Fides News - French (Standard)https://fides.org/Les Dépêches de l'Agence FidesfrLes contenus du site sont publiés sous licence Creative Commons.Léon XIV aux nouveaux Évêques : restez aux côtés de Jésus, le « Bon Pasteur », pour conserver un cœur missionnairehttps://fides.org/fr/news/78153-Leon_XIV_aux_nouveaux_Eveques_restez_aux_cotes_de_Jesus_le_Bon_Pasteur_pour_conserver_un_coeur_missionnairehttps://fides.org/fr/news/78153-Leon_XIV_aux_nouveaux_Eveques_restez_aux_cotes_de_Jesus_le_Bon_Pasteur_pour_conserver_un_coeur_missionnaireCité du Vatican – Un cœur «entièrement tourné vers le Père et, précisément pour cette raison, totalement donné à ses frères» : telle est l’image centrale choisie par le Pape Léon XIV pour décrire l’identité de l’Évêque, lors de l’audience qu’il a accordée, le 10 septembre, aux participants aux cours de formation pour les nouveaux Évêques organisés par les Dicastères pour les Évêques, pour les Églises orientales et pour l’évangélisation.<br /><br />Au nombre de 147, ces Évêques sont venus à Rome des cinq continents pour ces cours, qui se sont terminés aujourd’hui par la messe et la vénération des reliques de l’Apôtre Pierre, dans la basilique vaticane.<br /><br />Avant d’entamer son allocution, le Pape a demandé de prier pour le repos éternel du père du Pro-Préfet du Dicastère pour l’Évangélisation, le Cardinal Luis Antonio G. Tagle, en guidant la récitation d’un Je vous salue Marie pour le réconfort de la famille.<br /><br />Le Pape a assuré aux nouveaux Évêques, et à travers eux à leurs Églises, une place dans sa prière, en expliquant : « Chacun doit trouver une place dans le cœur de l’Évêque, car chacun a déjà une place dans le cœur du Christ ». C’est de là qu’a jailli la réflexion offerte par le Successeur de Pierre aux nouveaux Successeurs des apôtres.<br /> <br />La première priorité, a déclaré le Pape, est de rester avec Jésus. « Parmi les nombreuses tâches que vous serez appelés à accomplir en tant qu’Évêques, celle-ci est la plus importante. Nous sommes des Évêques, mais nous sommes avant tout des disciples », a-t-il insisté. « Il en désigna douze, nous dit l’Évangile selon saint Marc, qu’il appela Apôtres, afin qu’ils restent avec lui et qu’il les envoie prêcher », a poursuivi l’Évêque de Rome. « Tel est l’ordre de l’Évangile : rester avec lui et, par lui, être envoyés », a-t-il expliqué, en invitant à préserver le temps consacré à l’Eucharistie, à la Parole et à la prière silencieuse.<br /><br />Le Souverain Pontife a ensuite évoqué un deuxième aspect, présenté comme la caractéristique la plus propre de l’épiscopat : « avoir le cœur de Jésus, le Bon Pasteur, un cœur entièrement tourné vers le Père et, précisément pour cette raison, totalement donné à ses frères ». Citant l’Évangile de Jean : « Je suis le bon pasteur. Le bon pasteur donne sa vie pour ses brebis », le Pape a exhorté les Évêques en des termes directs : « Aimez les gens que le Seigneur vous a confiés. Apprenez leurs noms, écoutez leurs histoires, entrez, quand vous le pouvez, dans leurs maisons, priez avec eux ». Surtout dans les jeunes Églises, a-t-il fait remarquer, « la présence de l’Évêque en dit long, avant même ses paroles » : une visite, une bénédiction, l’écoute d’une famille, parmi d’autres petits gestes, « peuvent rester gravés dans l’âme d’une personne toute sa vie ».<br /><br />Cette insistance de Léon XIV sur le cœur pastoral rappelle étroitement un thème cher à son prédécesseur : le 24 octobre 2024, le Pape François avait consacré toute l’encyclique « Dilexit nos » à l’amour humain et divin du Cœur du Christ, le présentant comme la clé pour comprendre la vie de l’Église et le ministère de ses pasteurs.<br /><br />Le Pape a ensuite évoqué ce que la tradition appelle la « sollicitudo pastoralis », cette sollicitude pastorale que Saint Paul, dans sa deuxième Lettre aux Corinthiens, définissait comme son « souci quotidien », trait caractéristique de la « paternité épiscopale » grâce à laquelle l’Église qui nous est confiée devient « de plus en plus une partie de votre vie, presque une partie de vous-mêmes ». Citant une homélie du Pape François du 18 mai 2020, Léon XIV a rappelé que « la proximité est l’un des traits caractéristiques de Dieu envers son peuple », ajoutant un passage prononcé par le Pape François lui-même devant les Évêques participant au cours de formation le 12 septembre 2019 : « Nous existons pour rendre cette proximité tangible ». D’où l’appel à aimer les prêtres, en particulier les plus âgés et les malades : « Faites-leur sentir qu’ils sont précieux, que l’Église leur est reconnaissante et que l’Évêque ne les oublie pas ».<br /><br />Reprenant Saint Augustin, qui définissait son ministère comme un « amoris officium » , un service d’amour, Léon XIV a établi un lien entre cette charité pastorale et les questions posées par le présent. Il a cité sa propre encyclique « Magnifica humanitas », dans laquelle il expliquait avoir voulu offrir « avant tout aux pasteurs des Églises une vision et une méthode pour relever le grand défi de la sauvegarde de l’humain à l’ère de l’intelligence artificielle », invitant les Évêques à promouvoir dans leurs diocèses « des parcours de réflexion et de dialogue » au service de la « civilisation de l’amour ».<br /><br />Aux nombreux Évêques issus d’Églises jeunes et missionnaires, le Pape a demandé de conserver « un cœur missionnaire », capable de s’ouvrir « non seulement à ceux qui fréquentent nos paroisses, mais aussi aux chrétiens d’autres confessions, aux croyants d’autres religions, aux personnes qui ne professent aucune foi, à tous les hommes et toutes les femmes de bonne volonté ». Citant encore Saint Augustin – « Vobis enim sum episcopus, vobiscum sum christianus », « pour vous […] je suis Évêque, avec vous je suis chrétien » – Léon XIV a invité les nouveaux Évêques à cheminer avec leur peuple, en priant, en écoutant la Parole et en célébrant l’Eucharistie avec les fidèles.<br /><br />En conclusion de la rencontre, le Pape a assuré aux Évêques, sur le point de regagner leurs diocèses respectifs, la fidélité du Seigneur qui les a appelés et qui les précédera sur leur chemin, les confiant, ainsi que leurs fidèles, à la protection de Marie, Mère de l’Église. Thu, 10 Sep 2026 15:53:02 +0200Cent ans plus tard. Le long périple des premiers Évêques chinois pour recevoir l’ordination épiscopale des mains du Successeur de Pierrehttps://fides.org/fr/news/78150-Cent_ans_plus_tard_Le_long_periple_des_premiers_Eveques_chinois_pour_recevoir_l_ordination_episcopale_des_mains_du_Successeur_de_Pierrehttps://fides.org/fr/news/78150-Cent_ans_plus_tard_Le_long_periple_des_premiers_Eveques_chinois_pour_recevoir_l_ordination_episcopale_des_mains_du_Successeur_de_Pierrepar Peter Zhao Jianmin*<br /><br />Shanghai – Il y a exactement cent ans aujourd’hui, le 10 septembre 1926, dans le port de Shanghai, le long sifflement des sirènes de bord annonçait le départ du navire à bord duquel voyageaient six vicaires apostoliques chinois. Ils étaient accompagnés par l’Archevêque Celso Costantini, le premier délégué apostolique en Chine. C’est lui qui, deux ans plus tôt, avait préparé et dirigé, au nom du Pape Pie XI, le « Primum Concilium Sinense », le concile de l’Église chinoise célébré précisément à Shanghai en 1924. Le délégué apostolique accompagnait les six vicaires apostoliques en route pour Rome, où ils étaient attendus pour recevoir l’ordination épiscopale des mains du pape.<br /><br />Cette cérémonie de consécration, célébrée le 28 octobre 1926 dans la basilique Saint-Pierre, a suscité l’attention et l’intérêt dans le monde entier. Après la consécration, les Évêques chinois ont quitté Rome pour un voyage qui les a menés à travers quatre pays européens, où ils ont toujours été accueillis avec beaucoup d’enthousiasme. À Louvain, en Belgique, la foule les a salués au cri de « Vive la Chine! » .<br />Ce voyage a ravivé la fierté et la fierté non seulement de la communauté catholique en Chine, mais aussi de la nation chinoise. Une nation qui, à peine quatorze ans auparavant, avait réussi à se libérer d’un régime semi-féodal et semi-colonial.<br /><br />Il s’agit d’une page d’histoire qui mérite d’être explorée et étudiée avec une passion renouvelée. C’est pourquoi il semble utile et captivant de retracer ce long voyage, riche en détails intéressants et évocateurs.<br />Le récit détaillé / carnet de voyage qui suit a été rédigé principalement à partir des informations contenues dans les mémoires du cardinal Celso Costantini et dans l’ouvrage intitulé « Souvenirs de deux années » de Venantius Zhao Huaixin. Ce dernier était le cinquième frère de l’Évêque Filippo Zhao Huaiyi. Prêtre, il était diplômé du séminaire de Pékin, où il enseignait le latin à un niveau avancé. Il accompagna à Rome son frère Filippo Zhao ainsi que les autres vicaires chinois. Au cours du voyage menant à leur consécration épiscopale, il a assumé le rôle de secrétaire. Par la suite, il a travaillé au Bureau du délégué apostolique, au sein de l’Association pour l’éducation. En 1927, il est devenu Secrétaire de l’Évêque et, la même année, a également pris les fonctions de recteur du petit séminaire de Xuanhua. En 1932, il devint professeur au grand séminaire; en 1937, il fut également nommé vicaire de Xuanhua. En 1948, il entra au conseil consultatif du diocèse de Xuanhua. Il mourut en juillet 1949.<br /><br />Le voyage par mer vers l’Europe<br /><br />Le 10 septembre 1926, les six vicaires ont pris la mer à Shanghai. « Nous nous sommes embarqués à Shanghai à bord d’un navire américain; pour éviter tout malentendu, nous n’avons pris ni navire français ni italien. Une grande foule de fidèles est venue nous dire au revoir et l’émotion se lisait clairement sur tous les visages. » <br /><br />Ils arrivèrent à Hong Kong le 13 septembre. Les autorités ecclésiastiques et les fidèles les accueillirent au port. Ils visitèrent l’« Imprimerie de Nazareth » et la maison de retraite Béthanie. Le 14 septembre, ils reprirent leur voyage en bateau.<br /><br />Ils sont arrivés à Manille le 16 septembre. Ils ont été dispensés de toutes les formalités de contrôle et de douane. Là, ils ont été accueillis par le délégué apostolique aux Philippines, par des religieux et par de nombreux fidèles. Ils ont visité le couvent et l’église des Dominicains, ainsi que l’Université de Santo Tomás. L’Archevêque de Manille et le consul de Chine aux Philippines ont assisté à la cérémonie d’accueil. Ils ont également visité l’église Saint-François et l’église Saint-Ignace. L’Archevêque de Manille, le délégué apostolique et le consul de Chine aux Philippines ont assisté à la cérémonie d’accueil organisée par l’Association de la jeunesse catholique. Le 17 septembre, ils ont repris la mer.<br /><br />Ils arrivèrent à Singapour le 21 septembre. Des prêtres et des fidèles les accueillirent au port et les accompagnèrent jusqu’à l’église de l’Évêché. Ils visitèrent une église fréquentée par les Chinois, le musée et l’église Saint-Joseph de la Congrégation de Saint-Paul. Les fidèles leur réservèrent un accueil chaleureux et recueillirent des dons en leur faveur. Le 22 septembre, ils reprirent leur voyage en bateau.<br />Penang <br />Ils arrivèrent à Malacca le 24 septembre. L’Évêque local et les prêtres les accueillirent au port. Ils visitèrent l’église et le grand séminaire. Le 25 septembre, ils reprirent la mer.<br /><br />Ils arrivèrent ensuite à Colombo, au Sri Lanka, le 29 septembre et se rendirent à l’évêché. Dans la soirée, ils reprirent leur voyage en bateau.<br /><br />Le 4 octobre, ils passèrent devant l’île de Socotra.<br /><br />Ils entrèrent dans la mer Rouge le 7 octobre. Le 11 octobre, le navire entra dans le canal de Suez et, le 12 octobre, il atteignit l’embouchure nord du canal.<br />Ils débarquèrent à Alexandrie, en Égypte, le 13 octobre. Ils visitèrent l’église Sainte-Catherine et, dans la soirée, reprirent la mer.<br />Le navire accosta au port de Naples le 16 octobre. Là, ils furent accueillis par des représentants de la Sacrée Congrégation de Propaganda Fide et par une cinquantaine de personnes.<br /><br />Consécration épiscopale et voyage en Europe<br /><br />Le 17 octobre, les six vicaires et leurs accompagnateurs ont pris le train à Naples. Le gouvernement italien leur a accordé une exemption de contrôle des bagages et, en signe de bienvenue, leur a réservé gratuitement trois compartiments de première classe, en chargeant également le personnel de les accompagner et de les assister pendant le voyage.<br /><br />À leur arrivée en train à Rome, ils furent accueillis sur le quai par des représentants de la Sacrée Congrégation de Propaganda Fide, par le Cardinal vicaire de Rome, par des étudiants chinois et par d’autres personnes présentes. À la sortie de la gare, le passage réservé au roi d’Italie fut spécialement ouvert.<br />« Le lendemain de notre arrivée à Rome, le Pape devait nous recevoir. J’ai fait remarquer que nous n’avions pas encore la tenue romaine; le Pape a répondu : “La tenue chinoise convient très bien aussi” » . Pie XI a embrassé affectueusement chacun des six futurs Évêques.<br />Le 28 octobre, fête des Saints apôtres Simon et Thaddée, eut lieu dans la basilique Saint-Pierre la liturgie solennelle de la consécration épiscopale.<br />Le 29 octobre, les Évêques nouvellement consacrés visitèrent les catacombes de Domitille.<br />Le 30 octobre, le Préfet de Propaganda Fide mit à leur disposition une automobile pour visiter Castel Gandolfo, la résidence d’été du pape. Par la suite, ils ont visité de nombreux lieux et institutions religieuses et culturelles de Rome, notamment : la Maison de la Congrégation de la Mission de Saint Vincent de Paul; le Colisée; la basilique Saint-Jean-de-Latran; la basilique Sainte-Croix-de-Jérusalem; l’église Sainte-Marie-de-la-Consolation, où s’est tenue une rencontre; la chapelle Sixtine; l’Université Grégorienne, où une cérémonie d’accueil a été organisée; le Séminaire romain, où ils ont été accueillis par six cardinaux, une quarantaine d’évêques, de nombreux prêtres et beaucoup d’autres personnes; le tombeau de Saint Pierre; le monastère des Trappistes; le monastère des Franciscains; la basilique Saint-Laurent-hors-les-Murs; la basilique Sainte-Cécile-du-Trastevere.<br /><br />Le 10 novembre, lors d’une nouvelle audience avec le Pape, Pie XI a déclaré : « Je souhaite que vous puissiez venir plus souvent à Rome. Aujourd’hui, les moyens de communication sont encore peu développés et cela prend donc beaucoup de temps; à l’avenir, les transports s’amélioreront certainement et, en voyageant par avion, on pourra aller de la Chine à Rome et revenir en quelques jours » . <br />Par la suite, les Évêques chinois ont également visité l’église de la Trinité-des-Monts, l’Université Urbanienne de Propaganda Fide, l’église des Dominicains, l’église des Jésuites et le siège des Chevaliers de Colomb.<br /><br />Le 15 novembre, pour entamer leur voyage en Italie et dans d’autres pays européens, les Évêques chinois ont pris le départ de la gare de Foligno. L’Évêque local, des prêtres, des étudiants chinois et des fidèles les ont accompagnés à la gare pour leur dire au revoir. Sur ce trajet également, le gouvernement italien a chargé du personnel de les accompagner et de les assister pendant le voyage. Ils ont ensuite visité Assise ; Loreto ; Padoue ; Udine, ville liée au bienheureux Odorico da Pordenone et lieu de naissance de Celso Costantini.<br />Le 30 novembre, ils sont arrivés à Milan, où ils ont été accueillis à la gare par de nombreux prêtres et fidèles. Ils ont visité la maison du PIME, la Curie archiépiscopale, la basilique Saint-Ambroise et le Dôme, dédié à Sainte-Marie-Née.<br />Le 6 décembre, ils sont arrivés à Turin, où ils ont visité l’église de la Curie archiépiscopale. Puis leur voyage en France a commencé<br />Le 8 décembre, les nouveaux Évêques chinois sont arrivés à Lyon, où ils ont visité l’Évêché et les lieux liés au Saint Curé d’Ars, Saint Jean-Marie Vianney.<br /><br />Le 9 décembre, ils sont arrivés à Paris. Au cours de leur séjour, ils ont assisté à une réception offerte par le Cardinal Archevêque, ont visité la Congrégation de la Mission , la Congrégation des Filles de la Charité et la basilique du Sacré-Cœur. L’ambassadeur de Chine en France leur a offert un banquet à l’ambassade. Ils ont également visité l’Association des étudiants d’Extrême-Orient de Paris et la basilique Notre-Dame de Paris. De plus, ils ont assisté à une réception organisée par l’Association de l’amitié missionnaire, à laquelle ont pris part plus de deux cents personnes.<br />Ils se sont ensuite rendus à Paray-le-Monial, où ils ont visité la célèbre basilique du Sacré-Cœur; ils ont poursuivi leur route vers Lisieux, où ils ont visité le sanctuaire de sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus.<br /><br />En route vers la Belgique, ils sont arrivés à Bruxelles le 20 décembre. À la gare, ils ont été chaleureusement accueillis par des prêtres et des fidèles. Ils se sont ensuite rendus à la résidence de l’ambassadeur de Chine en Belgique, ont visité le Collège Saint-Louis, la Curie et l’église de l’Archidiocèse de Malines, et ont été reçus par la reine de Belgique. Ils ont ensuite visité la cathédrale de Bruxelles.<br /><br />À leur arrivée à la gare de Louvain, ils ont été accueillis par des professeurs d’université, des prêtres et des fidèles. Tout au long du parcours, des drapeaux bicolores franco-chinois et des drapeaux à cinq couleurs étaient déployés. L’Association de la jeunesse catholique chinoise en Belgique et de nombreux membres de la communauté chinoise les ont salués en scandant : « Vive la Chine! » .<br />Ils ont ensuite participé à un souper de bienvenue organisé par l’American College, où ils ont également été hébergés. L’American College était considéré comme l’un des collèges de l’Université catholique de Louvain offrant les meilleures conditions d’hébergement et de restauration.<br />Au cours de leur séjour, ils ont également participé à une réception organisée par les étudiants chinois, au cours de laquelle l’Évêque Filippo Zhao Huaiyi a prononcé un discours en français. Ils visitèrent l’église Saint-Michel, l’église des Jésuites et le couvent franciscain; ils participèrent à la réception offerte par le recteur de l’Université catholique de Louvain, à la réception des étudiants chinois de Louvain et à une rencontre conviviale à l’école pour filles du Sacré-Cœur. Ils visitèrent également un monastère bénédictin.<br />À Malines , ils sont allés rendre visite aux parents du père Vincent Lebbe et ont visité la Congrégation des Pères de Scheut .<br /><br />Arrivés aux Pays-Bas le 27 décembre, au cours de leur voyage en train, ils ont fait une correspondance à Breda, où ils ont été accueillis à la gare par le vicaire local et d’autres autorités ecclésiastiques.<br />À Utrecht, à l’occasion d’une autre correspondance, ils ont été accueillis par le vicaire épiscopal, qui les a accompagnés à l’évêché, où ils ont été invités à dîner.<br />Ils ont ensuite poursuivi leur route en train vers Amsterdam. À leur arrivée à la gare, ils ont été accueillis par une foule nombreuse. Des drapeaux bicolores et des drapeaux à cinq couleurs flottaient à l’avant des automobiles qui les transportaient.<br />Au cours du souper de bienvenue, ils ont visité l’Œuvre Missionnaire de Saint Pierre l’Apôtre, ainsi que quatre églises importantes. Ils ont également visité les villes de Haarlem, Rotterdam, Breda et Nimègue.<br /><br />Le 1er janvier 1927, ils sont rentrés en Belgique et se sont rendus à Ans, où ils ont visité l’École de commerce des Jésuites et la basilique Notre-Dame. Lors de la cérémonie d’accueil, le consul chinois à Ans a également prononcé un discours.<br />Ils ont ensuite poursuivi leur route vers Liège, où ils ont visité la Congrégation de la Mission de Saint Vincent de Paul et son église.<br />Ils se rendirent ensuite à Namur. À la gare, ils furent accueillis par une grande foule; tout au long du parcours, les drapeaux des différentes associations et organisations étaient déployés. Une cérémonie de bienvenue eut lieu à l’Évêché et à la cathédrale, au cours de laquelle l’Évêque Filippo Zhao Huaiyi prononça en français un discours de remerciement.<br /><br />Le 6 janvier, en train, ils ont atteint la frontière entre la Belgique et la France. Les Évêques chinois ont été dispensés des contrôles douaniers et frontaliers. À la gare, ils ont été accueillis par des prêtres des Missions étrangères de Paris .<br />Ils ont déjeuné à la nonciature en France, en présence de deux cardinaux, de deux Évêques auxiliaires et d’autres Évêques, soit un total de plus de vingt personnes.<br />Le 9 janvier, ils ont quitté Paris, accompagnés jusqu’à la gare par une foule nombreuse.<br />Ils se sont ensuite rendus à Bordeaux et à Dax, où ils ont été accueillis à la gare par de nombreuses personnes et par les Lazaristes. Ils se rendirent ensuite dans la ville natale de saint Vincent de Paul, avant de poursuivre leur route vers Lourdes.<br />Le 12 janvier, ils arrivèrent à Marseille, où ils furent accueillis à la gare par de nombreux prêtres appartenant à divers ordres et congrégations religieuses. Ils visitèrent l'évêché et l'église Notre-Dame-de-la-Garde.<br /><br />Le voyage de retour en Chine par la mer<br /><br />Le 14 janvier, les Évêques chinois ont embarqué à Marseille. Ils avaient acheté des billets de deuxième classe, mais la compagnie maritime, par courtoisie, les a transférés gratuitement en première classe.<br />Le 18 janvier, ils sont passés près de l’île de Crète.<br />Le 19 janvier, ils ont atteint l’embouchure nord du canal de Suez.<br />Le 25 janvier, ils passèrent par Djibouti. .<br />Le 1er février 2027, les Évêques, de retour en Chine, firent escale à Colombo, au Sri Lanka.<br />Le 5 février, ils ont traversé le détroit de Malacca.<br /><br />Le 7 février, ils sont arrivés à Singapour. Des Évêques, des prêtres et des fidèles sont montés à bord pour les accueillir. Ils ont visité l’Évêché, puis une église fréquentée par la communauté chinoise locale, ont participé à une cérémonie de bienvenue et ont visité une école pour garçons et une école pour filles.<br />Le 10 février, toujours sur le chemin du retour, ils arrivèrent à Saigon, où ils furent accueillis par des prêtres des Missions étrangères de Paris et par d’autres religieux. Ils visitèrent l’Évêché, la congrégation des Carmélites et la Congrégation des Sœurs de Saint-Paul.<br /><br />Le 16 février, ils arrivèrent à Hong Kong. Des Évêques, des prêtres et des fidèles montèrent à bord pour les accueillir. Une réception fut organisée en leur honneur à l’Évêché.<br /><br />Le 20 février, ils débarquèrent enfin à Shanghai. Au port, ils furent accueillis au milieu du vacarme des pétards et des feux d’artifice. Ils se rendirent ensuite à la Curie épiscopale et participèrent à la messe solennelle d’action de grâce dans l’église de Yangjiabang .<br /><br />Le Contexte historique<br /><br />Pour saisir toute la portée des premières consécrations épiscopales d'Évêques chinois, il est également utile de tenir compte des événements historiques tumultueux qui ont marqué les décennies précédant et suivant cet important événement ecclésial.<br /><br />Le 10 octobre 1911 éclata la révolte de Wuchang, événement qui marqua le début de la Révolution Xinhai, laquelle conduisit au renversement de la dynastie impériale et à la fin de l’ordre monarchique.<br />Le 1er janvier 1912, Sun Yat-sen prit ses fonctions de président provisoire de la République de Chine à Nankin.<br />Le 14 mai 1912, le Sénat provisoire de la République adopta comme drapeau national le drapeau à cinq couleurs, composé de cinq bandes horizontales — rouge, jaune, bleu, blanc et noir, de haut en bas — symbolisant l’idéal de la « République des cinq races » .<br />Le 12 décembre 1915, Yuan Shikai proclama l’Empire et prit le titre d’empereur. Le 23 mars 1916, contraint par les circonstances, il abolit à nouveau la monarchie. Une période de troubles et d’affrontements entre les « seigneurs de la guerre » ainsi qu’une division politique entre le Nord et le Sud s’ensuivirent.<br />Le 29 décembre 1922, le premier délégué apostolique en Chine, Celso Costantini, arriva à Pékin, alors capitale du gouvernement de la République de Chine.<br />Du 15 mai au 12 juin 1924 se tint à Shanghai le Primum Concilium Sinense.<br />C’est dans ce contexte que débute, le 10 septembre 1926, le voyage relaté dans cet article, qui a conduit à Rome les six vicaires apostoliques chinois destinés à recevoir la consécration épiscopale des mains du pape Pie XI.<br />Le 17 décembre 1928, le gouvernement nationaliste de Nankin a adopté par loi le drapeau du Ciel bleu, du Soleil blanc et de la Terre rouge comme drapeau national.<br />Le 29 décembre 1928, lors du « changement de drapeau du Nord-Est », le drapeau à cinq couleurs fut remplacé par le drapeau du Ciel bleu et du Soleil blanc , un événement qui marqua la réunification officielle du Nord et du Sud de la Chine sous le gouvernement nationaliste.<br />Le 14 mai 1934, le délégué apostolique en Chine, Mario Zanin, est arrivé à Nankin, alors capitale du gouvernement de la République de Chine.<br />En juillet 1942, la République de Chine et le Saint-Siège ont établi des relations diplomatiques officielles.<br />En 1943, le gouvernement de la République de Chine a établi une légation à Rome; le premier ministre plénipotentiaire était Xie Shoukang.<br />En 1946, la hiérarchie ecclésiastique ordinaire a été mise en place en Chine. Le Saint-Siège a établi dans la capitale, Nankin, la Nonciature Apostolique en Chine .<br /><br />2026)<br /><br />* Prêtre, directeur de l’Institut d’études et de culture catholiques de PékinThu, 10 Sep 2026 15:36:15 +0200ASIE/NÉPAL - Père Bogati : « Aide humanitaire et réconfort aux personnes déplacées »https://fides.org/fr/news/78151-ASIE_NEPAL_Pere_Bogati_Aide_humanitaire_et_reconfort_aux_personnes_deplaceeshttps://fides.org/fr/news/78151-ASIE_NEPAL_Pere_Bogati_Aide_humanitaire_et_reconfort_aux_personnes_deplaceesKatmandou - « Je viens de visiter l’une des principales zones où de nombreuses personnes ont été emportées par les eaux; parmi elles se trouvait également une école comptant 300 élèves. Nous sommes encore sous le choc, et les gens sont traumatisés. Mais nous sommes à leurs côtés par la prière et la solidarité » : c’est ce qu’a déclaré à l’Agence Fides le père Silas Bogati, administrateur du Vicariat Apostolique du Népal, de retour d’une mission humanitaire. « Caritas Népal a distribué de l’aide dans plusieurs localités et gère des centres pour les personnes déplacées, en accordant une attention particulière aux enfants livrés à eux-mêmes, où sont accueillis tous les mineurs victimes des inondations », rapporte-t-il. Le père Silas Bogati conclut : « Nous répondons à l’urgence et nous sommes concrètement présents aux côtés de ceux qui souffrent et de ceux qui sont dans le besoin. Outre l’aide matérielle, notre mission est d’apporter du réconfort ».<br />En compagnie de la directrice générale de Caritas Népal, Sœur Cecilia Durga Shrestha, le père Bogati s’est rendu dans les régions de Trisuli touchées par les inondations afin d’évaluer les dégâts et de se faire une idée de la situation des familles sinistrées.<br />Au cours de cette visite, ils se sont également rendus dans les centres d’accueil qui hébergent actuellement les familles déplacées. Caritas Népal soutient actuellement trois centres d’accueil et huit « espaces adaptés aux enfants » à Nuwakot, offrant une aide essentielle, un accueil et une protection aux mineurs et aux familles.<br />Le père Bogati et Sœur Durga Shrestha ont par ailleurs rencontré le personnel opérationnel, les animateurs et les bénévoles de Caritas, ainsi que les partenaires locaux, afin d’évaluer ensemble la situation, de cerner les besoins et de comprendre les défis auxquels font face les centres. L’esprit qui anime les personnes engagées dans l’aide humanitaire, affirment-elles, est de « rester aux côtés des familles et des enfants touchés, en leur offrant soutien, soins et dignité ».<br /> <br /><br /><br />Thu, 10 Sep 2026 14:59:17 +0200Lors du cours destiné aux nouveaux Évêques, les outils concrets de la communion missionnaire avec le Successeur de Pierre ont été présentéshttps://fides.org/fr/news/78149-Lors_du_cours_destine_aux_nouveaux_Eveques_les_outils_concrets_de_la_communion_missionnaire_avec_le_Successeur_de_Pierre_ont_ete_presenteshttps://fides.org/fr/news/78149-Lors_du_cours_destine_aux_nouveaux_Eveques_les_outils_concrets_de_la_communion_missionnaire_avec_le_Successeur_de_Pierre_ont_ete_presentesRome – Les Évêques récemment nommés, réunis à Rome pour participer aux cours de formation organisés à leur intention par les dicastères du Saint-Siège, ont pu être dûment informés d’une série de réalités et d’outils mis à leur disposition pour vivre et manifester pleinement leur sollicitude épiscopale pour la mission de l’Église universelle, dans le lien de communion qui unit chaque Successeur des Apôtres au Successeur de Pierre, l’Évêque de Rome.<br /><br />Les travaux de la séance de l’après-midi d’hier, mardi 8 septembre, se sont déroulés dans l’Aula Magna de l’Université Pontificale Urbanienne. Ils ont réuni à la fois les Évêques inscrits au cours organisé par le Dicastère pour l’Évangélisation et les Évêques participant au cours de formation similaire organisé par le Dicastère pour les Évêques.<br /><br />Dans leurs interventions, les conférenciers ont tenu à souligner que les institutions et les œuvres présentées puisent leurs racines dans l’histoire millénaire de l’Église.<br /><br />L'obole de Saint-Pierre et la veuve de l'Évangile<br /><br />C’est l’Archevêque Filippo Iannone, Préfet du Dicastère pour les Évêques, qui a retracé l’histoire de l’Obole de Saint-Pierre, « une offrande volontaire que les fidèles font directement au Pape », dont le nom « rappelle le “petit don” de la veuve de l’Évangile , signe de générosité venant du cœur, et non de l’abondance ». Né officiellement sous le règne du roi Offa de Mercie au VIIe siècle sous le nom de « Denarius Sancti Petri », il est devenu au Moyen Âge « un impôt régulier… souvent contesté en raison des abus », avant de disparaître avec la Réforme protestante. Pie IX l’a relancé après 1870 avec l’encyclique Saepe Venerabilis en tant qu’« offrande volontaire des fidèles du monde entier ». Mgr Iannone cite Jean-Paul II et Benoît XVI . Conformément au motu proprio de François , l’Obolo continue d’être mis en place par la Secrétairerie d’État, mais il est administré par l’APSA sous le contrôle de la Secrétairerie pour l’Économie, « afin de garantir une plus grande transparence ».<br />Concernant le canon 1271, « nouveau dans la législation canonique » du Code de 1983, l’Archevêque Iannone précise que « la norme n’a pas pour but d’imposer un tribut. Elle se limite à rappeler aux Évêques une obligation liée à leur propre charge ». Il en cite le texte : « Les Évêques, en vertu du lien d’unité et de charité, selon les moyens dont dispose leur diocèse, contribueront à procurer les moyens dont le Siège apostolique a besoin, selon les conditions de l’époque, pour être en mesure de rendre de manière appropriée son service à l’Église universelle ».<br /><br />Les fonds et les collèges romains dans la longue histoire de Propaganda Fide<br /><br />L’Archevêque Samuele Sangalli, Secrétaire Adjoint chargé de l’administration du dicastère missionnaire, revient sur la description de la valeur de l’obole de Saint-Pierre et du canon 1271 pour présenter « trois autres sujets, qui s’inscrivent dans la même perspective » : les Œuvres Pontificales Missionnaires , le Fonds Ecclesiae Sanctae avec la collecte Pro Afris, et le soutien aux collèges romains de formation.<br />Le Fonds Ecclesiae Sanctae, explique l’Archevêque Sangalli, « est le fruit d’un processus d’élaboration et d’analyse qui a duré environ 17 ans, et qui trouve son origine dans le Concile Vatican II et dans le Motu Proprio éponyme de Sa Sainteté Paul VI » , conçu pour mobiliser « l’épiscopat mondial… à verser chaque année une contribution spécifique au Dicastère».<br />Le Fonds finance des bourses d'études pour l'Université Urbanienne et ses cinq collèges, ainsi que l'envoi de livres aux grands séminaires.<br />Quant à la Collecte pontificale Pro Afris, « elle a été instituée par Léon XIII, en 1890, pour soutenir ceux qui œuvraient à la libération des esclaves en Afrique », puis confirmée par Paul VI en 1976 « en élargissant sa vocation à la libération de toutes les formes d’esclavage »; elle finance aujourd’hui les cours de l’I.C.O.F. destinés aux agents pastoraux ayant subi « des traumatismes physiques, psychologiques et spirituels » dans des zones de guerre ou de traite.<br />Mgr Sangalli s’attarde surtout sur les collèges romains, héritiers de la Congrégation de Propaganda Fide : le Collège Pontifical Urbain , qui célébrera l’année prochaine son quatrième centenaire, accueille « environ 170 séminaristes » venus d’Afrique, d’Asie, d’Océanie et des vicariats apostoliques d’Amérique latine; les collèges Saint-Pierre et Saint-Paul accueillent chacun « de 150 à 200 prêtres »; le Collège Mater Ecclesiae , à Castel Gandolfo, accueille « environ 130 jeunes religieuses »; le Collège Saint-Joseph, situé sur le Gianicolo depuis 2006, accueille chaque année les recteurs et les formateurs de « 425 petits séminaires, 135 séminaires préparatoires et 270 grands séminaires » pour leurs programmes de formation.<br />L’Université Urbanienne compte 97 instituts affiliés dans 40 pays. Le secrétaire adjoint du Dicastère pour l’Évangélisation des peuples conclut : « Nous avons besoin du soutien de toutes les Églises locales, afin que ces collèges puissent assurer le service pour lequel ils ont été créés. »<br /><br />Le « secret » des Œuvres Pontificales Missionnaires <br /><br />En tant que coordonnateur par intérim des Œuvres Pontificales Missionnaires , le père Nowak a ouvert son intervention par une remarque teintée d’humour, soulignant que « les Œuvres Pontificales Missionnaires sont peut-être le secret le mieux gardé de l’Église catholique », étant donné que même bon nombre d’Évêques et de prêtres « ne savent pas vraiment qui nous sommes ».<br />Dans son allocution, le père Nowak a brièvement rappelé les grandes lignes et l’origine des quatre Œuvres Pontificales : l’Union Pontificale Missionnaire, définie par Paul VI comme « l’âme » des quatre Œuvres Pontificales; l’Œuvre de saint Pierre-Apôtre, qui soutient les séminaires et les noviciats; l’Œuvre de la Sainte Enfance, dont la devise est « Les enfants aident les enfants »; et l’Œuvre de la Propagation de la Foi , fondée par la bienheureuse Pauline Jaricot à Lyon en 1822. Le père Nowak, Secrétaire Général de la POPF, a défini cette Œuvre comme « un partenaire, et non un bienfaiteur ou un bailleur de fonds » des Églises locales, rappelant la vaste gamme de subventions ordinaires et extraordinaires distribuées chaque année par la POPF pour soutenir la mission des Églises particulières, tout en soulignant les critères de transparence et de durabilité garantis par les procédures d’octroi des ressources. Wed, 09 Sep 2026 16:33:04 +0200AFRIQUE/SOUDAN - Le chlore, d’agent de potabilisation à arme chimique, avec le risque d’un embargo sur un élément essentiel pour les civilshttps://fides.org/fr/news/78148-AFRIQUE_SOUDAN_Le_chlore_d_agent_de_potabilisation_a_arme_chimique_avec_le_risque_d_un_embargo_sur_un_element_essentiel_pour_les_civilshttps://fides.org/fr/news/78148-AFRIQUE_SOUDAN_Le_chlore_d_agent_de_potabilisation_a_arme_chimique_avec_le_risque_d_un_embargo_sur_un_element_essentiel_pour_les_civilsKhartoum – Un conflit de plus en plus influencé par des acteurs extérieurs et sur lequel pèse désormais le soupçon de l’utilisation, par au moins l’une des parties belligérantes, d’armes chimiques. Il s’agit de la guerre civile soudanaise, tombée dans l’oubli, qui a éclaté le 15 avril 2023 entre les militaires de l’armée soudanaise et les miliciens des Forces de soutien rapide , qui, loin d’être près de sa fin, risque d’impliquer de plus en plus les États voisins .<br /><br />Les allégations, relayées par deux des plus grands journaux américains, concernant l’utilisation de bombes au chlore par les SAF, si elles se confirmaient, ajouteraient de nouvelles raisons d’inquiétude. Au début du mois de septembre, tant le New York Times que le Washington Post ont publié des articles s’appuyant sur des rapports de renseignement provenant d’un « pays du Moyen-Orient » non précisé, concernant l’expérimentation, la production et l’utilisation ultérieure de bombes contenant du chlore par les Forces armées soudanaises . Ces engins chimiques auraient été utilisés contre des positions des Forces de soutien rapide , notamment près de la raffinerie de pétrole d’Al Jaili et de la base militaire de Garri, au nord de Khartoum, en septembre 2024. Des vidéos et des images montrent des vapeurs jaune-vert compatibles avec le chlore, tandis que des témoins ont fait état de difficultés respiratoires.<br /><br />Pour étayer ces allégations, il faut toutefois que des experts indépendants mènent des vérifications sur le terrain, afin de recueillir des résidus de munitions, des échantillons environnementaux et médicaux, des témoignages des victimes ainsi que des documents relatifs aux opérations militaires.<br /><br />De plus, on peut se demander si l'utilisation de ces armes remonte effectivement à septembre 2024 et pourquoi cette information n'a été rendue publique que maintenant. Des bombes au chlore ont-elles également été utilisées après les incidents signalés? Si oui, quand et où? En 2025, les États-Unis avaient déjà imposé des sanctions au chef des Forces armées soudanaises , le général Abdel Fattah al-Burhan, ainsi qu’au Soudan, en raison de l’utilisation d’armes chimiques, sur la base de rapports antérieurs des services de renseignement faisant état d’attaques au chlore. Les SAF ont nié avoir mis au point ou utilisé des armes chimiques.<br /><br />Mais il y a un autre élément qui mérite réflexion. Le chlore utilisé pour remplir ces engins trouve une large application dans le traitement de l’eau potable, mais son utilisation comme arme en change complètement la nature. Le chlore peut devenir un agent dangereux et asphyxiant s’il est inhalé à forte concentration, surtout dans des espaces clos ou dans des zones d’où les civils ne peuvent pas s’échapper rapidement. Les documents présentés par les journaux américains décrivent les plans visant à prélever des quantités de chlore dans une usine de traitement de l’eau à usage civil qui avait initialement reçu ce produit chimique de la part d’organismes humanitaires internationaux<br /><br />C’est là que réside l’un des aspects les plus dangereux de la question soudanaise : le matériel utilisé dans les opérations humanitaires quotidiennes peut, dans un contexte de guerre, se transformer en un instrument d’extermination de masse. Cela signifie que les organismes de contrôle internationaux pourraient devoir renforcer les contrôles sur les livraisons de chlore destinées à des fins civiles. Mais des contrôles plus stricts pourraient créer un autre problème s’ils venaient à interrompre les approvisionnements essentiels à l’approvisionnement en eau potable, aggravant ainsi les conditions de vie d’une population épuisée par plus de trois ans de guerre. <br /> <br />Wed, 09 Sep 2026 16:21:35 +0200ASIE/MALAISIE - Colloque pastoral national : « Marcher ensemble, unis, tout en respectant la diversité »https://fides.org/fr/news/78147-ASIE_MALAISIE_Colloque_pastoral_national_Marcher_ensemble_unis_tout_en_respectant_la_diversitehttps://fides.org/fr/news/78147-ASIE_MALAISIE_Colloque_pastoral_national_Marcher_ensemble_unis_tout_en_respectant_la_diversiteSibu - « J’espère que le Congrès pastoral de la Malaisie de 2026 sera un moment de réflexion, rempli de grâce, sur ce que signifie être Église en Malaisie. Je souhaite qu’il nous unisse dans la célébration de notre foi, tout en embrassant la richesse de notre diversité culturelle et ethnique » : c’est ainsi que Mgr Julian Leow, Archevêque de Kuala Lumpur, présente la grande assemblée pastorale que la communauté catholique de la Malaisie organise du 9 au 13 septembre à Sibu, dans la région du Sarawak, sur l’île de Bornéo malaisienne. Le congrès, qui réunira près d’un millier de délégués, abordera quatre thèmes principaux : la famille, l’Église, la société et l’écologie, en s’inspirant de l’approche synodale sous le signe de « célébrer, écouter, marcher ».<br />L'Archevêque Leow, qui figure parmi les participants, souligne que ce congrès sera l’occasion « d’écouter les joies et les peines, les espoirs et les rêves de chacun, afin d’apprendre à nous accompagner et à nous soutenir mutuellement tout au long du chemin de la vie ». « Grâce à un esprit d’écoute attentive et de discernement partagé, ajoute-t-il, nous sommes appelés à redécouvrir notre rôle prophétique en tant qu’Église en Malaisie et à définir des orientations pastorales qui répondent aux défis actuels, tout en nous préparant à ceux à venir. »<br /><br />Le Congrès pastoral de la Malaisie de 2026 a été préparé par un comité organisateur composé de délégués des neuf diocèses : « Il est important — observe le Cardinal Sebastian Francis, Évêque de Penang — que l’issue du congrès ne soit pas déterminée uniquement par les Évêques, mais par tous les participants qui se sont engagés dans ce processus synodal. Le Saint-Esprit, moteur principal, nous guidera. Notre tâche est de participer avec humilité, obéissance et fidélité au Saint-Esprit et au Peuple de Dieu. »<br />Au sein du pluralisme d’une assemblée hétérogène, composée de personnes de différentes ethnies et cultures, on perçoit l’aspiration à l’unité, dans un contexte national qui voit, d’un côté, les diocèses de la Malaisie péninsulaire et, de l’autre, ceux de la partie malaisienne de Bornéo, chacun doté d’une identité spécifique : « Nous souhaitons approfondir ce que signifie être une seule Église. Depuis la création de la Malaisie en 1963, les diocèses et les régions de la Malaisie péninsulaire, ainsi que le Sabah et le Sarawak, ont développé leurs propres approches pastorales et tenu leurs assemblées respectives. Aujourd’hui, pour la première fois, des délégués de partout au pays se réunissent sur le sol du Sarawak pour écouter, discerner et chercher ensemble une voie commune à suivre », souligne le Cardinal Francis.<br /><br />Le congrès prendra fin le 13 septembre, à peine trois jours avant la Journée de la Malaisie , célébrée chaque année le 16 septembre, qui commémore la naissance de la Fédération malaisienne, survenue en 1963. À une époque où les développements politiques et les enjeux nationaux peuvent exacerber les sensibilités religieuses et les tensions sociales, contribuant ainsi à créer des polarisations, le congrès pastoral sera l’occasion de réaffirmer « notre engagement à marcher ensemble et à offrir un témoignage évangélique uni au sein de notre nation », note l’Archevêque de Kuching, Simon Poh.<br /><br />Patricia Pereira, directrice du journal catholique « Herald Malaysia », fait remarquer : « Tout parcours significatif commence par une vision. L’idée d’un congrès pastoral de la Malaisie a été formulée pour la première fois lors du congrès de l’assemblée de la communauté de la Malaisie péninsulaire en 2016. C’est à cette occasion que l’Archevêque émérite John Ha a proposé quelque chose d’inédit : réunir les neuf diocèses de la Malaisie au sein d’une seule assemblée pastorale nationale ». « Pendant quatre décennies, en effet, l’Église de la Malaisie péninsulaire avait été caractérisée par des parcours pastoraux distincts, tandis que d’autres parcours spécifiques existaient dans les Églises de Sabah et du Sarawak. Chaque région s’est développée selon sa propre histoire et son propre contexte. Le moment était venu d’aller au-delà des dialogues régionaux et de commencer à discerner ensemble en tant qu’Église malaisienne unique », se souvient-il.<br />Après une période de discernement et de préparation d’environ dix ans, le congrès prend désormais forme : « Le rêve né en 2016 est devenu un cheminement commun qui unit les évêques, le clergé, les religieux et les laïcs de toute la Malaisie. Après des années de prière, de dialogue et de discernement, l’Église se trouve désormais à l’aube d’un moment crucial de son histoire, pour renouveler sa mission ».<br /> <br />Wed, 09 Sep 2026 16:11:27 +0200EUROPE/ITALIE - De la vocation à la mission : Anselmo Fabiano prononce ses vœux perpétuels au sein de la Société des Missions africaineshttps://fides.org/fr/news/78146-EUROPE_ITALIE_De_la_vocation_a_la_mission_Anselmo_Fabiano_prononce_ses_voeux_perpetuels_au_sein_de_la_Societe_des_Missions_africaineshttps://fides.org/fr/news/78146-EUROPE_ITALIE_De_la_vocation_a_la_mission_Anselmo_Fabiano_prononce_ses_voeux_perpetuels_au_sein_de_la_Societe_des_Missions_africainesFeriole – « …appelé par le Seigneur à annoncer l’Évangile aux peuples, en particulier en Afrique, et connaissant la mission de la Société des Missions africaines, je jure de rester membre de cette Société toute ma vie, afin de participer à sa vie et à son activité missionnaire… ». C’est par ces mots qu’Anselmo Fabiano, séminariste de la Société des Missions africaines , a prononcé, dimanche 6 septembre, son serment perpétuel d’appartenance à la province italienne. La célébration s’est déroulée au sein de la communauté SMA-NDA de Feriole, dans la province de Padoue, en présence de sa famille, de ses confrères de la SMA, des sœurs de Notre-Dame d’Afrique et de nombreux amis.<br /><br />« Ce fut une journée de joie, de reconnaissance et d’émotion profonde, qui a marqué la vie d’Anselmo », indique un communiqué de la SMA envoyé à l’Agence Fides. La messe a été présidée par le père Ceferino Cainelli, Supérieur provincial d’Italie, qui, dans son homélie, a évoqué les « deux familles » qui ont accompagné le parcours vocationnel du jeune homme : sa famille d’origine, au sein de laquelle il a reçu la foi et mûri sa vocation, et la SMA, à laquelle il appartient désormais définitivement par le biais de son engagement perpétuel. Comme témoins, Anselmo a choisi sa mère Dalia et le père Giuseppe Brusegan, confrère de la communauté SMA-NDA de Feriole. Leur présence a souligné le lien entre la famille d’origine, le parcours vocationnel et la communauté missionnaire qui l’a accompagné dans sa formation.<br /><br />Le serment perpétuel marque la fin d’une première étape importante du parcours d’Anselmo, qui a débuté le 1er août 2022. Après un mois passé à la mission de Monassao, parmi les Pygmées de la République centrafricaine , il a passé dix mois au Bénin, au « Centre Brésillac », dans le cadre de l’Année internationale de spiritualité des séminaristes SMA . En septembre 2024, il est ensuite arrivé au Caire, en Égypte, pour une expérience missionnaire d’un an . De retour en Italie, il a achevé ses études théologiques institutionnelles et obtenu son baccalauréat à la Faculté de théologie de Padoue le 25 juin dernier. Il se prépare maintenant à une nouvelle étape de son parcours : le samedi 12 septembre 2026, à la cathédrale de Côme, il sera ordonné diacre avec trois compagnons du diocèse. Après son ordination, il repartira pour l’Égypte, où il poursuivra l’étude de la langue arabe et collaborera à la vie pastorale de la paroisse de Choubra. Cette expérience constituera également une période supplémentaire de préparation à sa future ordination sacerdotale.<br /><br /> <br />Wed, 09 Sep 2026 16:01:51 +0200AFRIQUE/MOZAMBIQUE - Les Évêques du pays réclament des éclaircissements sur la mort de Mgr Osório Citora Afonsohttps://fides.org/fr/news/78144-AFRIQUE_MOZAMBIQUE_Les_Eveques_du_pays_reclament_des_eclaircissements_sur_la_mort_de_Mgr_Osorio_Citora_Afonsohttps://fides.org/fr/news/78144-AFRIQUE_MOZAMBIQUE_Les_Eveques_du_pays_reclament_des_eclaircissements_sur_la_mort_de_Mgr_Osorio_Citora_AfonsoQuelimane - Un peu plus de trois mois se sont écoulés depuis la mort violente d’Osório Citora Afonso, Évêque de Quelimane et Administrateur Apostolique de l’Archidiocèse de Beira.<br /><br />Dans un communiqué publié à l’issue de l’Assemblée plénière extraordinaire de la Conférence épiscopale du Mozambique , qui s’est tenue du 2 au 4 septembre au Grand Séminaire philosophique interdiocésain Saint-Augustin de Matola, dans l’Archidiocèse de Maputo, les Évêques demandent que toute la lumière soit faite sur les circonstances du décès de leur confrère et sur les responsables de cet assassinat, survenu à sa résidence de Quelimane .<br /><br />La CEM exprime sa profonde douleur et son inquiétude face à cet assassinat et s’interroge sur l’identité de l’assassin de Mgr Osório ainsi que sur les motivations qui ont conduit à ce crime. Les Évêques lancent donc un appel aux autorités judiciaires afin qu’elles poursuivent l’enquête jusqu’à ce que la vérité soit établie.<br /><br />Pour la Conférence épiscopale du Mozambique, faire toute la lumière sur ces faits et garantir que justice soit faite constitue une étape nécessaire sur la voie de la réconciliation et du renouveau du pays.<br /><br /> <br />Wed, 09 Sep 2026 15:56:02 +0200« L’Église des gerbes » : une perspective missionnaire présentée aux Évêques récemment ordonnéshttps://fides.org/fr/news/78145-L_Eglise_des_gerbes_une_perspective_missionnaire_presentee_aux_Eveques_recemment_ordonneshttps://fides.org/fr/news/78145-L_Eglise_des_gerbes_une_perspective_missionnaire_presentee_aux_Eveques_recemment_ordonnesRome – Les Évêques ordonnés au cours de l’année écoulée, réunis à Rome pour participer aux cours de formation proposés par le Dicastère pour l’Évangélisation et le Dicastère pour les Évêques, se sont retrouvés dans la matinée du mardi 8 septembre dans l’Aula Magna de l’Université Pontificale Urbanienne pour écouter des interventions portant sur les problématiques de la formation sacerdotale.<br /><br />Le Cardinal Lazzaro You Heung Sik, Préfet du Dicastère pour le clergé, a consacré son intervention à la « Formation sacerdotale dans le contexte actuel » ; l’Archevêque Fortunatus Nwachukwu, Secrétaire de la Section pour la première évangélisation et les nouvelles Églises particulières du Dicastère pour l’évangélisation, a présenté un exposé intitulé « Au service de la formation sacerdotale dans une Église synodale. L’Église des gerbes ».<br /><br />Mgr Nwachukwu a transmis aux Évêques les salutations du Cardinal Luis Antonio Tagle, Pro-Préfet du Dicastère pour l’Évangélisation, rentré aux Philippines à la suite du décès récent de son père. En sa qualité de Secrétaire du Dicastère, Mgr Nwachukwu a brièvement présenté le Dicastère et son rôle dans la formation des prêtres sur les territoires relevant de sa compétence.<br /><br />Le cœur de son intervention a été consacré à un paradigme missionnaire que le Dicastère est en train de développer pour l’œuvre apostolique dans ces territoires. Le clergé et les religieux locaux, a-t-il déclaré, ont progressivement repris « les rênes de l’évangélisation des mains des missionnaires occidentaux » et, « plus récemment…, ils commencent à apporter leur propre contribution à l’Église universelle dans un esprit de synodalité. C’est pourquoi nous élaborons actuellement un cadre pour l’évangélisation au sein de l’Église synodale que nous appelons « L’Église des gerbes ».<br /><br />« L’Église des gerbes », a-t-il déclaré, « est un paradigme ecclésiologique tiré des paroles du Psaume 126 », l’un des psaumes des montées chantés par les pèlerins se rendant à Jérusalem. Citant le dernier verset de la traduction de la Liturgie des Heures — « une traduction moderne des Psaumes, approuvée pour l’usage liturgique, fidèle au texte hébreu et utilisée pour la prière communautaire dans la Liturgie des Heures » —, il a déclaré : «Il s’en va, il s’en va en pleurant, il jette la semence ; il s’en vient, il s’en vient dans la joie, il rapporte les gerbes » .<br /><br />Les semailles des missionnaires<br /><br />En commentant cette image, l’Archevêque a déclaré : « Nous voyons, dans cette image de ceux qui partent en pleurant, les missionnaires qui ont apporté l’Évangile sur nos terres. Ils ont quitté leur zone de confort et leur milieu habituel, la chaleur de leur famille, de leurs camarades, de leurs amis et de leurs proches, pour se rendre dans des territoires de mission inconnus. » Comme la plupart d’entre eux « ne pensaient pas revenir chez eux », a-t-il fait remarquer, « d’une certaine manière, leur départ s’apparentait à une mort. En effet, beaucoup d’entre eux sont morts quelques mois seulement après leur arrivée dans les territoires de mission. Ils ont tout sacrifié, y compris leur vie ». Et pourtant, « ils ne sont pas partis les mains vides, mais ont emporté avec eux les graines de l’Évangile pour les semer dans ces nouveaux territoires de mission ».<br /><br />Passant à la seconde partie du verset, l’Archevêque Nwachukwu a déclaré : « La bonne nouvelle, c’est que leurs efforts et leurs sacrifices n’ont pas été vains. Les graines qu’ils ont semées ont donné naissance à des plantes qui, aujourd’hui, fleurissent et portent des fruits abondants, les gerbes. Nous sommes désormais au moment de la moisson, celui où l’on ramène les gerbes à la maison. Notre dicastère a pour mission de continuer à arroser ce que les missionnaires ont planté, et d’apporter son soutien lors de la moisson et du transport des gerbes vers l’Église universelle ».<br /><br />Le temps des moissons<br /><br />« Quelqu’un », a fait remarquer Fortunatus Nwachukwu, « a suggéré que, si l’Église des territoires de mission est appelée l’Église des gerbes, alors celle de l’Occident, qui a envoyé les missionnaires, devrait également être appelée l’Église des graines ». Ce projet, a-t-il expliqué, « est développé par notre dicastère en collaboration avec le Centre for World Catholicism de l’université DePaul aux États-Unis, avec notre Université Urbanienne et avec un vaste réseau de professeurs d’université, principalement des théologiens », dans le but de « préparer les gerbes à leur accueil au sein de la famille de l’Église universelle et dans les Églises locales en Occident ». Une « première conférence mondiale », a-t-il annoncé, « est prévue ici, à notre université, le mois prochain ».<br /><br />Un passé qu'il faut honorer, et non effacer<br /><br />S'exprimant à la fois en tant que responsable du Dicastère et, selon ses propres termes, en tant que « membre à part entière de ces groupes », l’Archevêque a exprimé sa gratitude envers les Églises qui ont envoyé des missionnaires, « héros de notre foi » qui « ont sacrifié les plus beaux moments de leur jeunesse, voire leur propre vie », au nom de valeurs « sur lesquelles s’est construite l’Europe telle que nous la connaissons aujourd’hui ». Il a conclu par une remarque acerbe sur les tensions actuelles au sein de l’Église : « Malheureusement, il arrive parfois que, lorsque certaines personnes de nos Églises locales s’obstinent aujourd’hui à rester fidèles aux enseignements des missionnaires, elles soient qualifiées de conservatrices. Beaucoup, en Occident, veulent qu’elles abandonnent les enseignements reçus des missionnaires occidentaux pour embrasser des valeurs nouvelles et non éprouvées, enseignées par des personnes qui ne soutiennent pas et ne peuvent soutenir la comparaison avec les missionnaires en matière de conviction et de solidarité fraternelle. Nous ne pouvons ni abandonner notre héritage ni négliger le passé, car c’est là que l’avenir plonge ses racines. Je vous en prie, aidez-nous à honorer la mémoire de vos frères et sœurs héroïques, les missionnaires, notamment en réservant un accueil chaleureux aux fruits de leurs sacrifices, au sein de l’Église des gerbes ».<br /><br />Le risque que les programmes se transforment en « bla bla bla »<br /><br />Auparavant, le Cardinal You Heung Sik avait entamé son intervention en évoquant ses années en tant que jeune Évêque à Daejeon, en Corée du Sud, où le Pape saint Jean-Paul II l’avait nommé Évêque coadjuteur en 2003. Confronté à « des situations qui m’étaient inconnues, parfois douloureuses et délicates », il a déclaré s’être fixé trois priorités qui le guident encore aujourd’hui : « être, et non pas faire », c’est-à-dire vivre chaque jour « ma vocation de chrétien, de disciple de Jésus » ; « privilégier les relations » avec ses collaborateurs, les prêtres et les autres Évêques plutôt que les activités, car cela « ouvre grand les portes à ce qui compte le plus : faire l’expérience du Royaume de Dieu » ; et « tourner son regard vers le seul Maître : le Crucifié ressuscité » . Sans cet enracinement dans l’Évangile, a-t-il averti, «tout le reste, y compris le merveilleux projet d’une Église synodale et missionnaire, risque de rester du “bla-bla” : des mots, des projets et des activités qui ne changent ni le cœur des personnes ni la vie des communautés».<br /><br />Lazzaro You s’est ensuite attardé sur la synodalité, rappelant que la *Ratio fundamentalis institutionis sacerdotalis* de 2016 insistait déjà sur la « dimension communautaire » de la formation, et que la vie commune au séminaire et « la communion presbytérale » constituent, avec la spiritualité, « le terrain d’entraînement pour devenir chaque jour davantage des disciples missionnaires, des serviteurs de leurs frères et sœurs, en dépassant les risques de l’individualisme et du cléricalisme ». Cette orientation, a-t-il expliqué, a été reprise par le Synode sur la synodalité, dont le Document final a demandé que la formation des candidats soit conçue « dans un esprit synodal », ce qui exige, entre autres, « une présence significative de figures féminines », « une insertion dans la vie quotidienne des communautés », « l’éducation à la collaboration avec tous au sein de l’Église », « la formation au discernement ecclésial » et « la passion pour la missio ad gentes ». Sur cette base, le groupe d’étude n° 4 du Synode, chargé par le Pape François de réviser la Ratio « dans une perspective synodale missionnaire », a choisi de ne pas réécrire le document, mais de rédiger un document préliminaire esquissant « l’identité relationnelle des ministres ordonnés dans une Église synodale missionnaire », publié en mars dernier accompagné de 26 exemples de bonnes pratiques déjà mises en œuvre dans le monde, parmi lesquelles, a-t-il fait remarquer, « l’implication de femmes au sein de l’équipe de formation elle-même ». Il a également rappelé l’origine du Colloque international sur la formation permanente des prêtres de 2024 : un confrère Évêque lui avait dit un jour : « À présent, c’est à toi qu’il incombe de veiller à ce que tous les prêtres du monde soient heureux. »<br /><br />Le Cardinal You Heung Sik a établi un lien entre ce parcours et la récente Lettre apostolique du Pape Léon XIV intitulée « Une fidélité qui engendre l’avenir », publiée à l’occasion du 60e anniversaire des décrets conciliaires *Optatam totius* et *Presbyterorum Ordinis*, en soulignant que deux de ses cinq chapitres sont consacrés à « Fidélité et fraternité » et à « Fidélité et synodalité ». Il a cité la question posée par le Pape : « Comment, en effet, pourrions-nous, nous les ministres, être des bâtisseurs de communautés vivantes, s’il ne régnait pas d’abord entre nous une fraternité effective et sincère ? », et son appel aux prêtres à dépasser « le modèle d’un leadership exclusif, qui entraîne la centralisation de la vie pastorale et la charge de toutes les responsabilités confiées à lui seul », pour s’orienter vers « une conduite toujours plus collégiale, dans la coopération entre les prêtres, les diacres et tout le Peuple de Dieu… ».<br /> Tue, 08 Sep 2026 23:56:14 +0200ASIE/CHINE - Consécration de l'Archevêque de Chongqinghttps://fides.org/fr/news/78143-ASIE_CHINE_Consecration_de_l_Archeveque_de_Chongqinghttps://fides.org/fr/news/78143-ASIE_CHINE_Consecration_de_l_Archeveque_de_ChongqingCité du Vatican -L’ordination épiscopale du père André Ding Yang a eu lieu aujourd’hui, mardi 8 septembre 2026. Le Saint-Père l'a nommé Archevêque de Chongqing le 28 juillet 2026 après avoir approuvé sa candidature dans le cadre de l’accord provisoire entre le Saint-Siège et la République populaire de Chine.<br />Le père André Ding Yang est né le 16 septembre 1981 dans le district de Hechuan, à Chongqing. De 2000 à 2006, il a fréquenté le séminaire de Pékin. Après une année de stage pastoral à la paroisse Saint-Joseph de Yuzhong , il a été ordonné prêtre le 24 mai 2007. Il a ensuite occupé le poste de vicaire de cette même paroisse. De 2009 à 2011, il a séjourné à Macao, où il a approfondi ses études de théologie à l’Université Saint-Joseph. De 2012 à 2014, il a été formateur au Séminaire théologique national de Pékin. En mars 2014, il s’est installé à Rome, où il a fréquenté l’Université de la Sainte-Croix, avant de retourner en Chine l’année suivante. Il a ensuite exercé son ministère de curé à Tongliang, Tongnan, Tongguanyi et Jiulongpo, dans l’Archidiocèse de Chongqing.<br /> <br /><br /> Tue, 08 Sep 2026 13:02:42 +0200ASIE/PHILIPPINES - Les personnes consacrées : témoignage évangélique et lutte contre la corruptionhttps://fides.org/fr/news/78142-ASIE_PHILIPPINES_Les_personnes_consacrees_temoignage_evangelique_et_lutte_contre_la_corruptionhttps://fides.org/fr/news/78142-ASIE_PHILIPPINES_Les_personnes_consacrees_temoignage_evangelique_et_lutte_contre_la_corruptionZamboanga - Un témoignage crédible de l’Évangile aux Philippines passe par des mesures énergiques contre la corruption, les dynasties politiques et le détournement des fonds publics. C’est ce que réclament, à l’issue de leur assemblée nationale, 233 hommes et femmes consacrés philippins, représentant 159 congrégations religieuses. La foi, affirment-ils, impose de s’attaquer aux problèmes sociaux du pays plutôt que de rester silencieux. « Nous choisissons la vérité plutôt que la désinformation, la justice plutôt que la corruption, la responsabilité plutôt que l’intérêt politique personnel et celui des dynasties bien établies », affirme la déclaration finale publiée le 6 septembre, soulignant que « la vie consacrée se mesure à l’aune du témoignage évangélique ».<br /><br />Les consacrés philippins expriment leur inquiétude face aux fléaux qui affligent la nation, tels que la pauvreté, les inégalités, les activités minières destructrices, la traite des êtres humains, les déplacements de population, les catastrophes naturelles et les conflits armés, affirmant que ces fléaux continuent de menacer la dignité de la personne humaine et exigent une action de la part des croyants.<br />La déclaration revient sur les événements publics qui ont marqué l’année écoulée : la corruption dans les projets de lutte contre les inondations, dénonçant ainsi la polarisation politique qui afflige le pays.<br />Réaffirmant leur engagement par le biais de la Commission pour la justice, la paix et l’intégrité de la création, les congrégations religieuses philippines s’engagent à se tenir aux côtés des agriculteurs, des travailleurs, des pêcheurs, des communautés autochtones, des migrants, des marins et des pauvres des zones urbaines, autant de groupes sociaux confrontés à la pauvreté et à l’exploitation. « La paix et la fraternité dans la nation sont le fruit de la vérité, de la justice, de la réconciliation, du dialogue, de la dignité humaine et d’une relation juste avec la création », concluent les religieux.<br /><br />L'affaire des « projets fantômes » destinés à la lutte contre les inondations aux Philippines est un grave scandale de corruption impliquant des milliards de pesos alloués à des travaux de protection contre les inondations par le ministère des Travaux publics. De nombreux projets avaient été payés alors qu’ils étaient inexistants, inachevés, de mauvaise qualité ou réalisés à des emplacements inadaptés. Le président Ferdinand Marcos Jr. a dénoncé publiquement cette situation en 2025, déclenchant des inspections et des enquêtes. Selon les estimations, plus de 400 projets seraient totalement inexistants ou construits au mauvais endroit et non conformes aux normes. En septembre 2026, le Bureau du médiateur avait déjà déposé environ 35 affaires devant les tribunaux , tandis que des enquêtes préliminaires sont en cours sur 166 autres plaintes. Hier, le 7 septembre 2026, le médiateur a déposé une plainte pour détournement de fonds aggravé d’un montant de 7,44 milliards de pesos contre l’ancien président de l’Assemblée nationale, Martin Romualdez, et trois autres prévenus, pour des pots-de-vin présumés liés à des projets de lutte contre les inondations et à d’autres infrastructures.<br /> Tue, 08 Sep 2026 12:59:28 +0200AFRIQUE/GHANA - Polémique autour de la Cour suprême. Les Évêques : « Plus de prudence, sans démission »https://fides.org/fr/news/78141-AFRIQUE_GHANA_Polemique_autour_de_la_Cour_supreme_Les_Eveques_Plus_de_prudence_sans_demissionhttps://fides.org/fr/news/78141-AFRIQUE_GHANA_Polemique_autour_de_la_Cour_supreme_Les_Eveques_Plus_de_prudence_sans_demissionAccra – Le président de la Cour suprême, Paul Baffoe-Bonnie, devrait faire preuve de plus de prudence dans ses déclarations, mais rien ne justifie de demander sa démission. Telle est, en résumé, la position de la Conférence épiscopale du Ghana sur la polémique suscitée par les déclarations faites par M. Baffoe-Bonnie le 2 septembre 2026, lors de ses visites de travail au Social Security and National Insurance Trust et au Minerals Income Investment Fund .<br /><br />Le président de la Cour suprême a fait une référence critique aux « huit dernières années » qui, dans le contexte politique ghanéen, pouvait raisonnablement être interprétée comme une comparaison entre l’administration actuelle et la précédente. Ce qui aurait pu être considéré comme une évaluation du fonctionnement institutionnel a donc pris, du moins en apparence, le caractère d’un jugement partial, suscitant de vives polémiques de la part de l’opposition.<br /><br />Dans une déclaration signée le 6 septembre par son président, Mgr Matthew Kwasi Gyamfi, Évêque de Sunyani, la Conférence épiscopale du Ghana affirme que « l’indépendance du pouvoir judiciaire n’est pas seulement une question d’impartialité effective ; elle dépend également de l’apparence visible et sans équivoque d’impartialité. Un juge, et surtout le chef du pouvoir judiciaire, doit être, et doit paraître être, au-dessus des luttes partisanes ».<br /><br />« Le président de la Cour de cassation, comme tout citoyen, a le droit d’avoir ses propres convictions », affirment les Évêques. « La question n’est pas de savoir s’il peut les nourrir, mais si sa conduite publique dans l’exercice de ses fonctions doit jamais laisser place à des doutes raisonnables quant à son impartialité. »<br /><br />Les Évêques estiment toutefois que « les demandes de démission fondées uniquement sur ce fait nous semblent disproportionnées par rapport à la gravité de cette imprudence », notamment parce que « le même niveau de modération doit être exigé de tout fonctionnaire public, quelle que soit la personne occupant le poste ou le parti au pouvoir ».<br /><br />« Nous continuons à inclure dans nos prières la magistrature et tous ceux qui servent la nation dans des fonctions publiques, et nous prions pour que Dieu accorde à nos dirigeants la sagesse de servir la vérité, la justice et l’unité de notre maison commune », concluent les Évêques. <br />Tue, 08 Sep 2026 12:49:03 +0200ASIE/CHINE - Célébration de l’ordination épiscopale d’Andrea Ding Yang, nouvel Archevêque de Chongqinghttps://fides.org/fr/news/78140-ASIE_CHINE_Celebration_de_l_ordination_episcopale_d_Andrea_Ding_Yang_nouvel_Archeveque_de_Chongqinghttps://fides.org/fr/news/78140-ASIE_CHINE_Celebration_de_l_ordination_episcopale_d_Andrea_Ding_Yang_nouvel_Archeveque_de_Chongqingpar Marta Zhao<br /><br />Chongqing – Ce matin, mardi 8 septembre, jour de la fête liturgique du Saint Nom de Marie, la messe d’ordination épiscopale du prêtre Andrea Ding Yang, nouvel Archevêque de l’Archidiocèse de Chongqing, dans la province chinoise du Sichuan, a été célébrée dans la cathédrale de Chongqing, dédiée à Saint Joseph. Le Pape Léon XIV – selon l’information diffusée aujourd’hui par la Salle de presse du Saint-Siège – avait nommé Andrea Ding Yang Archevêque de Chongqing le 18 juillet 2026, « après avoir approuvé sa candidature dans le cadre de l’Accord provisoire entre le Saint-Siège et la République populaire de Chine » concernant les nominations des Évêques chinois.<br /> <br />Avec la nomination épiscopale de Léon XIV et la consécration épiscopale d’aujourd’hui, on compte désormais 18 nouveaux Évêques catholiques chinois ordonnés en pleine communion avec l’Évêque de Rome, dans le cadre de l’accord provisoire sur les nouvelles nominations épiscopales signé sous le Pontificat du Pape François par le Saint-Siège et la République populaire de Chine le 22 septembre 2018, renouvelé tous les deux ans en 2020 et en 2022, puis prolongé pour une période de quatre ans en octobre 2024. Le processus qui a conduit à la nomination et à la consécration épiscopale de Paul Liu Honggang s’est lui aussi déroulé intégralement et dès ses premières étapes sous le Pontificat du Pape Prevost.<br />
<br />Joseph Li Shan, Archevêque du diocèse de Pékin, a présidé la cérémonie en tant que consécrateur. En tant que co-consécrateurs : He Zeqing, l'Évêque du diocèse de Wanzhou ; Luo Xuegang, l'Évêque du diocèse d’Yibin, dans la province du Sichuan ; Cui Qingqi, l'Évêque du diocèse de Wuhan, dans la province du Hubei ; Xiao Zejiang, l'Évêque du diocèse du Guizhou ; et Matthieu Shen Xuebin, l'Évêque coadjuteur du diocèse de Pékin ont concélébré. Trois cent cinquante prêtres, religieuses, séminaristes et fidèles laïcs ont pris part à la cérémonie.<br /><br />André Ding Yang est né le 16 septembre 1981 dans le district de Hechuan, à Chongqing. De 2000 à 2006, il a fréquenté le séminaire de Pékin. Après une année de stage pastoral à la paroisse Saint-Joseph de Yuzhong , il a été ordonné prêtre le 24 mai 2007. Il a ensuite occupé le poste de vicaire dans la paroisse susmentionnée. De 2009 à 2011, il a séjourné à Macao, où il a approfondi ses études de théologie à l'Université Saint-Joseph. De 2012 à 2014, il a été formateur au Séminaire théologique national de Pékin. En mars 2014, il s’est installé à Rome, où il a suivi des cours à l’Université de la Sainte-Croix, avant de rentrer en Chine l’année suivante. Il a ensuite exercé son ministère en tant que curé à Tongliang, Tongnan, Tongguanyi et Jiulongpo, dans l’Archidiocèse de Chongqing.<br /><br />Aujourd’hui, Chongqing compte environ 120 000 fidèles, une trentaine de prêtres, 30 églises et 20 lieux de prière. Par ailleurs, les sœurs de la Congrégation du Cœur Immaculé de Marie sont présentes dans l’archidiocèse, où elles gèrent une maison de retraite appelée « Ren Ai - Charité ».<br /><br />L'histoire de l'Archidiocèse de Chongqing est étroitement liée à certains des événements les plus marquants de l'histoire du catholicisme chinois : la mission évangélisatrice, l'inculturation, les relations entre l'Église et les puissances étrangères, l'essor du clergé chinois et les grands bouleversements sociaux.<br /><br />Les origines de la mission évangélisatrice à l'époque moderne dans la province du Sichuan remontent au XVIIe siècle. En 1696, le Vicariat Apostolique du Sichuan fut créé. Le 2 avril 1856, le Saint-Siège divisa le Vicariat Apostolique du Sichuan et institua le Vicariat Apostolique du sud-est du Sichuan, qui est le prédécesseur de l’actuel archidiocèse de Chongqing. En 1860, celui-ci prit le nom de Vicariat Apostolique du Sichuan oriental. À cette époque, l’activité missionnaire était principalement menée par les missionnaires de la Société des Missions étrangères de Paris . Ville d’une grande importance sur le cours supérieur du fleuve Yangtsé, elle constituait déjà à l’époque un centre politique et commercial de premier plan. C’est pour cette raison qu’elle devint progressivement l’un des principaux bastions de l’activité missionnaire catholique.<br /><br />En 1924, le Vicariat Apostolique du Sichuan oriental prit officiellement le nom de Vicariat Apostolique de Chongqing. En 1929, une partie du territoire nord-est fut séparée pour constituer le Vicariat Apostolique de Wanzhou. Le 11 avril 1946, le Pape Pie XII institua en Chine la hiérarchie ecclésiastique ordinaire, et le Vicariat Apostolique de Chongqing fut élevé au rang d’archidiocèse. Il est également le siège métropolitain de la province ecclésiastique du Sichuan.<br />Au cours de la seconde moitié du XXe siècle, l’Archidiocèse de Chongqing a connu une longue période de difficultés dans sa vie ecclésiale.<br /><br />Le lien entre l’histoire de Chongqing et des figures missionnaires telles que le père Vincent Lebbe, qui prit le nom chinois de Lei Mingyuan, missionnaire belge de la Congrégation de la Mission, revêt une importance particulière. De plus, l’importance de Chongqing tient également au « sanctuaire » parmi les plus chers aux catholiques chinois, où sont conservées les dépouilles mortelles du père Lebbe. « J’irai en Chine et je mourrai en martyr », disait Vincent à l’âge de 11 ans. Et il tint sa promesse un demi-siècle plus tard, lorsqu’il mourut à Chongqing en 1940.<br /><br />Le père Vincent affirmait avec force que l’Église en Chine devait être dirigée par les Chinois eux-mêmes, et qu’il fallait former des prêtres, des Évêques et des responsables de l’Église d’origine chinoise. Aujourd’hui encore, le père Lei est considéré comme l’une des figures les plus importantes du catholicisme moderne. Sa spiritualité, son identification totale au peuple chinois, sa défense de la justice et sa créativité dans la promotion de nouvelles formes d’apostolat constituent les aspects les plus marquants de son héritage. Le cardinal belge Léon-Joseph Suenens, l’une des figures de proue du Concile Vatican II, l’a qualifié de « précurseur de ce qui allait devenir les principales orientations du Concile ».<br /> Tue, 08 Sep 2026 12:43:45 +0200AMÉRIQUE/HAÏTI - Le père Miraglio : « Investir dans l'éducation pour en récolter les fruits demain »https://fides.org/fr/news/78139-AMERIQUE_HAITI_Le_pere_Miraglio_Investir_dans_l_education_pour_en_recolter_les_fruits_demainhttps://fides.org/fr/news/78139-AMERIQUE_HAITI_Le_pere_Miraglio_Investir_dans_l_education_pour_en_recolter_les_fruits_demainPourcine-Pic Makaya - Premier jour d'école en Haïti ; l'année scolaire commence traditionnellement par une messe du Saint-Esprit. « Malheureusement, de nombreuses écoles, surtout dans la capitale Port-au-Prince mais pas seulement, ont dû reporter leur ouverture en raison du climat d’insécurité, de violence et d’un système éducatif en pleine dérive », explique à l’Agence Fides le père Massimo Miraglio, missionnaire camillien et curé de Notre-Dame du Perpétuel Secours, situé sur les hauteurs du village de Pourcine-Pic Makaya.<br /><br />« À l’école paroissiale de Pourcine-Pic Makaya, nous sommes à l’œuvre depuis quelques jours pour préparer la rentrée, conformément au calendrier ministériel. Aujourd’hui, nous rouvrons nos portes avec l’espoir de passer une bonne année scolaire. Les enseignants sont tous présents, les élèves sont venus en grand nombre, mais le bâtiment qui abrite les classes est encore très précaire malgré quelques travaux d’entretien et de consolidation. »<br /><br />Au cours des derniers mois, en raison de la sécheresse et de la perte d’une grande partie de la récolte qui en a résulté, les conditions de vie générales de la population se sont détériorées. « Notre engagement est d’être aux côtés des familles et des élèves ».<br /><br />« Plus j’avance dans ma mission, plus je me rends compte de l’importance fondamentale de l’école pour jeter les bases d’un avenir meilleur pour notre communauté », souligne le camillien. « Investir dans l’éducation pour en récolter les fruits demain. C’est un combat dont l’issue est très incertaine, mais à l’école paroissiale de Pourcine-Pic Makaya, nous ne reculons pas », conclut le père Massimo.<br /> <br />Tue, 08 Sep 2026 12:31:06 +0200VENEZUELA-COLOMBIE - Une fois le séisme passé, les frères et sœurs restent aux côtés de ceux qui continuent de souffrirhttps://fides.org/fr/news/78138-VENEZUELA_COLOMBIE_Une_fois_le_seisme_passe_les_freres_et_soeurs_restent_aux_cotes_de_ceux_qui_continuent_de_souffrirhttps://fides.org/fr/news/78138-VENEZUELA_COLOMBIE_Une_fois_le_seisme_passe_les_freres_et_soeurs_restent_aux_cotes_de_ceux_qui_continuent_de_souffrirCaracas – Lorsque les premières images de la destruction disparaissent des médias, une phase longue et silencieuse commence pour les communautés touchées par un tremblement de terre : vivre dans des abris, faire face à la perte de leurs proches, venir en aide aux blessés et tenter de retrouver l’espérance.<br />Alors qu’en Colombie, le réseau de fraternité ecclésiale continue d’accompagner les communautés touchées par le séisme qui a frappé le département du Chocó le 10 août, au Venezuela, plus de deux mois après les secousses du 24 juin, l’Église reste aux côtés de ceux qui en subissent encore les conséquences.<br />Les Servantes du Focolare della Madre se sont jointes à cet engagement : quatre religieuses espagnoles qui, après avoir pris contact avec le Nonce Apostolique, Alberto Ortega Martín, et avec l’Archevêque de Caracas, Raúl Biord Castillo, se sont rendues cet été au Venezuela pour offrir un accompagnement spirituel aux personnes touchées.<br /><br />La mission, dirigée par Sœur Paqui Morales, les a conduites dans les hôpitaux, les centres d’accueil et les communautés de La Guaira. « Il y a un grand besoin de Dieu », a constaté la religieuse en rencontrant les personnes touchées par la tragédie.<br />Dans les hôpitaux, elles ont pu « aider à apporter la communion aux malades, prier avec eux et les consoler, en leur transmettant paix et espoir », raconte Sœur Paqui.<br />À La Guaira, l’une des zones les plus touchées par le séisme, les religieuses ont organisé une mission eucharistique, en se rendant dans les centres d’accueil et en invitant les personnes à participer à la célébration de la Sainte Messe et à une Heure Sainte. L’une de ces célébrations s’est déroulée au milieu des décombres de la ville, offrant à ceux qui ont perdu leur maison et à ceux qui continuent de vivre dans les centres d’accueil la possibilité de s’arrêter devant Jésus présent dans l’Eucharistie.<br />Alors que la situation d’urgence perdure, les besoins restent nombreux. Les religieuses soulignent toutefois la réaction de l’Église locale. « Nous sommes fières du clergé et des religieux vénézuéliens, qui se dévouent sans réserve pour tous », affirme Sœur Paqui. Les paroisses ont collecté et distribué de la nourriture, des vêtements, des produits d’hygiène et des médicaments, tandis que les prêtres et les religieux apportent les sacrements aux malades, écoutent et consolent ceux qui souffrent. L’aide matérielle est remise aux autorités civiles, chargées de sa distribution dans les centres d’accueil.<br />En Colombie, l’aide continue d’être coordonnée par Caritas, les diocèses et les paroisses, en accordant une attention particulière aux zones rurales et difficiles d’accès. Fin août, la Conférence épiscopale a annoncé que la collecte nationale « Dona Nobis 2026 » allouerait également des ressources aux diocèses touchés par le séisme, dans le cadre de l’initiative « Con Colombia, hasta el último rincón » .<br /> <br />Tue, 08 Sep 2026 01:10:29 +0200ASIE/BAHREÏN - Le Vicariat d'Arabie du Nord, un trésor vivant des saintshttps://fides.org/fr/news/78137-ASIE_BAHREIN_Le_Vicariat_d_Arabie_du_Nord_un_tresor_vivant_des_saintshttps://fides.org/fr/news/78137-ASIE_BAHREIN_Le_Vicariat_d_Arabie_du_Nord_un_tresor_vivant_des_saints Manama – La cathédrale Notre-Dame d’Arabie d’Awali, à Manama, au Bahreïn, occupe une place particulière dans la vie du vicariat apostolique d’Arabie du Nord . Dans ce lieu sacré, des catholiques de différentes nationalités et cultures se réunissent pour célébrer l’Eucharistie, prier et approfondir leur foi.<br /><br /><br />La cathédrale est toutefois plus qu’un simple lieu de culte. Comme l’indique un communiqué du service de presse de l’AVONA parvenu à l’Agence Fides, elle abrite l’une des plus importantes collections de reliques de la région, conservées dans le sanctuaire de Notre-Dame d’Arabie et sous l’autel de la cathédrale. Ces reliques constituent un lien concret avec l’histoire de l’Église et avec le témoignage des martyrs qui, dès les premiers siècles, ont donné leur vie pour le Christ.<br /><br />Les reliques de Sainte Aréthas de Najran revêtent une importance particulière, car sa mémoire est profondément liée à l’histoire du christianisme dans la péninsule arabique. Aréthas et ses compagnons ont été martyrisés à Najran en 523, lors d’une persécution contre les chrétiens. Ils sont restés fidèles au Christ jusqu’à la mort, devenant ainsi les témoins d’une présence chrétienne ancienne dans la région. Les reliques de Saint Aréthas sont conservées à la fois dans la chapelle de Notre-Dame d’Arabie et sous l’autel de la cathédrale .<br /><br />La présence de reliques sous l’autel renvoie à une ancienne tradition de l’Église. Au cours des premiers siècles, en effet, l’Eucharistie était souvent célébrée près des tombes des martyrs. Au fil du temps, la coutume de placer des reliques de saints sous l’autel est devenue un signe du lien entre le sacrifice du Christ, célébré dans l’Eucharistie, et le témoignage de ses martyrs.<br /><br />La collection conservée dans la cathédrale reflète également la diversité des communautés catholiques présentes dans le vicariat. Parmi les reliques figurent celles de Saint Thomas l’Apôtre, lié par la tradition à l’évangélisation de l’Inde, et de saint Sébastien, ainsi que celles de certains saints issus des traditions syro-malabare et syro-malankare de l’Inde : Sainte Alfonsa, Saint Kuriakose Elias Chavara, Sainte Eufrassia Eluvathingal et Sainte Mariam Thresia Chiramel. On y trouve également des reliques de Saint François Xavier, de Saint Jean de Matha, de Saint François d’Assise, de Saint Jean Bosco, de Saint Daniel Comboni et de Saint Charbel Makhlouf, ainsi qu’une relique de la Sainte Croix de Jésus-Christ. Les reliques de Sainte Alphonsine Ghatas, Fondatrice des Sœurs du Rosaire de Jérusalem, de Saint Carlo Acutis et de Saint Pier Giorgio Frassat arriveront ce mois-ci.<br /><br />L’histoire de l’autel de la cathédrale est elle aussi significative. Le 10 décembre 2023, lors de la consécration de la cathédrale, certaines reliques, parmi lesquelles celles de Sainte Aréthas de Najran et de Sainte Joséphine Bakhita , ont été placées et scellées sous l’autel. Ces reliques étaient accompagnées de la documentation authentique correspondante, comme en témoignent les registres de la consécration de la cathédrale .<br /><br />Le diocèse de Metz, en France, qui se prépare à accueillir le Pape Léon XIV le 28 septembre prochain, a également contribué à cette collection. Parmi les reliques offertes figurent celles de Sainte Lucie, vierge et martyre ; de Saint Eucaire de Luxeuil ; de Saint Arnould de Metz, Évêque ; de Sainte Glossinde de Metz, vierge et fondatrice ; et de Saint Augustin Schoeffler, prêtre missionnaire martyrisé au Vietnam. La cathédrale conserve également les reliques des martyrs de Trèves, morts en l’an 287, ainsi que celles de saint Jean de Matha, fondateur de l’Ordre de la Très Sainte Trinité, famille religieuse à laquelle appartient le Vicaire Apostolique d’AVONA, Mgr Aldo Berardi. <br /><br />La collection de reliques raconte donc, à travers ses saints, la dimension universelle de l’Église présente en Arabie du Nord : des martyrs des premiers siècles aux figures de la sainteté contemporaine, des anciennes traditions chrétiennes de la péninsule arabique aux saints venus d’Inde, d’Europe et d’Afrique. La note d’AVONA se termine en rappelant les paroles de saint Basile le Grand dans son Homélie sur les quarante martyrs de Sébaste, ces soldats qui refusèrent d’offrir des sacrifices aux dieux païens et affrontèrent le martyre pour rester fidèles au Christ : « Honorer les martyrs est en soi une expression d’amour pour le Christ, leur Maître commun » . Une expression qui résume également la signification de la vénération des reliques conservées dans la cathédrale Notre-Dame d’Arabie.<br /> <br />Tue, 08 Sep 2026 00:46:34 +0200ASIE/PHILIPPINES - L'animateur pastoral Eduardo « Eddie » Balindres a été tuéhttps://fides.org/fr/news/78136-ASIE_PHILIPPINES_L_animateur_pastoral_Eduardo_Eddie_Balindres_a_ete_tuehttps://fides.org/fr/news/78136-ASIE_PHILIPPINES_L_animateur_pastoral_Eduardo_Eddie_Balindres_a_ete_tueKidapawan - Le mobile du meurtre d’Eduardo « Eddie » Balindres, laïc catholique et coordinateur pastoral de la paroisse de Matalam, dans le diocèse de Kidapawan, province de Cotabato, sur l’île de Mindanao, au sud des Philippines, reste encore inconnu. Cet homme, membre très actif de la communauté, collaborateur de confiance du curé et coordinateur des activités communautaires, a été tué le 31 août 2026 par des coups de feu tirés par des agresseurs non identifiés alors qu’il rentrait chez lui dans le Barangay . Lors d’une embuscade, les criminels ont ouvert le feu à plusieurs reprises, le tuant sur le coup, avant de prendre immédiatement la fuite. Les forces de police locales ont ouvert une enquête afin d’identifier les meurtriers et de déterminer le mobile de ce meurtre.<br />La paroisse de Matalam et le diocèse de Kidapawan ont exprimé leur consternation et leur douleur face à cette perte soudaine. Le diocèse de Kidapawan, dirigé par Mgr Jose Colin M. Bagaforo, D.D., a publié une déclaration officielle condamnant fermement le meurtre d’Eduardo Balindres. L’Église locale a lancé un appel pressant en faveur de la justice, de la paix et de la défense de la dignité humaine, en se joignant à des hashtags tels que #JusticeForEduardoBalindres.<br />La paroisse de Matalam a rendu hommage à Balindres, le décrivant comme « un pilier essentiel de la communauté, un collaborateur de confiance, actif et profondément dévoué à la coordination et au soutien de toutes les activités pastorales ». Les fidèles ont exprimé leur profonde consternation, le décrivant comme « un serviteur courageux qui a consacré sa vie à aider son prochain ».<br />L'enquête se poursuit, mais aucun suspect n'a pour l'instant été identifié ni interpellé. Les enquêteurs examinent la vie privée de Balindres ainsi que son rôle de leader communautaire afin de déterminer s’il avait reçu des menaces, mais le mobile du meurtre reste pour l’instant inconnu.<br />Ce meurtre s’inscrit dans une série inquiétante de violences dans la région de Matalam, suscitant de vives craintes parmi les habitants et les bénévoles locaux qui œuvrent sur le terrain. La région de Kidapawan et l’ensemble de la province de Cotabato sont confrontés depuis des décennies à des dynamiques complexes qui alimentent l’insécurité. Récemment, la zone frontalière entre Matalam et Kidapawan a été le théâtre d’affrontements sanglants entre factions armées liés précisément à des querelles foncières, qui ont fait des victimes et entraîné le déplacement de familles entières. De plus, la région abrite plusieurs groupes armés liés à l'insurrection séparatiste islamiste ou communiste dans le sud des Philippines : on y trouve historiquement le Front de libération islamique moro et le Front national de libération moro , qui ont signé des accords de paix avec le gouvernement, mais certaines factions locales continuent d'être impliquées dans des actes de violence. Les rebelles communistes de la NPA , connus pour leurs embuscades et leurs menaces terroristes, opèrent également dans la région.<br /><br /> <br />Mon, 07 Sep 2026 16:37:36 +0200AFRIQUE/NIGÉRIA - Mgr Ugorji dénonce le « contrôle absolu » exercé sur les écoles missionnaires et privéeshttps://fides.org/fr/news/78135-AFRIQUE_NIGERIA_Mgr_Ugorji_denonce_le_controle_absolu_exerce_sur_les_ecoles_missionnaires_et_priveeshttps://fides.org/fr/news/78135-AFRIQUE_NIGERIA_Mgr_Ugorji_denonce_le_controle_absolu_exerce_sur_les_ecoles_missionnaires_et_priveesAbuja – « Nous nous sentons dans l’obligation de dénoncer les directives de plus en plus despotiques et excessives récemment publiées sur les réseaux sociaux par le commissaire à l’Éducation de l’État d’Imo ». C’est en ces termes que Mgr Lucius Iwejuru Ugorji, Archevêque d’Owerri, a critiqué les politiques éducatives de Bernard Thomson, commissaire à l’Éducation de l’État d’Imo, dans le sud-est du Nigeria.<br /><br />Dans une déclaration publiée le 4 septembre, Mgr Ugorji affirme que les dernières directives émises par le commissaire à l’Éducation de l’État d’Imo, concernant les écoles confessionnelles et privées, compromettent la collaboration, la liberté académique, le dialogue ouvert et la participation des principaux acteurs du secteur de l’éducation.<br /><br />L’Archevêque d’Owerri souligne qu’« un système éducatif sain repose sur la collaboration, le dialogue ouvert, la liberté académique et le respect mutuel entre les administrateurs, les enseignants, les parents et les élèves ». Au contraire, selon Mgr Ugorji, la direction actuelle du ministère de l’Éducation de l’État d’Imo a opté pour une approche dictatoriale et autoritaire, caractérisée par des intimidations, la répression des voix dissidentes et le démantèlement des procédures démocratiques.<br /><br />« Cette approche descendante menace les principes fondateurs de notre système éducatif, prive les enseignants de l’initiative et du pouvoir de décision dont ils ont tant besoin, en les remplaçant par des directives rigides et imparfaites », affirme-t-il.<br /><br />Mgr Ugorji qualifie de « particulièrement préoccupantes » les récentes politiques qui centralisent le contrôle et la microgestion des écoles missionnaires et privées : parmi celles-ci, l’obligation pour les écoles chrétiennes de l’État d’Imo d’observer les fêtes islamiques, l’imposition des dates de réouverture et de fermeture des établissements, la menace de mesures punitives à l’encontre des enseignants qui expriment des préoccupations d’ordre professionnel et l’obligation de ne sélectionner que les manuels figurant sur la liste de ceux approuvés par le gouvernement, dont les prix sont fixés unilatéralement par les autorités.<br /><br />« Ces mesures ne servent pas au mieux les intérêts de nos enfants », prévient l’Archevêque, mettant en garde contre le risque de créer « un climat de peur, de coercition, de soumission et de stagnation intellectuelle ».<br /><br />Mgr Ugorji souligne au contraire que l’éducation devrait encourager la pensée critique et la diversité des idées, plutôt que d’imposer ce qu’il qualifie de « conformité idéologique rigide ».<br /><br />L’Archevêque d’Owerri exhorte donc le commissaire à l’Éducation à mettre immédiatement fin à ce qu’il qualifie de directives unilatérales et à engager un dialogue transparent et constructif avec les parties prenantes. Mgr Ugorji a également lancé un appel au gouverneur de l’État d’Imo, Hope Uzodinma, afin qu’il rappelle à l’ordre le commissaire. <br />Mon, 07 Sep 2026 16:35:10 +0200ASIE/CHINE - Retraite spirituelle de communion et de guérison pour les prêtres de Zhangjiakouhttps://fides.org/fr/news/78134-ASIE_CHINE_Retraite_spirituelle_de_communion_et_de_guerison_pour_les_pretres_de_Zhangjiakouhttps://fides.org/fr/news/78134-ASIE_CHINE_Retraite_spirituelle_de_communion_et_de_guerison_pour_les_pretres_de_ZhangjiakouZhangjiakou – Les graines de la foi, de la fraternité, de l’humilité et de l’obéissance ont de nouveau été semées en abondance dans le cœur des prêtres du nouveau diocèse de Zhangjiakou, érigé par le Pape Léon XVI le 8 juillet 2025. Cette occasion propice a été offerte par les quatre jours de retraite spirituelle organisés du 31 août au 3 septembre. Joseph Wang Zhengui, Évêque du nouveau diocèse de Zhangjiakou, nommé par le Pape le 8 juillet 2025 dans le cadre de l’Accord provisoire entre le Saint-Siège et la République populaire de Chine et consacré le 10 septembre dernier, a participé et animé la retraite dirigée par le père Jean-Baptiste Zhang.<br /><br />Le 8 juillet 2025, Léon XIV avait supprimé les diocèses de Xuanhua et de Xiwanzi, et avait simultanément érigé le nouveau diocèse de Zhangjiakou. Cette décision avait été prise – comme l’indiquait le communiqué officiel du Saint-Siège sur la suppression et l’érection desdits diocèses – « dans le souci de promouvoir la charge pastorale du troupeau du Seigneur et de veiller plus efficacement à son bien spirituel ».<br /><br />La réorganisation des territoires mise en œuvre sur ordre du Pape répondait en effet également aux demandes des instances politiques chinoises, qui s’efforcent de faire coïncider les limites des circonscriptions ecclésiastiques avec celles des juridictions administratives civiles, modifiées au cours des dernières décennies à l’initiative du gouvernement.<br /><br />Au cours du « partage spirituel du soir » organisé pendant ces journées de retraite, les prêtres qui, depuis septembre dernier, ont commencé à cheminer ensemble dans la communion, se retrouvaient pour passer du temps ensemble, s’ouvrir les uns aux autres et partager leurs pensées, leurs sentiments et leurs expériences. Chacun a raconté et confié aux autres ce qu’il avait vécu au fil des années : les difficultés rencontrées par certains confrères au cours des premières années de leur ministère sacerdotal, le désarroi et l’incertitude d’autres qui, l’année dernière, face à la perspective de la fusion des diocèses, ne savaient pas ce que l’avenir leur réservait, ainsi que les joies et les souffrances, les épreuves et les consolations rencontrées tout au long du parcours de chacun.<br /><br />Les prêtres ont unanimement exprimé leur satisfaction quant à cette expérience, appréciant que le déroulement et les thèmes abordés lors de la retraite aient été concrets, d’actualité et en phase avec la réalité de leur vie sacerdotale.<br /><br />Les thèmes de la guérison intérieure et de l’acceptation du bon dessein du Seigneur sur sa propre vie, abordés à partir des paroles de la Vierge Marie à l’ange Gabriel , ont été jugés particulièrement appropriés pour le diocèse de Zhangjiakou, presque comme un « traitement ciblé » et providentiel pour les besoins concrets du diocèse.<br /><br />Au cours de la messe de guérison intérieure, les prêtres, à tour de rôle et par petits groupes, se sont agenouillés devant l’autel pour recevoir la prière d’imposition des mains de la part de l’Évêque et de leurs confrères prêtres. Enfin, l’Évêque lui-même a reçu, avec humilité, la prière d’imposition des mains de la part des prêtres. À ce moment-là, chacun a présenté devant Dieu ses blessures et ses souffrances. Les blessures ont été guéries, les malentendus ont été pardonnés, et les cœurs, restés longtemps fermés et recouverts de poussière, se sont à nouveau ouverts. Ainsi, pas à pas, les prêtres ont pu sortir du désarroi du passé et reconnaître à nouveau le diocèse de Zhangjiakou comme leur foyer.<br /><br />Le territoire du diocèse érigé par le Pape Léon compte une population de 4 032 600 habitants, dont environ 85 000 catholiques, confiés aux soins pastoraux de 89 prêtres. Le diocèse compte trois Évêques : outre Joseph Wang Zhengui, il y a Joseph Ma Yan’en, Évêque auxiliaire de Zhangjiakou, et Augustin Cui Tai, Évêque émérite de Xuanhua.<br /> <br />Mon, 07 Sep 2026 16:33:16 +0200ASIE/NÉPAL - Journée de deuil national après les inondations : les catholiques népalais prient tandis que les équipes de secours poursuivent leur travailhttps://fides.org/fr/news/78133-ASIE_NEPAL_Journee_de_deuil_national_apres_les_inondations_les_catholiques_nepalais_prient_tandis_que_les_equipes_de_secours_poursuivent_leur_travailhttps://fides.org/fr/news/78133-ASIE_NEPAL_Journee_de_deuil_national_apres_les_inondations_les_catholiques_nepalais_prient_tandis_que_les_equipes_de_secours_poursuivent_leur_travailKatmandou - Le Népal observe aujourd'hui, 7 septembre, une journée de deuil national. Il s'agit en effet du treizième jour suivant la catastrophe du 26 août, après les inondations catastrophiques de la Bhote Koshi , survenues le 26 août et provoquées par l'effondrement d'un glacier et une avalanche de glace à la frontière entre le Népal et la Chine . Le gouvernement népalais a fixé cette journée de deuil national à cette date chargée de sens culturel, conformément à la tradition hindoue qui consiste à commémorer le treizième jour suivant un décès.<br /><br />Les citoyens de tout le pays, y compris ceux d’autres confessions, s’unissent dans le deuil et la prière, et les catholiques népalais y participent spirituellement. Le père Pius Perumana, prêtre du Vicariat Apostolique du Népal, déclare à l’Agence Fides : « Nous sommes unis dans la prière pour notre peuple et pour la nation. Nous sommes attristés, mais nous devons prendre courage et nous retrousser les manches pour faire face à l’urgence humanitaire et à la reconstruction. En tant que catholiques du Népal, nous constatons que certains fidèles manquent à l’appel et que l’on est sans nouvelles d’eux. Bien que le gouvernement affirme qu’ils sont portés disparus, on craint qu’ils aient perdu la vie. Le nombre de disparus, estimé par le gouvernement, dépasse les 5 000 », raconte-t-il, alors que le pays est engagé dans les opérations de secours et que la machine de l’aide humanitaire s’est mobilisée.<br /><br />« De nombreuses zones restent inaccessibles en raison du terrain accidenté dans les régions les plus élevées, où les routes ont été emportées et les ponts détruits. Nous ne connaissons pas encore avec certitude le nombre de victimes et de personnes portées disparues. Le bilan des victimes s’alourdit à mesure que de nouveaux corps sont retrouvés. Et il se pourrait qu’il ne soit pas possible de tous les retrouver », souligne-t-il.<br /><br />« Le nombre de personnes portées disparues n’est lui aussi qu’une estimation approximative ; il faudra encore quelques jours pour disposer d'un chiffre plus fiable. Caritas Népal, au nom de l’Église catholique, a mobilisé ses membres et participe activement aux opérations de secours. Les religieux salésiens et les jésuites, ainsi que des membres d’autres congrégations catholiques masculines et féminines, s’efforcent également de venir en aide aux personnes les plus démunies et les plus vulnérables », rapporte le père Pius Perumana.<br /><br />Et il ajoute : « Je tiens à dire que nous sommes très reconnaissants envers le Saint-Père pour son message de condoléances et les prières qu’il nous assure, en cette période de grande tragédie nationale. Sa proximité spirituelle et ses paroles de réconfort sont pour nous une grande source de consolation. »<br /><br />Entre-temps, les opérations de recherche, de sauvetage et de récupération se poursuivent : plus de 1 300 corps ont été retrouvés, et environ 5 000 personnes sont portées disparues . Plus de 13 100 personnes ont été sauvées , parmi lesquelles celles qui ont été extraites vivantes des tunnels et des bâtiments des centrales hydroélectriques, même plusieurs jours après la catastrophe.<br /><br />On estime à environ 7 500 le nombre de maisons entièrement détruites et à 7 500 le nombre de logements ayant subi des dégâts plus importants ; des dégâts considérables ont également été constatés sur les routes et les ponts, ainsi que sur plus de 1 800 hectares de terres agricoles et d’infrastructures. Environ 13 centrales hydroélectriques ont été touchées, entraînant une perte de plusieurs centaines de MW de capacité. Les agences gouvernementales ont mis en place une évaluation complète des besoins après la catastrophe.<br /><br />Le Népal a mis en avant sa vulnérabilité face au changement climatique et a sollicité un soutien international, notamment par le biais de mécanismes d'indemnisation. Les médias locaux, tels que le « Kathmandu Post », continuent de rendre compte du traumatisme des survivants, des efforts des secouristes, des recherches menées pour retrouver les ouvriers portés disparus et de l'impact sur le marché de l'énergie.<br /><br /> <br />Mon, 07 Sep 2026 16:29:13 +0200