Dépêches de Fides en Françaishttp://fides.org/Les Dépêches de l'Agence Fidesen-usAMERIQUE/CHILI - Manifestations d’étudiants contre la violence de la policehttp://fides.org/fr/news/40217-AMERIQUE_CHILI_Manifestations_d_etudiants_contre_la_violence_de_la_policehttp://fides.org/fr/news/40217-AMERIQUE_CHILI_Manifestations_d_etudiants_contre_la_violence_de_la_policeSantiago – A Santiago, des milliers d’étudiants chiliens ont causé des incidents hier, 28 mai, en fin de soirée au terme d’une manifestation de protestation contre la répression de la police et contre la réforme éducative en cours, considérée comme insuffisante. Les affrontements ont eu lieu dans le centre de Santiago, devant le siège du gouvernement, où les étudiants sont arrivés après avoir tenté d’incendier et d’endommager divers magasins voisins. Bien que la manifestation ait commencé de manière pacifique, au milieu des chants et des danses, elle a ensuite dégénéré à cause de petits groupes qui ont agité la masse. La marche avait été organisée contre la répression de la police parce qu’un étudiant de l’Université catholique du Chili, après avoir été blessé par les jets des canons à eau de la police au cours des manifestations du 21 mai, se trouve désormais dans un état grave et lutte pour la vie. Hier soir, les manifestants étaient plus de 100.000 selon les organisateurs.<br />Hier matin, la police a dû disperser les étudiants qui voulaient marcher dans le cadre de manifestations non autorisées à Santiago ainsi que dans le port voisin de Valparaiso, où d’autres affrontements ont été enregistrés. Toujours au cours de la journée d’hier, le Ministre de l’Intérieur a rendu public qu’une enquête sera ouverte afin d’identifier les responsables de l’agression perpétrée contre le jeune blessé par le canon à eau après que la police ait nié en bloc. La note envoyée à Fides par une source locale signale qu’a été diffusée une vidéo montrant l’intervention violente des forces de l’ordre, ce qui a provoqué la réaction des autorités gouvernementales. Fri, 29 May 2015 12:40:18 +0200ASIE/PAKISTAN - Nomination de l’Evêque de Multanhttp://fides.org/fr/news/40216-ASIE_PAKISTAN_Nomination_de_l_Eveque_de_Multanhttp://fides.org/fr/news/40216-ASIE_PAKISTAN_Nomination_de_l_Eveque_de_MultanCité du Vatican – Le Saint-Père François, en date du 29 mai 2015, a nommé Evêque du Diocèse de Multan le Père Benny Mario Travas, Administrateur apostolique de ce même Diocèse.<br />Le Père Benny Mario Travas est né le 21 novembre 1966, à Karachi. Au terme des ses études au Petit et au Grand Séminaire de Karachi, il a été ordonné prêtre pour l’Archidiocèse de Karachi le 7 décembre 1990. Après sept ans de ministère pastoral, il a été envoyé à Rome en vue de la Licence en Droit canonique, obtenue à l’Université pontificale urbanienne en 1997. Revenu dans sa patrie, il a exercé le ministère de Vicaire général de Karachi et, dans le même temps, celui de Recteur du Petit Séminaire Saint Pie X de ce même Archidiocèse, étant en outre enseignant au National Catholic Institute of Theology de Karachi. Il a également été Juge du Tribunal ecclésiastique de Karachi et membre du Collège des Consulteurs et du Conseil presbytéral. Au cours de ces neuf derniers mois, il a été Administrateur apostolique du Diocèse de Multan. Fri, 29 May 2015 12:31:03 +0200AFRIQUE/EGYPTE - Accentuation du contrôle du Synode de l’Eglise copte orthodoxe sur les monastèreshttp://fides.org/fr/news/40215-AFRIQUE_EGYPTE_Accentuation_du_controle_du_Synode_de_l_Eglise_copte_orthodoxe_sur_les_monastereshttp://fides.org/fr/news/40215-AFRIQUE_EGYPTE_Accentuation_du_controle_du_Synode_de_l_Eglise_copte_orthodoxe_sur_les_monasteresLe Caire – Le Synode des Evêques de l’Eglise copte orthodoxe, réuni ces jours-ci au Caire sous la présidence du Patriarche Tawadros II, a délibéré et publié un certain nombre de dispositions disciplinaires qui rendront désormais plus strict le contrôle de l’épiscopat sur la vie des monastères coptes, masculins et féminins. C’est ce qu’indiquent des sources coptes consultées par l’Agence Fides. Parmi les nouvelles règles destinées à entrer en vigueur, se trouve celle qui oblige les Supérieurs des monastères à signaler par lettre au Patriarche les noms des nouveaux candidats à la vie religieuse pour recevoir une approbation. L’institution de nouvelles fondations et maisons monastiques sera également soumise à l’autorisation préalable du Patriarche ou de l’Evêque responsable du Diocèse sur le territoire duquel doit s’installer le nouveau monastère.<br />Les dispositions relatives à la vie monastique font suite à une série de frictions enregistrées récemment entre la hiérarchie épiscopale et certaines communautés monastiques, comme celle du Monastère Saint Macaire, sis dans la zone de Wadi al-Rayan. Au cours de ces derniers mois, les Evêques coptes orthodoxes ont à plusieurs reprises nié toute légitimation aux protestations des moines de Saint Macaire, engagés dans une controverse avec les autorités locales à propos du projet de construction d’une route devant passer sur les terrains du monastère. Les Evêques ont qualifié d’illégal du point de vue canonique l’occupation de l’antique monastère de la part des moines qui l’habitent actuellement tout comme la réalisation récente d’une série d’édifices abusifs.<br />Parmi les recommandations de l’Assemblée synodale, se trouve également celle visant à encourager les couples de fiancés à suivre des cours de préparation spirituelle avant le mariage et une autre proposant de soutenir la diffusion capillaire des comités locaux de la Maison de la Famille égyptienne, organisme de liaison interreligieux créé voici des années par le grand imam d’al-Azhar et par le Patriarche copte orthodoxe, revitalisé ces derniers temps en tant qu’instrument visant à prévenir et à mitiger les litiges sectaires à un moment où une nouvelle explosion du sectarisme fondamentaliste semblait devoir mettre en danger l’unité nationale elle-même. Fri, 29 May 2015 12:23:38 +0200AFRIQUE/NIGERIA - Refus des avortements de masse pour les jeunes filles violées par Boko Haram et proposition d’aides de la part du Président du Comité pour la Santé de la Conférence épiscopale du Nigeriahttp://fides.org/fr/news/40214-AFRIQUE_NIGERIA_Refus_des_avortements_de_masse_pour_les_jeunes_filles_violees_par_Boko_Haram_et_proposition_d_aides_de_la_part_du_President_du_Comite_pour_la_Sante_de_la_Conference_episcopale_du_Nigeriahttp://fides.org/fr/news/40214-AFRIQUE_NIGERIA_Refus_des_avortements_de_masse_pour_les_jeunes_filles_violees_par_Boko_Haram_et_proposition_d_aides_de_la_part_du_President_du_Comite_pour_la_Sante_de_la_Conference_episcopale_du_NigeriaAbuja – Non à l’avortement des jeunes filles libérées des mains de la secte islamiste Boko Haram et mises enceintes par leurs ravisseurs. C’est ce qu’a affirmé S.Exc. Mgr Anselm Umoren, Evêque auxiliaire d’Abuja et Président du Comité pour la Santé de la Conférence épiscopale du Nigeria.<br />Grâce aux récentes offensives menées par les militaires nigérians dans le nord du pays, plusieurs centaines de femmes et de jeunes filles, enlevées par la secte islamiste Boko Haram, ont recouvré la liberté. Plusieurs d’entre elles sont enceintes après avoir subi des violences sexuelles de la part de leurs ravisseurs.<br />« Nous condamnons avec force certaines lignes d’action suggérées par différents groupes et personnes qui porteraient à un avortement de masse » affirme dans un message envoyé à l’Agence Fides Mgr Umoren, faisant référence au débat en cours sur la manière dont les jeunes filles enceintes pourraient être aidées.<br />« La position selon laquelle le meurtre des enfants conçus au travers de la violence sexuelle des terroristes constituerait l’action la plus humaine à mener n’est pas soutenable » poursuit Mgr Umoren. « Vus que les enfants à naître sont innocents et ignares des crimes commis à l’encontre de leurs mères, il est immoral de les punir pour les péchés et les crimes de leurs pères dévoyés ».<br />Le responsable de la pastorale de la santé souligne que l’Eglise catholique est prête à aider les victimes qui ont subi « l’énorme traumatisme de la violence sexuelle ». « En collaboration avec toutes les personnes de bonne volonté, l’Eglise catholique au Nigeria est prête à fournir tout le soutien nécessaire pour accélérer le soin, la réhabilitation et le rétablissement des victimes de manière à ce qu’elles puissent être rapidement réintégrées au sein de la société ». Fri, 29 May 2015 12:23:04 +0200ASIE/PAKISTAN - Victimes innocentes d’accusations de blasphème contraintes à quitter le payshttp://fides.org/fr/news/40213-ASIE_PAKISTAN_Victimes_innocentes_d_accusations_de_blaspheme_contraintes_a_quitter_le_payshttp://fides.org/fr/news/40213-ASIE_PAKISTAN_Victimes_innocentes_d_accusations_de_blaspheme_contraintes_a_quitter_le_paysLahore – Les victimes innocentes d’accusations de blasphèmes sont « marquées pour toujours » : leur vie est en danger même si un tribunal les déclare innocentes. C’est pourquoi elles sont contraintes à quitter le Pakistan. C’est l’expérience de une mère de famille chrétienne, accusée de blasphème au titre de l’article 295-C du Code pénal avec son mari en 2007 et aujourd’hui acquittée.<br />En 2013, lorsqu’elle a été reconnue innocente et relâchée, elle a dû se transférer à l’étranger suite aux menaces des extrémistes qui continuaient à la définir « blasphématrice ». Elle s’est transférée avec son mari et sa fille majeure, obtenant le statut de réfugiée dans un pays voisin. Les conjoints ont cinq autres enfants, confiés à des parents mais ils voudraient regrouper leur famille. « Elle m’a demandé d’organiser le transfert des membres de sa famille demeurant encore au Pakistan » confie à Fides l’avocat chrétien Mushtaq Gill, demandant un soutien international.<br />La mère chrétienne, qui vivait dans le village de Kot Nanak Singh, avait été accusée d’avoir dénigré le coran. Selon un certain nombre de témoins, les accusations étaient totalement fausses et présentées comme prétexte de la part de musulmans qui ne voulaient pas payer les matériels fournis par le mari de la mère chrétienne, qui travaillait dans le secteur du bâtiment. Fri, 29 May 2015 12:22:31 +0200ASIE/HONG KONG - Premier Congrès des Missionnaires laïcs dédié au thème « l’Eglise en Asie : de la conversion à l’Evangélisation »http://fides.org/fr/news/40212-ASIE_HONG_KONG_Premier_Congres_des_Missionnaires_laics_dedie_au_theme_l_Eglise_en_Asie_de_la_conversion_a_l_Evangelisationhttp://fides.org/fr/news/40212-ASIE_HONG_KONG_Premier_Congres_des_Missionnaires_laics_dedie_au_theme_l_Eglise_en_Asie_de_la_conversion_a_l_EvangelisationHong Kong – « L’Eglise en Asie : de la conversion à l’Evangélisation » : tel a été le thème du I° Congrès des Missionnaires laïcs asiatiques organisé par l’Association des Laïcs catholiques de Hong Kong dans le cadre des célébrations du 25ème anniversaire de fondation de l’Association.<br />Selon les informations recueillies par l’Agence Fides, du 22 au 25 mai, une cinquantaine de représentants des missionnaires laïcs provenant de différents pays asiatiques – Cambodge, Japon, Corée du Sud, Malaisie, Philippines etc. – ainsi que des missionnaires d’autres continents oeuvrant à l’Evangélisation de l’Asie se sont retrouvés à Hong Kong pour partager l’appel du Seigneur et les difficultés qu’ils rencontrent dans leur mission outre à définir le service de l’avenir.<br />S.Em. le Cardinal John Tong, Evêque de Hong Kong, a célébré la Messe solennelle de clôture du Congrès, le 25 mai, en la Cathédrale de Hong Kong. Dans son homélie, il a encouragé les missionnaires à se préparer de manière adéquate à leur service : « bien connaître la foi, approfondir la communion de la communauté, participer aux œuvres de charité » pour « construire la paix au sein de la société ». Il a également souligné l’importance des missionnaires laïcs dans la mission d’évangélisation, en suivant l’exemple de Saint François Xavier. Les participants au Congrès ont souhaité qu’une telle rencontre puisse se répéter périodiquement. Fri, 29 May 2015 12:21:37 +0200ASIE/NEPAL - 1% des femmes de la communauté Chepang concernées par l’alphabétisationhttp://fides.org/fr/news/40211-ASIE_NEPAL_1_des_femmes_de_la_communaute_Chepang_concernees_par_l_alphabetisationhttp://fides.org/fr/news/40211-ASIE_NEPAL_1_des_femmes_de_la_communaute_Chepang_concernees_par_l_alphabetisationChitwan – Au sein des districts de Chitwan et Makawampur vit la communauté des Chepang, considérée comme la deuxième ethnie la plus défavorisée de l’ensemble du Népal sur la base d’un ensemble d’indicateurs socio-économiques tels que le dimension de la population, le taux d’alphabétisation, le type d’habitation, la possession de terres cultivables, l’emploi et l’accès à l’enseignement secondaire. C’est pourquoi, dans le domaine éducatif, la Nepal Chepang Association a indiqué que plus des trois quart de l’ensemble des Chepang sont analphabètes et que seules 1% des femmes de cette ethnie savent lire et écrire contre une moyenne nationale de 50%. Jusqu’en 2009, seuls 2 Chepang avaient obtenu un mastère, 21 – sont 4 femmes seulement – disposaient d’une éducation secondaire et 127 – dont 27 femmes – avaient obtenu le diplôme de fin de cycle scolaire.<br />Pour ces motifs, le Centre Coopération et Développement a décidé de concentrer environ 80% de ses interventions sur les deux districts en question au travers de 9 nouvelles écoles, 450 enfants supplémentaires se voyant ainsi garantir un accès à une éducation de qualité. Selon le United Nation Resident and Humanitarian Coordinator’s Office, la population Chepang compte environ 50.000 personnes – soit 0,23% de la population du Népal – présentes principalement dans les districts de Chitwan , Makwampur , Dhading et Gorkha . Des données de la Nepal Living Standard Survey, près de 90% des Chepang vivent en dessous du seuil de pauvreté, gagnant seulement quelques 6.000 roupies népalaises par an et par personne contre une moyenne annuelle nationale de 1.300 dollars par personne. Fri, 29 May 2015 12:00:10 +0200AFRIQUE/MALAWI - Commentaire d’un missionnaire sur le "terrifiant" projet de loi de financeshttp://fides.org/fr/news/40210-AFRIQUE_MALAWI_Commentaire_d_un_missionnaire_sur_le_terrifiant_projet_de_loi_de_financeshttp://fides.org/fr/news/40210-AFRIQUE_MALAWI_Commentaire_d_un_missionnaire_sur_le_terrifiant_projet_de_loi_de_financesLilongwe – Un projet de loi de finances « terrifiant » a été présenté au Parlement du Malawi. Ainsi que l’indique à l’Agence Fides le Père Piergiorgio Gamba, missionnaire montfortain, « après deux années sans fonds concédés par les pays donateurs, fonds qui couvraient jusqu’à 40% du budget de l’Etat, le gouvernement a été contraint à opérer des coupes dans tous les domaines, de la santé à l’éducation, jusqu’au programme qui était jusqu’à présent demeuré intact, à savoir la distribution de fertilisants à plus d’un million et demi de paysans. Ce programme, critiqué depuis des années par l’opposition, est devenu insoutenable y compris pour le gouvernement actuel qui basait sur ce programme une grande partie de son succès électoral ».<br />La suspension des aides étrangères dérive de l’affaire dite du Cashgate, scandale relatif à des malversations perpétrées sur les fonds internationaux par différents hommes politiques et fonctionnaires locaux .<br />« Les impôts ont désormais atteint des niveaux trop élevés pour la population et c’est justement sur les impôts et taxes que se base l’ensemble du projet de loi de finances. C’est pourquoi il est qualifié de terrifiant » déclare le Père Gamba. « Cette année demeurera dans l’histoire de la population du Malawi comme une année sombre : les hôpitaux auront moins de médicaments, les écoles des coûts insoutenables – tous les bonus destinés aux étudiants ayant également été supprimés – et les commerces en général connaîtront une stagnation ».<br />« L’introduction d’une taxe de 10% sur les SMS et l’utilisation d’Internet a, elle aussi, fait beaucoup de bruit – continue le Père Gamba. Entre le manque d’électricité et le difficile fonctionnement de ces moyens de communication, ce tribut n’est certes pas une bénédiction pour les communications sociales, même si les taxes sur les piles destinées aux radios et aux lampes torches ont été réduites ».<br />« Déjà éprouvé par les inondations et la sécheresse, par la xénophobie de l’Afrique du Sud – qui a contraint une bonne partie des migrants malawiens au rapatriement – et par la baisse des prix des matières premières telles que le coton, dont le prix est descendu à 178 Malawi Kwacha au kilogramme, le Malawi se trouve au début d’une année caractérisée par la faim. Et il s’agissait de l’année de l’Exposition universelle de Milan, de la résolution des problèmes alimentaires pour tous les habitants de la planète Terre : la guerre contre la faim n’a pas même commencé dans de nombreuses zones du monde, en Afrique en particulier » conclut le missionnaire. Fri, 29 May 2015 11:56:43 +0200AMERIQUE/REPUBLIQUE DOMINICAINE - Exhortation du Saint-Père à ne pas être indifférents envers les immigrés à l’approche de l’échéance du 17 juinhttp://fides.org/fr/news/40209-AMERIQUE_REPUBLIQUE_DOMINICAINE_Exhortation_du_Saint_Pere_a_ne_pas_etre_indifferents_envers_les_immigres_a_l_approche_de_l_echeance_du_17_juinhttp://fides.org/fr/news/40209-AMERIQUE_REPUBLIQUE_DOMINICAINE_Exhortation_du_Saint_Pere_a_ne_pas_etre_indifferents_envers_les_immigres_a_l_approche_de_l_echeance_du_17_juinCité du Vatican – « Le soin pastoral et caritatif des immigrés, en particulier celui de la voisine Haïti, à la recherche de meilleures conditions de vie en République dominicaine, n’admet pas l’indifférence des Pasteurs de l’Eglise. Nous devons continuer à collaborer avec les autorités civiles pour réaliser des solutions de solidarité aux problèmes de ceux qui sont privés de documents ou se voient nier leurs droits fondamentaux. Il n’existe pas d’excuse pour ne pas promouvoir des initiatives de fraternité et de paix entre les deux pays, qui composent cette splendide île des Caraïbes ». Tels sont les paroles du Saint-Père François dans son discours à la Conférence épiscopale de la République dominicaine, qu’il a reçu hier, 28 mai, à l’occasion de sa visite Ad Limina.<br />La rencontre a eu lieu à l’approche de l’échéance, fixée au 17 juin prochain, fixée pour donner la possibilité à des milliers d’immigrés haïtiens de régulariser leur statut en République dominicaine. De nombreux haïtiens nés en République dominicaine risquent par ailleurs l’expulsion.<br />Selon les informations recueillies par Fides, le nouveau Chancelier d’Haïti, Lener Renauld, a rencontré hier à Santo Domingo son homologue dominicain, Andres Navarro, avec lequel il a discuté des progrès du plan national de régularisation des étrangers privés de documents , que les autorités de la République dominicaine ont lancé en 2013 et qui concerne des milliers d’immigrés haïtiens résidant dans ce pays . Fri, 29 May 2015 11:17:11 +0200ASIE/PAKISTAN - Eglise dévastée et chrétiens roués de coups au Pendjabhttp://fides.org/fr/news/40208-ASIE_PAKISTAN_Eglise_devastee_et_chretiens_roues_de_coups_au_Pendjabhttp://fides.org/fr/news/40208-ASIE_PAKISTAN_Eglise_devastee_et_chretiens_roues_de_coups_au_PendjabLahore – Nouvel épisode de violence à l’encontre des chrétiens au Pakistan. Une église protestante a fait l’objet d’actes de vandalisme et six chrétiens dont un pasteur ont été roués de coups par des hommes armés. Le fait a eu lieu hier à Chakwal, ville de la province du Pendjab située à quelques 300 Km au sud de Lahore. Le pasteur Suhail Masih et cinq autres personnes se trouvaient dans l’église lorsque des agresseurs armés ont pénétré dans l’édifice de culte, à l’instigation d’un imam local. Ils ont commencé à dévaster le lieu et à rouer de coups les personnes présentes, s’enfuyant avant l’arrivée de la police. Deux personnes ont cependant été arrêtées par la police puis relâchées. Les blessés ont quant à eux été hospitalisés pour des blessures légères.<br />Selon les premières reconstructions, ces jours derniers, le pasteur Suhail Masih et ses compagnons avaient été accusés par des musulmans de la zone de se livrer à du « prosélytisme et à des conversions de musulmans ». La communauté chrétienne de Chakwal a organisé une manifestation de protestation en demandant l’arrestation des coupables et le dépôt d’une plainte officielle. Le gouvernement a également été invité à intensifier les mesures de sécurité concernant les églises et à punir ceux qui fomentent la haine et la violence envers les chrétiens au Pakistan.<br />L’attaque survient quelques jours après la violence de masse enregistrée dans le quartier de Sandra, à Lahore, où une foule de musulmans a cherché à incendier une église et endommagé un certain nombre de maisons appartenant à des chrétiens, suite à une fausse accusation de blasphème. Fri, 29 May 2015 11:06:00 +0200ASIE/INDE - Dentistes de rues pour les plus pauvres : un service très répandu mais privé de mesures hygiéniqueshttp://fides.org/fr/news/40207-ASIE_INDE_Dentistes_de_rues_pour_les_plus_pauvres_un_service_tres_repandu_mais_prive_de_mesures_hygieniqueshttp://fides.org/fr/news/40207-ASIE_INDE_Dentistes_de_rues_pour_les_plus_pauvres_un_service_tres_repandu_mais_prive_de_mesures_hygieniquesBangalore – Un groupe de dentistes non spécialisés se sont organisés pour travailler dans les rues de certaines petites villes indiennes, offrant des tarifs très bas à la population la plus pauvre et suscitant la consternation de leurs « collègues » diplômés. A Bangalore, dans le bruit et au milieu de la circulation des autobus, les curieux s’arrêtent pour regarder ces dentistes de rue qui exercent tranquillement leur travail. Ils le considèrent comme un service essentiel pour les millions de pauvres du pays qui ne peuvent se permettre de payer très cher des soins, même si les conditions hygiéniques ne sont pas celles prévues. Les instruments sont soigneusement lavés à l’eau et au savon mais ne sont pas désinfectés. Les prothèses, de toutes formes et dimensions, sont réalisées en Chine et en Inde en ciment dentaire.<br />Dans les grandes villes telles que New Delhi et Mumbai, ces dernières années, les dentistes de rue ont vu leur nombre diminuer à cause de la prise de conscience de la part des personnes du risque qu’elles courent, pouvant contracter le SIDA et d’autres maladies dans ce cadre, alors que les cabinets dentaires voient leur nombre augmenter. Toutefois la figure résiste tant dans les villages que dans de nombreuses autres villes, même si rares sont ceux qui effectuent certains types d’interventions délicates. L’Ordre des dentistes indiens, un organisme privé de dentistes diplômés, ne dispose pas encore du nombre précis des professionnels qualifiés présents dans le pays. On estime que, chaque année, 30.000 jeunes diplômés sortent de l’Université avec cette qualification mais l’Inde ne compte qu’un dentiste pour 10.000 personnes en zone urbaine et un pour 250.000 personnes environ dans les zones rurales. Des dentistes aux nettoyeurs de chaussures, des barbiers aux cuisiniers, les services de rue font partie de la vie quotidienne de l’Inde, en particulier pour les pauvres. Fri, 29 May 2015 10:58:08 +0200ASIE/PAKISTAN - Enfants n’allant pas à l’école pour mendier dans les rueshttp://fides.org/fr/news/40206-ASIE_PAKISTAN_Enfants_n_allant_pas_a_l_ecole_pour_mendier_dans_les_rueshttp://fides.org/fr/news/40206-ASIE_PAKISTAN_Enfants_n_allant_pas_a_l_ecole_pour_mendier_dans_les_ruesKarachi – Au Pakistan, des centaines d’enfants d’âge scolaire vivent et travaillent dans les rues, gagnant quelques centimes de dollars par jour pour aider leurs familles indigentes. Parmi les initiatives promues pour aider ces jeunes, l’organisation sans but lucratif pakistanaise The Citizen Foundation a organisé une école pour les approcher des livres et des crayons à l’intérieur du campus Behram Rustomji, dans le village de Pipri, à 45 Km de Sukkur, la troisième ville de la province du Sindh. A Pipri, plus de 95% des quelques 1.000 familles vivent d’aumônes. La CTF, créée en 1995, gère aujourd’hui 1.060 centres éducatifs dans tout le pays, accueillant les enfants des communautés les plus marginalisées. Pauvreté et analphabétisme constituent les plus importants obstacles au développement du Pakistan. Actuellement, on estime à plus de 6,5 millions le nombre des enfants qui ne vont pas à l’école sachant que 62% d’entre eux sont des fillettes. Des quelques 21,4 millions d’enfants d’âge scolaire inscrits dans les écoles, seuls 66% achèveront leur scolarité alors que 33,2% abandonneront les études avant d’avoir achevé l’école primaire. La situation est encore plus grave pour les enfants des rues, qui, pour aider leurs familles, sont obligés de mendier. Selon les estimations de la Société pour la protection des droits de l’enfance, environ 1,5 millions d’enfants vivent et travaillent dans les rues du pays. Thu, 28 May 2015 12:51:58 +0200AFRIQUE/EGYPTE - Remise en liberté des jeunes coptes faussement accusés d’avoir réalisé une vidéo « outrageuse » envers l’islamhttp://fides.org/fr/news/40205-AFRIQUE_EGYPTE_Remise_en_liberte_des_jeunes_coptes_faussement_accuses_d_avoir_realise_une_video_outrageuse_envers_l_islamhttp://fides.org/fr/news/40205-AFRIQUE_EGYPTE_Remise_en_liberte_des_jeunes_coptes_faussement_accuses_d_avoir_realise_une_video_outrageuse_envers_l_islamMinya – Le tribunal de Minya a accueilli le recours présenté par les défenseurs des quatre adolescents qui se trouvent en détention depuis plus de 40 jours pour outrage à l’islam. Les faits étaient intervenus dans une école du village de Nasiriyya, non loin de la ville de Beni Mazar, en province de Minya. Les quatre jeunes avaient été arrêtés pour être apparus dans une vidéo de quelques secondes filmée à l’aide d’un téléphone portable, dans laquelle était mimée la scène de l’égorgement d’un fidèle musulman en prière, sur l’exemple des horribles exécutions accomplies par les djihadistes du prétendu « Etat islamique ». La brève vidéo, qui représentait à sa manière un acte d’accusation contre les atrocités commises par les djihadistes du prétendu « Etat islamique », avait déchaîné la colère et les fausses accusations d’éléments islamistes de la zone, qui ont contraint les autorités locales à intervenir pour ramener le calme en convoquant le 17 avril dernier une réunion de « réconciliation » entre chrétiens et musulmans, en présence d’imams et de prêtres de la zone. Les familles des jeunes ont dans tous les cas dû payer une caution de 10.000 Livres égyptiennes pour leur libération de chacun d’entre eux. A faire les frais de cette affaire a également été un enseignant de l’école, accusé d’avoir une responsabilité dans la réalisation de la vidéo et dans sa diffusion. Il a été pour cela contraint de quitter le village de Nasiriyya avec sa famille. Thu, 28 May 2015 12:51:29 +0200ASIE/SYRIE - Appel au Pape de la part des frères Maristes d’Alephttp://fides.org/fr/news/40204-ASIE_SYRIE_Appel_au_Pape_de_la_part_des_freres_Maristes_d_Alephttp://fides.org/fr/news/40204-ASIE_SYRIE_Appel_au_Pape_de_la_part_des_freres_Maristes_d_AlepAlep – Depuis le début du conflit syrien, les appels à ne pas abandonner le pays et les aides humanitaires fournies notamment par les institutions liées à l’Eglise « n’ont pas empêché la moitié des chrétiens d’Alep de s’en aller définitivement ». Si l’on veut que l’autre moitié des chrétiens demeure sur place, la seule voie est celle « de mettre fin à la guerre ». C’est en ces termes que s’exprime Nabil Antaki, membre laïc de la communauté des Frères Maristes d’Alep, indiquant à nouveau la fin du conflit comme la seule possibilité pour que ne soit pas annihiler la présence millénaire des chrétiens en Syrie. Il le fait dans le cadre d’un colloque avec la Coordination pour la Paix en Syrie, dont le texte a été envoyé à l’Agence Fides. En accord avec ses confrères d’Alep, il en appelle directement au Pape François, lui demandant « de faire usage de son autorité morale, de son prestige incontestable pour faire pression sur les différents gouvernements afin qu’ils cessent d’armer et de financer les groupes armés, pour qu’ils luttent effectivement contre le Daesh et afin qu’ils fassent bloquer le passage des terroristes au travers de nos frontières du nord ».<br />Selon Nabil Antaki, une solution politique négociée au conflit ne peut avoir des possibilités réalistes de réussite que si les groupes rebelles non djihadistes reconnaissent comme interlocuteur « l’actuel gouvernement de la Syrie, parce qu’il n’est pas possible de négocier avec quelqu’un dont on exige comme condition préalable l’élimination ».<br />En ce qui concerne la situation de la ville martyre syrienne, Nabil Antaki raconte que « Alep est divisée en deux parties : l’est de la ville avec ses 300.000 habitants qui se trouve entre les mains des groupes armés et l’ouest, qui compte 2 millions d’habitants et se trouve sous le contrôle de l’Etat syrien. C’est là que nous vivons et oeuvrons. Nous ne savons pas ce qui se passe dans l’autre partie de la ville » indique Nabil Antaki, ajoutant que « nous sommes bombardés quotidiennement par les rebelles et de nombreux hôpitaux de notre zone de la ville ont été détruits, incendiés ou endommagés par leur action ». Nabil Antaki exprime des jugements critiques sur la proposition visant à faire d’Alep une « ville ouverte » - une hypothèse qu’il estime dépassée par les faits – et surtout à propos de l’hypothèse d’introduire une zone d’interdiction de survol et de disposer des forces d’interposition dans le nord de la Syrie. Selon lui, il s’agirait de mesures qui « avantageraient les groupes armés et mettraient la ville et ses habitants en danger, à la merci du Daesh et d’al-Nusra ». Les considérations qu’il exprime à propos des dynamiques géopolitiques globales alimentant le conflit syrien sont elles aussi significatives : « Depuis 2011 – indique Nabil Antaki – les syriens ont compris que ce qui se passait n’était pas une révolution pour apporter davantage de démocratie en Syrie, plus de respect des droits fondamentaux et moins de corruption. Les syriens savaient, depuis le début, que le « printemps arabe » était le nouveau nom du « chaos constructif » de Condoleezza Rice et du « nouveau Moyen Orient » de l’administration Bush et que ce « printemps » en Syrie aurait débouché soit sur le chaos et la destruction du pays soit sur un Etat islamique. Malheureusement, les deux alternatives risquent de se vérifier toutes les deux ». Thu, 28 May 2015 12:31:25 +0200AFRIQUE/MADAGASCAR - Contestation de la motion de destitution de la part du Président et Message des Evêques dénonçant « la culture de la corruption »http://fides.org/fr/news/40203-AFRIQUE_MADAGASCAR_Contestation_de_la_motion_de_destitution_de_la_part_du_President_et_Message_des_Eveques_denoncant_la_culture_de_la_corruptionhttp://fides.org/fr/news/40203-AFRIQUE_MADAGASCAR_Contestation_de_la_motion_de_destitution_de_la_part_du_President_et_Message_des_Eveques_denoncant_la_culture_de_la_corruptionAntananarivo – Le Président malgache, Henry Rajaonarimampianina, a affirmé ne pas avoir l’intention de démissionner et a contesté la motion de destitution votée par le Parlement . Dans un message télévisé à la nation, le Chef de l’Etat a affirmé « se poser des questions sur le respect des procédures légales et de la transparence », laissant entendre que certains députés ont voté en faveur de sa destitution parce qu’il « ne leur aurait pas accordé de tous-terrains gratuitement ».<br />Le problème de la corruption avait d’ailleurs été dénoncé par les Evêques dans leur message du 13 mai dernier, dans lequel ils affirmaient l’existence d’une « véritable culture de la corruption ». Les Evêques dénoncent en outre les fraudes électorales et l’usage, dans la lutte politique, de dossiers illégaux, souvent basés sur des mensonges, afin de mettre en prison « ceux qui cherchent à résister, fiers de leur liberté ».<br />Le Message dénonce en outre l’existence de « personnes malintentionnées qui cherchent à troubler l’esprit de la population » en diffusant « l’idée du tribalisme, de la lutte des classes, sans parler d’une revendication excessive de la fierté régionale ou du lignage ». « N’oublions jamais que nous formons une seule et unique nation : la nation malgache » avertissent les Evêques.<br />Les Evêques se plaignent enfin du fait que la corruption, le manque de justice et de services publics, in primis de services sanitaires ainsi que la prolifération d’armes sophistiquées fait en sorte que la population est laissée en proie aux réseaux criminels, aux sectes, aux guérisseurs et aux « tribunaux populaires ». « L’autorité de l’Etat n’est plus visible. Les personnes établissent des pactes pour se défendre et défendre leurs propriétés entre habitants des villages, pactes qui comportent divers excès et des ambiguïtés quant à leur exécution ». Thu, 28 May 2015 12:30:45 +0200AFRIQUE - Un tiers des africains dans la pauvreté à cause de la précarité des services sanitaireshttp://fides.org/fr/news/40202-AFRIQUE_Un_tiers_des_africains_dans_la_pauvrete_a_cause_de_la_precarite_des_services_sanitaireshttp://fides.org/fr/news/40202-AFRIQUE_Un_tiers_des_africains_dans_la_pauvrete_a_cause_de_la_precarite_des_services_sanitairesMadrid – L’accès aux soins sanitaires, outre à représenter un droit pour tout homme, est également la pierre milliaire du développement soutenable et de la sécurité mondiale. L’ONG pour le développement ANESVAD a récemment lancé l’alarme à propos du fait qu’un tiers des familles africaines devient pauvre à cause de dépenses sanitaires qu’elles doivent soutenir. Actuellement, environ 1 milliard de personnes de par le monde n’ont accès à aucun service sanitaire et 100 millions deviennent pauvres chaque année à cause de la précarité des services existants. La majeure partie de ces personnes vivent en Afrique, un continent où l’on continue à mourir pour des raisons évitables, la région représentant 11% de la population mondiale. Bien que l’Afrique enregistre 24% des taux mondiaux de morbidité, elle ne dispose que de 3% du personnel sanitaire et ne dédie que de 1% de ses ressources économiques à la santé. En outre, il s’agit d’un continent où le risque qu’un enfant ne parvienne pas à son cinquième anniversaire est huit fois plus élevé qu’en Europe. Thu, 28 May 2015 11:38:33 +0200AMERIQUE/MEXIQUE - Utilisation de l’ensemble des églises de Piedras Negras comme centres d’aide à la population touchée par la tornadehttp://fides.org/fr/news/40201-AMERIQUE_MEXIQUE_Utilisation_de_l_ensemble_des_eglises_de_Piedras_Negras_comme_centres_d_aide_a_la_population_touchee_par_la_tornadehttp://fides.org/fr/news/40201-AMERIQUE_MEXIQUE_Utilisation_de_l_ensemble_des_eglises_de_Piedras_Negras_comme_centres_d_aide_a_la_population_touchee_par_la_tornadeCohauila – L’Evêque de Piedras Negras, Diocèse dont fait partie la ville d’Acuna , S.Exc. Mgr Alonso Gerardo Garza Trevino, a invité l’Eglise catholique à une mobilisation totale pour affronter l’urgence après la catastrophe provoquée par la tornade qui a dévasté Ciudad Acuna le 25 mai . Dans un communiqué adressé aux prêtres et aux fidèles du Diocèse et de tout le nord du Mexique, parvenu à l’Agence Fides, « il a demandé à tous d’élever des prières en faveur des victimes de ce phénomène » exhortant à « fournir des aides matérielles aux nécessiteux ». L’Evêque a décidé que l’ensemble des églises de son Diocèse deviendront des centres de collecte et de coordination des aides pour les sans-abri.<br />Le bilan du passage de la tornade est pour l’heure de 14 morts et le nombre des maisons endommagées de manière significative ou complètement détruites augmente. Dans la zone, l’eau, et d’autres biens de première nécessité, manquent. La vitesse et la force du phénomène ont été impressionnantes puisqu’en six secondes seulement, il a pu causer des dommages si importants. Thu, 28 May 2015 11:31:15 +0200AFRIQUE/BURUNDI - Retrait de l’Eglise du processus électoral afin de « ne pas se rendre garant d’élections pleines de lacunes »http://fides.org/fr/news/40200-AFRIQUE_BURUNDI_Retrait_de_l_Eglise_du_processus_electoral_afin_de_ne_pas_se_rendre_garant_d_elections_pleines_de_lacuneshttp://fides.org/fr/news/40200-AFRIQUE_BURUNDI_Retrait_de_l_Eglise_du_processus_electoral_afin_de_ne_pas_se_rendre_garant_d_elections_pleines_de_lacunesBujumbura – L’Eglise catholique ne participera pas aux élections législatives au Burundi. C’est ce qu’affirme un communiqué de la Conférence épiscopale burundaise. « Après avoir pris en considération la manière dont les élections sont organisées, nous, Evêques de l’Eglise catholique, considérons que les prêtres doivent démissionner et céder leur poste à ceux qui peuvent continuer le travail » a déclaré S.Exc. Mgr Gervais Bashimiyubusa, Evêque de Ngozi et Président de la Conférence épiscopale du Burundi. Différents prêtres occupent en effet des postes importants au sein des Commissions électorales provinciales et communales du pays. « Nous ne pouvons nous porter garants d’élections pleines de lacunes » a souligné Mgr Bashimiyubusa.<br />« On ne sait pas encore si et quand se tiendront les élections législatives, initialement prévues pour le 5 juin » expliquent à l’Agence Fides des sources locales qui ont demandé à conserver l’anonymat pour raisons de sécurité. « Seuls deux partis font actuellement campagne, tous les autres ayant décidé de boycotter le scrutin ».<br />Le 26 juin, sont prévues les élections présidentielles auxquelles entend se présenter le Président sortant, Pierre Nkurunziza, afin d’obtenir un troisième mandat, violant ainsi la Constitution et les Accords d’Arusha qui avaient mis fin à une guerre civile de 13 ans , provoquant ainsi les protestations qui, depuis des semaines, paralysent le pays. « Tous, partis d’opposition, société civile burundaise, institutions africaines et internationales, ont déclaré qu’il n’est pas possible de voter dans ces conditions » soulignent les sources locales. « Les contestations contre l’hypothèse d’un troisième mandat au Président sortant se poursuivent tant dans la capitale, Bujumbura, que dans certaines provinces » ajoutent nos sources. « La police et l’armée empêchent à tous d’entrer dans le centre de Bujumbura. Jusqu’ici, une trentaine de personnes ont été tuées dans le cadre d’affrontements avec la police, qui n’hésite pas à ouvrir le feu sur les manifestants ». Thu, 28 May 2015 11:21:50 +0200ASIE/MYANMAR - Selon des groupes radicaux bouddhistes, « les rohingya ne sont pas des birmans »http://fides.org/fr/news/40199-ASIE_MYANMAR_Selon_des_groupes_radicaux_bouddhistes_les_rohingya_ne_sont_pas_des_birmanshttp://fides.org/fr/news/40199-ASIE_MYANMAR_Selon_des_groupes_radicaux_bouddhistes_les_rohingya_ne_sont_pas_des_birmansYangon – Les rohingya ne sont pas des birmans et n’ont pas le droit de demeurer au Myanmar : c’est en scandant ce slogan que plusieurs centaines de manifestants bouddhistes, conduits par des moines, ont défilé dans les rues de la principale ville de Birmanie, Yangon, demandant de nier l’accueil des réfugiés musulmans d’ethnie rohingya se trouvant depuis des jours à la dérive dans les mers du sud-est asiatique. Les rohingya, une minorité religieuse au Myanmar, subissent depuis des années vexations, oppression et violence de la part de groupes intégristes bouddhistes alors que le gouvernement continue à leur nier le droit à la nationalité.<br />Le Myanmar a enregistré une envolée du nationalisme bouddhiste depuis qu’il a commencé sa transition de la dictature vers la démocratie voici quatre ans. En particulier, parmi les groupes radicaux bouddhistes promoteurs de violences à l’encontre des musulmans, a émergé le mouvement « 969 » qui, depuis 2011, s’est structuré en véritable réseau politique. Des centaines de rohingya, résidant en majorité dans l’Etat birman de Rakhine, ont été tués et 140.000 contraints à abandonner leurs maisons. Le responsable du mouvement « 969 », le moine bouddhiste Ashin Wirathu, avait déjà été arrêté pour incitation à la violence à l’encontre de la communauté islamique. Le mouvement a proposé le boycott des activités économiques appartenant à des musulmans et promeut un « statut social privilégié » pour les citoyens birmans bouddhistes. Au cours de ces dernières semaines, environ 3.000 réfugiés rohingya bengalais et birmans fuyant la pauvreté et la violence ont cherché refuge en Indonésie, en Thaïlande et en Malaisie. Thu, 28 May 2015 10:53:33 +0200AMERIQUE/ARGENTINE - Rencontre entre les autorités de Buenos Aires et les Evêques de la province à propos de la nutrition des nouveaux-nés, de la drogue et de la pauvretéhttp://fides.org/fr/news/40198-AMERIQUE_ARGENTINE_Rencontre_entre_les_autorites_de_Buenos_Aires_et_les_Eveques_de_la_province_a_propos_de_la_nutrition_des_nouveaux_nes_de_la_drogue_et_de_la_pauvretehttp://fides.org/fr/news/40198-AMERIQUE_ARGENTINE_Rencontre_entre_les_autorites_de_Buenos_Aires_et_les_Eveques_de_la_province_a_propos_de_la_nutrition_des_nouveaux_nes_de_la_drogue_et_de_la_pauvreteBuenos Aires – Hier, 27 mai, le gouverneur de Buenos Aires, Daniel Scioli, a eu un déjeuner de travail au Palais du gouverneur avec les Evêques des différents Diocèses de la province de Buenos Aires. La rencontre, qui devient une habitude, a été organisée afin d’affronter différents thèmes, objets de préoccupation au plan social.<br />Au terme de la réunion, à laquelle ont participé également des membres du gouvernement de la province, l’Evêque d’Avellaneda-Lanús, S.Exc. Mgr Ruben Oscar Frassia, a souligné qu’ont été traitées « des questions importantes dont nous estimons qu’elles doivent recevoir une réponse de la part des autorités, de manière à établir un dialogue profitable pour les deux parties ». L’Evêque a précisé que « les thèmes ont été l’instruction, la drogue, la violence, le travail, les choses que le gouvernement fait et les carences dont nous pouvons nous rendre compte ». Il a ensuite ajouté que certains thèmes sont urgents : « La pauvreté, les valeurs, les jeunes, l’importance de la nutrition, qu’il vaut la peine d’approfondir parce qu’un nouveau-né au cours de ses premiers mois, au cours de ses 1.000 premiers jours de vie, peut compromettre sérieusement son avenir et cela signifie avoir soin du citoyen ».<br />A la réunion, n’a pu participer l’Archevêque de La Plata, S.Exc. Mgr Héctor Rubén Aguer, du fait d’une double fracture de la hanche due à une chute. Thu, 28 May 2015 10:20:16 +0200