Fides News - French (Standard)http://fides.org/Les Dépêches de l'Agence FidesfrLes contenus du site sont publiés sous licence Creative Commons.AFRIQUE/KENYA - Message des Evêques du Kenya sur « la crise politique, une opportunité de dialogue pour affronter les problèmes du pays »http://fides.org/fr/news/63088-AFRIQUE_KENYA_Message_des_Eveques_du_Kenya_sur_la_crise_politique_une_opportunite_de_dialogue_pour_affronter_les_problemes_du_payshttp://fides.org/fr/news/63088-AFRIQUE_KENYA_Message_des_Eveques_du_Kenya_sur_la_crise_politique_une_opportunite_de_dialogue_pour_affronter_les_problemes_du_paysNairobi – « La crise politique peut constituer une opportunité pour lancer un dialogue sincère concernant les problèmes irrésolus du pays » affirment les Evêques du Kenya dans un message parvenu à l’Agence Fides, alors que le pays se débat dans la plus grave crise politique et institutionnelle connue depuis les élections présidentielles contestées du 27 décembre 2007.<br />Le souvenir des mois de violence ayant fait suite à la contestée victoire du Président de l’époque, Mwai Kibaki , pèse fortement sur la crise actuelle dérivant de l’annulation des élections présidentielles du 8 août dernier de la part de la Cour Suprême, élections qui avaient été remportées par le Président sortant, Uhuru Kenyatta .<br />Dans l’attente du nouveau scrutin, prévu pour le 26 octobre, le Kenya vit dans l’incertitude et la tension. « Le désordre électoral ininterrompu a empiré les conditions économiques et sociales de la population » écrivent les Evêques. « Notre pays est toujours plus divisé en termes politiques et ethniques. Nos étudiants vivent dans l’angoisse constante en ce qui concerne le déroulement ou non de leurs examens. On a peur de se mettre en voyage à cause des manifestations. Au cours de ces dernières, les citoyens vivent le long du trajet dans la peur de souffrir des conséquences des gaz lacrymogènes ou d’être frappés ou violés ou encore de subir le saccage de leurs propriétés. Des millions de kenyans souffrent à cause de la sécheresse prolongée dans certaines zones de notre pays. Nos infirmiers et opérateurs sanitaires sont encore en grève et les patients souffrent dans toute la nation. L’état de l’économie empire et demeure sans gouvernement. Nous demandons la fin de cette situation d’abandon et de négligence des vies et des problèmes de la population. En tant qu’Evêques catholiques, nous estimons que cela ne peut continuer à se passer sous nos yeux ».<br />Les Evêques lancent un appel au Président Kenyatta, au principal représentant de l’opposition, Raila Odinga, et à leurs coalitions respectives afin qu’ils poursuivent sur le chemin du dialogue national. R. Odinga n’a pas encore rendu officielle l’annonce du retrait de sa candidature aux élections du 26 octobre visant à protester contre l’absence de prise en compte de sa requête de remaniement de la Commission électorale indépendante . L’un des principaux responsables de cette dernière, Roselyn Akombe, a démissionné aujourd’hui, 18 octobre, affirmant que cet organisme n’est pas en mesure d’assurer un scrutin crédible le 26 octobre.<br />Rappelant la récente consécration du Kenya à « Dieu et à Marie, Notre Mère », les Evêques invitent tout un chacun à se servir « de l’arme de la prière, de l’arme de la bonne volonté et de l’amour du prochain » pour garantir la paix au pays. Wed, 18 Oct 2017 12:45:41 +0200ASIE/PAKISTAN - Lancement d’une recherche sur les discriminations au travail frappant les minorités religieuseshttp://fides.org/fr/news/63087-ASIE_PAKISTAN_Lancement_d_une_recherche_sur_les_discriminations_au_travail_frappant_les_minorites_religieuseshttp://fides.org/fr/news/63087-ASIE_PAKISTAN_Lancement_d_une_recherche_sur_les_discriminations_au_travail_frappant_les_minorites_religieusesKarachi – « J’ai quitté mon travail dans une multinationale à Karachi le jour où mon responsable m’a dit de ne pas utiliser les mêmes ustensiles et objets que mes collègues musulmans. Il m’a été demandé de les porter de chez moi et de les tenir séparés au bureau. A ce moment-là, je me suis demandée ce qui se passait et si je n’étais pas, moi aussi un être humain. En quelques minutes, je décidai de quitter ce travail ». Telle est l’histoire racontée à Fides par Parmala Ravi Shankar, activiste des droits fondamentaux de religion hindoue. Le cas bien connu de la chrétienne Asia Bibi est du même acabit : son erreur a été celui d’avoir utilisé le même verre que ses collègues musulmanes.<br />Au Pakistan, il existe des centaines de cas de ce genre, preuve du fort taux de discrimination envers les minorités religieuses existant au sein de la société. Cela a été évoqué ces jours derniers dans le cadre d’un séminaire organisé par la Commission pour les droits fondamentaux du Pakistan en collaboration avec l’Organisation pour les droits fondamentaux des enfants et des travailleurs qui a rassemblé des personnes issues des minorités religieuses au Pakistan.<br />Ainsi que l’explique à Fides Moezam Ali, Président de la CLWO, « l’objectif est de comprendre, au travers d’une enquête combien, dans les villes de Karachi et Hyderabad, en province du Sindh, est répandu le phénomène de la discrimination sur le lieu de travail afin de mettre en évidence les défis à relever et leur impact sur la vie des personnes ». Tous ces « cas d’étude » seront par la suite rassemblés et publiés dans un rapport. La recherche sera conduite avec l’aide de 400 travailleurs non musulmans de la province du Sindh.<br />Kashif Anthony Javed, Coordinateur de la Commission nationale Justice et Paix de la Conférence épiscopale du Pakistan, déclare, en parlant à Fides : « Toute religion enseigne l’amour, la paix et l’accueil. La discrimination envers les minorités religieuses est en revanche le fruit d’une mentalité typique de personnes qui promeuvent la haine et la violence. Il faut cependant dire que la majorité de la population pakistanaise soutient et promeut les droits des minorités religieuses ».<br />La Commission nationale Justice et Paix a raconté l’histoire de Faysal Masih, enseignant dans une école publique et licencié parce qu’étant le seule enseignant chrétien de l’école, sur la base d’un prétexte. Père de quatre enfants, Faysal Masih a eu des difficultés à soutenir sa famille et la NCJP lui a fourni de l’aide tant qu’il n’a pas trouvé un autre poste.<br />Il est bien réel qu’au Pakistan, les minorités religieuses se trouvent face à une discrimination dans les emplois les plus communs. Au cours de ces dernières semaines, le gouvernement du Sindh avait publié un avis de concours concernant le recrutement de personnels de la police provinciale, qui précisait explicitement que les tâches de nettoyage étaient « réservés aux non musulmans ». Partout au Pakistan, le nettoyage des rues et la collecte des déchets urbains est l’apanage des chrétiens et des hindous.<br />Il ne faut pas oublier que les manuels scolaires utilisés dans les écoles contiennent une approche discriminatoire et enseignent souvent que « les musulmans sont supérieurs aux non musulmans ».<br />Abdul Mateen, activiste des droits fondamentaux et musulman, remarque pour Fides : « Il a été triste de voir que mes collègues ont démontré une attitude discriminatoire envers l’un des salariés qui était hindou. Alors que nous avons tous l’habitude de déjeuner ensemble, l’homme en question devait s’asseoir à l’écart. Il a été difficile de les convaincre qu’il s’agissait là d’un acte inhumain, mais ils l’ont finalement compris. De même, c’est un défi que de se débarrasser de cette mentalité discriminatoire sur les lieux de travail. Il faudra du temps parce qu’elle existe depuis des décennies mais il y a toujours un espoir ». Wed, 18 Oct 2017 12:19:57 +0200AMERIQUE/COSTA RICA - Mise en place de dizaines de structures d’accueil en faveur des quelques 5.000 évacués à cause de la tempête Natehttp://fides.org/fr/news/63085-AMERIQUE_COSTA_RICA_Mise_en_place_de_dizaines_de_structures_d_accueil_en_faveur_des_quelques_5_000_evacues_a_cause_de_la_tempete_Natehttp://fides.org/fr/news/63085-AMERIQUE_COSTA_RICA_Mise_en_place_de_dizaines_de_structures_d_accueil_en_faveur_des_quelques_5_000_evacues_a_cause_de_la_tempete_NateSan José – La furie de la tempête tropicale Nate ne se calme pas en Amérique centrale. Le Costa Rica compte au moins 8 morts suite à son passage et quelques 5.000 évacués, ainsi que l’a indiqué le Chef de l’Etat, Luis Guillermo Solis. Selon le responsable de la National Emergency Commission , Ivan Brenes, quelques 80 refuges ont été mis en place pour accueillir les personnes évacuées.<br />Le bilan provisoire de ce qui devrait, selon les experts, devenir un ouragan de classe 1 qui a frappé le Costa Rica, le Nicaragua et le Honduras est ce 23 morts et plus de 20 disparus.<br />Nate a causé de fortes pluies, des glissements de terrain et des inondations, qui ont bloqué des routes, détruit des ponts et endommagé des centaines de maisons dans ces trois pays qui ont déclaré l’Etat d’urgence.<br />Au Costa Rica, 400.000 personnes sont privées d’eau et des milliers ont abandonné leurs habitations. Onze personnes ont perdu la vie en tentant de se rendre au Nicaragua pour fuir la furie de la tempête alors que trois autres sont mortes au Honduras dont deux jeunes, noyés dans un fleuve.<br />« Voici quelques deux semaines, le pays était gravement touché par une tourmente tropicale, plus dévastatrice que l’ouragan Otto qui, en novembre 2016, avait causé des milliers d’évacués au Costa Rica » a déclaré à Fides le Père Edwin Aguiluz Milla, Secrétaire exécutif de la Pastorale sociale Caritas Costa Rica. « Comme cela est souvent le cas avec les équipes de la Caritas, sans négliger notre travail quotidien, nous avons dû concentrer toute notre attention sur cette grave situation d’urgence nationale » a ajouté le Père Milla.<br />« L’intervention de l’Eglise se concentre sur la phase de la réponse, par le biais de l’organisation d’espaces d’accueil, tant dans des structures ecclésiales qu’ailleurs. Une collecte nationale a été réalisée dans les Paroisses, accompagnée d’une campagne dans les moyens de communications de laquelle nous ne connaissons cependant pas encore les résultats parce que nous devons attendre que toutes les Paroisses déposent leurs contributions » continue le Secrétaire exécutif de la Pastorale sociale. « En outre, nous avons réalisé un réseau pour les donations de biens en nature aux personnes ayant subi de dommages, pour l’ouverture de routes endommagées et nous attendons actuellement que le gouvernement trouve un mécanisme légal pour acheminer les fonds visant à aider les petits agriculteurs. Nous envisageons également actuellement un potentiel appel d’urgence à la Caritas Internationalis » conclut le prêtre. Wed, 18 Oct 2017 11:44:04 +0200ASIE/LIBAN - Enseignants des écoles catholiques prêts à la grève pour demander l’augmentation de leurs salaireshttp://fides.org/fr/news/63084-ASIE_LIBAN_Enseignants_des_ecoles_catholiques_prets_a_la_greve_pour_demander_l_augmentation_de_leurs_salaireshttp://fides.org/fr/news/63084-ASIE_LIBAN_Enseignants_des_ecoles_catholiques_prets_a_la_greve_pour_demander_l_augmentation_de_leurs_salairesBeyrouth – Les enseignants des écoles catholiques pourraient proclamer d’ici ce soir, 18 octobre, une grève visant à protester contre le risque d’être exclus des augmentations de salaires liées aux nouvelles dispositions sur les grilles salariales promulguées le 21 août dernier par le gouvernement libanais. C’est ce qu’a confirmé à la presse nationale Rodolphe Abboud, Dirigeant du Syndicat des enseignants des écoles privées, exprimant le croissant malaise des enseignants des instituts d’instruction catholiques devant l’impasse dans laquelle ils se trouvent depuis près de deux mois en ce qui concerne l’interprétation des nouvelles normes salariales et leur application au secteur des écoles privées.<br />Lundi dernier, le Père Boutros Azar, Secrétaire général des écoles catholiques et Coordinateur des Associations éducatives privées, avait donné pour disposition aux instituts scolaires de payer les salaires d’octobre sans prévoir l’augmentation par rapport aux salaires du mois précédent.<br />Les augmentations de salaires déclenchées par les nouvelles dispositions gouvernementales en matière de grille salariale, déjà entrées en vigueur pour les enseignants des écoles publiques, représentent un grave problème pour la stabilité financière de l’ensemble de la réalité des écoles libanaises, gérées pour les deux tiers par des sujets privés, qui en grande partie dépendent des Eglises et communautés chrétiennes libanaises. C’est pourquoi, ainsi que l’a indiqué Fides , les Evêques maronites avaient, dès le début du mois de septembre, demandé au gouvernement de revoir le mécanisme des échelons mis en mouvement par les nouvelles normes en matière de grille salariale ou de prendre en charge les coûts prévus pour financer également l’augmentation des salaires des enseignants des écoles privées. Le Patriarche d’Antioche des Maronites, S.Em. le Cardinal Boutros Bechara Rai, a déclaré à ce propos que les écoles catholiques ne sont pas contraires à l’augmentation des salaires des enseignants mais qu’elles veulent éviter que cette augmentation ne comporte celle des frais de scolarités payés par les familles, demandant pour cette raison à ce que « l’Etat prenne en charge les augmentations salariales des enseignants ». Entre temps, un comité technique institué ad hoc par le Ministre de l’Education, Marvan Hamadé, n’a pour l’heure pas encore suggéré de solutions possibles au problème.<br />Selon ce qu’indique la presse libanaise, une vaste part des écoles catholiques présentes au Liban s’en tiendront aux indications provenant de leur Secrétaire général alors que seuls certains importants instituts catholiques auraient communiqué à leurs corps professoral leur intention de prendre en considération les augmentations de salaires nécessaires pour se conformer aux nouvelles grilles salariales. Wed, 18 Oct 2017 11:22:16 +0200AMERIQUE/ETATS UNIS - Rapport et requête des Evêques en vue d’une prorogation de la protection temporaire des émigrés du Salvador et du Hondurashttp://fides.org/fr/news/63083-AMERIQUE_ETATS_UNIS_Rapport_et_requete_des_Eveques_en_vue_d_une_prorogation_de_la_protection_temporaire_des_emigres_du_Salvador_et_du_Hondurashttp://fides.org/fr/news/63083-AMERIQUE_ETATS_UNIS_Rapport_et_requete_des_Eveques_en_vue_d_une_prorogation_de_la_protection_temporaire_des_emigres_du_Salvador_et_du_HondurasWashington – Proroger le statut de protection temporaire en faveur des personnes provenant du Salvador et du Honduras face à la révision de la part du Congrès et à la possibilité de l’abroger totalement : telle est la requête contenue dans le rapport sur le statut de protection temporaire des migrants intitulé « Clefs fondamentales du développement et de protection de l’Amérique centrale », publié par le Bureau pour les migrations et les services aux réfugiés de la Conférence épiscopale des Etats-Unis.<br />Actuellement le Salvador et le Honduras bénéficient du TPS qui sera revu prochainement de la part de l’administration des Etats-Unis pour certains de leurs ressortissants vivant aux Etats-Unis. Il est estimé que quelques 200.000 personnes provenant du Salvador et 57.000 du Honduras jouissent du TPS, en majorité des parents des plus de 270.000 enfants disposant de la nationalité américaine, nombre desquels sont intégrés dans la vie quotidienne du pays.<br />S.Exc. Mgr . Joe S. Vásquez, Evêque d’Austin et Président de la Commission sur la migration de la Conférence des Evêques catholiques des Etats-Unis , dans sa présentation du rapport affirme : « Ainsi que cela est indiqué dans le présent document, il existe de fortes preuves qui suggèrent que les destinataires actuels du TPS provenant du Honduras et du Salvador ne peuvent y retourner dans des conditions de sécurité en ce moment ».<br />Une délégation de cette Commission épiscopale, conduite par l’Evêque auxiliaire de Los Angeles, S.Exc. Mgr David O'Connell, s’est rendue au Honduras et au Salvador du 13 au 19 août derniers, afin d’examiner les capacités de ces deux pays à accueillir et réintégrer de manière adaptée les destinataires actuels du TPS dans le cas où ils seraient rapatriés.<br />Mgr Vasquez affirme dans son introduction : « Pendant que vous lisez ce rapport, je vous exhorte à aller par la pensée et à adresser des prières en faveur de la population du Salvador et du Honduras, y compris les destinataires du TPS. Je vous encourage à vous engager dans la requête à l’Administration américaine d’une extension du TPS pour le Salvador et le Honduras… et à vous adresser aux élus du Congrès afin de leur demander de soutenir une solution législative en faveur des destinataires du TPS qui se trouvent aux Etats-Unis depuis de nombreuses années ».<br />Le rapport de 17 pages souligne la situation de danger et de persécution violente à laquelle seraient exposées nombre de ces familles si elles se voyaient contraintes à rentrer dans leurs pays. En effet, la violence des bandes et la domination des groupes criminels dans certaines zones de ces deux pays ont contraint de nombreux jeunes et des familles entières à fuir aux Etats-Unis.<br />La conclusion du rapport, outre à demander la prorogation pour un délai de 18 mois de la validité du TPS, invite les gouvernements du Salvador et du Honduras à promouvoir des politiques d’accueil et de sécurité en faveur des migrants qui désirent rentrer dans leur pays. Elle demande également aux Etats-Unis de continuer à soutenir les politiques de développement en Amérique centrale en tant qu’arme contre la migration forcée.<br />De plus amples détails concernant cette situation peuvent être trouvés sur le site de la Conférence épiscopale et sur celui de la Commission . Wed, 18 Oct 2017 10:56:53 +0200AFRIQUE/NIGERIA - Proposition de renégociation de l’unité nationale de l’Archevêque d’Abujahttp://fides.org/fr/news/63081-AFRIQUE_NIGERIA_Proposition_de_renegociation_de_l_unite_nationale_de_l_Archeveque_d_Abujahttp://fides.org/fr/news/63081-AFRIQUE_NIGERIA_Proposition_de_renegociation_de_l_unite_nationale_de_l_Archeveque_d_AbujaAbuja – « En politique, tout est négociable, y compris la manière de vivre ensemble » a affirmé S.Em. le Cardinal John Olorunfemi Onaiyekan, Archevêque d’Abuja, dans son discours devant la XVIII° Conférence annuelle des Frères des écoles chrétiennes de l’Agnes Catholic Church.<br />Alors qu’au Nigeria refait surface le spectre du sécessionnisme du Biafra , le Cardinal a ouvert la possibilité de renégocier la forme de l’unité nationale. « Nous devons être prêts – a-t-il affirmé – à renégocier les termes de notre unité pour montrer que nous voulons demeurer unis et que nous ne sommes pas un groupe de prisonniers enfermés dans une prison mais bien une nation composée de populations différentes qui ont librement décidé de vivre ensemble dans l’unité ».<br />« Récemment – a ajouté le Cardinal – beaucoup a été dit sur l’unité du Nigeria et sur le fait que la cohésion nationale n’est pas négociable. Cependant, une déclaration semblable n’a pas beaucoup de sens à mon avis parce qu’en politique tout est négociable ».<br />La sécession est difficilement praticable et surtout comporte des risques énormes, a souligné le Cardinal Onaiyekan, rappelant non seulement l’expérience nigériane mais également les drames ayant fait suite à la séparation de l’Inde et du Pakistan.<br />« Si nous décidons que nous devons demeurer ensemble, nous devons avoir le courage de faire ce qui est nécessaire pour construire un pays uni. Pour ce faire, nous devons nous baser sur les énormes ressources que Dieu a donné à notre pays » a conclu le Cardinal.<br />Après la guerre du Biafra , la Fédération nigériane a subi différentes restructurations territoriales jusqu’à parvenir à sa configuration actuelle, comprenant 36 Etats fédérés. Une nouvelle distribution politique et administrative ainsi qu’une différente répartition des pouvoirs entre Etat fédéral et Etats fédérés pourraient permettre de répondre aux requêtes des populations du sud, qui demandent une meilleure redistribution de la rente pétrolière provenant de leurs terres.<br />Au Nigeria, al question du Biafra a été ramenée sur le devant de la scène par l’IPOB dont le responsable, Nnamdi Kanu, semble être en fuite, ne s’étant pas présenté aujourd’hui, 17 octobre, au tribunal d’Abuja, où il devait répondre des accusations de trahison et d’attentat contre la sécurité de l’Etat. Tue, 17 Oct 2017 13:16:47 +0200ASIE/TURQUIE - Nouvelles interférences et pressions dans le processus d’élection du nouveau Patriarche arménien apostolique de Constantinoplehttp://fides.org/fr/news/63080-ASIE_TURQUIE_Nouvelles_interferences_et_pressions_dans_le_processus_d_election_du_nouveau_Patriarche_armenien_apostolique_de_Constantinoplehttp://fides.org/fr/news/63080-ASIE_TURQUIE_Nouvelles_interferences_et_pressions_dans_le_processus_d_election_du_nouveau_Patriarche_armenien_apostolique_de_ConstantinopleIstanbul – L’archevêque Karekin Bekdjian, actuel locum tenens du Patriarche arménien apostolique de Constantinople, a envoyé, au début du mois d’octobre, une lettre aux possibles candidats à la charge de Patriarche, dans le cadre du processus en cours visant à choisir le successeur de Mesrob II Mutafyan, Patriarche arménien apostolique de Constantinople jeune et entreprenant rendu inapte par une maladie inguérissable l’ayant frappé en 2008. Les potentiels candidats doivent être nés en Turquie ou dans tous les cas appartenir à une famille de nationalité turque. Or seuls 11 membres du clergé patriarcal répondent à ce critère de sélection.<br />Entre temps, des épisodes se succèdent faisant penser à un boycott tacite du processus d’élection patriarcale en cours de la part des institutions turques. Le dernier signal allant en ce sens provient des déclarations de Bedros Sirinoglu, Président de la Fondation de l’hôpital arménien Surp Pırgic, qui ne cache pas disposer de contacts à haut niveau au sein des institutions nationales. Selon lui, les organes turcs n’apprécient pas que le processus de nomination soit géré en sa qualité de locum tenens par l’archevêque Karekin Bekdjian. Ce dernier a répondu aux déclarations de Bedros Sirinoglu en indiquant n’avoir reçu aucun signal officiel de défiance de la part des institutions turques, même s’il est confirmé que les lettres officielles adressées fin août par le Patriarcat arménien aux autorités turques afin de solliciter la reprise des procédures visant à l’élection du nouveau Patriarche n’ont pas encore reçu de réponse. Tue, 17 Oct 2017 12:50:17 +0200ASIE/PHILIPPINES - Après la libération de Marawi, priorité au développement économique des zones musulmaneshttp://fides.org/fr/news/63079-ASIE_PHILIPPINES_Apres_la_liberation_de_Marawi_priorite_au_developpement_economique_des_zones_musulmaneshttp://fides.org/fr/news/63079-ASIE_PHILIPPINES_Apres_la_liberation_de_Marawi_priorite_au_developpement_economique_des_zones_musulmanesCotabato – La ville de Marawi, sise sur l’île philippine de Mindanao, dans le sud du pays, a été libérée. L’armée a repris le plein et entier contrôle du territoire qui avait été envahi et occupé le 23 mai dernier par des militants islamistes fidèles au prétendu « Etat islamique », lesquels ont tenu tête et combattu pendant cinq mois, retranchés dans les édifices du chef-lieu alors que les militaires assiégeaient la ville. La confirmation officielle de la libération de Marawi a été fournie par le Président philippin, Rodrigo Duterte, qui, en visitant la ville, a remercié les militaires engagés dans l’entreprise de la libération de Marawi, donnant officiellement le signal du début de la phase de reconstruction.<br />Le conflit, qui a duré 148 jours, a fait plus de 1.000 victimes : 163 militaires, 822 militants islamistes et 47 civils. Hier, l’armée avait par ailleurs confirmé la mort des principaux responsables terroristes ayant conduit l’occupation, Omar Maute et Isnilon Hapilon, tués par les militaires aux premières heures de la nuit du 16 octobre.<br />Dans un message envoyé à Fides, l’Evêque de la Prélature apostolique de Marawi, S.Exc. Mgr Edwin de la Pena, souhaite que « la mort des responsables terroristes mette fin aux hostilités et marque le début d’une nouvelle vie pour la ville » où la Cathédrale catholique a, elle aussi, été saccagée et endommagée.<br />Interpellé par l’Agence Fides, le Père Eliseo Mercado, missionnaire des Oblats de Marie Immaculée à la tête de l'Institute for Autonomy and Governance de la Notre-Dame University, université catholique sise à Cotabato, exprime sa satisfaction s’agissant de la fin du conflit, tout en ajoutant : « Maintenant débute une bataille d’idées : l’extrémisme violent contre le respect et la construction de la paix et du bien commun ; le radicalisme islamique contre le dialogue, la coexistence et l’inclusion. Pour remporter cette compétition, il est urgent de disposer d’une approche globale et pas seulement militaire. Il faut surtout que, dans les zones à majorité musulmane de l’île de Mindanao, le gouvernement travaille avec ardeur en faveur de l’instruction, du travail, du développement économique, de l’éradication de la pauvreté et de la construction d’infrastructures. C’est seulement ainsi qu’il sera possible de retirer du terrain sous les pieds de la propagande du prétendu « Etat islamique », financée depuis l’étranger et d’affaiblir l’influence des groupes radicaux sur la population musulmane de Mindanao ».<br />Le Père Mercardo, qui est l’un des meilleurs experts de la question islamique à Mindanao et actuellement consultant du Bureau présidentiel chargé du processus de paix, explique : « Nous sommes heureux pour Marawi, qui est maintenant en ruines et qui sera toute neuve. Cependant, dans d’autres villes de Mindanao, telles que Zamboanga, Cotabato et Iligan, pourrait se répéter une action des terroristes. Le défi consiste aujourd’hui à retirer air et efficacité à leur narration et ceci n’est possible qu’en réalisant concrètement l’idée d’inclusion pleine et entière des communautés islamiques au sein de la société philippine, en les arrachant à la marginalisation et à la pauvreté ». En ce sens, le prêtre relève que « l’approbation de la Bangsamoro Basic Law instituant une nouvelle région autonome musulmane pourrait aider ». Dans ce cadre, l’Eglise « se fait promotrice d’un dialogue à 360° et d’une nouvelle et vaste plateforme de coopération entre chrétiens et musulmans » conclut le Père Mercado. Tue, 17 Oct 2017 12:27:42 +0200AFRIQUE/MADAGASCAR - Intervention de la Commission épiscopale pour la Pastorale de la Santé suite à l’alarme pestehttp://fides.org/fr/news/63078-AFRIQUE_MADAGASCAR_Intervention_de_la_Commission_episcopale_pour_la_Pastorale_de_la_Sante_suite_a_l_alarme_pestehttp://fides.org/fr/news/63078-AFRIQUE_MADAGASCAR_Intervention_de_la_Commission_episcopale_pour_la_Pastorale_de_la_Sante_suite_a_l_alarme_pesteAntananarivo – A Madagascar est en cours une épidémie de peste pulmonaire, la forme la plus grave et la plus létale de la peste qui, selon le Ministère de la Santé local, a concerné jusqu’ici 343 personnes et causé la mort de 42 d’entre elles.<br />« En cette période d’inquiétude et de soucis qui sévissent à Madagascar, la Commission épiscopale pour la Pastorale des milieux de la santé manifeste la sollicitude de l’Eglise envers les familles des défunts, les malades de la peste et toute la communauté » peut-on lire dans la lettre de S.Exc. Mgr Marie Fabien Raharilamboniaina, Evêque de Morondava et Président de la Commission épiscopale pour la Pastorale de la Santé, parvenue à Fides.<br />« Nous encourageons l’effort du gouvernement à travers le Ministère de la Santé Publique dans sa lutte contre la propagation de la peste » poursuit l’Evêque.<br />L’Eglise « veut proche des personnels de santé et les encourage à poursuivre cette lutte avec persévérance et confiance. Elle encourage tout un chacun à renforcer sans relâche la propreté de leur environnement et de mettre en pratique les recommandations du Ministère de la Santé Publique et de l’Organisation Mondiale de la Santé en cas de maladie et décès ».<br />L’Evêque continue en déclarant que l’Eglise invite en outre « tout un chacun à ne pas rejeter les suspects et les malades de peste ». Elle appelle à « la responsabilité de chacun à se prendre en charge à temps devant tout signe d’appel, aussi minime qu’il soit, car la peste est guérissable, la vigilance à toute tentative de corruption et de manipulation politique devant la situation de faiblesse de la population et la promptitude à communiquer en cas de suspicion ».<br />« Les dispensaires catholiques sont appelés à contribuer et à collaborer activement dans la prise en charge des malades, en respectant toutes les mesures de précaution requises. Que Notre-Dame du Rosaire nous accompagne dans cette lutte, la grâce et la paix de Notre Seigneur Jésus-Christ soient toujours avec nous » conclut Mgr Raharilamboniaina.<br />Sur le thème est intervenue également l’OMS, avertissant que la maladie se diffuse actuellement avec rapidité et présente un fort degré de contamination. Parmi les premières mesures visant à contenir l’urgence, le Premier Ministre, Olivier Mahafaly Solonandrasana, a annoncé l’interdiction des réunions publiques importantes par le nombre de participants, en particulier dans la capitale, Antananarivo, et dans les principales villes du pays.<br />Depuis 1980, la peste réapparaît chaque année dans le pays, généralement d’octobre à mars. Le premier décès a toutefois été enregistré le 28 août dernier. Selon l’Institut Pasteur, la peste a frappé 40.000 personnes en Afrique et en Asie au cours de ces 15 dernières années. Tue, 17 Oct 2017 11:49:40 +0200ASIE/IRAQ - Nouveaux vents de guerre sur la plaine de Ninivehttp://fides.org/fr/news/63077-ASIE_IRAQ_Nouveaux_vents_de_guerre_sur_la_plaine_de_Ninivehttp://fides.org/fr/news/63077-ASIE_IRAQ_Nouveaux_vents_de_guerre_sur_la_plaine_de_NiniveTelkaif – Ce qu’il est convenu d’appeler les Brigades Babylone, formations de milices de protection populaire comptant dans leurs rangs notamment des miliciens chrétiens, ont intimé aux milices kurdes Peshmergas d’abandonner toutes les zones de la plaine de Ninive sous leur contrôle, recevant le refus des contingents kurdes répondant au gouvernement de la Région autonome du Kurdistan irakien. Au cours de ces derniers jours, les Peshmergas avaient arrêté des membres du clan familial de Ryan al Keldani, connu aussi sous le nom de Ryan le Chaldéen, chef de ce qu’il est convenu d’appeler les Brigades Babylone. Des sources kurdes ont indiqué que les Peshmergas déployés dans la plaine de Ninive répondront militairement à toutes les composantes armées qui tenteront de franchir la frontière des zones qu’ils contrôlent.<br />Les intimations de ce qu’il est convenu d’appeler les Brigades Babylone et l’hypothèse d’une attaque de leur part des positions des Peshmergas représentent seulement l’un des symptômes des nouveaux conflits qui semblent planer sur de vastes zones du nord de l’Irak, à peine libérées de l’occupation ou du siège des djihadistes du prétendu « Etat islamique » après le référendum indépendantiste kurde du 25 septembre dernier. Parmi les zones contestées entre le gouvernement irakien et les forces indépendantistes kurdes, outre celle de Kirkuk, riche en pétrole, se trouve également la plaine de Ninive, zone de présence traditionnelle des communautés chrétiennes autochtones. Les tensions entre ce qu’il est convenu d’appeler les Brigades Babylone et les Peshmergas kurdes alimentent des préoccupations également parmi les chrétiens qui, au cours de ces derniers mois, avaient fait retour dans leurs villages de la plaine de Ninive après avoir vécu longtemps comme évacués lorsque Mossoul et la plaine en quesstion se trouvaient sous le joug du prétendu « Etat islamique ». Les évacués chrétiens revenus à leur domicile craignent de voir la plaine de Ninive se transformer à nouveau en champ de bataille, cette fois entre les Peshmergas kurdes et l’armée irakienne ou ce qu’il est convenu d’appeler les Brigades Babylone et d’autres forces de mobilisation populaire, en majorité chiites, qui ont pris part aux opérations militaires contre les djihadistes du prétendu « Etat islamique ». Tue, 17 Oct 2017 11:36:37 +0200AMERIQUE - Un Synode pour neuf pays impliquant plus de 500 peupleshttp://fides.org/fr/news/63076-AMERIQUE_Un_Synode_pour_neuf_pays_impliquant_plus_de_500_peupleshttp://fides.org/fr/news/63076-AMERIQUE_Un_Synode_pour_neuf_pays_impliquant_plus_de_500_peuplesLima – L’initiative du Pape François annoncée ce Dimanche 15 octobre avant la prière de l’Angelus est fascinante et singulière : « Accueillant le désir de quelques Conférences épiscopales d’Amérique Latine, ainsi que la voix de divers pasteurs et fidèles d’autres parties du monde, j’ai décidé de convoquer une Assemblée spéciale du synode des évêques pour la région pan-amazonienne, qui aura lieu à Rome au mois d’octobre 2019. L’objectif principal de cette convocation est d’identifier de nouvelles voies pour l’évangélisation de cette partie du Peuple de Dieu, spécialement des indigènes, souvent oubliés et sans perspective d’un avenir serein, notamment à cause de la crise de la forêt amazonienne, poumon d’une importance capitale pour notre planète ».<br />Le Pape l’avait déjà suggéré dans le cadre de la récente rencontre avec les Evêques du Pérou au Vatican, dans le cadre de leur visite ad limina : un Synode dédié à réfléchir sur les peuples et les nations qui vivent dans la forêt pluviale amazonienne et sont les peuples de neuf pays : le Brésil , le Pérou , la Bolivie , la Colombie , l’Equateur , le Venezuela et le Surinam, le Guyana et la Guyane française .<br />« Il s’agit de penser que ce Synode devra constituer une expérience territoriale incarnée – a déclaré à Fides Mauricio López, Secrétaire exécutif du Réseau ecclésial pan-amazonien . Il est vrai qu’il s’agit d’un Synode qui représente l’effort des Evêques et de l’Eglise visant à répondre à une réalité émergente et ayant une importance particulière pour la planète. Cependant, pour qu’il ne soit pas seulement en faveur de la pan-amazonie, nous désirons qu’il s’agisse d’un Synode ayant un caractère profondément territorial, c’est-à-dire que soient présentes les voix de ceux qui vivent dans la zone. D’un côté les Evêques naturellement, mais surtout la vie religieuse incarnée qui est assurée chaque jour sur ce territoire par des prêtres, des missionnaires et des laïcs, hommes et femmes ».<br />S.Em. le Cardinal Claudio Hummes, en sa qualité de Président du REPAM, a souligné que « les peuples, en particulier les peuples indigènes, et les communautés amazoniennes, sont protagonistes de leur propre histoire. Dans ce cas, ils devraient également disposer de leur propre voix à l’intérieur du Synode pour faire en sorte que nous puissions avoir un regard sur l’horizon de leur avenir, en termes politiques, économiques, culturels, sociaux et religieux ». Le Cardinal s’est déclaré très content de la décision de convoquer le Synode parce que, selon lui, « il est non seulement d’importance universelle mais il aura des répercussions universelles ». « Il sera célébré à Rome afin que le Pape puisse être avec nous chaque jour de ce Synode et qu’il puisse par suite avoir une répercussion mondiale sur l’importance de la mission dans l’Eglise, des missionnaires des siècles passés mais surtout des missionnaires actuels et de toute la population de l’Amazonie, pour nous de l’Eglise au Brésil et dans les autres pays pan amazoniens ».<br />Dans la région amazonienne de l’Amérique du Sud, vivent 2.779.478 aborigènes appartenant à 390 peuples indigènes et à 137 peuples n’étant pas encore complètement impliqués. Il s’agit de personnes parlant 240 langues différentes appartenant à 49 secteurs linguistiques les plus importants du point de vue historique et culturel. Tue, 17 Oct 2017 11:17:44 +0200ASIE/INDE - Prière en faveur de sept chrétiens d’Orissa, incarcérés bien qu’innocentshttp://fides.org/fr/news/63075-ASIE_INDE_Priere_en_faveur_de_sept_chretiens_d_Orissa_incarceres_bien_qu_innocentshttp://fides.org/fr/news/63075-ASIE_INDE_Priere_en_faveur_de_sept_chretiens_d_Orissa_incarceres_bien_qu_innocentsKochi – L’Eglise en inde se retrouve en prière pour la remise en liberté de sept chrétiens innocents de l’Etat de l’Orissa, incarcérés depuis neuf ans. Leurs noms sont Bhaskar Sunamajhi, Bijay Sanseth, Buddhadev Nayak, Durjo Sunamajhi, Gornath Chalanseth, Munda Badamajhi et Sanatan Badamajhi. Ainsi que l’a appris Fides, les sept hommes originaires du district de Kandhamal, théâtre de la vague de violences antichrétiennes de 2007 et 2008, sont accusés injustement de faire partie des responsables du meurtre du responsable hindou Swami Laxmanananda Saraswati, tué en Orissa le 23 août 2008. Un tribunal de district les a condamnés en 2013 et un appel est en cours devant la Haute Cour de Cuttack. L’audience du procès a été reportée plusieurs fois. L’épisode de la mort du responsable hindou fut la cause immédiate de l’explosion de la violence antichrétienne de 2008. Les chrétiens furent accusés de l’homicide alors que ce dernier fut par la suite revendiqué et attribué à des groupes maoïstes.<br />Ces jours derniers, dans le cadre d’une assemblée de prêtres tenue au Kerala sur le thème « Que s’est-il passé à Kandhamal ? », les participants ont rappelé que l’Eglise en Inde a organisé des veillées de prière pour le Père Tom Uzhunnalil, salésien indien enlevé au Yémen puis libéré. « Maintenant, il est urgent de prier pour les innocents de Kandhamal » remarque pour Fides le journaliste et intellectuel catholique Anto Akkara, qui a voyagé à de nombreuses reprises dans le district et a écrit différents ouvrages sur ce sujet. Dans l’un de ces livres enquêtes, intitulé « Qui a tué Swami Laxmanananda ? », le journaliste mentionne des preuves qui disculpent les sept chrétiens.<br />Des prêtres, en collaboration avec Anto Akkara, ont élaboré une prière spéciale qui sera diffusée parmi les communautés catholiques d’Orissa et dans d’autres Etats indiens. Des Evêques, des prêtres, des religieux et des laïcs indiens sur l’ensemble du territoire ont confirmé vouloir s’unir à la campagne de prière pour les sept victimes innocentes. « Je ne doute pas que la foi doit conduire à l’action. Le sang des martyrs inspirera les fidèles à supporter ceux qui sont sans voix. Après le lancement de la campagne, des milliers de personnes ont déjà commencé à prier pour les innocents de Kandhamal » déclare Anto Akkara à Fides.<br />Des activistes en faveur des droits fondamentaux, des opérateurs sociaux, des journalistes et des responsables de l’Eglise ont contesté les conclusions du tribunal de district ayant condamné les sept chrétiens en première instance. La décision a été basée sur la théorie d’une conspiration qui manquait de preuves et d’authenticité. Anto Akkara a également lancé une pétition sur Internet en faveur de la remise en liberté des sept condamnés, l’adressant au Président de la Cour Suprême de l’Inde, au Président de l’Union indienne et au Président de la Commission nationale pour les droits fondamentaux. « Ceci constitue pour moi un voyage de foi. Le Seigneur a guidé mon chemin au cours de ces neuf dernières années et la pétition comme la campagne de prière ont émergé du désir de vérité et de justice » conclut Anto Akkara.<br />Le district de Kandhamal, dans l’Etat de l’Orissa, a connu des tensions intercommunautaires et une vague de violence sans précédents au moment de Noël 2007 puis à compter d’août 2008. La violence, qui a duré au moins quatre mois, a tué plus de 100 personnes et a fait de 56.000 personnes des sans abri. Tue, 17 Oct 2017 10:49:58 +0200AFRIQUE/EGYPTE - Déclarations de l’Evêque copte orthodoxe de Beba à propos de la personnalité « criminelle et non psychologiquement fragile » de l’assassin du prêtre mort le 13http://fides.org/fr/news/63074-AFRIQUE_EGYPTE_Declarations_de_l_Eveque_copte_orthodoxe_de_Beba_a_propos_de_la_personnalite_criminelle_et_non_psychologiquement_fragile_de_l_assassin_du_pretre_mort_le_13http://fides.org/fr/news/63074-AFRIQUE_EGYPTE_Declarations_de_l_Eveque_copte_orthodoxe_de_Beba_a_propos_de_la_personnalite_criminelle_et_non_psychologiquement_fragile_de_l_assassin_du_pretre_mort_le_13Le Caire – Le jeune égyptien Ahmed Said al-Sonbati qui a tué à coups de poings et de couteau le prêtre copte Samaan Shahata dans une rue de la périphérie du Caire le 13 octobre dernier n’est pas une personne affectée de troubles mentaux mais un criminel déjà connu des forces de police pour de précédents actes de violence. C’est ce que souligne avec clarté l’Evêque copte orthodoxe de Beba, al Fashn et Samasta, Anba Stephanos, afin de rejeter les versions fournies par les moyens de communication égyptiens qui interprètent le meurtre du prêtre comme un acte de violence commis par une personne instable. De telles rumeurs ont en effet été accréditées par les sources officielles du Ministère de l’Intérieur lui-même qui ont attribué les précédents pénaux – tels que la tentative d’incendier son domicile ou les violences physiques commises à l’encontre de son père – comme dérivant de son état de « désordre mental ».<br />Le prêtre copte Samaan Shetata, marié et père de trois enfants, appartenant à un Diocèse de Haute Egypte, se trouvait au Caire pour collecter des fonds au profit des pauvres de sa région de provenance lorsqu’il a été agressé et massacré dans la rue par Ahmed Said al-Sonbati. Après l’homicide, l’Evêque copte orthodoxe Raphael, Secrétaire du Saint Synode de l’Eglise copte orthodoxe, avait diffusé un communiqué dans lequel il déplorait entre autre le fait que de nombreux criminels et terroristes artisans de violences à l’encontre des chrétiens n’aient été frappé d’aucune peine, certains ayant même été relâchés après leur arrestation. Une telle anomalie – indiquait-il encore – contribue à diffuser l’impression que les crimes commis à l’encontre de citoyens chrétiens demeurent souvent impunis. Mon, 16 Oct 2017 13:16:34 +0200AFRIQUE/SOMALIE - L’affrontement entre le Qatar et l’Arabie Saoudite derrière l’attentat de Mogadiscio ?http://fides.org/fr/news/63073-AFRIQUE_SOMALIE_L_affrontement_entre_le_Qatar_et_l_Arabie_Saoudite_derriere_l_attentat_de_Mogadisciohttp://fides.org/fr/news/63073-AFRIQUE_SOMALIE_L_affrontement_entre_le_Qatar_et_l_Arabie_Saoudite_derriere_l_attentat_de_MogadiscioMogadiscio – Il pourrait y avoir la crise du Golfe entre le Qatar et l’Arabie Saoudite derrière l’attentat de Mogadiscio du 14 octobre qui a fait, selon le dernier bilan, encore provisoire, au moins 300 morts et plus de 200 blessés. C’est l’interprétation que présente à l’Agence Fides Luca Puddu, export de la Somalie et Analyste senior pour l’Afrique au sein de l’Institute of Global Studies.<br />« Avec toute la prudence requise, il est possible de dire que, si le gouvernement de Mogadiscio a accusé le mouvement des al Shabaabs d’avoir commis cet attentat, cet acte aussi sanguinaire qui frappe la population civile ne contribue pas à renforcer l’image de mouvement de libération nationale sur laquelle les Shabaabs cherchent à construire leur propre rhétorique » explique le chercheur. « De l’autre, les Shabaabs ont nié être responsables de l’explosion. Vue la conjoncture actuelle, je pense que l’attentat avait pour but d’affaiblir le gouvernement fédéral qui se trouve déjà mise en cause suite à l’extradition en direction de l’Ethiopie voici près d’un mois d’Abdikarin Sheikh Muse, membre important de l’Ogaden National Liberation Front , extradition qui a suscité de très fortes contestations de la part de l’opposition parlementaire. Cette dernière a présenté une motion de censure contre le Premier Ministre, Hassan Ali Khayre » déclare Luca Puddu. « Il faut en outre contextualiser les vicissitudes de la Somalie, y compris la dernière attaque en date, dans le cadre de l’affrontement très grave dans le Golfe persique entre l’Arabie Saoudite et les Emirats arabes unis d’une part et le Qatar de l’autre. Le gouvernement fédéral somalien conserve formellement une position de neutralité dans le cadre de cet affrontement mais, de facto, il soutient, plus ou moins ouvertement, le Qatar. Mogadiscio a mis son espace aérien à la disposition de Qatar Airlines pour parer à la fermeture de celui de l’Arabie Saoudite et des Emirats, dont les gouvernement ont exercé des pressions répétées sur les autorités fédérales somaliennes afin qu’elles prennent une position de condamnation nette vis-à-vis du Qatar. Cependant, jusqu’à présent, le gouvernement fédéral a résisté à ces pressions » rappelle Luca Puddu.<br />« D’ailleurs, le Président Mohamed Abdullahi "Farmajo" Mohamed a remporté les élections de cette année notamment grâce à l’aide financière du Qatar. De facto, il construit actuellement un axe préférentiel avec le Qatar et surtout avec le Turquie, alliée de Doha, qui construit une base militaire en Somalie afin d’y entraîner les officiers et sous-officiers de l’armée somalienne » ajoute le chercheur.<br />La politique philo qatarie du Président Mohamed Abdullahi "Farmajo" Mohamed est cependant contestée par la majeure partie des Etats de la Fédération, comme le Puntland, pour ne pas parler du Somaliland, qui accueille, à Berbera, une base des Emirats arabes unis. Le 8 octobre, à Chisimaio, se sont réunis les Présidents des Etats régionaux afin de discuter de la réforme constitutionnelle et du processus de paix, de manière totalement indépendante du gouvernement fédéral ». « Par suite, est venue à se créer une forte fracture entre les gouvernements fédérés et fédéral, les premiers se rangeant aux côtés de l’Arabie Saoudite et des EAU, le second aux côtés du Qatar. Dans ce contexte, l’attentat de Mogadiscio vise à affaiblir encore davantage le gouvernement fédéral en démontrant qu’il n’est pas en mesure d’assurer la sécurité de la capitale. Il faut rappeler que le problème de la sécurité a constitué le discours prioritaire de l’actuel Président dans le cadre de sa victorieuse campagne électorale » conclut le chercheur.<br />Une autre preuve de cette thèse se trouve dans le fait que l’explosion a également touché l’Ambassade du Qatar, selon ce qu’a déclaré le Ministre des Affaires étrangères de Doha, le cheikh Mohammed bin Abdulrahman Al Thani. Mon, 16 Oct 2017 12:53:33 +0200ASIE/INDE - Alarme de l’Archevêque émérite de Shilong concernant l’augmentation du nombre des crimes commis à l’encontre des dalitshttp://fides.org/fr/news/63072-ASIE_INDE_Alarme_de_l_Archeveque_emerite_de_Shilong_concernant_l_augmentation_du_nombre_des_crimes_commis_a_l_encontre_des_dalitshttp://fides.org/fr/news/63072-ASIE_INDE_Alarme_de_l_Archeveque_emerite_de_Shilong_concernant_l_augmentation_du_nombre_des_crimes_commis_a_l_encontre_des_dalitsNew Delhi – « Les atrocités croissantes à l’encontre des dalits donnent l’impression que l’Inde est en train de retourner à l’époque de Manu Smriti, lorsque les dalits étaient traités plus mal encore que les esclaves ». C’est ce que déclare à Fides l’Archevêque émérite de Shillong, S.Exc. Mgr Thomas Menaparampil, lequel, outre son long gouvernement pastoral de cette circonscription du nord-est de l’Inde, a également à son actif une longue période passée à la Fédération des Conférences épiscopales d’Asie, et se réfère en cela à l’antique système basé sur les textes sacrés hindous remontant à 100 après le Christ.<br />Les parias ou dalits – erronément dénommés intouchables, la signification correcte étant oppressés NDR – sont les hors castes, qui forment une sorte de cinquième caste au sein du système social et religieux hindouiste, laquelle comprend également les populations tribales.<br />« Les moyens de communication ont récemment indiqué qu’un dalit de 21 ans avait été frappé à mort probablement par un groupe d’homme appartenant à une caste supérieure dans le district d’Anand, au Gujarat. Selon les nouvelle, il a été tué seulement pour des motifs liés à la caste, explique Mgr Menaparampil.<br />Dans le cadre d’un autre incident, deux dalits ont été roués de coups à la fin du mois de septembre dans le village de Limbodra du district de Gandhinagar. Des activistes dalits ont protesté à Gandhinagar le 4 octobre, signalant le niveau croissant des violences à l’encontre des dalits. En juillet 2016, quatre dalits ont été ligotés à une voiture et fouettés pour avoir soi-disant provoqué la mort d’une vache, alors qu’ils en enlevaient seulement la carcasse.<br />« Au cours des élections de Lok Sabha, en 2014, le Premier Ministre, Narendra Modi, avait évoqué le modèle de développement du Guajarat comme un idéal. Les atrocités commises contre les dalits dans cet Etat confirment que quelque chose est fondamentalement erroné dans le modèle social en question. Le gouvernement du Gujarat n’a pas réussi à bloquer la discrimination envers les dalits et les attaques contre les innocents se poursuivent » relève Mgr Menamparampil.<br />De récentes études et enquêtes mettent en évidence une discrimination diffuse vis-à-vis des dalits, en particulier dans les districts ruraux. L’organisation Dalit Sangathan Gujarat, qui en défend les droits, parle « d’attitude léthargique du gouvernement du Gujarat ». « Le gouvernement avait assuré que le cas des dalits fouettés en public serait affronté en 60 jours. Un an après, les 12 inculpés sont en liberté sous caution. En de telles circonstances, comment espérer dans la justice de ce système ? ».<br />La Constitution indienne prévoit une action rigoureuse à l’encontre des atrocités contre les dalits mais la loi n’est pas appliquée. Le 3 octobre dernier, le quotidien indien Times of India mentionnait les chiffres des délits commis à l’encontre de dalits. « Les cas d’atrocités contre les hors castes ont augmenté de manière drastique, passant de 26.127 en 2005 à 45.003 en 2015. Les analystes affirment qu’après l’accession au pouvoir du Baratiya Janata Party au niveau fédéral, les atrocités à l’encontre des dalits ont augmenté ».<br />Selon l’Archevêque émérite, « le BJP a adopté différentes stratégies pour capturer les voix des dalits mais, d’autre part, les organisations extrémistes hindoues qui appuient ce parti, telles que le Sangh Parivar et le Rashtriya Swayamsevak Sangh , n’ont pas changé de mentalité et glorifient l’époque de Manu Smriti ». Selon un idéologue du RSS, un certain Savarkar, « le code Manu Smriti est une écriture adorable pour notre nation hindoue et il constitue la base de notre culture, de nos mœurs, de nos pensées et de nos pratiques ». Parmi ces pratiques, nombre ont un caractère discriminatoire et même de dérision envers les dalits.<br />« Des groupes tels que le Sangh Parivar voudraient le réintroduire dans l’Inde actuelle ou tenir les dalits et les populations tribales au sein de la nation mais sans leur accorder parité de dignité, de droits et de libertés » explique à Fides le Père Suresh Mathew, OFM, un franciscain indien. Il ajoute : « Tant que restera aux affaires un gouvernement influencé et guidé par l’idéologie de l’hinduité et par Manu Smriti, les discriminations et les violences à l’encontre des dalits sont destinées à augmenter. La nouvelle génération de responsables des dalits doit travailler conjointement avec les forces séculières afin d’empêcher la dérive de la société indienne en direction de Manu Smriti ». Mon, 16 Oct 2017 12:14:44 +0200ASIE/MYANMAR - Bouddhistes et chrétiens dans l’attente de la visite du Pape au Myanmarhttp://fides.org/fr/news/63067-ASIE_MYANMAR_Bouddhistes_et_chretiens_dans_l_attente_de_la_visite_du_Pape_au_Myanmarhttp://fides.org/fr/news/63067-ASIE_MYANMAR_Bouddhistes_et_chretiens_dans_l_attente_de_la_visite_du_Pape_au_MyanmarYangon – Bouddhistes et chrétiens au Myanmar attendent avec enthousiasme la prochaine visite du Pape François dans le pays, qui aura lieu du 27 au 30 novembre prochains. Depuis le 12 octobre, face à la Cathédrale de l’Immaculée Conception de Yangon, se dresse une immense affiche à l’effigie du Pape, qui annonce le voyage et lui donne la bienvenue dans le pays.<br />« Nous sommes reconnaissants envers Dieu et le Pape François pour sa prochaine visite dans ce pays à majorité bouddhiste. C’est la première fois que nous accueillerons un Pape. Nous espérons que sa présence et sa visite pourront servir à la promotion de la paix et de la réconciliation » déclare à Fides Zarni Saya, un jeune catholique du Diocèse de Pathein.<br />« Le thème de fond retenu par le Pape, à savoir la paix et la réconciliation, est significatif pour tous dans le pays. La société au Myanmar a beaucoup souffert par le passé. Aujourd’hui, est enregistrée au sein de la nation une plus grande ouverture envers la liberté et l’espérance, malgré les nombreux défis que le pays doit relever, y compris la délicate question des musulmans rohingyas de l’Etat Rakhine » remarque Zarni Saya.<br />Pour le moine bouddhiste Sucitta, « la présence du Pape insufflera de la bonne volonté en tous. La société en général peut trouver le chemin d’un renouvellement ».<br />« La visite du pape dans le pays constituera un symbole de l’attention de Dieu envers ce peuple qui a beaucoup souffert au cours des décennies passées. Je suis certaine qu’elles nous encouragera tous à travailler ensemble pour la prospérité et le développement », ajoute Esther Byu, qui a été par le passé Secrétaire exécutif de la Commission pour les femmes de la Conférence chrétienne de l’Asie , un organisme œcuménique.<br />Selon le programme officiel de la visite, rendu public par le Saint-Siège, le 27 novembre, à Nay Pyi Taw, se tiendra la cérémonie de bienvenue au Palais présidentiel, où le Pape rencontrera le Président, Htin Kyaw, et le Ministre des Affaires étrangères, Aung San Suu Kyi. Dans l’après-midi, il prononcera un discours à la société civile et au Corps diplomatique avant de retourner en avion à Yangon. Le 29 novembre au matin, le Pape François célébrera la Messe au Kyaikkasan Groun de Yangon. Dans l’après-midi de ce même jour sont prévus deux rendez-vous, le premier consistant en une rencontre avec le Conseil suprême Sangha des moines bouddhistes et le second en une réunion avec les Evêques du pays dans la Cathédrale de Yangon. Cette dernière constituera également le lieu de la Messe du Pape pour les jeunes du lendemain, 30 novembre, dont la célébration est prévue à 10.00 locales. Ensuite, le Pape partira en direction du Bangladesh, où il séjournera jusqu’au 2 décembre.<br />Le Myanmar compte plus de 51 millions d’habitants en majorité bouddhistes. Selon des données gouvernementales relatives à 2016, le Myanmar compte 88,9% de bouddhistes, 6,3% de chrétiens, 2,3% de musulmans, 0,5% d’hindous, 0,8% d’animistes et 0,2% d’autres religions ainsi que d’autres petites minorités n’appartenant à aucune religion. Les catholiques sont quelques 700.000 répartis en 16 Diocèses. Mon, 16 Oct 2017 11:21:08 +0200AMERIQUE/BOLIVIE - Engagement plus ferme en faveur de la défense de la vie et de la démocratie en provenant du VII° Congrès missionnaire nationalhttp://fides.org/fr/news/63066-AMERIQUE_BOLIVIE_Engagement_plus_ferme_en_faveur_de_la_defense_de_la_vie_et_de_la_democratie_en_provenant_du_VII_Congres_missionnaire_nationalhttp://fides.org/fr/news/63066-AMERIQUE_BOLIVIE_Engagement_plus_ferme_en_faveur_de_la_defense_de_la_vie_et_de_la_democratie_en_provenant_du_VII_Congres_missionnaire_nationalSucre – Les participants au VII° Congrès missionnaire national – plus de 1.500 Evêques, prêtres et laïcs – ayant eu lieu à Sucre, sont revenus hier dans leurs quartiers avec l’engagement d’intervenir de manière plus ferme en faveur de la vie des plus vulnérables, contre le trafic d’êtres humains dans le cadre de la migration et contre les dangers qui menacent la démocratie.<br />Sous le slogan « L’Evangile est joie, annoncez-le ! », le VII° Congrès missionnaire national a permis aux catholiques de Bolivie « d’analyser leur responsabilité prophétique au sein de la société, de la famille, du monde politique et de tous les secteurs dans lesquels nous avons besoin de la présence de l’Evangile de Jésus » indique la note envoyée à Fides par une source locale.<br />Dans les conclusions, lues hier lors de la cérémonie de clôture ayant eu lieu à l’auditorium de l’écoles du Sacré-Cœur, les participants ont constaté qu’il existe « un témoignage faible et une certaine passivité face à des événements et à de nouvelles lois qui dépénalisent et promeuvent l’avortement, imposent l’idéologie du genre, contraire à l’identité naturelle de la personne, et influencent la famille et la société ».<br />Renforcés par l’Evangile et par l’Esprit Saint, après cinq jours de rencontres, les missionnaires ont conclu que l’Eglise catholique, majoritaire en Bolivie, devrait être davantage impliquée dans la lutte contre le trafic de personnes, en faveur de la protection des victimes et qu’elle doit affronter avec plus de force le problème de l’exode rural.<br />La mission prophétique devrait encourager les missionnaires à être présents au sein des organisations sociales, dans les conseils de zone, les syndicats, les universités et même au niveau politique, surtout en vue de la défense de la vie et des droits fondamentaux. De même, est nécessaire une plus grande attention envers la famille, à cause des situations d’abandon, de séparation et de divorce.<br />Le 13 octobre, au cours d’une Messe concélébrée par différents Evêques et prêtres sur la Place du 25 mai, l’Evêque de Potosi et Président de la Conférence épiscopale bolivienne, S.Exc. Mgr Ricardo Centellas, a invité tout un chacun à devenir une « Eglise en sortie », à sortir dans la rue pour rencontrer les enfants, les jeunes, les travailleurs, les migrants et les communautés rurales et leur présenter l’Evangile de Jésus comme réponse définitive contre les tentatives du gouvernement d’imposer une culture de mort. Il a ensuite dénoncé la manipulation de la vie faite au nom d’intérêts idéologiques et économiques qui contredisent la vie elle-même et ne respectent pas les droits fondamentaux. Mgr Centellas a demandé de « ne pas permettre que la division soit plus forte que l’union des familles, des Paroisses et de la Patrie bolivienne. Nous sommes des Apôtres de l’unité ! ».<br />Il a ajouté ensuite très énergiquement devant des centaines de personnes qui participaient à la Messe : « Nous ne pouvons pas permettre aux populismes de devenir progressivement des dictatures dans notre société. Nous ne pouvons pas leur permettre de tuer le TIPNIS . Donc, face à cette culture de mort, dans l’esprit de Jésus, nous devons dire que vous ne nous battrez pas ».<br />Le mot de la fin est revenu à l’Archevêque de Sucre, S.Exc. Mgr Jesús Juárez, en tant qu’hôte de l’événement. Après avoir remercié les organisateurs pour le bon déroulement de cette si grande rencontre, il a rappelé que « il s’agit de remplir notre mission de missionnaires en vue de la préparation du V° Congrès missionnaire américain qui se déroulera à Santa Cruz d’ici quelques mois seulement ». Mon, 16 Oct 2017 10:47:26 +0200VATICAN - Parmi les prochains Bienheureux à être canonisés les proto-martyrs du Brésil, « fruit de l’action missionnaire »http://fides.org/fr/news/63065-VATICAN_Parmi_les_prochains_Bienheureux_a_etre_canonises_les_proto_martyrs_du_Bresil_fruit_de_l_action_missionnairehttp://fides.org/fr/news/63065-VATICAN_Parmi_les_prochains_Bienheureux_a_etre_canonises_les_proto_martyrs_du_Bresil_fruit_de_l_action_missionnaireRome – Parmi les Bienheureux qui seront canonisés par le Pape François le 15 octobre figurent notamment deux prêtres portugais et un groupe de laïcs qui furent martyrisés en 1645 dans l’Etat brésilien de Rio Grande do Norte, un demi-siècle après le début de l’Evangélisation de ces terres. Deux communautés, celle de Cunhaù, conduite par le Père André de Soveral, et celle de Natal, dont le Curé était le Père Ambrosio Francisco Ferro, furent massacrées en compagnie de leurs pasteurs à quelques mois de distance. Leur souvenir a toujours été vif au sein de la communauté locale, en tant qu’exemple éclatant de fidélité à l’Eglise et d’engagement missionnaire.<br />L’Archevêque de Natal, S.Exc. Mgr Jaime Vieira Rocha, a déclaré : « Ces martyrs sont pour notre Eglise et pour le Brésil un message permanent de la conviction avec laquelle il faut vivre la foi et ce surtout dans un monde aussi hostile, où la sécularisation influence toutes les exigences de la société et surtout la vie humaine. Il s’agit d’un moment où nous revenons aux valeurs les plus élevées, d’un message d’une grande éloquence concernant des valeurs supérieures, des valeurs éternelles. Le sang versé pour le nom du Christ, pour l’Eglise et pour la gloire de Dieu constitue une grande bénédiction pour nous tous ».<br />Les missionnaires jésuites et les prêtres diocésains portugais avaient débuté l’Evangélisation des indiens et la constitution des premières communautés catholiques au sein de l’Etat brésilien du Rio Grande do Norte en 1597. Les guerres de religion qui bouleversèrent l’Europe et les pays colonisés à cette époque firent débarquer sur ces territoires des français et des néerlandais de foi calviniste qui provoquèrent d’importants conflits et portèrent à la restriction de la liberté de culte pour les catholiques et à leur persécution.<br />En 1645 eurent lieu deux massacres de catholiques. Le 16 juillet, en l’église de Notre-Dame de la Purification et des Chandelles de Cunhau, environ 70 fidèles, presque tous paysans, étaient réunis pour la Messe dominicale célébrée par leur Curé, le Père André de Soveral, qui, dès 1606, s’était engagé dans l’Evangélisation des indiens du Rio Grande do Norte. Immédiatement après la Consécration, un groupe armé de militaires hollandais et d’indiens des tribus Tapuias et Potiguari fit irruption dans l’église, barrant les portes et massacrant les fidèles sans défense à l’exception de cinq portugais qui furent pris en otage. Outre à celui du Curé, le seul nom connu est celui du laïc Domingo Carvalho.<br />Le 3 octobre de cette même année, les membres de la communauté de Natal subirent, eux aussi, le martyre. Bien que s’étant cachés pour tenter d’échapper à la persécution, ils furent capturés par des militaires néerlandais en compagnie de leur Curé, le Père Ambrogio Francisco Ferro, et rassemblés dans un lieu isolé des environs d’Uruacu, où quelques 200 indiens les torturèrent et les laissèrent mourir dans d’atroces tourments, abandonnant leurs corps aux intempéries et aux animaux. Le nom de 28 martyrs, hommes et femmes, dont plusieurs jeunes et enfants, a pu être établi.<br />Saint Jean Paul II, lors de la cérémonie de Béatification de ces martyrs, intervenue en la Basilique Saint-Pierre le 5 mars 2000, simultanément avec le V° centenaire de l’Evangélisation du Brésil, déclara dans l’homélie : « Dans cet immense pays, l'implantation de l'Evangile se heurta à de nombreuses difficultés. La présence de l'Eglise s'est affirmée lentement à travers l'action missionnaire des divers ordres et congrégations religieuses et de prêtres du clergé diocésain. Les martyrs qui sont béatifiés aujourd'hui appartiennent à cette génération de martyrs qui ont irrigué la terre de leur patrie, la rendant fertile pour les générations des nouveaux chrétiens. Ils sont les prémices de l'oeuvre missionnaire, les proto-martyrs du Brésil ». Sat, 14 Oct 2017 11:57:05 +0200AMERIQUE/ETATS UNIS - 18,5% des familles hispaniques sous le seuil de pauvretéhttp://fides.org/fr/news/63064-AMERIQUE_ETATS_UNIS_18_5_des_familles_hispaniques_sous_le_seuil_de_pauvretehttp://fides.org/fr/news/63064-AMERIQUE_ETATS_UNIS_18_5_des_familles_hispaniques_sous_le_seuil_de_pauvreteWashington – Les hispaniques constituent, aux Etats-Unis, le groupe qui souffre le plus de la faim et de la pauvreté, bien au-delà de la moyenne nationale, selon une analyse réalisée par l’organisation Pain pour le Monde publiée ces jours-ci sur la base de données recueillies et vérifiées par des organismes publics. Selon l’organisation caritative chrétienne, en 2016, 18,5% des familles latino-américaines résidant aux Etats-Unis devaient lutter pour disposer de nourriture suffisante pour vivre contre 12,3% des familles n’appartenant pas à cette communauté.<br />Près d’un hispanique sur cinq – 19,4% - a vécu dans la pauvreté alors que le taux de pauvreté général s’établit à 12,7%. L’insécurité alimentaire a un impact important sur les enfants puisque 24% d’entre eux au sein de la communauté hispanique présentent des probabilités de ne pas avoir accès à une alimentation nourrissante contre 14% des enfants des autres communautés, soit près du double. En outre, 30% des familles ayant comme chef un hispanique en situation irrégulière et près de 35% des familles hispaniques dont le chef est une mère célibataire vivent en dessous du seuil de pauvreté.<br />L’évêque chrétien Jose Garcia, conseiller exécutif de l’organisation, a affirmé que, malgré le rôle clef des hispaniques dans le renforcement de l’économie américaine et leurs efforts importants, « il existe des millions de familles qui n’arrivent pas à subvenir à leurs besoins ». « Avec une économie plus forte, notre pays est en mesure de mieux investir dans des programmes aptes à réduire la faim et la pauvreté » a-t-il ajouté. Dans son rapport, parvenu à Fides, l’organisation indique que, selon les études effectuées, les hispaniques sont moins bien payés et connaissent des taux de chômage plus élevés que le reste de la population.<br />A la présentation du rapport, l’évêque Garcia a invité les autorités à investir dans les programmes d’assistance publique et à ne pas réduire les programmes existants. « Les coupes budgétaires actuellement en discussion devant le Congrès affaiblissent les communautés hispaniques et minent la capacité de notre nation à mettre un terme à la faim ».<br />L’organisation Pain pour le Monde est une association chrétienne qui exhorte les responsables américains à combattre la faim dans ce pays et dans le monde. « Nous sommes encouragés par la grâce de Dieu en Jésus-Christ à travailler pour un monde sans faim » peut-on lire dans la présentation. L’engagement a pour but le changement des politiques, programmes et conditions qui permettent la persistance de la faim et de la pauvreté. « Il est possible d’éradiquer la faim à notre époque. Chacun d’entre nous, mais surtout notre gouvernement, doit faire ce qui est en son pouvoir. Au Congrès, il est possible de réorienter des millions de dollars au travers de politiques publiques concernant des millions de personnes. Si nos voix sont écoutées par le Congrès, nous contribuerons à rendre plus justes et plus compatissantes les lois de notre nation et nous pourrons ainsi éradiquer la faim ». Sat, 14 Oct 2017 10:39:31 +0200ANALYSE/OMNIS TERRA - Centrafrique, la pénible recherche de la paix au milieu de la violencehttp://fides.org/fr/news/63058-ANALYSE_OMNIS_TERRA_Centrafrique_la_penible_recherche_de_la_paix_au_milieu_de_la_violencehttp://fides.org/fr/news/63058-ANALYSE_OMNIS_TERRA_Centrafrique_la_penible_recherche_de_la_paix_au_milieu_de_la_violenceDans l’histoire de la République centrafricaine, il existe un avant et un après la visite du Pape François. Le pays était arrivé sous les réflecteurs des moyens de communication mondiaux en novembre 2015 grâce à la visite du Saint-Père et à l’ouverture de la première Porte Sainte du Jubilé de la Miséricorde, à Bangui, sa capitale, devenue ainsi la « capitale spirituelle du monde ».<br />La visite du Pape François arrivait à la veille du référendum constitutionnel et des élections présidentielles qui se seraient tenus en décembre et devaient marquer un tournant en direction de la stabilisation du pays. Ce qu’il est convenu d’appeler « effet François » s’est surtout ressenti dans la capitale, Bangui, mais il est cependant vrai que de nombreuses parties du pays étaient demeurées entre les mains des groupes armées de la Seleka et se trouvaient caractérisées par des massacres, des violences et des abus en tout genre. Comment et pourquoi est née et s’est développée cette situation dramatique ? Une reconstruction historique aide à le comprendre.<br /><br/><strong>Link correlati</strong> :<a href="http://omnisterra.fides.org/articles/view/55">Pour continuer à lire l'analyse sur le site d'Omnis Terra</a>Sat, 14 Oct 2017 10:11:57 +0200