous les meilleurs auspices ».<br />Le nouveau Président indonésien, Joko Widodo, élu le 9 juillet, a été confirmé après la décision de la Cour constitutionnelle qui a rejeté, le 21 août, les accusations de fraudes et d’irrégularités durant le scrutin présentées dans un recours par son adversaire, Prabowo Subianto. Les juges ont confirmé la victoire de l’ancien gouverneur de Djakarta, le musulman Joko Widodo, âgé de 50 ans, qui a inséré dans son programme politique et amplement utilisé des mots-clefs comme le respect des minorités, la tolérance, l’harmonie interreligieuse, la lutte contre le fanatisme, la démocratie et la lutte contre la corruption. Tue, 26 Aug 2014 00:00:00 +0200ASIE/LAOS - Des chrétiens reconnus innocents d’un homicide mais encore détenus…http://fides.org/fr/news/38318-ASIE_LAOS_Des_chretiens_reconnus_innocents_d_un_homicide_mais_encore_detenushttp://fides.org/fr/news/38318-ASIE_LAOS_Des_chretiens_reconnus_innocents_d_un_homicide_mais_encore_detenusSavannakhet – Cinq chrétiens accusés du meurtre d’une femme convertie au Christianisme dans la province de Savannakhet ont été reconnus non coupables mais n’ont pas encore été relâchés. Ainsi que l’a indiqué à l’Agence Fides l’organisation Human Rights Watch for Lao Religious Freedom , les cinq accusés sont le pasteur Kaithong, trois autres responsables nommés Puphet, Muk et Hasadee, et un autre chrétien connu sous le nom de Tiang. Ils sont en détention depuis le 23 juin sans avoir commis aucun délit et aucune date n’a été fixée pour leur remise en liberté.<br />Les cinq chrétiens ont été accusés d’avoir tué Mme Chan, une femme s’étant convertie au Christianisme et décédée après deux années de maladie . Les cinq personnes, connaissant la gravité de ses conditions de santé, lui avaient rendu visite dans le village d’Atsaphangthong, afin de la réconforter. Décédée alors que les cinq chrétiens étaient présents, il a par ailleurs été interdit aux chrétiens du cru de célébrer pour elle des funérailles chrétiennes. Les autorités de police ont ensuite arrêté le pasteur Kaithong et ses quatre compagnons, les accusant d’avoir empoisonné la femme.<br />La province de Savannakhet est l’une des pires en termes de violations de la liberté religieuse au Laos. Au cours de ces dernières années, les épisodes de menace, d’expulsion, d’arrestation et de détention, d’interruption de rencontres et d’activités cultuelles, au détriment des chrétiens du cru ont été fréquents.<br />L’ONG Christian Solidarity Worldwide, qui s’intéresse à la liberté religieuse dans le monde, invite le gouvernement provincial de Savannakhet à relâcher immédiatement les cinq chrétiens innocents. Tue, 26 Aug 2014 00:00:00 +0200ASIE/INDE - Poursuite des violences et abus à l’encontre de chrétienshttp://fides.org/fr/news/38317-ASIE_INDE_Poursuite_des_violences_et_abus_a_l_encontre_de_chretienshttp://fides.org/fr/news/38317-ASIE_INDE_Poursuite_des_violences_et_abus_a_l_encontre_de_chretiensNew Delhi – Une veuve rouée de coups par des extrémistes hindous dans l’Etat du Jharkhand, des groupes chrétiens menacés au Karnataka, une cérémonie de culte interrompue en Uttar Pradesh : ainsi que l’indique à Fides l’Evangelical Fellowship of India, les épisodes de violence plus ou moins graves perpétrés par des extrémistes hindous contre des chrétiens se poursuivent. « Les chrétiens indiens entendent seulement servir la nation et partager l’Evangile de Jésus Christ qui porte la réconciliation avec Dieu et entre les hommes » affirme la note d’EFI envoyée à l’Agence Fides.<br />Parmi les épisodes relatés, se trouve celui dans lequel un certain nombre d’extrémistes hindous de l’Etat du Jharkhand contrarient et boycottent une veuve indienne qui veut suivre le Christ. Pour ce motif, ils l’ont rouée de coups, l’empêchant de puiser à un puits public seulement à cause de sa foi.<br />Au Karnataka en revanche, des groupes extrémistes hindous du groupe ethnique yadav ont menacé à plusieurs reprises les chrétiens de cette même ethnie, leur intimant de se convertir à l’hindouisme et accusant un pasteur chrétien de pratiquer des conversions forcées.<br />Les communautés chrétiennes en Uttar Pradesh, enfin, continuent à subir des abus de la part du groupe extrémiste Rashtriya Swayamsevak Sangh . Au cours de ces dernières semaines, les militants hindous ont fait irruption durant une réunion de culte chrétien dans les environs d’Agra, insultant et rouant de coups les participants. Mon, 25 Aug 2014 00:00:00 +0200AFRIQUE/MOZAMBIQUE - Signature d’un cessez-le-feu entre le gouvernement et la RENAMO en vue des élections d’octobrehttp://fides.org/fr/news/38316-AFRIQUE_MOZAMBIQUE_Signature_d_un_cessez_le_feu_entre_le_gouvernement_et_la_RENAMO_en_vue_des_elections_d_octobrehttp://fides.org/fr/news/38316-AFRIQUE_MOZAMBIQUE_Signature_d_un_cessez_le_feu_entre_le_gouvernement_et_la_RENAMO_en_vue_des_elections_d_octobreMaputo – Dimanche 24 août, un accord de cessez-le-feu a été signé entre le gouvernement mozambicain, guidé par le FRELIMO, et les anciens guérilleros de la RENAMO, mettant ainsi fin à deux ans de conflit à basse intensité qui ont provoqué quelques centaines de victimes.<br />La RENAMO est l’ancien groupe de guérilla qui, au lendemain de l’indépendance nationale, en 1975, a affronté, jusqu’en 1992, le gouvernement du FRELIMO .<br />Depuis lors, la RENAMO est devenue le principal parti d’opposition mais son aile militaire s’était réactivée au cours de ces deux dernières années après qu’en 2012, son responsable, Afonso Dhlakama, se soit caché dans une base de la forêt de Gorongosa, afin de réclamer un meilleur partage des richesses nationales.<br />L’accord signé hier rendra possible la tenue des élections présidentielles et législatives, le 15 octobre prochain. Sur la base du texte en question, les miliciens de la RENAMO seront intégrés aux forces armées nationales même si Afonso Dhlakama pourra conserver quelques centaines d’hommes armés comme gardes du corps. Mon, 25 Aug 2014 00:00:00 +0200AFRIQUE/LIBYE - Témoignage du Vicaire apostolique de Tripoli : « nous vivons l’ascèse franciscaine « grâce » aux combats »http://fides.org/fr/news/38315-AFRIQUE_LIBYE_Temoignage_du_Vicaire_apostolique_de_Tripoli_nous_vivons_l_ascese_franciscaine_grace_aux_combatshttp://fides.org/fr/news/38315-AFRIQUE_LIBYE_Temoignage_du_Vicaire_apostolique_de_Tripoli_nous_vivons_l_ascese_franciscaine_grace_aux_combatsTripoli – « Jusqu’à ce matin très tôt, nous avons entendu des explosions et des combats mais une trêve semble maintenant s’être instaurée. Certains disent que la situation devrait s’améliorer mais je n’y croirai que lorsque je le verrai et qu’il sera possible de dormir la nuit » déclare à l’Agence Fides S.Exc. Mgr Giovanni Innocenzo Martinelli, Vicaire apostolique de Tripoli, où se sont enregistrés ces derniers jours de violents combats pour le contrôle de l’aéroport international et d’autres points stratégiques de la capitale libyenne. Des avions, dont on ne sait s’ils sont libyens ou, plus probablement, proviennent d’Etats limitrophes, ont effectué un certain nombre de raids sur les milices de Misrata qui semblent avoir pris le contrôle de l’aéroport, le soustrayant aux milices de Zintan.<br />Mgr Martinelli insiste sur le fait que la pénurie de carburant et les fréquentes interruptions de la distribution de l’énergie électrique, qui peuvent durer de 6 à 10 heures, créent de graves problèmes à la population. « Disons – indique le Vicaire apostolique qui est franciscain – que la Libye nous aide à vivre l’ascèse de la privation, du détachement des biens matériels, de la joie parfaite pour le dire en termes franciscains ».<br />En ce qui concerne la situation de la petite communauté chrétienne, Mgr Martinelli indique que « l’Eglise se vide toujours davantage mais un groupe désireux de persévérer demeure, peut-être 300 ou 400 personnes, en grande partie philippines et surtout africaines, qui exercent des activités occasionnelles, en particulier dans le BTP. Nous chercherons nous aussi de résister afin d’offrir un service à ces frères ».<br />« J’implore tout un chacun de prier pour la Libye en demandant l’intercession de la Très Sainte Vierge Marie, parce que seule la prière peut nous donner la force de surmonter ces moments » conclut Mgr Martinelli Mon, 25 Aug 2014 00:00:00 +0200AMERIQUE/SALVADOR - L’Eglise dans l’attente de la remise en liberté d’un prêtre accusé de collusion avec la criminalitéhttp://fides.org/fr/news/38314-AMERIQUE_SALVADOR_L_Eglise_dans_l_attente_de_la_remise_en_liberte_d_un_pretre_accuse_de_collusion_avec_la_criminalitehttp://fides.org/fr/news/38314-AMERIQUE_SALVADOR_L_Eglise_dans_l_attente_de_la_remise_en_liberte_d_un_pretre_accuse_de_collusion_avec_la_criminaliteSan Salvador – Remettre en liberté immédiatement le Père Antonio Rodriguez, connu également comme « Père Tono », prêtre oeuvrant dans la Pastorale des prisons, accusé d’avoir des liens avec des bandes criminelles : c’est ce que demande S.Exc. Mgr José Luis Escobar Alas, Archevêque de San Salvador, qui a déclaré avoir trouvé une réponse positive auprès des autorités. « En tant qu’Eglise catholique, nous attendons la remise en liberté immédiate du prêtre » affirme-t-il dans un message parvenu à l’Agence Fides, attendu que tous considèrent l’homme totalement innocent des accusations portées contre lui. L’Archevêque a déclaré qu’après une rencontre fructueuse avec les autorités, il est possible de s’attendre à sa libération. « Nous sommes très proches du Père Rodriguez. Nous prions pour sa libération. Il est important de tenir à l’esprit ce que le Père Tono a fait en plus de 10 ans de proximité avec les nécessiteux et les marginalisés ».<br />Le Père Antonio Rodriguez a été arrêté le 30 octobre 2013 au matin sous l’accusation d’association avec une bande criminelle. Au cours de ces derniers mois, de nombreuses organisations de la société civile et de l’Eglise salvadorienne ont montré un fort soutien et une grande solidarité au prêtre, organisant de nombreuses manifestations pour réaffirmer son innocence. Mon, 25 Aug 2014 00:00:00 +0200ASIE/PAKISTAN - Appel de la Commission Justice et Paix de la Conférence épiscopale en faveur de l’institution d’un Conseil national pour les droits des minoritéshttp://fides.org/fr/news/38313-ASIE_PAKISTAN_Appel_de_la_Commission_Justice_et_Paix_de_la_Conference_episcopale_en_faveur_de_l_institution_d_un_Conseil_national_pour_les_droits_des_minoriteshttp://fides.org/fr/news/38313-ASIE_PAKISTAN_Appel_de_la_Commission_Justice_et_Paix_de_la_Conference_episcopale_en_faveur_de_l_institution_d_un_Conseil_national_pour_les_droits_des_minoritesLahore – Il est urgent d’instituer au Pakistan un Conseil national pour les droits des minorités, mettant en œuvre ce qui est prévu par la Cour Suprême. C’est ce qu’affirme la Commission Justice et Paix de la Conférence épiscopale du Pakistan. Ainsi que l’a appris Fides, cette dernière a tenu des consultations et des réunions avec des experts de la société civile, des intellectuels, des associations et des responsables religieux dans les trois principales villes du Pakistan que sont Karachi, Lahore et Islamabad. Les rencontres entendaient explorer les chemins à parcourir afin d’améliorer la protection des droits des minorités religieuses. Il en est ressorti qu’une mesure fondamentale est de donner suite et d’appliquer le récent prononcé de la Cour Suprême du Pakistan. En effet, au travers d’une mesure motu proprio, le Président de cette Cour, Tassaduq Hussain Jilani, avait établi, après le massacre perpétré dans l’église anglicane de Tous les Saints de Peshawar en septembre 2013, que le gouvernement devait instituer un Conseil national pour les droits des minorités, former des groupes spéciaux des forces de l’ordre afin de protéger les lieux de culte non musulmans et créer un Centre d’Etudes ad hoc pour combattre l’intolérance religieuse.<br />Les nombreux représentants de la société civile interpellés ont remarqué que cette décision est très importante pour la sauvegarde des droits des minorités. La décision en question est appréciée « parce qu’elle représente un instrument juridique permettant de sauvegarder la liberté religieuse au Pakistan. Aujourd’hui, l’Etat dispose de recommandations contraignantes et ceci représente une évolution notable », ont déclaré les experts.<br />Les participants ont souhaité une alliance des différentes organisations opérant pour la sauvegarde des minorités, les invitant à continuer la campagne et à faire en sorte que les moyens de communication continuent à accorder de l’attention à ce phénomène. Il faut exercer des pressions sur le gouvernement afin qu’il institue sans tarder le Conseil en question.<br />Parmi les mesures nécessaires selon les groupes de la société civile, est nécessaire une plus forte implication des responsables religieux, une croissance de la conscience au niveau de la base, une mise en réseau des compétences et une collaboration au niveau juridique. Mon, 25 Aug 2014 00:00:00 +0200ASIE/IRAQ - Accueil d’évacués chrétiens à Bagdad et réunion relative à l’urgence représentée par l’hiverhttp://fides.org/fr/news/38312-ASIE_IRAQ_Accueil_d_evacues_chretiens_a_Bagdad_et_reunion_relative_a_l_urgence_representee_par_l_hiverhttp://fides.org/fr/news/38312-ASIE_IRAQ_Accueil_d_evacues_chretiens_a_Bagdad_et_reunion_relative_a_l_urgence_representee_par_l_hiverErbil – Les Eglises présentes en Irak se coordonnent pour affronter ensemble sur le moyen-long terme les urgences rencontrées par la multitude d’irakiens concernés par l’exode de masse de Mossoul et des zones tombées sous le contrôle des miliciens djihadistes du prétendu « Etat islamique ». Dans ce but, une réunion opérationnelle ayant eu lieu dans la journée du vendredi 22 août au siège du Patriarcat chaldéen situé à Ankawa – faubourg à majorité chrétienne d’Erbil – a vu les chefs des trois Eglises orientales rencontrer les responsables locaux des partis politiques chrétiens et de différentes organisations de la société civile afin de commencer à mettre au point un plan coordonné pour affronter les problèmes des évacués en vue du début de l’année scolaire et de l’approche des saisons froides. A la rencontre ont pris part le Patriarche de Babylone des Chaldéens, S.B. Louis Raphaël I Sako, le Patriarche syro catholique, S.B. Ignace Joseph III, et le Patriarche syro orthodoxe Ignace Ephrem II, ainsi que 40 membres de formations politiques et d’organisations locales opérant au Kurdistan irakien. Entre autres choses, il a été établi de créer des comités devant tenir périodiquement des réunions de programmation et de coordination. Les participants ont par ailleurs insisté sur le besoin urgent de fournir aux familles des évacués des complexes résidentiels décents ou des habitations préfabriquées pour affronter l’arrivée de l’automne et de l’hiver. « La réalité – explique à l’Agence Fides S.Exc. Mgr Saad Sirop Hanna, Evêque auxiliaire de Babylone des Chaldéens – est que le nombre des évacués est très important et que, jusqu’à présent, on ne voit pas la possibilité de leur retour chez eux. Les quelques villages libérés ne sont pas encore sûrs. Ceux qui s’étaient rendus en reconnaissance pour contrôler l’état de leurs habitations se sont parfois trouvés sous les tirs de mortier des djihadistes. Par ailleurs, jusqu’ici le gouvernement central n’a encore pris aucune initiative organique visant à affronter le drame des évacués. La nouvelle équipe gouvernementale n’a pas encore été formée mais les urgences de ceux qui ont tout perdu pour fuir et sauver leur vie ne peuvent attendre le timing ralenti de la politique ».<br />Entre temps, en l’absence d’un plan soutenu par les institutions centrales, les évacués chrétiens trouvent, eux aussi, des solutions autonomes pour se soustraire au surpeuplement des structures présentes au Kurdistan, mises à dure épreuve par l’urgence humanitaire. « De nombreuses familles chrétiennes ayant fui Mossoul et la Plaine de Ninive – indique à Fides Mgr Saad Sirop Hanna – sont ainsi arrivées ces derniers jours à Bagdad, où elles ont des parents et des amis qui ont de la place pour les accueillir ». Sat, 23 Aug 2014 00:00:00 +0200ASIE/INDE - Entretien avec l’Archevêque de Cuttack-Bhubaneswar à propos des massacres de 2008 en Orissa : « faire mémoire pour obtenir la justice »http://fides.org/fr/news/38311-ASIE_INDE_Entretien_avec_l_Archeveque_de_Cuttack_Bhubaneswar_a_propos_des_massacres_de_2008_en_Orissa_faire_memoire_pour_obtenir_la_justicehttp://fides.org/fr/news/38311-ASIE_INDE_Entretien_avec_l_Archeveque_de_Cuttack_Bhubaneswar_a_propos_des_massacres_de_2008_en_Orissa_faire_memoire_pour_obtenir_la_justiceBhubaneswar – « Faire mémoire des massacres antichrétiens en Orissa est utile pour dire à toute l’Inde : faites en sorte qu’une telle violence ne se produise plus. Pour nous cela signifie regarder à l’avenir avec espérance mais l’espérance ne peut pas être vide : elle doit être remplie de justice ». C’est ce qu’affirme à l’Agence Fides S.Exc. Mgr John Barwa SVD, Archevêque de Cuttack-Bhubaneswar, dans l’Etat indien de l’Orissa, six ans après les massacres qui frappèrent la communauté chrétienne du district de Kandhamal, dans l’ouest de l’Etat, en 2008.<br />Ainsi que cela a été indiqué à Fides, l’anniversaire sera célébré au travers d’une Journée de la Mémoire spécifique le 25 août, dans la capitale de l’Etat, Bhubaneswar, en présence de nombreux représentants de la société civile, intellectuels et responsables religieux. Sont prévus à cette occasion des colloques, des manifestations publiques, des marches pour la paix, des veillées de prière afin de faire mémoire d’une page sombre de l’histoire indienne et d’obtenir la justice pour les victimes. « Il est essentiel pour les chrétiens indiens, victimes de la violence, d’obtenir justice, ce qui signifie un dédommagement, la reconstruction des maisons, la possibilité de retourner dans leurs lieux d’origine. Des procès sont encore en cours devant la Cour Suprême et nous en attendons l’issue avec confiance. Les indiens de foi chrétienne demandent à être traités comme tous les autres, selon les principes d’égalité et de justice » explique l’Archevêque.<br />Mgr Barwa se rendra le 27 août sur les lieux des massacres, dans le district de Kandhamal, afin de rendre visite aux victimes et d’apporter un message de solidarité et d’espérance. « Même si l’extrémisme hindou est encore présent dans certaines zones, au cours de ces cinq années, nous avons œuvré et prié pour un changement réel. Lors des manifestations de la Journée de la Mémoire, seront également présents des responsables hindous et d’autres religions. Nous serons ainsi unis pour conjurer toute violence future » conclut-il.<br />Selon les chiffres fournis à Fides, au cours des massacres antichrétiens d’Orissa en 2008, lorsque plus de 400 villages furent « nettoyés » de tous les chrétiens, plus de 5.600 maisons et 296 églises furent incendiées, les morts furent au nombre de 100 – bien que le gouvernement n’en reconnaisse que 56 – les blessés se comptant en milliers alors que différentes femmes furent violées, 56.000 personnes se trouvant privées de leur habitation. Sœur Meena Barwa, nièce de l’Archevêque, fut violée par plusieurs hommes et humiliée, contrainte à se promener à demi nue dans les rues par ses bourreaux comme trophée de la violence. En mars 2014, un tribunal de premier degré du district de Kandhamal a condamné trois personnes et en a acquitté six autres pour le viol de la religieuse.<br />Comme cela a été appris par Fides, du total de 1.541 plaintes déposées par les chrétiens dans ce cadre, seules 828 ont été suivies par un procès. Dans 169 cas, les procédures se sont soldées par l’acquittement des inculpés . Les acquittements, expliquent des sources de Fides, sont rendus possibles parce que, souvent, les témoins clefs font l’objet de menaces, d’intimidations ou sont apeurés. Par ailleurs, 86 procès se sont achevés par des condamnations très légères. Dans 90 cas, les enquêtes sont encore en cours mais, plus le temps passe, et plus la possibilité de recueillir des preuves irréfutables diminue. Sat, 23 Aug 2014 00:00:00 +0200AFRIQUE/RD CONGO - Lourdes conséquences humanitaires des opérations contre les groupes de guérillahttp://fides.org/fr/news/38310-AFRIQUE_RD_CONGO_Lourdes_consequences_humanitaires_des_operations_contre_les_groupes_de_guerillahttp://fides.org/fr/news/38310-AFRIQUE_RD_CONGO_Lourdes_consequences_humanitaires_des_operations_contre_les_groupes_de_guerillaKinshasa – Les opérations des forces armées congolaises, appuyées par les casques bleus de la Mission de l’ONU en République démocratique du Congo, contre les groupes de rebelles qui opèrent dans l’est du pays ont actuellement de lourdes conséquences sur les populations des zones intéressées par les combats.<br />Selon une note envoyée à l’Agence Fides par le Bureau de l’ONU pour la coordination des Affaires humanitaires, plus de 20.000 évacués sont présents dans la zone de Balobe, territoire de Bafwesende, district de Tshopo, dans la province orientale depuis que l’armée a entrepris, à la mi-avril, une action militaire contre la milice du « commandant » Luc Yabili, l’un des groupes armés qui contribuent à créer le chaos dans de vastes zones de la RDC afin de pouvoir exploiter en leur faveur les immenses ressources naturelles du pays.<br />Au Nord Kivu, l’armée congolaise est engagée dans le démantèlement de la milice Mayi-Mayi Tcheka et des forces démocratiques de libération du Rwanda alors qu’au Sud Kivu est en cours une offensive à l’encontre du front national de libération d’origine burundaise. Selon la presse congolaise, les affrontements entre l’armée et les guérilleros du FNL, qui ont débuté le 21 août, sont concentrés dans les zones de Kazimwe, Kisanga et Muhungu, dont la population est en fuite en direction de Kiliba et Kahwuzi.<br />En ce qui concerne les FDLR, bien que l’opération de désarmement et de démobilisation de ses combattants ait été lancée, la société civile de Lubero a accusé le 4 août cette milice d’avoir blessé à coups de machettes dix personnes au cours des deux dernières semaines dans la zone de Magelegele, à environ 200 Km à l’ouest de Butembo . Le Président de la société civile de Lubero, Joseph Malikidogo, a en outre accusé les FDLR de contraindre la population à effectuer des travaux forcés et a déclaré douter des résultats du processus de désarmement volontaire des FDLR parce que ces dernières continuent à commettre trop d’atrocités à l’encontre de la société civile. En juin dernier, la MONUSCO avait fait, elle aussi, part de sa préoccupation s’agissant des violations des droits fondamentaux commises par les FDLR à Walikale, Lubero et Rutshuru, toujours au Nord Kivu, violations comprenant notamment des arrestations arbitraires, des vols de produits agricoles, des menaces de mort, des incendies de villages et des tortures physiques. Sat, 23 Aug 2014 00:00:00 +0200EUROPE/PORTUGAL - La Famille au centre des Journées missionnaires 2014http://fides.org/fr/news/38309-EUROPE_PORTUGAL_La_Famille_au_centre_des_Journees_missionnaires_2014http://fides.org/fr/news/38309-EUROPE_PORTUGAL_La_Famille_au_centre_des_Journees_missionnaires_2014Fatima – Les Journées missionnaires 2014 et la Troisième Rencontre des Journées nationales de Pastorale des jeunes auront cette année comme thème : « La Famille, un projet… » et se dérouleront au Centre Paul VI de Fatima les 20 et 21 septembre.<br />« Ces journées traiteront de la famille dans ses différents composants et de la manière dont soutenir les familles dans leur désir d’être des communautés de foi » explique le Père António Lopes, Directeur national des Œuvres pontificales missionnaires au Portugal, dans une note de présentation de l’initiative envoyée à Fides. La note rappelle qu’il est nécessaire de « mettre en garde contre tout ce qui porte préjudice à la famille comme la violence, la jalousie, l’envie et le mensonge parce tous sont capables de donner le meilleur d’eux-mêmes mais parfois aussi de faire des choses horribles ».<br />C’est pourquoi le prêtre juge nécessaire de « regarder la réalité » parce que si, d’un côté, la famille est une « réserve de valeurs », de l’autre, la culture actuelle « exalte l’individu et conduit à l’individualisme ». Sat, 23 Aug 2014 00:00:00 +0200AFRIQUE/NIGERIA - Plus de 11.000 personnes en fuite suite à la conquête de leur ville de la part de Boko Haramhttp://fides.org/fr/news/38308-AFRIQUE_NIGERIA_Plus_de_11_000_personnes_en_fuite_suite_a_la_conquete_de_leur_ville_de_la_part_de_Boko_Haramhttp://fides.org/fr/news/38308-AFRIQUE_NIGERIA_Plus_de_11_000_personnes_en_fuite_suite_a_la_conquete_de_leur_ville_de_la_part_de_Boko_HaramAbuja – Boko Haram a pris le contrôle de la ville de Gwoza, dans l’Etat de Borno, au nord-est du Nigeria, provoquant la fuite de plus de 11.000 habitants. Ainsi se confirme l’alarme lancée par les Evêques nigérians à propos du changement de stratégie de la secte islamiste qui ne se contente plus de perpétrer des attentats mais entend désormais contrôler des espaces toujours plus vastes du territoire national .<br />Gwoza se trouve à la frontière avec le Cameroun, dont le territoire est toujours plus menacé par les activités de Boko Haram, comme le prouve les enlèvements de ressortissants étrangers – dont des prêtres et des religieuses – intervenus sur son territoire l’an dernier.<br />Selon le bureau de l’ONU chargé des affaires humanitaires, de mai 2013 – lorsque le gouvernement nigérian a proclamé l’Etat d’urgence dans les Etats d’Adamawa, de Borno et de Yobe – à ce jour, plus de 650.000 personnes ont été contraintes à fuir les violences de Boko Haram. Fri, 22 Aug 2014 00:00:00 +0200AFRIQUE/REPUBLIQUE CENTRAFRICAINE - Déclarations des responsables religieux tchadiens après les nouvelles violences à Banguihttp://fides.org/fr/news/38307-AFRIQUE_REPUBLIQUE_CENTRAFRICAINE_Declarations_des_responsables_religieux_tchadiens_apres_les_nouvelles_violences_a_Banguihttp://fides.org/fr/news/38307-AFRIQUE_REPUBLIQUE_CENTRAFRICAINE_Declarations_des_responsables_religieux_tchadiens_apres_les_nouvelles_violences_a_BanguiBangui – La tension demeure forte à Bangui, capitale de la République centrafricaine, où le bilan des affrontements entre la population des quartiers à majorité musulmane et les troupes françaises de l’opération Sangaris et de l’EUFOR-RCA est de 9 morts et plus de 30 blessés. Parmi les victimes, se trouve un volontaire de la Croix Rouge. La Coordinatrice des affaires humanitaires des Nations unies en République centrafricaine, Claire Bourgeois, a dénoncé le fait que « le nombre des opérateurs humanitaires tués, enlevés ou grièvement blessés en Centrafrique a atteint un niveau jamais atteint dans le pays, avec une cinquantaine d’incidents au cours des douze derniers mois ».<br />Le conflit civil en Centrafrique a également des conséquences dans les Etats proches, tels que le Tchad qui, outre à accueillir une partie des centrafricains ayant fui leur pays, a vu rentrer sur son territoire de nombreux tchadiens qui vivaient en Centrafrique.<br />Les responsables chrétiens et musulmans tchadiens ont lancé une plateforme pour la coexistence pacifique et l’éducation à la paix au profit des tchadiens rentrés de Centrafrique.<br />Sounia Potifar, Secrétaire général de l’Entente des églises et missions évangéliques au Tchad, Cheikh Hissein Abakar Hassan, Président du Conseil supérieur des Affaires islamiques et S.Exc. Mgr Joachim Kouraleyo, Evêque de Mondou et Vice-président de la Conférence épiscopale du Tchad, ont souligné, dans le cadre d’une réunion s’étant tenue à Mondou, qu’ils entendent faire tout ce qui est en leur pouvoir afin que « ce qui se passe en Centrafrique ne se reproduise pas au Tchad ».<br />Le Tchad accueille actuellement sur son territoire 91.000 réfugiés centrafricains et 100.000 tchadiens contraints à fuir le pays voisin où ils s’étaient établis. <br />cFri, 22 Aug 2014 00:00:00 +0200AMERIQUE/BRESIL - Ouverture du Symposium Œcuménisme et Missionhttp://fides.org/fr/news/38306-AMERIQUE_BRESIL_Ouverture_du_Symposium_OEcumenisme_et_Missionhttp://fides.org/fr/news/38306-AMERIQUE_BRESIL_Ouverture_du_Symposium_OEcumenisme_et_MissionSao Paolo – La ville de Vargem Grande Paulista accueille du 21 au 24 août le Symposium Œcuménisme et Mission.<br />L’événement, organisé par le Conseil national des églises chrétiennes du Brésil en collaboration avec l’Université pontificale catholique de Parana et la Commission chargée de l’Œcuménisme, des Laïcs et des Missions de la Conférence épiscopale brésilienne se tient au Centre Mariapoli Ginetta.<br />Outre à discuter le document « Témoignage chrétien dans un monde pluriel » préparé par le Centre des moyens de communication indépendant, les participants pourront réfléchir sur le parcours historique du mouvement œcuménique au Brésil, avec en arrière plan la contribution de la Conférence régionale des Evêques du Nord-est et les textes du Concile Vatican II. En parallèle, sera également menée une analyse des défis lancés au témoignage chrétien et à la mission chrétienne – ainsi que le suggère le titre du symposium – toujours dans une perspective théologique d’intégration et de dialogue.<br />La note envoyée à Fides par les Œuvres pontificales missionnaires du Brésil souligne l’importance de cet événement après la croissance des activités de formation des communautés chrétiennes dans la région qui impliquent actuellement un très grand nombre de personnes. Fri, 22 Aug 2014 00:00:00 +0200ASIE/JORDANIE - Accueil des chrétiens irakiens mis en fuite par les djihadistes du prétendu « Etat islamique » de la part de Caritas Jordaniehttp://fides.org/fr/news/38305-ASIE_JORDANIE_Accueil_des_chretiens_irakiens_mis_en_fuite_par_les_djihadistes_du_pretendu_Etat_islamique_de_la_part_de_Caritas_Jordaniehttp://fides.org/fr/news/38305-ASIE_JORDANIE_Accueil_des_chretiens_irakiens_mis_en_fuite_par_les_djihadistes_du_pretendu_Etat_islamique_de_la_part_de_Caritas_JordanieAmman – Ce sont près de mille chrétiens ayant fui le nord de l’Irak face à l’avancée des miliciens djihadistes du prétendu « Etat islamique » qui trouveront refuge d’ici ces prochains jours en Jordanie, notamment grâce à la contribution de Caritas Jordanie. C’est ce que confirme à l’Agence Fides le Directeur de cette dernière, Wael Suleiman. « Jusqu’ici – indique-t-il – les chrétiens arrivés à Amman après avoir fui Mossoul et les villages de la Plaine de Ninive sont plus de 300. D’ici la semaine prochaine, leur nombre passera à 700. Au cours des jours suivants, nous atteindrons le chiffre de 1.000 réfugiés chrétiens accueillis par le réseau solidaire coordonné par la Caritas ». La grande partie des chrétiens irakiens arrivés sur le territoire du Royaume hachémite ont jusqu’à présent trouvé refuge dans quatre Paroisses catholiques, recevant assistance médicale, repas quotidiens et biens de première nécessité. D’autres Paroisses et couvents sont prêts à accueillir les chrétiens évacués qui arriveront dans les prochains jours. Grâce à un accord avec la compagnie aérienne nationale, Royal Jordanian Airlines, les chrétiens peuvent prendre l’avion entre Erbil et Amman, le coût du billet étant pris en charge par Caritas Jordanie qui pourvoit également à répartir les réfugiés entre les différents centres d’accueil. Fri, 22 Aug 2014 00:00:00 +0200ASIE/INDE - Selon un Jésuite présent en Inde, le gouvernement du Gujarat sème l’extrémisme et la violence dans les écoleshttp://fides.org/fr/news/38304-ASIE_INDE_Selon_un_Jesuite_present_en_Inde_le_gouvernement_du_Gujarat_seme_l_extremisme_et_la_violence_dans_les_ecoleshttp://fides.org/fr/news/38304-ASIE_INDE_Selon_un_Jesuite_present_en_Inde_le_gouvernement_du_Gujarat_seme_l_extremisme_et_la_violence_dans_les_ecolesAhmedabad – Le gouvernement du Gujarat sème les principes de l’extrémisme et du nationalisme hindou parmi les enfants des écoles. Il a en effet introduit neuf manuels dans plus de 42.000 écoles primaires et établissements d’enseignement secondaire publics basés sur les principes identitaires, racistes et discriminatoires, propres des groupes radicaux hindous, fauteurs de haine et de violence. Telle est la plainte envoyée à Fides par le Père Cédric Prakash SJ, Directeur de Prashant, Centre pour les droits fondamentaux, la justice et la paix, ayant son siège à Ahmedabad, dans l’Etat du Gujarat.<br />Comme cela a été indiqué à Fides, au travers d’une circulaire du 30 juin 2014, l’Etat du Gujarat ordonne d’insérer dans les programmes d’études neufs manuels scolaires élaborés par Dina Nath Batra, fondateur d’une Académie culturelle dénommée Shiksha Bachao Andolan Samiti, qui entend préserver la religion et la culture hindoue, référence idéologique des groupes violents qui promeuvent en Inde l’idéologie de l’Hindutva . De telles forces, remarque le Père Prakash, « visent maintenant à manipuler le système éducatif public ».<br />Les livres ont été publiés en langue gujarâtî en janvier 2014 et ont reçu les éloges du Premier Ministre du Gujarat de l’époque, Narendra Modi, aujourd’hui Premier Ministre indien. « Congelés jusqu’au lendemain des élections, ils sont aujourd’hui subrepticement introduits dans les écoles » explique le Jésuite.<br />« Les manuels en question sont remplis de mythes et de faussetés, de superstitions et de préjudices, présentent de très fortes distorsions et manipulations. Ils propagent une idéologie totalement contraire au patrimoine de la culture indienne, faite d’intégration, de pluralisme et de droits pour tous » remarque préoccupé le Père Prakash.<br />Selon le jésuite, les textes « violent les articles 28 et 29 de la Convention des Nations unies sur les droits de l’enfant en promouvant une idéologie raciste ». Ils parlent de « nègres », enseignent la haine et les préjudices envers les occidentaux, accusant la langue anglaise d’avoir « pollué la culture indienne ». Ils dénigrent subtilement les minorités religieuses telles que musulmans et chrétiens et qualifient l’islam et le Christianisme de « religions non indiennes ».<br />Les jésuites de Prashant invitent la société civile à « protester avec force » afin de ne pas permettre que les enfants indiens soient éduqués selon de tels principes pervers et violents et demandent l’immédiat retrait de l’ordre d’introduction de tels manuels dans les écoles publiques. Fri, 22 Aug 2014 00:00:00 +0200ASIE/IRAQ - Entretien avec l’Envoyé personnel du Pape en Irak et Préfet de la Congrégation pour l’Evangélisation des Peuples : « ma mission parmi les souffrances de nos frères irakiens »http://fides.org/fr/news/38303-ASIE_IRAQ_Entretien_avec_l_Envoye_personnel_du_Pape_en_Irak_et_Prefet_de_la_Congregation_pour_l_Evangelisation_des_Peuples_ma_mission_parmi_les_souffrances_de_nos_freres_irakienshttp://fides.org/fr/news/38303-ASIE_IRAQ_Entretien_avec_l_Envoye_personnel_du_Pape_en_Irak_et_Prefet_de_la_Congregation_pour_l_Evangelisation_des_Peuples_ma_mission_parmi_les_souffrances_de_nos_freres_irakiensCité du Vatican – S.Em. le Cardinal Fernando Filoni, Préfet de la Congrégation pour l’Evangélisation des Peuples, revenu hier soir d’Irak au terme de la visite accomplie en qualité d’Envoyé personnel du Pape, a rencontré ce matin le Souverain Pontife pour lui rendre compte de la mission qui lui avait été confiée.<br />Dans l’entretien qui suit, le Cardinal Préfet du Dicastère missionnaire raconte à l’Agence Fides les rencontres, détails et impressions qui ont marqué les journées passées dans le pays martyrisé.<br />Eminence, votre voyage a été caractérisé par un plongeon dans l’urgence humanitaire qui implique les chrétiens et les autres habitants du nord de l’Irak. Qu’avez-vous vu ?<br />Il s’est agi d’une mission dans la souffrance, accomplie surtout parmi les chrétiens ayant fui Mossoul et la Plaine de Ninive, arrachés à leurs maisons, à la simplicité de leur vie quotidienne et catapultés dans une situation imprévisible, consistant à se trouver d’un jour à l’autre privés de maison, de vêtements et de tout le minimum que l’on pense être acquis et qui ne l’est plus, comme le fait d’avoir de l’eau pour se laver à une température de 47°C. Ou de dormir dans la rue ou dans les jardins, sous un arbre ou une bâche en plastique, avec des femmes habituées au travail domestique qui se trouvent donc dépaysées et des enfants qui sont peut-être les seuls à ne pas s’apercevoir du caractère dramatique de la situation et courent ici et là, les personnes âgées se trouvant laissées à l’écart et les malades ne sachant pas s’il y a pour eux un médecin ou un médicament.<br />Y a-t-il une rencontre ou un événement qui vous ait particulièrement touché ?<br />Une mère de famille m’a montré sa fille de trois mois, me disant qu’alors qu’elles fuyaient Mossoul, ils ont voulu enlever à la petite ses boucles d’oreille dorées, des objets en soi de peu d’importance mais cette violence subie exprime également le mépris envers les plus petits. Je lui ai dit : ils ont voulu vous priver des boucles d’oreilles mais les choses les plus précieuses sont encore avec vous : votre fille et votre dignité, cette dignité blessée dont personne n’a pu vous priver. Elles étaient contentes et se sont mises à applaudir.<br />Comment avez-vous été accueilli ?<br />Que le Pape, qui ne pouvait être présent personnellement, ait envoyé immédiatement un Envoyé personnel – non pas un représentant diplomatique mais personnel – a constitué un signe éloquent du fait qu’il voulait tout partager avec eux. Et j’ai vécu ces journées au milieu d’eux. Je me sentais privilégié par rapport à eux par le fait que je disposais d’une petite chambre pour dormir et d’un peu d’eau pour me laver les mains. Mais j’ai tout partagé avec eux. Je ne représentais pas ma personne mais le Saint-Père et le fait de tout partager avec eux était un signe de la proximité du Pape. J’ai visité des villages de chrétiens et de yézidis. Puis j’ai participé à la vie de l’Eglise locale. Les Evêques, les prêtres, les religieux et les religieuses ont, eux aussi, dû fuir et ont dû trouver un endroit pour dormir. A travers son Envoyé, le Pape a voulu tous les encourager, dire à tous qu’ils ne sont pas oubliés.<br />En revenant de Corée, le Pape François a affirmé que la manière de bloquer l’injuste agresseur doit être recherché au sein des organismes internationaux.<br />L’Eglise en tant que telle est et sera toujours opposée à la guerre. Mais ces pauvres gens ont le droit d’être défendus. Ils n’ont pas d’armes. Ils ont été chassés lâchement de leurs maisons. Ils n’ont engagé aucune lutte. Comment garantir le droit de ces personnes à vivre dignement dans leurs propres maisons ? Certes pas en acceptant la violence mais en cherchant à la contenir par tous les moyens. Nous ne pouvons pas ne pas écouter le cri de ces personnes qui nous disent : aidez-nous et défendez-nous.<br />Dans ce but, ne serait-il pas nécessaire de savoir in primis qui fournit des armes et de l’argent aux djihadistes et de tenter de bloquer ces flux ?<br />Il s’agit d’organisations et de groupes qui opèrent en se montrant bien fournis en armes et en argent et on se demande comment il est possible que tout ce passage d’armes et de ressources ait échappé à ceux qui ont le devoir de contrôler et de prévenir de tels développements tragiques. La question que j’ai entendu poser par nombre de personnes est celle relative au « contrôle à distance », à ceux qui font bouger les choses de loin. Mais je crois que, pour l’heure, il est difficile d’y apporter une réponse.<br />Vous avez été Nonce en Irak au temps de Saddam Hussein. La crise actuelle peut-elle être mise en relation avec les faits de 2003 et à la manière dont il fut mis fin à ce régime ?<br />Oui et non. D’un côté, il s’est produit un bouleversement dans le pays, bouleversement qui a créé de nombreuses situations critiques et de souffrance même s’il ne faut jamais oublier qu’auparavant il n’existait pas une situation tranquille et idéale. D’un autre, entre temps, plus de dix ans ont passé. Plus nous nous éloignons de ces événements et plus il est licite de se demander si ce qui se passe aujourd’hui est seulement de la faute des autres et lié à ces faits du passé ou s’il existe d’autres responsabilités. Il faut se demander par ailleurs ce qui a été fait pendant tout ce temps et ce qui aurait pu être fait.<br />Le Pape a insisté lui aussi sur le fait que les victimes de ce qui se passe en Irak ne sont pas seulement les chrétiens mais l’ensemble des minorités. Que vous inspire cette insistance ?<br />Naturellement, en Occident, la situation des chrétiens est connue. Mais, par exemple, les yézidis se sont recommandés à nous parce que – comme ils me l’ont dit – « nous sommes un peuple sans voix et personne ne parle de nous ». Les situations dramatiques que j’ai rencontré et qu’ils vivent font vraiment d’eux les premières victimes. Mais il existe des villages chiites dont tous ont dû s’échapper. Et puis des mandéens et l’ensemble des autres groupes.<br />Vous avez parlé avec des responsables politiques influents tant au Kurdistan irakien qu’à Bagdad. Partagent-ils encore une perspective unitaire pour l’avenir du pays ou bien les poussées centrifuges sont-elles désormais inexorables ?<br />L’Irak est un pays composite, une expression politique et géographique créée en 1920 où le concept de nation n’est pas perceptible en tant qu’uniformité mais comme multiplicité. Les autorités ainsi que les Evêques parlent d’une mosaïque de présences, de cultures, de religions. Naturellement, si cette mosaïque est conservée dans son intégrité, elle a une beauté et un avenir. Mais si des pièces commencent à être retirées, tôt ou tard, tout peut se désagréger. L’unité de l’Etat est garantie du point de vue de la Constitution mais elle doit par ailleurs être réalisée dans la vie du pays et ceci est difficile, notamment parce que chaque groupe porte avec lui des traumatismes, des souffrances, de très longues persécutions et des injustices subies. Maintenant, l’Irak est un pays à reconstruire et il ne peut demeurer uni que si les différentes identités y trouvent la place et le respect qui leur sont dues.<br />En Occident, certains profitent des vicissitudes irakiennes pour relancer la thèse de l’opposition entre le Christianisme et l’islam.<br />Il existe un état de fait : comme je l’ai déjà dit, les agressions frappent les chrétiens, les yézidis, les chiites mais également des sunnites. La question ne peut donc pas être posée comme une opposition entre l’islam et le Christianisme. D’autre part, ceux qui mènent actuellement ces actions terribles contre les minorités le font au nom d’une idéologie politique et religieuse intolérante et ceci est un aspect qui doit nous amener à réfléchir. .Thu, 21 Aug 2014 00:00:00 +0200AFRIQUE/SIERRA LEONE - Sept missionnaires récollets aux côtés de la population menacée par le virus Ebolahttp://fides.org/fr/news/38302-AFRIQUE_SIERRA_LEONE_Sept_missionnaires_recollets_aux_cotes_de_la_population_menacee_par_le_virus_Ebolahttp://fides.org/fr/news/38302-AFRIQUE_SIERRA_LEONE_Sept_missionnaires_recollets_aux_cotes_de_la_population_menacee_par_le_virus_EbolaFreetown – « Obligés par notre responsabilité pastorale, nous collaborons avec le gouvernement de Sierra Leone dans l’effort de sensibilisation de la population concernant le danger représenté par le virus Ebola et les modalités de prévention de sa propagation » écrivent les missionnaires de l’Ordre des Augustins récollets qui oeuvrent en Sierra Leone, l’un des Etats les plus touchés par l’épidémie d’Ebola.<br />Sept récollets ont décidé de demeurer en mission malgré les risques. Il s’agit de quatre philippins et de trois espagnols qui oeuvrent dans deux Paroisses de Makeni. Trois autres missionnaires philippins qui se trouvaient aux Philippines pour une période de repos ne peuvent revenir en Sierra Leone suite à l’interdiction de voyager dans les pays à risque.<br />« Ils prennent soin des personnes, administrent les sacrements, président la prière quotidienne avec les fidèles. C’est ce que nous appelons l’apostolat de la présence, de manière à ce que les personnes ne se sentent pas abandonnées. Ceux qui ont été touchés par le virus se sentent accompagnés et perçoivent que l’Eglise souffre avec eux, que l’Eglise travaille pour eux » a affirmé le Père Lauro Larlar, Provincial de l’Ordre pour les Philippines.<br />Le dernier bilan de l’épidémie fait état de 1.350 morts en Afrique occidentale . Thu, 21 Aug 2014 00:00:00 +0200