Fides News - French (Standard)http://fides.org/Les Dépêches de l'Agence FidesfrLes contenus du site sont publiés sous licence Creative Commons.ASIE/LIBAN - Chorales des Universités catholiques au Concert de Résilience, parmi les ruines archéologiques de Baalbeckhttp://fides.org/fr/news/68287-ASIE_LIBAN_Chorales_des_Universites_catholiques_au_Concert_de_Resilience_parmi_les_ruines_archeologiques_de_Baalbeckhttp://fides.org/fr/news/68287-ASIE_LIBAN_Chorales_des_Universites_catholiques_au_Concert_de_Resilience_parmi_les_ruines_archeologiques_de_BaalbeckBaalbeck – Les chorales de trois Universités catholiques libanaises ont fait partie des acteurs principaux du grand concert événement tenu le Dimanche 5 juillet au soir parmi les imposants vestiges du parc archéologique de Baalbek, dans la vallée de la Becqua, au Liban.<br />Dans le cadre de la grave crise politique, institutionnelle et économique que traverse le pays – dont les effets ont encore été amplifiés par le blocage des activités imposé pour faire face à la pandémie de Covid-19 – l'événement musical – transmis en direct sur les chaînes de télévision et sur les réseaux sociaux – a pris une valeur de moment de résilience et de rescousse nationale. Toutes les performances, et la participation massive de la population par elle-même, ont témoigné du désir commun de voir le Liban ressusciter de l'actuel état de frustration et de paralysie institutionnelle dans lequel il semble s'enfoncer inexorablement.<br />Les partitions ont été exécutées par 75 musiciens de l'Orchestre philharmonique du Liban et par le chœur Sawt el atik de l'Université du Saint Esprit de Kaslik, par le chœur de l'Université antonienne et par celui de l'Université Notre-Dame de Louaizé.<br />L'initiative a bénéficié du haut patronage du Président libanais, le Général Michel Aoun, notamment en tant que moment de commémoration du Centenaire de la proclamation de l'Etat libanais – anniversaire dont la date exacte sera le 1er septembre prochain. L'Orchestre et les choeurs ont exécuté également l'hymne national libanais, des extraits des Carmina Burana de Carl Orff et du Nabucco de Giuseppe Verdi, l'Hymne à la Joie de Ludwig Van Beethoven, ainsi que des extraits d’œuvres d'auteurs libanais, comme l’œuvre théâtrale Ayam Fakhr Al-Din de Ghadi et Usama Mansour Al-Rahbani.<br />Dans les monuments et temples du parc archéologique de la ville libanaise, se déroule chaque année le Festival international de Baalbeck, considéré comme l'un des événements culturels annuels les plus importants du Proche-Orient. Cette année, à cause des mesures de distanciation mises en place pour endiguer la diffusion du corona virus, seules quelques centaines de personnes ont pu participer physiquement à la soirée événement du 5 juillet. Mon, 06 Jul 2020 16:56:48 +0200ASIE/PAKISTAN - Commentaires sur l’œuvre du Père Francis Nadeem de la part de responsables musulmanshttp://fides.org/fr/news/68286-ASIE_PAKISTAN_Commentaires_sur_l_oeuvre_du_Pere_Francis_Nadeem_de_la_part_de_responsables_musulmanshttp://fides.org/fr/news/68286-ASIE_PAKISTAN_Commentaires_sur_l_oeuvre_du_Pere_Francis_Nadeem_de_la_part_de_responsables_musulmansLahore - « Le Père Francis Nadeem représentait l'épine dorsale de la mission de dialogue interreligieux au Pakistan. Après sa mort, nous nous sentons orphelins mais nous espérons et nous prions afin que son héritage inspire de nombreuses personnes, chrétiennes et musulmanes, au sein de cette mission ». C'est ce qu'affirme à l'Agence Fides le mufti Syed Ashiq Hussain, chercheur musulman et ami du Père Francis Nadeem OFM Cap, Provincial des Capucins au Pakistan et Secrétaire exécutif de la Commission épiscopale pour l’œcuménisme et le dialogue interreligieux mort à Lahore le 3 juillet.<br />« En travaillant avec lui au cours de ces 17 dernières années – indique le mufti – il a toujours été très humble, dévoué à sa mission. Il n'a jamais poursuivi la renommée. Il a mené de l'avant sa mission en silence, mission qui consistait à répandre l'amour, la paix et l'harmonie entre les personnes de fois différentes. Il a mis tout son être pour porter la fraternité et l'unité entre chrétiens et musulmans. Il a sensibilisé les écoles publiques et islamiques au travers d'un message d'unité, d'accueil et de tolérance. Il a été récompensé par deux fois par le Président du Pakistan pour ses bonnes œuvres visant à renforcer la paix et l'harmonie ».<br />Allama Muhammad Ahsan Siddiqui, autre responsable islamique par ailleurs Président de la Commission interreligieuse pour la paix et l'harmonie dans un message envoyé à Fides, dans lequel il affirme : « C'était un homme engagé et zélé, un grand homme et un excellent prêtre. C'était un véritable ambassadeur de la paix et un vrai patriote. Le Pakistan a perdu une personnalité vibrante et dynamique. Sa mort représente une grave perte pour la cause du dialogue interreligieux. Son engagement en faveur du dialogue et de la tolérance seront toujours dans les mémoires. Nous ferons de notre mieux pour poursuivre son engagement ».<br />Le pasteur Shahid Meraj de l'église du Pakistan, partie intégrante de la communion anglicane, qualifie le Père Nadeem de « pont d'unité entre chrétiens et personnes d'autres fois ». Le Père Robert OFM s'en souvient comme d'une personne « toujours pleine d'idées, d'activités et de projets à mettre en œuvre. C'était un responsable clairvoyant ». Il cite par ailleurs son important ouvrage sur la contribution des minorités religieuses au développement et au progrès du pays ».<br />Le Père Nadeem Joseph OP l'apprécie « comme religieux qui, s'inspirant à Saint François d'Assise, a suivi les traces de Jésus-Christ, devenant Ambassadeur de paix et en actualisant dans sa vie la Prière de Saint François qui déclare : Dieu fais de moi un instrument de Ta paix... Mon, 06 Jul 2020 16:49:38 +0200AFRIQUE/KENYA - Appel de l'Episcopat en faveur de la fin de l'insécurité dans les contés de Narok et Marsabithttp://fides.org/fr/news/68285-AFRIQUE_KENYA_Appel_de_l_Episcopat_en_faveur_de_la_fin_de_l_insecurite_dans_les_contes_de_Narok_et_Marsabithttp://fides.org/fr/news/68285-AFRIQUE_KENYA_Appel_de_l_Episcopat_en_faveur_de_la_fin_de_l_insecurite_dans_les_contes_de_Narok_et_MarsabitNairobi – Nous sommes profondément préoccupés par l'insécurité continuelle et par les tensions existantes dans les contés de Narok et Marsabit qui ont porté à la perte de vies humaines, à l'évacuation de personnes et à la destruction de propriétés » affirme une déclaration de la Commission épiscopale Justice et Paix signée au nom des Evêques du Kenya par S.Exc. Mgr John Oballa Owaa, Evêque de Ngong et Président de la CJPC.<br />Le message rappelle l’assassinat de 12 personnes dans le conté de Marsabit, dont deux étudiants, un élève du secondaire et un motocycliste, soulignant que « la sacralité de la vie et la dignité humaine constituent une valeur à soutenir à tout moment ».<br />Les Evêques soulignent que « les pertes continuelles de vies humaines à cause de l'ethnie, de la haine clanique, de la compétition portant sur les ressources et des disputes pour la conquête du pouvoir sont un péché ».<br />A Marsabit, qui est limitrophe de l'Ethiopie et de la Somalie, les disputes traditionnelles entre les communautés d'agriculteurs et de bergers qui combattent historiquement pour le partage de l'eau et des pâtures, sont exacerbées et manipulées par des hommes politiques locaux à des fins électorales. « La culture politique dominante du Kenya – dénoncent les Evêques – est celle de l'affrontement de pouvoir alimenté seulement par l'avidité ». Par conséquent, le bien commun n'est pas le but poursuivi.<br />A Narok, le conté se trouvant à l'intérieur du Diocèse de Ngong, dont S.Exc. Mgr Owaa est l'Ordinaire, existent de fréquents affrontements interethniques violents entre les communautés pastorales pour le contrôle des pâtures et suite à des vols de bétail.<br />« Nous condamnons fermement ces actes barbares et nous faisons appel aux communautés intéressées afin qu'elles embrassent la paix, l'amour et l'harmonie. Ce n'est qu'ainsi qu'il sera possible de réaliser le développement du bien commun » affirme la déclaration.<br />Le peuple de Dieu de ces localités se trouve à affronter une myriade de défis y compris à cause de la crise du Covid-19, remarquent les Evêques, et il est par suite bon d'éviter d'ajouter à ces « conflit des homicides et d'autres formes de souffrance ».<br />Les Evêques demandent au Ministère de l'Intérieur du Kenya de conduire une enquête rapide et de traduire les coupables devant la justice parce qu'il est nécessaire de mettre fin au sens d'impunité de ceux qui commettent ces crimes. Les autorités doivent faire en sorte que « les personnes aient confiance dans le gouvernement. Dans le cas contraire, la peur prévaut et les communautés continueront à s’entre-tuer les uns les autres comme si nous étions un Etat sans loi ». Mon, 06 Jul 2020 16:47:45 +0200ASIE/PHILIPPINES - Commentaires d'églises, d'associations, de groupes culturels sur la nouvelle loi antiterroristehttp://fides.org/fr/news/68284-ASIE_PHILIPPINES_Commentaires_d_eglises_d_associations_de_groupes_culturels_sur_la_nouvelle_loi_antiterroristehttp://fides.org/fr/news/68284-ASIE_PHILIPPINES_Commentaires_d_eglises_d_associations_de_groupes_culturels_sur_la_nouvelle_loi_antiterroristeManille - « Les Philippines affrontent actuellement la crise du Covid-19 mais, malgré l'urgence de la situation, l'administration du Président Rodrigo Duterte s'occupe de consolider son pouvoir. Pour le moment, il n'existe pas de plan concret pour bloquer la diffusion du virus mais le Président Duterte a promulgué la loi draconienne antiterroriste ». C'est ce qu'affirme dans une déclaration envoyée à l'Agence Fides le réseau First Union qui rassemble des organisations et des responsables de communautés religieuses, des avocats, des représentants syndicaux, des groupes humanitaires, des ONG et des associations.<br />La nouvelle loi, promulguée par le Président le 3 juillet après avoir été approuvée par le parlement, entrera officiellement en vigueur quinze jours après sa promulgation. Le texte confère des pouvoirs sans précédent à l'exécutif. Un nouvel organe appelé Conseil antiterrorisme – composé de membres de hauts cabinets, de fonctionnaires et de militaires – aura le pouvoir d'ordonner l'arrestation, le gel des biens ou la surveillance des individus et organisations suspectés d’être terroristes. Le fait que des membres de l'exécutif exercent des pouvoirs que seule la magistrature devrait avoir remet en cause la séparation des pouvoirs au sen de la Constitution philippine » affirme la note.<br />« De manière encore plus épouvantable – note le réseau First Union – la norme ouvre la voie à l'autoritarisme sur vaste échelle, en permettant au Président et au gouvernement de se libérer de leurs rivaux politiques et autres dissidents. La définition large de terrorisme comprend l'incitation à des activités terroristes par le biais de discours, d'écrits et de banderoles. L’administration Duterte a souvent indiqué les hommes politiques d'opposition, les activistes politiques, les syndicalistes et les avocats pour les droits fondamentaux comme des terroristes ou des communistes – comparant l'activisme et le désaccord à la violence politique visant à renverser le gouvernement. Cette législation permet en outre aux autorités d’arrêter des personnes suspectées de terrorisme sans mandat et de les retenir pendant 14 jours pouvant arriver à 24 jours, sans accusations prouvées ».<br />Le réseau condamne fermement l'émanation de la loi antiterroriste, en invitant les philippins dans tout le pays et dans le reste du monde, à s'unir à lui pour protester contre cette tentative de « dictature introduite par la porte de service » aux Philippines par le Président Duterte.<br />Ces positions sont également partagées par le réseau d'organismes chrétiens dénommé Churro People-Workers Solidarity , demandant que la loi antiterrorisme soit immédiatement abrogée, affirmant qu'elle « mettra ultérieurement en danger les droits fondamentaux du peuple philippin ».<br />« Des protestations légitimes, des grèves et d'autres formes d'actions collectives de la part de travailleurs qui demandent seulement des salaires, la sécurité du travail, la santé pourront être étiquetés comme actes terroristes au sens de la loi en question » remarque le réseau CWS.<br />« Dès lors la loi antiterroriste augmentera la répression des droits démocratiques de base des travailleurs et de tout citoyen, à la liberté de parole, d'expression et de réunion » indique la note parvenue à Fides. Le réseau relève que déjà certaines lois existantes ont été utilisées pour attaquer les droits des travailleurs, en assemblée pacifique, malgré la légalité et la constitutionnalité des actions de protestation précitées.<br />Le réseau CWS réaffirme que, en ce moment difficile au milieu de la pandémie de Covid-19, « le gouvernement devrait accorder la priorité aux besoins de base et urgents des personnes et non pas à une loi qui réprime les droits fondamentaux légitimes et les libertés civiles ».<br />Entre temps, ont été présentés les premiers recours à la Cour Suprême contre la loi antiterroriste. Différents groupes d'avocats, d'associations, d'ONG ont annoncé des recours qui, d'un coté, demandent la suspension immédiate des effets de la loi, jusqu'à ce que soit reconnue la pleine constitutionnalité, de l'autre des pétitions en demandent une totale abrogation, la déclarant anticonstitutionnelle. Mon, 06 Jul 2020 16:46:33 +0200VATICAN - Aides du Fond des Oeuvres pontificales missionnaires pour l'urgence Covid-19 aux Diocèses du Togohttp://fides.org/fr/news/68282-VATICAN_Aides_du_Fond_des_Oeuvres_pontificales_missionnaires_pour_l_urgence_Covid_19_aux_Dioceses_du_Togohttp://fides.org/fr/news/68282-VATICAN_Aides_du_Fond_des_Oeuvres_pontificales_missionnaires_pour_l_urgence_Covid_19_aux_Dioceses_du_TogoCité du Vatican – L'isolement décrété par les autorités gouvernementales pour endiguer la pandémie de Covid-19 n'a pas été privé de conséquences de type économique et social y compris au Togo. Outre la fermeture des lieux de culte, des écoles, des centres de formation et d'agrégation, le ralentissement ou l’arrêt des activités productives a aggravé des situations déjà fragiles ou même de misère. Les faibles ressources économiques des Diocèses et Paroisses sont depuis longtemps épuisées. C'est pourquoi le Fond d'urgence institué par le Pape François près les Œuvre pontificales missionnaires pour soutenir les Eglises des pays de mission face à l'urgence Covid-19 , poursuivant son œuvre, a envoyé les aides demandées, nécessaires à la poursuite de l'assistance et de l'évangélisation.<br />Au sein des sept Diocèses du Togo, les aides seront utilisées pour les besoins urgents. Dans le Diocèses d'Aneho elles seront destinées à l'achat et à la distribution de colis alimentaires et de kits sanitaires destinés aux enfants nécessiteux, outre à assurer un soutien aux enfants du catéchisme. La situation des prêtres est toujours plus difficile à cause de la fermeture des églises et du manque de moyens de subsistance. A eux également, comme aux séminaristes et aux communautés religieuses seront remis des colis alimentaires et des kits sanitaires.<br />Au sein du Diocèse d'Atakpamé, en grande partie rurale, la fermeture des écoles et des autres centres met en danger surtout les enfants. Suite à la fermeture des lieux de culte, les prêtres, les religieux, les catéchistes et tous les opérateurs pastoraux, très actifs dans le domaine de l'évangélisation, se trouvent dans une situation dramatique, tout comme les séminaristes, les novices et les postulants, qui ont poursuivi leur parcours malgré les restrictions financières. Les aides serviront à faire face à ces besoins outre à renforcer les moyens de communication sociale, très importants dans cette situation.<br />Le Diocèse de Dapaong comprend la région la plus pauvre du Togo. Les chrétiens, malgré leurs disponibilités économiques limitées attendu qu'ils sont agriculteurs et éleveurs, ont toujours été généreux dans le soutien économique apporté aux Paroisses. Cependant, maintenant, la situation est devenue trop dure pour tous. Il est nécessaire d'aider les enseignants, tous volontaires, des écoles primaires catholiques, dont le salaire est habituellement payé par le Diocèse, outre à acquérir du matériel didactique pour les élèves. Les prêtres et les opérateurs pastoraux tout comme les séminaristes et le Centre de formation des Catéchistes ont, eux aussi, besoin d'aide.<br />Le Diocèse de Kara a, lui aussi, besoin d'aide au profit de ses prêtres, de ses Paroisses, des catéchistes et du Petit Séminaire outre des institutions diocésaines. Le Diocèse doit en outre pourvoir aux dépenses liées à la transmission de la Messe par l'intermédiaire de Radio Maria et pour la diffusion de subsides pastoraux au travers des diverses plate-formes sur Internet qui, dans le cadre de cette période d'isolement, constituent le seul contact avec la majeure partie des fidèles.<br />De graves problèmes sont également enregistrés dans le Diocèse de Kpalimé, où le Covid-19 a déstabilisé l'équilibre économique déjà précaire de la population et, par conséquent, du Diocèse. Les prêtres vivent exclusivement des offrandes des fidèles tout comme les catéchistes pendant plusieurs mois par ans mais la fermeture des églises n'a plus permis les quêtes et le Diocèse n'est désormais plus en mesure de pourvoir aux besoins de base des opérateurs pastoraux et de leurs familles.<br />A cause de l'isolement, visant à bloquer la pandémie, de nombreuses familles de l'Archidiocèse de Lomé, qui vivent de petits travaux effectués dans le secteur informel, se trouvent dans une situation de besoin, Ainsi, les Paroisses ont pris en charge un certain nombre de jeunes, leur fournissant de la nourriture, des médicaments, des masques de protection et du matériel sanitaire. De nombreuses Paroisses, surtout en zone rurale, économiquement plus faibles, ont besoin d’être soutenues, tout comme les Curés et les formateurs du Séminaire, qui vivent des offrandes des fidèles.<br />Dans le Diocèse de Sokodé, parmi les besoins les plus urgents de l'enfance, se trouvent le manque de vivres pour les orphelinats gérés par l'Eglise, le financement de programmes radiodiffusés permettant de suppléer à la fermeture des écoles et des autres centres d'agrégation et la distribution de kits sanitaires. Est ensuite nécessaire une aide aux Paroisses pour poursuivre leur engagement pastoral, aux instituts religieux qui ont du fermer leurs activités, aux séminaires et aux noviciats et à la radio diocésaine Sainte Thérèse, instrument indispensable d'évangélisation et de formation des catéchistes. Mon, 06 Jul 2020 16:44:05 +0200AFRIQUE/COTE-D'IVOIRE - Elévation du Père Jean-Baptiste Akwandan à la dignité de Chapelain de Sa Sainteté, « une manifestation de la bénédiction de Dieu au peuple Atchan »http://fides.org/fr/news/68283-AFRIQUE_COTE_D_IVOIRE_Elevation_du_Pere_Jean_Baptiste_Akwandan_a_la_dignite_de_Chapelain_de_Sa_Saintete_une_manifestation_de_la_benediction_de_Dieu_au_peuple_Atchanhttp://fides.org/fr/news/68283-AFRIQUE_COTE_D_IVOIRE_Elevation_du_Pere_Jean_Baptiste_Akwandan_a_la_dignite_de_Chapelain_de_Sa_Saintete_une_manifestation_de_la_benediction_de_Dieu_au_peuple_AtchanAbidjan – « Je ne savais que dire, j’étais étonné que la chose ait aboutir et qu’on ne me laisse pas tranquille, et puis la deuxième réaction c’est une action de grâce non pas pour moi, mais quand je vois tous ces 125 prêtres Ebriés communément appelés les Atchan qui me suivent, quand je vois tous ces 4 Evêques qui me suivent et quand je vois tout le peuple Atchan qui aspire à vivre la vie chrétienne alors je dis le Seigneur sait ce qu’il fait, c’est pour le peuple, c’est une manifestation des bienfaits de Dieu envers le peuple Atchan » a confié le Père Jean-Baptiste Akwadan Tanon, suite à son élévation à la dignité de Chapelain de Sa Sainteté.<br />Le Père Jean-Baptiste Akwadan, aumônier du Centre Sainte Thérèse de l’Enfant Jésus de Bingerville puis du clergé diocésain d’Abidjan a été élevé samedi 27 juin 2020, par le Pape François à la dignité de Chapelain de Sa Sainteté, par cette nomination il devient également aumônier de sa sainteté. Il porte désormais le titre honorifique de Monseigneur.<br />« En fait ce n’est pas une charge, c’est un honneur ; une récompense que le Pape accorde à un prêtre de 65 ans et plus pour le travail qu’il a accompli. C’est un peu comme l’Etat qui va vous reconnaître dans une œuvre et qui va vous décerner par exemple la médaille d’honneur, dans l’Eglise également il y a des situations de ce genre qu’on appelle des élévations d’honneur » a-t-il expliqué ajoutant qu’il existe trois : « le premier, Proto Notaire Apostolique, le second Prélat d’honneur et le troisième Chapelain de Sa Sainteté ».<br />« Sans être Evêque, cette distinction permet au prêtre qui la reçoit de bénéficier du titre de « Monseigneur » et de porter la soutane ornée de violet et une ceinture de la même couleur » a fait savoir le nouveau Chapelain de Sa Sainteté.<br />Agé aujourd’hui de 78 ans, Mgr Jean-Baptiste Akwadan a été ordonné prêtre le 1er mai 1970 en la Paroisse Notre-Dame du Perpétuel Secours de Treichville dans l’archidiocèse d’Abidjan. Premier prêtre du peuple Atchan, il est titulaire d’une licence en théologie spirituelle obtenue en 1999. Pour l’histoire, Mgr Jean-Baptiste Akwadan est le Curé fondateur de la Paroisse de la Sainte Famille de la Riviera 2, dans l’archidiocèse d’Abidjan.<br />A noter que dans l’histoire de l’Eglise en Côte-d’Ivoire, avant le Père Jean-Baptiste Akwadan, quatre prêtres ont reçu cette distinction. Il s’agit des Pères René Kouassi, premier prêtre ivoirien, Denis Ayou du Diocèse de Grand-Bassam , Robert Atéa du Diocèse de Gagnoa ou, plus récemment en 2016, Anaclet Frindethie du Diocèse de Yopougon, dans l’ouest d’Abidjan. Mon, 06 Jul 2020 11:26:00 +0200AMERIQUE/EQUATEUR - Suspension du pèlerinage marial le plus populaire d'Amérique pour la première fois en 150 ans à cause du Covid-19http://fides.org/fr/news/68281-AMERIQUE_EQUATEUR_Suspension_du_pelerinage_marial_le_plus_populaire_d_Amerique_pour_la_premiere_fois_en_150_ans_a_cause_du_Covid_19http://fides.org/fr/news/68281-AMERIQUE_EQUATEUR_Suspension_du_pelerinage_marial_le_plus_populaire_d_Amerique_pour_la_premiere_fois_en_150_ans_a_cause_du_Covid_19Loja – Les autorités civiles, ecclésiastiques, militaires et de police de la ville et de la province de Loja se sont rencontrées pour commencer à travailler au protocole de biosécurité en vue du transfert de l'Image de Notre-Dame d'El Cisne de son Sanctuaire jusqu'à la ville de Loja. Au cours de la réunion, ont été traités des thèmes importants à prendre en compte pour préparer le programme de prévention de la part des institutions : les activités religieuses au sein du Sanctuaire, le transfert de l'image, son séjour à Loja et son retour au sanctuaire.<br />La nouvelle a été communiqué depuis peu que, pour la première fois en plus de 150 ans d'histoire, le grand pèlerinage de Notre-Dame, considéré comme l'un des plus importants d'Amérique à cause de la situation actuelle due au Covid-19, n'aura pas lieu.<br />Toutefois l'image de Notre-Dame d'El Cisne partira en voiture du Sanctuaire et débutera son voyage de 74 Km le 17 août, passant la nuit à San Pedro de la Bendita, et le 18, elle partira en direction de Catamayo où elle restera jusqu'au 20 aout, jour où elle quittera Loja pour rester dans la Cathédrale jusqu'au 1er novembre.<br />Selon la note envoyée à Fides par la Conférence épiscopale d'Equateur, S.Exc. Mgr Wálter Heras, Evêque de Loja, a souligné que les fidèles ont accueilli favorablement les mesures de prévention qui ont été prises en matière de réouverture des églises et espère qu'il en sera de même pour cet important événement. « Nous devons vivre la foi mais nous devons être obéissants. En tant que fidèles catholiques nous devons être très responsables et appliquer des mesures de biosécurité, prendre soin de nous-mêmes et des autres » a-t-il déclaré.<br />La Messe traditionnelle au sein de la Brigade d'Infanterie n'aura pas lieu non plus, pas plus que les autres manifestations nocturnes, qui sont suspendues. Enfin, il a été indiqué que l'image mariale revêtira un costume de paysanne comme signe de reconnaissance envers ceux qui ont offert leur engagement et leur sacrifice pour cultiver la terre afin que la nourriture ne manque ni aux militaires, ni à la police ni aux médecins, contribuant ainsi à la lutte contre le Covid 19. Mon, 06 Jul 2020 09:20:00 +0200AMERIQUE/CHILI - L'école après la pandémie et la nécessité de renforcer le rapport entre elle et la famillehttp://fides.org/fr/news/68280-AMERIQUE_CHILI_L_ecole_apres_la_pandemie_et_la_necessite_de_renforcer_le_rapport_entre_elle_et_la_famillehttp://fides.org/fr/news/68280-AMERIQUE_CHILI_L_ecole_apres_la_pandemie_et_la_necessite_de_renforcer_le_rapport_entre_elle_et_la_familleSantiago – L'un des plus importants problèmes du Chili a été, durant des décennies, l'Instruction publique, les différents systèmes de gouvernement étant parvenus à proposer des modèles nouveaux et des formes différentes de restructurer le système éducatif du pays.<br />Lorsque cette mission semblait avoir pris un chemin pouvant faire l'objet d'améliorations, les mouvements sociaux ainsi que des groupes d'étudiants ont envahi les rues pour manifester contre les autorités et un système qui ne fonctionnait pas.<br />Maintenant avec la pandémie de Covid-19, la situation est une fois encore devenue critique.<br />Hier, dans les colonnes d'un journal national, la Directrice du Réseau éducatif Saint Thomas d'Aquin, le Pr. Sandra Urrutia Bravo, a présenté les défis représentés par une restructuration de l'école. « Nous avons besoin de renforcer le rapport entre l'école et la famille et ainsi développer l'autonomie des élèves » a-t-elle déclaré.<br />« Nous nous trouvons dans une situation dans laquelle l'instruction a été durement frappée à cause de la pandémie – indique-t-elle. Le milieu scolaire et l'environnement d'apprentissage ont changé, contraignant les systèmes éducatifs à utiliser des instruments technologiques afin de garantir le droits des enfants et des adolescents à recevoir une instruction ».<br />« Sur la base des sondages réalisés auprès des élèves et de leurs parents, nous avons obtenu des informations très informations qui nous ont permis d'améliorer par exemple les leçons sur Internet. Nous avons formé plus de 600 enseignants à l'usage de la plateforme Classroom et nous avons renforcé la figure du directeur d'école de manière à ce qu'il accompagne non seulement les élèves mais aussi leurs familles ».<br />« Cependant nous avons dû nous confronter à un problème à savoir le manque d'autonomie des élèves ».<br />En ce qui concerne les résultats du sondage réalisé parmi les élèves, le Pr. Sandra Urrutia met en évidence les données suivantes. Ainsi, 91,8% des personnes interrogées ne sont pas favorables au retour aux leçons traditionnelles si la pandémie n'est pas contrôlée par crainte d'être infectés, Cependant il existe des problèmes significatifs puisque 64,8% considèrent ennuyeuses les leçons sur Internet et 55,1% disposent d'une faible connexion à Internet.<br />« Une donnée importante : les difficultés dérivent du contexte social dans lequel ils vivent. Nous avons un indice de vulnérabilité élevé . Dès lors, dans les familles de nos élèves existent des problèmes de surpeuplement , de pauvreté, de chômage des parents ou des mères de famille. Il existe aussi des difficultés en ce qui concerne la connexion à Internet et la qualité de cette dernière ainsi que des problèmes liés au manque d'encouragement et à l'ennui ».<br />La conclusion est toujours positive cependant. « Nous sommes accompagnés par 150 d'histoire, d'expérience et, ainsi que le disent nos Evêques « nous ne nous sauvons pas seuls » de cette pandémie mais en communauté, ce qui veut dire dans notre cas, accompagner nos élèves, parents et tuteurs, enseignants, assistants éducatifs et responsables de l'enseignement. Mon, 06 Jul 2020 08:43:16 +0200AFRIQUE/BURKINA FASO - Risque famine pour 2,2 millions de personnes, une crise oubliéehttp://fides.org/fr/news/68274-AFRIQUE_BURKINA_FASO_Risque_famine_pour_2_2_millions_de_personnes_une_crise_oublieehttp://fides.org/fr/news/68274-AFRIQUE_BURKINA_FASO_Risque_famine_pour_2_2_millions_de_personnes_une_crise_oublieeOuagadougou – Au cours de ces prochains mois, plus de 2,2 millions de burkinabés risquent de mourir de faim à cause des conflits en cours et des conditions climatiques extrêmes . En 2020, le nombre des personnes frappées par le très grave manque de nourriture est trois fois supérieur à ce qu'il était l'an dernier. C'est ce qu'indique, dans un message à l'Agence Fides, le Père Constatin Sere, Directeur de la Caritas du Burkina Faso, qui affirme par ailleurs que « le monde a oublié la crise au Sahel. Des pays tels que le Burkina Faso se trouvent à affronter une série de défis et en l'absence d'aides, les personnes souffrent terriblement. Les évacués n'ont accès ni aux denrées alimentaires ni à l'eau, essentielle tant pour boire que pour l'hygiène personnelle ».<br />De la note parvenue à l'Agence Fides, il ressort que le pays est devenu l'épicentre d'un conflit régional dramatique qui a déjà causé plus d'un million d'évacués. « Il s'agit de l'une des vagues d'évacuations qui évolue le plus rapidement au monde, laquelle laisse des centaines de milliers de personnes sans nourriture, sans eau et sans refuge adapté » indique le document.<br />Le Père Sere a en outre déclaré qu'avec l'approche de la saison des pluies, les conditions des évacués se font encore plus critiques en ce que la majeure partie d'entre eux ne dispose pas d'un abri adapté pour affronter les tempêtes, les vents forts et les inondations qui se produiront au cours des trois ou cinq prochains mois.<br />Pour soutenir quelques zones en situation particulièrement critique, la Caritas a lancé un projet de 600.000 €uros afin de fournir aux évacués et aux familles qui les accueillent des aides alimentaires outre à une contribution financière jusqu'à la fin d'octobre 2020. Le projet, qui vise à aider quelques 50.000 personnes, se concentrera principalement sur les Diocèses de Kaya, Fada N'Gourma, Nouna et Dédougou. Les colis de vivres offerts à quelques 1.500 familles contiendront de la nourriture suffisante pour un mois.<br />Ainsi que l'indique le Père Sere, tous les burkinabés et les évacués en particulier continuent à espérer dans la paix et dans un retour à la normalité. « Si vous demandez à un évacué ce qu'il désire par dessus tout, il vous répondra qu'il désire retourner dans son village d'origine. Je crains que cela n'arrivera pas de si tôt dans la mesure où les violences ne semblent pas devoir diminuer. Malgré l'engagement pris par l'Etat, les groupes armés continuent à semer la terreur et à briser des vies dans notre pays ».<br />« L'avenir est préoccupant mais nous continuons à reposer notre foi en Dieu et dans l'amour de nos frères et sœurs du monde entier » conclut le Directeur de la Caritas.<br />Jusqu'à une époque récente, la paix régnait au Burkina Faso mais depuis désormais quatre ans, des groupes armés opérant le long de sa frontière nord et dans l'est du pays continuent à tuer et à terroriser la population, provoquant une grave instabilité dans le pays. Mon, 06 Jul 2020 08:20:27 +0200ASIE/TURQUIE - Union des Eglises orthodoxes dans l'appréhension commune concernant l'avenir de Sainte Sophiehttp://fides.org/fr/news/68279-ASIE_TURQUIE_Union_des_Eglises_orthodoxes_dans_l_apprehension_commune_concernant_l_avenir_de_Sainte_Sophiehttp://fides.org/fr/news/68279-ASIE_TURQUIE_Union_des_Eglises_orthodoxes_dans_l_apprehension_commune_concernant_l_avenir_de_Sainte_SophieIstanbul – Les récentes disputes entre différentes Eglises orthodoxes semblent pour un moment céder la place à la préoccupation commune pour le destin du complexe monumental de Sainte Sophie qui pourrait bientôt redevenir un lieu de culte islamique par volonté de l'actuel gouvernement turc. De ces appréhensions communes s'est fait interprète le métropolite Hilarion Alfeyev, responsable du Département des relations extérieures du Patriarcat de Moscou, au travers de déclarations publiées le 3 juillet par l'Agence de presse russe Interfax. « Nous suivons de près avec de sérieuses préoccupations – a-t-il indiqué – les événements qui entourent la Cathédrale Sainte Sophie. Nous attendons la publication officielle de la décision de la Cour Suprême de Turquie qui, à ce qu'en dit la presse, a considéré que le statut de Sainte Sophie, qui est actuellement celui de musée, pouvait être modifié par un décret du Président du pays ». Le métropolite a qualifié Sainte Sophie de « patrimoine de toute l'humanité », soulignant que tout changement à son statut actuel, défini depuis longtemps, « pourrait causer de graves dommages à la compréhension réciproque dans le monde, au dialogue entre civilisation et culture et au dialogue interreligieux ». Entre autre chose, il s'est attardé également sur le rôle particulier que Sainte Sophie a eu dans l'histoire du Christianisme russe, faisant mention de la légende du Prince Vladimir selon laquelle s'étaient présentés sans succès au prince de Kiev, qui était à la recherche de la vraie religion pour son peuple, des représentants de l'islam provenant de Bulgarie, du judaïsme et des envoyés du Pape provenant d'Allemagne, qui avaient chacun proposé sa foi comme juste et meilleure de toutes les autres. La décision de Vladimir avait mûri seulement lorsque ses envoyés étaient revenus d'une liturgie solennelle à laquelle ils avaient participé en la Basilique Sainte Sophie de Constantinople. « Nous sommes arrivés chez les grecs – racontèrent les Ambassadeurs au Prince qui baptisa la Rus – et nous avons été conduits là où ils célèbrent la liturgie pour leur Dieu... Nous ne savons pas si nous avons été au ciel ou sur la terre... Nous avons fait l'expérience que là, Dieu habite parmi les hommes ».<br />Le 1er juillet, l'alarme concernant l'avenir de Sainte Sophie avait été lancée également par l'Assemblée interparlementaire de l'Orthodoxie, organisme oeuvrant depuis 1993 avec siège près le Parlement grec et issu d'une initiative de parlementaires russes et grecs, laquelle comprend aujourd'hui des représentants de parlements de 25 pays du monde. L'organisation se propose d'analyser les processus politiques en valorisant la perspective chrétienne orthodoxe comme facteur de rencontre et de compréhension réciproque entre les cultures. L'hypothèse de réutiliser Sainte Sophie comme lieu de culte islamique – indique la déclaration diffusée par l'Assemblée interparlementaire orthodoxe – provoque la préoccupation de « tous les hommes de bonne volonté et des croyants qui, au travers de leurs activités et de leurs prières, cherchent à sauvegarder et à renforcer la compréhension entre les grandes religions du monde ».<br />Le 30 juin, comme l'indiqua en son temps l'Agence Fides , le Patriarche oecuménique de Constantinople avait déclaré que l'éventuelle reconversion en mosquée du complexe monumental de Sainte Sophie à Istanbul « pousserait des millions de chrétiens dans le monde entier contre l'islam », Durant l'homélie donnée au cours de la divine liturgie du 30 juin célébrée en l'église des Saints Apôtres du quartier de Feriköy, à Istanbul, le Patriarche avait remarqué que Sainte Sophie est un centre de vie « dans lequel s'embrassent l'Orient et l'Occident » et son éventuelle reconversion en lieu de culte islamique « serait cause de rupture entre des deux mondes. Au XXI° siècle – a continué le Patriarche oecuménique de Constantinople – il est « absurde et dommageable que Sainte Sophie, de lieu qui, maintenant, permet à deux peuples de se rencontrer et d'admirer sa grandeur, puisse de nouveau devenir un motif d'opposition et d'affrontement ». Sat, 04 Jul 2020 01:26:28 +0200ANALYSE - Le Covid-19, l'Afrique et la guerrehttp://fides.org/fr/news/68278-ANALYSE_Le_Covid_19_l_Afrique_et_la_guerrehttp://fides.org/fr/news/68278-ANALYSE_Le_Covid_19_l_Afrique_et_la_guerreKinshasa – Lorsque, au cours de la dernière semaine du mois de mars, le Secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres, d'abord puis le Pape François ensuite, au moment où la pandémie prenait des dimensions épouvantables, lancèrent un appel éploré à proclamer un cessez-le-feu universel, le monde sembla les écouter. En Syrie, au Cameroun, aux Philippines, au Yémen et au Congo par exemple, émergèrent des signaux de détente et, notamment à cause de la peur inspirée par le virus, certaines armées ou milices engagées dans les 70 conflits en cours sur la planète, firent taire les armes. Ces signaux encourageants n'ont cependant pas eu de suite. L'invitation lancée par le Pape à cueillir la dramatique occasion pour « suspendre toute forme d'hostilité » et favoriser l'ouverture « à la diplomatie, l'attention à ceux qui se trouve dans une situation de plus grande vulnérabilité » est demeurée dans de nombreuses régions du monde lettre morte. Dès la mi-avril, dans un grand nombre de lieux où avaient cessé au moins partiellement les affrontements, ces derniers ont repris alors que dans les autres, les affrontements n'ont jamais cessé.<br />A plus de trois mois de distance, il est possible de dire que les messages du Pape et du Secrétaire général de l'ONU sont demeurés sans suite. L'Agence Fides a dialogué avec des représentants de l'Eglise dans trois pays – République démocratique du Congo, Nigeria et Cameroun – dans lesquels sévissent depuis des années des conflits et cherché à comprendre quelle est la situation et les motifs à la base d'un rejet de la suspension – au moins temporaire – de la guerre.<br/><strong>Link correlati</strong> :<a href="http://omnisterra.fides.org/articles/view/144">Pour continuer à lire l'analyse sur le site Internet d'Omnis Terra</a>Sat, 04 Jul 2020 01:25:52 +0200AFRIQUE/NIGERIA - Nomination du Directeur national des Oeuvres pontificales missionnaireshttp://fides.org/fr/news/68277-AFRIQUE_NIGERIA_Nomination_du_Directeur_national_des_Oeuvres_pontificales_missionnaireshttp://fides.org/fr/news/68277-AFRIQUE_NIGERIA_Nomination_du_Directeur_national_des_Oeuvres_pontificales_missionnairesCité du Vatican – S.Em. le Cardinal Luis Antonio G. Tagle, Préfet de la Congrégation pour l'Evangélisation des Peuples, en date du 27 février 2020, a nommé Directeur national des Oeuvres pontificales missionnaires du Nigeria, pour un quinquennat , le Père Solomon Patrick Zaku, du clergé diocésain de Maiduguri.<br />Le nouveau Directeur national est né le 7 avril 1982 à Potiskum, dans l'Etat de Yobe, et a été ordonné prêtre le 9 juillet 2010. Après avoir fréquenté le Petit Séminaire Saint Joseph dans l'Etat d'Adamawa, il a étudié la philosophie près le Grand Séminaire Saint Thomas de Makurdi, et la théologie au Grand Séminaire Saint Augustin de Jos. Il a poursuivi ses études au Floating Institute of Missiology d'Onitsha et la Seminar and International Conference on Missionary Formation de Rome. Il a occupé différentes charges : Curé, Aumônier et Vice-directeur des Oeuvres pontificales missionnaires diocésaines, Directeur des Oeuvres pontificales missionnaires du Diocèse de Maiduguri, Coordinateur national des Oeuvres pontificales missionnaires – Propagation de la Foi. Sat, 04 Jul 2020 01:25:08 +0200AFRIQUE/KENYA - Conséquences de la corruption sur l'efficacité de la lutte contre le Covid-19http://fides.org/fr/news/68276-AFRIQUE_KENYA_Consequences_de_la_corruption_sur_l_efficacite_de_la_lutte_contre_le_Covid_19http://fides.org/fr/news/68276-AFRIQUE_KENYA_Consequences_de_la_corruption_sur_l_efficacite_de_la_lutte_contre_le_Covid_19Nairobi – En Afrique, le nombre des personnes actuellement affectées par le corona virus son actuellement au nombre de 383.747 dont 183.000 sont hospitalisées dans des structures sanitaires, alors que 9.691 sont mortes. Au Kenya, le nombre des cas est de 6.190 dont 2.013 hospitalisés et 144 morts. La pandémie a avancé lentement et avec des chiffres en soi non élevés mais ses effets sur la population ont été significatifs. Ceci a porté de nombreuses institutions internationales, ONG et particuliers à soutenir les structures sanitaires du pays mais les résultats sont incertains.<br />Du milliard de schellings kenyans donné par la Banque mondiale pour pourvoir à l'approvisionnement en dispositifs de protection individuelle, en médicaments et pour la création de structures d'isolement, 42 millions de schillings kenyans ont en fait été dépensés pour la location longue durée d'ambulances, 4 autres millions pour du thé et des en-cas et 2 millions supplémentaires en communication.<br />L'action des gouverneurs des contés est sous surveillance suite à des dépenses inadaptées et à des appropriations indues. Début mai, quatre hauts fonctionnaires du conté de Kilifi ont été arrêtés pour des marchés publics concernant la construction d'un centre Covid-19 et la maintenance d'appareillages hospitaliers. Le gouverneur du conté de Bungoma, Wycliffe Wangamati, est actuellement mis en examen par la Commission éthique et anticorruption pour une spéculation intervenue dans le conté sur les prix des articles sanitaires.<br />Il existe ensuite une enquête portant sur la donation que le magnat chinois Jack Ma a effectué au cours des premiers jours de l'épidémie. Les enquêteurs ont confirmé à la BBC que l'enquête sera élargie à toutes les donations arrivées au Kenya pour combattre le virus. L'hypothèse est que des millions de dollars et de grosses quantités d'appareillages aient été volés. Les moyens de communication locaux ont récemment fait état de la disparition de dispositifs de protection individuelle donnés par le gouvernement de Chine populaire pour une valeur de 2 millions d'USD. Le Président, Uhuru Kenyatta, a promis que toutes les donations destinées à la lutte contre le virus feront l'objet d'une analyse approfondie.<br />« Au Kenya – explique un haut fonctionnaire qui préfère conserver l'anonymat – les choses arrivent et personne n'en parle. Si vous énoncez clairement les faits, vous ne restez pas en vie plus de deux jours. Des ressources financières et des biens donnés pour les malades disparaissent : tout est volé et il n'est possible ni de dire ni de faire quoi que ce soit. Quelques-uns s'enrichissent sur le dos de tous ».<br />Les Evêques ont exhorté le gouvernement à garantir que les fonds d'urgence pour le Covid-19 seront destinés à combattre la pandémie et à ramener le pays à la normalité. Dans une déclaration de mai dernier , la Conférence épiscopale a demandé la clarté en matière de gestion des fonds donnés pour faire face à l'urgence sanitaire. « En tant qu'Eglise, nous apprécions les différentes mesures qui ont été adoptées par le gouvernement pour contenir la diffusion de la pandémie dans notre pays. Toutefois nous sommes préoccupés par les nouvelles concernant l'usage impropre de certains fonds ». Sat, 04 Jul 2020 01:24:38 +0200ASIE/PAKISTAN - Retour à la Maison du Père du Père Francis Nadeem OFM Cap., engagé dans le dialogue interreligieuxhttp://fides.org/fr/news/68275-ASIE_PAKISTAN_Retour_a_la_Maison_du_Pere_du_Pere_Francis_Nadeem_OFM_Cap_engage_dans_le_dialogue_interreligieuxhttp://fides.org/fr/news/68275-ASIE_PAKISTAN_Retour_a_la_Maison_du_Pere_du_Pere_Francis_Nadeem_OFM_Cap_engage_dans_le_dialogue_interreligieuxLahore - « Nous avons perdu un prêtre et un religieux merveilleux qui a prêté service humblement dans sa communauté et a également atteint les personnes d'autres fois au travers du message chrétien de paix et d'amour. Un prêtre qui était connu, apprécié et aimé non seulement parmi les chrétiens mais également parmi les fidèles d'autres religions ». C'est ce qu'a affirmé à l'Agence Fides S.Exc. Mgr Sebastian Francis Shaw, Archevêque de Lahore, commémorant le Père Francis Nadeem OFM Cap., Provincial des Capucins au Pakistan, son compagnon dans la mission de dialogue interreligieux depuis plus de trois décennies. Le religieux, malade et dialysé, est mort le 3 juillet dans un hôpital de Lahore, après une crise cardiaque. L'Archevêque s'en souvient ainsi : « Il était plein d'idées, toujours très créatif pour construire des ponts entre les personnes de fois différentes. Il était en communion et dans d'excellentes relations avec des personnes d'autres fois et a toujours oeuvré pour diffuser le message de paix et d'amour au nom du Christ dans tous les coins du pays ».<br />Plus de 2.000 personnes étaient présentes aux obsèques célébrées le 4 juillet au matin en la Cathédrale du Sacré-Coeur de Lahore par l'Archevêque, S.Exc. Mgr Sebastian Francis Shaw, et concélébrées par l'Evêque de Faisalabad, S.Exc. Mgr Indrias Rehmat, et par de nombreux prêtres. Etaient également présents des responsables d'autres confessions chrétiennes et d'autres religions arrivés pour donner un dernier salut au Père Nadeem.<br />Le Père Francis Nadeem aura été un infatigable promoteur du dialogue interreligieux et de l'oecuménisme pendant plus de vingt ans à Lahore. Il était Secrétaire exécutif de la Commission épiscopale pour le Dialogue interreligieux et l'oecuménisme et était Gardien de la Custodie Mariam Sadeeqa des Frères capucins au Pakistan depuis septembre 2014. En 2017, il avait été choisi par ses confrères pour un deuxième mandat de Gardien qui aurait dû s'achever en août prochain.<br />Né le 27 octobre 1955, il était entré dans l'Ordre des Frères mineurs capucins à l'âge de 19 ans. Après sa Profession solennelle faite en 1984, et des études de théologie, il avait été ordonné prêtre. Avant d'être élu Gardien, il avait occupé la charge de Vice provincial pendant deux mandats consécutifs – de 2002 à 2008.<br />« Il était pour nous une référence. Il travaillait pour sa communauté des frères capucins et des chrétiens mais son esprit était également tourné vers les non chrétiens afin de construire et de renforcer un esprit de dialogue interreligieux » remarque pour Fides le Père Morris Jalal OFM Cap, son confrère et antique compagnon d'études. Le Père Jalal indique : « Il a donné le bon exemple dans toutes ses œuvres et dans toutes les responsabilités qui lui ont été confiées tant dans les Paroisses, étant un responsable de la communauté capucine au Pakistan, que dans son importante mission de dialogue interreligieux. Nous porterons dans notre cœur son engagement et son humilité, en particulier dans les moments de persécution ».<br />« A l'exemple de Saint François d'Assise, il a donné sa vie pour le dialogue interreligieux. Sa vision consistait à promouvoir et à renforcer la paix et l'harmonie au Pakistan. En tant qu'homme de paix et de dialogue, il a été source d'inspiration pour d'innombrables personnes qui travaillent aujourd'hui activement pour la même cause au Pakistan, afin de créer une société aimant la paix » ajoute le Père Qaisar Feroz OFM Cap, Secrétaire de la Commission pour les Communications sociales.<br />Il affirme en outre : « Telle est l'héritage qu'il nous laisse : il était un homme de Dieu, bien concentré sur sa mission évangélique, qui a toujours persévéré dans son ministère de dialogue interreligieux et de l'oecuménisme, instaurant d'excellents rapports personnels avec des personnes d'autres religions ». Sat, 04 Jul 2020 01:22:45 +0200EUROPE/ESPAGNE - Présentation en vidéoconférence du rapport d'activité des Oeuvres pontificales missionnaires de 2019http://fides.org/fr/news/68273-EUROPE_ESPAGNE_Presentation_en_videoconference_du_rapport_d_activite_des_Oeuvres_pontificales_missionnaires_de_2019http://fides.org/fr/news/68273-EUROPE_ESPAGNE_Presentation_en_videoconference_du_rapport_d_activite_des_Oeuvres_pontificales_missionnaires_de_2019Madrid – Les Oeuvres pontificales missionnaires d'Espagne ont organisé une conférence de presse virtuelle afin de présenter leur Rapport d'activité 2019, laquelle aura lieu le 6 juillet à 11.30 locales sur la plateforme Zoom. Ainsi que l'explique la note transmise à Fides, le Rapport reflète la vaste action d'animation et de formation missionnaire que les Oeuvres pontificales missionnaires réalisent durant toute l'année et qui va bien au-delà des principales journées de collecte missionnaire connues de tous : la Journée missionnaire mondiale, la Journée de l'Enfance missionnaire et la Journée des Vocations autochtones.<br />Cette édition 2019 du rapport comprend également le grand événement missionnaire célébré en octobre, à savoir le Mois missionnaire extraordinaire proclamé par le Pape François pour l'ensemble de l'Eglise. Le rapport contient également les dernières statistiques relatives aux missionnaires espagnols et le montant de la contribution financière de l'Espagne au Fond universel de solidarité des Oeuvres pontificales missionnaires en 2019, fond au travers duquel le Saint-Siège soutient le fonctionnement ordinaire de 1.111 territoires de mission. A la vidéoconférence participeront le Père José Maria Calderon, Directeur national des Oeuvres pontificales missionnaires d'Espagne, Manuel Diaz, responsable de l'animation missionnaire, S.Exc. Mgr Miguel Ángel Olaverri sdb, Evêque de Pointe Noire, en République du Congo, ce dernier commentant la manière dont est vécue la crise sanitaire du Covid-19. <br />Sat, 04 Jul 2020 01:21:48 +0200AMERIQUE/MEXIQUE - Le Diocèse de Guanajuato face au massacre d'Irapuato et la nécessité de ne pas s'habituer au crime et à la violencehttp://fides.org/fr/news/68272-AMERIQUE_MEXIQUE_Le_Diocese_de_Guanajuato_face_au_massacre_d_Irapuato_et_la_necessite_de_ne_pas_s_habituer_au_crime_et_a_la_violencehttp://fides.org/fr/news/68272-AMERIQUE_MEXIQUE_Le_Diocese_de_Guanajuato_face_au_massacre_d_Irapuato_et_la_necessite_de_ne_pas_s_habituer_au_crime_et_a_la_violenceGuanajuato - « Le plus important massacre en soixante ans », « des crimes inacceptables », « la énième bataille et un terrible massacre », « l'une des pires affaires de l'histoire du Mexique », « la justice est nécessaire à Irapuato », « le gouvernement promet de ne pas abandonner Guanajuato », « 26 morts dans un massacre à Irapuato » : tels sont quelques-uns des titres des journaux mexicains après ce qui s'est passé dans l'après-midi du 1er juillet. Un groupe armé de quelques 8 personnes est entré dans le centre de réhabilitation pour toxicomanes ouvert depuis deux ans sous le nom de « Je reprend ma vie » dans le quartier Arandas d'Irapuato, dans l'Etat mexicain de Guanajuato. Etaient présents quelques 31 jeunes. Les assaillants ont laissé sortir les femmes avant d'ouvrir le feu contre ces derniers, causant au moins 26 morts.<br />Le Maire et le gouverneur de l'Etat concordent sur le fait qu'il s'agisse d'un affrontement entre bandes en vue du contrôle du territoire. Le phénomène est propre à cette zone du Mexique dans la mesure où le centre de réhabilitation n'est pas géré par les autorités pas plus qu’ils ne disposent des autorisations légales. Il s'agit de l'un de ces centres dit sociaux qui parfois sont des centres de danse et parfois des centres de réhabilitation volontaire pour les jeunes ayant des problèmes de drogue. Sur le seul territoire d'Irapuato, existent quelques 200 centres dans les périphéries ou dans des maisons occupées par ces jeunes. Selon les voisins des centres en question, nombreux sont des locaux des bandes criminelles. Ce qui frappe le plus est que ce centre fonctionnait comme un centre de réhabilitation et que certains jeunes étaient présents depuis plusieurs mois pour sortir de la toxicomanie selon le témoignage des membres de leurs familles.<br />« L'Evêque d'Irapuato, les prêtres et l'ensemble de la famille chrétienne regrettent et condamnent fermement les actes violents » indique un communiqué du Diocèse parvenu à Fides. « Le sang d'un frère ne peut jamais demeurer en silence ou dans l'oubli. Il invoque justice devant Dieu. Nous ne pouvons nous habituer au crime et à la violence et demeurer indifférents face à la mort ».<br />Le communiqué conclut en citant les Evêques du Mexique qui rappellent : « Il est du devoir de l'Etat de rendre effective la justice qui implique la sécurité des citoyens, la punition de ceux qui sont coupables de violence et de criminalité organisée, sans faire d'exception dans l'application de l'Etat de droit. La corruption et l'impunité constituent un binôme qui va en parallèle et continue à nous défier ici, au Mexique. Il est également du devoir de tout chrétien de jeter les bases pour la paix et le respect de la vie ». Sat, 04 Jul 2020 01:05:55 +0200ASIE/AFGHANISTAN - Collecte de fonds de Prague à Kaboul en faveur des nécessiteux, signe de communion spirituelle de l'Eglisehttp://fides.org/fr/news/68271-ASIE_AFGHANISTAN_Collecte_de_fonds_de_Prague_a_Kaboul_en_faveur_des_necessiteux_signe_de_communion_spirituelle_de_l_Eglisehttp://fides.org/fr/news/68271-ASIE_AFGHANISTAN_Collecte_de_fonds_de_Prague_a_Kaboul_en_faveur_des_necessiteux_signe_de_communion_spirituelle_de_l_EgliseKaboul – Une collecte de fonds partie de Prague a rejoint l'Eglise de Kaboul par l'intermédiaire du personnel de l'Ambassade de République tchèque. Telle est l'initiative réalisée par la Paroisse Saint Gothard de Prague, sous la conduite de son Curé le Père Milos Szabo, au profit des pauvres indigents afghans les plus vulnérables. C'est ce qu'indique, dans une note envoyée à l'Agence Fides le Père Giovanni Scalese, missionnaire barnabite et Supérieur de la Missio sui iuris en Afghanistan. « Dans cette Paroisse, pendant le mois de janvier, les fidèles ont prié pour ce pays et ont réalisé une collecte pour les pauvres de notre Mission. Le fruit des donations a été confié aux diplomates tchèques à Kaboul mais à cause des normes d'endiguement du Covid-19, il a été possible d'organiser une rencontre seulement en juin ».<br />Le don a été accueilli par le missionnaire comme un « signe de la communion spirituelle de l'Eglise ». « Lorsque nous récitons le Symbole des Apôtres, nous affirmons professer notre foi dans la communion des Saints. Généralement, nous donnons de l'importance à cet aspect surtout à l'occasion de la Solennité de la Toussaint mais nous oublions souvent que la communion des Saints unit tous les croyants pèlerins sur cette terre. La vie chrétienne peut être comparée à un pèlerinage certes, mais non pas individuel. Nous cheminons vers Dieu en tant que peuple, en nous aidant réciproquement. La belle initiative de la Paroisse Saint Gothard constitue un bon exemple de cette communion ».<br />Le contact entre l'Eglise de Prague et celle de Kaboul avait eu lieu en octobre dernier, au travers d'une lettre envoyée par le Curé tchèque, qui indiquait : « Nous sommes une Paroisse catholique romaine du quartier de Bubeneč, qui accueille des missions diplomatiques de nombreux Etats près la République tchèque. Ceci nous a donné l'idée de tenter de nous mettre spirituellement en relation avec les pays du monde. Alors que les représentants de la diplomatie internationale travaillent pour faciliter la coopération et garantir que l'humanité vive dans la paix et la sécurité, nous avons décidé de soutenir ce travail par la prière. Chaque mois, nous prierons pour un pays particulier et ses habitants indépendamment de leur religion ».<br />La présence catholique fut admise au début du XX° siècle comme simple assistance spirituelle à l'intérieur de l'Ambassade d'Italie à Kaboul au travers d'un premier prêtre barnabite. En effet, l'islam est reconnu dans le pays comme religion d'Etat et la conversion à d’autres religions consiste en un délit d'apostasie. En 2002, le Saint Pape Jean Paul II institua une Missio sui iuris. Aujourd'hui, la mission continue à avoir pour base la structure diplomatique italienne et est actuellement confiée au Père Giovanni Scalese. Dans la capitale afghane, sont également présentes les religieuses Missionnaires de la Charité et l'association intercongrégationnelle Pro Bambini de Kaboul. Sat, 04 Jul 2020 01:05:12 +0200AFRIQUE/BURKINA FASO - Appel des Camilliens à « équiper les hôpitaux et former du personnel pour gérer les patients atteints par le Covid-19 »http://fides.org/fr/news/68261-AFRIQUE_BURKINA_FASO_Appel_des_Camilliens_a_equiper_les_hopitaux_et_former_du_personnel_pour_gerer_les_patients_atteints_par_le_Covid_19http://fides.org/fr/news/68261-AFRIQUE_BURKINA_FASO_Appel_des_Camilliens_a_equiper_les_hopitaux_et_former_du_personnel_pour_gerer_les_patients_atteints_par_le_Covid_19Ouagadougou - « Au Burkina Faso, du 9 mars à ce jour, ont été enregistrés 825 guérisons sur 934 cas de positivité au corona virus. Nous avons malheureusement l'un des taux de mortalité les plus importants de l'Afrique occidentale et cela signifie que nous ne sommes pas assez résilients en matière de soin pour les cas les plus graves par manque de ressources et de personnel qualifié ». C'est ce qu'indique à l'Agence Fides le Père Modeste Ouedraogo, religieux camillien qui prête service en tant que médecin à l'hôpital Saint Camille de Ouagadougou, en évoquant l'urgence Covid-19 dans le pays. « Outre les actions d'information et de prévention – poursuit-il – a été prédisposée une salle d'isolement au sein de l'unité de médecine de l'hôpital. Là sont accueillis tous les cas suspects qui reçoivent les soins ordinaires dans l'attente de la confirmation du diagnostique. Le protocole adopté prévoit l'usage de l'hydroxyde chloroquine et de la claritromicine ».<br />Au sein de la structure gérée par les Camilliens, transitent quelques 900 patients par jour pour différentes visites ambulatoires. Y travaillent 401 salariés permanents et 100 salariés externes. L'Etat soutient l'hôpital en payant le salaire de 50 membres du personnel. Il existe en outre une convention entre l'hôpital et le Ministère de la Santé en vue de l'application des politiques sanitaires nationales. « D'un point de vue pharmaceutique – explique le religieux – nous avons produit une solution hydro alcoolique dans notre pharmacie pour les besoins de l'hôpital et de la population. Cette activité qui existait avant l'arrivée du corona virus a été renforcée par le Père Luc Zongo, responsable de notre pharmacie avec l'appui du personnel et des bénévoles. Au cours de cette période – poursuit le prêtre – en accord avec le gouvernement, nous avons mis à disposition notre centre de recherches biomoléculaire pour effectuer des tests diagnostiques. Le seul laboratoire se trouve en effet à Bobo-Dioulasso, à cinq heures de voiture de la capitale, ce qui signifie que les cas suspects de tout le pays doivent attendre au moins 12 heures pour obtenir les résultats. Jusqu'ici, nous avons effectué plus de 1.500 tests. Pour les visites, en outre, nous utilisons également l'Infirmerie de l'Archidiocèse de Ouagadougou, que nous gérons avec le Soeurs camilliennes ».<br />Entre temps, sur l'ensemble du continent africain, le nombre de cas de Covid-19 augmente rapidement. « Initialement – raconte le Père Ouedraogo - la réaction de la population du Burkina Faso a été de grande peur. En voyant tant de morts dans les pays occidentaux, tous se demandaient comment aurait réagi l'Afrique à une telle catastrophe. Comme toujours face à ce genre de situations, le premier élan est de s'adresser à Dieu dans la prière. Les Evêques ont envoyé une prière à réciter dans les familles ». Ce qui préoccupe est le manque de moyens et de ressources. « Les masques de protection manquent et les autres dispositifs de protection pour la population et le personnel hospitaliers – affirme le missionnaire – sont insuffisants. Sur l'ensemble du territoire national, nous disposons de trois hôpitaux équipés et réservés aux patients atteints par le Covid-19 mais ils comptent seulement 17 respirateurs pour 20 millions de personnes. A l'hôpital Saint Camille, nous avons seulement 6 lits au sein de l'unité de réanimation ». A cela s'ajoute le fait que les mesures restrictives imposées par le gouvernement créent de nouveaux problèmes dans un pays déjà éprouvé par la pauvreté. « La majeure partie de la population – indique le camillien – survit en vendant quelque chose dans le rue, en espérant parvenir à obtenir de quoi procurer un repas quotidien à sa famille. Cette situation – conclut-il – crée appréhension et génère une grande peur de l'avenir ». <br/><strong>Link correlati</strong> :<a href="https://youtu.be/y5mXFmhMBTw">Vidéo de l'entretien avec le Père Modeste Ouedraogo sur la chaîne Youtube de l'Agence Fides</a>Sat, 04 Jul 2020 09:05:10 +0200AFRIQUE/CONGO - Ordination épiscopale et prise de possession du Diocèse de Kinkala à l'enseigne du Covid-19http://fides.org/fr/news/68269-AFRIQUE_CONGO_Ordination_episcopale_et_prise_de_possession_du_Diocese_de_Kinkala_a_l_enseigne_du_Covid_19http://fides.org/fr/news/68269-AFRIQUE_CONGO_Ordination_episcopale_et_prise_de_possession_du_Diocese_de_Kinkala_a_l_enseigne_du_Covid_19Brazzaville – C'est à l'enseigne des mesures de protection contre le corona virus qu'a eu lieu l'ordination épiscopale et la prise de possession canonique de S.Exc. Mgr Ildevert Mathurin Mouanga, nouvel Evêque diocésain de Kinkala - chef-lieu du département du Pool - nommé le 5 mars dernier par le Pape François en remplacement de Mgr Louis Portella Mbuyu .<br />Selon les sources locales de l'Agence Fides, la cérémonie solennelle a eu lieu Dimanche 28 juin et a été présidée par S.Exc. Mgr Louis Portella Mbuyu, premier Evêque émérite de Kinkala, et consécrateur principal, la Messe a été concélébrée notamment par S.Exc. Mgr Francisco Escalante Molina, Nonce apostolique au Congo et au Gabon.<br />Malgré la pandémie de la Covid-19, les chrétiens ont fait le déplacement du stade municipal de Kinkala et le faible taux de mobilisation s’est justifié par le nombre de personnes limité pour vivre cet événement. Ils étaient venus de Brazzaville, Madzia, Kinkala, des villages environnants, et des différents Diocèses du pays, toujours dans le strict respect du port obligatoire du masque et l’observation de la distanciation pour assister à la consécration du nouvel Evêque qui vient agrandir l’Episcopat congolais.<br />Il était 11 heures lorsque la procession partie de la tribune officielle du stade municipal, a atteint le centre du terrain de football où était installé l’autel de la Messe. Les prêtres de tous les Diocèses du Congo n'ont pas voulu manquer à cet événement au travers d'une mobilisation extraordinaire, chacun nanti de son propre masque de protection.<br />A la fin de la cérémonie, Mgr Louis Portella Mbuyu a prononcé une allocution dans laquelle, il a remercié le Saint-Père pour avoir porté son choix sur un confrère qui vient agrandir l’Episcopat congolais. Il a pris congé du peuple de Dieu qu’il a tant aimé. Une page de l’histoire est tournée et une nouvelle s’ouvre. Bienvenu à Mgr Ildevert Mathurin Mouanga et fructueux ministère! S.Exc. Mgr Daniel Mizonzo, Evêque de Nkayi et Président de la Conférence épiscopale du Congo, a prononcé une allocution très émouvante: «L’ordination d’un Evêque est toujours un événement heureux et joyeux.» «Le nouvel Evêque doit créer un climat de confiance avec ses collaborateurs, avec les fidèles laïcs du Christ. La porte de l’Evêché doit demeurer ouverte pour accueillir les collaborateurs. Nous sommes très heureux de vous accueillir en notre sein, la Conférence épiscopale. Merci à Mgr Louis Portella Mbuyu pour tout le travail pastoral abattu dans ce Diocèse et au sein de la Conférence épiscopale du Congo et pour tous les services rendus et à rendre à l’Eglise du Congo. Je souhaite que vous puissiez continuer à suivre les travaux de construction de l’Université catholique du Congo, installée dans le Diocèse de Pointe-Noire ».<br />Mgr Ildevert Mathurin Mouanga qui a choisi comme parole de vie: «Combats le bon combat de la foi» 1Tim. 6-12, a rappelé aux Clercs de ce Diocèse que «les défis à relever sont nombreux dans notre pays et dans notre Eglise et qu’il va falloir que chacun puisse mettre la main à la pâte».<br />La région du Pool, dont Kinkala est le chef-lieu, a été le théâtre d'une guerre à basse intensité entre le gouvernement et les miliciens de Frédéric Bintsamou, connu également sous le nom de Pasteur Ntumi, un pasteur protestant qui avait créé des milices Ninja. En 2017, un accord de paix a été signé entre lui et le gouvernement mais les tensions dans la région demeurent. Fri, 03 Jul 2020 14:04:04 +0200VATICAN - Envoi d'aides à destination de Diocèses du Bénin, de Madagascar et du Sénégal de la part du Fonds spécial des Oeuvres pontificales missionnaireshttp://fides.org/fr/news/68268-VATICAN_Envoi_d_aides_a_destination_de_Dioceses_du_Benin_de_Madagascar_et_du_Senegal_de_la_part_du_Fonds_special_des_Oeuvres_pontificales_missionnaireshttp://fides.org/fr/news/68268-VATICAN_Envoi_d_aides_a_destination_de_Dioceses_du_Benin_de_Madagascar_et_du_Senegal_de_la_part_du_Fonds_special_des_Oeuvres_pontificales_missionnairesCité du Vatican – Le Bénin a enregistré les premiers cas de Covid-19 en mars et, comme dans d'autres parties du monde, la pandémie a provoqué de profonds changements au plan social, économique et sanitaire, avec des conséquences y compris psychologiques, créant un climat d'angoisse et de peur. Le gouvernement a adopté des mesures nécessaires à contenir la pandémie, y compris l'isolement et la fermeture des lieux de culte et des école, interdisant toute activité et toute réunion. L'Eglise s'est engagée dès le début à être proche des souffrances des hommes et à chercher à répondre à leurs besoins. La prolongation dans le temps de la situation critique a cependant épuisé les disponibilités économiques des Diocèses et Paroisses, qui ont demandé l'aide du Fonds d'urgence institué par le Pape François près les Oeuvres pontificales missionnaires afin de soutenir les Eglises des territoires de mission face à l'urgence représentée par le Covid-19 . Les aides envoyées aux Diocèses leur permettront par suite de continuer leur œuvre d'assistance et d'évangélisation.<br />Le Diocèse d'Abomey a demandé une aide pour les activités de prévention et d'assistance au profit des enfants vulnérables suivis dans les centres diocésains et des enfants et des adultes touchés par les effets du Covid-19 dans les divers secteurs pastoraux. Le Diocèse de Dassa Zoumé doit pourvoir à la subsistance des prêtres et des opérateurs pastoraux, dont se chargeaient les Paroisses, ces dernières n'ayant plus la possibilité de le faire à cause de la fermeture des églises, cette dernière rendant impossible la collecte d'offrandes parmi les fidèles. En outre, de nombreuses personnes sont restées sans travail et la Caritas a pris en charge un certain nombre de personnes âgées confinées chez elles.<br />Au sein du Diocèse de Djougou, la priorité est représentée par les écoles catholiques, en ce que les parents d'élèves ne sont plus en mesure de payer les frais de scolarité, ne pouvant pas même pourvoir aux besoins de base de leurs familles. Le Diocèse de Lokossa est quant à lui un Diocèse rural, qui manque des infrastructures fondamentales y compris avant la pandémie. Maintenant, la situation est naturellement plus grave encore. Parmi les urgences à affronter, se trouve le fait que les enseignants et le personnel des écoles catholiques ne reçoivent plus leurs salaires depuis des mois, en ce que les caisses du Diocèse sont vides.<br />La population de Natitingou a reçu la première annonce de l'Evangile en 1941. Fervente dans la foi et constituée d'agriculteurs, d'éleveurs et de petits artisans, elle vit cependant dans des conditions précaires. Les prêtres et les instituts religieux qui collaborent à l'Evangélisation sont désormais privés de moyens de subsistance.<br />Au sein du Diocèse de N'Dali, l'Eglise locale pourvoit à l'aide alimentaire par l'intermédiaire de la distribution de mais, de riz, de sorgo, et au soutien financier des orphelinats, des personnes âgées, des pauvres et des enfants vulnérables.<br />Le soutien des Séminaires et des écoles catholiques revêt un caractère gravement urgent au sein du Diocèse de Parakou, alors qu'à Porto Novo, ce sont les structures paroissiales, les prêtres et les communautés religieuses à se trouver dans une situation difficile.<br />A Madagascar, au sein du Diocèse d'Ambanja, les aides du Fonds des Oeuvres pontificales missionnaires sont destinées au soutien du système scolaire. L'environnement est rural et les jeunes quittent rapidement l'école en ce que les familles manquent des moyens financiers nécessaires . Ainsi tombent-ils dans les pièges de la drogue et de la délinquance, nombre de jeunes filles demeurant enceintes très jeunes. Le Diocèse a répondu comme il l'a pu à cette situation en construisant au fil des années différentes écoles, allant de la crèche au lycée, pour assurer une éducation au plus grand nombre possible de jeunes. Cependant, suite à la pandémie, la situation de cette année scolaire est catastrophique. Nombreux sont ceux qui ont abandonné l'école et il faut soutenir les élèves et les enseignants qui se trouvent actuellement privés de salaires.<br />L'Archidiocèse de Dakar, au Sénégal, compte une population essentiellement pauvre, de bas niveau social, constituée d'agriculteurs, de pêcheurs et d'ouvriers. Dans presque toutes les Paroisses sont présentes des structures éducatives et sanitaires qui offrent un service fondamental à la communauté. Aux adversités climatiques des années précédentes se sont ajoutées les conséquences de la pandémie, rendant ainsi la situation toujours plus difficile. Il est donc nécessaire de soutenir les activités d'évangélisation, les équipes e prêtres et de catéchistes qui poursuivent leur mission dans ce contexte, outre les deux centres d'accueil destinés aux enfants et les activités de réflexion spirituelle et sociale pour les jeunes sur l'après Covid-19. Fri, 03 Jul 2020 13:45:32 +0200