Fides News - French (Standard)https://fides.org/Les Dépêches de l'Agence FidesfrLes contenus du site sont publiés sous licence Creative Commons.EUROPE/IRLANDE - « Lives of Mission, Lives of Hope ! » : Quatre religieuses irlandaises racontent leur vie et leur engagement dans certains des endroits les plus difficiles de la planètehttps://fides.org/fr/news/78320-EUROPE_IRLANDE_Lives_of_Mission_Lives_of_Hope_Quatre_religieuses_irlandaises_racontent_leur_vie_et_leur_engagement_dans_certains_des_endroits_les_plus_difficiles_de_la_planetehttps://fides.org/fr/news/78320-EUROPE_IRLANDE_Lives_of_Mission_Lives_of_Hope_Quatre_religieuses_irlandaises_racontent_leur_vie_et_leur_engagement_dans_certains_des_endroits_les_plus_difficiles_de_la_planete<p ><iframe width="560" height="315" src="https://www.youtube.com/embed/UNrS8hjDPxY?si=a5F3aDeMnbVVAS1O" title="YouTube video player" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe></p><br /><br />Rome – Dans certaines des régions les plus reculées et les plus difficiles du monde, des écoles, des établissements de santé et des centres de rééducation continuent de fonctionner grâce à l’engagement de religieuses irlandaises, souvent dans des endroits d’où d’autres acteurs gouvernementaux et ONG ont dû se retirer. C’est ce que raconte le court-métrage « Lives of Mission, Lives of Hope ! », réalisé par Colm Flynn à la demande de l’ambassade d’Irlande auprès du Saint-Siège, avec le soutien du ministère des Affaires étrangères et du Commerce. Quatre religieuses irlandaises reviennent sur leur vocation et leurs expériences missionnaires vécues en Irlande et à l’étranger.<br /><br />Sœur Colette Keane, OP, raconte une vie consacrée à la mission, à l’enseignement et à la création d’écoles, marquée également par des épisodes de violence. Au Libéria, lors d’un trajet en voiture avec une autre religieuse, elle a été agressée et battue par des hommes qui avaient arrêté le véhicule. Elle en a gardé de graves séquelles à un œil et à une oreille. « Je ne me suis jamais découragée – se souvient-elle – car j’ai toujours pensé : “Je fais ce que je dois faire” ». De cette expérience, elle garde surtout des souvenirs positifs : « J’ai trouvé ce que je cherchais, et cela me suffit ».<br /><br />Sœur Julie Buckley, SMR, raconte quant à elle une vocation qui s’est mûrie après des années passées loin de la pratique religieuse. Dans les années 80, lors d’une messe à laquelle elle avait été invitée, elle a redécouvert l’Évangile et s’est engagée sur un chemin qui l’a conduite à la vie consacrée. Son expérience de sage-femme a contribué à l’orienter vers le service des autres. Au Pérou, dans le quartier de La Ensenada, l’un des plus pauvres de Lima, sa congrégation gère la Casa Betania, un projet destiné aux familles. Ce programme soutient principalement les mères et propose des activités périscolaires aux enfants, dont certains ont quitté le système scolaire. « Les femmes gagnent en assurance et en estime de soi – raconte-t-elle – et découvrent qu’elles possèdent les capacités et la résilience nécessaires pour prendre soin de leurs enfants. » Pour sœur Julie, la mission reste « une aventure » dans laquelle elle a trouvé ce qu’elle cherchait, se sentant ainsi partie intégrante de la longue tradition missionnaire irlandaise.<br /><br />Sœur Pat Murray, CJ, née à Dublin, raconte avoir découvert sa vocation à l’âge de 12 ans, inspirée par une religieuse des Sœurs de Lorette. Après avoir suivi une formation d’enseignante, elle a entrepris des études universitaires à une époque marquée par de vives contestations à l’encontre de l’Église et de l’État. Être une jeune religieuse à cette époque signifiait aussi devoir faire face aux critiques et aux moqueries.<br /><br />Au cours de son parcours, elle s’est rendue dans de nombreux pays, dont le Soudan du Sud, où, lors d’une première mission, elle a rencontré des communautés marquées par la guerre. « Nous passions nos journées simplement à écouter les gens – se souvient-elle – et cela m’a appris à quel point il est important d’écouter ». Dans une église visitée au cours de ce voyage, on pouvait encore voir les traces des balles tirées sur le crucifix.<br />Pour Sœur Pat, le service international a surtout signifié découvrir la diversité de l’Église et des cultures dans lesquelles elle est présente. L’une des leçons les plus importantes, souligne-t-elle, est d’apprendre à connaître et à respecter les différences. « Cela a été, et c’est encore aujourd’hui, une véritable aventure, faite d’amour et de grâce. » Et à la question de savoir à quoi elle a renoncé, elle répond : « Aurais-je voulu avoir des enfants ? Oui. Je n’en ai pas eu, mais j’espère en avoir des milliers. »<br /><br />Le court-métrage se termine par le témoignage de Sœur Mary Barron, OLA, qui raconte l’appel puissant qu’elle a ressenti dès son plus jeune âge pour l’Afrique. Sa première expérience au Nigeria, à Lagos, fut un véritable choc en raison de la chaleur, de la foule et d’une réalité profondément différente de celle du Donegal, sa terre natale. Dans un pays encore sous régime militaire, elle a mis sa formation d’orthophoniste au service d’enfants présentant des difficultés de communication. En 1995, elle est partie pour la Tanzanie, alors classée deuxième pays le plus pauvre du monde en termes de développement, pour une mission rurale dans le diocèse de Shinyanga, dépourvu d’eau courante et d’électricité. Là-bas, elle a surtout travaillé avec les femmes, en créant des groupes de femmes dans les 35 villages du diocèse et en promouvant de simples programmes d’émancipation. « L’essentiel était de faire comprendre aux gens qu’ils ont de la valeur », se souvient-elle. Cette expérience, ajoute-t-elle, lui a permis d’apprendre beaucoup des femmes qu’elle a rencontrées : « Pour moi, faire partie de leur histoire a été quelque chose de magnifique ; j’ai énormément appris de ces femmes. Cette première mission a été une période vraiment spéciale de ma vie. On dit toujours que la première mission est celle où l’on laisse son cœur. »<br />Sœur Mary raconte également sa première confrontation avec la diversité, vécue à Belfast pendant ses études universitaires, à une époque de fortes tensions en Irlande du Nord. Son expérience en Afrique lui a en revanche offert une perspective différente. Aujourd’hui, explique-t-elle, la mission se poursuit également en Europe, à travers des projets destinés aux migrants et des activités dans des paroisses multiculturelles, dans le but de favoriser l’intégration.<br />Le court-métrage se termine par un regard vers l’avenir de sœur Mary Teresa Barron, Supérieure Générale des Sœurs Missionnaires de Notre-Dame des Apôtres. Le Pape Léon XIV l’a nommée Secrétaire Adjointe du Dicastère pour l’Évangélisation, au sein de la Section pour la première évangélisation et les nouvelles Églises particulières, avec la fonction de présidente des Œuvres Pontificales Missionnaires. Elle prendra ses nouvelles fonctions le 4 janvier 2027.<br /> <br />Wed, 21 Oct 2026 14:03:23 +0200ASIE/OUZBÉKISTAN - Mgr Maculewicz : « Deux nouvelles églises et une petite communauté appelée à être le sel et le levain de la société »https://fides.org/fr/news/78319-ASIE_OUZBEKISTAN_Mgr_Maculewicz_Deux_nouvelles_eglises_et_une_petite_communaute_appelee_a_etre_le_sel_et_le_levain_de_la_societehttps://fides.org/fr/news/78319-ASIE_OUZBEKISTAN_Mgr_Maculewicz_Deux_nouvelles_eglises_et_une_petite_communaute_appelee_a_etre_le_sel_et_le_levain_de_la_societepar Paolo Affatato<br /><br />Tachkent – Deux nouvelles paroisses dans un pays à majorité musulmane et une petite communauté catholique qui, sans faire de bruit, grandit pas à pas. En Ouzbékistan, l’Église catholique est une présence numériquement modeste, mais elle continue de s’enraciner grâce aux relations personnelles, au témoignage des fidèles et à la rencontre avec ceux qui cherchent un lieu où prier et se sentir membres d’une communauté. « Parfois, nous créons une nouvelle paroisse avec trois, quatre, cinq personnes. C’est à partir de cette petite graine que tout commence », raconte à l’Agence Fides Mgr Jerzy Maculewicz OFM Conv, franciscain conventuel et Administrateur Apostolique d’Ouzbékistan. « Nous faisons comme les apôtres, comme nous le lisons dans les Actes des Apôtres : on part de peu, mais on commence, et le Seigneur guide nos pas. »<br /><br />Au cours des deux dernières années – rapporte-t-il –, deux nouvelles paroisses ont été créées dans le pays : l’une dédiée à la Divine Miséricorde, l’autre à saint Joseph. Pour l’évêque, ces nouvelles réalités ecclésiales sont le signe d’un changement dans le contexte du pays. L’une d’elles se trouve à Angren, à environ 90 kilomètres de Tachkent, la capitale. « Cette nouvelle paroisse compte un peu plus de vingt fidèles, dont les deux tiers sont des enfants. C’est le début d’une nouvelle réalité ecclésiale dans un lieu où nous n’étions pas présents auparavant. »<br />Un parcours fait de petits chiffres, mais dont la croissance se révèle au fil du temps : « En tant que prêtre polonais, je suis en Ouzbékistan depuis vingt et un ans. Je peux dire que mon histoire est liée à celle de Saint Jean-Paul II : la création de l’Administration apostolique et ma nomination remontent au 1er avril 2005, la veille du décès du Pape. J’ai été l’un des derniers Évêques nommés par lui. » Lorsqu’il s’est agi de choisir un saint patron pour l’Administration apostolique, la communauté a proposé précisément saint Jean-Paul II, se souvient Maculewicz, notamment parce que cette région ne comptait pas de saints martyrs locaux pouvant être désignés comme patrons.<br />À son arrivée, il y avait cinq paroisses, confiées à la charge pastorale des frères franciscains conventuels. En 1997, en effet, Jean-Paul II avait confié à l’Ordre des Frères mineurs conventuels la tâche de développer les structures de l’Église catholique dans le pays. Depuis lors, le chemin s’est poursuivi dans un contexte social et institutionnel qui, selon l’évêque, a connu des changements significatifs.<br /><br />« À mon arrivée, sous la présidence d’Islam Karimov, la situation était un peu difficile pour toutes les confessions, musulmans comme chrétiens. Par exemple, il était interdit aux jeunes et aux enfants de fréquenter les mosquées ou les églises », se souvient-il. « Avec le deuxième et actuel président de l’Ouzbékistan, Shavkat Mirziyoyev , le pays s’est ouvert, tout d’abord aux touristes, mais aussi aux pèlerins, et nous, en tant qu’Église catholique, avons pu travailler de manière plus sereine et plus libre. » L’ouverture de deux nouvelles paroisses ces dernières années représente, souligne-t-il, « l’un des signes concrets de ce changement ».<br />La législation a suivi une libéralisation progressive et un assouplissement des contrôles de l’État sur les communautés religieuses, qui ont abouti aux nouvelles réglementations de 2021 et 2025. La loi la plus récente établit une distinction entre l’État et la religion, afin de garantir qu’aucune croyance ne puisse être imposée aux citoyens, améliorant ainsi la protection juridique des minorités religieuses dans un pays à large majorité musulmane.<br /><br />Une petite Église en marche<br /><br />L'Église catholique d'Ouzbékistan compte environ 4 000 catholiques , avec une dizaine de prêtres , environ 15 religieuses et autant de catéchistes. La seule circonscription ecclésiastique catholique du pays est l’Administration Apostolique d’Ouzbékistan, dont le siège se trouve dans la capitale, Tachkent, où se dresse la cathédrale du Sacré-Cœur de Jésus. Il s’agit d’une petite communauté présente sur un vaste territoire, « où – note l’Évêque – nous assistons aujourd’hui à l’arrivée d’étrangers venus dans le pays pour des raisons d’études ou de travail. Parmi eux, on compte de nombreux étudiants venus d’Inde pour suivre des études de médecine. Certains sont catholiques de rite oriental, d’autres appartiennent à des communautés protestantes, voire non chrétiennes. Ces personnes – raconte l’Évêque – se rapprochent des paroisses catholiques pour prier ensemble ».<br />« C’est intéressant : ils veulent justement être avec nous, ils recherchent un sentiment de communauté, le désir d’être avec quelqu’un pour partager l’amitié, la spiritualité, la foi », remarque-t-il. C’est une expérience qui révèle « comment la paroisse peut devenir un lieu de rencontre même pour des personnes qui ne partagent pas la même appartenance religieuse, mais qui ressentent le besoin d’une relation et d’un espace spirituel ».<br />La croissance de l’Église, souligne toutefois Maculewicz, s’observe dans un changement intervenu au fil des ans dans la composition des communautés : « Autrefois, ceux qui demandaient à être baptisés provenaient de familles dans lesquelles un membre avait souvent embrassé la foi catholique. Il arrivait qu’une mère devienne catholique, ou bien un fils ou un père, mais il n’y avait pas de familles entières. »<br />Aujourd’hui, en revanche, on commence à voir les fruits d’un long parcours : « Il y a des jeunes catholiques qui se sont mariés et ont déjà des enfants. Nous avons des familles catholiques et des enfants qui sont catholiques depuis leur plus jeune âge. Avant, ils étaient très peu nombreux. » C’est une transformation progressive, que l’évêque observe avec gratitude : « En vingt ans, je vois le chemin parcouru par cette Église. Les chiffres ne sont pas impressionnants, mais il y a des contacts personnels, des relations et des témoignages individuels. Nous voyons dans chaque personne un appel personnel de Dieu ».<br />Chaque année, la communauté accompagne de nouveaux candidats au baptême. À Tachkent, lors de la veillée pascale de 2026, une dizaine de personnes ont été baptisées, dont des enfants. La préparation des adultes est minutieuse : « Nous préparons les personnes au baptême au cours d’un parcours d’un an et demi. Il y a aussi des fidèles déjà baptisés dans d’autres Églises chrétiennes : nous accompagnons alors leur entrée dans l’Église catholique par la profession de foi, en reconnaissant la validité du baptême déjà reçu. »<br />La vie de la communauté est également marquée par la mobilité de la population. L’Ouzbékistan a connu une forte croissance démographique au cours des vingt dernières années et de nombreux jeunes quittent le pays à la recherche d’opportunités d’études et de travail à l’étranger. « Beaucoup de gens partent pour chercher une vie meilleure pour eux-mêmes et pour leurs enfants : ils partent en Europe, en Corée, aux Émirats arabes unis, en Amérique, dans différents pays. Beaucoup de nos catholiques sont également partis. »<br /><br />Le dialogue naît de la vie quotidienne<br /><br />Dans une société à majorité musulmane, la présence catholique se développe à travers des relations de bon voisinage et des formes de coexistence que l’Évêque considère comme une ressource précieuse : « Nous entretenons de bonnes relations avec les musulmans. En Ouzbékistan, il existe une tolérance qui, à mon avis, a des racines anciennes, remontant à l’époque de la Route de la Soie. À cette époque, on n’échangeait pas seulement des produits matériels, mais aussi des cultures et des religions. »<br />Le pays, observe Maculewicz, est peuplé de personnes issues de plus de 120 nationalités différentes. Cette diversité contribue à créer des occasions de rencontre entre différentes traditions religieuses. L’Évêque se souvient d’un épisode vécu à Samarcande : « Un jour, j’étais en taxi et le chauffeur, qui était musulman, m’a raconté que ses voisins étaient un juif et un chrétien. Il m’a dit qu’ils célébraient ensemble les différentes fêtes religieuses : musulmans, chrétiens et juifs. Cela montre à quel point la tolérance peut être naturelle. »<br />L’hospitalité au quotidien est également une porte ouverte au dialogue : « Les Ouzbeks sont très ouverts et s’intéressent aux autres. Lorsqu’ils voient quelqu’un dans le besoin, ils se montrent généreux. S’ils vous voient pour la première fois, ils peuvent vous inviter chez eux et vous offrir un thé ». Pour beaucoup de gens, ajoute-t-il, « il est avant tout important de savoir que son interlocuteur croit en Dieu », plutôt que de connaître son appartenance confessionnelle.<br />« Il y a une ouverture au transcendant. C’est pourquoi la bénédiction est quelque chose d’important : je bénis toujours les personnes que je rencontre. Lorsqu’un homme de Dieu arrive, quelle que soit sa foi, cela est perçu comme une valeur ». Cette disponibilité à la rencontre, pour l’Évêque, peut favoriser des relations de confiance et des occasions de témoignage chrétien.<br />Le dialogue s’exprime également dans les relations avec les institutions. En Ouzbékistan, il existe un Comité d’État pour les affaires religieuses, au sein duquel siège un Conseil réunissant les représentants des différentes communautés religieuses reconnues. Mgr Maculewicz y participe aux côtés de représentants de l’Église orthodoxe, des communautés arméniennes, luthériennes et d’autres groupes religieux : « C’est un lieu où nous pouvons échanger des idées et donner notre avis au gouvernement », explique-t-il. « Lorsque la loi sur l’enregistrement des nouvelles organisations religieuses a été modifiée, on nous a également demandé de nous exprimer. Nous avons formulé quelques suggestions qui ont été prises en compte, et certains points ont été modifiés. Je pense que c’est une bonne chose. »<br /><br />La mission de tous les baptisés<br /><br />Au mois d’octobre, consacré aux missions, l’Évêque rappelle la vocation missionnaire qui appartient à chaque chrétien : « Je voudrais reprendre les paroles de Saint François Xavier : nous devons toujours avoir un esprit missionnaire, à chaque instant, dans chaque geste de notre vie. Jésus nous a envoyés pour aller annoncer l’Évangile à tous les peuples. Il a envoyé tous les baptisés, non seulement les prêtres et les consacrés, mais aussi les laïcs ».<br />En Ouzbékistan, cette mission prend la forme discrète de la rencontre personnelle, de l’accueil et du témoignage : « En tant que catholiques, nous sommes présents, nous tissons des liens, nous accompagnons ceux qui s’approchent de la foi et nous offrons un espace de prière à ceux qui cherchent une communauté ».<br />C’est également de cette expérience que naît le message d’espoir que Maculewicz utilise lorsqu’il réfléchit à l’avenir de l’Église dans ce pays d’Asie centrale. L’évêque revient sur les images évangéliques du sel et du levain : « Je pense aux paroles de Jésus, lorsqu’il nous dit que nous sommes le sel du monde et le levain pour le monde. Il suffit d’un peu de sel pour donner du goût aux mets et d’une pincée de levain pour faire lever la pâte. C’est ce qui nous inspire, alors que nous réfléchissons à ce que nous pouvons faire, nous, petit troupeau de catholiques d’Ouzbékistan, pour changer la saveur, pour donner du goût à cette nation ».<br />La réponse réside dans la disposition à écouter Dieu et à suivre sa volonté : « Je pense que le Seigneur a un projet pour nous. C’est à nous d’écouter sa voix, de faire sa volonté et de réaliser son plan pour cette terre et pour ce peuple ».<br />Wed, 21 Oct 2026 13:58:57 +0200AFRIQUE/RWANDA - Le défi de la réconciliation passe également par la réinsertion des anciens détenushttps://fides.org/fr/news/78318-AFRIQUE_RWANDA_Le_defi_de_la_reconciliation_passe_egalement_par_la_reinsertion_des_anciens_detenushttps://fides.org/fr/news/78318-AFRIQUE_RWANDA_Le_defi_de_la_reconciliation_passe_egalement_par_la_reinsertion_des_anciens_detenusRome – « La réconciliation est un processus permanent », affirme Mgr Papias Musengamana, évêque de Byumba et chargé de l’apostolat auprès de la Commission épiscopale pour l’apostolat des laïcs, lors d’un entretien accordé à l’Agence Fides en marge du Forum international de l’Action catholique , qui s’est tenu à Rome du 15 au 18 octobre. Dans l’interview accordée à l’Agence Fides, Mgr Musengamana explique que, 32 ans après le génocide contre les Tutsis, l’Église accompagne le retour dans la société de ceux qui sont sur le point de purger leur peine. Les jeunes, la famille et l’éducation sont également au cœur de la pastorale.<br /><br />L'Église au Rwanda a célébré les 125 ans de l'évangélisation. Que représente pour vous cet anniversaire ?<br /><br />Ce fut l’occasion de retracer le chemin parcouru depuis l’arrivée des premiers missionnaires, en 1900, jusqu’à aujourd’hui, et de revenir aux racines de notre foi. Le jubilé de l’Église au Rwanda a été célébré à tous les niveaux : paroissial, diocésain et national. À l’issue des célébrations, la Conférence épiscopale rwandaise a élaboré un programme pour les 25 prochaines années, dans lequel nous avons tenu à mettre l’accent sur la pastorale familiale, les jeunes, l’éducation et, surtout, la réconciliation communautaire et nationale.<br /><br />À ce propos, les blessures laissées par les événements de 1994 sont-elles encore ouvertes ?<br /><br />Le génocide contre les Tutsis a laissé des traces profondes dans le pays et il reste encore un long chemin à parcourir pour parvenir à une réconciliation totale.<br />À mon sens, la réconciliation est un processus permanent. Chacun de nous est appelé chaque jour à se réconcilier avec Dieu, avec soi-même et avec ses frères et sœurs. Pour un pays qui a vécu des événements dramatiques comme le nôtre, ce chemin est encore plus difficile.<br />Trente-deux ans après le génocide, une période encore relativement courte, nous constatons que, grâce à Dieu, des progrès importants ont été accomplis, même s’il reste encore beaucoup à faire.<br /><br />Pourriez-vous nous donner quelques exemples concrets de réconciliation ?<br /><br />Certaines familles se sont réconciliées et des auteurs de crimes ont renoué le contact avec leurs victimes. De plus, plusieurs personnes qui arrivent au terme de leur peine pour des crimes commis en 1994 sortiront bientôt de prison.<br />En tant qu’Église, nous accordons une grande attention à ces personnes. Nous veillons à ce que celles qui s’apprêtent à quitter la prison soient préparées à se réinsérer dans la société et à ce que leurs familles et leurs voisins soient également prêts à les accueillir.<br />Ce n’est pas une tâche facile. Après avoir passé des décennies en prison, ces personnes se retrouveront face à un pays profondément transformé et devront également faire face aux difficultés liées à leur réinsertion familiale et sociale. C’est pourquoi nous devons travailler tant avec ceux qui s’apprêtent à sortir de prison qu’avec les communautés qui devront les accueillir.<br /><br />Au Rwanda aussi, les jeunes constituent la majorité de la population. Comment l'Église compte-t-elle les accompagner dans leur parcours de croissance ?<br /><br />Les jeunes représentent plus de 70 % de la population rwandaise. L’éducation et les nouvelles générations sont donc au cœur de notre pastorale : ce sont deux domaines étroitement liés. Les jeunes incarnent l’avenir et l’espérance de l’Église ; leur formation revêt donc une importance prioritaire dans notre programme pastoral, au même titre que la promotion de la famille.<br /><br />Y a-t-il donc un défi éducatif ?<br /><br />Nous devons saluer l’engagement des autorités, qui ont investi dans l’éducation pour tous. Il reste toutefois beaucoup à faire, notamment pour garantir à tous les enfants l’accès à l’école. Les classes sont souvent surchargées et il est nécessaire d’améliorer la qualité de l’enseignement.<br />En tant qu’Église, nous souhaitons apporter notre contribution dans ce domaine, où nous sommes déjà très engagés. L’Église gère de nombreuses écoles dans le pays, de la maternelle au primaire et au secondaire. Nous voulons continuer à garantir une éducation de qualité, fondée sur les valeurs chrétiennes.<br />Nous sommes également conscients des nombreux défis auxquels les jeunes sont confrontés : de l’influence pas toujours positive des réseaux sociaux aux difficultés rencontrées au sein des familles, en passant par la consommation d’alcool et de stupéfiants.<br /><br />Constate-t-on également une augmentation de la consommation de drogues au Rwanda ?<br /><br />Oui. Tout d’abord, l’abus d’alcool est très répandu et de nombreux jeunes souffrent de problèmes liés à l’alcool. La consommation de drogues touche également notre pays. D’ailleurs, le monde est devenu un village global et il existe des problèmes qui concernent tout le monde.<br />Les jeunes qui ne vont pas à l’école ou qui sont au chômage sont souvent plus exposés au risque de tomber dans la dépendance à l’alcool et aux drogues.<br />L'utilisation des smartphones et des réseaux sociaux peut également poser problème si les jeunes ne sont pas formés à une utilisation correcte et responsable. Ils doivent apprendre à se servir de ces outils de manière responsable, sans en devenir esclaves.<br />En tant qu'Église, nous avons lancé des initiatives éducatives dans ce domaine. La commission que je préside, par exemple, a mis en place des parcours visant à enseigner aux jeunes à utiliser correctement ces outils. Nous le faisons au sein des groupes d'Action catholique, dans les paroisses et dans les écoles. <br />Wed, 21 Oct 2026 13:50:23 +0200COLOMBIE - « La mission reste urgente » : l'Église colombienne renouvelle son engagement à l'occasion du centenaire du DOMUNDhttps://fides.org/fr/news/78317-COLOMBIE_La_mission_reste_urgente_l_Eglise_colombienne_renouvelle_son_engagement_a_l_occasion_du_centenaire_du_DOMUNDhttps://fides.org/fr/news/78317-COLOMBIE_La_mission_reste_urgente_l_Eglise_colombienne_renouvelle_son_engagement_a_l_occasion_du_centenaire_du_DOMUNDLa Ceja – « La mission est une tâche urgente pour toute l’Église ». C’est en ces termes que s’est exprimé l’Évêque de Sonsón-Rionegro, Fidel León Cadavid Marín, à l’issue du Congrès missionnaire organisé à l’occasion du centenaire du DOMUND , on peut résumer l’esprit des trois journées qui se sont déroulées du 16 au 18 octobre à la Citadelle de Jésus, à La Ceja, dans le diocèse de Sonsón-Rionegro, sur le thème « Un en Christ, unis dans la mission ».<br /><br />Le congrès a rassemblé environ 500 personnes, parmi lesquelles figuraient les participants à la rencontre et au rassemblement régional de l’Enfance et de l’Adolescence missionnaires, qui s’est déroulé en parallèle. Prêtres, personnes consacrées, séminaristes, laïcs, familles et animateurs missionnaires se sont retrouvés pendant trois journées intenses. « Nous avons vécu une expérience de communion ecclésiale, de prière, de formation et de fraternité missionnaire », raconte à l’Agence Fides le père Renzo Baltazar Martínez Ramírez, directeur diocésain des Œuvres Pontificales Missionnaires et de la pastorale missionnaire de Sonsón-Rionegro.<br />Ces journées ont été rythmées par trois verbes : convoquer, former et envoyer. « Le 16 octobre, nous avons été convoqués par le Seigneur pour l’écouter. Le deuxième jour, nous avons réfléchi à la manière dont Il nous forme, tout comme Il l’a fait avec ses disciples. Enfin, nous avons été appelés à partir : convoqués et formés pour être envoyés », explique le père Renzo.<br /><br />La confrontation entre différentes vocations, différents charismes et différentes expériences pastorales a constitué l’un des éléments les plus marquants de cette rencontre. Des représentants des OPM de Colombie et du Brésil y ont pris la parole, aux côtés de missionnaires, de personnes consacrées et d’agents pastoraux. Parmi les invités figuraient le père Samir García, directeur national des OPM de Colombie ; le père Rafael López Villaseñor, responsable de l’Union Pontificale Missionnaire et de la Commission théologique du CAM-7 ; et Sœur Inês Paulo Albino, Secrétaire Générale de l’Œuvre Pontificale de l’Enfance Missionnaire. Leur présence a favorisé le dialogue entre les réalités missionnaires locales et la dimension universelle de l’Église.<br /><br />Parallèlement, le rassemblement régional de l'Enfance et de l'Adolescence missionnaires s'est également tenu et a mis en avant l'importance d'impliquer les nouvelles générations. « Les jeunes doivent grandir dans l'esprit missionnaire et être prêts à prendre le relais », observe le père Renzo.<br /><br />Le centenaire de la Journée Mondiale des Missions, instituée par Pie XI en 1926, a été l’occasion de remercier tous ceux qui, au cours de ces cent ans, ont consacré leur vie à l’annonce de l’Évangile, et de s’interroger sur la manière de poursuivre aujourd’hui cette mission. « C’est une invitation à porter un regard reconnaissant sur l’histoire et l’œuvre de ceux qui ont lancé ce cheminement, mais aussi à nous demander comment nous répondons aujourd’hui au mandat de Jésus-Christ : “Allez et faites de toutes les nations des disciples” », affirme le prêtre.<br /><br />L’objectif principal du Congrès, explique-t-il, est de « renouveler la conscience missionnaire de nos communautés ». Pour y parvenir, il faut renforcer la formation, impliquer davantage les jeunes et les familles et développer la collaboration entre Églises sœurs, surtout là où un accompagnement pastoral est le plus nécessaire. Une attention particulière doit également être accordée à la vie des paroisses. « Nous souhaitons qu’elles assument avec enthousiasme la responsabilité de l’évangélisation, non par obligation, mais par passion », souligne-t-il.<br /><br />C'est dans cette perspective que s'inscrit également la récente mission dans le Vicariat Apostolique de Mitú, qui a concrètement démontré l'importance de la collaboration et du soutien mutuel entre les communautés paroissiales .<br /><br />Pour le diocèse, le Congrès marque désormais le point de départ d’un nouveau parcours. Les rapports, homélies, ateliers et conclusions sont en cours de collecte et d’évaluation, dans le but de traduire les résultats obtenus en initiatives pastorales concrètes. Cette rencontre, ajoute le père Renzo, « a été la flamme qui a éclairé le chemin des prochaines années », en préparation du Congrès missionnaire national de Colombie, prévu en 2028, et du Congrès missionnaire américain , prévu en 2029.<br /><br />« Célébrer ces cent ans, c’est rendre grâce pour tout ce que nous avons reçu et renouveler notre volonté d’annoncer l’Évangile à tous ceux qui attendent encore de connaître Jésus-Christ », conclut le père Renzo.<br /> <br />Wed, 21 Oct 2026 13:11:26 +0200Les « effets secondaires » du blocage du détroit d'Ormuz sur la sécurité alimentaire. Les femmes sont les plus exposéeshttps://fides.org/fr/news/78313-Les_effets_secondaires_du_blocage_du_detroit_d_Ormuz_sur_la_securite_alimentaire_Les_femmes_sont_les_plus_exposeeshttps://fides.org/fr/news/78313-Les_effets_secondaires_du_blocage_du_detroit_d_Ormuz_sur_la_securite_alimentaire_Les_femmes_sont_les_plus_exposeespar Cosimo Graziani<br /><br />Bandar Abbas - En période de crise, ce sont toujours les couches les plus vulnérables de la population qui en subissent les premières conséquences.<br />Selon une analyse récemment publiée par les Nations Unies, avec la crise au Moyen-Orient et en particulier le blocus du détroit d’Ormuz, il est possible que d’ici la fin de cette année, plus de onze millions de femmes dans le monde soient touchées par une insécurité alimentaire aiguë précisément en raison de ces crises.<br />L’ONU met en avant deux raisons : la première concerne le blocage des livraisons d’engrais en provenance du golfe Persique, qui aura de graves conséquences néfastes pour le secteur agricole, secteur dans lequel les femmes représentent 40 % de la main-d’œuvre mondiale ; la seconde est liée aux inégalités entre les sexes, car dans les pays étudiés, les femmes assument souvent le rôle de « soignantes » et s’occupent principalement de la famille, un rôle qui les conduit à se priver de nourriture au profit des personnes âgées et des enfants. C’est l’un des effets cachés, mais non moins importants, de ces crises.<br />L'Afrique figure parmi les continents qui pourraient être les plus touchés par cette aggravation de la situation, notamment dans les régions déjà en proie à la guerre et à la famine, comme le Soudan et le Soudan du Sud. Les autres pays en tête de ce triste classement sont le Pakistan, l'Afghanistan et le Yémen. L'analyse porte au total sur vingt-huit pays, soulignant ainsi l'ampleur mondiale de cette situation d'urgence. Les femmes représentent au total 53 % des personnes susceptibles d’être touchées par la malnutrition aiguë.<br /><br />Le pays où le choc pourrait se faire le plus sentir est le Soudan du Sud, où le nombre de femmes potentiellement touchées par une insécurité alimentaire aiguë pourrait atteindre 852 000, soit environ 14 % de la population nationale. Dans ce pays, une part importante de la population féminine travaille dans le secteur agricole. Le manque d’engrais crée un cercle vicieux : il affecte la production, entraîne une baisse des revenus, compromet l’accès aux denrées alimentaires, qui se raréfient à leur tour en raison de la baisse de la production.<br />Le rapport cite la Somalie comme autre pays africain confronté à ce cercle vicieux, déjà aux prises avec une pénurie alimentaire chronique due notamment à l’insécurité sécuritaire et politique. La détérioration est plus modérée en Égypte, où seulement 1,5 % des femmes pourraient être touchées par l’aggravation de l’insécurité alimentaire.<br />Les solutions proposées par les Nations unies pour lutter contre l’insécurité alimentaire des femmes reposent sur une combinaison de plusieurs éléments. Elles vont du soutien financier visant à pallier le manque de revenus et le manque d’investissements dans leurs propres activités, au soutien agricole destiné à améliorer la production en garantissant des voies alternatives d’accès aux engrais, en passant par une intervention sur les effets de l’insécurité alimentaire liés aux inégalités entre les sexes. Ce dernier aspect en particulier, soulignent les Nations unies, reste fondamental pour comprendre comment agir lors de futures crises alimentaires et comment les endiguer. Wed, 21 Oct 2026 12:53:16 +0200ASIE/ÉMIRATS ARABES - Célébration à Abu Dhabi des 800 ans du passage de Saint François. Mgr Martinelli : « Il est devenu un homme de paix après avoir été témoin des horreurs de la guerre »https://fides.org/fr/news/78316-ASIE_EMIRATS_ARABES_Celebration_a_Abu_Dhabi_des_800_ans_du_passage_de_Saint_Francois_Mgr_Martinelli_Il_est_devenu_un_homme_de_paix_apres_avoir_ete_temoin_des_horreurs_de_la_guerrehttps://fides.org/fr/news/78316-ASIE_EMIRATS_ARABES_Celebration_a_Abu_Dhabi_des_800_ans_du_passage_de_Saint_Francois_Mgr_Martinelli_Il_est_devenu_un_homme_de_paix_apres_avoir_ete_temoin_des_horreurs_de_la_guerreAbu Dhabi – Saint François d’Assise « n’est pas né homme de paix, mais il l’est devenu en tirant les leçons de ses échecs et de l’horreur de la guerre qu’il a vécue » : c’est ainsi que Mgr Paolo Martinelli, franciscain capucin et Vicaire Apostolique d’Arabie du Sud, a rappelé les expériences historiques qui ont marqué le parcours humain et chrétien du saint d’Assise. Des expériences en quelque sorte analogues à celles qui font souffrir les individus et les peuples au Moyen-Orient et dans le monde entier. Mgr Martinelli a évoqué cet aspect de la vie du saint en participant, lundi 19 octobre, à l’initiative conjointe organisée à Abu Dhabi par le Vicariat Apostolique, l’ambassade d’Italie aux Émirats arabes unis et l’Institut italien de culture pour célébrer les 800 ans du décès de saint François d’Assise, dans le cadre de la XXVIe Semaine de la langue italienne dans le monde.<br />En ouvrant la soirée, l’ambassadeur Lorenzo Fanara a rappelé que les valeurs du saint « inspirent encore aujourd’hui la politique étrangère italienne », à commencer par le « dialogue » et le « rapprochement entre les cultures et les confessions différentes ».<br />Mgr Paolo Martinelli a consacré son intervention aux écrits de François : « peu nombreux et brefs, mais extraordinairement intenses, profonds et, à bien des égards, novateurs, à tel point qu’aujourd’hui encore, nous le célébrons comme l’un des hommes qui ont le plus influencé la vie de l’Église et renouvelé la culture », comme en témoigne le Cantique de frère Soleil. « La fraternité, la paix et le dialogue sont les trois piliers de ses écrits », a-t-il affirmé, « qui témoignent non seulement de trois valeurs universelles, mais aussi d’un parcours personnel qui a profondément transformé la vie de Saint François ».<br /><br />Fasciné dans sa jeunesse par l’idéal chevaleresque, François « n’est pas né homme de paix, mais il l’est devenu en tirant les leçons de ses échecs, de l’horreur de la guerre qu’il a vécue », a expliqué le Vicaire. « Profondément touché par sa rencontre avec le Christ, il est devenu un homme de paix et de réconciliation, de miséricorde, un bâtisseur de ponts ». La fraternité naît elle aussi d’une conversion : la rencontre avec les lépreux, d’abord amère, devient pour lui « douceur d’âme et de corps », comme il l’écrit dans son Testament. Ainsi, François « témoigne que le changement est possible dans la vie » : « la rencontre avec le Christ lui a révélé qu’il n’y a qu’un seul Père pour tous et que nous sommes tous enfants de Dieu, frères et sœurs ».<br />Cette fraternité s’exprime dans le dialogue, « jusqu’au dialogue avec ceux qui professent d’autres confessions », a poursuivi Martinelli, évoquant la rencontre avec le sultan al-Malik al-Kamil, dont l’écho se retrouve au chapitre XVI de la Règle non bullée, où François demande aux frères qui se rendent chez les musulmans de ne pas se livrer à des « querelles ou disputes » et d’être « soumis à toute créature humaine par amour pour Dieu ». « François admire beaucoup de choses chez les fidèles de l’islam », a souligné le vicaire : dans la Lettre aux dirigeants des peuples, « on perçoit l’écho de son admiration pour le chant du muezzin », lorsqu’il demande que chaque soir, on annonce que « tout le peuple rende louanges et grâce au Seigneur Dieu Tout-Puissant ».<br />Le père Stefano Luca, franciscain capucin et directeur du Bureau pour le dialogue interreligieux et œcuménique du Vicariat, a rappelé que François « était avant tout un homme épris de Dieu. Ses racines sont en Dieu ». Le professeur Roberto Catalano, de l’Institut universitaire Sophia, a approfondi le lien entre le saint d’Assise et le pape François à travers le lexique de la fraternité. Le cheikh Ali bin Abdullah Al Mualla, artiste émirati connu sous le nom d’« ambassadeur de l’art durable », a évoqué le lien entre ses œuvres, créées à partir de matériaux de récupération, et l’amour franciscain pour la création. <br />Tue, 20 Oct 2026 17:28:57 +0200ASIE/MYANMAR - Dans un pays meurtri par la guerre, les enfants appelés à devenir des « missionnaires de l'espérance »https://fides.org/fr/news/78315-ASIE_MYANMAR_Dans_un_pays_meurtri_par_la_guerre_les_enfants_appeles_a_devenir_des_missionnaires_de_l_esperancehttps://fides.org/fr/news/78315-ASIE_MYANMAR_Dans_un_pays_meurtri_par_la_guerre_les_enfants_appeles_a_devenir_des_missionnaires_de_l_esperancepar Paolo Affatato<br /><br />Yangon - Dans un contexte de souffrance et de détresse, au milieu de mille difficultés, « toi aussi, tu peux devenir aujourd’hui un missionnaire d’espérance » : tel est l’appel lancé lors de la rencontre qui a réuni plus de 1 650 enfants et adolescents, organisés par les Œuvres Pontificales Missionnaires au Myanmar dans l’église catholique de l’Assomption à Twantay, dans l’Archidiocèse de Yangon, le 18 octobre 2026, pour célébrer la Journée Mondiale des Missions. C’est le Cardinal Charles Maung Bo, Archevêque de Yangon, qui a présidé la célébration eucharistique et encouragé les jeunes présents à « devenir des missionnaires, en partageant l’amour de Jésus dans leur vie quotidienne ».<br />L’évangélisation, a rappelé le Cardinal, « n’est pas une tâche réservée aux prêtres, aux religieuses, aux Évêques ou aux adultes. Les enfants aussi peuvent devenir missionnaires partout où ils vivent, étudient et rencontrent d’autres personnes, surtout leurs camarades ». « Vous n’avez pas besoin d’attendre d’être adultes pour devenir missionnaires. Vous pouvez l’être dès aujourd’hui », a-t-il déclaré aux personnes présentes.<br /><br />Commentant le passage biblique « Lève-toi et resplendis, car ta lumière est venue » , le Cardinal a encouragé les enfants à devenir « des lumières du Christ à travers de petits gestes de gentillesse, comme accueillir les camarades seuls, partager sa nourriture avec ceux qui en ont besoin, aider les autres et se tenir aux côtés des enfants victimes de harcèlement ou d’exclusion ». L’Archevêque de Yangon a souligné que « les gens peuvent rencontrer l’amour de Jésus tant par les paroles que par le témoignage », rappelant que « dans cette œuvre, vous n’êtes pas seuls, car Jésus a promis : “Je suis avec vous tous les jours, jusqu’à la fin du monde” ».<br />Le chemin missionnaire, a-t-il ajouté, « commence dans les foyers, les écoles, les paroisses et les communautés, en servant sa propre famille, en accueillant les autres, en partageant avec les pauvres, en priant pour ceux qui souffrent et en favorisant la paix et l’amitié entre des personnes d’origines et de religions différentes ». En particulier, il commence « par la proximité avec les enfants et les jeunes touchés par les conflits, la faim, les déplacements forcés, les maladies et d’autres difficultés au Myanmar ».<br /><br />Cet appel touche l’une des plaies les plus douloureuses du conflit qui sévit actuellement au Myanmar : selon les rapports d’agences internationales telles que l’UNICEF Myanmar et l’OCHA, le pays compte plus de 5 millions d’enfants en situation de détresse, qui ont un besoin urgent d’aide humanitaire et d’une protection vitale. Plus de 1,1 million d’enfants ont été contraints de fuir leur foyer en raison des affrontements armés et se sont réfugiés dans des camps de réfugiés de fortune ou dans la jungle : les mineurs représentent environ 30 % des 3,7 millions de personnes déplacées actuellement recensées au Myanmar.<br />Dans ce contexte, la situation d’urgence en matière d’éducation est particulièrement grave : on estime qu’environ 7 millions d’enfants ne sont pas scolarisés, tandis que de nombreuses écoles ont été endommagées et que des centaines d’établissements ont été bombardés ou occupés par des groupes armés, devenant ainsi des bases opérationnelles militaires.<br />La situation en matière de santé et de nutrition est tout aussi grave : plus de 40 000 enfants birmans souffrent de malnutrition aiguë sévère et ne peuvent bénéficier de soins thérapeutiques, tandis qu’un million de nouveau-nés n’ont pas eu accès aux vaccinations de base.<br />De plus, comme l’ont révélé certaines enquêtes journalistiques récentes, après cinq ans de conflit, on constate une recrudescence du phénomène des « enfants soldats », recrutés par les milices ethniques ou par la junte militaire. Des jeunes garçons et des adolescents sont formés à piloter des drones de reconnaissance et à manier les armes, subissant des traumatismes liés à leur implication directe dans le conflit, souvent en première ligne.<br /><br />Dans un contexte d’effondrement grave des structures étatiques, l’Église catholique au Myanmar constitue l’un des réseaux de soutien encore actifs sur le territoire. Dans plusieurs quartiers et dans les zones de conflit, les congrégations religieuses féminines gèrent des centres d’accueil de jour et des foyers d’hébergement, accueillant des enfants de toutes confessions qui, sans cela, risqueraient de se retrouver à la rue. Elles leur offrent de la nourriture, une protection et des activités périscolaires, les aidant ainsi à surmonter les traumatismes de la guerre.<br />Dans les diocèses les plus touchés par le conflit et l’instabilité, comme ceux de l’État de Kachin et de l’État de Kayah, les complexes paroissiaux ont été transformés en camps de réfugiés permanents, où les prêtres et les catéchistes locaux s’occupent non seulement de la distribution d’aide alimentaire, mais aussi de garantir aux enfants l’accès à des cours informels d’alphabétisation.<br /><br />Rappelant la précarité de ce contexte, le père James Kyaw Lin Htun, directeur des Œuvres Pontificales Missionnaires de l’Archidiocèse de Yangon, s’est adressé aux plus jeunes pour leur rappeler « la responsabilité missionnaire d’aimer, de servir et de prier pour les autres », en particulier pour les pauvres et ceux qui souffrent, en les encourageant à participer activement à la mission de l’Église, « pour apporter l’amour de Dieu, la paix et l’espérance dans un monde meurtri ».<br /> Tue, 20 Oct 2026 17:26:55 +0200AFRIQUE/NIGÉRIA - Élections de 2027 : les Évêques annoncent un programme national de prière et de jeûnehttps://fides.org/fr/news/78314-AFRIQUE_NIGERIA_Elections_de_2027_les_Eveques_annoncent_un_programme_national_de_priere_et_de_jeunehttps://fides.org/fr/news/78314-AFRIQUE_NIGERIA_Elections_de_2027_les_Eveques_annoncent_un_programme_national_de_priere_et_de_jeune« Alors que le Nigeria se prépare aux élections de 2027, nous sommes appelés à intensifier nos prières pour que ces élections soient libres, équitables, crédibles et pacifiques ». C’est ce qu’affirment les Évêques nigérians en annonçant un programme national de prière et de jeûne en vue des élections générales de 2027.<br />Cette initiative, intitulée « Que la justice et la paix règnent », a été annoncée le 19 octobre dans une déclaration signée par le président de la Conférence épiscopale catholique du Nigeria , Mgr Matthew Man-Oso Ndagoso, Archevêque de Kaduna, et par le Secrétaire, Mgr Peter Olukayode Odetoyinbo, Évêque d’Abeokuta.<br />Dans cette déclaration, les Évêques invitent les fidèles à prier pour que le scrutin se déroule de manière pacifique et régulière, sans violence, sans manipulation, sans achat de voix ni divisions sur des bases ethniques et religieuses.<br />Le programme prévoit trois temps forts.<br />Samedi 31 octobre et samedi 28 novembre 2026 : journées nationales de prière et de jeûne au niveau paroissial. Ces initiatives comprendront le jeûne, jusqu’à midi ou jusqu’à 18 heures, selon l’état de santé des participants, la récitation du Rosaire ou des processions, la célébration de la Sainte Messe et la prière pour les élections de 2027 rédigée par la CBCN.<br />Mardi 8 décembre 2026, solennité de l’Immaculée Conception : journée nationale de prière au niveau diocésain. Dans tous les diocèses, une messe sera célébrée à 15 heures, présidée par l’évêque, au cours de laquelle sera lue une lettre pastorale consacrée aux élections. Elle sera suivie d’une procession avec le rosaire et de la bénédiction eucharistique.<br />Vendredi 15 janvier 2027, à la veille des élections présidentielles et législatives : dernière journée nationale de prière et de jeûne au niveau paroissial. <br />Tue, 20 Oct 2026 17:23:00 +0200AFRIQUE/ÉGYPTE - Au Caire, une mission quotidienne aux côtés des plus démunishttps://fides.org/fr/news/78312-AFRIQUE_EGYPTE_Au_Caire_une_mission_quotidienne_aux_cotes_des_plus_demunishttps://fides.org/fr/news/78312-AFRIQUE_EGYPTE_Au_Caire_une_mission_quotidienne_aux_cotes_des_plus_demunisLe Caire – « Je suis arrivé sain et sauf et, en un clin d’œil, je me suis replongé dans cette belle et exigeante vie arabe ». Deux semaines après son retour au Caire, le diacre Anselmo Fabiano, de la Société des Missions africaines , raconte à l’Agence Fides son expérience au sein de la paroisse Saint-Marc, dans le quartier populaire de Shoubra, une vaste zone de la capitale égyptienne où vivent environ un million de personnes.<br /><br />Ordonné diacre à Côme le 12 septembre, après une année de service pastoral en Égypte , Anselmo est revenu pour une nouvelle période de formation et de service au sein de l’Église locale, en vue de son ordination presbytérale. « Shoubra est un quartier fait surtout de sable, de poussière, de klaxons et de bruits à toute heure du jour et de la nuit, une véritable fourmilière humaine. C’est aussi un quartier très pauvre », raconte-t-il.<br /><br />Ce sont surtout les enfants et les plus démunis qui l’ont accueilli à nouveau, y compris les enfants des rues qu’il avait rencontrés au cours de sa précédente année de service. « Ils ont bondi de joie en me revoyant. Je pense que c’est un signe pour notre Église, appelée à se mettre toujours au service des derniers, des pauvres, des personnes qui en ont le plus besoin. »<br /><br />Dans ce quartier, la majorité de la population est musulmane, mais on y trouve également des communautés orthodoxes et protestantes. La communauté catholique est peu nombreuse : « En général, 20 à 25 personnes assistent à la messe. C’est toutefois une communauté dynamique, qui témoigne de l’Évangile dans la vie de tous les jours », souligne le diacre.<br /><br />La mission, explique-t-il, se vit aussi à travers le quotidien et la cohabitation avec des personnes d’autres religions et confessions chrétiennes. « Nous sommes appelés à partager la mission avec nos frères et sœurs qui nous sont proches. Vivre les uns à côté des autres nous invite à être unis au Christ et unis dans sa mission. »<br /><br />Anselmo participe aux activités pastorales auprès des enfants et des adolescents, à la vie de la communauté et aux célébrations, tout en poursuivant l’apprentissage de l’arabe. « Petit à petit, la langue s’installe dans mon esprit et sur mes lèvres. J’arrive à me souvenir des mots que j’avais appris et cela me permet de communiquer avec les gens. C’est un don immense et magnifique. »<br /><br />Son parcours au Caire est également un temps de préparation au sacerdoce et de redécouverte de la dimension universelle de la mission de l’Église. « Les Journées missionnaires nous invitent à élargir notre regard vers l’Église, qui est une, mais qui est engagée dans le monde entier pour vivre l’Évangile et en témoigner au quotidien. » La petite communauté catholique de Supra a une présence discrète, mais qui n’en est pas moins significative : « Ici, nous agissons en silence, mais nous sommes néanmoins le signe d’une Église qui vit dans le témoignage continu du Seigneur ressuscité ».<br /><br />Depuis Le Caire, enfin, le jeune SMA adresse un message aux communautés chrétiennes : « Notre prière est pour vous et nous vous demandons également de prier pour cette Église d’Égypte, en particulier en ce mois missionnaire. Je vous souhaite une bonne mission, sur votre lieu de travail, dans votre communauté paroissiale, dans votre école. Que vous puissiez être des témoins authentiques et joyeux de Jésus ressuscité, afin que ceux qui vous rencontrent puissent faire l’expérience de la joie de la rencontre avec Lui ».<br /> <br />Tue, 20 Oct 2026 17:21:13 +0200AFRIQUE/SÉNÉGAL - Don Diouf : « Le dialogue entre chrétiens et musulmans se vit au quotidien »https://fides.org/fr/news/78311-AFRIQUE_SENEGAL_Don_Diouf_Le_dialogue_entre_chretiens_et_musulmans_se_vit_au_quotidienhttps://fides.org/fr/news/78311-AFRIQUE_SENEGAL_Don_Diouf_Le_dialogue_entre_chretiens_et_musulmans_se_vit_au_quotidienRome – « Nous sommes probablement une exception dans le monde, car nous vivons dans un pays à majorité musulmane, avec une petite communauté catholique aux côtés d’autres confessions », affirme le père Augustin Sébastien Mamadou Diouf, coordinateur national de l’Apostolat des laïcs au Sénégal, lors d’un entretien avec l’Agence Fides, en marge du Forum international de l’Action catholique , qui s’est tenu à Rome du 15 au 18 octobre.<br /><br />Le Sénégal est un pays à majorité musulmane, mais il abrite également une minorité catholique dynamique et des communautés appartenant à d’autres confessions religieuses. Comment cette coexistence est-elle possible ?<br /><br />« Musulmans et chrétiens vivent en paix et en harmonie. C’est une réalité qui surprend ceux qui viennent au Sénégal pour la première fois. Au sein d’une même famille, on peut trouver des catholiques et des musulmans. Je m’appelle moi-même Mamadou parce que mon père était musulman, mais cela ne m’a pas empêché d’être catholique et de devenir prêtre. »<br /><br />Êtes-vous donc un exemple pour le reste du monde ?<br /><br />« Exactement, nous pouvons l’être. Au Sénégal, nous disons que le dialogue islamo-chrétien se vit au quotidien : dans les familles, dans la rue, au travail, à travers le partage des moments heureux et des moments difficiles. Il n’y a pas de problèmes particuliers de cohabitation. Je pense que cette expérience devrait inspirer tous ceux qui, bien qu’ils ne partagent pas la même foi, vivent les uns à côté des autres.<br />Au Sénégal, personne ne harcèle autrui en raison de sa foi. Une église peut être construite à côté d’une mosquée. Lorsque nous célébrons une fête catholique, nous invitons les musulmans, qui à leur tour nous associent à leurs festivités. À l’occasion de notre pèlerinage également, nous invitons les différentes confréries musulmanes.<br />Cet équilibre est une chance pour le Sénégal et nous prions pour qu’il perdure dans le temps ».<br /><br />Le Sénégal est un pays à la population jeune. Quelles sont les principales difficultés rencontrées par les jeunes catholiques sénégalais ?<br /><br />« Nous avons une jeunesse très dynamique. Les jeunes catholiques participent en grand nombre aux célébrations eucharistiques et aux pèlerinages. C’est une chance car, dans un pays à majorité musulmane, il est important de témoigner de sa foi aussi par des gestes extérieurs, non pas dans un esprit pharisaïque, mais pour montrer qu’elle est vivante et, surtout, pour annoncer Jésus-Christ à travers notre mode de vie et nos activités.<br />Nos jeunes sont confrontés aux mêmes difficultés que leurs homologues dans d’autres parties du monde, notamment en Afrique. La situation économique du Sénégal n’est pas florissante et le principal problème est le manque d’emploi. En tant qu’Église, nous encourageons les jeunes à devenir leurs propres entrepreneurs, en créant de petites entreprises ou en apprenant un métier, sans attendre nécessairement l’intervention de l’État, afin de pouvoir subvenir à leurs besoins dignement.<br /><br />La fragilité des jeunes peut-elle favoriser la propagation des sectes au Sénégal ?<br /><br />« Oui, plusieurs sectes sont présentes dans notre pays, notamment pour cette raison. Lorsqu’on est fragile sur le plan économique et moral, on peut facilement devenir la proie de « prédateurs spirituels », vendeurs d’un bonheur illusoire. Malheureusement, de nombreux jeunes se laissent attirer par ces groupes. Nous faisons tout notre possible pour lutter contre ce phénomène, qui touche autant les catholiques que les musulmans.<br /><br />Ces derniers, d’ailleurs, pourraient même être encore plus exposés. En tant qu’Église, nous essayons de protéger nos jeunes de l’influence des sectes, en les aidant à faire preuve de discernement et à ne pas tomber entre les mains de ceux qui promettent une vie facile en vendant des illusions. Dans le milieu islamique, les confréries offrent aux jeunes un environnement susceptible de mieux les protéger de l’influence sectaire.<br />Certaines sectes viennent de l’étranger, tandis que d’autres sont fondées directement au Sénégal, souvent pour des raisons économiques ».<br /><br />Au Sénégal aussi, les jeunes sont attirés par les réseaux sociaux. Comment l’Église aborde-t-elle ce phénomène ?<br /><br />« Les réseaux sociaux constituent un enjeu que doit aborder l’Église universelle, comme l’a également indiqué le Pape Léon XIV dans son encyclique. Je pense que les jeunes doivent être formés à une utilisation responsable de ces outils, qui doivent être au service de l’homme et non l’inverse.<br />S’ils sont utilisés correctement, les réseaux sociaux peuvent offrir de nombreux avantages aux jeunes. Malheureusement, c’est souvent le contraire qui se produit : les réseaux sociaux et, aujourd’hui, l’intelligence artificielle sont utilisés pour semer la haine et la discorde ». <br />Tue, 20 Oct 2026 17:18:11 +0200ASIE/KAZAKHSTAN - La musique qui ouvre les cœurs à Dieu : la mission à travers la beautéhttps://fides.org/fr/news/78310-ASIE_KAZAKHSTAN_La_musique_qui_ouvre_les_coeurs_a_Dieu_la_mission_a_travers_la_beautehttps://fides.org/fr/news/78310-ASIE_KAZAKHSTAN_La_musique_qui_ouvre_les_coeurs_a_Dieu_la_mission_a_travers_la_beautepar Paolo Affatato<br /><br />Astana – Il y a des personnes qui entrent dans une église par curiosité, attirées par le son d’un orgue ou par la voix d’une chorale. Elles s’assoient, écoutent, observent les icônes et les peintures, passent une heure dans un lieu qu’elles n’avaient peut-être jamais fréquenté auparavant. Elles ne savent pas toujours ce qui les a conduites là. Et pourtant, comme le fait remarquer le père Gabriel Jocher, prêtre autrichien de la Société de Jésus et de Marie et directeur national des Œuvres Pontificales Missionnaires au Kazakhstan, « c’est précisément lors de cette première rencontre avec la beauté qu’un cheminement de foi peut commencer ».<br /><br />« L’idée de base est simple : Dieu est la source de toute beauté. La beauté de la musique est, en quelque sorte, un reflet de la beauté de Dieu. Elle nous indique le chemin vers le Créateur », explique le missionnaire, en partageant avec l’Agence Fides un témoignage qui s’inscrit dans le cadre du Mois missionnaire et de la célébration du centenaire de la Journée Mondiale des Missions. La mission, observe-t-il, « concerne chaque baptisé et s’exprime aussi dans la capacité à aller à la rencontre des autres, à parler à leur cœur et à les accompagner, avec respect, vers l’Évangile ».<br /><br />Au Kazakhstan, où les catholiques sont une minorité, le père Jocher constate souvent à quel point la musique peut devenir une forme concrète d’évangélisation : « Ici, je me rends compte que la musique peut souvent ouvrir le cœur des gens. Bien sûr, nous l’utilisons principalement dans nos liturgies. Elle rend notre louange à Dieu plus belle et plus solennelle. Elle aide la personne dans sa globalité – corps, âme et cœur – à trouver plus facilement le chemin vers Dieu ».<br /><br />Le prêtre attire également l’attention de l’Église sur la valeur de la musique sacrée dans la liturgie. Il rappelle qu’en août dernier, le Pape Léon XIV a consacré une catéchèse à la constitution conciliaire « Sacrosanctum Concilium », soulignant le rôle de la musique dans la vie ecclésiale. Pour le père Gabriel, cette réflexion trouve un écho quotidien dans la vie de la communauté de la capitale kazakhe, Astana : « Chaque jour, des personnes entrent dans notre église, la cathédrale, simplement par curiosité. Elles sont souvent attirées par la musique, surtout pendant les liturgies, lorsqu’elles entendent l’orgue et l’harmonie des voix. »<br />« Je connais des personnes qui vivent désormais leur foi, mais qui, au départ, se sont rapprochées de l’Église grâce à la musique qu’elles y entendaient », raconte-t-il. C’est une démarche discrète, qui ne prétend pas produire des résultats immédiats et qui ne confond pas l’émotion artistique avec la conversion. La beauté, au contraire, crée une possibilité : celle de s’approcher, de poser une question, de revenir.<br /><br />Un concert comme premier pas<br /><br />La cathédrale dédiée à Notre-Dame du Perpétuel Secours, située au centre d’Astana, est l’un des lieux où cette intuition prend forme. Outre les célébrations liturgiques, elle accueille des concerts de musique sacrée qui attirent des personnes de toutes cultures, communautés, origines ethniques et religions : « Pour assister à un concert, les gens entrent et passent une heure entière à l’intérieur d’une église, à écouter de la musique sacrée et à admirer les œuvres d’art. Ainsi, ils découvrent de petits signes qui leur indiquent le chemin vers Dieu ». Cette expérience peut laisser une empreinte : « Après le concert, l’église devient pour eux un lieu plus familier. J’ai pu constater à plusieurs reprises la joie que les gens éprouvaient à y revenir par la suite ».<br />Pour que cette rencontre ne reste pas uniquement esthétique, le père Gabriel et d’autres prêtres insèrent parfois de brèves réflexions spirituelles au début du programme ou entre deux morceaux. Pas besoin de longues explications : il suffit parfois d’aider le public à découvrir la signification religieuse d’une composition : « Les auditeurs en apprennent davantage sur l’œuvre et, en même temps, entrevoient le monde spirituel dans lequel elle a été créée ».<br />Par exemple, « lorsqu’on interprète un Ave Maria, c’est l’occasion d’expliquer brièvement l’Annonciation et la signification que cet événement revêt pour nous, croyants. Ou encore, lorsqu’un morceau de Jean-Sébastien Bach est joué à l’orgue, on peut évoquer la foi profonde qui a joué un rôle si important dans la vie et l’œuvre de ce brillant compositeur ». La musique devient ainsi l’occasion de raconter une histoire, de présenter un passage de l’Évangile, d’expliquer un symbole de la foi.<br /><br />Le violoncelle en tournée dans les paroisses<br /><br />Dans le cadre de ses fonctions de directeur national des Œuvres Pontificales Missionnaires, le père Gabriel se rend dans des paroisses de différentes régions du Kazakhstan afin d’encourager et de promouvoir la conscience missionnaire. À ces occasions également, la musique est devenue une présence quasi constante : « Lors de mes dernières visites, nous avons presque toujours prévu un programme musical. Il s’agit parfois d’un concert de musique sacrée ; d’autres fois, d’une soirée de prière accompagnée de musique ».<br />Le prêtre, qui est également musicien, a pu emporter avec lui depuis l’Europe son violoncelle, un instrument peu répandu dans le pays : « C’est peut-être justement pour cette raison que les gens y prêtent une attention particulière. Ils sont également attirés par sa sonorité merveilleuse et mélodieuse. »<br />En mai dernier, en collaboration avec le père Jason, prêtre et pianiste, et Sœur Magdalena, de la Famille de Marie, il a organisé un concert missionnaire dans deux communautés catholiques situées dans la partie occidentale de l’archidiocèse. Le programme mêlait musique et témoignage : « Il présentait dix saints missionnaires et dix morceaux de musique. Pendant que la musique était jouée, des images de la vie de ces saints étaient projetées sur un écran. »<br />Il ne s’agissait pas seulement d’une représentation musicale, mais d’un moment pour montrer, à travers des figures concrètes, comment la foi peut se traduire par une vie donnée aux autres. Le langage artistique aidait à entrer dans les histoires des saints et à reconnaître dans leur expérience une réponse possible à l’appel missionnaire.<br />Dans un autre épisode rapporté à Fides, le père Gabriel montre comment la musique peut créer des occasions inattendues de rencontre. L’été dernier, deux jeunes musiciennes, une Russe et une Biélorusse, sont venues à la cathédrale d’Astana pour un concert de violoncelle et d’orgue. Lorsqu’elles ont découvert que le prêtre jouait lui aussi du violoncelle, elles ont décidé de l’intégrer au programme. « Sans même me le demander au préalable », se souvient-il en souriant. « Pour le public, se souvient-il, ce fut un moment privilégié de voir l’un de leurs prêtres se produire aux côtés des deux jeunes musiciennes. »<br /><br />Le charme de l'orgue et le rêve d'Astana<br /><br />Parmi les instruments de musique, l’orgue occupe une place particulière dans la musique liturgique. « Souvent qualifié de « roi des instruments », comme l’a dit Mozart, il est très rare au Kazakhstan. Il n’y a qu’une douzaine d’orgues à tuyaux dans tout le pays, ce qui explique que cet instrument fascine les gens. »<br />L’un de ces instruments se trouve dans la cathédrale Notre-Dame-de-Fatima, Mère de toutes les Nations, dans le diocèse de Karaganda, au sud d’Astana. Il s’agit d’un grand orgue construit par la société autrichienne Pflüger et achevé en 2010. Tout au long de l’année, des concerts y sont régulièrement organisés, attirant des organistes de renom venus des quatre coins du monde, et « l’église est généralement pleine à craquer », se souvient le missionnaire. « Bien sûr, précise-t-il, apprécier la musique d’orgue ne fait pas automatiquement de quelqu’un un chrétien. Mais cela peut être un premier pas, ou du moins une petite invitation à en découvrir davantage. »<br />De là naît un souhait tourné vers l’avenir de la communauté catholique dans la capitale : « J’ai un rêve secret : qu’un jour, nous puissions avoir un véritable orgue à tuyaux également dans notre cathédrale ici à Astana, la capitale du Kazakhstan, une ville en pleine expansion. Je suis convaincu qu’un tel instrument pourrait jouer un rôle important pour apporter l’Évangile à ceux qui n’ont pas encore rencontré le Christ ». Il ne servirait donc pas seulement à enrichir la vie liturgique et musicale de la cathédrale, mais « à créer un espace de rencontre supplémentaire, capable d’attirer des personnes d’horizons divers, qu’il s’agisse de leur histoire, de leur culture ou de leur appartenance religieuse ».<br /><br />Les jeunes musiciens, messagers de la beauté<br /><br />On retrouve cette même intuition dans l’expérience des franciscains d’Astana, ces frères conventuels qui résident au couvent dédié aux bienheureux martyrs Michal Tomaszek et Zbigniew Strzalkowski, auquel est rattachée la paroisse de la Mère de toutes les Nations, à la périphérie de la capitale. C’est là que le frère Roberto Peretti OFM Conv, organiste et pianiste, a créé une petite école de musique pour enfants et adolescents dans l’un des quartiers les plus pauvres de la grande ville.<br />Le 4 octobre 2026, à l’occasion du huitième centenaire de la mort de Saint François d’Assise, les élèves de l’école ont donné un concert dans la cathédrale en l’honneur du saint d’Assise. « J’ai été émerveillé de voir comment ces jeunes, dont beaucoup vivent dans des conditions très modestes et difficiles, ont développé non seulement des compétences musicales, mais aussi une véritable confiance en eux grâce à la musique », note le père Jocher. Ce sont des jeunes, y compris des non-catholiques, qui participent à une expérience qui dépasse les frontières de la communauté ecclésiale et « à travers leur musique, ils deviennent des messagers de la beauté de Dieu, presque comme des apôtres », ajoute-t-il. « Peut-être ne connaissent-ils pas encore le Christ personnellement, mais à travers la beauté qu’ils créent, ils peuvent ouvrir le cœur des autres à Lui ». C’est pourquoi, conclut-il, l’école de musique est bien plus qu’une simple activité culturelle ou éducative : « La musique fait de la paroisse franciscaine de Notre-Dame des Nations un lieu si particulier pour la mission ».<br /><br />Une Église minoritaire, une mission ouverte à tous<br /><br />Le témoignage du père Gabriel Jocher s’inscrit dans la réalité d’une Église numériquement modeste, implantée dans une société à majorité islamique, caractérisée par une pluralité de traditions religieuses et culturelles. Avec une communauté d’environ 125 000 fidèles , dans le contexte kazakh, la mission consiste également à tisser des liens, à offrir des occasions de rencontre et à valoriser ce que les personnes peuvent partager, malgré leurs différences ; et la musique, grâce à sa capacité à parler à tous, devient l’un de ces langages, car, comme le conclut le père Gabriel, « elle offre une excellente occasion de rencontrer des personnes de tous horizons et de trouver des cœurs ouverts ». L’annonce de l’Évangile au Kazakhstan peut commencer par un concert ou un chant mélodieux.<br /><br />Tue, 20 Oct 2026 17:16:01 +0200L'Archevêque Nwachukwu présente l'initiative « L'Église des gerbes », née et développée « par gratitude »https://fides.org/fr/news/78308-L_Archeveque_Nwachukwu_presente_l_initiative_L_Eglise_des_gerbes_nee_et_developpee_par_gratitudehttps://fides.org/fr/news/78308-L_Archeveque_Nwachukwu_presente_l_initiative_L_Eglise_des_gerbes_nee_et_developpee_par_gratitudepar Marie-Lucile Kubacki<br /><br /><p ><iframe width="560" height="315" src="https://www.youtube.com/embed/35usrlJx2b8?si=zp6T9G4_D9VpUmHy" title="YouTube video player" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe></p><br /><br />Cité du Vatican – Les missionnaires qui, autrefois, quittaient leur foyer sans savoir s’ils y reviendraient un jour, ont semé des graines qui ont ensuite porté leurs fruits dans les Églises locales du monde entier. Comment ces fruits peuvent-ils aujourd’hui enrichir l’Église tout entière ? Telle est la question au cœur de « L’Église des gerbes », une initiative internationale qui, pour sa première manifestation publique, réunira à Rome, du 22 au 24 octobre 2026, des responsables ecclésiaux, des universitaires et des agents pastoraux.<br />Le colloque, intitulé « Une Église pour tous : synodale dans la méthode, missionnaire dans l’esprit, crédible dans l’amour », se tiendra à l’Université Pontificale Urbanienne. Au cœur des travaux : la mission comme relation de réciprocité, afin de dépasser la division entre les Églises qui donnent et celles qui reçoivent.<br />« L’idée de l’Église des gerbes s’inspire du Psaume 126, verset 6 », explique dans une interview accordée à l’Agence Fides Mgr Fortunatus Nwachukwu, Secrétaire du Dicastère pour l’Évangélisation au sein de la Section pour la première évangélisation et les nouvelles Églises particulières.<br />Le psaume évoque ceux qui partent en pleurant, portant la semence à semer, et reviennent en chantant, portant leurs gerbes, les faisceaux d’épis récoltés.<br />Pour l’Archevêque, cette image rappelle l’expérience des missionnaires qui quittaient leurs familles sans disposer des moyens de transport et de communication d’aujourd’hui, sans savoir s’ils reverraient un jour leurs proches. « Pour beaucoup, partir, c’était comme mourir », observe-t-il. Leur départ impliquait un sacrifice partagé par ceux qui restaient.<br />Mais ce départ n’est qu’une partie de l’histoire. « La grande bénédiction, c’est que ce qu’ils ont semé a maintenant poussé et porté ses fruits », poursuit Nwachukwu. « Nous sommes au moment de ramasser les gerbes et de les ramener à la maison ». L’image relie ainsi le souvenir du sacrifice missionnaire aux dons que les Églises nées de cet engagement peuvent aujourd’hui partager avec tous.<br /><br />Reconnaître avec gratitude cette dynamique remet également en question une lecture purement fonctionnelle de la présence croissante de missionnaires du Sud dans les diocèses européens et nord-américains. Interrogé sur la manière de reconnaître leur patrimoine spirituel et pastoral, plutôt que de considérer les religieuses et les prêtres missionnaires originaires du Sud uniquement comme une réponse à la baisse des vocations en Occident, Nwachukwu rejette cette approche réductrice.<br />« À l’échelle mondiale, nous ne sommes en réalité pas confrontés à une pénurie de prêtres. Nous assistons à une redistribution des prêtres », affirme-t-il. L’accent est mis sur la reconnaissance de ces missionnaires en tant que porteurs des fruits de l’évangélisation, plutôt que comme de simples « employés » venus de loin et appelés à pourvoir des postes vacants.<br />Un tel échange nécessite une préparation de part et d’autre. « Nous devons préparer la maison pour accueillir les gerbes », explique l’Archevêque. Dans le même temps, « nous devons également préparer les “gerbes” afin qu’elles soient adaptées aux maisons ». La tâche de formation concerne donc aussi bien les communautés d’accueil que les missionnaires qui arrivent.<br /><br />Le colloque à l'Urbaniana<br /><br />Organisée par le Dicastère pour l’Évangélisation, cette initiative associe le Centre pour le catholicisme mondial et la théologie interculturelle de l’université DePaul, la Faculté de missiologie de l’Urbaniana, ainsi que des institutions ecclésiales et des partenaires missionnaires des cinq continents. Les codirecteurs du projet, le père Stan Chu Ilo et le père Jaeho Chung, présenteront l’initiative, tandis que le colloque s’articulera autour de sessions consacrées aux différents continents.<br />La modération des travaux sera assurée par le père Agostino Hyuntaek Han, Chef de bureau du Dicastère missionnaire, et le père Antoine Pooda, prêtre du diocèse de Gaoua, au Burkina Faso, et professeur associé à la Faculté de missiologie de l’Urbaniana, expert en gestion des conflits et en éducation sociale.<br /><br />Les sessions consacrées aux continents seront animées par Gaetano Sabetta, professeur de dialogue interreligieux à la Faculté de missiologie de l’Urbanianne et consulteur du Dicastère pour le dialogue interreligieux ; Antonina Wozna, théologienne engagée dans l’enseignement et la recherche au sein des universités de Wuppertal et de Graz ; et Sandra Arenas, doyenne de la Faculté des sciences religieuses et de philosophie de l’Université catholique de Temuco, au Chili, spécialiste en ecclésiologie, du Concile Vatican II et de l’œcuménisme. Ces trois professeurs animeront respectivement les débats sur l’Europe et l’Amérique du Nord, l’Afrique et l’Asie, ainsi que l’Amérique latine et les Caraïbes.<br /><br />Un parcours de formation complet <br /><br />La rencontre de Rome s’inscrit dans un parcours programmatique qui se poursuivra jusqu’à la Pentecôte 2028. Parmi les outils utilisés au cours de ce parcours figurent un cours en ligne composé de quatorze modules, intitulé « Échange de dons : l’Église des gerbes », cinq documentaires consacrés aux continents, cinq ouvrages de théologie pastorale, des rencontres régionales et un podcast. Des consultations avec les diocèses et les congrégations religieuses aborderont les thèmes de l’hospitalité, de l’appartenance, de l’exclusion et de la formation interculturelle, en ancrant le projet dans l’expérience pastorale.<br />Pour l’Archevêque Nwachukwu, cette initiative témoigne et aide chacun à redécouvrir que la mission n’est pas un chapitre désormais clos de l’histoire ecclésiale. « La vie de l’Église est véritablement une vie de mission », insiste-t-il, « hier, aujourd’hui, demain ». Ramasser les gerbes, c’est reconnaître ce que le sacrifice missionnaire a rendu possible, et ouvrir toute l’Église aux dons qui en ont découlé. <br />Tue, 20 Oct 2026 12:39:20 +0200100 ANS DEPUIS L'ORDINATION DES 6 PREMIERS ÉVÊQUES CHINOIS - L'Évêque Joseph Hu Ruoshan et le diocèse de Taizhouhttps://fides.org/fr/news/78309-100_ANS_DEPUIS_L_ORDINATION_DES_6_PREMIERS_EVEQUES_CHINOIS_L_Eveque_Joseph_Hu_Ruoshan_et_le_diocese_de_Taizhouhttps://fides.org/fr/news/78309-100_ANS_DEPUIS_L_ORDINATION_DES_6_PREMIERS_EVEQUES_CHINOIS_L_Eveque_Joseph_Hu_Ruoshan_et_le_diocese_de_TaizhouCent ans après l’ordination des six premiers Évêques chinois consacrés à l’époque moderne , l’Agence Fides consacre une série de fiches documentaires à ces successeurs des apôtres et à leurs diocèses, qui ont été au cœur de cet événement décisif dans le cheminement de l’Église catholique en Chine.<br /><br />§§§<br /><br />du Professeur Liu Zhiqing<br /><br />Taizhou - Le diocèse de Taizhou fut la cinquième circonscription ecclésiastique de Chine confiée à la direction d’un membre du clergé chinois. Il fut érigé le 10 août 1926 en tant que Vicariat Apostolique de Taichow . Son premier Évêque, Joseph Hu Ruoshan, fut l’un des six premiers Évêques chinois, consacrés par le Pape Pie XI le 28 octobre 1926 dans la basilique vaticane, à Rome. Il avait été nommé Vicaire Apostolique le 30 juillet 1926.<br /><br />1. Histoire du diocèse<br /><br />Le Vicariat Apostolique de Taichow fut séparé du Vicariat Apostolique de Ningbo, dont la charge pastorale avait été confiée aux missionnaires français de la Congrégation de la Mission . Le premier délégué apostolique en Chine, l’Archevêque Celso Costantini, a rappelé qu’il était arrivé à Ningbo le 23 mai 1926 pour assister à la messe commémorative en l’honneur de Mgr Zhao . Costantini avait également saisi cette occasion pour visiter le futur territoire ecclésiastique chinois de Taichow, et avait pu constater que, dans cette région, la communauté catholique était déjà très active et dynamique.<br />Selon les statistiques, en 1925, le Vicariat Apostolique de Ningbo comprenait les villes de Ningbo, Dinghai, Shaoxing, Wenzhou, Taichow et Chuzhou, et était divisé en trois grands décanats : Ningbo, Taichow et Wenzhou. Il comptait 41 221 catholiques baptisés et 47 prêtres, dont 28 Chinois et 19 étrangers. Le clergé chinois représentait donc 59,57 % du total.<br />Le 10 août 1926 fut créé le vicariat apostolique de Taichow. À cette époque, il comptait 4 383 catholiques baptisés et 8 prêtres, dont le Vicaire Apostolique chinois, 6 prêtres chinois et 1 prêtre étranger.<br />Le 11 avril 1946, le Vicariat Apostolique de Taichow fut élevé au rang de diocèse de Taichow. En 1949, le diocèse comprenait cinq comtés. Le comté de Yuhuan, qui appartenait à l'origine au diocèse de Taichow, fut transféré au diocèse de Wenzhou en juin 1949.<br />Selon les statistiques rapportées par Zhao Qingyuan dans la « Chronologie de la subdivision des diocèses catholiques en Chine et de la succession de leurs évêques », en 1949, le diocèse de Taichow comptait 40 églises et chapelles, 15 prêtres et 7 618 catholiques baptisés.<br /><br />2. L'Évêque du diocèse<br /><br />Le premier Évêque de Taichow fut Joseph Hu Ruoshan , lui aussi lazariste. Originaire de Ningbo, dans le Zhejiang, il était né le 22 février 1881 dans le comté de Dinghai, au sein d’une famille catholique depuis dix générations. En 1894, il entra au petit séminaire situé à l’extérieur de la porte nord de Dinghai. En 1903, il intégra le grand séminaire de Ningbo pour y étudier la théologie, puis poursuivit ses études au grand séminaire de Jiaxing. Le 6 novembre 1906, il entra dans la Congrégation de la Mission à Jiaxing. Il prononça ses vœux le 7 novembre 1908 et fut ordonné prêtre le 5 juin 1909 au sein de la communauté de Jiaxing.<br />Après son ordination sacerdotale, il exerça pendant six ans une activité missionnaire dans l'est du Zhejiang. En 1911, il devint directeur de l'École Yucai, un établissement sino-occidental, et recteur du séminaire préparatoire. En 1914, il fut nommé curé de la paroisse Sainte-Marie-des-Sept-Douleurs à Yongbei. Un an plus tard, on lui confia la mission de collaborer à la direction du Grand Séminaire Saint-Paul. Jusqu’en 1919, il occupa également la fonction de conseiller pour les affaires ecclésiastiques de l’est du Zhejiang.<br /><br />Il passa au total 11 ans au Grand Séminaire de Ningbo, où il enseigna la philosophie et la théologie.<br />En 1922, il se rendit à Hankou pour participer à la réunion préparatoire du « Primum Concilium Sinense » et, en tant que délégué, il prit part aux travaux des commissions préparatoires du Concile de Shanghai .<br />Le 30 juillet 1926, il fut nommé Vicaire Apostolique de Taichow. Le 28 octobre 1926, dans la basilique Saint-Pierre à Rome, il fut ordonné Évêque par le Pape Pie XI, devenant ainsi l’un des six premiers Évêques chinois ordonnés à l’époque moderne. Il est décédé dans l’église de Huangyan le 18 août 1962 , à l’âge de 81 ans.<br />Certaines sources indiquent que Mgr Joseph Hu Ruoshan « est devenu orphelin à l’âge de cinq ans et a été élevé par des missionnaires ». Toutefois, cette affirmation a récemment été remise en question.<br />Le 6 janvier 2026, le père Wang Jiangfei, du diocèse de Ningbo, a indiqué que cette affirmation était erronée et a demandé aux descendants de la famille de l’Évêque Hu Ruoshan de fournir des documents à ce sujet.<br />Dans une lettre datée du 6 janvier 2026, Hu Ling, arrière-petit-fils de l'Évêque Joseph Hu Ruoshan et neveu de son frère aîné Hu Changrong, a précisé que l'on ignore à quelle date le père de Hu Ruoshan est décédé, tandis que sa mère a vécu jusqu'à l'âge de 93 ans.<br />Hu Ruoshan était le troisième d’une fratrie de trois frères. Ses deux frères aînés étaient Hu Changrong et Hu Changhua. Hu Ling est le neveu de Hu Changrong. Par ailleurs, Joseph Hu Ruoshan avait une sœur, qui est devenue religieuse au sein de la Congrégation des Sœurs de la Charité.<br /><br />3. Développement du diocèse<br /><br />Le diocèse de Taichow est issu du doyenné de Taichow, qui relevait du Vicariat Apostolique de Ningbo. Après 24 ans d'essor, le nombre de catholiques baptisés s'élevait à 7 807.<br />Le clergé chinois comptait 16 membres, dont 1 Évêque ; on comptait également 11 religieuses chinoises.<br />Les statistiques relatives au développement du diocèse et à son activité pastorale pour la période 1926-1950 sont présentées dans le tableau ci-dessous.<br /><br />Tableau des statistiques pastorales du diocèse de Taichow, 1926–1950<br /><br /><table ><colgroup><col ><col ><col ><col ><col ><col ><col ><col ></colgroup><thead><tr ><td rowspan="2" >Periodo/Anno</td><td rowspan="2" >Vescovi</td><td colspan="2" >Sacerdoti</td><td colspan="2" >Religiose</td><td rowspan="2" >Popolazione </td><td rowspan="2" >Fedeli cattolici</td></tr><br /><tr ><td >stranieri</td><td >cinesi</td><td >straniere</td><td >cinese</td></tr></thead><tbody><tr ><td >1926-1927</td><td >1</td><td >1</td><td >6</td><td ></td><td >14</td><td >9</td><td >4383</td></tr><tr ><td >1927-1928</td><td >1</td><td >1</td><td >9</td><td ></td><td >13</td><td >3.4</td><td >4415</td></tr><tr ><td >1928-1929</td><td >1</td><td >1</td><td >14</td><td ></td><td >14</td><td >3.4</td><td >4574</td></tr><tr ><td >1929-1930</td><td >1</td><td ></td><td >13</td><td ></td><td >13</td><td >2.4</td><td >4815</td></tr><tr ><td >1930-1931</td><td >1</td><td ></td><td >15</td><td ></td><td >14</td><td >2.5</td><td >4941</td></tr><tr ><td >1933</td><td >1</td><td ></td><td >18</td><td ></td><td >12</td><td >2.7</td><td >5205</td></tr><tr ><td >1934</td><td >1</td><td ></td><td >20</td><td ></td><td >13</td><td >1.9</td><td >5479</td></tr><tr ><td >1935</td><td >1</td><td ></td><td >20</td><td ></td><td >12</td><td >1.9</td><td >5654</td></tr><tr ><td >1936</td><td >1</td><td ></td><td >19</td><td ></td><td >12</td><td >2.2</td><td >5970</td></tr><tr ><td >1937</td><td >1</td><td ></td><td >19</td><td ></td><td >12</td><td >2.5</td><td >6928</td></tr><tr ><td >1938</td><td >1</td><td ></td><td >19</td><td ></td><td >13</td><td >2</td><td >7489</td></tr><tr ><td >1939</td><td >1</td><td ></td><td >19</td><td ></td><td >13</td><td >2</td><td >7947</td></tr><tr ><td >1940</td><td >1</td><td ></td><td >19</td><td ></td><td >12</td><td >2</td><td >8128</td></tr><tr ><td >1941</td><td >1</td><td ></td><td >18</td><td ></td><td >12</td><td >2</td><td >7798</td></tr><tr ><td >1942</td><td >1</td><td ></td><td >18</td><td ></td><td >11</td><td >2</td><td >7874</td></tr><tr ><td >1943</td><td >1</td><td ></td><td >18</td><td ></td><td >11</td><td >2</td><td >7921</td></tr><tr ><td >1947</td><td >1</td><td ></td><td >15</td><td ></td><td ></td><td ></td><td >7618</td></tr><tr ><td >1948</td><td >1</td><td ></td><td >15</td><td ></td><td ></td><td ></td><td >7618</td></tr><tr ><td >1949</td><td >1</td><td ></td><td >15</td><td ></td><td >11</td><td >2</td><td >7813</td></tr><tr ><td >1950</td><td >1</td><td >3</td><td >13</td><td ></td><td >12</td><td >2</td><td >7807</td></tr></tbody></table><br /><br />Fonte: Les missions de Chine et du Japon, Les missions de Chine, Annuaire des Missions Catholiques de Chine.<br /><br />Mon, 19 Oct 2026 16:33:02 +0200ASIE/INDE - La Journée Mondiale des Missions dans le nord-est de l'Inde : prière, animation, solidarité, paixhttps://fides.org/fr/news/78307-ASIE_INDE_La_Journee_Mondiale_des_Missions_dans_le_nord_est_de_l_Inde_priere_animation_solidarite_paixhttps://fides.org/fr/news/78307-ASIE_INDE_La_Journee_Mondiale_des_Missions_dans_le_nord_est_de_l_Inde_priere_animation_solidarite_paixItanagar – « À l’occasion du centenaire de la Journée Mondiale des Missions, les initiatives organisées dans tout le diocèse de Miao ont mis en avant un message central : la mission appartient à chaque baptisé. Par la prière, la formation, la participation communautaire et le soutien matériel, les fidèles de cette région reculée du nord-est de l’Inde ont réaffirmé leur responsabilité commune d’annoncer le Christ et de soutenir la mission de l’Église dans le monde entier », explique à l’Agence Fides le père Felix Anthony, Secrétaire du Bureau des communications sociales du diocèse de Miao, dans l’État indien de l’Arunachal Pradesh, au nord-est de l’Inde.<br /><br />Le diocèse de Miao, en particulier, est un territoire situé à la frontière entre la Chine et le Myanmar, qui accueille des populations autochtones de diverses ethnies. « Toutes les communautés se sont réunies pour célébrer la Journée Mondiale des Missions par l’Eucharistie, la prière, des activités missionnaires et la récitation du Rosaire en famille : nous nous sommes sentis unis à l’Église universelle. L’œuvre missionnaire de l’Église est mondiale », souligne le père Anthony.<br />L’Évêque de Miao, le salésien George Pallipparambil, SDB, a célébré cette Journée dans la cathédrale de Miao, dédiée au « Christ, lumière des nations », et a invité les paroisses et les centres missionnaires à organiser des activités significatives pour célébrer le centenaire de cette Journée et renouveler leur engagement en faveur de l’évangélisation. « Que ces célébrations rappellent à chacun d’entre nous que nous ne sommes pas seulement des croyants, mais des disciples missionnaires, qui suivent Jésus, annoncent son amour et sa paix. Et c’est là le besoin le plus urgent de l’Église dans notre contexte », a affirmé l’Évêque, rappelant « l’importance de la prière pour atteindre ceux qui n’ont pas encore rencontré le Christ ». « Tendons la main à ceux qui n’ont jamais entendu parler de Jésus. Prions pour ceux qui ne connaissent pas l’Évangile », a-t-il ajouté, soulignant que « l’amour du Christ apporte la paix et la fraternité » dans une région comme le nord-est de l’Inde, marquée par des tensions et des conflits, comme celui qui sévit actuellement dans l’État voisin du Manipur .<br /><br />Dans tout le diocèse de Miao, les paroisses et les communautés ont répondu à l'appel par diverses initiatives, témoignant ainsi de leur engagement envers la mission de l'Église et de leur généreux soutien à l'évangélisation.<br />Dans la paroisse de Marie Auxiliatrice à Borduria, dans le district de Tirap, les fidèles se sont réunis pour contribuer à la cause missionnaire. Saluant leur participation, le curé, le père C. J. Mathew, a déclaré : « Chaque petite contribution compte, et il est émouvant de voir ce que nous pouvons accomplir lorsque nous nous unissons en tant que communauté », rappelant le message du Pape : « Unis dans le Christ, unis dans la mission ».<br />Dans le même district, la communauté paroissiale du Christ-Roi à Khonsa a proposé la récitation du rosaire en famille afin de prier pour les missionnaires directement engagés dans l’œuvre pastorale et d’évangélisation dans tout le diocèse, rappelant qu’à l’occasion de la Journée missionnaire, le Saint-Siège a accordé une indulgence plénière.<br />Dans l’église catholique Sainte-Marie de Loaksim, c’est le Centre missionnaire local qui a organisé une rencontre spéciale d’animation missionnaire, afin d’approfondir la compréhension de la coresponsabilité missionnaire au sein de l’Église.<br />À la mission d’Ozako, les fidèles ont défilé en procession dans les rues avant la célébration eucharistique, afin de rendre témoignage à leur foi, de promouvoir le zèle missionnaire et d’encourager une plus grande participation de tous.<br />Dans la paroisse Saint-Pierre de Tezu, dans le district de Lohit, l’animation missionnaire s’est accompagnée d’une collecte de fonds destinée à contribuer au Fonds universel de solidarité des Œuvres Pontificales Missionnaires. Les fidèles ont préparé des plats et des mets pour une foire gastronomique visant à récolter des fonds. En achetant de la nourriture lors de cet événement, les habitants ont pu exprimer concrètement leur solidarité avec les missionnaires.<br />Soplum Toh, catéchiste itinérant du diocèse, a déclaré : « Il est important de rappeler que les missionnaires ne sont pas seulement des prêtres, des religieuses ou des personnes envoyées dans des contrées lointaines. Chaque personne baptisée est un missionnaire. L’événement d’aujourd’hui est un rappel pour chacun d’entre nous, afin de nous souvenir à quel point cette vérité est importante dans notre vie. »<br /> <br />Mon, 19 Oct 2026 12:34:21 +0200AFRIQUE/NIGÉRIA - Le prêtre enlevé la semaine dernière a été libéréhttps://fides.org/fr/news/78306-AFRIQUE_NIGERIA_Le_pretre_enleve_la_semaine_derniere_a_ete_liberehttps://fides.org/fr/news/78306-AFRIQUE_NIGERIA_Le_pretre_enleve_la_semaine_derniere_a_ete_libereAbuja - Le père John Inalegwu Otache, prêtre enlevé le 13 octobre sur la route reliant Otobi Amejo à Ajegbe, dans la zone d’administration locale d’Ohimini, dans l’État de Benue, au centre-nord du Nigeria , a été libéré.<br />« C’est le cœur rempli de joie et de gratitude envers Dieu que nous vous annonçons la libération de notre prêtre, le révérend père John Inalegwu Otache », indique le communiqué du diocèse d’Otukpo, qui a confirmé sa libération après cinq jours de séquestration.<br />Mgr Michael Ekwoyi Apochi, Évêque d’Otukpo, a exprimé sa « sincère reconnaissance » aux prêtres, aux religieux et aux fidèles laïcs du diocèse, ainsi qu’à toutes les personnes de bonne volonté, pour leur solidarité et leurs prières qui « ont permis le retour sain et sauf du prêtre ».<br />Selon les déclarations faites à la presse par les autorités policières de l’État de Benue, le père Otache a été libéré par les forces de sécurité en même temps que cinq autres personnes. La nouvelle a été confirmée dimanche 18 octobre par le commandement de la police de l’État. « Le père John Inalegwu Otache, curé de la paroisse Sainte-Marguerite à Ajegbe-Awume, dans la zone de gouvernement local d’Ohimini, a retrouvé la liberté dans la soirée du 18 octobre, après cinq jours de captivité », indique un communiqué des autorités. Le porte-parole de la police, le sous-commissaire Aondogu Orchia, a déclaré aux journalistes à Makurdi que les victimes des enlèvements avaient été secourues par les agents de sécurité et transférées à l’hôpital universitaire d’Otukpo pour y subir des examens médicaux. Certaines sources ont également indiqué que des groupes d’autodéfense locaux avaient participé à l’opération. <br />Mon, 19 Oct 2026 12:28:25 +0200ASIE/BAHREÏN - La première édition de l’AVONA Mission Sunday Cup s’est achevée : sport, fraternité et mission dans le Golfehttps://fides.org/fr/news/78305-ASIE_BAHREIN_La_premiere_edition_de_l_AVONA_Mission_Sunday_Cup_s_est_achevee_sport_fraternite_et_mission_dans_le_Golfehttps://fides.org/fr/news/78305-ASIE_BAHREIN_La_premiere_edition_de_l_AVONA_Mission_Sunday_Cup_s_est_achevee_sport_fraternite_et_mission_dans_le_GolfeManama – Seize équipes, venues de Bahreïn et d’autres pays du Golfe, se sont retrouvées le 16 octobre au Gosi Ground de Hoora, à Manama, pour la première édition de l’AVONA Mission Sunday Cup, un tournoi de football à six organisé par MISSIO-AVONA, du Vicariat Apostolique d’Arabie du Nord, dans le cadre des célébrations du centenaire de la Journée Mondiale des Missions. Conformément au thème choisi par le Pape Léon XIV, « Un en Christ, unis dans la mission », cet événement a été conçu comme une occasion de rencontre et de fraternité à travers le sport.<br /><br />C'est Mgr Aldo Berardi, O.SS.T., Vicaire Apostolique d'Arabie du Nord – Vicariat qui englobe Bahreïn, le Qatar, le Koweït et l'Arabie saoudite – qui a donné le coup d'envoi. L'évêque a salué cette initiative ainsi que le travail des organisateurs. La présence du Vicaire Apostolique, expliquent les organisateurs, a souligné le caractère communautaire de cet événement, né dans le but de favoriser les relations, l'amitié et la collaboration entre les différentes personnes et communautés présentes dans la région.<br /><br />Aux côtés de Mgr Berardi se trouvaient le père Anthony Almazan, Administrateur paroissial de l'église du Sacré-Cœur de Manama, et le père John Nunez, Secrétaire du Vicaire Apostolique. Le père Anthony, intervenant lors de l'événement, a souligné l'importance du sport en tant qu'outil permettant de rassembler la communauté et de renforcer les liens de fraternité.<br /><br />Ce tournoi a été imaginé par le père Marcus Fernandes, OFM Cap., délégué de MISSIO-AVONA, dans le cadre des initiatives organisées à l'occasion du centenaire de la Journée Mondiale des Missions. L'objectif, a expliqué le religieux, était de faire sortir le thème de la mission des espaces strictement ecclésiaux, en créant, à travers le football, une occasion de rencontre et de participation.<br /><br />« La mission de l’Église – tel est le sens de cette initiative – passe aussi par la capacité à construire des communautés, à créer des liens et à favoriser les rencontres ». Pour le père Marcus, la participation des différentes équipes et l’implication des bénévoles, des familles et des sympathisants ont montré comment une activité sportive peut devenir un véritable espace de fraternité.<br /><br />Pour MISSIO-AVONA, cependant, la signification de cette journée ne se limite pas aux résultats sportifs. La compétition a été conçue comme l’un des moyens de vivre concrètement le thème de la mission, dans un contexte marqué par la présence de communautés catholiques internationales et par la diversité des origines des fidèles. « Au-delà des trophées, des médailles et des résultats – soulignent les organisateurs –, la plus grande réussite de la première AVONA Mission Sunday Cup a été l’esprit dans lequel elle a été vécue ». L’événement a en effet rassemblé les participants et leurs familles autour des valeurs de la foi, de l’amitié, du travail d’équipe et du respect mutuel.<br /><br />À l'occasion du centenaire de la Journée Mondiale des Missions, cette initiative vise ainsi à rappeler que la mission peut également s'exprimer à travers des gestes simples et quotidiens, capables de tisser des liens au sein des communautés. L'espoir est que la « Mission Sunday Cup » devienne, au fil des ans, un rendez-vous régulier pour les communautés d'Arabie du Nord.<br /><br />MISSIO-AVONA a enfin remercié les 16 équipes participantes, les organisateurs, les bénévoles, les arbitres, les officiels de match, les familles et les supporters qui ont contribué à la réussite de cette première édition, jetant ainsi les bases d'une éventuelle poursuite de l'initiative.<br /> Mon, 19 Oct 2026 12:25:28 +0200L'énigme de l'IA et le bien à préserver. L'appel du « Forum interconfessionnel du G20 »https://fides.org/fr/news/78304-L_enigme_de_l_IA_et_le_bien_a_preserver_L_appel_du_Forum_interconfessionnel_du_G20https://fides.org/fr/news/78304-L_enigme_de_l_IA_et_le_bien_a_preserver_L_appel_du_Forum_interconfessionnel_du_G20par Marie-Lucile Kubacki<br /><br />Salt Lake City - Avant de se demander si l’intelligence artificielle sauvera l’humanité ou la mettra en danger, il faut répondre à une question plus intime : qu’est-ce qui, dans sa propre vie, mérite d’être préservé ?<br />Lors d’une session du Forum interconfessionnel du G20 à Salt Lake City, cette question a recentré le débat, le faisant passer des capacités des machines à la clarification des biens qui tiennent à cœur à chaque personne.<br />« Plus nous serons clairs sur les valeurs que nous cherchons à préserver, mieux nous parviendrons à faire face à cette période », a déclaré David Zvi Kalman, chercheur senior au Kogod Research Center de l’Institut Shalom Hartman. L’IA, a-t-il fait remarquer, met en lumière une réalité dérangeante : les gens ne savent pas toujours précisément ce qu’ils considèrent comme important dans leurs relations, à l’école ou lors de leurs rencontres avec les autres.<br />Animée par Medlir Mema, directeur de l’AI Ethics and Governance Institute, la session du 17 octobre avait pour thème : « La technologie au service du bien : l’IA est-elle un miracle moderne ou une menace existentielle ? ». La remarque de Kalman est allée au-delà de cette opposition. Une utilisation responsable exige davantage que la simple compréhension de ce qu’un système est capable de faire. Elle exige également de savoir clairement ce que les êtres humains ne devraient pas lui déléguer.<br />« Parfois, le travail que nous devons accomplir sur l’IA ne concerne pas, en réalité, l’IA », a-t-il affirmé. Il s’agit de mettre en évidence la valeur des relations avec les autres et des rencontres en présentiel, et de reconnaître les dangers de la dépendance. Les communautés de croyants, a-t-il soutenu, peuvent apporter une contribution essentielle à ce travail.<br /><br />Quand une machine s'excuse<br /><br />Kalman a abordé cette distinction en partant d’une expérience courante : celle de recevoir les excuses d’un système d’IA.<br />Les demandes d’excuses émanant des systèmes d’intelligence artificielle peuvent être formulées de manière irréprochable, a-t-il observé. Pourtant, les utilisateurs ne ressentent pas nécessairement le besoin de répondre : « D’accord, je te pardonne ». Cette hésitation révèle l’intuition qu’il manque quelque chose : un sujet moral qui perdure dans le temps et auquel un être humain puisse accorder son pardon. Un sujet qui ne se limite pas à la seule fluidité et à l’efficacité du langage exprimé par les systèmes d’intelligence artificielle.<br /><br />Un miroir des intentions humaines<br /><br />Lamia Mekhemar, ancienne ambassadrice d’Égypte auprès du Saint-Siège, a exprimé une conviction similaire. « Pour moi, l’IA est le reflet de nos intentions », a-t-elle déclaré. « Ce qu’elle deviendra dépend moins de la technologie en soi que de ce que nous sommes lorsque nous l’utilisons. » Elle a reconnu les opportunités qu’elle offre dans les domaines de la santé, de l’éducation et de la communication entre les civilisations. Elle a toutefois averti que l’innovation progressait plus rapidement que sa réglementation appropriée et que la réflexion éthique à son sujet.<br />« La technologie peut nous dire ce qui est possible, mais elle ne peut pas nous dire ce qui est juste », a-t-il souligné. Elle ne peut pas non plus déterminer ce qui mérite d’être protégé. Ces jugements relèvent de la responsabilité humaine. Son raisonnement a également mis en évidence les limites d’un appel à la seule conscience. « Les principes ne peuvent pas garantir les comportements », a-t-il observé. L’éthique indique une direction, mais le droit doit établir des obligations et la réglementation doit les rendre effectives.<br /><br />L'IA, « destin inéluctable », et les choix des hommes<br /><br />Tomicah Tillemann, directeur général de la Pro-Human AI Coalition, a étendu ce raisonnement à la dimension économique de la technologie. Il a rejeté l’idée selon laquelle le développement de l’IA suivrait une trajectoire inévitable. Son orientation dépend de décisions qui restent potentiellement influencées par des personnes et des institutions.<br />Tillemann a expliqué que la génération précédente de plateformes numériques reposait déjà sur la dépendance, la collecte d’informations personnelles et la manipulation des comportements. Reproduire ce modèle avec des systèmes plus puissants, a-t-il averti, pourrait affaiblir davantage la capacité humaine à choisir et à agir de manière autonome.<br />L’urgence à laquelle il faut faire face n’est donc pas de demander aux utilisateurs de se comporter de manière responsable au sein de systèmes conçus selon d’autres priorités. Il faut modifier les incitations et les structures qui façonnent ces systèmes. « Nous acceptons la configuration actuelle de l’IA comme une donnée acquise », a-t-il déclaré, alors qu’il ne s’agit pas d’une réalité immuable ; il convient de proposer des alternatives susceptibles d’offrir aux individus un plus grand contrôle sur leurs données et sur leurs interactions avec l’IA.<br />Pour Muhammadou M. O. Kah, ambassadeur de la Gambie en Suisse et représentant permanent auprès du Bureau des Nations unies à Genève, la responsabilité ne peut rester entre les mains d’un cercle restreint de gouvernements et d’entreprises. Les pays du Sud, a-t-il insisté, doivent contribuer à définir les règles, plutôt que de servir uniquement de sources de données ou de terrains d’expérimentation.<br /><br />Magnifica Humanitas, une référence pour tous<br /><br />La discussion finale est revenue sur ce que chacun peut faire concrètement. Les participants ont été invités à prendre le temps de comprendre les orientations proposées par les guides et les responsables des communautés de croyants, en particulier l’encyclique du Pape Léon XIV, Magnifica humanitas , sans se contenter de considérations qui resteraient au stade de simples déclarations institutionnelles.<br /> <br />Dans les considérations finales, la lecture et la compréhension de ces orientations ont été présentées comme une première étape concrète pour éviter des conséquences néfastes dans la vie quotidienne. Une autre consiste à exiger de meilleures alternatives technologiques : des systèmes dont la conception et les incitations économiques reflètent des engagements éthiques, plutôt que d’attendre des consommateurs qu’ils acceptent n’importe quelle proposition des développeurs de ces mêmes systèmes. Ces deux recommandations ont ramené le débat à l’intuition centrale de Kalman. La réflexion morale et les choix technologiques ne peuvent être dissociés.<br /><br />Dans cette optique, se préparer à interagir avec l’IA ne signifie pas avant tout déléguer son propre jugement à un système plus performant, mais apprendre à mettre des mots sur ce qui ne doit pas être perdu. Sun, 18 Oct 2026 11:36:10 +0200100e JOURNÉE MONDIALE DES MISSIONS- Léon XIV : que l'Église reste toujours fidèle à la mission que lui a confiée le Christ ressuscitéhttps://fides.org/fr/news/78303-100e_JOURNEE_MONDIALE_DES_MISSIONS_Leon_XIV_que_l_Eglise_reste_toujours_fidele_a_la_mission_que_lui_a_confiee_le_Christ_ressuscitehttps://fides.org/fr/news/78303-100e_JOURNEE_MONDIALE_DES_MISSIONS_Leon_XIV_que_l_Eglise_reste_toujours_fidele_a_la_mission_que_lui_a_confiee_le_Christ_ressusciteCité du Vatican - « Nous célébrons aujourd’hui la centième Journée Mondiale des Missions. Pensons à toute l’histoire missionnaire de ces cent dernières années ! » Par ces quelques mots, prononcés depuis la fenêtre de son bureau au Palais apostolique, le Pape Léon XIV a invité chacun à faire mémoire, avec gratitude, du don de gratuité qui s’est épanoui dans l’œuvre des missionnaires, hommes et femmes, tout au long du cheminement de l’Église catholique au cours du siècle dernier. Il l’a fait après avoir récité la prière mariale de l’Angélus, s’adressant en premier lieu à la foule rassemblée sur la place Saint-Pierre, qui l’avait accueilli dans la joie et l’allégresse de le voir et de l’entendre en pleine forme, avec une voix énergique et un regard serein et souriant, après les jours d’hospitalisation passés à la polyclinique Gemelli pour l’ablation d’une tumeur au poumon.<br /><br />Évoquant le centenaire de la Journée Mondiale des Missions instituée par Pie XI en 1926, événement particulièrement cher à toutes les personnes engagées dans l’œuvre missionnaire de l’Église, l’Évêque de Rome, citant un verset de l’Évangile selon Marc, a invité à prier « pour que l’Église reste toujours fidèle au mandat du Seigneur ressuscité : « Allez dans le monde entier et proclamez l’Évangile à toute la création » ». Il a ensuite tenu à remercier « tous ceux qui, ces derniers jours, ont prié pour moi », exprimant une reconnaissance particulière « aux médecins, aux infirmiers et à l’ensemble du personnel de la polyclinique “Gemelli” ». « Cette expérience », a ajouté le Pape Prevost, « m’a fait ressentir de manière particulière la proximité avec tous ceux qui traversent la maladie et une situation d’infirmité ». Il a ensuite ajouté que « cette phase délicate étant désormais derrière moi, comme vous le savez, je vais désormais reprendre progressivement mes activités, toujours avec l’aide de Dieu et grâce à vos prières ».<br /><br />Indulgence plénière à ceux qui prient pour la diffusion de l'Évangile dans le monde<br /><br /><br />À l’occasion du centenaire de l’instauration de la Journée Mondiale des Missions, la Pénitencerie apostolique a décidé d’accorder l’indulgence plénière « à tous les fidèles qui, à l’occasion de cette célébration, prieront le Saint Rosaire pour la diffusion de l’Évangile dans le monde entier ». Une grâce qui « s'applique également en suffrage des âmes des fidèles défunts ». Pour obtenir l'indulgence plénière, outre la récitation du Rosaire pour la diffusion de l'Évangile dans le monde entier, il faut remplir les conditions habituelles prévues .<br /><br />Le Rosaire missionnaire au CIAM<br /><br /><br />Samedi après-midi, à la veille de la 100e Journée Mondiale des Missions, au moment même où Léon XIV sortait de l’hôpital et quittait le Policlinico Gemelli, les intentions de prière pour la mission de l’Église dans le monde et pour le rétablissement du Successeur de Pierre se sont entremêlées également lors du Rosaire missionnaire international organisé par les Œuvres Pontificales Missionnaires sur la terrasse du Centre international d’animation missionnaire , au sein du campus de l’Université Pontificale Urbanienne, terrasse qui donne sur la place Saint-Pierre.<br /><br />C'est le Cardinal Luis Antonio Gokim Tagle, Pro-préfet du Dicastère pour les missions, qui a animé le rosaire. Au début de ce temps de prière communautaire, il a invité toutes les personnes présentes à prier « pour le Saint-Père Léon XIV, le missionnaire devenu pape, en confiant au Seigneur sa santé en cette période de convalescence ». Le Cardinal a ensuite demandé de prier pour les missionnaires « Ad gentes » de notre temps. Citant un passage du message de Léon XIV pour la 100e Journée Mondiale des Missions, le Cardinal Tagle a rappelé qu’aujourd’hui encore, les missionnaires, « à l’instar de Saint François Xavier, ont quitté leur terre, leur famille et toute sécurité pour annoncer l’Évangile, en portant le Christ et son amour dans des lieux souvent difficiles, marqués par la pauvreté, les conflits ou de profondes distances culturelles ».<br /><br />La récitation du Rosaire a été ponctuée de lectures tirées du Nouveau Testament ainsi que de documents et de discours issus du magistère missionnaire du Pape François et du Pape Léon XIV.<br /><br />Les cinq dizaines de « Je vous salue Marie » ont été récitées en méditant les mystères glorieux dans différentes langues, notamment le swahili, l’albanais, le tagalog et le pidgin de Papouasie-Nouvelle-Guinée.<br /><br />Avant la récitation du Rosaire, un message envoyé par Sœur Mary Teresa Barron, nommée le 8 octobre dernier Secrétaire Adjointe du Dicastère pour l’Évangélisation, avec la charge de présidente des Œuvres Pontificales Missionnaires, a également été lu. Dans ce message, Sœur Mary Teresa Barron a souligné que la devise du Dimanche missionnaire de cette année « nous rappelle que la mission est le cœur battant de l’Église et la vocation de chaque baptisé. En communion avec le Pape Léon XIV, que nous accompagnons par la prière, et avec les missionnaires qui, sur tous les continents, témoignent de l’Évangile avec courage et dévouement, nous élevons aujourd’hui notre prière pour l’Église universelle. « Alors que nous contemplons les mystères glorieux », a ajouté la Secrétaire Adjointe du Dicastère missionnaire, « nous demandons au Saint-Esprit de renouveler en nous le zèle apostolique et la capacité de jeter des ponts, d’écouter, de servir, d’annoncer par notre vie la fidélité de l’amour de Dieu ». <br/><strong>Link correlati</strong> :<a href="https://www.play2000.it/detail/1077">LIEN VERS LE ROSAIRE MISSIONNAIRE INTERNATIONAL À LA DEMANDE</a>Sun, 18 Oct 2026 11:25:41 +0200100e JOURNÉE MONDIALE DES MISSIONS - Être « unis dans la mission » au sein d'une population majoritairement musulmanehttps://fides.org/fr/news/78296-100e_JOURNEE_MONDIALE_DES_MISSIONS_Etre_unis_dans_la_mission_au_sein_d_une_population_majoritairement_musulmanehttps://fides.org/fr/news/78296-100e_JOURNEE_MONDIALE_DES_MISSIONS_Etre_unis_dans_la_mission_au_sein_d_une_population_majoritairement_musulmane<p ><iframe width="560" height="315" src="https://www.youtube.com/embed/gT57qXxg51s?si=MmceYDQKVhCQEZfa" title="YouTube video player" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe></p><br /><br />Ghinnir – À l’occasion de la 100e Journée Mondiale des Missions, les missionnaires de la Communauté de Villaregia, engagés dans une nouvelle mission à Ghinnir , dans le Bale-Est, au sein de la Préfecture Apostolique de Robe, ont partagé une réflexion sur le message du Pape Léon XIV, « Uns dans le Christ, unis dans la mission », en s’appuyant sur leur expérience concrète : leur transfert de Robe à Ghinnir, dans le Bale-Est, une nouvelle frontière de leur présence missionnaire en Éthiopie.<br /><br />« Les paroles du Pape nous interpellent sur deux aspects fondamentaux : l’unité entre les disciples et la nécessité d’annoncer explicitement Jésus-Christ. Mais comment vivre cette mission lorsque l’annonce directe n’est pas possible, ou peut-être que le moment n’est pas encore venu ? En relisant l’exhortation apostolique *Evangelii Nuntiandi* du Pape Paul VI et le document *Dialogue et Annonce*, texte officiel de l’Église catholique publié le 19 mai 1991 par le Conseil pontifical pour le dialogue interreligieux et la Congrégation pour l’évangélisation des peuples, nous découvrons que la mission passe aussi par l’écoute, la rencontre, la collaboration et l’établissement de relations de confiance. Partager un thé sur un tapis, découvrir les communautés, œuvrer ensemble pour la dignité des personnes et le bien commun : autant de gestes simples qui ne se substituent pas à l’annonce de l’Évangile, mais qui peuvent préparer le terrain pour que le témoignage chrétien devienne crédible. Le dialogue n’est pas le contraire de l’annonce. C’est la manière dont l’annonce peut devenir rencontre. »<br /><br /> <br />Sun, 18 Oct 2026 11:10:27 +0200« À propos de Fides et Considine ». Une réflexion du père Lance P. Nadeau, Supérieur Général des Missionnaires de Maryknollhttps://fides.org/fr/news/78297-A_propos_de_Fides_et_Considine_Une_reflexion_du_pere_Lance_P_Nadeau_Superieur_General_des_Missionnaires_de_Maryknollhttps://fides.org/fr/news/78297-A_propos_de_Fides_et_Considine_Une_reflexion_du_pere_Lance_P_Nadeau_Superieur_General_des_Missionnaires_de_Maryknolldu Père Lance P. Nadeau*<br /><br />Rome - Si le monde catholique est au courant de ce qui se passe aujourd’hui dans le domaine de la mission, nous le devons aussi à un homme et à sa vision extraordinaire. Je fais référence à mon confrère des Maryknoll, le père John Considine, M.M., et à l’agence de presse historique qu’il a fondée, l’Agence Fides.<br /><br />À l’occasion de ce Dimanche missionnaire mondial, il faut y prêter attention !<br /><br />Ceux qui l’ont connu vous diront que le père Considine avait le cœur d’un missionnaire et les semelles usées d’un journaliste. Il ne désirait rien d’autre que de partager la Bonne Nouvelle de notre foi partout et de toutes les manières possibles. En 1927, à peine quatre ans après son ordination, il a lancé Fides, « afin de sensibiliser le Peuple de Dieu aux missions par le biais de la presse ».<br /><br />Le père Considine allait consacrer une grande partie de sa vie et de son ministère à une mission unique, une sorte de vocation dans la vocation, en annonçant l’Évangile à travers les articles de *Fides* repris dans des journaux, des revues et des brochures diffusés auprès de millions de personnes à travers le monde. Avant même l’apparition du World Wide Web ou de quoi que ce soit ressemblant de près ou de loin à Internet, il y avait le père John Considine et *Fides*, qui veillaient à ce que les fidèles prennent connaissance du travail extraordinaire accompli par les missionnaires dans les coins les plus reculés du monde. Ainsi, même les religieuses de Brooklyn, les femmes au foyer de Boston, les écoliers du Wisconsin et les commerçants de Chicago apprenaient ce qui se passait dans les petits avant-postes catholiques de Hong Kong, Nairobi et New Delhi. Voilà l’Église universelle, qui entrait dans les foyers partout dans le monde !<br /><br />Je ne peux m’empêcher de penser qu’il serait enthousiaste et heureux des outils dont nous disposons aujourd’hui : podcasts, blogs, diffusions en direct et toutes sortes d’outils d’évangélisation sur les réseaux sociaux. Le père Considine a ouvert la voie à toutes ces initiatives – et Fides perpétue avec fierté et passion le grand héritage qu’il nous a laissé.<br /><br />Alors que l’Agence s’apprête à célébrer son centenaire l’année prochaine, il est intéressant de noter que la mission de l’Église catholique suscite un regain d’intérêt. Il y a quelques jours à peine, l’archevêque Fulton Sheen a été béatifié ; il avait déclaré : « Le monde est ma paroisse ». Et nous avons désormais un pape missionnaire, Léon XIV, qui, dans son message pour cette 100e Journée missionnaire mondiale, a proclamé un engagement renouvelé « envers la grande œuvre de l’évangélisation, qui est toujours une œuvre d’amour ». C’est cet amour qui brûlait dans le cœur du père Considine.<br /><br />Ma prière en ce dimanche est que nous puissions continuer à entretenir cette flamme, cet amour, avec l’inspiration et la présence du Saint-Esprit, et en nous laissant guider par le formidable exemple de ce missionnaire dévoué de Maryknoll, le père Considine. Il y a encore tant de belles histoires à raconter ! <br /><br />*Supérieur général de la Société de Maryknoll<br /> Sat, 17 Oct 2026 15:29:08 +0200