Fides News - French (Standard)http://fides.org/Les Dépêches de l'Agence FidesfrLes contenus du site sont publiés sous licence Creative Commons.AFRIQUE/R.D. CONGO - "L'attention portée au cobalt est une bonne chose, mais il est nécessaire de s'intéresser aux autres minéraux congolais"http://fides.org/fr/news/73336-AFRIQUE_R_D_CONGO_L_attention_portee_au_cobalt_est_une_bonne_chose_mais_il_est_necessaire_de_s_interesser_aux_autres_mineraux_congolaishttp://fides.org/fr/news/73336-AFRIQUE_R_D_CONGO_L_attention_portee_au_cobalt_est_une_bonne_chose_mais_il_est_necessaire_de_s_interesser_aux_autres_mineraux_congolaisKinshasa - " Comment votre téléphone est-il alimenté ? Problematically" titre le New York Times, qui revient sur l'essai récemment publié par Siddharth Kara, "Cobalt Red, How the Blood of the Congo Powers Our Lives", fruit d'une recherche sur le terrain dans l'est de la République démocratique du Congo, dans les zones minières contrôlées par les milices qui se partagent les ressources naturelles. Le livre retrace la chaîne d'approvisionnement en cobalt extrait des enfants, depuis la mine à ciel ouvert toxique jusqu'aux géants de la technologie, puis jusqu'aux consommateurs, en recueillant les témoignages des personnes qui endurent d'immenses souffrances, voire meurent, dans l'extraction du minerai indispensable aux appareils technologiques modernes.<br />"Il est important de parler de l'exploitation du cobalt, mais cela concerne surtout le Katanga, où il y a d'importantes sociétés minières", déclare le père Loris Cattani, missionnaire xavérien ayant une longue expérience en RDC. "Il faut toutefois élargir le regard aux deux provinces du Kivu, où sont extraits de manière artisanale, sous le contrôle de milices armées qui se partagent le territoire, non pas tant le cobalt que d'autres minerais, comme le coltan, qui sont ensuite vendus sur les marchés internationaux via le Rwanda et l'Ouganda". Ces pays, le Rwanda en particulier, ne disposent pas de ressources minérales importantes mais exportent des minéraux tels que le coltan en plus grandes quantités que celles exportées par la RDC. C'est pourquoi une législation internationale est nécessaire pour retracer l'origine de ces matériaux", souligne le missionnaire.<br />À cet égard, les ONG et les groupes de la société civile congolais ont relevé certaines lacunes critiques dans le règlement européen sur les minéraux de conflit, qui est entré en vigueur le 1er janvier 2021.<br />Une première lacune concerne la faible couverture par le règlement du commerce de seulement quatre minéraux , laissant de côté plusieurs autres minéraux de plus en plus importants pour la transition écologique, comme le coltan, le cobalt et le lithium. Il y a aussi "l'absence d'obligation en matière de sanctions ". Le manque de transparence quant aux entreprises couvertes par le règlement et la capacité réelle de lier la production en amont aux importations de l'UE constituent une autre lacune importante. Enfin, l'application de seuils volumétriques aux importations, en dessous desquels il n'y a pas de contrôle, risque d'exclure du règlement précisément les importations les plus risquées, qui ne sont pas nécessairement aussi les plus importantes en quantité, et laisse la possibilité aux entreprises de contourner le règlement en fragmentant les flux d'importation. <br />Fri, 27 Jan 2023 18:55:34 +0100AMÉRIQUE/BRÉSIL - Le travail ne devient jamais une occasion de porter atteinte à la dignité de la personnehttp://fides.org/fr/news/73334-AMERIQUE_BRESIL_Le_travail_ne_devient_jamais_une_occasion_de_porter_atteinte_a_la_dignite_de_la_personnehttp://fides.org/fr/news/73334-AMERIQUE_BRESIL_Le_travail_ne_devient_jamais_une_occasion_de_porter_atteinte_a_la_dignite_de_la_personneBrasilia - Depuis 1995, quelque 60 000 personnes ont été sauvées de l'esclavage du travail au Brésil. Selon les dernières données publiées par le ministère du Travail, l'année 2022 s'est terminée avec le nombre de 2 575 personnes secourues. Ces chiffres, publiés à l'occasion de la Journée nationale de lutte contre le travail forcé, qui est célébrée au Brésil le 28 janvier, représentent un record absolu par rapport aux chiffres enregistrés au cours des neuf dernières années.<br />C'est ce qui ressort de la note conjointe signée par trois commissions de la Conférence épiscopale brésilienne , souscrite par 103 entités et réalités ecclésiales et de la société civile engagées sur ce front. Ils lancent un appel à tous les chrétiens et aux personnes de bonne volonté pour faire de cette journée "un jalon dans la lutte contre l'esclavage contemporain".<br />De nos jours, l'esclavage se présente sous différentes formes, nous rappelle la note, que ce soit par l'imposition d'heures de travail exténuantes, par des conditions dégradantes, par la servitude pour dettes ou le travail forcé.<br />Il incombe à la société d'exiger une économie qui valorise la dignité plutôt que la cupidité, ce qui implique, entre autres, de mettre fin à la pratique de l'esclavage qui persiste dans divers secteurs, tels que l'agriculture, les grandes cultures, la construction civile, l'habillement, le charbon, l'exploitation minière, les services hôteliers ou le travail domestique. <br />"L'exploitation des êtres humains par le travail d'esclave est une violation très grave des droits de la personne humaine, niant sa dignité et surtout le droit à un travail décent", réitèrent les signataires du document, notant que le travail ne devrait jamais devenir une occasion de porter atteinte à la dignité de la personne.<br />L'Église, engagée dans la vie des travailleurs, réaffirme une fois de plus son refus du travail esclave moderne, en réaffirmant le droit à un travail digne pour tous. Il renouvelle donc "la demande faite à l'État brésilien d'intensifier son engagement historique en faveur de politiques efficaces susceptibles d'inhiber le crime de travail forcé" et renouvelle son appel "à la protection et au soutien de ceux qui luttent pour l'abolition du travail forcé, qu'il s'agisse de fonctionnaires ou de membres de la société civile". <br />La note attire également l'attention sur la baisse très importante du budget et du dispositif d'inspection du travail , aucun appel d'offres public n'ayant été organisé depuis 2013. Garantir une vie décente à ceux qui ont été libérés de la servitude pour dettes devrait nécessiter toute l'attention nécessaire ainsi que la mise en œuvre de politiques appropriées.<br />La Journée nationale de lutte contre le travail forcé est célébrée au Brésil le 28 janvier de chaque année. Elle commémore à cette date les meurtres de trois contrôleurs fiscaux du travail et du chauffeur, survenus en janvier 2004, lors de l'inspection de propriétés rurales dans la région d'Unaí, dans le Mato Grosso.<br /> Fri, 27 Jan 2023 17:28:15 +0100AFRIQUE/SOUDAN SUD - Le "voyage œcuménique" du Pape François ouvrira les chemins de la paixhttp://fides.org/fr/news/73335-AFRIQUE_SOUDAN_SUD_Le_voyage_oecumenique_du_Pape_Francois_ouvrira_les_chemins_de_la_paixhttp://fides.org/fr/news/73335-AFRIQUE_SOUDAN_SUD_Le_voyage_oecumenique_du_Pape_Francois_ouvrira_les_chemins_de_la_paixJuba - Au Sud-Soudan , l'appartenance à différentes communautés de foi représente objectivement un facteur d'unification du tissu et de la vie sociale, dans un contexte dévasté et brisé par des décennies de guerres civiles. Souvent, cette appartenance a également joué un rôle dans la réduction des distances et des oppositions ethniques qui alimentent les conflits. C'est pourquoi, au fil des ans, les leaders des différentes communautés religieuses se sont impliqués dans des tentatives d'initier des négociations de paix. <br />C'est sur ce terrain que se déplace et se greffe le "voyage œcuménique" envisagé par le Pape François, l'archevêque Welby et le pasteur Greenshields, comme un signe et une occasion de faire émerger et de soutenir le désir de paix et de bien qui habite le cœur de multitudes qui paient le prix de conflits insensés sur leur peau depuis des décennies.<br /><br />Il est intéressant de prendre en compte le parcours historique qui voit aujourd'hui diverses Églises et communautés ecclésiales renvoyer aux archives les vieilles rivalités confessionnelles et travailler côte à côte pour tenter d'éteindre les conflits et soutenir la construction d'une coexistence civile pacifique orientée vers le bien commun. <br /><br />"L'annonce chrétienne, rappelle le père Christopher Hartley, missionnaire espagnol du diocèse de Tolède, aujourd'hui à Nandi, diocèse de Tombura-Yambio, était déjà arrivée dans l'actuelle région du Sud-Soudan au VIe siècle. Les véritables initiatives d'évangélisation dans l'ensemble du Soudan à l'époque moderne ont commencé au XIXe siècle, pendant la période de l'Empire britannique, avec les missionnaires comboniens arrivés de Vérone et les missionnaires de la Mill Hill Society. Dans de nombreuses régions aujourd'hui incluses dans le Sud-Soudan, l'activité et la présence missionnaires ont acquis une pertinence et une continuité à partir des années 1970. Bien qu'il existe encore une composante de syncrétisme avec des éléments des religions traditionnelles, la foi d'une grande partie de la population chrétienne est admirable et émouvante".<br /> <br />Environ 6,2 millions de Sud-Soudanais sont catholiques. "Sainte Joséphine Bakhita, la première religieuse combonienne africaine née vers 1845 dans les Monts Nuba, dans l'actuel Sud-Soudan, et Saint Daniel Comboni sont les deux grands martyrs vénérés par les Sud-Soudanais, ici aussi dans le diocèse de Tombura Yambio. Le travail des missionnaires comboniens au Sud-Soudan n'a subi aucun détour, malgré leur expulsion le 6 mars 1964 et la guerre de 1983", ajoute le père Christopher. "La foi catholique est arrivée pour la première fois avec les missionnaires comboniens à Mupoi, près de Tombura, en 1912. La paroisse de Nandi est la troisième du diocèse et a été établie en 1947, également par les missionnaires comboniens. Mais dans de nombreuses régions du pays, le christianisme n'est arrivé qu'il y a quelques décennies. Il y a des endroits où les missionnaires annoncent Jésus-Christ pour la première fois. Les vocations sacerdotales et religieuses ne manquent pas, il y a de nombreux candidats dans les séminaires du pays, même si parfois la formation est très précaire". Il n'y a que le Grand Séminaire Saint Paul dans l'archidiocèse de la capitale Juba, et la plupart des diocèses ont plusieurs petits séminaires. En conséquence, la plupart des étudiants du Sud-Soudan vont étudier la théologie entre Juba, Nairobi et Kinshasa. <br />C'est précisément l'éducation qui est au centre des préoccupations et des initiatives de l'Église catholique locale. La plupart des mineurs du Sud-Soudan grandissent et sont éduqués dans des établissements scolaires catholiques. "À Tombura, par exemple, il y a plus d'écoles catholiques que d'écoles publiques".<br /><br />Les premiers missionnaires comboniens sont arrivés au Soudan en 1842. Ils ont construit des écoles et des hôpitaux pour servir la population locale, encore liée aux croyances et pratiques religieuses traditionnelles. "Grâce aux missionnaires, la plupart des habitants ont abandonné leur religion traditionnelle et sont devenus catholiques".<br /><br /> En 2005, l'accord de paix global entre les régions du sud et le gouvernement de Khartoum a ouvert la voie à l'indépendance du Sud-Soudan, scellée en 2011. Depuis que le pays s'est séparé du Soudan, la plupart des catholiques qui étaient concentrés à Juba et dans les environs ont choisi de rester au Sud-Soudan. <br /><br />Anglicans et réformés<br />D'autres Églises et communautés ecclésiales non catholiques sont arrivées au Soudan à partir de 1899. Les anglicans, par l'intermédiaire de la Church Missionary Society, ont déjà administré le baptême à des dizaines de milliers d'habitants au cours des premières années de leur présence dans la région par la prédication et le travail missionnaire. Actuellement, l'Église épiscopale du Soudan, qui fait partie de la Communion anglicane, est numériquement la deuxième plus grande Église au Soudan et au Sud-Soudan, après l'Église catholique. <br /><br />L'Église presbytérienne unie, qui fait partie de la Communion mondiale des Églises réformées, a commencé son travail au Soudan en 1900. Puis, au cours du XXe siècle, des missionnaires de nombreuses autres communautés ecclésiastiques réformées et évangéliques, telles que l'Église soudanaise du Christ, ont atteint le pays, concentrant leurs activités dans le sud. <br /><br />Parmi les autres communautés religieuses du Sud-Soudan, les musulmans sont une minorité. Beaucoup d'entre eux vivaient dans le pays avant son indépendance du Soudan en 2011. <br /><br />La religion traditionnelle africaine basée sur des croyances animistes, qui diffèrent d'une tribu à l'autre et d'une communauté à l'autre, continue d'être suivie par une grande partie de la population.<br /><br />Faim, insécurité alimentaire et instabilité politique<br />"Bien que certaines données semblent indiquer des processus de redressement et de maturation dans ce jeune pays, poursuit le père Christopher, la situation générale reste alarmante. Plus de la moitié de la population est menacée par la faim et vit dans une insécurité alimentaire totale. Environ deux millions d'enfants souffrent de malnutrition". <br /><br />L'instabilité politique, économique et sociale que connaît le Sud-Soudan est principalement due au long conflit entre le président Salva Kiir, de l'ethnie Dinka, et son adjoint Riek Machar, de l'ethnie Nuer. Les deux ennemis mortels se sont rendus au Vatican en 2019 et le pape François leur a embrassé les pieds en les suppliant de faire la paix. Bien qu'au Sud-Soudan, seuls 4 à 5 % de la population aient l'électricité et que l'accès à l'eau soit presque inexistant, le pays est très riche en ressources naturelles, notamment en or, en diamants et en pétrole. Les ressources qui ont été rendues indisponibles en raison de l'insécurité et de l'instabilité politique et sociale". <br /><br />Avant même la naissance du Sud-Soudan en tant qu'État indépendant, le revers de la vie du Soudan dans son ensemble est survenu avec le conflit au Darfour, une région située à l'ouest du pays. Déclenché officiellement en 2003 et déclaré terminé en 2009, le conflit a fait au moins 400 000 morts et environ deux millions de déplacés. Malgré un accord de paix signé en Éthiopie en 2018 et jamais respecté, de fortes tensions ethniques demeurent à ce jour. <br />Au Soudan du Sud, les combats entre milices rivales ont repris depuis août 2022. Les élections dans le pays, qui ont été reportées à plusieurs reprises, sont prévues pour la fin de l'année 2024.<br />Né en 2011 entre deux guerres civiles atroces, le Soudan du Sud a accédé à l'indépendance après près de 30 ans de guerre, la capitale est devenue Juba où l'on compte actuellement au moins 50 groupes ethniques. Les femmes ont en moyenne 5/6 enfants et l'espérance de vie n'atteint pas 60 ans. <br /> <br />Fri, 27 Jan 2023 18:52:31 +0100ASIE/MYANMAR - Une nouvelle paroisse dans l'État de Kachin au milieu du conflithttp://fides.org/fr/news/73333-ASIE_MYANMAR_Une_nouvelle_paroisse_dans_l_Etat_de_Kachin_au_milieu_du_conflithttp://fides.org/fr/news/73333-ASIE_MYANMAR_Une_nouvelle_paroisse_dans_l_Etat_de_Kachin_au_milieu_du_conflitMyitkyina - La population catholique de l'État birman de Kachin, au nord du Myanmar, a une nouvelle paroisse : elle a été inaugurée il y a quelques jours, dans le diocèse de Myitkyina, la capitale de l'État, au cours d'une célébration solennelle à laquelle ont participé plus de mille fidèles enthousiastes et Mgr Peter Hka Awng Tu, envoyé comme représentant du cardinal Charles Bo, administrateur apostolique du diocèse de Myitkyina. <br />La nouvelle église et sa présence catholique permanente sont situées dans le village de Zang Yaw et englobent une zone qui comprend un total de 11 villages, totalisant environ 500 âmes. L'endroit n'est pas facile d'accès, au milieu de montagnes couvertes de glace, et pour l'atteindre depuis la ville de Myitkyina, compte tenu de la distance de plus de 570 km, il faut compter deux jours de voyage en voiture, puis deux jours à pied. Il est considéré comme l'un des lieux de mission frontaliers et, par le passé, les prêtres catholiques étaient rarement autorisés à s'y rendre pour célébrer les sacrements ou rendre visite aux fidèles locaux. <br />"Cette mission sera inclusive : elle ne s'adresse pas seulement aux catholiques, mais à tous les gens, aux pauvres, aux nécessiteux et à tous ceux qui ont besoin d'être accueillis", a fait remarquer Mgr Hka Awng Tu. "La création de la nouvelle paroisse donnera aux habitants du village de Zang Yaw la possibilité de bénéficier de la grâce des sacrements de manière plus stable, d'avoir un prêtre résident qui pourra écouter et accompagner le peuple de Dieu dans son cheminement spirituel et son travail pastoral ; il pourra également apporter une contribution à l'éducation et au développement des enfants de la région", a-t-il ajouté. Les habitants de la zone ont exprimé leur joie d'avoir un prêtre, aux côtés des catéchistes qui ont jusqu'à présent consacré leur temps à assurer le service pastoral dans la zone. <br />Le prêtre désigné de la paroisse, le père Peter Zang Yaw Hpung, s'est dit heureux et enthousiaste de cette nouvelle mission. Le curé, qui a travaillé dans le service d'évangélisation des médias de "Radio Veritas Asia", a maintenant promis tout son engagement et son zèle apostolique, confiant sa mission au Seigneur. Il a assuré qu'il sera en contact, en communion et en collaboration avec les autres prêtres des districts voisins, pour assurer la meilleure assistance possible à la population, prise aujourd'hui par tant de besoins matériels et spirituels, alors que le conflit civil continue à générer précarité et insécurité et à créer des personnes déplacées. <br />Selon les sources locales de Fides, dans l'État Kachin, au nord du Myanmar, les affrontements entre l'armée birmane et la guérilla kachin se poursuivent. La rébellion de groupes ethniques tels que les Kachin, qui revendiquent des formes d'autonomie, dure depuis 60 ans, mais la résistance antigouvernementale s'est considérablement accrue l'année dernière, avec le nouveau mouvement armé pro-démocratique et les armées historiquement composées de minorités ethniques. Les Kachin sont l'un des groupes ethniques rebelles les plus puissants, équipés d'armes et d'une armée, l'"Armée de l'indépendance des Kachin".<br />Installés dans cet État situé à la frontière entre le Myanmar et la Chine, ils constituent une importante population à majorité chrétienne d'environ 1,7 million de personnes. Sur le territoire, l'Église catholique est organisée en deux diocèses, le diocèse de Banmaw et le diocèse de Myitkyina . <br /><br />Fri, 27 Jan 2023 15:51:05 +0100ASIE/CHINE - La douleur n'est pas supprimée et l'espoir est entretenu. Lettres et gestes de communion dans la communauté catholique chinoise au début de "l'année du lapin"http://fides.org/fr/news/73332-ASIE_CHINE_La_douleur_n_est_pas_supprimee_et_l_espoir_est_entretenu_Lettres_et_gestes_de_communion_dans_la_communaute_catholique_chinoise_au_debut_de_l_annee_du_lapinhttp://fides.org/fr/news/73332-ASIE_CHINE_La_douleur_n_est_pas_supprimee_et_l_espoir_est_entretenu_Lettres_et_gestes_de_communion_dans_la_communaute_catholique_chinoise_au_debut_de_l_annee_du_lapinHarbin - Les jours de fête du Nouvel An chinois se poursuivent. Mais les proches commencent à faire leurs adieux, et lentement les gens commencent à retourner à leurs occupations ordinaires. Pour beaucoup, ces dernières semaines, les moments de joie et d'oubli se sont mêlés à des pensées inquiètes sur ce qui a été vécu lors de la dernière épidémie de pandémie, et au souvenir douloureux des nombreuses personnes âgées emportées par le Covid-19. Dans de nombreuses villes, les fleurs les plus vendues les jours de fête étaient les chrysanthèmes, les fleurs des morts. <br />Dans les communautés catholiques chinoises disséminées dans tout le pays, les gestes de foi les plus simples ont maintenu la conscience de beaucoup d'entre eux éveillée et vivante face à la réalité, les préservant des mécanismes sociaux de suppression artificielle du chagrin. Des messes ont commémoré les morts, et la foi des communautés n'a pas caché mais embrassé la souffrance physique et spirituelle vécue par le peuple chinois au cours des trois dernières années. <br />Un signe éloquent et public de la manière dont la foi des Apôtres peut éclairer le chemin des catholiques chinois en ces temps de fatigue est la lettre pastorale diffusée au début de la nouvelle année par le père Joseph Zhao Hongchun, administrateur apostolique de Harbin, capitale de la province du Heilongjiang, dans le nord-est de la Chine continentale. Un texte partagé pour suggérer à tous que la foi en Christ peut réconforter les cœurs et éclairer le chemin, même en un temps où tant de personnes connaissent des souffrances et des difficultés dues aux conséquences de la pandémie. <br />Le père Zhao avait déjà écrit une lettre pastorale il y a deux ans pour donner des indications sur le discernement chrétien face à l'épidémie de pandémie. Dans le nouveau message, le père Zhao souligne dès le titre que prendre soin de sa santé et veiller à la préserver des assauts de la maladie n'exprime pas une attitude de calcul égoïste, car pour tout chrétien, "la bonne santé est un don à mettre au service des autres, par amour de Dieu". <br />La lettre de l'administrateur apostolique de Harbin s'articule autour de trois passages tirés de l'Écriture Sainte, pour mettre en évidence le fait que c'est seulement dans la foi que l'on peut tendre la main et demander à Jésus de donner force et consolation pour continuer le voyage de la vie et traverser le temps de l'épreuve. "La crainte de Dieu, écrit le père Zhao en citant un verset du Livre des Proverbes, est le commencement de la Sagesse, la connaissance du Saint est l'intelligence. En temps de pandémie, ce n'est qu'en restant proche de Jésus que l'on ne se perd pas, et qu'Il aide à marcher sans chercher à s'étourdir pour oublier et sortir de la réalité. <br />Le second passage proposé par le père Zhao comme source de réconfort est la phrase dans laquelle saint Paul, dans la lettre aux Colossiens, écrit qu'il a complété dans sa chair "ce qui manque aux afflictions du Christ" . Cela, précise l'administrateur apostolique de Harbin, ne signifie pas que la souffrance du Christ pour le salut du monde n'est pas suffisante, mais que le mystère de la rédemption accomplie par le Corps très saint du Christ continue à agir en nous. C'est pourquoi nous pouvons affronter avec joie "tout ce qui arrive dans notre vie" puisque "tout concourt au bien de ceux qui aiment Dieu". <br />De plus, poursuit la lettre du père Zhao, citant un verset de l'Évangile de Matthieu, "Dieu préfère la miséricorde au sacrifice" . Et celui qui goûte à sa miséricorde "peut entrer en communion avec lui et jouir de sa vie divine". L'expérience de la miséricorde du Seigneur risque le danger de "vivre une religiosité cosmétique", et nous permet de pratiquer "les commandements nouveaux de Jésus", comme un reflet de sa charité à l'œuvre en nous. La foi des apôtres, souligne Don Zhao, est aussi simple que de recevoir la vie de l'amour de Dieu et de la donner aux autres.<br />La lettre de l'administrateur apostolique de Harbin cite également un passage du message du pape François pour la Journée mondiale de la paix 2023, en l'appliquant à la situation locale : "Certes, après avoir touché de nos propres mains la fragilité qui caractérise la réalité humaine et notre existence personnelle, nous pouvons dire que la plus grande leçon que nous lègue Covid-19 est la conscience que nous avons tous besoin les uns des autres, que notre plus grand trésor, même si c'est aussi le plus fragile, est la fraternité humaine, fondée sur notre commune filiation divine, et que personne ne peut être sauvé seul. Le père Joseph Zhao invite les frères et sœurs de la communauté catholique locale à entrer dans la nouvelle année, encore marquée par les tribulations dues à la pandémie, en gardant précieusement les paroles de Jésus dans l'Évangile de Matthieu : "Cherchez d'abord le royaume de Dieu et sa justice, et toutes ces choses vous seront données par surcroît. Ne vous inquiétez donc pas pour demain, car demain aura déjà ses angoisses. Chaque jour a sa propre peine " . <br />Thu, 26 Jan 2023 15:08:10 +0100AFRIQUE/GHANA - Démission de l'évêque de Wiawso et nominationhttp://fides.org/fr/news/73331-AFRIQUE_GHANA_Demission_de_l_eveque_de_Wiawso_et_nominationhttp://fides.org/fr/news/73331-AFRIQUE_GHANA_Demission_de_l_eveque_de_Wiawso_et_nominationCité du Vatican - Le Saint-Père François a accepté la renonciation au gouvernement pastoral du diocèse de Wiawso présentée par Son Excellence Mgr Joseph Francis Kweku Essien.<br />Le Saint-Père a nommé le Révérend Samuel Nkuah-Boateng, du clergé de Wiawso, jusqu'à présent administrateur de la cathédrale de Wiawso, comme évêque du même diocèse.<br />Mgr Samuel Nkuah-Boateng est né le 6 mai 1968 à Sefwi Bosomoiso. Après avoir fréquenté le petit séminaire St. Teresa à Elmina, dans l'archidiocèse de Cape Coast, et le grand séminaire régional St. Peter à Cape Coast, il a obtenu une licence en sociologie et en études religieuses à l'université du Ghana. Il a été ordonné prêtre le 28 juillet 2001 pour le diocèse de Wiawso.<br />Il a exercé les ministères suivants et poursuivi des études complémentaires : vicaire de la paroisse de l'Immaculée Conception, à Enchi ; secrétaire de l'évêque de Wiawso ; recteur de l'église Sainte-Marie, à Dwinase ; curé de la paroisse Saint-Augustin, à Sefwi Boak . Augustine à Sefwi Boako ; Directeur du Centre de Pastorale et de Formation ; Administrateur de la Cathédrale de Wiawso ; Président de l'Association des Prêtres Diocésains ; Etudes pour le Master en Pastorale et Education Religieuse, à l'Université Catholique du Ghana ; Master en philosophie ; depuis 2009, membre du Collège des consulteurs et du Collège presbytéral ; depuis 2020, directeur du Centre de pastorale et de formation, coordinateur de la Commission diocésaine Justice et Paix et administrateur de la cathédrale de Wiawso. <br />Thu, 26 Jan 2023 12:33:28 +0100AFRIQUE/ R.D. CONGO - "Les richesses congolaises sont un paradis pour le monde, mais pour les populations locales, elles sont un enfer"http://fides.org/fr/news/73330-AFRIQUE_R_D_CONGO_Les_richesses_congolaises_sont_un_paradis_pour_le_monde_mais_pour_les_populations_locales_elles_sont_un_enferhttp://fides.org/fr/news/73330-AFRIQUE_R_D_CONGO_Les_richesses_congolaises_sont_un_paradis_pour_le_monde_mais_pour_les_populations_locales_elles_sont_un_enferKinshasa - " La guerre en République démocratique du Congo est comme un arbre qui cache une forêt ", a déclaré Pierre Kabeza, contestant la représentation commode de la guerre de 30 ans dans l'est de la RDC comme une " guerre civile ", lors de la conférence de presse " Quand y aura-t-il la paix au Congo ? " qui s'est tenue à Rome hier, 25 janvier.<br />"On ne peut pas voir les racines d'un arbre. Les racines sont les grandes puissances du monde, ainsi que leurs multinationales. Le tronc de l'arbre, ce sont les pays voisins de la RDC qui reçoivent l'aide des grandes puissances, et enfin les branches, ce sont les différents groupes de guérilla qui opèrent sur le territoire congolais. La sève qui nourrit l'arbre, ce sont les intérêts économiques", explique Pierre Kabeza, ancien syndicaliste défenseur des droits des enfants congolais et ancien président des associations de jeunes de la région du Sud-Kivu, dans l'est du pays.<br />C'est précisément pour sensibiliser l'opinion publique à la guerre qui sévit dans les trois provinces congolaises du Nord et du Sud-Kivu et de l'Ituri que, à l'occasion de la visite du Pape François en RDC, 107 associations, comités et groupes de la société civile italienne, dont beaucoup sont présents dans le pays, ont envoyé une lettre au Souverain Pontife, en lui demandant de faire entendre le cri du peuple congolais en faisant connaître sa souffrance et en dénonçant les "causes structurelles" et les responsabilités politiques et économiques de l'Occident, qui s'approprie impunément les ressources naturelles, les marchés et les ressources humaines de ce pays.<br />Les énormes ressources naturelles de la région figurent parmi les "causes structurelles" ,en particulier le coltan et le cobalt , des minéraux de plus en plus stratégiques dans la perspective de la "transition énergétique", présentée comme une percée "écologique". <br />"Ces minerais font de mon pays d'origine un paradis, alors que les populations vivent un véritable enfer", déclare John Mpaliza, un militant italo-congolais des droits de l'homme qui rappelle comment la "RDC est un pays stratégique pour le monde", non seulement pour ses ressources minérales mais aussi "en raison de sa position géographique au centre de l'Afrique, et parce qu'elle possède la deuxième forêt tropicale, le poumon vert de la planète".<br />L'espoir vient des jeunes qui animent une société civile très active représentée par des associations comme Lucha, représentée à la conférence par Micheline Mwendike : " Nous voulons vous dire qu'il y a ceux qui se battent tous les jours pour des élections libres, des routes, des salaires, la sécurité ", a-t-elle dit. "Nous avons l'impression que le monde préfère nous laisser dans le chaos car c'est le seul moyen pour eux de nous prendre des minerais à prix zéro. Ils ne nous paient pas pour le CO2 que la forêt équatoriale congolaise absorbe. Mais malgré cela, nous nous battons pour améliorer la situation".<br />"Les nouvelles générations africaines se rendent compte de cette situation. J'espère que les jeunes Africains et Européens s'uniront pour contribuer à la changer", souligne John Mpaliza. La tragédie des enfants soldats recrutés par les différents groupes de guérilla présents a été rappelée par le père Giovanni Piumatti, missionnaire fidei donum du diocèse de Pinerolo au Kivu depuis plus de 50 ans, qui a souligné que "ces dernières années, nous avons des centaines de garçons qui veulent quitter les armes mais il n'y a pas de structure capable de les accueillir" et de les réinsérer dans la société. <br />Thu, 26 Jan 2023 12:30:51 +0100AMERIQUE/COLOMBIE - Reprise des pourparlers de paix dans un climat d'espoir, également avec le soutien d'Acnudhhttp://fides.org/fr/news/73329-AMERIQUE_COLOMBIE_Reprise_des_pourparlers_de_paix_dans_un_climat_d_espoir_egalement_avec_le_soutien_d_Acnudhhttp://fides.org/fr/news/73329-AMERIQUE_COLOMBIE_Reprise_des_pourparlers_de_paix_dans_un_climat_d_espoir_egalement_avec_le_soutien_d_AcnudhBogota - " Lors de ma rencontre avec le président Gustavo Petro, j'ai salué la nouvelle politique de "paix totale" de son gouvernement, y compris l'engagement d'appliquer pleinement l'accord de paix de 2016 avec les FARC-EP. J'ai également salué la reprise des pourparlers avec l'Armée de libération nationale . Le gouvernement peut compter sur l'expertise spécifique de mon bureau pour accompagner les négociations et donner des conseils sur les questions de droits de l'homme, notamment les droits des victimes." C'est ce qu'a déclaré le Haut Commissaire des Nations unies aux droits de l'homme , Volker Türk, lors d'une conférence de presse tenue hier soir à l'issue de sa visite officielle de deux jours en Colombie, au cours de laquelle il a signé un nouvel accord pour la présence de son bureau en Colombie jusqu'en 2032. <br />Abordant les différents problèmes du pays en matière de droits de l'homme, M. Türk a cité la violence des groupes armés que les communautés vivent au quotidien : déplacements, emprisonnements, violences sexuelles et de genre, massacres... "Nous devons tous soutenir les efforts visant à mettre un terme à cette situation", a déclaré le Haut Commissaire, rappelant combien il est important que les autorités colombiennes veillent à ce que les négociations prennent pleinement en compte les droits de l'homme dès le départ. Rassemblant les voix de la société civile, M. Türk a demandé instamment que l'on accorde une attention particulière aux victimes et aux communautés touchées, en veillant à leur participation, ainsi qu'à la présence significative des femmes aux pourparlers. "Nous soutenons totalement les négociations actuelles, nous savons qu'elles sont difficiles, rien n'est facile pour faire la paix, malheureusement il est beaucoup plus facile de faire la guerre", a ajouté M. Türk.<br />Le Haut Commissaire a souligné : "Au cours de mes réunions, j'ai entendu l'espoir des représentants de la société civile - l'un d'entre eux a décrit le sentiment de voir un ciel bleu après un ouragan -. Mais ils ont également souligné les profondes inégalités de la Colombie, en particulier dans les zones rurales, ce qui explique pourquoi la paix avec les groupes armés ne suffit pas à elle seule et pourquoi la mise en œuvre de l'accord de 2016 et le développement rural sont cruciaux.<br />Les négociations de paix entre les représentants du gouvernement colombien et ceux de l'Armée de libération nationale ont repris en novembre 2022, après une interruption qui durait depuis 2018, sur décision du président colombien de l'époque, Ivan Duque. Cette première phase s'est déroulée à Caracas, puisque le Venezuela figure parmi les pays garants des accords . <br />Le deuxième cycle de négociations doit commencer le 13 février au Mexique. Entre-temps, une réunion extraordinaire des représentants du gouvernement et d'Eln s'est tenue à Caracas du 17 au 21 janvier, qui s'est déroulée "dans une atmosphère de dialogue sincère et ciblé, dans un climat de recherche de compréhension", selon Monseigneur Héctor Fabio Henao Gaviria, qui représente la Conférence épiscopale aux pourparlers. "Nous nous quittons avec une atmosphère d'espoir", a-t-il ajouté, "de confiance dans le fait que des progrès peuvent être réalisés dans la recherche de la fin des souffrances de nombreuses communautés dues aux affrontements et de la création d'un climat de paix qui assure également la réconciliation dans le pays".<br />Les représentants des pays garants et des institutions d'accompagnement des négociations de paix ont souligné avec espoir l'engagement du gouvernement et d'Eln "à renforcer la table de dialogue et leur volonté réitérée de paix, exprimée lors de cette réunion extraordinaire". <br /> <br />Thu, 26 Jan 2023 12:26:04 +0100ASIE/PAKISTAN - Conversion religieuse forcée : le gouvernement répond à l'appel de l'ONUhttp://fides.org/fr/news/73327-ASIE_PAKISTAN_Conversion_religieuse_forcee_le_gouvernement_repond_a_l_appel_de_l_ONUhttp://fides.org/fr/news/73327-ASIE_PAKISTAN_Conversion_religieuse_forcee_le_gouvernement_repond_a_l_appel_de_l_ONUIslamabad - Les communautés chrétiennes, les hindous et les organisations de la société civile du Pakistan ont accueilli favorablement la récente déclaration présentée au Conseil des droits de l'homme de l'ONU sur le phénomène des enlèvements, de la conversion religieuse forcée et du mariage forcé des jeunes filles appartenant à des minorités religieuses, en particulier les chrétiens et les hindous. Dans un appel présenté à Genève le 16 janvier, un groupe d'experts indépendants et de rapporteurs spéciaux, dont la rapporteuse spéciale des Nations unies sur la violence à l'égard des femmes et le rapporteur spécial des Nations unies sur la liberté de religion et de conviction, ont "exprimé leur inquiétude face à l'augmentation des cas de conversion religieuse forcée de filles mineures et de jeunes femmes appartenant à des minorités religieuses" au Pakistan, demandant "des mesures immédiates pour traiter ces cas et que justice soit rendue aux victimes". <br />Le groupe a noté l'augmentation des cas d'enlèvements de filles forcées à se marier et à se convertir à l'islam dans le pays et - faisant rapport devant le Conseil des droits de l'homme - a cité des informations faisant état de l'implication des autorités religieuses ainsi que de la complicité des forces de sécurité et du pouvoir judiciaire. En effet, les tribunaux pakistanais approuvent souvent ces pratiques en acceptant des "preuves frauduleuses" concernant l'âge des victimes et leur volonté supposée de se marier et de se convertir à l'islam. Les tribunaux, note l'appel, ont parfois " recours à des interprétations inappropriées de la loi religieuse pour justifier que les victimes restent avec leurs agresseurs ", tandis que la police refuse d'enregistrer les rapports d'enlèvement, les rejetant comme des " mariages d'amour ". <br />"Les kidnappeurs forcent leurs victimes à signer des documents indiquant faussement leur âge légal pour le mariage, ainsi que le mariage et la conversion religieuse selon leur libre arbitre. Ces documents sont cités par la police comme preuve qu'aucun crime n'a été commis", alors qu'il s'agit de documents falsifiés ou extorqués avec des violences physiques et psychologiques. "Il est impératif que toutes les victimes, quelle que soit leur appartenance religieuse, aient accès à la justice et à une protection égale de la loi", indique le texte soumis à l'ONU, qui appelle les autorités pakistanaises à "faire appliquer la législation interdisant les conversions forcées, les mariages forcés et précoces, les enlèvements et la traite des êtres humains, et à respecter les engagements internationaux du Pakistan en matière de droits de l'homme pour faire respecter les droits des femmes et des enfants".<br />Aftab Alexander Mughal, intellectuel catholique et ancien secrétaire exécutif de la Commission nationale "Justice et Paix" des évêques catholiques du Pakistan, note à l'Agence Fides : "Ces dernières années, de nombreuses familles chrétiennes et hindoues ont perdu leurs filles. Ces filles ont été enlevées et forcées à se convertir, puis mariées de force à leurs ravisseurs âgés. La plupart de ces filles sont issues de familles pauvres et les puissants ravisseurs bénéficient du soutien des chefs religieux conservateurs et des forces de l'ordre. <br />Par la suite, ces victimes sont souvent confrontées à la violence domestique. C'est une véritable atrocité qui se poursuit avec la complicité du système". Aujourd'hui, la déclaration aux Nations unies "met en évidence les multiples violations du droit interne du Pakistan et des obligations internationales du pays", note-t-il.<br />Le fait est que "ni le gouvernement, ni les autres institutions publiques, ni le système judiciaire ne s'occupent du phénomène par crainte des puissants lobbies religieux islamiques. Par exemple, par crainte de protestations généralisées, le gouverneur provincial du Sindh n'a pas encore signé un projet de loi interdisant la conversion de toute personne de moins de 18 ans, bien que le projet ait été approuvé par l'Assemblée provinciale du Sindh dès 2016. La mesure prévoit également des sanctions sévères contre les auteurs de "conversions religieuses forcées". <br />Aujourd'hui, espère M. Mughal, nous demandons un accès plus facile à la justice pour les victimes et leurs familles. Le gouvernement actuel devrait prendre au sérieux les préoccupations exprimées par la communauté internationale et protéger les segments vulnérables de la société, exploités par des hommes violents, sous le couvert de la religion".<br />Les médias pakistanais continuent de faire état de ces cas. Il y a quelques jours, dans la province du Sindh, une femme hindoue a été enlevée et violée après avoir refusé de se convertir à l'islam. <br />Le phénomène des enlèvements et des conversions forcées dans le Sindh a également été évoqué dans le documentaire "The Losing Side", présenté au Festival de Cannes 2022 et récompensé dans la catégorie "Meilleur film sur les droits de l'homme". <br />Thu, 26 Jan 2023 11:20:51 +0100AFRIQUE/R.D. CONGO - Quatre postulants comboniens attaqués par un groupe rebelle au Nord-Kivuhttp://fides.org/fr/news/73328-AFRIQUE_R_D_CONGO_Quatre_postulants_comboniens_attaques_par_un_groupe_rebelle_au_Nord_Kivuhttp://fides.org/fr/news/73328-AFRIQUE_R_D_CONGO_Quatre_postulants_comboniens_attaques_par_un_groupe_rebelle_au_Nord_KivuButembo - L'attaque subie par un groupe de frères postulants comboniens avec leur entraîneur dans la province du Nord-Kivu remonte au dimanche 22 janvier. Les auteurs étaient des rebelles Mai-Mai, heureusement aucun d'entre eux n'a été tué. <br />"Les rebelles ont attaqué le véhicule qui revenait du camp et qui transportait quatre postulants comboniens ainsi que leur formateur, le frère Jacques Eluma. Ils ont tiré sur le véhicule sans hésitation", a rapporté le supérieur provincial des Comboniens, le père Léonard Ndjadi Ndjate. <br />"Le seul blessé, poursuit-il, est le frère Héritier Mambaya, 22 ans, originaire de Bumba, qui a été admis à l'hôpital Matanda de la ville de Butembo. Le provincial n'a pas révélé plus de détails sur l'état de santé du jeune homme et a demandé "l'intercession de Saint Daniel Comboni".<br />"C'est une attaque barbare et criminelle contre des personnes innocentes", a-t-il dénoncé. Nous déplorons l'incapacité des forces de sécurité à protéger la population de l'Est. Nous demandons des prières pour la paix dans cette région et dans toute l'Afrique. Que Dieu accorde à nos garçons un prompt rétablissement".<br />La situation dans cette partie du Congo reste tendue, avec de nombreux groupes rebelles et des tensions entre le Rwanda et la République du Congo, qui accuse le premier de financer ces groupes. Le Pape François arrivera dans le pays le 31 janvier, mais pour des raisons de sécurité, il ne se rendra pas dans l'est du Congo.<br /> <br />Thu, 26 Jan 2023 11:10:35 +0100VATICAN - Message du Saint Père François pour la Journée Mondiale des Missions 2023http://fides.org/fr/news/73325-VATICAN_Message_du_Saint_Pere_Francois_pour_la_Journee_Mondiale_des_Missions_2023http://fides.org/fr/news/73325-VATICAN_Message_du_Saint_Pere_Francois_pour_la_Journee_Mondiale_des_Missions_2023Cité du Vatican - Nous publions le Message du Saint-Père François pour la 97ème Journée Mondiale des Missions qui sera célébrée le dimanche 22 octobre 2023 sur le thème " Cœurs brûlants, pieds sur la route " .<br /><br />Chers frères et sœurs,<br /><br />pour la Journée Mondiale des Missions de cette année, j’ai choisi un thème qui s’inspire du récit des disciples d’Emmaüs, dans l’Évangile de Luc : “Des cœurs brûlants, des pieds en marche ”. Ces deux disciples sont troublés et déçus, mais la rencontre avec le Christ dans la Parole et dans le Pain rompu a allumé en eux l’enthousiasme de se remettre en route pour Jérusalem et d’annoncer que le Seigneur est vraiment ressuscité. Dans le récit évangélique, nous saisissons la transformation des disciples à partir de quelques images suggestives : des cœurs brûlants pour les Écritures expliquées par Jésus, des yeux ouverts afin de le reconnaître et, comme point culminant, des pieds en marche. En méditant sur ces trois aspects qui dessinent l’itinéraire des disciples missionnaires, nous pouvons renouveler notre zèle pour l’évangélisation dans le monde d’aujourd’hui.<br /><br />1. Des cœurs brûlants “tandis qu’il nous expliquait les Écritures”. La Parole de Dieu éclaire et transforme le cœur dans la mission.<br /><br />Sur le chemin de Jérusalem à Emmaüs, les cœurs des deux disciples étaient tristes – comme le montraient leurs visages – à cause de la mort de Jésus, en qui ils avaient cru . Face à l’échec du Maître crucifié, leur espérance qu’il soit le Messie s’était effondrée .<br /><br />Et, « tandis qu’ils s’entretenaient et s’interrogeaient, Jésus lui-même s’approcha, et il marchait avec eux » . Comme au début de la vocation des disciples, encore maintenant au moment de leur égarement, le Seigneur prend l’initiative de s’approcher des siens et de marcher à leurs côtés. Dans sa grande miséricorde, Il ne se lasse pas de rester avec nous, malgré nos défauts, nos doutes, les faiblesses, malgré la tristesse et le pessimisme qui nous rendent « sans intelligence et lents à croire » , des hommes de peu de foi.<br /><br />Aujourd’hui, comme autrefois, le Seigneur ressuscité est proche de ses disciples missionnaires, et il marche à leurs côtés, surtout lorsqu’ils se sentent perdus, découragés, effrayés face au mystère d’iniquité qui les entoure et qui veut les étouffer. C’est pourquoi « ne nous laissons pas voler l’espérance » . Le Seigneur est plus grand que nos problèmes, surtout lorsque nous les rencontrons dans l’annonce de l’Évangile au monde, car cette mission, après tout, est la sienne et nous ne sommes que ses humbles collaborateurs, des “serviteurs inutiles” .<br /><br />J’exprime ma proximité dans le Christ à tous les missionnaires du monde, en particulier à ceux qui traversent une période difficile : chers amis, le Seigneur ressuscité est toujours avec vous et il voit votre générosité et vos sacrifices pour la mission d’évangélisation dans les lieux les plus reculés. Les jours de la vie ne sont pas tous ensoleillés, mais souvenons-nous toujours des paroles du Seigneur Jésus à ses amis avant sa passion : « Dans le monde, vous avez à souffrir, mais courage ! Moi, je suis vainqueur du monde » .<br /><br />Après avoir écouté les deux disciples sur la route d’Emmaüs, Jésus ressuscité « partant de Moïse et de tous les Prophètes, leur interpréta, dans toute l’Écriture, ce qui le concernait » . Et les cœurs des disciples se réchauffèrent, comme ils finiront par se l’avouer l’un à l’autre : « Notre cœur n’était-il pas brûlant en nous, tandis qu’il nous parlait sur la route et nous ouvrait les Écritures ? » . En effet, Jésus est la Parole vivante, qui seule peut enflammer, éclairer et transformer le cœur.<br /><br />Ainsi, nous comprenons mieux l’affirmation de saint Jérôme : « Ignorer les Écritures, c’est ignorer le Christ » . « Si le Seigneur ne nous y introduit pas, il est impossible de comprendre en profondeur l’Écriture Sainte. Pourtant le contraire est tout aussi vrai : sans l’Écriture Sainte, les événements de la mission de Jésus et de son Église dans le monde restent indéchiffrables » . C’est pourquoi la connaissance de l’Écriture est importante pour la vie du chrétien, et plus encore pour l’annonce du Christ et de son Évangile. Sinon, que transmet-on aux autres si ce n’est ses propres idées et projets ? Et un cœur froid, pourra-t-il jamais faire brûler celui des autres ?<br /><br />Laissons-nous donc toujours accompagner par le Seigneur ressuscité qui nous explique le sens des Écritures. Laissons-le brûler nos cœurs, nous éclairer et nous transformer, afin que nous puissions annoncer au monde son mystère de salut avec la puissance et la sagesse qui viennent de son Esprit.<br /><br />2. Des yeux qui “s’ouvrirent, et le reconnurent” à la fraction du pain. Jésus dans l’Eucharistie est le sommet et la source de la mission.<br /><br />Les cœurs brûlants pour la Parole de Dieu ont poussé les disciples d’Emmaüs à demander au mystérieux Voyageur, le soir tombant, de rester avec eux. Et, autour de la table, leurs yeux s’ouvrirent et ils le reconnurent quand Il rompit le pain. L’élément décisif qui ouvre les yeux des disciples est la séquence des actions réalisées par Jésus : prendre le pain, le bénir, le rompre et le leur donner. Ce sont des gestes ordinaires d’un maître de maison juif, mais, accomplis par Jésus-Christ avec la grâce de l’Esprit Saint, ils renouvellent pour les deux convives le signe de la multiplication des pains et surtout celui de l’Eucharistie, sacrement du Sacrifice de la croix. Mais au moment même où ils reconnaissent Jésus dans Celui-qui-rompt-le-pain, « il disparut à leurs regards » . Ce fait nous permet de comprendre une réalité essentielle de notre foi : le Christ qui rompt le pain devient maintenant le Pain rompu, partagé avec les disciples et donc consommé par eux. Il est devenu invisible, parce qu’il est maintenant entré dans le cœur des disciples pour les faire brûler encore davantage, les incitant à reprendre la route sans tarder pour communiquer à tous l’expérience unique de la rencontre avec le Ressuscité ! Ainsi, le Christ ressuscité est Celui-qui-rompt-le-pain et, en même temps, il est le Pain-rompu-pour-nous. Et donc, tout disciple missionnaire est appelé à devenir, comme Jésus et en Lui, grâce à l’action de l’Esprit Saint, celui-qui-rompt-le pain et celui-qui-est-pain-rompu pour le monde.<br /><br />À cet effet, il faut rappeler qu’une simple fraction de pain matériel avec les affamés au nom du Christ est déjà un acte missionnaire chrétien. À plus forte raison, la fraction du Pain eucharistique qui est le Christ Lui-même est l’action missionnaire par excellence, car l’Eucharistie est la source et le sommet de la vie et de la mission de l’Église.<br /><br />Le Pape Benoît XVI l’a rappelé : « Nous ne pouvons garder pour nous l'amour que nous célébrons dans le Sacrement [de l’Eucharistie]. Il demande de par sa nature d'être communiqué à tous. Ce dont le monde a besoin, c'est de l'amour de Dieu, c'est de rencontrer le Christ et de croire en Lui. C'est pourquoi l'Eucharistie n'est pas seulement source et sommet de la vie de l'Église; elle est aussi source et sommet de sa mission: “Une Église authentiquement eucharistique est une Église missionnaire” » .<br /><br />Pour porter du fruit, nous devons rester unis à Lui . Et cette union se réalise par la prière quotidienne, surtout dans l’adoration, en restant en silence en présence du Seigneur qui reste avec nous dans l’Eucharistie. En cultivant avec amour cette communion avec le Christ, le disciple missionnaire peut devenir un mystique en action. Que notre cœur aspire toujours à la compagnie de Jésus, en murmurant la demande ardente des deux hommes d’Emmaüs, surtout quand vient le soir : “Reste avec nous, Seigneur !” .<br /><br />3. Les pieds en marche, avec la joie de raconter le Christ ressuscité. La jeunesse éternelle d’une Église toujours en sortie.<br /><br />Après avoir ouvert les yeux, en reconnaissant Jésus dans la « fraction du pain », les disciples, « à l’instant même, se levèrent et retournèrent à Jérusalem » . Ce départ en toute hâte, pour partager avec les autres la joie de la rencontre avec le Seigneur, montre que « la joie de l’Évangile remplit le cœur et toute la vie de ceux qui rencontrent Jésus. Ceux qui se laissent sauver par Lui sont libérés du péché, de la tristesse, du vide intérieur, de l’isolement. Avec Jésus-Christ la joie naît et renaît toujours » . On ne peut vraiment rencontrer Jésus ressuscité sans être enflammé par le désir de le dire à tout le monde. Par conséquent, ceux qui ont reconnu le Christ ressuscité dans les Écritures et dans l’Eucharistie, et qui portent son feu dans le cœur et sa lumière dans les yeux, sont la première et la principale ressource de la mission. Ils peuvent témoigner de la vie qui ne meurt jamais, même dans les situations les plus difficiles et les moments les plus sombres.<br /><br />L’image des “pieds en marche” nous rappelle une fois encore la validité permanente de la missio ad gentes, la mission, donnée à l’Église par le Seigneur ressuscité, d’évangéliser toute personne et tout peuple jusqu’aux extrémités de la terre. Aujourd’hui plus que jamais, l’humanité blessée par tant d’injustices, de divisions et de guerres, a besoin de la Bonne Nouvelle de la paix et du salut dans le Christ. Je saisis donc cette occasion pour réaffirmer que « tous ont le droit de recevoir l’Évangile. Les chrétiens ont le devoir de l’annoncer sans exclure personne, non pas comme quelqu’un qui impose un nouveau devoir, mais bien comme quelqu’un qui partage une joie, qui indique un bel horizon, qui offre un banquet désirable » . La conversion missionnaire reste l’objectif principal que nous devons nous fixer en tant qu’individus et en tant que communauté, car « l’action missionnaire est le paradigme de toute tâche de l’Église » .<br /><br />Comme l’affirme l’apôtre Paul, l’amour du Christ nous interpelle et nous pousse . Il s’agit ici du double amour : celui du Christ pour nous qui rappelle, inspire et suscite notre amour pour Lui. Et c’est cet amour qui rend toujours jeune l’Église en sortie, avec tous ses membres en mission pour annoncer l’Évangile du Christ, convaincus qu’ « Il est mort pour tous, afin que les vivants n’aient plus leur vie centrée sur eux-mêmes, mais sur lui, qui est mort et ressuscité pour eux » . Chacun peut contribuer à ce mouvement missionnaire : par la prière et l’action, par des offrandes d’argent et de souffrances, par son témoignage. Les Œuvres Pontificales Missionnaires sont l’instrument privilégié pour favoriser cette coopération missionnaire sur le plan spirituel et matériel. C’est pourquoi la collecte des offrandes de la Journée Mondiale des Missions est dédiée à l’Œuvre Pontificale de la Propagation de la Foi.<br /><br />L’urgence de l’action missionnaire de l’Église implique naturellement une coopération missionnaire toujours plus étroite de tous ses membres à tous les niveaux. C’est un objectif essentiel du parcours synodal que l’Église est en train d’accomplir avec les mots-clés communion, participation, mission. Ce parcours n’est certes pas un repli de l’Église sur elle-même ; il n’est pas un sondage du peuple pour décider, comme dans un parlement, ce qu’il faut croire et pratiquer ou non selon les préférences humaines. Il s’agit plutôt d’une marche comme les disciples d’Emmaüs, en écoutant le Seigneur ressuscité qui vient toujours parmi nous pour nous expliquer le sens des Écritures et rompre le Pain pour nous, afin que nous puissions poursuivre, avec la force de l’Esprit Saint, sa mission dans le monde.<br /><br />De même que ces deux disciples racontèrent aux autres ce qui s’était passé sur la route , de même notre annonce sera un joyeux récit du Christ Seigneur, de sa vie, de sa passion, de sa mort et de sa résurrection, des merveilles que son amour a accomplies dans notre vie.<br /><br />Repartons donc nous aussi, éclairés par la rencontre avec le Ressuscité et animés par son Esprit. Repartons avec des cœurs brûlants, les yeux ouverts, les pieds en marche, pour enflammer d’autres cœurs avec la Parole de Dieu, ouvrir d’autres yeux à Jésus Eucharistie, et inviter tout le monde à marcher ensemble sur le chemin de la paix et du salut que Dieu, dans le Christ, a donnés à l’humanité.<br /><br />Sainte Marie de la route, Mère des disciples missionnaires du Christ et Reine des Missions, priez pour nous !<br /><br />Rome, Saint Jean de Latran, 6 janvier 2023, Solennité de l’Épiphanie du Seigneur.<br />FRANÇOIS<br /><br />Wed, 25 Jan 2023 13:38:19 +0100VATICAN - Pape François : Ceux qui annoncent l'Evangile de Jésus ne peuvent pas être tristeshttp://fides.org/fr/news/73326-VATICAN_Pape_Francois_Ceux_qui_annoncent_l_Evangile_de_Jesus_ne_peuvent_pas_etre_tristeshttp://fides.org/fr/news/73326-VATICAN_Pape_Francois_Ceux_qui_annoncent_l_Evangile_de_Jesus_ne_peuvent_pas_etre_tristesRome - L'annonce de l'Évangile, c'est-à-dire du salut promis par Jésus, présente des traits distinctifs, presque des "connotations génétiques" qui la rendent incomparable à toute proclamation de messages et de programmes politiques, moraux ou religieux. Le Pape François en a énuméré et décrit au moins cinq au cours de l'audience générale d'aujourd'hui, mercredi 25 janvier, lors du troisième rendez-vous du nouveau cycle de catéchèse consacré à la passion de l'évangélisation et au zèle apostolique.<br /><br />Le premier "élément d'identification" qui relie ceux qui suivent Jésus en tant que "Maître de l'Annonce" - a commencé le Pape François, se référant au passage de l'Évangile de la prédication du Christ dans la synagogue de Nazareth, lu au début de l'audience générale - est celui de la joie. Le mot Évangile signifie proclamation joyeuse, et "témoigner de Jésus, faire quelque chose pour les autres en son nom, c'est dire entre les lignes de la vie que l'on a reçu un don si beau qu'aucun mot ne suffit à l'exprimer". Alors que "lorsque la joie fait défaut, l'Évangile ne passe pas", et "Un chrétien triste peut parler de belles choses mais tout est vain si l’annonce qu’il transmet n’est pas joyeuse".<br /><br />Le deuxième trait distinctif qui accompagne toujours l'annonce de l'Évangile, a poursuivi l'évêque de Rome, est celui de la libération, puisque Jésus lui-même "dit qu'il a été envoyé pour annoncer la libération aux prisonniers". C'est pourquoi celui qui annonce l'Évangile du Christ "ne doit pas faire pression sur les autres, mais les alléger ; ne pas leur imposer de fardeau, mais les relever ; apporter la paix, non la culpabilité". Le chemin à la suite de Jésus peut être marqué par la douleur et le sacrifice, mais "celui qui témoigne du Christ montre la beauté du but, plutôt que la fatigue du voyage".<br /><br /> Le troisième trait qui marque l'annonce de l'Évangile a été indiqué par le Pape comme la connotation de la lumière : " Jésus, a rappelé le Successeur de Pierre, dit qu'il est venu apporter "aux aveugles la vue" ". Il est frappant de constater que dans toute la Bible, avant le Christ, la guérison d'un aveugle n'apparaît jamais. Il s'agissait en fait d'un signe promis qui viendrait avec le Messie". Il ne s'agit pas seulement de la vue physique, a ajouté le Pontife, mais d'une lumière qui fait voir la vie d'une manière nouvelle. Il y a un "passage à la lumière", une renaissance qui ne se produit qu'avec Jésus". C'est ainsi - poursuit le Pape François - que "la vie chrétienne a commencé pour nous : avec le baptême, qui dans l'Antiquité était appelé précisément "illumination"".<br /><br />Le quatrième aspect lié par le Souverain Pontife à l'annonce de l'Évangile est celui de la " guérison ". Jésus lui-même a annoncé "qu'il était venu "libérer les opprimés"", et les opprimés sont ceux qui, dans la vie, se sentent écrasés par quelque chose : maladies, fardeaux sur le cœur, culpabilité, erreurs, vices, péchés". Ceux qui portent des fardeaux, a souligné l'évêque de Rome, ont besoin de pardon. Et celui qui croit en Jésus a précisément ceci à donner aux autres : la force du pardon de Dieu, qui libère l'âme de toute dette". En outre, a poursuivi le Pape Bergoglio, rappelant le cinquième trait distinctif qui accompagne l'annonce de l'Évangile, avec le Christ, la grâce qui rend la vie nouvelle arrive toujours et émerveille toujours. L'annonce de Jésus apporte toujours avec elle si "l'émerveillement de la grâce", parce que "ce n'est pas nous qui faisons de grandes choses, mais c'est la grâce du Seigneur qui, même à travers nous, accomplit des choses imprévisibles. Les surprises de Dieu". <br />La joyeuse annonce de l'Évangile, ajoute le Pape dans la dernière partie de sa réflexion, s'adresse en particulier " aux pauvres ", qui sont " les destinataires explicitement mentionnés par Jésus, parce qu'ils sont les bien-aimés de Dieu ". <br />Wed, 25 Jan 2023 13:36:44 +0100AMÉRIQUE/PÉROU - Le couvre-feu est prolongé dans la région de Puno ; les évêques demandent aux autorités une "solution immédiate"http://fides.org/fr/news/73324-AMERIQUE_PEROU_Le_couvre_feu_est_prolonge_dans_la_region_de_Puno_les_eveques_demandent_aux_autorites_une_solution_immediatehttp://fides.org/fr/news/73324-AMERIQUE_PEROU_Le_couvre_feu_est_prolonge_dans_la_region_de_Puno_les_eveques_demandent_aux_autorites_une_solution_immediatePuno - Par un décret publié dans une édition extraordinaire du bulletin des mesures législatives, le gouvernement du Pérou a prolongé de dix jours le couvre-feu dans la région de Puno, qui entrera en vigueur à partir de 20 heures aujourd'hui, 25 janvier, jusqu'à 4 heures du matin le jour suivant. Selon les informations recueillies par Fides, le décret a été signé par la présidente du Pérou, Dina Boluarte, le premier ministre et les ministres de l'intérieur, de la défense, de la justice et des droits de l'homme.<br />La région de Puno, composée de 13 provinces et 107 districts, est située dans la partie sud du pays, à la frontière avec la Bolivie. Les rives occidentales du lac Titicaca font partie du territoire de cette région. Le port de commerce et le marché aux bestiaux sont importants pour l'économie locale. À 50 km de la ville de Puno se trouve le site archéologique précolombien, une destination pour les chercheurs et les touristes. Puno a été l'un des épicentres des manifestations antigouvernementales qui ont débuté le 7 décembre, faisant des morts et des blessés lors d'affrontements avec les forces de police, la plupart d'entre eux ayant eu lieu près de l'aéroport.<br />Préoccupés par les actes de violence lors des manifestations dans le sud du pays et par la souffrance de la population, les évêques des hauts plateaux du Pérou ont lancé un appel aux membres du Congrès de la République " afin qu'il apporte une solution immédiate aux revendications de nos frères et sœurs, et qu'il prévienne ainsi des événements plus graves qui pourraient entraîner la perte de vies humaines, des blessés et des attaques contre des biens publics et privés ". Ils attirent également l'attention sur les besoins en denrées alimentaires de base, que beaucoup ne peuvent obtenir en raison de l'augmentation du coût de la vie. <br />La déclaration, intitulée "Non à la violence, d'où qu'elle vienne ! Plus de morts", est divisé en sept points et est signé par l'évêque du diocèse de Puno, Mgr Jorge Carrión, l'évêque du diocèse de Sicuani et administrateur apostolique de la prélature d'Ayaviri, Mgr Pedro Bustamante, l'évêque de la prélature de Huancané, Mgr Giovanni Cefai, et l'évêque de la prélature de Juli, Mgr Ciro Quispe.<br />Le texte rappelle l'appel du Pape François pour le Pérou à l'Angélus du dimanche 22 janvier et le dernier message de la Conférence épiscopale péruvienne du 20 janvier , puis souligne que les évêques, en communion avec leurs prêtres, sont conscients de la situation difficile que vivent les communautés, et insiste sur la valeur sacrée et inviolable de la vie humaine, don de Dieu à chacun de nous. <br />Ils rappellent ensuite l'engagement de l'Église au moment de la pandémie pour soulager les souffrances de la population, "de manière silencieuse et solidaire". Cet engagement se poursuit aujourd'hui, "dans la situation douloureuse que nous vivons actuellement", à travers Caritas et les paroisses, "afin que notre peuple n'ait jamais été seul, et ne le sera pas, mais qu'il soit toujours accompagné par nous, dans la douleur des familles qui ont perdu leurs fils, leurs frères, leurs pères et leurs mères dans ces affrontements, ainsi que des blessés".<br /> Les évêques réitèrent qu'ils continuent à être au service de la population selon leur mission, pour l'alimentation, la santé, l'assistance psychologique et juridique, invitant les gens à ne pas se laisser tromper par les fausses nouvelles diffusées par certains réseaux sociaux : " l'Église sert toujours avec la vérité qui fait de nous des hommes libres ". Enfin, ils invitent tout le monde à travailler ensemble et à unir leurs efforts, comme ils l'ont fait jusqu'à présent, également pour atténuer les conséquences du manque de pluie dans cette région.<br />Le texte se termine par un appel "aux autorités du pouvoir exécutif et, en particulier, du pouvoir législatif, pour qu'elles tiennent compte, avec respect et humilité, des exigences de notre peuple, qui crie pour être entendu". Nous sommes pleinement convaincus que si cela se produit, la paix et la tranquillité pourront revenir dans notre nation".<br /> <br />Wed, 25 Jan 2023 12:08:04 +0100ASIE/INDONÉSIE - En mission depuis 50 ans pour apporter l'amour de Dieu et la dévotion mariale à Sumatrahttp://fides.org/fr/news/73323-ASIE_INDONESIE_En_mission_depuis_50_ans_pour_apporter_l_amour_de_Dieu_et_la_devotion_mariale_a_Sumatrahttp://fides.org/fr/news/73323-ASIE_INDONESIE_En_mission_depuis_50_ans_pour_apporter_l_amour_de_Dieu_et_la_devotion_mariale_a_SumatraMedan - Sur l'île indonésienne de Sumatra, où vivent des groupes indigènes et où est répandue une version plutôt traditionaliste de l'Islam, vit un missionnaire qui est devenu une figure emblématique, connue et appréciée à Medan, capitale de la province de Sumatra Nord : il s'agit du père jésuite indien James Bharataputra, connu pour avoir construit le sanctuaire marial de " Graha Maria Annai Velangkanni " à Medan.<br />Le père James, 84 ans, originaire du Tamil Nadu en Inde, est en mission depuis 50 ans à Medan, en Indonésie. Il est un prêtre jésuite indien et a été naturalisé indonésien en 1989. Après avoir entendu et accepté la vocation de Dieu, il est entré dans la province jésuite indienne de Madurai, cultivant dans son cœur le rêve d'être missionnaire. Après un arrêt à Hong Kong, il est envoyé à Yogyakarta, en Indonésie, pour achever ses études de théologie. Ordonné prêtre en 1970, il a eu l'occasion de visiter Medan et l'archevêque de Medan de l'époque, l'évêque capucin Van den Hurk OFM Cap, lui a demandé de suivre sur le plan pastoral un petit groupe local de catholiques parlant tamoul. <br />"C'est donc en 1972 que j'ai commencé le travail pastoral à Medan, qui se poursuit encore aujourd'hui", explique le père James. Pendant les 50 années passées à Sumatra, il s'est également rendu dans la province d'Aceh, à l'extrême nord de l'île , mais il a dû la quitter en raison d'une série de violences qui ont secoué la seule province indonésienne ayant adopté certaines parties de la "charia", la loi islamique.<br />Dans l'Église indonésienne, le père James est connu comme le fondateur, l'initiateur et le recteur du sanctuaire marial "Graha Maria Annai Velangkanni" basé à Medan. "Je me suis émerveillé de la manière dont la Providence de Dieu m'a conduit dans cette terre de mission. Et je suis étonné de la grande confiance que mes supérieurs jésuites ont eue en moi. Ils m'ont permis de travailler au service de l'Église locale, l'archidiocèse de Medan", dit-il.<br />Le sanctuaire a été l'aboutissement d'un parcours : constatant que la population locale de Medan ne bénéficiait pas d'une éducation adéquate, le prêtre a tout d'abord lancé un projet éducatif, en construisant une école primaire, appelée "Karya Dharma" , afin de permettre aux enfants de familles économiquement défavorisées de se développer. "Les gens ont apprécié l'initiative et ont été très coopératifs", rapporte-t-il. <br />La mission s'est également heurtée à des obstacles : un projet lancé pour permettre le développement et la subsistance d'une communauté tamoule qui vivait encore de la charité des missionnaires néerlandais s'est heurté à l'hostilité de la communauté locale. Cela lui a causé une profonde souffrance intérieure : "Ma vocation même et ma vie missionnaire étaient menacées. Mais le Seigneur m'a sauvé", se souvient-il.<br />Le miracle s'est produit grâce à la Mère de Dieu : "J'ai été inspiré de répandre la dévotion à Marie ici, comme elle s'est présentée à Vailankanni, dans le Tamil Nadu, depuis plus de trois siècles, attirant des personnes de tous horizons et les aidant à connaître son fils Jésus. J'ai pensé, ajoute-t-il, que chaque sanctuaire attire des pèlerins de tous horizons et aide à rencontrer Dieu. En même temps, elle rappelle aux pèlerins qu'ils sont tous les enfants d'un seul Dieu. Elle leur apprend à se respecter et à s'aimer les uns les autres comme des frères et des sœurs, car ils sont tous les enfants du même Père qui est aux cieux". La Parole de Dieu qui résonnait dans son cœur était le Psaume 133 : "Qu'il est bon de vivre en frères et sœurs dans la maison du Seigneur sur la terre". Avec ce rêve dans le cœur, le missionnaire a lancé le projet, partagé par l'archidiocèse, de construire un sanctuaire marial. "La générosité de milliers de dévots était impressionnante. Au final, en cinq ans de construction , le sanctuaire a coûté plus de quatre milliards de roupies ".<br />L'ancien archevêque de Medan, Mgr Alfredo Gonti Pius Batubara OFMCap, reconnaît que "Fr. James a donné sa vie, son énergie spirituelle et son action à notre archidiocèse. Nous le remercions pour la création du centre de pèlerinage connu sous le nom de sanctuaire marial de Graha Maria Annai Velangkanni à Medan".<br />Son confrère jésuite, le père Ignatius Jesudasan, intellectuel et écrivain, a écrit : "Le sanctuaire marial est le couronnement de l'expérience missionnaire du père James en Indonésie. La conception architecturale reflète la contemplation de saint Ignace dans ses Exercices spirituels sur le mystère de l'Incarnation. Elle y est représentée artistiquement, comme dans les cathédrales médiévales, par des peintures et des statues. De style architectural indo-sarrasin, le sanctuaire combine l'utilité pastorale, en tant que salle communautaire, au sous-sol, le culte et l'adoration à l'étage intermédiaire et la contemplation artistique des mystères historique-religieux au dernier étage. Le sanctuaire attirant des pèlerins de toutes confessions, les travaux contribuent à la diversité religieuse et culturelle de l'Indonésie et au tourisme. Cet endroit est devenu une bénédiction pour de nombreuses personnes". Et le père Sindhunata, jésuite indonésien, écrit : "Le sanctuaire est un lieu où le ciel et la terre se rencontrent, où le divin et l'humain s'embrassent, où Dieu rencontre son peuple, sans distinction d'ethnie, de croyance ou de langue.<br /> <br />Wed, 25 Jan 2023 10:45:36 +0100AFRIQUE/ETHIOPIE - La lenteur du processus de paix au Tigré : toujours de la violence et trop de restrictions pour l'aide humanitairehttp://fides.org/fr/news/73322-AFRIQUE_ETHIOPIE_La_lenteur_du_processus_de_paix_au_Tigre_toujours_de_la_violence_et_trop_de_restrictions_pour_l_aide_humanitairehttp://fides.org/fr/news/73322-AFRIQUE_ETHIOPIE_La_lenteur_du_processus_de_paix_au_Tigre_toujours_de_la_violence_et_trop_de_restrictions_pour_l_aide_humanitaireAddis Abeba - La lenteur de la mise en œuvre de l'Accord de cessation permanente des hostilités entre le gouvernement éthiopien et le Front populaire de libération du Tigré , signé à Pretoria le 2 novembre 2022, continue d'alimenter la préoccupation concernant la violation continue des droits de l'homme dans la région nord du pays. <br />Une lettre ouverte adressée aux membres de l'Union Africaine vient s'ajouter aux rumeurs concernant cette situation toujours très grave. Diffusée par des sources locales, la note dénonce des exécutions de civils, des enlèvements de jeunes Tigréens, des sièges, des pillages et des destructions de biens.<br />Tout en appréciant le grand engagement des parties à ramener la paix sur le territoire, la lettre déplore le silence face aux violations apparentes de l'accord, notamment la présence de forces amhara et érythréennes et ce qui semble être une obstruction systématique de l'accès humanitaire. <br />Près de trois mois se sont écoulés et les principales promesses contenues dans l'accord semblent toujours être en stand-by. Les forces érythréennes et amhara, qui gardent le contrôle de la plupart des régions du Tigré, continuent de faire des victimes civiles et de piller ce qui reste. Depuis la signature de l'accord, plus de 3 000 civils ont été tués, selon un rapport récent. Outre le nombre de morts rapporté, la brutalité des attaques a entraîné des centaines d'enlèvements, notamment d'habitants d'Irob et de Kunama, des minorités menacées d'extinction. Dans plusieurs régions d'Éthiopie, des prisonniers ont été tués ; beaucoup sont encore dans des centres de détention, officiels ou non. <br />Si l'accent reste mis sur le désarmement des forces tigrées, les autres dispositions prévues semblent être négligées. Il s'agit notamment du retrait simultané des forces de défense nationale non éthiopiennes de la région, de la sécurité générale et de la protection des civils, de l'accès sans entrave à l'aide humanitaire, y compris la facilitation du retour et de la réintégration des personnes déplacées à l'intérieur du pays et des réfugiés, du rétablissement des services essentiels dans le délai convenu, ainsi que de la mise en place et du fonctionnement d'un mécanisme de surveillance permettant de signaler toute violation et les mesures immédiates à prendre.<br />En ce qui concerne l'accès à l'aide humanitaire, les Tigres dans le besoin n'ont reçu que deux mois de rations au cours des 13 derniers mois. Les personnes vivant dans des villages éloignés des routes principales, c'est-à-dire la majorité, sont encore inaccessibles parce que la distribution est principalement limitée aux résidents ou à ceux qui arrivent dans des établissements adjacents aux routes principales. De nombreuses agences humanitaires, y compris celles de l'ONU et des ONG opérant sur le territoire, ne peuvent pas traverser les zones tenues par les groupes armés.<br />Les services de base tels que les connexions téléphoniques sont encore limités, il y a très peu de carburant et de longues files d'attente pour acheter les rares fournitures disponibles. Bien que les vols intérieurs aient été relancés . La liberté de mouvement est sévèrement limitée ; le transport routier reste fermé et les Tigréens ne sont pas autorisés à quitter la région. En outre, le Tigré reste inaccessible aux médias internationaux et indépendants. <br />Sans améliorations tangibles, affirmer que la situation est à un "point de non-retour", comme cela a été suggéré, revient non seulement à banaliser la souffrance de millions de personnes, mais aussi à révéler une situation différente sur le terrain, conclut la note envoyée à l'UA.<br /> <br /><br />Wed, 25 Jan 2023 10:39:01 +0100AFRIQUE/NIGERIA - "Les chiffres publiés sur les prêtres tués ou enlevés sont incorrects", déclare la Conférence des évêques du Nigeriahttp://fides.org/fr/news/73321-AFRIQUE_NIGERIA_Les_chiffres_publies_sur_les_pretres_tues_ou_enleves_sont_incorrects_declare_la_Conference_des_eveques_du_Nigeriahttp://fides.org/fr/news/73321-AFRIQUE_NIGERIA_Les_chiffres_publies_sur_les_pretres_tues_ou_enleves_sont_incorrects_declare_la_Conference_des_eveques_du_NigeriaAbuja - " D'après les informations dont nous disposons, les données ne sont pas tout à fait correctes. Oui, il y a eu des attaques contre des prêtres catholiques, mais le nombre ne correspond pas à ce qui a été publié. Nous continuons à recueillir des données, même si elles nous parviennent lentement des diocèses. En tout cas, le chiffre donné par la publication en ligne n'est pas correct ", a déclaré à l'Agence Fides le père Zacharia Nyantiso Aya Samjumi, secrétaire général de la Conférence des évêques catholiques du Nigeria , contredisant ce qui a été rapporté de manière incorrecte par une publication selon laquelle 145 prêtres catholiques ont été tués au Nigeria en 2022. En réalité, ce chiffre résulte d'une mauvaise lecture des données contenues dans un rapport de la société de renseignement nigériane SB Morgen Intelligence, SBM, publié le 23 janvier, selon lequel 39 prêtres catholiques ont été tués en 2022 tandis que 30 autres ont été kidnappés l'année dernière. Le rapport indique également que 145 attaques contre des prêtres catholiques ont été enregistrées en 2022.<br />Selon le rapport, le Centre-Nord a été le plus touché avec 12 décès, tandis que le Nord-Ouest a enregistré 9 décès.<br />Le Sud-Est et le Sud ont enregistré 5 décès chacun, tandis que le Nord-Est et le Nord-Ouest ont enregistré 4 décès chacun.<br />Le rapport indique que l'attribution des crimes a pu être établie dans les cas suivants : 28 crimes ont été perpétrés par des bandits se livrant à des enlèvements, 3 par des bergers fulanis, 2 par les indépendantistes du Biafra , 2 par Boko Haram et un par des voyous ordinaires et des violences commises par une foule en colère,<br />SBM Intelligence, un organisme de recherche, collecte et analyse des données sur les événements au Nigeria, fondé en 2015 par Cheta Nwanze, un expert en technologies de l'information et en gestion des médias. <br />Des données qui, pour l'instant, n'ont pas encore été confirmées par la Conférence des évêques du Nigeria. <br /><br />Wed, 25 Jan 2023 10:31:15 +0100AMÉRIQUE/ RÉPUBLIQUE DOMINICAINE - Le chemin synodal n'est pas seulement "marcher ensemble", mais avec Jésus, en Jésus, de Jésus et vers Jésushttp://fides.org/fr/news/73319-AMERIQUE_REPUBLIQUE_DOMINICAINE_Le_chemin_synodal_n_est_pas_seulement_marcher_ensemble_mais_avec_Jesus_en_Jesus_de_Jesus_et_vers_Jesushttp://fides.org/fr/news/73319-AMERIQUE_REPUBLIQUE_DOMINICAINE_Le_chemin_synodal_n_est_pas_seulement_marcher_ensemble_mais_avec_Jesus_en_Jesus_de_Jesus_et_vers_JesusSanto Domingo - "Nous vivons à une époque caractérisée par l'individualisme, l'indifférence et la recherche de l'épanouissement personnel, sans tenir compte du moindre. Marcher ensemble nous oblige à prendre conscience que la conquête du bien et du bonheur humain n'est possible que si nous prenons des engagements communs. Le Concile Vatican II nous rappelle que l'Église, dans le monde d'aujourd'hui, est appelée à écouter ses cris et à accompagner ses rêves". La Conférence des évêques dominicains consacre sa lettre pastorale annuelle au thème "La synodalité, un chemin vers l'identité ecclésiale". Elle souligne que l'individualisme est à l'origine de nombreux maux de la société qui détruisent la vie, et que l'ambition excessive de richesse conduit à l'exploitation disproportionnée des ressources naturelles et à la destruction de l'environnement.<br />Le document a été publié comme toujours en la solennité de Notre-Dame d'Altagracia, la Mère patronne du peuple dominicain, il porte donc la date du 21 janvier 2023. Les évêques expliquent qu'ils ont été inspirés pour le thème de cette année par le sentiment commun de l'Église universelle, appelée par le Pape François au synode sur la synodalité, "un temps de profonde réflexion sur les nouveaux défis présentés par le monde moderne, et sur la manière dont l'Église peut y répondre, guidée par la puissance et l'action de l'Esprit Saint". <br />Dans leur vaste document, les évêques expliquent que la synodalité "consiste à recréer et à dynamiser de nouveaux espaces qui favorisent la rencontre de la communion et de la participation entre tous les frères et sœurs de l'Église, groupes, communautés et mouvements apostoliques". Décrivant le rapport entre la synodalité et la Bible, ils soulignent, entre autres, que "l'écoute est mission et annonce" : "La synodalité exige que chaque membre du Peuple de Dieu puisse assumer la responsabilité et participer au parcours ecclésial de communion et de participation de tous à la mission". La synodalité exprime aussi "le caractère de pèlerin" de l'Église, qui relève "les défis de chaque personne et de chaque époque", pour donner raison de son espérance au milieu de la réalité humaine. <br />Parlant ensuite de la "spiritualité synodale", les évêques soulignent que "si nous ne considérons pas profondément la dimension spirituelle de la synodalité, ce parcours synodal peut être réduit à une "convention ecclésiale", une "conférence d'étude", un "congrès politique" ou un "parlement". La spiritualité synodale exige un profond changement de mentalité au niveau personnel, communautaire et structurel, un processus de conversion qui nous fait laisser le passé derrière nous et aller à la rencontre des autres pour marcher avec eux. "Ce parcours synodal chrétien ne s'accomplit pas simplement en marchant ensemble, ni de quelque manière que ce soit, mais c'est un parcours très particulier, avec Jésus, par Jésus, en Jésus, de Jésus et vers Jésus".<br />Les évêques exhortent à vivre la synodalité dans la célébration des sacrements et dans la liturgie, ainsi que dans le discernement, "qui ne peut être un processus solitaire", et réitèrent la nécessité d'une conversion pastorale pour être une Église synodale, qui, en tant que telle, est un signe de fraternité entre les nations, marquée par les divisions et les luttes d'intérêts. Le cri du peuple appelle une solution à tant de maux, dont certains sont historiques, comme la corruption, l'extrême pauvreté, le chômage, le manque d'opportunités, les carences en matière de santé, d'éducation, de services, auxquels s'ajoute la délinquance ordinaire, sans oublier la pauvreté spirituelle "qui habite le cœur de l'homme moderne". <br />Les lieux où la synodalité doit être vécue sont nombreux : tout d'abord la famille, "espace privilégié où l'on apprend à marcher ensemble" ; ensuite la paroisse, avec ses diverses articulations et structures, "qui doivent être organisées et fonctionner comme de véritables espaces pour la réalisation d'une Église synodale" ; l'Église particulière, guidée et animée par l'Évêque les mouvements apostoliques et les communautés nouvelles, "appelés à travailler ensemble à la croissance de l'Église particulière, en union avec l'évêque et toute la communauté diocésaine" ; les institutions laïques, "mettant leurs charismes au service des plus petits et pratiquant l'unité dans la diversité" ; la vie consacrée, dont les membres "font partie d'une Église pleinement ministérielle et synodale".<br />Les évêques indiquent le Plan pastoral national comme un instrument de "l'Église sortante" qui veut répondre au défi de l'évangélisation en promouvant "une nouvelle évangélisation, missionnaire et planifiée" qui, partant de la réalité, rassemble les différents agents pastoraux et mouvements apostoliques autour d'objectifs communs, "donnant vie à une Église qui vit et cherche à vivre la communion et la participation". Le document conclut en soulignant la nécessité de "continuer à croître dans l'esprit synodal" et indique à cet égard quelques mesures concrètes : réaliser une évangélisation dynamique et attrayante, encourager l'utilisation des médias, renforcer la formation des zones pastorales et des responsables, cultiver la fraternité, travailler en équipe, identifier les dons et les talents dans les communautés, promouvoir la vie de prière chez les fidèles, favoriser le service aux plus vulnérables, continuer à renforcer la présence des pasteurs dans le peuple de Dieu.<br /> <br />Tue, 24 Jan 2023 18:16:50 +0100ASIE/MALAISIE - Vivre la foi en famille : le thème de la semaine catéchétiquehttp://fides.org/fr/news/73320-ASIE_MALAISIE_Vivre_la_foi_en_famille_le_theme_de_la_semaine_catechetiquehttp://fides.org/fr/news/73320-ASIE_MALAISIE_Vivre_la_foi_en_famille_le_theme_de_la_semaine_catechetiqueKuala Lumpur - " Renouveler l'Église avec les familles de la foi " : tel est le thème de la Semaine catéchétique 2023, en cours dans la communauté catholique de Malaisie, qui culminera avec le "Dimanche catéchétique " fixé au 29 janvier 2023. La Semaine, célébrée dans tous les diocèses, a été organisée par la Commission catéchétique de Malaisie , présidée par Mgr Julian Leow Beng Kim, DD, archevêque de Kuala Lumpur. <br />L'archevêque a remercié les curés, les coordinateurs de catéchisme et les catéchistes, ainsi que tous ceux qui sont impliqués dans le ministère de la catéchèse à tous les niveaux. Et il exprime une pensée particulière pour les parents : "Les parents ont la responsabilité d'éduquer leurs enfants dans la foi. C'est pourquoi l'Église appelle les parents à être les principaux catéchistes de leurs enfants. L'Église, en effet, a toujours considéré la famille comme le fondement du ministère de la catéchèse ", a souligné l'archevêque dans un message envoyé à l'Agence Fides. <br />Dans le message, diffusé à l'occasion de la Semaine catéchétique 2023, des questions clés sont posées : Pourquoi, malgré les efforts, de nombreux jeunes ne fréquentent-ils pas les sacrements et les paroisses ? Pourquoi si peu de personnes semblent s'intéresser à la vie de foi ? Il s'agit de savoir pourquoi les jeunes, après avoir terminé le cycle de catéchisme sacramentel et reçu les sacrements de la première communion et de la confirmation, cessent souvent de fréquenter la vie communautaire et abandonnent parfois la vie de foi. Et l'importance de "construire une relation intime avec le Seigneur" est soulignée, ainsi qu'un authentique sens de la communauté et de la fraternité entre les jeunes, centré sur l'amour de Dieu.<br />"Ce que nous nous posons sont des questions complexes, mais ce qui est clair, c'est que nous devons tous travailler ensemble pour soutenir les familles et les jeunes à vivre leur foi", déclare l'archevêque.<br />La Commission Catéchétique a annoncé la publication imminente d'un livret dédié aux parents, intitulé "Quant à moi et ma maison". Cette publication, en plus de souligner l'importance de la catéchèse familiale, vise à aider les parents dans leur parcours d'annonce et de formation de la foi avec leurs enfants, en donnant forme et substance à la spiritualité familiale. Le texte propose aux parents des outils et des idées pratiques pour cultiver et entretenir la foi catholique en famille, en commençant par la prière.<br /> <br />Tue, 24 Jan 2023 17:10:32 +0100AFRIQUE/ETHIOPIE - Célébration du Timkat, l'un des jours les plus sacrés du calendrier orthodoxe éthiopienhttp://fides.org/fr/news/73317-AFRIQUE_ETHIOPIE_Celebration_du_Timkat_l_un_des_jours_les_plus_sacres_du_calendrier_orthodoxe_ethiopienhttp://fides.org/fr/news/73317-AFRIQUE_ETHIOPIE_Celebration_du_Timkat_l_un_des_jours_les_plus_sacres_du_calendrier_orthodoxe_ethiopienAddis Abeba - Les célébrations orthodoxes de l'Épiphanie, connues localement sous le nom de Timkat, ont commencé mercredi 19 janvier dans l'après-midi. Conformément à la tradition, les fidèles ont afflué sur le lac Ziway à bord de canoës, de hors-bord et de kayaks fabriqués à partir de tiges de papyrus. Les prêtres partent à leur tour des monastères situés sur cinq promontoires du lac, flanqués de clercs vêtus de rouge, bleu, blanc et or.<br />Le lac se trouve à 120 kilomètres au sud d'Addis-Abeba et est au centre des célébrations annuelles du baptême du Christ, l'un des jours les plus sacrés du calendrier orthodoxe éthiopien.<br />Les prêtres, portant des tabots, répliques des tablettes de l'Alliance sur lesquelles, selon les chrétiens, les dix commandements donnés à Moïse étaient gravés, ont atteint le centre du lac Ziway à bord de bateaux chargés de croix et d'autres icônes où ils ont accompli les rites d'aspersion entourés de fidèles. Les fidèles, à leur tour vêtus de blanc de la tête aux pieds, étaient tous rassemblés dans les embarcations disponibles, y compris les bateaux traditionnels, appelés tankwa, fabriqués à partir de la plante papyrus.<br />Une fois la procession revenue au bord du lac, également appelé Tembel, la célébration a commencé avec des chants, des tambours, des cloches et des cornes, avant une veillée de prière qui a duré toute la nuit.<br />Le lendemain, jeudi 20 janvier, les prêtres sont retournés au lac pour bénir l'eau et les fidèles. Certains ont choisi de plonger leur visage directement dans le lac, tandis que les enfants jouaient dans les eaux peu profondes.<br /> <br />Tue, 24 Jan 2023 16:56:30 +0100Evangelii Gaudium, 10 ans après. Une "Road map" à redécouvrirhttp://fides.org/fr/news/73318-Evangelii_Gaudium_10_ans_apres_Une_Road_map_a_redecouvrirhttp://fides.org/fr/news/73318-Evangelii_Gaudium_10_ans_apres_Une_Road_map_a_redecouvrirpar Gianni Valente <br />Rome - Il aurait pu s'agir d'une "Exhortation papale" comme les autres. Une série de considérations et de recommandations utiles et appropriées, proposées par le Pape et inspirées par les travaux menés par l'Assemblée du Synode des évêques en 2012, celle consacrée à la " nouvelle évangélisation pour la transmission de la foi chrétienne ". Le Pape François a voulu en faire un document clé pour la saison ecclésiale que nous vivons. Presque une " Road map" pour suggérer les " des voies pour la marche de l’Église dans les prochaines années." . <br />Avec l'Exhortation apostolique Evangelii Gaudium, signée 1l 24 novembre 2013, le Pape François a voulu " quelques lignes qui puissent encourager et orienter dans toute l’Église une nouvelle étape évangélisatrice, pleine de ferveur et de dynamisme " . Ainsi, l'urgence missionnaire inextinguible de l'Église a été projetée avec de nouveaux accents sur ce temps ecclésial, avec un texte magistériel singulier, opérant et parfois impétueux dans sa réaffirmation que l'annonce de l'Évangile est la raison d'être de l'Église.<br /><br />Lors de sa publication, Evangelii Gaudium a fait ressentir en de nombreuses pages un élan de recommencement, dans le grand sillon de la Tradition. Dans ce document, l'évêque de Rome venu de Buenos Aires a également réaffirmé que la mission de savourer et de proposer aux autres le salut promis dans l'Évangile n'est pas une performance auto-générée, elle ne se déclenche pas en vertu de ses propres intentions, raisonnements ou efforts de volonté. Le Successeur de Pierre a rappelé que l'annonce et le témoignage de l'Évangile du Christ ne peuvent jamais être compris comme "une tâche héroïque personnelle, car l'œuvre est avant tout la sienne . "Jésus est « le tout premier et le plus grand évangélisateur ». Dans toute forme d’évangélisation, la primauté revient toujours à Dieu" . Le Pape a également rappelé que la structure ecclésiale peut être libérée du cercle asphyxié de sa propre autoréférentialité non pas par un effort programmatique, mais si elle court après l'attraction du Christ aujourd'hui, qui peut la conduire à une "conversion pastorale et missionnaire" de toutes les dynamiques ecclésiales, pour "faciliter", pour rendre plus facile la rencontre avec le Christ pour ceux qui ne l'ont jamais rencontré. <br />Près de dix ans plus tard, une grande partie des médias continue de renvoyer l'image d'une Église qui, à certains égards, est encore plus repliée sur elle-même. Aujourd'hui plus encore qu'hier, tout le monde veut régler ses comptes internes, sa redistribution du pouvoir, engloutis dans des tournois entre rangs internes et harcelés par des personnages et des groupes en auto-promotion permanente. <br />Le scénario actuel peut contribuer à assécher les tons emphatiques et la rhétorique de célébration. Evangelii Gaudium ne mérite pas d'être sublimé et écarté avec les retables posthumes et les mots au vent d'une quelconque commémoration de parade. Elle ne mérite pas non plus des " relances " féroces qui la présentent comme une sorte de " ligne du Parti " à réaffirmer et à imposer par la force à " l'appareil ". <br />C'est précisément le temps présent de l'Église, avec ses questions ouvertes et l'encombrement de ses fardeaux, qui peut paradoxalement faire remonter à la surface les parties vivantes de ce texte avec plus d'importance. Des passages et des réflexions qui, aujourd'hui, dix ans plus tard, sont encore plus pertinents. <br />Aujourd'hui, peut-être plus qu'hier, il est évident que la mission d'annoncer l'Évangile n'est pas et ne peut pas être l'œuvre de cercles élitistes médiatisés, et que la joie de l'Évangile est témoignée par tout le peuple saint de Dieu, " saint en raison de cette onction qui le rend infaillible "in credendo" " , même si ce peuple est un petit reste ou est dispersé dans l'immense diaspora de la mondialisation.<br />Aujourd'hui, peut-être plus qu'il y a dix ans, il est clair que "si quelqu'un a vraiment fait l’expérience de l’amour de Dieu qui le sauve, il n’a pas besoin de beaucoup de temps de préparation pour aller l’annoncer, il ne peut pas attendre d’avoir reçu beaucoup de leçons ou de longues instructions" .<br />Aujourd'hui, ceux qui, par grâce, vivent et témoignent de l'espérance chrétienne au milieu des fragilités, du non-sens et des confusions du temps présent, peuvent peut-être reconnaître plus facilement qu'il y a dix ans que "Un petit pas, au milieu de grandes limites humaines, peut être plus apprécié de Dieu que la vie extérieurement correcte de celui qui passe ses jours sans avoir à affronter d’importantes difficultés". . <br />Ainsi, le temps présent de l'Église peut être un moment propice pour renouer les fils. Maintenant que le Pontife âgé a inauguré un nouveau cycle de catéchèses du mercredi, consacré - comme par hasard - à la "passion pour l'évangélisation, c'est-à-dire au zèle apostolique" . <br />C'est aussi pour cette raison que, d'ici le mois de novembre, à intervalles très espacés, l'Agence Fides se propose de publier une série d'articles visant à reproposer les points d'appui et les passages névralgiques d'Evangelii Gaudium. Il s'agira de s'immerger dans les plis du texte, en profitant de l'occasion aussi pour se libérer de la stratégie d'éloignement et d'attelage qui, au fil des ans, a extrapolé/distillé du document papal le substitut falsifié d'une liste de phrases et d'accroches manipulables à volonté. Une opération néo-conformiste qui a en fait aussi pour but de neutraliser dans le document papal la portée subversive envers tous les cléricalismes. Les plus obsolètes et les plus maladroits, mais aussi les "à la page", de dernière génération. <br />Les articles de Fides retraceront les passages les plus vifs d'Evangelii Gaudium, non pas avec la prétention de boucler la boucle, de "remettre les choses en place" ou de relancer des ordres stables, mais pour le simple plaisir de se déplacer en reconnaissant - comme cela arrive toujours à ceux qui se trouvent à vivre jusqu'au bout une authentique aventure apostolique et missionnaire - qu'"il n’y a pas de plus grande liberté que de se laisser guider par l’Esprit, en renonçant à vouloir calculer et contrôler tout, et de permettre à l’Esprit de nous éclairer, de nous guider, de nous orienter, et de nous conduire là où il veut. " . .<br />Tue, 24 Jan 2023 11:34:35 +0100