Fides News - French (Standard)http://fides.org/Les Dépêches de l'Agence FidesfrLes contenus du site sont publiés sous licence Creative Commons.ASIE/SYRIE - Retour à Raqqa d'anciens djihadistes syriens et de veuves du prétendu « Etat islamique » relâchés du camp de détention d'al Holhttp://fides.org/fr/news/69415-ASIE_SYRIE_Retour_a_Raqqa_d_anciens_djihadistes_syriens_et_de_veuves_du_pretendu_Etat_islamique_relaches_du_camp_de_detention_d_al_Holhttp://fides.org/fr/news/69415-ASIE_SYRIE_Retour_a_Raqqa_d_anciens_djihadistes_syriens_et_de_veuves_du_pretendu_Etat_islamique_relaches_du_camp_de_detention_d_al_HolRaqqa – Les « forces démocratiques syriennes », coalition à conduction kurde qui contrôle de facto le nord-est de la Syrie, ont disposé la remise en liberté de quelques 400 familles d'anciens miliciens du prétendu « Etat islamique » du camp de prisonniers d'al Hol et leur retour dans la ville de Raqqa, ville qui, pendant longtemps, durant le conflit, a constitué une place-forte dudit prétendu « Etat islamique » en Syrie. L'initiative en question, qui concerne des personnes de nationalité syrienne, a été justifié par la volonté de diminuer le surpeuplement du camp, où les conditions de vie sont de plus en plus intolérables et qui continue à enregistrer de graves épisodes de violence. Les familles relâchées du camp d'al Hol sont composées en grande partie de veuves et d'enfants de djihadistes tués au cours du long conflit qui a dévasté la Syrie ces dernières années. Il n'en reste pas moins que, parmi les habitants de Raqqa, certains ont exprimé leur préoccupation voire même leur contrariété devant l'arrivée d'anciens prisonniers provenant d'al Hol.<br />Les « forces démocratiques syriennes » constituent une alliance de milices en majorité kurdes établie en octobre 2015 avec l'appui de la coalition internationale conduite par les Etats-Unis. Elles contrôlent de facto de vastes zones du nord-est de la Syrie, coïncidant avec l'auto-proclamée fédération démocratique de Syrie du nord, connue aussi sous le nom de Rojava.<br />Le présent et le destin des familles d'anciens miliciens du prétendu « Etat islamique » prisonniers de camps de détention sur le territoire syrien continue à représenter un problème humanitaire de difficile résolution. Déjà en 2020, les SDF ont débuté – avec la médiaton de chefs tribaux locaux – un processus de remise en liberté et de réinstallation progressive de familles de prisonniers d'al Hol et d'autres camps similaires. Après l'effondrement du prétendu « Etat islamique », la France a autorisé le rapatriement de 35 enfants de djihadistes de nationalité française détenus dans des camps sous contrôle kurde.<br />Au cours de ces dernières semaines, dans le nord et le nord-est de la Syrie, devenue zone disputée entre différents acteurs régionaux et mondiaux, se sont également multipliées les opérations éclair mises en œuvre par des cellules en sommeil du prétendu « Etat islamique » au détriment de l'armée syrienne, attaques et attentats qui ont déjà fait des dizaines de morts.<br />On se souviendra qu'à Raqqa, à ce moment-là place-forte des djihadistes du prétendu « Etat islamique » se sont perdues, en date du 29 juillet 2013, les traces du Père Paolo Dall'Oglio SI, islamologue romain et fondateur de la Communauté monastique de Deir Mar Musa. Sat, 16 Jan 2021 15:15:48 +0100AFRIQUE/ALGERIE - « Une Eglise de la rencontre, de la fraternité, du service » pour l’Archevêque d'Algerhttp://fides.org/fr/news/69414-AFRIQUE_ALGERIE_Une_Eglise_de_la_rencontre_de_la_fraternite_du_service_pour_l_Archeveque_d_Algerhttp://fides.org/fr/news/69414-AFRIQUE_ALGERIE_Une_Eglise_de_la_rencontre_de_la_fraternite_du_service_pour_l_Archeveque_d_AlgerAlger - « L'Eglise en Algérie remonte au II° siècle, avec ses martyrs et Saint Augustin. C'est une Eglise qui vit avec son peuple et pour son peuple qui est en majorité musulman. Sur les traces de S.Exc. Mgr Henri Teissier, elle continuera à être une Eglise de la rencontre, au service de la fraternité avec tous et pour tous. Comme je l'ai écrit dans notre revue diocésaine, Rencontres, le 8 décembre a été le jour où le corps de notre frère Henri a retrouvé le pays et la terre où il a aimé et servi, un grand signe de fraternité tracé dans le ciel d'Oran au cours de la Béatification de nos 19 martyrs était renouvelé, exactement deux ans plus tard ». C'est ce qu'indique dans un entretien accordé à l'Agence Fides S.Exc. Mgr Paul Desfarges, Archevêque d'Alger, évoquant le moment et le visage de l'Eglise en Algérie, marquée récemment par la mort de l'un de ses plus grands témoins, S.Exc. Mgr Henri Teissier et par la célébration du deuxième anniversaire de la Béatification des 19 martyrs d'Algérie.<br />L’Archevêque se souvient ainsi de Mgr Teissier : « Pour moi, c'était un frère. Il a ouvert et tracé un chemin et nous continuerons le même parcours. S.Exc. Mgr Jean-Paul Vesco , avec le journal La Croix, ont qualifié notre frère [Mgr] Henri [Teissier] de vingtième bienheureux. Il aurait pu être tué avec les 19 autres au cours de la vague de violence qui a bouleversé l'Algérie. Il lui a été concédé de continuer à accompagner son Eglise dans les difficultés, en l'aidant à demeurer fidèle, dans le pardon, la paix, le lien de l'alliance qui l'unissait à son peuple, lui aussi traversant un terrible calvaire. Des journées chargées d'émotion ont montré la fraternité qui a associé les deux rives de la Méditerranée, de Lyon à Alger en passant par Marseille. En ces moments-là, tous ont pu écouter et vivre la joie des Béatitudes. On sentait déjà le Royaume d'une fraternité qui transcende toute culture et religion et qui est réellement universelle ».<br />Bien enracinée et devenue pleinement « Eglise d'Algérie » et non pas « Eglise en Algérie » comme aimait à le répéter Mgr Teissier, la communauté chrétienne vit avec le peuple la énième phase de fragilité, compliquée par la pandémie et par la longue absence du Président Abdelmadjid Tebboune, hospitalisé en Allemagne. L’Archevêque affirme : « Nous sommes une Eglise citoyenne au service de la société qu'elle aime. Les chrétiens comme tous les citoyens vivent actuellement la situation dans laquelle la pandémie se poursuit, même si elle décline, avec toutes les restriction imposées par les mesures sanitaires. Le pays demeure fermé aux vols commerciaux internationaux alors que n'ont repris que les vols internes. Les moyens de transport, en particulier entre les districts, demeurent limités. La crise économique se fait sentir et les familles nécessiteuses voient leur nombre augmenter de manière préoccupante. Nos départements Caritas, Rencontre et Développement, les Conférences de Saint Vincent de Paul font de leur mieux, avec les moyens limités dont ils disposent afin de distribuer des aliments et de fournir une aide lorsque cela est possible. Récemment a été votée une réforme de la Constitution, même si elle l'a été avec une forte abstention . Elle promet une plus grande participation de la société civile mais actuellement nous sommes plutôt dans une phase de grand contrôle du pouvoir ». L’Archevêque se déclare préoccupé par « l'abrogation de l'article relatif à la liberté de conscience même si le texte n'a pas encore été promulgué par le Président dont le retour est attendu après plus de deux mois d'absence pour maladie. Sont annoncées les élections régionales et législatives mais de nombreuses incertitudes demeurent pour l'année 2021, avec une situation économique fragile ».<br />L'Eglise en Algérie, une petite présence en termes numériques, continue à représenter une réalité très significative dans le pays. Son témoignage et son annonce constituent un signe désormais reconnaissable de manière stable en termes de dialogue et de coexistence pacifique notamment grâce aux expériences de profond partage des 19 martyrs et de grands représentants tels que le Cardinal Duval et Mgr Teissier.<br />Mgr Desfarges conclut : « Le 8 décembre dernier, Notre-Dame, pleine de grâce, nous a accueilli dans la Basilique qui lui est dédiée, Notre-Dame d'Afrique, à Alger. Mgr Teissier y repose maintenant aux côtés du Cardinal Duval. Notre-Dame, en compagnie de notre frère Henri , du Cardinal Duval, du Bienheureux Charles de Foucauld, de nos bienheureux martyrs d'Algérie et de tous les saints, continuera à accueillir tous ceux qui, chaque jour, Lui confient leurs joies mais surtout leurs douleurs et leurs souffrances. Elle est le guide de notre Eglise et la Mère de tous ses enfants, chrétiens, musulmans, à la recherche d'un sens, ses enfants de la recherche intérieure. Elle les aide à se reconnaître et à s'aimer en frères et sœurs. En ces jours de grâce, nos frères et sœurs musulmans ont pu prier ensemble au travers de la récitation de la fatiha, chantée par une sœur de la Tarîqa Alâwiyya et par les chrétiens présents. En ces jours, Notre-Dame, pleine de l'Esprit Saint, nous a guidés avec douceur à ce même Esprit qui permet la rencontre y compris dans la prière, des spiritualités de chaque religion ». Sat, 16 Jan 2021 15:14:52 +0100ANALYSE - Vers une « nouvelle économie » au travers de l'abolition des « paradis fiscaux »http://fides.org/fr/news/69413-ANALYSE_Vers_une_nouvelle_economie_au_travers_de_l_abolition_des_paradis_fiscauxhttp://fides.org/fr/news/69413-ANALYSE_Vers_une_nouvelle_economie_au_travers_de_l_abolition_des_paradis_fiscauxRome - « L'abolition des paradis fiscaux constitue une priorité absolue parce qu'ils représentent un instrument d'inégalité qui fait toujours payer les pays les plus pauvres. En 2013, le Crédit Suisse avait diffusé un graphique connu sous le nom de pyramide de l'inégalité, qui montrait combien, cette année-là, 91,7% de la population mondiale avait accès à 17% des richesses seulement alors que 0,7% de la population avait accès à 41% de la richesse mondiale. Cette image, qui semble déjà plutôt dure, est en réalité devenue désormais presque une représentation bienveillante dans la mesure où, depuis 2013, la différence entre riches et pauvres, entre ceux qui ne paient pas d’impôts et ceux qui sont écrasés par eux, s'est encore aggravée. Il est par suite évident combien est nécessaire un pacte fiscal qui impliquerait la redistribution des richesses et la création d'un système de remise en circulation de l'argent. Nous entendons toujours dire que les ressources manquent mais en réalité on estime que, dans les paradis fiscaux, sont cachés de 21.000 à 36.000 milliards d'USD. Une saine politique fiscale, basée sur une taxation progressive, permettrait de remettre en circulation toute cette richesse et de l'utiliser pour la production de biens communs ». C'est ce qu'explique à l'Agence Fides Nicoletta Dentico, expert de coopération internationale et de santé globale, offrant une réflexion sur les stratégies et les actions à mettre en œuvre pour construire une « nouvelle économie » promue par l'initiative « l'économie de François »...<br/><strong>Link correlati</strong> :<a href="http://omnisterra.fides.org/articles/view/155">Poursuivre la lecture de l'analyse sur le site Internet d'Omnis Terra</a>Sat, 16 Jan 2021 15:14:21 +0100AFRIQUE/COTE-D'IVOIRE - Repenser les moyens de communication catholiques à l'époque du Covid-19http://fides.org/fr/news/69412-AFRIQUE_COTE_D_IVOIRE_Repenser_les_moyens_de_communication_catholiques_a_l_epoque_du_Covid_19http://fides.org/fr/news/69412-AFRIQUE_COTE_D_IVOIRE_Repenser_les_moyens_de_communication_catholiques_a_l_epoque_du_Covid_19Abidjan - Du 11 au 14 janvier 2021 s’est tenue au centre diocésain de Yamoussoukro, la première session ordinaire de l’année 2021 de la Commission épiscopale des Moyens de Communication sociale de l’Eglise de Côte-d’Ivoire.<br />Les participants, une dizaine de responsables de communication des Diocèses et des moyens de communication de l’Eglise locale ont donné les nouvelles des Diocèses et structures de communication desquelles ressortent l’impact négatif de la survenue de la crise sanitaire de la Covid-19 sur le bon déroulement de leurs activités.<br />Au centre des travaux, s'est trouvé l'avenir des principaux moyens de communication catholiques, comme RNC, la Radio Nationale Catholique et Ecclésia TV, la télévision de l’Eglise Catholique de Côte-d’Ivoire.<br />« Nous avons discuté de la gestion de nos structures en temps de Covid :comment nous avons géré, qu’est ce que nous avons fait, quelles sont les alternatives que nous avons pu trouver pour que nos radios, nos télévisions, nos journaux et revues fonctionnent ? » a déclaré le Père Augustin Obrou, Secrétaire exécutif national de la Commission des Moyens de Communication Sociale.<br />Autant de questions qui selon le Père Obrou, trouvent leurs réponses dans les innovations apportées par le changement de programme et de ligne éditorial de ces médias qui doivent pourvoir aujourd’hui constituer une nouvelle manière de repenser leur mission auprès des fidèles marqués par la pandémie. Ont ainsi été intensifiés les programmes de dialogue et d'écoute des fidèles ainsi que les transmission de Messes et de moments de prière.<br />Au terme de la rencontre, le 14 janvier, S.Exc. Mgr Raymond Ahoua, Evêque de Grand-Bassam et Président de la Commission épiscopale des Moyens de communication sociale de Côte-d’Ivoire, a affirmé : « Je pense que chacun doit garder son identité et avoir des objectifs précis ; Nous ne sommes pas sur le même marché avec le même produit dans la concurrence et pour cela nous devons rester sereins ». Sat, 16 Jan 2021 15:13:51 +0100AMERIQUE/ARGENTINE - Les Missionnaires de la Consolata, « aux côtés des pauvres et des nécessiteux pour redécouvrir le visage du Christ »http://fides.org/fr/news/69411-AMERIQUE_ARGENTINE_Les_Missionnaires_de_la_Consolata_aux_cotes_des_pauvres_et_des_necessiteux_pour_redecouvrir_le_visage_du_Christhttp://fides.org/fr/news/69411-AMERIQUE_ARGENTINE_Les_Missionnaires_de_la_Consolata_aux_cotes_des_pauvres_et_des_necessiteux_pour_redecouvrir_le_visage_du_ChristBuenos Aires - « Ici, nous œuvrons dans les périphéries urbaines des grandes villes caractérisées par un fort taux de problèmes sociaux. Nous collaborons à l'amélioration et à la promotion de la dignité humaine au travers de l'instruction scolaire, de centres sanitaires et de formation professionnelle. Il est important de sensibiliser les fidèles à mettre en œuvre la condition missionnaire reçue au moment du baptême. Nous désirons former des jeunes appelés par Dieu à être missionnaires de la Consolata ». C'est ce que déclare à l'Agence Fides le Père Dietrich Pendawazima, Vice-supérieur général des Missionnaires de la Consolata, originaire de Tanzanie, en parlant de l’œuvre et de l'engagement des missionnaires en Argentine.<br />« Quels défis devons-nous relever là où nous sommes envoyés ? Nous prions et annonçons Jésus là où les personnes ne le connaissent pas – affirme le Père Pendawazima. Il est nécessaire de partager la motivation de notre présence et l'expérience significative que le Seigneur nous permet de vivre – poursuit-il. Le charisme missionnaire et l'esprit de notre fondateur, le Bienheureux Giuseppe Allamano, portent à nous engager là où notre aide est nécessaire ».<br />« Au début de notre présence en Argentine – raconte le Père Pendawazima – nous nous sommes posés cette question : en tant que missionnaires, comment pouvons-nous apporter notre contribution ? Connaissant la réalité dans laquelle nous commencions à faire nos premiers pas, après de nombreuses confrontations entre nous et avec d'autres missionnaires et agents pastoraux du Diocèse, nous avons estimé que notre présence ici était significative. Le lieu qui plus que d'autres avait besoin d'une présence missionnaire était les bidonvilles. Voila pourquoi nous avons commencé à être présents parmi les plus pauvres ».<br />Le Vice-supérieur général continue : « Nous cherchons, dans la limite du possible, de nous faire proches, d'adopter un style de vie simple, essentiel, sobre. Depuis le début, le Seigneur a mis sur n notre chemin de jeunes laïcs prêts à partager cette nouvelle mission avec nous : consacrés et laïcs ensemble pour l'annonce de la Bonne Nouvelle au milieu des plus pauvres.La prière et le partage – remarque le Père Pendawazima – constituent le centre de notre mission qui, par ailleurs, se réalise au travers d'activités concrètes où la priorité est constituée par la visite quotidienne à la population. Au cours de ces années – conclut-il – nous avons compris combien sont vraies et significatives les paroles de Jésus lorsqu'Il dit qu'à chaque fois que nous aidons un pauvre, un nécessiteux, c'est Jésus Lui-même que nous aidons ». <br/><strong>Link correlati</strong> :<a href="https://youtu.be/OpG14H3smYo">Vidéo de l'entretien avec le Père Dietrich Pendawazima sur la chaîne YouTube de l'Agence Fides</a>Sat, 16 Jan 2021 15:13:16 +0100ASIE/PHILIPPINES - Appel de la société civile et d'organisations religieuses à faire la lumière sur le massacre encore impuni de Panayhttp://fides.org/fr/news/69410-ASIE_PHILIPPINES_Appel_de_la_societe_civile_et_d_organisations_religieuses_a_faire_la_lumiere_sur_le_massacre_encore_impuni_de_Panayhttp://fides.org/fr/news/69410-ASIE_PHILIPPINES_Appel_de_la_societe_civile_et_d_organisations_religieuses_a_faire_la_lumiere_sur_le_massacre_encore_impuni_de_PanayManille – Une enquête judiciaire sérieuse et approfondie afin qu'un massacre ne demeure pas impuni et que soit fait la lumière sur ce qui s'est passé à Tapaz, en province de Capiz, sur l’île de Panay, au centre du vaste archipel, deux jours avant la fin de l'année : c'est ce que demandent au gouvernement des laïcs et des religieux philippins, des associations de la société civile et différents parlementaires de l'opposition. Le 30 décembre dernier en effet, des responsables et des membres d'une importante communauté locale – les indigènes Tumandok – ont fait l'objet d'une très dure intervention militaire qui a laissé sur le terrain neuf victimes et vu l'arrestation d'une vingtaine de personnes. Pour l'heure, les raisons et les auteurs du massacre ne sont pas connus et l’enquête interne menée par les autorités militaires est considérée insuffisante à rendre justice aux familles. Selon les membres des familles des victimes, les neuf civils désarmés avant d’être tués auraient également été torturés. La police qui accompagnait l'opération militaire affirme en revanche qu'il s'agissait de personnes qui avaient ouvert le feu contre les agents, par ailleurs militants d'un groupe rebelle communiste dénommé New People’s Army, hypothèse que rejettent les familles.<br />L'affaire est liée à la résistance et aux protestation contre le projet, longtemps contesté, de l'énorme digue de Jalaur, qui a pour but de fournir de l'eau pour l'irrigation sur une vaste échelle et de produire de l'énergie électrique. La deuxième phase du projet, d'un coût de plus de 11 milliards de pesos philippins – doit quelques 250 millions d'USD – a débuté en 2019.<br />Sur l’île ont eu lieu des manifestations comme en Europe : l'importante organisation de la diaspora philippine Promotion of the Church Peoples Response , qui a publié un message de condoléances et de solidarité envers les familles Tumandok, a organisé ces jours derniers une manifestation de sensibilisation sur Internet en soutien à la mission de vérification que laïcs et religieux préparent actuellement pour comprendre exactement la dynamique des événements afin que soit lancé une cause civile. « Encore faut-il qu'il soit possible de se rendre sur le lieu du crime qui a immédiatement été scellé » indique à l'Agence Fides le Père Aris Miranda, religieux camillien.<br />L'affaire de Panay est malheureusement un cas de violence à l'encontre des populations indigènes. « Il n'existe pas seulement le problème de la digue mais plus en général – explique le Père Miranda à Fides – il existe un constant accaparement des terres indigènes attendu que Panay est riche en ressources naturelles, agricoles et minières et que les investisseurs philippins et étrangers ont toujours cherché à obtenir la terre indigène. Les Tumandoks constituent une population locale de près de 95.000 individus, très liés à leur terre et à leurs traditions. Ils furent parmi les premiers à s'opposer à la conquête espagnole et encore parmi les premiers à lutter contre les groupes de pression soutenus par le dictateur Ferdinando Marcos. Panay est en effet une île où sont présentes de très grandes exploitations agricoles, le terrain étant fertile pour la canne à sucre. Elle est depuis toujours un lieu qui suscite de grandes convoitises mais connaît également une longue histoire de résistance locale contre les envahisseurs extérieurs ».<br />A la veille du massacre de Capiz, dans son message de Noël, l'Evêque de San Carlos, S.Exc. Mgr Gerardo Alminaza, ordinaire du lieu, rappelait les violences récentes intervenues dans l’île et admonestait : « La paix n'est pas négociable. Ceci va outre la tyrannie d'un responsable politique. La paix est encore plus précieuse et devrait constituer l'objectif final de la devise de la police et des militaires. Pour servir et protéger : protéger les personnes en protégeant l'Etat. Nous mettons au défi notre gouvernement local de ne pas devenir un otage politique de cette politique oppressive de mises à mort. Noël – conclut l'Evêque dans son message – doit nous inspirer et nous encourager à soutenir une cité pacifique, une île pacifique et un pays pacifique, libre d'assassinats insensés ». Sat, 16 Jan 2021 15:12:29 +0100AFRIQUE/TOGO - L'année 2021, une fenêtre sur l'espérance pour le Togo après une année difficile selon un missionnairehttp://fides.org/fr/news/69409-AFRIQUE_TOGO_L_annee_2021_une_fenetre_sur_l_esperance_pour_le_Togo_apres_une_annee_difficile_selon_un_missionnairehttp://fides.org/fr/news/69409-AFRIQUE_TOGO_L_annee_2021_une_fenetre_sur_l_esperance_pour_le_Togo_apres_une_annee_difficile_selon_un_missionnaireSokodé – L'année qui vient de s'achever a été difficile et compliquée à cause des nombreux problèmes que le Togo a connu. « Les répercussions se sont faites sentir chez nous aussi, à Kolowaré, où des militaires armés étaient présents et souvent de manière importante » écrit à l'Agence Fides le Père Silvano Galli, de la Société des Missions africaines.<br />« A partir des élections contestées par différents secteurs de la société qui ont vu la réélection à la tête du pays du Président Faure Gnassingbé , jusqu'à l'arrivée du Covid qui a, en quelque sorte, fait passer sous silence la crise politique, la population ici à Kolowaré se préoccupe en majorité de la manière dont survivre ». Sur la base des témoignages, indique le missionnaire, les chrétiens togolais espèrent que cette nouvelle année à peine commencée invitera tout un chacun à ouvrir la fenêtre sur l'espérance, en quelque situation qu'il se trouve, dans la prière et dans l'action. Le vœu est que la situation politique paralysée porte à un dialogue entre les acteurs principaux et que les togolais arrêtent de chercher désespérément les choses matérielles pour se dédier davantage au partage des biens et à la sérénité, se mettant à l'écoute les uns des autres pour éprouver plus d'empathie pour une société plus humaine ». Sat, 16 Jan 2021 15:11:58 +0100AMERIQUE/HAITI - Appel des Jésuites à Haïti à « refaire le geste de 1804 »http://fides.org/fr/news/69408-AMERIQUE_HAITI_Appel_des_Jesuites_a_Haiti_a_refaire_le_geste_de_1804http://fides.org/fr/news/69408-AMERIQUE_HAITI_Appel_des_Jesuites_a_Haiti_a_refaire_le_geste_de_1804Port-au-Prince – Au moment de l'anniversaire du séisme de 2010 qui a détruit Haïti, a été publié le rapport des Jésuites qui œuvrent sur cette terre martyrisé et qui plus d'une fois ont proposé une vision caractérisée par l'espérance dans l'engagement chrétien visant à coexister avec ces communautés punies par la nature et la mauvaise gestion des autorités.<br />« La profonde crise que la société haïtienne traverse actuellement depuis plusieurs décennies a désormais atteint des dimensions inimaginables. Nous nous sentons comme si nous étions dans un chaos total, au fond d'un gouffre à partir duquel ne se voit aucune porte de sortie. L'incertitude et la souffrance semblent malheureusement emporter toute espérance. Notre nation s'effondre lentement et avec elle nos institutions et les valeurs fondamentales sur lesquelles se fondent notre existence collective. Cette triste situation nous lance un défi comme hommes et femmes, chrétiens et non-chrétiens et plus encore en tant que religieux jésuites. Ce cri de l’Apôtre Paul résonne maintenant plus que jamais dans nos esprits et dans nos cœurs et nous pousse à l'action : « Malheur à moi si je n'annonçais pas l'Evangile » ».<br />Après une analyse de certains aspects de la société haïtienne, le rapport signale qu'il existe une porte de sortie à la crise. Voila pourquoi le docum3nt conclut en exhortant les différents acteurs de la vie sociale et politique de ce pays de « refaire le geste de 1804 ».<br />« Si la tragédie que nous vivons actuellement est le résultat de l'action humaine, une porte de sortie de la crise et un avenir meilleur peut arriver au travers de l'action positive des fils et des filles de notre pays.<br />Nous exhortons les acteurs clefs, tant nationaux qu'internationaux, à prendre les décisions appropriées dans le plein respect des principes démocratiques fondamentaux pour aider à sauver ce pays.<br />Nous exhortons les forces vitales de la Nation, nous demandons à ce qu'elles se lèvent à ce carrefour historique pour notre pays et à refaire le geste de 1804, lançant ainsi ce vaste mouvement de renaissance nationale qui redonnera espérance et dignité à notre peuple.<br />Nous exhortons en outre tous les activistes sociaux et politiques, les nombreuses organisations de la diaspora haïtienne à ne pas se décourager et à continuer la lutte visant à inverser cette situation insupportable.<br />Nous exhortons le valeureux peuple d’Haïti, les personnes courageuses et résilientes, les personnes fières même au milieu des adversités à continuer à puiser dans leur foi, leur riche culture et leur histoire unique de nouvelles raisons d'espérance et de courage nécessaires à la réalisation du rêve d'une nouvelle Haïti ».<br />Le rapport envoyé à Fides porte la signature de l'ensemble des Jésuites œuvrant à Haïti. Sat, 16 Jan 2021 15:11:20 +0100ASIE/IRAQ - Installation d'une statue de Notre-Dame sur l'église de Qaraqosh utilisée comme armurerie par les djihadisteshttp://fides.org/fr/news/69407-ASIE_IRAQ_Installation_d_une_statue_de_Notre_Dame_sur_l_eglise_de_Qaraqosh_utilisee_comme_armurerie_par_les_djihadisteshttp://fides.org/fr/news/69407-ASIE_IRAQ_Installation_d_une_statue_de_Notre_Dame_sur_l_eglise_de_Qaraqosh_utilisee_comme_armurerie_par_les_djihadistesQaraqosh – Lorsque le Pape François visitera la ville de Qaraqosh, il sera accueuilli par la grande statue de Notre-Dame qui vient d’être installée sur le clocher de l'église de Notre-Dame al Tahira . Du clocher du sanctuaire, la statue domine la ville sise dans la plaine de Ninive qui fait partie de celles touchées par la visite apostolique du Pape prévue du 5 au 8 mars prochains.<br />L'installation de la statue, intervenue le 11 janvier, prend une forte connotation symbolique comme signal de renaissance de la ville irakienne, habitée un temps par une population en grande partie faite de chrétiens syro-catholiques et qui avait été sous le joug du prétendu « Etat islamique » de 2014 à 2016. Le complexe de Sainte Marie al Tahira, avec ses deux églises – l'une antique remontant au XIII° siècle et l'autre moderne, construite au cours de la première moitié du XX° siècle – est le lieu de culte le plus connu et le plus représentatif de l'ensemble de la ville. C'est notamment pour cette raison que les djihadistes l'avaient transformée de 2014 à 2016 en installation militaire, l'utilisant notamment comme polygone de tir et dépôt d'armes. Au cours de l'occupation djihadiste et après cette dernière, l'église a été mise à sac et dévastée. Sa restauration, débutée depuis longtemps, a été idéalement achevée au travers de l'installation de la statue de Notre-Dame sur le clocher du sanctuaire.<br />Les djihadistes du prétendu « Etat islamique », qui avaient déjà pris Mossoul, enlevèrent Qaraqosh dans la nuit du 6 au 7 août 2014, contraignant à une fuite précipitée des dizaines de milliers de chrétiens habitant la ville. Ceux-ci trouvèrent en grande partie refuge dans la zone d'Erbil et ailleurs dans la région autonome du Kurdistan irakien. La libération de Qaraqosh a eu lieu en octobre 2016. Depuis lors, les initiatives et appels visant à favoriser le retour des chrétiens dans la ville n'ont pas obtenu les résultats escomptés. Fri, 15 Jan 2021 13:25:09 +0100AFRIQUE/MOZAMBIQUE - Destruction totale de la mission de Nangololo occupée en octobre par les insurgéshttp://fides.org/fr/news/69406-AFRIQUE_MOZAMBIQUE_Destruction_totale_de_la_mission_de_Nangololo_occupee_en_octobre_par_les_insurgeshttp://fides.org/fr/news/69406-AFRIQUE_MOZAMBIQUE_Destruction_totale_de_la_mission_de_Nangololo_occupee_en_octobre_par_les_insurgesMaputo - « Tout est détruit » indique le Père Edegard Silva, missionnaire brésilien de La Salette, qui a pu constater les dommages subis par la mission de Nangololo, sise dans le district de Muidumbe, qui avait subi une attaque, avait été occupée et détruite par des groupes armées qui sèment la terreur et la mort dans la province de Cabo Delgado, dans le nord du Mozambique.<br />« Le 30 octobre, les terroristes sont revenus occuper le district de Muidumbe où se trouve notre mission – rappelle le missionnaire. L'ensemble de la population s'est enfui dans la brousse. Nous nous sommes réfugiés à Pemba – indique-t-il. Au cours de cette période, l'ensemble de la zone est demeurée sous le contrôle des insurgés qui ont quitté la mission catholique le 19 novembre.<br />Ce n'est qu'alors qu'il a été possible de vérifier ce qui s'était passé. Le Père Silva écrit que « tout est détruit : la maison où nous vivions a été réduite en cendres... Tous les équipements ont été brûlé, le siège de la Paroisse détruit, la station radiophonique de la communauté incendiée, la maison des religieuses détruite ».<br />Les nouvelles qui arrivent à Pemba n'évoquent pas seulement la destruction des édifices de la mission, de l'église, de la station radiophonique et de la maison des religieuses. Elles font également état des intenses souffrances de la population face à la violence des insurgés et aux massacres perpétrés par ces derniers à l'encontre des civils. « Le long du parcours, ont été découverts de nombreux corps en décomposition et retrouvés des lieux de massacres. Les actions des terroristes sont violentes. Diverses personnes ont été décapitées, les maisons incendiées et détruites » indique le Père Silva. « Plusieurs personnes ne sont pas parvenues à trouver leurs familles. On parle de massacres et de plus de 500.000 évacués ». La situation humanitaire est aggravée par une épidémie de choléra et par le Covid-19.<br />Le Père Silva rappelle l'importance de la « solidarité internationale » face à ce scénario de guerre et de destruction afin de répondre aux besoins de logement et en nourriture, médicaments, eau, tentes, bâches de 500.000 personnes ».<br />Les insurgés qui sèment la mort et la destruction dans la nord du pays s'appellent Al Shabaab et sont affiliés au prétendu « Etat islamique » depuis 2019. Ils rejettent la société laïque existante et veulent fonder une société gouvernée par la loi islamique, la charia. En outre, ils veulent fonder un califat. Le prétendu « Etat islamique » indique le Mozambique et le Congo comme province dudit Etat en Afrique centrale maisz les insurgés évoquent également un califat swahili à installer en Afrique orientale – Mozambique, Tanzanie et Kenya. Fri, 15 Jan 2021 13:05:44 +0100ASIE/INDE - Protestation de la société civile 100 jours après l'arrestation pour sédition d'un jésuitehttp://fides.org/fr/news/69405-ASIE_INDE_Protestation_de_la_societe_civile_100_jours_apres_l_arrestation_pour_sedition_d_un_jesuitehttp://fides.org/fr/news/69405-ASIE_INDE_Protestation_de_la_societe_civile_100_jours_apres_l_arrestation_pour_sedition_d_un_jesuiteJaipur – Le 15 janvier marque le 100ème jour d'incarcération pour le Père Stan Lourduswammy SI, 83 ans, qui se trouve depuis le 8 octobre dernier à la prison de Taloja à Mumbai sous l'accusation de sédition au détriment de l'Etat. « Son arrestation demeurera dans les annales de l'histoire sombre de l'Inde comme l'un des actes les plus brutaux de l'Etat. Prêtre jésuite, le Père Lourduswammy a dédié 35 ans de sa vie à la dignité et au développement des adivasis du Jharkhand. Il est triste de voir qu'au lieu de recevoir une récompense lui est infligée une punition et qu'il se trouve en prison » indique une note envoyée à l'Agence Fides par son confrère, le Père Cedric Prakash SI, qui fait partie des promoteurs d'une initiative de sensibilisation et de protestation.<br />Ainsi que cela a été indiqué à Fides, les jésuites en Inde, aux cotés desquels se trouvent plus de cent groupes de la société civile en Inde, ont organisé conjointement une initiative de solidarité au Père Lourduswammy, demandant sa remise en liberté immédiate, tout comme celle des 15 autres activistes arrêtés en sa compagnie dans le cadre du même cas de conspiration le concernant. « La police du Maharashtra et la National Investigation Agency , équipe anti-terrorisme, ont cherché impunément à suffoquer et à faire taire les voix démocratiques de désaccord au travers de fausses accusations et de persécutions frappant les défenseurs des droits fondamentaux » ! affirme l note. Le Ministère public affirme que l'ensemble de ces 16 personnes, dont le Jésuite, collaboraient avec le parti maoïste, formation illégale désireuse de renverser le gouvernement légitime de l'Etat.<br />Les différents organismes et organisations impliqués demandent justice pour le Père Lourduswammy et pour les 15 autres personnes arrêtées et leur libération immédiate mais aussi l'arrestation des véritables auteurs des violences du 1er janvier 2018 dans le cadre des incidents de Bhima Koregaon, l'abrogation du Unlawful Activities Prevention Act , sur la base duquel les activistes ont été incarcérés.<br />La sensibilisation, réalisée surtout au travers d'événements sur Internet et de transmissions en direct sur les réseaux sociaux, se poursuivra jusqu'au 26 janvier, fête de la République, « en tant que partie de notre campagne collective visant à insister sur les valeurs reconnues dans le préambule de la Constitution ».<br />Des collègues et experts racontent aujourd’hui, 15 janvier, la vie du Père Lourduswammy, remarquant le motif pour lequel l'Etat indien le craint. Parmi les orateurs qui parlent en sa faveur se trouve notamment le Rapporteur spécial des Nations-unies chargé des défenseurs des droits fondamentaux, Mary Lawlor, qui se joindra à l'événement organisé en Inde en direct depuis Genève. Parmi les autres participants en modalité numérique se trouvent le Pr. Virgina Xaxa, enseignant en sciences sociales, et Dorothy Fernandes, du Forum pour la Justice et la paix, ainsi que de nombreux autres. La danseuse indienne du Darpana, Mallika Sarabhai, réalisera une performance et parlera en faveur du Père Lourduswammy, alors que les danseurs d'ethnie Santhali exécuteront une danse de plainte entre autres expressions culturelles. Fri, 15 Jan 2021 12:04:14 +0100AFRIQUE/ETHIOPIE - Appel de l'Evêque d'Adigrat en faveur d'une réponse urgente à la crise humanitaire au Tigréhttp://fides.org/fr/news/69404-AFRIQUE_ETHIOPIE_Appel_de_l_Eveque_d_Adigrat_en_faveur_d_une_reponse_urgente_a_la_crise_humanitaire_au_Tigrehttp://fides.org/fr/news/69404-AFRIQUE_ETHIOPIE_Appel_de_l_Eveque_d_Adigrat_en_faveur_d_une_reponse_urgente_a_la_crise_humanitaire_au_TigreAdigrat – Dans la région éthiopienne du Tigré, la guerre continue. Des combats ont lieu partout. Outre le massacre de 750 personnes à Axum, personnes qui s'étaient cachées dans l'église où est conservée l'Arche de l'Alliance depuis le 15 décembre dernier, les tensions frontalières avec le Soudan, un massacre de réfugiés a eu lieu dans le camp d'Hitsats et l'invasion des sauterelles se poursuit dans le sud. Dans ce contexte de précarité, l'Evêque de l'Eparchie d'Adigrat, S.Exc. Mgr Tesfaselassie Medhin, a renouvelé son appel en faveur d'une réponse immédiate à la situation humanitaire catastrophique régnant dans la région du Tigré à cause du conflit déclenché le 4 novembre dernier.<br />« La population, y compris les réfugiés érythréens – écrit l'Evêque dans son appel envoyé à l'Agence Fides – a terminé ses réserves de denrées alimentaires, de médicaments salvateurs, d'eau etc. Les personnes n'ont pas accès à des services essentiels tels que l'énergie électrique, les banques, le téléphone, la connexion à Internet, les transports et les services sanitaires permettant d'aider les membres de leurs familles ».<br />« Chaque jour nous parviennent des nouvelles de personnes qui meurent à cause d'affrontements armés, du manque de nourriture, d'insuline et autres médicaments de base. Des millions de personnes, en majorité des femmes et des enfants, ont dû évacuer à la recherche d'un lieu sûr où trouver refuge. Pour fuir les bombardements et les raids aériens, ces pauvres victimes se sont enfuies dans les montagnes et les vallées du Tigré sans nourriture et sans eau. Il est urgent et nécessaire – répète avec emphase l'Evêque – de répondre à cette urgence humanitaire afin de sauver des millions de vies. Sont également nombreux les évacués ayant quitté l'ouest du Tigré pour trouver refuge au Soudan ».<br />Mgr Medhin conclut son appel en exhortant tous les organismes intéressés à coordonner et accomplir tous les efforts nécessaires afin de répondre au besoin humanitaire pressant de millions de personnes, remerciant pour la compréhension.<br />« L'Eglise en Ethiopie, dans ses articulations du Secrétariat diocésain d'Adigrat, y compris toutes les Congrégations qui œuvrent dans le Diocèse – indique-t-il – est prête à travailler avec les partenaires et bienfaiteurs nationaux et internationaux pour répondre au plus vite à cette crise humanitaire causée par la guerre au Tigré ». Fri, 15 Jan 2021 11:44:33 +0100AMERIQUE/CHILI - « Le Christ migrant du monde » : une année d'aide et de soutien aux migrants dans l'Archidiocèse de La Serenahttp://fides.org/fr/news/69403-AMERIQUE_CHILI_Le_Christ_migrant_du_monde_une_annee_d_aide_et_de_soutien_aux_migrants_dans_l_Archidiocese_de_La_Serenahttp://fides.org/fr/news/69403-AMERIQUE_CHILI_Le_Christ_migrant_du_monde_une_annee_d_aide_et_de_soutien_aux_migrants_dans_l_Archidiocese_de_La_SerenaLa Serena – Au cous de l'année 2020, la Pastorale Sociale-Caritas de l'Archidiocèse chilien de La Serena a développé différentes initiatives au profit de ceux qui souffrent le plus. L'un des ces programmes, devant fournir des conseils légaux et une aide humanitaire aux étrangers résidant sur le territoire, s'est concrétisé grâce au projet « Le Christ migrant du monde », financé par les contributions de la Campagne nationale de fraternité du Carême 2019. Le projet a été réalisé dans différentes Paroisses de l'Archidiocèse où sont présentes des communautés de migrants qui ont dû surmonter de nombreuses difficultés, auxquelles se sont ajoutées, outre les problèmes de ceux qui sont loin de chez eux, surtout les conséquences de la crise sociale et de la pandémie de Covid-19.<br />Selon les informations parvenues à Fifes, le projet s'est développé sur les 12 mois de 2020 et s'est achevé le 12 janvier en la Paroisse du Christ ressuscité de Tierras Blancas, zone dans laquelle résident de nombreux étrangers provenant de divers pays : Haïti, Venezuela, Pérou, Equateur, Colombie etc. Natalia Villalobos, responsable de la mise en œuvre du projet, a expliqué que ce dernier a été réalisé dans des communautés de toute la zone, telles que Coquimbo, Las Compañías, La Serena, Rivadavia, Vicuña et les secteurs ruraux de Limarí. Nombre des activités programmées ont cependant dû être modifiées à cause de la pandémie alors qu'elles étaient initialement prévues en présentiel. « Ce qui pouvait se faire sans problème – a déclaré Natalia Villalobos – était de leur fournir une orientation sociale, pastorale et juridique, les conseillant sur les questions relatives aux visas, aux résidences temporaires et permanentes, et les guider de manière à ce qu'ils puissent accéder aux prestations fournies par l'Etat. Nombre d'entre eux vivent de manière précaire. Dans une maison peuvent se trouver jusqu'à 10 familles auxquelles nous fournissons des vivres de première nécessité. Nous nous concentrons sur le renforcement des liens pour l'accompagnement et la résolution des problèmes urgents ».<br />Patricio Alegre, Direteur de la Pastorale Sociale – Caritas de l'Archidiocèse de La Serena, a souligné l'importance de continuer à collaborer : « L'équipe chargée du projet a fourni assistance à nos frères migrants qui traversent actuellement diverses difficultés. Il n'est pas facile d'arriver dans un lieu inconnu et l'Eglise reconnaît la nécessité de leur fournir un accompagnement. Au travers de ce projet, nous avons atteint de nombreux étrangers provenant de différentes communautés sise sur le territoire de La Serena - Coquimbo, dans la vallée d'Elqui et à Limarí. Cette année, nous continuerons à œuvrer avec les migrants. Nous demandons par suite de continuer à collaborer avec la Campagne de fraternité dans le cadre du prochain Carême de façon à nous permettre d'aider ceux qui souffrent le plus ». Fri, 15 Jan 2021 11:24:21 +0100ASIE/PHILIPPINES - Les caractéristiques essentielles de la vaccination anti-covid pour l'Episcopat : réelle universalité et dans le respect des principes éthiqueshttp://fides.org/fr/news/69402-ASIE_PHILIPPINES_Les_caracteristiques_essentielles_de_la_vaccination_anti_covid_pour_l_Episcopat_reelle_universalite_et_dans_le_respect_des_principes_ethiqueshttp://fides.org/fr/news/69402-ASIE_PHILIPPINES_Les_caracteristiques_essentielles_de_la_vaccination_anti_covid_pour_l_Episcopat_reelle_universalite_et_dans_le_respect_des_principes_ethiquesManille – Il est du devoir du gouvernement de mettre à disposition de tous les citoyens la vaccination anti-Covid-19 et de la distribuer sans préférences mais aussi de choisir un vaccin réalisé suivant un critère éthique : c'est ce que demandent les Evêques des Philippines qui, dans une Lettre pastorale, affirment : « Après presque un an de souffrances à cause des dévastations de la pandémie – tant en termes de pertes de vies humaines que d'économie dévastée – il est juste de rendre grâce à Dieu parce que les scientifiques ont développé des vaccins pour immuniser les personnes contre le Covid ».<br />Dans le document envoyé à l'Agence Fides et signé par S.Exc. Mgr Ricardo L. Baccay, Archevêque de Tuguegarao et Président du Bureau pour la Bioéthique de la Conférence épiscopale des Philippines , les Evêques, en affirmant soutenir les efforts du gouvernement visant à se procurer et à distribuer ces vaccins dans le pays, remercient également les organisations privées qui les ont aidés à les réaliser et à les obtenir.<br />« Nous exhortons notre gouvernement et les organisations privées qui ont contribué à financer l'approvisionnement en vaccins à s'engager sur un plan unique de distribution du vaccin qui accorde la priorité aux médecins qui se trouvent en première ligne et à ceux qui sont le plus fortement à risque. Ce serait une tragédie si les salariés d'entreprises, jeunes et sains, qui connaissent un faible risque de maladie, étaient immunisés avant nos médecins, infirmiers et autres opérateurs en première ligne ou avant les personnes âgées qui ont un plus grand risque de contracter la maladie » remarque la Lettre pastorale.<br />Les Evêques font ensuite les éloges du gouvernement qui a considéré les pauvres au sein du programme national de vaccination : « Les pauvres sont aimés par le Seigneur. Ils devraient être particulièrement protégés parce que leur pauvreté les rend vulnérables aux infections et aux maladies graves. Les vaccins seront en mesure de mettre fin à la pandémie dans notre pays si et seulement si un nombre suffisant de philippin seront vaccinés. Par suite, nous exhortons toute la population à être prête à se faire immuniser lorsque les vaccins arriveront ».<br />Les Evêques affirment ensuite : « Nous reconnaissons que chaque personne devrait être laissée libre de décider si elle veut ou non être vaccinée en conscience, dans la pleine conscience de l'obligation de se protéger du fait de devenir un vecteur de contamination et de la diffusion du virus ».<br />En tant que Pasteurs, les Evêques attirent l'attention sur une préoccupation éthique : « Nous avons appris que certains vaccins anti-Covid-19 ont été réalisés en utilisant des cellules obtenues de restes d'un fœtus avorté qui a été tué en 1973. L'enseignement de l'Eglise doit être réaffirmé : procurer délibérément un avortement, même si cela sert à obtenir du matériel pour es vaccins, est moralement inacceptable. La fin ne justifie pas les moyens, autrement les actes les plus inhumains et horribles seraient consentis pour atteindre des fins présumées utiles ». C'est pourquoi les Evêques demandent au gouvernement d'accorder la priorité aux vaccins obtenus dans l'usage de cellules dérivées de cadavres d'enfants avortés.<br />Les Evêques rappellent par ailleurs à ce propos la position du Saint-Siège, remarquant que, « lorsque les vaccins anti-covid-19 éthiquement irrépréhensibles ne sont pas disponibles – par exemple dans les pays où de tels vaccins ne sont pas mis à disposition des médecins et es patients – il est moralement acceptable de recevoir également des vaccins qui ont utilisé des lignes cellulaires de fœtus avortés dans le processus de recherche et de production ».<br />La lettre remercie les scientifiques, qui ont appliqué leur expérience au bien-être des êtres humains et à leur protection du fléau des maladies. « Nous savons que l'étude et le travail qui précèdent la production d'un vaccin sont ardus. Nous louons nos frères et sœurs qui sont mort pour l'amour de Dieu et nous élevons une prière commune d'action de grâce pour nos opérateurs sanitaires et autres opérateurs de première ligne qui ont effectué leur service avec dévouement en ces terribles mois passés ».<br />Les Philippines se sont assurées 25 millions de doses de vaccin anti-Covid 19 développé par l'entreprise Sinovac Biotech de Chine populaire. Ainsi que l'indiquent les autorités, les 50.000 premières doses devraient arriver dans le pays en février, permettant le lancement de la campagne massive de vaccination au niveau national. Fri, 15 Jan 2021 10:56:51 +0100AMERIQUE/PEROU - Des récepteurs radiophoniques pour les jeunes scolarisés des communautés rurales et indigènes pour continuer à suivre leurs cours durant la pandémiehttp://fides.org/fr/news/69401-AMERIQUE_PEROU_Des_recepteurs_radiophoniques_pour_les_jeunes_scolarises_des_communautes_rurales_et_indigenes_pour_continuer_a_suivre_leurs_cours_durant_la_pandemiehttp://fides.org/fr/news/69401-AMERIQUE_PEROU_Des_recepteurs_radiophoniques_pour_les_jeunes_scolarises_des_communautes_rurales_et_indigenes_pour_continuer_a_suivre_leurs_cours_durant_la_pandemieIquitos – Pour permettre aux enfants et aux jeunes des communautés rurales et indigènes des provinces de Maynas et Loreto-Nauta de continuer à suivre les cours même dans l'isolement dû à la pandémie, le Vicariat apostolique d'Iquitos a promu une initiative visant à faciliter l'accès à l'instruction à distance fournie par le Ministère de l'Instruction publique au travers du programme « j'appends à la maison » et par la Direction régionale de l'Instruction de Loreto par l'intermédiaire du programme « en apprenant avec de la musique manguaré ».<br />Loreto a été l'une des premières régions à être touchée durement par la pandémie de Covid-19 et où les mesures d'endiguement ont été les plus drastiques, laissant ainsi isolés des milliers d'écoliers qui vivent dans des zones reculées et dont les maisons n'ont pas la possibilité d'accéder à Internet, à la télévision ou à la radiodiffusion. A cela vient s'ajouter l'annonce faite par l'Etat péruvien, lequel a prorogé la possibilité de poursuivre l'enseignement à distance jusqu'en juillet prochain.<br />Dans ce contexte, l'Eglise d'Iquitos réalise actuellement le renouvellement et l'agrandissement de la station radiophonique du Vicariat apostolique dénommé « La Voix de la forêt » dans le but de faciliter la diffusion virtuelle du matériel d'orientation des programmes « J'apprends à la maison » et « En apprenant avec de la musique Manguaré » destiné aux enseignants, aux parents et aux élèves des communautés les plus reculées de la région.<br />En outre, grâce aux donations sont produits quelques 2.500 récepteurs radiophoniques qui seront distribués avant le début des leçons de cette années aux familles qui ne disposent pas de ressources financières suffisantes pour acheter une radio ou un téléviseur, outre le fait qu'au pire, lesdites familles n'ont pas même accès à l'électricité. Le but est de distribuer 7.000 appareils de ce genre avant la rentrée scolaire.<br />Les récepteurs seront écologiques, étant réalisés avec du matériel recyclable. Ils disposeront de panneaux solaires et de batteries rechargeables incorporés qui en amélioreront notablement l'utilisation. Ils ne dépendront pas des batteries et seront économiques, ne contribuant pas à polluer terres et eaux des fleuves amazoniens » a expliqué Mgr Miguel Fuertes, Administrateur diocésain du Vicariat apostolique d'Iquitos. La campagne veut en outre former 200 enseignants, leur assurant une assistance technique, de manière à ce qu'ils soient en mesure de soutenir les familles et les élèves.<br />Selon les informations fournies par la Direction régionale de l'Instruction de Loreto, seuls 52% de la population scolaire de la région a accès aux services d'instruction à distance selon ses différentes modalités. La situation s'est aggravée au cours de cette dernière année, avec l'arrivée de la pandémie en cette partie d'Amazonie péruvienne. A la crise sanitaire est venue s'ajouter la crise économique due à la paralysie de différentes activités suite à la quarantaine. Fri, 15 Jan 2021 09:23:52 +0100ASIE/INDONESIE - Soutien et promotion de la campagne de vaccination anti-Covid-19 de la part des chrétienshttp://fides.org/fr/news/69400-ASIE_INDONESIE_Soutien_et_promotion_de_la_campagne_de_vaccination_anti_Covid_19_de_la_part_des_chretienshttp://fides.org/fr/news/69400-ASIE_INDONESIE_Soutien_et_promotion_de_la_campagne_de_vaccination_anti_Covid_19_de_la_part_des_chretiensDjakarta – Les chrétiens en Indonésie soutiennent la campagne nationale de vaccination contre le Covid-19. Après la première injection de vaccin faite en directe télévisée au Président indonésien Joko Widodo – premier indonésien à avoir été vacciné – a été lancée la campagne de vaccination au niveau national et les chrétiens ont apporté leur contribution à la sensibilisation afin qu'elle soit la plus étendue possible. Le Président a également souligné que le vaccin Sinovac anti-covid de fabrication chinoise a reçu l'autorisation de la National Agency of Drug and Food Controle ainsi que la certification de conformité à la norme islamique de l'Indonesian Ulema Council , organisme musulman.<br />La Conférence épiscopale d'Indonésie a approuvé publiquement la vaccination contre le Covid-19. Le Père Agustinus Heri Wibowo, Secrétaire exécutif de la Commission interreligieuse des Evêques catholiques, a été le premier représentant catholique à recevoir, avec des fonctionnaires et des responsables civils, la première dose de vaccin. Dans le cadre d'un entretien accordé à l'Agence Fides, le Père Wibowo, prêtre de l'Archidiocèse de Djakarta, a déclaré que « la protection de la santé signifie un bon parcours vers la prospérité. Ma participation à la première tournée de vaccinations publiques au Palais d'Etat a eu pour but de promouvoir la santé au sein de la société ».<br />« Les Evêques d'Indonésie soutiennent la vaccination comme partie fondamentale de la lutte de la nation pour sauvegarder la santé publique. Si tous les indonésiens sont sains, cela signifie que la nation joue sa mission consistant à garantir la prospérité nationale » indique le prêtre. « J'espère que cette vaccination ait de bons résultats pour le peuple indonésien. Je remercie l'administration indonésienne pour son engagement » a-t-il déclaré, rappelant qu'il reste de la responsabilité de tous de continuer à suivre les protocoles anti-virus. La Conférence épiscopale a distribué publiquement cet avis à tous les Diocèses, les invitant à être actifs dans cette campagne de mobilisation.<br />Ainsi que l'a appris Fides, en se mettant sur la même longueur d'onde, l'Association des églises en Indonésie, organisme œcuménique, a fait appel aux églises d'Indonésie afin qu'elles soutiennent la vaccination. « Répondant aux efforts faits pour affronter le Covid-19 au travers de l'approvisionnement en vaccins et de plans de vaccination de la part du gouvernement, l'Association des églises en Indonésie adresse un appel aux églises affiliées afin qu'elles fournissent un soutien optimal en vue de son application » écrit le responsable de l'Association, le pasteur Gomar Gultom, dans une déclaration parvenue à Fides.<br />Les églises chrétiennes ont en outre demandé au gouvernement d'améliorer le processus d'information sur le virus et la campagne de vaccination, surtout au profit des communautés sises dans les zones les plus reculées au travers des différents moyens de communication de masse. Les communautés chrétiennes en Indonésie peuvent jouer un rôle précieux dans ce cadre en se coordonnant avec le gouvernement. « Est prévu un plan d'instruction publique sur les vaccins, sur leur mise en œuvre et leur efficacité. Il est conseillé à toutes les Eglises se de coordonner avec les agences techniques responsables au sein de leurs zones respectives » indique la note.<br />« J'apprécie beaucoup les efforts du gouvernement visant à surmonter cette pandémie. J'ai attendu longtemps ce vaccin en particulier pour les opérateurs sanitaires comme moi. Avec le vaccin, nous nous sentons plus en sécurité de manière à pouvoir servir au mieux la communauté » affirme le Dr. Suka Adyana, chirurgienne à Denpasar, sur l’île de Bali. Lusy Noviani, pharmacienne catholique de l’hôpital catholique Atma Jaya, a, elle aussi, reçu avec satisfaction la dose de vaccin anti-covid19 dans le cadre de la première vaccination nationale. Thu, 14 Jan 2021 13:27:30 +0100AFRIQUE/REPUBLIQUE CENTRAFRICAINE - Calme précaire à Bangui après l'échec de l'offensive rebellehttp://fides.org/fr/news/69399-AFRIQUE_REPUBLIQUE_CENTRAFRICAINE_Calme_precaire_a_Bangui_apres_l_echec_de_l_offensive_rebellehttp://fides.org/fr/news/69399-AFRIQUE_REPUBLIQUE_CENTRAFRICAINE_Calme_precaire_a_Bangui_apres_l_echec_de_l_offensive_rebelleBangui – L'offensive des rebelles contre la capitale centrafricaine, Bangui, a été repoussée . « L'attaque a été repoussée par les Casques bleus en association avec les forces armées centrafricaines » a déclaré le porte-parole de la Mission des Nations-unies en République centrafricaine qui « déplore la perte d'un casque bleu rwandais ».<br />L'attaque des rebelles de la Coalition des patriotes pour le changement a été conduite simultanément à 9 et 12Km du centre de la capitale, à l'aube, contre les unités de l'armée centrafricaine. L'attaque a été repoussée par les militaires avec le concours des casques bleus de la MINUSCA renforcé par des éléments des forces spéciales du Rwanda et peut-être par des conseillers militaires russes.<br />Outre le militaire rwandais, le bilan est de 30 rebelles tués et 5 faits prisonniers selon les sources gouvernementales centrafricaines.<br />L'insécurité dans le pays a empêché trois Evêques de parvenir dans la capitale pour participer à l'Assemblée plénière de la Conférence épiscopale centrafricaine qui se tient du 9 au 18 janvier à cause de la menace contre la population de leurs Diocèses respectifs à cause de la présence des rebelles. Il s'agit de Leurs Excellences NN.SS. Juan-José Aguirre Muñoz, Mirosław Gucwa, et Guerrino Perin, respectivements Evêques de Bangassou, Bouar et Mbaiki.<br />Rappelons que la ville de Bangassou, dans le sud-est du pays, a été prise par les rebelles le Dimanche 3 janvier alors que Bouar, sise dans l'ouest du pays a subi une violente attaque le 9 janvier qui a été repoussée par l'armée. Au cours de l'attaque en question, des centaines de personnes se sont réfugiées dans les couvents Saint Laurent et Saint Elie ainsi que dans la Cathédrale Notre-Dame de Fatima .<br />Le 19 décembre dernier, huit jours avant les élections présidentielles et législatives du 27 décembre, la CPC, coalition regroupant les six plus puissants groupes armés qui ont occupé deux tiers du territoire de la République centrafricaine depuis le début de la guerre civile, voici huit ans, a annoncé une offensive destinée à prévenir la réélection du Président sortant, Faustin Touadéra. Ce dernier a été proclamé vainqueur au premier tour le 4 janvier. Depuis lors, les rebelles ont intensifié leur offensive contre les principaux centres urbains du pays.<br />Les violences ont poussé plus de 30.000 personnes à se réfugier dans les pays voisins, provoquant par ailleurs des dizaines de milliers d'évacués selon les Nations-unies. Thu, 14 Jan 2021 12:51:32 +0100EUROPE/ESPAGNE - Le rôle de l'Eglise pour de nombreux enfants de par le monde dans le cadre de la Journée de l'Enfance missionnairehttp://fides.org/fr/news/69397-EUROPE_ESPAGNE_Le_role_de_l_Eglise_pour_de_nombreux_enfants_de_par_le_monde_dans_le_cadre_de_la_Journee_de_l_Enfance_missionnairehttp://fides.org/fr/news/69397-EUROPE_ESPAGNE_Le_role_de_l_Eglise_pour_de_nombreux_enfants_de_par_le_monde_dans_le_cadre_de_la_Journee_de_l_Enfance_missionnaireMadrid - « Nous voulons faire prendre conscience aux espagnols, et en particulier aux enfants, que nous vivons au sein d'une grande famille et que nous ne pouvons pas être indifférents aux besoins des autres parce que nous sommes loin » a déclaré le Père José María Calderón, Directeur national des Œuvres pontificales missionnaires en présentant la Journée de l'Enfance missionnaire, qui est célébrée en Espagne le Dimanche 17 janvier, avec pour thème « Avec Jésus à Nazareth, nous sommes famille ! ». « L'Eglise joue le rôle de mère, de père et de famille pour de nombreux enfants de par le monde » indique le Père Calderón dans la note envoyée à Fides. Lui-même a été le témoin direct de cette réalité dans le cadre de ses expériences missionnaires. « Nous disons aux enfants qu'ils constituent une valeur, qu'ils sont dignes d’être aimés ». Cette action est soutenu par l'Œuvre pontificale de l'Enfance missionnaire qui représente le soutien annuel que le Saint-Père offre à l'action que les missionnaires effectuent auprès de l'enfance, de l'adolescence et de la maternité.<br />En est la preuve le Diocèse de Yendi, au Ghana, qui est le protagoniste de la campagne de communication de cette Journée. Il s'agit d'un Diocèse rural et sous-développé sis dans le sud du pays, dans lequel les traditions superstitieuses sont à l'ordre du jour. « Lorsqu'un enfant naît avec un défaut physique, il est vu comme un enfant ayant un esprit mauvais et duquel il faut se débarrasser mais nous disons que cela ne peut être fait » affirme l'Evêque de Yendi, S.Exc. Mgr Vincent Sowah Boi-Nai, SVD. C'est pourquoi le Diocèse soutient la maison de Nazareth, gérée par Sœur Thérèse Stan. Cependant l'action de l'Eglise ne se limite pas à ces seuls enfants. Elle arrive également à porter de l'aide aux plus jeunes malnutris, aux enfants de la rue et aux plus nécessiteux, en créant des écoles et des hôpitaux pour les assister. « Il existe des enfants qui sont très intelligents mais personne ne les aide » a déclaré l’Evêque. Ce Diocèse est l'un des 1.115 territoires de mission qui reçoivent chaque année le soutien du Saint-Père au travers de l'Enfance missionnaire. « Nous ne pouvons faire tout cela sans l'aide des Œuvres pontificales missionnaires. L'aide que nous avons reçu en ces années a permis de soutenir les orphelinats et de promouvoir l'assistance à l'enfance et pour cela nous remercions tout un chacun pour son aide » conclut l'Evêque.<br />Sœur Thérèse Stan accueille plus de 80 enfants de la zone de Yendi à la Maison de Nazareth fondée en 2009. Ces enfants présentent une vaste gamme de handicaps : malformations, cécité, trisomie 21, syphilis... « Tous ces enfants ont été accusés de sorcellerie et chassés de leurs communautés et de leurs familles. En outre, ils ont reçu des menaces de mort » explique Sœur Stan. La maison sauve ces enfants et prend pleinement la responsabilité de chacun d'entre eux, comme cela a été le cas pour Sarah, une fillette de quatre ans qui avait été condamnée à mort parce qu'elle ne savait pas parler. Maintenant, elle a appris à le faire et elle est heureuse à la Maison Nazareth. La liste serait infinie. La religieuse affirme trouver force et sens à ce qu'elle ait dans la foi et les musulmans de la zone reconnaissent eux aussi l’œuvre de Dieu dans son action. <br/><strong>Link correlati</strong> :<a href="https://www.omp.es">Pour de plus amples informations</a>Thu, 14 Jan 2021 11:52:44 +0100ASIE/IRAQ - Prière pour la visite du Pape à réciter chaque Dimanche durant les Messes diffusée par le Patriarche de Babylone des Chaldéenshttp://fides.org/fr/news/69396-ASIE_IRAQ_Priere_pour_la_visite_du_Pape_a_reciter_chaque_Dimanche_durant_les_Messes_diffusee_par_le_Patriarche_de_Babylone_des_Chaldeenshttp://fides.org/fr/news/69396-ASIE_IRAQ_Priere_pour_la_visite_du_Pape_a_reciter_chaque_Dimanche_durant_les_Messes_diffusee_par_le_Patriarche_de_Babylone_des_ChaldeensBagdad – A compter de Dimanche prochain, 17 janvier, les chaldéens sont invités à réciter ensemble une prière composée par le Patriarche de Babylone des Chaldéens, S.Em. le Cardinal Louis Raphaël I° Sako, afin de demander au Seigneur Tout-Puissant de rendre possible la visite du Pape François sur la terre des deux fleuves. L'oraison, dont le texte a été diffusé par les moyens de communication officiels du Patriarcat, est la suivante : « Seigneur notre Dieu, accorde au Pape François santé et prospérité, afin qu’il puisse mener à bien cette visite attendue. Bénissez ses efforts pour renforcer le dialogue et la réconciliation fraternelle et pour instaurer la confiance, consolider les valeurs de paix et de dignité humaine, en particulier pour nous, les Iraquiens, témoins d’événements douloureux qui nous ont touchés. Seigneur, notre créateur, illumine nos cœurs de ta lumière, afin que nous voyions le bien et la paix et que nous commencions à les réaliser. Vierge Marie, notre Mère, nous confions à votre attention maternelle la visite du Pape François, afin que le Seigneur nous accorde la grâce de vivre en pleine communion nationale, coopérant fraternellement pour construire un avenir meilleur pour notre pays et ses citoyens. Amen ».<br />Le voyage apostolique du Pape François en Irak, à l'invitation des autorités civils et de l'Eglise locale, a été annoncé officiellement et devrait avoir lieu du 5 au 8 mars prochains. Il est cependant nécessaire de tenir compte du fait que le début de la pandémie de Covid-19 a déjà contraint à reporter sine die d'autres visites apostoliques que le Pape avait l'intention d'effectuer au cours de l'année passée, comme celle à Malte et à Gozo, initialement prévue pour le 31 mai dernier. Thu, 14 Jan 2021 10:59:23 +0100ASIE/KIRGHIZSTAN - Lettre pastorale pour la nouvelle année, « le Christ fidèle à Son Eglise »http://fides.org/fr/news/69395-ASIE_KIRGHIZSTAN_Lettre_pastorale_pour_la_nouvelle_annee_le_Christ_fidele_a_Son_Eglisehttp://fides.org/fr/news/69395-ASIE_KIRGHIZSTAN_Lettre_pastorale_pour_la_nouvelle_annee_le_Christ_fidele_a_Son_EgliseBishkek - « L'année 2020 a porté avec elle des défis sans précédents : de nombreuses personnes sont tombées malades, d'autres continuent à affronter de graves difficultés économiques. Notre pays a traversé des bouleversements politiques et sociaux. Pour beaucoup, le pire de cette période a été de devoir coexister avec une grande incertitude concernant l'avenir. Certains peut-être ont commencé à vaciller dans l'espérance ou à être défiés dans leur foi, se demandant où est Dieu et pourquoi Il permet que tout cela arrive. L'Eglise continue à chercher la lumière dans les moments d'obscurité. Le Christ est toujours fidèle et Lui seul à le dernier mot dans notre vie et dans notre monde. Nous ne savons pas ce que nous portera 2021 mais nous croyons que Dieu continuera à être fidèle à Son Eglise et qu'Il nous aidera à tirer profit des difficultés de notre vie quotidienne pour nous permettre de nous approcher de Lui et les uns des autres. Dieu est Lumière ». C'est ce qu'affirme le Père Anthony Corcoran SI, Administrateur apostolique du Kirghizstan, dans la lettre pastorale diffusée à l'occasion de la nouvelle année 2021, parvenue à l'Agence Fides.<br />Dans son message, le religieux a souligné la présence de l'Eglise aux cotés des fidèles au cours des moments les plus difficiles de la pandémie : « Nous tous avons assisté à des actes de charité et de gentillesse extraordinaires. L'Eglise est parvenue à fournir assistance à de nombreuses personnes nécessiteuses, pas seulement chrétiennes mais également d'autres fois. Il y a eu des occasions de connaissance et de collaboration nées justement au milieu de la pandémie. Nos communautés ont été en mesure de garantir à certains hôpitaux l'approvisionnement en instruments nécessaires. Le centre de réhabilitation pour enfants d'Issyk-Kul a été mis à disposition de médecins, infirmiers et bénévoles qui ont prêté service généreusement auprès des malades au cours de cette période d'épidémie. En tant que communauté catholique, nous sommes parvenus à nous réunir virtuellement chaque jour. Le Christ offre à Son Eglise de grandes opportunités de grâce durant les périodes critiques et l'an dernier a témoigné de Sa fidélité envers nous, Sa petite Eglise au Kirghizstan.<br />La lettre a été remise aux fidèles par le Père Remigiusz Kalski, Curé de la Paroisse Saint Michel Archange de Bishkek, à l'occasion de la Messe solennelle de Noël. Ainsi que cela a été indiqué à l'Agence Fides, à la célébration en question ont participé des fidèles de différents âges et nationalités : « La communauté locale et les nombreux frères et sœurs d'autres pays, réunis autour de l'autel du Seigneur, ont souligné l'Universalité de l'Eglise ». Au terme de la célébration, a eu lieu un moment fraternel, comprenant un échange de dons et le partage du « pain de Noël » selon la tradition de certains groupes ethniques présents au Kirghizstan, dont les slovaques, les polonais, les lituaniens, les biélorusses et les ukrainiens.<br />Au Kirghizstan existent actuellement trois Paroisses dans les villes de Bishkek, Jalal-Abad et Talas, mais e nombreuses petites communautés sont présentes dans les zones rurales du pays. Les catholiques du cru peuvent compter pour l'assistance spirituelle sur sept prêtres, un religieux non prêtres et cinq religieuses franciscaines. En 1997, Saint Jean Paul II institua la Mission sui iuris, comme ce fut le cas dans les Etats limitrophes d'Asie centrale. En 2006, le Pape Benoît XVI éleva la circonscription ecclésiastique au rang d'Administration apostolique. Outre une majorité musulmane, la population compte 7% de chrétiens dont 3% d'orthodoxes. Les juifs, les bouddhistes et d'autres petites minorités constituent 3% de la population environ. Thu, 14 Jan 2021 10:48:44 +0100