Fides News - French (Standard)https://fides.org/Les Dépêches de l'Agence FidesfrLes contenus du site sont publiés sous licence Creative Commons.ASIE/ISRAËL - Pas de permis pour les enseignants résidant en Cisjordanie : la prochaine année scolaire des écoles chrétiennes de Jérusalem est menacéehttps://fides.org/fr/news/77519-ASIE_ISRAEL_Pas_de_permis_pour_les_enseignants_residant_en_Cisjordanie_la_prochaine_annee_scolaire_des_ecoles_chretiennes_de_Jerusalem_est_menaceehttps://fides.org/fr/news/77519-ASIE_ISRAEL_Pas_de_permis_pour_les_enseignants_residant_en_Cisjordanie_la_prochaine_annee_scolaire_des_ecoles_chretiennes_de_Jerusalem_est_menaceeJérusalem – De nouvelles ombres planent sur l’avenir des écoles chrétiennes de la Ville Sainte, après que, le 10 mars dernier, le ministère israélien de l’Éducation a adressé une lettre aux directeurs des établissements scolaires chrétiens de Jérusalem pour leur faire savoir que, pour la prochaine année scolaire 2026-2027, seules les embauches d’enseignants résidant dans la ville et titulaires de certificats israéliens seront autorisées.<br /> <br />Les classes et les cours ne pourront donc pas être confiés à des enseignants palestiniens résidant en Cisjordanie.<br /><br />Jusqu’à présent, les enseignants palestiniens résidant en Cisjordanie pouvaient enseigner à Jérusalem grâce à une « carte verte » délivrée par les autorités israéliennes.<br /><br />Selon la Fondation « Aide à l'Église en détresse », plus de 200 enseignants chrétiens pourraient se retrouver sans emploi et dans l'impossibilité d'enseigner dans les écoles chrétiennes de Jérusalem, une situation qui met en péril la continuité pédagogique de ces établissements historiques et l'avenir de l'enseignement chrétien dans la Ville Sainte.<br /><br />Dès juillet 2025, la Commission de l'éducation du Parlement israélien avait interdit aux écoles chrétiennes d'embaucher des enseignants palestiniens titulaires de diplômes obtenus en Cisjordanie et à Jérusalem-Est, arguant que ces diplômes ne répondaient pas aux exigences académiques requises pour l'enseignement.<br /> <br />Au début de l'année scolaire en cours, 171 enseignants originaires de Cisjordanie n'avaient pas reçu les autorisations nécessaires pour enseigner. Le Secrétariat général des écoles chrétiennes avait organisé une grève dans toutes les écoles chrétiennes de Jérusalem, jusqu'à la délivrance des autorisations requises. <br />Thu, 26 Mar 2026 12:35:45 +0100AMÉRIQUE/ÉTATS-UNIS - Le 24 septembre à Saint-Louis, la liturgie de béatification de l'Archevêque Fulton Sheen, présidée par le Cardinal Taglehttps://fides.org/fr/news/77516-AMERIQUE_ETATS_UNIS_Le_24_septembre_a_Saint_Louis_la_liturgie_de_beatification_de_l_Archeveque_Fulton_Sheen_presidee_par_le_Cardinal_Taglehttps://fides.org/fr/news/77516-AMERIQUE_ETATS_UNIS_Le_24_septembre_a_Saint_Louis_la_liturgie_de_beatification_de_l_Archeveque_Fulton_Sheen_presidee_par_le_Cardinal_TagleSaint-Louis – L'Archevêque Fulton J. Sheen sera béatifié le 24 septembre. Le Pape Léon XIV enverra, en tant que représentant, le Cardinal Luis Antonio Gokim Tagle, Pro-préfet du Dicastère pour l'évangélisation – Section pour la première évangélisation et les nouvelles Églises particulières, à la liturgie de béatification.<br />« C'est une joie indescriptible d'apprendre que Mgr Fulton J. Sheen, directeur national des Œuvres Pontificales Missionnaires de 1950 à 1966, sera béatifié le 24 septembre à Saint-Louis », commente le directeur national des Œuvres Pontificales Missionnaires des États-Unis, Mgr Roger J. Landry, dans un communiqué de presse diffusé mercredi 25 mars. « Il est une source d’inspiration non seulement pour nous tous qui poursuivons son œuvre de prière et de soutien aux initiatives missionnaires de l’Église à travers le monde, mais aussi pour tous ceux dont la foi a été renforcée par sa prédication, ses émissions de radio et de télévision, ses écrits et sa sainte vie catholique », souligne le père Landry.<br />Né dans une famille irlandaise à El Paso, dans l'Illinois, le 8 mai 1895, Sheen découvrit sa vocation sacerdotale à l'âge de 24 ans et fut ordonné prêtre en 1919. Il poursuivit ses études supérieures à la Catholic University of America à Washington , à l'Université catholique de Louvain et à l'Université Pontificale Saint-Thomas-d'Aquin à Rome. Il revint aux États-Unis en 1926 et commença à enseigner à la Catholic University of America, poste qu'il occupa jusqu'en 1950. De 1930 à 1950, il anima l’émission radiophonique du soir « The Catholic Hour » sur NBC, qui attira rapidement un large public et connut un succès extraordinaire, suscitant de nombreuses conversions à la foi catholique. Il a largement contribué à sensibiliser le public à l’action missionnaire de l’Église en tant que directeur national des OPM américaines, fonction qu’il a occupée pendant environ 16 ans .<br />« Je me réjouis que le Cardinal Luis Antonio Tagle, Pro-préfet de la Section pour la première évangélisation et les nouvelles Églises particulières du Dicastère pour l'évangélisation du Vatican, soit le légat pontifical, le célébrant et l'orateur de la messe de béatification », ajoute Mgr Landry – Le Cardinal Tagle, tout comme Sheen, est non seulement un prédicateur au talent extraordinaire, mais il saura sans aucun doute mettre en lumière la contribution que le futur bienheureux Fulton Sheen a apportée et continue d’apporter, à bien des égards, à l’œuvre missionnaire de l’Église ». Sheen fut Évêque de Rochester, dans l’État de New York, puis le pape Paul VI le nomma Archevêque titulaire de Newport, au Pays de Galles, en 1969. Enseignant et brillant orateur, il anima également une émission télévisée hebdomadaire, « Life is Worth Living », qui attira environ 30 millions de téléspectateurs et lui valut deux Emmy Awards pour ses talents de communicateur. De 1961 à 1967, il a animé « The Fulton Sheen Show ». Professeur de philosophie à l’Université catholique de Washington, Fulton Sheen a également été le fondateur de la revue « Cristo al Mondo » et a écrit environ 300 livres et articles.<br /> <br /><br />Thu, 26 Mar 2026 12:30:36 +0100AFRIQUE/KENYA - Nomination d'un Évêque auxiliaire à Nairobihttps://fides.org/fr/news/77518-AFRIQUE_KENYA_Nomination_d_un_Eveque_auxiliaire_a_Nairobihttps://fides.org/fr/news/77518-AFRIQUE_KENYA_Nomination_d_un_Eveque_auxiliaire_a_NairobiCité du Vatican - Le Saint-Père a nommé Évêque auxiliaire de l’archidiocèse métropolitain de Nairobi le Révérend Père Obed Muriungi Karobia, O.F.M. Conv., jusqu’à présent modérateur suprême de l’association publique de fidèles « Franciscan Servants of Mary Queen of Love » du diocèse de Ngong, en lui attribuant le siège titulaire de Timida.<br />Son Excellence Mgr Obed Muriungi Karobia, O.F.M. Conv., est né le 29 juin 1979. Il a étudié la philosophie au St. Bonaventure College de Lusaka, en Zambie, et a obtenu une licence en théologie au Tangaza College . Entré chez les Frères Mineurs Conventuels, il a été ordonné prêtre le 28 juillet 2012. Il a occupé les fonctions suivantes : vicaire paroissial et curé de la paroisse Sainte-Catherine-d'Alexandrie à Nairobi ; Responsable des vocations au sein de la Custodie des Frères Mineurs Conventuels du Kenya ; formateur et économe de la maison de formation de son institut à Nairobi ; ministre provincial de la province kenyane des Frères Mineurs Conventuels ; Président de la Fédération africaine des Frères Mineurs Conventuels ; doctorant en psychologie à l’université Daystar de Nairobi ; depuis 2024, à la demande du Dicastère pour l’Évangélisation, modérateur suprême de l’association publique de fidèles Franciscan Servants of Mary Queen of Love dans le diocèse de Ngong.<br /> Thu, 26 Mar 2026 12:15:30 +0100ASIE/MYANMAR - Renonciation et succession de l'Évêque de Hpa-Anhttps://fides.org/fr/news/77517-ASIE_MYANMAR_Renonciation_et_succession_de_l_Eveque_de_Hpa_Anhttps://fides.org/fr/news/77517-ASIE_MYANMAR_Renonciation_et_succession_de_l_Eveque_de_Hpa_AnCité du Vatican - Le Saint-Père a accepté la renonciation de la charge pastorale du diocèse de Hpa-An présentée par Mgr Justin Saw Min Thide. Son successeur est Mgr Stanislaus Min Ko, jusqu’à présent Évêque coadjuteur du même diocèse.<br /> <br /><br /> Thu, 26 Mar 2026 12:10:47 +0100AFRIQUE/NIGERIA - Le diocèse de Wakuri tire la sonnette d'alarme face à de nouvelles attaques perpétrées par les bergers peulshttps://fides.org/fr/news/77515-AFRIQUE_NIGERIA_Le_diocese_de_Wakuri_tire_la_sonnette_d_alarme_face_a_de_nouvelles_attaques_perpetrees_par_les_bergers_peulshttps://fides.org/fr/news/77515-AFRIQUE_NIGERIA_Le_diocese_de_Wakuri_tire_la_sonnette_d_alarme_face_a_de_nouvelles_attaques_perpetrees_par_les_bergers_peulsAbuja – Une nouvelle alerte a été lancée concernant de nouvelles attaques potentielles de bergers peuls dans le district de Takum et dans d’autres régions de l’État de Taraba, dans le nord-est du Nigeria. Cette alerte a été lancée par le diocèse de Wakuri dans un communiqué daté du 25 mars et signé par Mgr Anthony Bature, vicaire administratif et responsable du comité diocésain pour la paix.<br />« Une vidéo provenant d’une organisation appelée « Equipping the Persecuted » circule actuellement sur les réseaux sociaux », indique le document transmis à l’Agence Fides. « Son directeur exécutif, Judd Saul, met en garde contre une attaque imminente, prévue à partir du 23 mars, menée par des milices ethniques peules à Takum, Chanchanji et dans le district de Tor Damisa de la collectivité locale de Donga, entre autres localités. Comme on le sait, une attaque similaire a déjà été déjouée à Chanchanji entre le 21 et le 22 mars 2026, mais les terroristes ont été repoussés par l’armée ».<br />Dans la région de Takum, l’église catholique St. James the Great à Adu a toutefois été attaquée <br />Mgr Bature avertit que « de plus en plus de terroristes se réorganisent dans différentes localités autour de la municipalité de Takum, comme New Gboko et d’autres, et dans la municipalité de Donga, le long du fleuve Donga et à Ananum ».<br />Le diocèse de Wakuri souligne que l’insécurité causée par les bergers peuls aggrave la situation des populations de la région. « La nouvelle de ces attaques alimente la peur et l’angoisse de la population, la poussant à un exode massif vers des destinations inconnues, sans aucun espoir de salut ».<br />« À la lumière de cela, l'Évêque, Mgr Mark Maigida Nzukwein, invite les doyens, les prêtres et les personnes consacrées des zones susmentionnées à sensibiliser leurs fidèles et à prendre toutes les mesures de précaution nécessaires pour assurer leur sécurité », indique la déclaration, qui invite « à contacter les forces de l'ordre afin de renforcer la sécurité et d'éviter la catastrophe humanitaire imminente ».<br />Lors d’une rencontre avec la presse en février dernier, l’Évêque de Wakuri, Mgr Mark Maigida Nzukwein, a rapporté que depuis septembre 2025, les habitants du district de Chanchanji, dans la zone de gouvernement local de Takum, ainsi que de certaines parties des zones de gouvernement local d’Ussa et de Donga, dans le sud de l’État de Taraba, vivent dans une situation dramatique en raison des attaques des bergers peuls.<br />« À ce jour, on dénombre plus de 80 morts, de nombreux blessés, plus de 200 communautés et églises détruites et plus de 90 000 résidents catholiques déplacés », a déclaré Mgr Nzukwein, selon lequel « les miliciens peuls qui commettent ces attaques arrivent généralement aux premières heures du matin, le plus souvent pendant que les gens dorment, et lancent leurs assauts, tuant quiconque ils rencontrent et incendiant les maisons et les récoltes ».<br />« De plus, poursuit l’Évêque, les miliciens ont pris le contrôle des terres agricoles de la population et attaquent quiconque ose se rendre dans leurs fermes pour se procurer de la nourriture pour sa famille. Certaines femmes ont été violées lors de ces attaques ». Les éleveurs utilisent les récoltes pour nourrir leurs troupeaux. <br />Thu, 26 Mar 2026 12:08:32 +0100AFRIQUE/TCHAD - Des générations privées d'école. Les programmes visant à garantir l'accès à l'éducation des réfugiés soudanais en âge scolaire sont restés sans effethttps://fides.org/fr/news/77514-AFRIQUE_TCHAD_Des_generations_privees_d_ecole_Les_programmes_visant_a_garantir_l_acces_a_l_education_des_refugies_soudanais_en_age_scolaire_sont_restes_sans_effethttps://fides.org/fr/news/77514-AFRIQUE_TCHAD_Des_generations_privees_d_ecole_Les_programmes_visant_a_garantir_l_acces_a_l_education_des_refugies_soudanais_en_age_scolaire_sont_restes_sans_effetN'Djamena - Depuis le déclenchement de la guerre civile au Soudan en 2023, le Tchad est devenu l'un des premiers pays au monde en termes de nombre de réfugiés accueillis. Et la plupart des réfugiés soudanais présents au Tchad proviennent du Darfour, région qui a déjà été l'épicentre d'un conflit civil ayant débuté en 2003 et pris fin en 2020.<br />Selon des données mises à jour en janvier dernier, rapportées par l'organisation Development Action Platform, le nombre de réfugiés soudanais enregistrés au Tchad s'élève à 904 000 personnes, un chiffre énorme qui s'ajoute aux 400 000 réfugiés déjà présents dans le pays. <br />Afin d'analyser les conditions de vie des réfugiés arrivés après 2023, l'Agence des Nations Unies pour les réfugiés a mené une enquête dont les résultats, publiés ces derniers jours, soulignent que les efforts du Tchad ne sont pas tout à fait suffisants pour faire face à la crise.<br />Dans 76 % des cas, les familles interrogées ont indiqué que leurs enfants mineurs avaient cessé de suivre des cours à l'école.<br />Il s'agit d'un pourcentage très élevé, au regard des informations diffusées sur les nombreuses initiatives prises par le gouvernement de N'Djamena, qui s'est engagé au fil des ans à garantir l'accès à l'éducation également aux élèves soudanais présents dans le pays. À cet égard, il suffit de considérer l'organisation des examens scolaires de septembre dernier. À cette occasion, plus de cinq mille élèves ont pu terminer leur année scolaire afin de s'inscrire à celle qui allait commencer. Le programme avait été soutenu par le HCR et l'Unicef de diverses manières, notamment par le transfert des élèves des camps de réfugiés vers les lieux d'examen, la distribution de matériel scolaire et enfin le soutien psychologique aux élèves.<br />D'autres données sont ressorties de l'enquête : seuls 48 % des personnes interrogées ont déclaré avoir accès à des structures de santé au Tchad, tandis que 10 % ont déclaré avoir accès à des installations sanitaires. En outre, pas moins de 32 % ont déclaré avoir subi des violences physiques pendant leur fuite et 20 % ont déclaré avoir encore des proches au Soudan. Parmi eux, 84 % ne peuvent pas quitter ce pays en guerre faute de moyens de transport nécessaires à l’expatriation, tandis que 7 % ne le quittent pas par crainte d’arrestations arbitraires.<br />L’un des principaux problèmes concerne l’absence de papiers d’identité chez les réfugiés : pas moins de 87 % des personnes interrogées ont déclaré ne pas en posséder, soit parce qu’elles les avaient perdus, soit parce qu’ils leur avaient été confisqués par des milices armées pendant leur fuite. L'absence de documents d'identité empêche l'accès aux services mis à disposition par les autorités locales. Garantir un document d'identité aux réfugiés soudanais est le défi que le gouvernement tchadien doit relever dans les mois à venir, afin d'éviter que la gestion des réfugiés ne se transforme en crise.<br />Au cours des dernières années, certaines mesures avaient déjà été mises en place pour les réfugiés qui se trouvaient dans le pays avant le déclenchement du conflit au Soudan. Parmi celles-ci, il convient de citer la loi sur l’asile de 2020 et les décrets sur la protection juridique et l’identité biométrique, tous deux adoptés en 2019. <br />Thu, 26 Mar 2026 12:00:07 +0100ASIE/PHILIPPINES - Élévation au rang de diocèse du Vicariat apostolique de Calapan et nomination du premier Évêquehttps://fides.org/fr/news/77512-ASIE_PHILIPPINES_Elevation_au_rang_de_diocese_du_Vicariat_apostolique_de_Calapan_et_nomination_du_premier_Evequehttps://fides.org/fr/news/77512-ASIE_PHILIPPINES_Elevation_au_rang_de_diocese_du_Vicariat_apostolique_de_Calapan_et_nomination_du_premier_EvequeCité du Vatican - Le Saint-Père a élevé le Vicariat apostolique de Calapan au rang de diocèse, en lui conservant la même dénomination et la même configuration territoriale, et en le plaçant sous la dépendance du siège métropolitain de Lipa. Le Saint-Père a nommé premier Évêque du diocèse de Calapan Mgr Moises Magpantay Cuevas, jusqu’à présent Vicaire Apostolique de Calapan. Dans le même temps, il a décidé que le diocèse susmentionné passe au droit commun.<br /><br />Données Statistiques<br /><br />Le diocèse de Calapan est situé dans la partie orientale de l'île de Mindoro. Il s'étend sur une superficie de 4 238,38 km² et compte une population de 908 339 habitants, dont 735 754 catholiques. Le diocèse comprend 23 paroisses, 32 établissements d'enseignement et un établissement caritatif. Il compte 63 prêtres diocésains, 17 prêtres religieux et 62 religieuses ; il y a 57 séminaristes. Wed, 25 Mar 2026 14:15:57 +0100ASIE/BANGLADESH - Institution du diocèse de Joypurhat et nomination du premier Évêquehttps://fides.org/fr/news/77511-ASIE_BANGLADESH_Institution_du_diocese_de_Joypurhat_et_nomination_du_premier_Evequehttps://fides.org/fr/news/77511-ASIE_BANGLADESH_Institution_du_diocese_de_Joypurhat_et_nomination_du_premier_EvequeCité du Vatican - Le Saint-Père a érigé le diocèse de Joypurhat à partir de territoires prélevés sur les diocèses de Rajshahi et de Dinajpur, le plaçant sous la dépendance de l’archidiocèse métropolitain de Dhaka. Le Saint-Père a nommé premier Évêque du diocèse nouvellement érigé le Père Paul Gomes, du clergé du diocèse de Rajshahi, jusqu’à présent recteur du Grand Séminaire du Saint-Esprit de Banani, à Dhaka. S.E. Mgr Paul Gomes est né le 3 septembre 1962 à Kharbaria, dans le diocèse de Rajshahi . Après avoir étudié la philosophie et la théologie au Grand Séminaire national du Saint-Esprit de Banani, à Dhaka, il a obtenu une licence ès lettres au Notre Dame College de Dhaka.<br />Il a été ordonné prêtre le 29 décembre 1992 pour le diocèse de Rajshahi.<br />Il a occupé les fonctions suivantes et poursuivi ses études : vicaire à la paroisse de la Présentation du Seigneur à Surshunipara ; recteur du séminaire intermédiaire de Dinajpur ; maîtrise et licence en théologie dogmatique à l'université de Santo Tomas à Manille, aux Philippines ; recteur du séminaire de premier cycle St. Joseph à Ramna ; vicaire à Beneedwar ; professeur de théologie dogmatique et vice-recteur au Grand Séminaire du Saint-Esprit de Banani, à Dhaka ; diplôme en psycho-spiritualité au St. Anselm Institute dans le Kent, en Angleterre ; Curé de la paroisse Virgo Potens à Borni et de la cathédrale Good Shepherd à Rajshahi ; vicaire général et consulteur diocésain du diocèse de Rajshahi ; depuis 2021, recteur du Grand Séminaire du Saint-Esprit de Banani, à Dhaka.<br /> <br/><strong>Link correlati</strong> :<a href="https://www.fides.org/it/attachments/view/file/dati_statistici_-_Bangladesh.pdf">DONNÉES STATISTIQUES</a>Wed, 25 Mar 2026 14:11:42 +0100AFRIQUE/KENYA - Démission de l'Évêque de Wotehttps://fides.org/fr/news/77510-AFRIQUE_KENYA_Demission_de_l_Eveque_de_Wotehttps://fides.org/fr/news/77510-AFRIQUE_KENYA_Demission_de_l_Eveque_de_WoteCité du Vatican - Le Saint-Père a accepté la renonciation au gouvernement pastoral du diocèse de Wote présentée par Mgr Paul Kariuki Njiru.<br /> Wed, 25 Mar 2026 14:08:23 +0100AFRIQUE/NIGÉRIA - Une église attaquée dans l'État de Taraba, au nord-est du Nigériahttps://fides.org/fr/news/77509-AFRIQUE_NIGERIA_Une_eglise_attaquee_dans_l_Etat_de_Taraba_au_nord_est_du_Nigeriahttps://fides.org/fr/news/77509-AFRIQUE_NIGERIA_Une_eglise_attaquee_dans_l_Etat_de_Taraba_au_nord_est_du_NigeriaAbuja – L'église catholique Saint-Jacques-le-Grand d'Adu, dans le district de Takum, dans l'État de Taraba, au nord-est du Nigeria, a été attaquée.<br />Les faits remontent au 23 mars, lorsqu'un groupe armé de bergers peuls a attaqué l'église, causant d'importants dégâts : des vitres brisées, des bâtiments paroissiaux vandalisés et la résidence du curé endommagée.<br />L'attaque a été décrite comme précise et coordonnée, conformément à un avertissement lancé par les forces de sécurité le 19 mars qui mettait en garde contre des attaques coordonnées imminentes à Taraba et dans le sud de Kaduna.<br />Selon la presse locale, l'alerte des forces de sécurité nigérianes était assez détaillée, indiquant qu'une attaque terroriste coordonnée contre la population civile était imminente dans les villes de Chenchenji et Yelwa, le long de la route Wukari-Takum, vers le dimanche 22 mars.<br />Le rapport des services de renseignement nigérians indiquait qu'un groupe de bergers peuls armés avait été aperçu le 19 mars alors qu'il traversait la rivière Donga, se dirigeant vers Gbundu, puis vers le sud-ouest en direction d'Amadu et de Chenchenji. <br />Il s'agit là d'un signe supplémentaire, observé ces derniers mois, d'une intensification des infiltrations de bandes armées dans la région, qui utilisent comme couverture les déplacements de grands troupeaux de bétail. Les bandits ont ainsi installé des camps dans la brousse, s'implantant dans les zones rurales.<br />Le rapport des services de renseignement précise que la surveillance aérienne effectuée à l'aide de drones avait confirmé la présence de bergers se déplaçant avec des armes automatiques prêtes à l'emploi, ce qui, selon les forces de sécurité, indique « une escalade allant au-delà de l'activité banditique habituelle ». <br />L'attaque contre l'église est considérée comme une mesure de représailles suite aux pertes subies par les bandits le 17 mars, lorsque des groupes d'autodéfense de la communauté locale de Tor-Damisa ont repoussé un groupe de bergers armés accompagnés de leurs troupeaux, causant d'importantes pertes de bétail.<br />L'insécurité qui règne dans la région a contraint environ 90 000 personnes à fuir. <br />Wed, 25 Mar 2026 14:05:19 +0100Cardinal Vesco : Le voyage de Léon XIV en Algérie sera comme une « Visitation »https://fides.org/fr/news/77508-Cardinal_Vesco_Le_voyage_de_Leon_XIV_en_Algerie_sera_comme_une_Visitationhttps://fides.org/fr/news/77508-Cardinal_Vesco_Le_voyage_de_Leon_XIV_en_Algerie_sera_comme_une_Visitationpar Gianni Valente<br /><br />Alger - L’Évêque de Rome, qui s’apprête à se rendre en Algérie, « n’a rien à vendre ni à défendre ». Il vient dans un esprit de gratuité, en tant que « fils de saint Augustin », pour rencontrer « un peuple musulman vers lequel l’Église se sent mystérieusement envoyée ». C’est pourquoi, « d’une certaine manière, sa visite est une “visitation” ».<br /><br />Pour donner une idée de ce à quoi l’on peut s’attendre lors de la prochaine visite de Léon XIV en Algérie, le Cardinal dominicain Jean-Paul Vesco, Archevêque d’Alger, évoque l’image de Marie, la Mère de Jésus, qui, après l’Annonciation de l’Ange, se rend « sans tarder » chez sa cousine Élisabeth pour l’assister durant les derniers mois de sa grossesse. Aucune « stratégie », aucun calcul. Seulement l’attente de ce qui de surprenant pourra jaillir d’une rencontre gratuite. En cette période pascale où les martyrs d’Algérie offrent justement le témoignage lumineux d’une « paix désarmée et désarmante », dans un monde déchiré par les guerres. Dans un pays où, grâce aussi à ces martyrs, l’Église catholique n’est plus perçue comme « un vestige de la colonisation ».<br /> <br />L'Église catholique d'Algérie s'apprête elle aussi à entrer dans la Semaine Sainte. Que signifie célébrer Pâques en Afrique du Nord alors que le Moyen-Orient et le monde entier sont déchirés par les guerres et de multiples crises ?<br /><br />JEAN-PAUL VESCO: Célébrer Pâques, c’est célébrer un mystère de mort et de résurrection. On sait qu'il y a la croix, tout le monde vit des croix, personne n’est épargné, a fortiori, comme vous le soulignez, dans ce contexte de guerres multiples. Mais nous sommes témoins qu’en la croix mûrit en une force de résurrection et cette victoire de la vie sur la mort est un temps que nous pouvons vivre et partager avec d’autres.<br /><br />Dans ce chaos de guerres, de sang et de larmes qui ravage le Moyen-Orient, quel lumière les martyrs d'Algérie apportent-ils sur le présent ?<br /><br />VESCO : La lumière des martyrs d’Algérie est cette « paix désarmée et désarmante » dont parle le Pape Léon XIV. Dans la situation difficile qu’a traversé le pays dans ces années-là, tous ceux qui ont été tués étaient des personnes désarmées : des sœurs qui allaient à la messe, des gens se trouvaient dans une bibliothèque d'enfants à la Casbah… Je pense à un très beau texte de Pierre Claverie qui écrit : “ Bravo Messieurs, vous avez tué des personnes désarmées.” Je pense aussi à ce texte de Christian de Chergé, Prieur du monastère de Tibhirine, où il repense à sa confrontation avec des hommes armés qui le menaçaient : « Après, je me suis dit : ces gens-là, ce type-là avec qui j'ai eu ce dialogue tellement tendu, quelle prière je peux faire pour lui ? Je ne peux demander au bon Dieu : Tue-le. Mais je peux demander : désarme-le. Après, je me suis dit : ai-je le droit de demander : désarme-le, si je ne commence pas par demander : désarme-moi et désarme-nous en communauté. » L’écho de cette parole résonne dans les paroles du pape qui a condamné ceux qui bénissent les guerres. Le Cardinal Secrétaire d’État Pietro Parolin a quant à lui déploré que la “loi de la force” a remplacé “la force de la loi”. Face à la violence qui monte, la tentation est de s'armer, et l'aspect prophétique des bienheureux, dans ce contexte, est de manifester qu’il faut plus que jamais un coeur désarmé. La force de la paix désarmante. Les martyrs et les personnes avec un handicap nous montrent cette force de la paix désarmée.<br /><br />Compte tenu de la situation explosive au Moyen-Orient, pensez-vous que tous les chrétiens du Moyen-Orient et d'Afrique du Nord risquent de payer le prix de la guerre en Iran ?<br /><br />VESCO : Je répondrai en partant de la réalité depuis laquelle je parle, celle de l’Algérie. Aujourd’hui, dans la tête des autorités et des Algériens, l'Église n'est plus l'Europe ni la France, ni un reliquat de la colonisation. L'Église et les chrétiens ne sont plus associés au bloc occidental de la même façon qu'avant, et en ce sens, je ne pense pas que les chrétiens en Algérie aient à souffrir des conséquences d'une guerre entre l'Iran et Israël. De fait, sociologiquement, les fidèles comportent une part significative d’étudiants sub sahariens, et des migrants en certains endroits ; il y a aussi des Algériens. Il y a une soixantaine de prêtres et une bonne centaine de religieuses et de religieux, et ceux qui rejoignent l’Église aujourd’hui sont presque tous subsahariens ou issus du Sud global. Il n’y a que très peu d’Européens. En trente ans, l’Église en Algérie est devenue plus africaine, au sens aussi où l’Algérie est un pays du continent africain, mais aussi plus catholique, au sens d’un réalité marquée par une multiplicité de nationalités. En ce qui concerne les guerres au Moyen-Orient, il n’y a pas de différence de sensibilité entre les algériens chrétiens et les algériens non-chrétiens. Si j’élargis la perspective au Moyen-Orient, évidemment, les chrétiens sont victimes à côté des autres.<br /><br />Aujourd'hui, les intérêts pétroliers se mêlent au sang. Quel rôle joue l'élan messianique millénariste que l'on perçoit dans certaines justifications de la guerre ?<br /><br />VESCO : L'explication de la guerre en Iran ou la déstabilisation du Moyen-Orient pour des raisons uniquement pétrolières me semble effectivement insuffisante. Si messianisme il y a, c’est surtout au sens où un homme se prend pour le Messie ou pour le "roi du monde", et bouleverse tout. Mais c’est une opinion, et je n’ai pas suffisamment travaillé le sujet pour aller plus loin dans l’analyse. Ce que je constate surtout, c’est l’explosion des individualismes, des nationalismes et la loi du « moi d’abord. »<br /><br />Les Évêques de Rome n'ont jamais béni les guerres menées au Moyen-Orient. Quels ont été les moments clés de cet enseignement dans l'histoire récente et comment est-il perçu par les populations musulmanes ?<br /><br />VESCO: L'explication de la guerre en Iran ou la déstabilisation du Moyen-Orient pour des raisons uniquement pétrolières me semble effectivement insuffisante. Si messianisme il y a, c’est surtout au sens où un homme se prend pour le Messie ou pour le "roi du monde", et bouleverse tout. Mais c’est une opinion, et je n’ai pas suffisamment travaillé le sujet pour aller plus loin dans l’analyse. Ce que je constate surtout, c’est l’explosion des individualismes, des nationalismes et la loi du « moi d’abord. »<br /><br />Justement, qu'attendez-vous et qu'espérez-vous de la venue de Léon XIV en Algérie ?<br /><br />VESCO: Une rencontre avec le peuple algérien. Une vraie rencontre, c’est à dire un moment gratuit et authentique dont chacun puisse sortir un peu transformé. Le Pape n’a rien vendre ni à défendre et je pense que c’est cette gratuité-là qui peut ouvrir les cœurs. Il vient en « fils de Saint-Augustin », comme il le dit, pour rencontrer le peuple algérien dans son ensemble, un peuple musulman auquel mystérieusement l'Église se sent envoyée…. Il vient rencontrer un peuple et une Église, gratuitement. J’aime dire que d’une certaine manière, sa visite est une visitation. Wed, 25 Mar 2026 13:49:19 +0100AFRIQUE/SOUDAN - « La prise de la ville frontalière de Kurmuk a été facilitée par l'Éthiopie », accuse Khartoumhttps://fides.org/fr/news/77506-AFRIQUE_SOUDAN_La_prise_de_la_ville_frontaliere_de_Kurmuk_a_ete_facilitee_par_l_Ethiopie_accuse_Khartoumhttps://fides.org/fr/news/77506-AFRIQUE_SOUDAN_La_prise_de_la_ville_frontaliere_de_Kurmuk_a_ete_facilitee_par_l_Ethiopie_accuse_KhartoumKhartoum – Crise diplomatique entre les gouvernements soudanais et éthiopien, ce dernier étant accusé par Khartoum d’avoir favorisé la prise de la ville frontalière de Kurmuk par les miliciens des Forces de soutien rapide et leurs alliés du Mouvement populaire de libération du Soudan-Nord .<br />Selon des sources gouvernementales soudanaises, l'Éthiopie aurait autorisé le passage sur son territoire des troupes de la RSF, leur permettant ainsi de prendre à revers les soldats gouvernementaux des Forces armées soudanaises qui défendaient la ville.<br />Des responsables soudanais avaient déjà porté des accusations similaires par le passé, début février, lorsqu'ils avaient affirmé que des miliciens de la RSF et du SPLM-N étaient entrés dans le Nil Bleu via le territoire éthiopien lors d'une attaque contre Deim Mansour, dans le comté de Kurmuk. <br />Selon une enquête de l'agence Reuters, les RSF auraient créé un camp d'entraînement pour leurs combattants sur le territoire éthiopien. De plus, des livraisons d'armes, de munitions et d'autres équipements destinés aux RSF transiteraient par l'Éthiopie.<br />L'ouverture de nouvelles lignes d'approvisionnement en faveur des RSF s'inscrit dans la stratégie des Émirats arabes unis, leur principal bailleur de fonds, visant à contourner les restrictions imposées par les États qui soutiennent Khartoum, à commencer par l'Égypte. Malgré les difficultés causées par la guerre en Iran, les Émirats continuent de soutenir la formation armée dirigée par Mohammed Hamdan Dagalo, dit « Hemedti ». Outre l'Éthiopie et le Soudan du Sud, les approvisionnements destinés aux RSF transiteraient par la République centrafricaine et le Tchad. <br /><br /><br />Tue, 24 Mar 2026 14:21:52 +0100AMÉRIQUE/CHILI - Inquiétudes concernant l'accès des migrants aux droits fondamentauxhttps://fides.org/fr/news/77505-AMERIQUE_CHILI_Inquietudes_concernant_l_acces_des_migrants_aux_droits_fondamentauxhttps://fides.org/fr/news/77505-AMERIQUE_CHILI_Inquietudes_concernant_l_acces_des_migrants_aux_droits_fondamentauxSantiago - « Le droit aux biens sociaux prime sur le statut d'immigrant », déclare le Cardinal Fernando Chomalì, Archevêque de Santiago du Chili, à propos de la déclaration publiée par Red Clamor Chile, qui exprime son inquiétude face à un projet de loi visant à restreindre l'accès aux aides publiques pour les migrants sans papiers.<br /> <br />Red Clamor Chile souligne que le projet de loi actuellement examiné au Parlement impose des restrictions aux droits sociaux fondamentaux et pourrait compromettre l'accès à la santé, à l'éducation et à la sécurité sociale pour les familles migrantes qui vivent actuellement au Chili. La déclaration, signée par la secrétaire exécutive du réseau Clamor Chile, sœur Gabriela Herrera, et par l’Évêque de San Marcos de Arica, Mgr Moisés Atisha, qui a réaffirmé l’engagement de l’Église à défendre la dignité des migrants et des réfugiés, souligne en outre que ces restrictions « portent atteinte à la dignité humaine et à l’affirmation de la famille comme noyau de la société ».<br /><br />Red Clamor , qui regroupe des organisations ecclésiales engagées dans l’inclusion des migrants et des réfugiés dans le pays, en collaboration avec la Conférence épiscopale chilienne, a déclaré apprécier l’engagement visant à renforcer l’État de droit et le fonctionnement des institutions. Dans ce contexte, l’organisme a fait remarquer que « la grande majorité des migrants souhaite de plus en plus collaborer à cet effort, qui peut apporter paix, ordre et prospérité lorsqu’il est au service de la dignité humaine et de la cohésion sociale ».<br /><br />« L'exclusion ne résout pas le problème de la migration, elle l'aggrave », prévient-il. Beaucoup de ces personnes sont entrées dans le pays de manière irrégulière « non pas par mépris de la loi, mais parce qu'elles y ont été contraintes pour protéger leur vie et n'avaient pas d'autre choix compte tenu de la situation dans leur pays d'origine ». L'organisme soutient qu'il est possible de promouvoir des politiques qui garantissent la sécurité et le contrôle des frontières sans violer les droits fondamentaux, ni porter atteinte à la dignité humaine et à la cohésion sociale. Parallèlement, il a proposé d'engager un dialogue transparent afin de mettre en évidence les risques liés à la réforme. Il a notamment averti que cette mesure pourrait « non seulement miner la cohésion sociale, mais aussi nuire à la vie des enfants ».<br /> <br />Tue, 24 Mar 2026 14:14:35 +0100ASIE/LIBAN - « Nous résistons de toutes nos forces ». Le témoignage du père Elias depuis les villages chrétiens du sud du Liban, sous les attaques de l'armée israéliennehttps://fides.org/fr/news/77507-ASIE_LIBAN_Nous_resistons_de_toutes_nos_forces_Le_temoignage_du_pere_Elias_depuis_les_villages_chretiens_du_sud_du_Liban_sous_les_attaques_de_l_armee_israeliennehttps://fides.org/fr/news/77507-ASIE_LIBAN_Nous_resistons_de_toutes_nos_forces_Le_temoignage_du_pere_Elias_depuis_les_villages_chretiens_du_sud_du_Liban_sous_les_attaques_de_l_armee_israeliennepar Gianni Valente<br /><br />Rmeish – « Nous sommes pratiquement coupés du monde. Il n’y a qu’une vieille route qui peut encore servir d’accès et qui nous relie à Tyr. Hier, nous avons réussi à faire passer par cette route un convoi transportant le nécessaire pour notre survie. » Toni Elias, prêtre maronite du village de Rmeish, décrit avec des images frappantes la situation d’urgence que vivent les communautés chrétiennes qui ont choisi de rester dans leurs villages, dans le sud du Liban attaqué par les forces armées israéliennes. « La mairie », ajoute-t-il, « distribue des denrées alimentaires aux familles. Nous tenons bon, mais nous ne savons pas combien de temps la route vers Tyr restera ouverte. Et nous prions pour que le Seigneur abrège ces jours ».<br /> <br />Rmeish se trouve à moins de deux kilomètres à vol d'oiseau de la frontière avec Israël. Et dès octobre 2024, le village était déjà suspendu entre la vie et la ruine qui l'encerclait, lors de la précédente incursion de l'armée israélienne dans le sud du Liban.<br /><br />Le père Elias partage son témoignage avec l’Agence Fides tandis que, en arrière-plan, on entend le bruit des bombardements. Il raconte que, dans le village chrétien voisin d’Ain Ebel, une maison a été bombardée cette nuit, « mais heureusement, il n’y a pas eu de morts ». Il rapporte que, pendant la nuit, on entendait le bruit des chars et des bulldozers israéliens se dirigeant vers un village chrétien évacué depuis trois semaines.<br /><br />L'objectif déclaré des frappes israéliennes au Liban est de frapper et de détruire les positions du Hezbollah, mais la milice chiite alliée à l'Iran continue de tirer des missiles sur le territoire israélien, dans le contexte des nouveaux troubles déclenchés par l'attaque des États-Unis et d'Israël contre l'Iran.<br /> <br />Les bombardements israéliens touchent l'ensemble du Liban, y compris la capitale Beyrouth. Mais c'est le sud du pays qui est la cible principale des plans d'occupation israéliens. La nouvelle frontière entre le Liban et Israël « doit être le fleuve Litani », a déclaré le ministre israélien des Finances, Bezalel Smotrich. Les ponts sur le fleuve Litani sont également devenus la cible des bombardements israéliens.<br /><br />« Nous resterons jusqu’au bout », déclare le père Toni à Fides, évoquant toutes les raisons, même les plus intimes, de ce choix qu’il partage avec ses paroissiens : « Dans le sud, il ne reste plus que nous, dans ces quelques villages chrétiens. Tant que nous serons là, cette terre restera libanaise. Nous résistons de toutes nos forces. Nous n’avons rien, nous sommes sans défense, notre arme est la prière. Et si nous partions, le sud du Liban disparaîtrait. J’en suis certain. Et les efforts de nos ancêtres qui ont construit ces villages sur une terre bénie disparaîtraient aussi,… Telles sont les raisons qui nous poussent à rester ici ».<br /> <br />« La semaine dernière, raconte le père Elias, le Nonce Apostolique Paolo Borgia est également venu, accompagné de l’Évêque maronite de Tyr, Charbel Abdallah, et du représentant du Patriarche. Avec eux est arrivé un convoi d’aide humanitaire organisé par des associations et des groupes catholiques. Ce fut un témoignage de la proximité de toute l’Église, que nous avons pu constater de nos propres yeux, et cela nous a réconfortés. « Le Seigneur », conclut le prêtre maronite, « nous a créés intelligents. Et ce don semble avoir disparu, dans ce monde où seule la loi du plus fort règne à nouveau ».<br /> Tue, 24 Mar 2026 14:36:44 +0100AFRIQUE/R.D. CONGO - Malgré les sanctions américaines, l'offensive rwandaise se poursuit dans le Sud-Kivuhttps://fides.org/fr/news/77504-AFRIQUE_R_D_CONGO_Malgre_les_sanctions_americaines_l_offensive_rwandaise_se_poursuit_dans_le_Sud_Kivuhttps://fides.org/fr/news/77504-AFRIQUE_R_D_CONGO_Malgre_les_sanctions_americaines_l_offensive_rwandaise_se_poursuit_dans_le_Sud_KivuKinshasa – On craint de nouvelles attaques contre Uvira de la part des combattants du M23 et de leurs alliés militaires rwandais. C'est ce qu'indique une note envoyée à l'Agence Fides par l'ONG locale ACMEJ de Katogota, dans le Sud-Kivu, à l'est de la République démocratique du Congo.<br />Uvira est depuis longtemps disputée entre les guérilleros du M23/AFC , soutenus par des troupes rwandaises, et l'armée régulière congolaise , appuyée par les milices locales Wazalendo. Suite aux pressions américaines, le M23 semble avoir abandonné la ville . Les guérilleros sont toutefois restés dans les environs, comme le rapporte la note de l’ACMEJ, selon laquelle, dans la nuit du 17 mars à Uvira, en particulier sur les collines de Kalundu, des coups de feu ont été entendus, semant la panique parmi la population.<br />Au cours de la semaine dernière, des mouvements de troupes rwandaises et du M22/AFC ont également été signalés dans la plaine de Ruzizi. Des affrontements ont eu lieu entre les soldats des FARDC et leurs alliés Wazalendo, d'une part, et les troupes du M23/AFC et les troupes rwandaises, d'autre part.<br />Selon plusieurs sources fiables, ces affrontements ont commencé le matin du 17 mars, vers 6 heures, à Runingu, Biriba, Kabunambo et dans les zones environnantes, avec le tir de grenades depuis des positions occupées par les soldats du M23 et leurs alliés militaires rwandais. « Les engins auraient détruit une église catholique à Runingu ; d’autres seraient tombés dans la cour d’une école du village », indique le communiqué. Il y a eu des victimes parmi les civils et la population a été contrainte de fuir vers le Burundi ou vers Uvira.<br />L'ACMEJ rapporte les témoignages d'habitants de plusieurs villages congolais situés à la frontière avec la commune de Bugarama, au Rwanda, selon lesquels des camions militaires rwandais ont été aperçus dans la région, transportant des troupes à destination de diverses zones de la plaine de Ruzizi et de ses hauts plateaux. Les soldats rwandais ont pour objectif de reprendre Uvira, ville d'importance stratégique, à la frontière avec le Burundi et la Tanzanie. De nouveaux affrontements ont en effet été signalés depuis le 20 mars dans certaines localités de la plaine de Ruzizi entre les FARDC et les forces rwandaises ainsi que leurs alliés du M23.<br />Pendant ce temps, la population d'Uvira est livrée à elle-même. En l'absence de forces de police, ses habitants « sont victimes d'assassinats ciblés, de meurtres, de tortures et d'autres mauvais traitements inhumains et dégradants perpétrés par des hommes armés non identifiés ».<br />Les récentes sanctions imposées par Washington à des représentants du régime rwandais n’ont donc pas dissuadé Kigali de poursuivre son action militaire dans le Sud-Kivu et le Nord-Kivu. « Les habitants du Sud-Kivu avaient espéré que la réaction diplomatique du président des États-Unis d’Amérique contre les hauts responsables militaires rwandais ramènerait rapidement la paix et la sécurité, mais, malheureusement, aucun changement n’a été observé sur le terrain », conclut la note. <br />Tue, 24 Mar 2026 12:40:56 +0100Guerre au Moyen-Orient : à Jérusalem, le Saint-Sépulcre est inaccessible et les rites traditionnels de la Semaine Sainte ont été annuléshttps://fides.org/fr/news/77502-Guerre_au_Moyen_Orient_a_Jerusalem_le_Saint_Sepulcre_est_inaccessible_et_les_rites_traditionnels_de_la_Semaine_Sainte_ont_ete_annuleshttps://fides.org/fr/news/77502-Guerre_au_Moyen_Orient_a_Jerusalem_le_Saint_Sepulcre_est_inaccessible_et_les_rites_traditionnels_de_la_Semaine_Sainte_ont_ete_annulesJérusalem – Pas de procession des Rameaux depuis le Jardin des Oliviers. Pas de messe chrismale du Jeudi Saint. La guerre déclenchée par les États-Unis et Israël contre l’Iran commence à entraîner l’annulation officielle des rites chrétiens traditionnels de la Semaine Sainte célébrés à Jérusalem, la Ville Sainte où le Christ a été crucifié, est mort et est ressuscité.<br />« En raison de la guerre », écrit le cardinal Pierbattista Pizzaballa, Patriarche latin de Jérusalem, dans un message diffusé dimanche 22 mars par les médias officiels du patriarcat, « cette année nous n'avons pas pu vivre le traditionnel pèlerinage du Carême à Jérusalem, avec les célébrations solennelles au Saint-Sépulcre et aux Lieux Saints de la Passion. » « Bien que nous ayons pu prier et nous préparer personnellement », admet le Cardinal, « le cheminement communautaire vers Pâques nous a manqué. Nous nous interrogeons désormais sur la célébra-tion de la Semaine Sainte, cœur même de notre foi, à Jérusalem et au Saint-Sépulcre ».<br />Les restrictions d’accès au Saint-Sépulcre et l’évolution du conflit ont également des répercussions sur les rites de la Semaine Sainte qui approche. « En dialogue constant avec les autorités compétentes, en collaboration avec les autres Églises chrétiennes», prévient le Patriarche Pizzaballa, « nous réfléchissons aux modalités, à convenir ensemble, de la célébration du mystère central de notre salut au sein de nos Églises. La situation évolue sans cesse et il est impossible de donner des indications définitives pour les jours à venir ; nous serons donc contraints de nous coordonner au jour le jour ». Même « Il est d'ores et déjà clair, cependant, que les célébrations ordinaires ouvertes à tous ne pourront avoir lieu ».<br />Au vu de ces considérations, le Cardinal annonce dès à présent que la procession traditionnelle du dimanche des Rameaux, du Mont des Oliviers vers la Vieille Ville, est annulée et sera remplacée par un moment de prière pour la ville de Jérusalem, « dans un lieu qui sera déterminer ultérieurement ». La messe chrismale du Jeudi Saint est également reportée à une date ultérieure, avec l'accord du Dicastère pour le culte divin.<br />« À la dureté de cette période de guerre, qui nous affecte tous », ajoute le Patriarche Pizzaballa, « s’ajoute aujourd’hui celle de ne pas pouvoir célébrer Pâques ensemble et dignement. C’est une blessure qui vient s’ajouter aux nombreuses autres infligées par le conflit. Mais nous ne devons pas nous laisser décourager. Si nous ne pouvons pas nous rassembler comme nous le souhaiterions, ne renonçons pas à la prière ». Le Cardinal invite donc chacun à « compenser ces restrictions par des moments de prière en famille et au sein de nos communautés religieuses. Je sais que la prière est déjà pratiquée partout, et je suis réconforté par l'engagement à maintenir vivante la tension spirituelle. Cependant, je ressens le besoin de proposer une journée spéciale où, tout en restant chacun chez soi, nous nous sentirons spirituellement unis dans la prière pour trouver du réconfort ». À cet égard, le Patriarche exhorte chacun à s’unir « dans la prière samedi prochain, 28 mars, en récitant le Rosaire pour implorer le don de la paix et de la sérénité, particulièrement pour ceux qui souffrent à cause du conflit. Nous le ferons avec humilité, certains que notre prière, même à distance, puisera dans la force de l'amour de Dieu, qui nous unit dans un esprit d'espé-rance et de confiance. ».<br />Samedi 21 mars, la Custodie franciscaine de Terre Sainte avait publié une déclaration concernant les informations relatives à la fermeture de la basilique du Saint-Sépulcre. « La communauté des frères franciscains présents au Saint-Sépulcre », précisait le message, « n’a jamais cessé, ni de jour ni de nuit, d’accomplir les célébrations prévues, les rites, les processions quotidiennes et les prières liturgiques conformément au Status Quo. Même ces jours-ci, bien que l’accès à la basilique soit interdit aux fidèles pour des raisons de sécurité, la prière se poursuit sans interruption dans les Lieux Saints ».<br />« Notre présence séculaire dans les Lieux de la Rédemption et la prière qui s’y élève chaque jour », ont rappelé les frères de la Custodie, « sont au nom de toute l’Église et pour le bien de l’humanité tout entière. Dans des moments particulièrement dramatiques comme ceux que nous vivons, elle entend rendre présentes la foi, l’espérance et la supplication de chaque baptisé, afin que, précisément depuis ces lieux saints, continue de s’élever une prière pour la paix et la réconciliation entre les peuples ».<br /> <br />Mon, 23 Mar 2026 14:16:56 +0100AFRIQUE/ZIMBABWE - « La proposition de modification de la Constitution remet en cause les fondements mêmes de notre vie en société », affirment les Évêqueshttps://fides.org/fr/news/77500-AFRIQUE_ZIMBABWE_La_proposition_de_modification_de_la_Constitution_remet_en_cause_les_fondements_memes_de_notre_vie_en_societe_affirment_les_Evequeshttps://fides.org/fr/news/77500-AFRIQUE_ZIMBABWE_La_proposition_de_modification_de_la_Constitution_remet_en_cause_les_fondements_memes_de_notre_vie_en_societe_affirment_les_EvequesHarare – « Le projet de loi visant à modifier la Constitution du Zimbabwe de 2026 remet en cause les fondements mêmes de notre vie en société », affirme un message pastoral de la Conférence épiscopale du Zimbabwe . La proposition de modification constitutionnelle prévoit notamment de porter la durée des mandats présidentiels et parlementaires de cinq à sept ans, prolongeant ainsi le mandat du président en exercice, Emmerson Mnangagwa, âgé de 84 ans, jusqu’en 2030. La révision constitutionnelle prévoit également de remplacer l’élection présidentielle directe par le peuple par une élection parlementaire du chef de l’État et de confier à l’exécutif le contrôle des principales institutions de l’État.<br />Dans leur déclaration du 19 mars, les Évêques affirment que la proposition de modification constitutionnelle « soulève de profondes questions sur la gouvernance, sur la relation de confiance entre le gouvernement et la population et sur la poursuite du bien commun, c'est-à-dire les conditions qui permettent à chaque personne et à chaque communauté de prospérer dans la dignité et la paix ».<br />Les membres de la ZCBC soulignent que « notre Constitution est plus qu'une simple loi ; c'est un pacte solennel, né de la volonté écrasante des Zimbabwéens en 2013, qui incarne nos espoirs collectifs de justice, d'unité, de paix et de prospérité ».<br />La Constitution actuelle a été adoptée en 2013, alors que le président Robert Mugabe était au pouvoir depuis 33 ans. Pour contrer son autoritarisme et l'omniprésence de l'influence de son parti, le Zimbabwe African National Union-Patriotic Front , la Constitution de 2013 a introduit une limite de deux mandats pour la présidence, ainsi que des règles visant à garantir l'impartialité dans la nomination des juges et du procureur général. Cinq commissions indépendantes ont également été créées : la Commission électorale du Zimbabwe ; la Commission des droits de l'homme du Zimbabwe ; la Commission pour l'égalité des sexes du Zimbabwe ; la Commission des médias du Zimbabwe ; et la Commission nationale pour la paix et la réconciliation .<br />Les Évêques rappellent que « toute autorité légitime émane du peuple ». « Cette vérité, ancrée dans notre humanité et reprise par la sagesse sacrée, a été réaffirmée lors des élections de 2023, lorsque les citoyens ont confié à leurs dirigeants un mandat de cinq ans qui prendra fin en 2028 ». <br />« Comme l'enseigne l'Écriture, les pouvoirs publics sont « institués par Dieu » pour servir le bien de tous, et non le leur. Pourtant, les propositions qui transfèrent le pouvoir de l’électorat à une poignée de personnes – telles que l’affaiblissement des élections présidentielles directes, la prolongation des mandats sans nouveau consentement ou le contournement de garanties telles que les référendums – sapent cette confiance sacrée », affirment les membres de la ZCBC.<br />Le message se termine en rappelant l’importance de la force et de l’indépendance des institutions pour vivre dans un pays pacifique et démocratique. « La paix ne se construit pas par la force, mais à travers des institutions justes, transparentes et indépendantes », soulignent les Évêques. « Les organes électoraux, judiciaires et de réconciliation doivent servir chaque citoyen de manière équitable, en favorisant la guérison de notre terre divisée. » « Affaiblir le contrôle électoral, les nominations judiciaires ou les commissions indépendantes sape la confiance de la population et aggrave les blessures présentes dans la société. » <br />Mon, 23 Mar 2026 13:59:41 +0100EUROPE/ITALIE - Les Sœurs de Notre-Dame des Apôtres : « La paix est un don, mais c'est aussi un engagement »https://fides.org/fr/news/77501-EUROPE_ITALIE_Les_Soeurs_de_Notre_Dame_des_Apotres_La_paix_est_un_don_mais_c_est_aussi_un_engagementhttps://fides.org/fr/news/77501-EUROPE_ITALIE_Les_Soeurs_de_Notre_Dame_des_Apotres_La_paix_est_un_don_mais_c_est_aussi_un_engagementRome – « Dans un monde en proie à la peur et aux divisions, nous voulons continuer à croire que la fraternité est possible. Nous voulons être des personnes qui, avec simplicité et courage, témoignent que la paix commence par des relations réconciliées, par des paroles qui construisent, par des gestes qui accueillent ». Tel est le message que les Sœurs de Notre-Dame des Apôtres lancent en cette période de Carême, alors que le monde est en proie à des guerres, des tensions et des conflits.<br /><br />« Notre cœur ne peut rester indifférent, soulignent-elles. En tant que sœurs NSA, nous ressentons vivement l’appel à préserver l’espérance et à nous faire les porte-parole de la paix, précisément en cette période de grâce que nous offre le Carême. La paix est un don, mais c’est aussi un engagement. C’est une graine qui grandit dans la mesure où chacun de nous la préserve et la fait germer. »<br /><br />Dans le cadre des moments de prière et de mobilisation spirituelle organisés par la Conférence épiscopale européenne, l’Union Internationale des Supérieures Générales et divers organismes ecclésiaux pour implorer le don de la paix, les sœurs de la NSA y ont adhéré depuis les nombreux lieux où elles vivent leur mission. « C’est une invitation qui transcende les frontières, qui unit des communautés, des peuples et des vocations différentes dans une seule et même supplication. Chaque communauté, chaque sœur, porte dans sa prière les visages et les histoires qu’elle rencontre chaque jour : des femmes, des hommes, des familles, des jeunes qui souhaitent vivre sans crainte, qui rêvent d’un avenir possible, qui attendent l’espoir concret d’une paix véritable. »<br /><br />En pensant tout particulièrement « aux sœurs du Liban et à la population libanaise, éprouvée par des années d’instabilité, de crise économique et de tensions croissantes, et aujourd’hui par des bombardements incessants dans le sud du pays, jusqu’à la ville de Beyrouth », nous portons dans notre cœur toutes les régions meurtries par la violence : l’Ukraine, la Terre Sainte, le Sahel, le Soudan, le Myanmar, et tant d’autres lieux souvent oubliés. Chaque guerre est une défaite de l’humanité ; chaque vie brisée est une blessure qui nous touche tous. En ce temps de Carême, nous souhaitons intensifier notre prière personnelle et communautaire, en tant que partie intégrante d’un grand chœur qui traverse l’Europe et le monde. »<br /> <br />Mon, 23 Mar 2026 13:45:58 +0100EUROPE/PORTUGAL - Le père Manuel Augusto Lopes Ferreira est le nouveau directeur national des Œuvres Pontificales Missionnaireshttps://fides.org/fr/news/77503-EUROPE_PORTUGAL_Le_pere_Manuel_Augusto_Lopes_Ferreira_est_le_nouveau_directeur_national_des_OEuvres_Pontificales_Missionnaireshttps://fides.org/fr/news/77503-EUROPE_PORTUGAL_Le_pere_Manuel_Augusto_Lopes_Ferreira_est_le_nouveau_directeur_national_des_OEuvres_Pontificales_MissionnairesCité du Vatican - Le Cardinal Luis Antonio G. Tagle, Pro-préfet du Dicastère pour l’Évangélisation , a nommé, le 12 février 2026, le père Manuel Augusto Lopes Ferreira, MCCJ, directeur national des Œuvres Pontificales Missionnaires au Portugal pour une période de cinq ans .<br />Le père Manuel Augusto est né à Arcozelo das Maias dans le diocèse de Viseu. Il a fait ses études au séminaire des Comboniens de Viseu et de Maia, son noviciat en Espagne à Moncada et enfin ses études de théologie à Rome à l’Université grégorienne . Il a été ordonné prêtre le 18 juillet 1976 à Arcozelo das Maias. <br />Il a été directeur des revues missionnaires comboniennes à Lisbonne de 1976 à 1983, puis directeur de World Mission, revue publiée par les Comboniens à Manille, aux Philippines, de 1988 à 1996. Missionnaire au Kenya, où il a dirigé le Centre international pour les frères à Nairobi , et aux Philippines, il a été supérieur général des Missionnaires Comboniens du Cœur de Jésus de 1997 à 2003. Il a dirigé le Studium Combonianum, le bureau de recherche historique de l’institut combonien, de 2015 à 2025 en Italie, d’abord à Limone sul Garda puis à Rome. Il a publié : Missionários que eu conheci, Lisbonne 2007 ; Missionari Comboniani. 150 anni di storia e missione, Rome 2017 ; Uma História Singular. Missionários Combonianos em Portugal, Lisbonne 2017 ; Encontros. A Vocação nos Evangelhos, Lisbonne 2021.<br /> <br />Mon, 23 Mar 2026 13:43:04 +0100VATICAN/ANGÉLUS - « Nous ne pouvons rester silencieux » : la consternation de Léon XIV face aux guerres qui déchirent le mondehttps://fides.org/fr/news/77499-VATICAN_ANGELUS_Nous_ne_pouvons_rester_silencieux_la_consternation_de_Leon_XIV_face_aux_guerres_qui_dechirent_le_mondehttps://fides.org/fr/news/77499-VATICAN_ANGELUS_Nous_ne_pouvons_rester_silencieux_la_consternation_de_Leon_XIV_face_aux_guerres_qui_dechirent_le_mondeCité du Vatican - La mort et la souffrance causées par les guerres qui font rage au Moyen-Orient et dans le monde entier « constituent un scandale pour toute la famille humaine et un cri lancé vers Dieu ». Et « nous ne pouvons rester silencieux face à la souffrance de tant de personnes sans défense, victimes de ces conflits », car « ce qui les blesse, blesse l’humanité tout entière ». C’est ce qu’a répété le Pape Léon XIV aujourd’hui, cinquième dimanche de Carême, en tournant son regard vers les tragédies qui déchirent le monde après avoir récité, depuis la fenêtre de son bureau au Palais apostolique, la prière mariale de l’Angélus.<br />L'Évêque de Rome a déclaré qu'il continuait à « suivre avec consternation la situation au Moyen-Orient, ainsi que dans d'autres régions du monde déchirées par la guerre et la violence », et a renouvelé « avec force son appel à persévérer dans la prière, afin que cessent les hostilités et s’ouvrent enfin des chemins de paix fondés sur un dialogue sincère et sur le respect de la dignité de chaque personne humaine ». Il a ensuite évoqué le marathon qui s'est déroulé aujourd'hui à Rome, « avec de très nombreux athlètes venus du monde entier. C'est un signe d'espérance », a souligné le Souverain Pontife, en formulant le vœu que le sport puisse « tracer des chemins de paix, d'inclusion sociale et de spiritualité ».<br />Dans la brève catéchèse prononcée avant la prière de l’Angélus, Léon XIV s’est inspiré du passage de l’Évangile selon saint Jean lu au cours de la liturgie du jour, qui relate le miracle de la résurrection de Lazare.<br />Un signe – a souligné le Souverain Pontife – « qui témoigne le Christ vainqueur de la mort et vivant en nous par la grâce du baptême ». Jésus, a poursuivi le Pape Prevost, « nous dit aujourd’hui aussi, comme à Marthe, la sœur de Lazare : “ Moi, je suis la résurrection et la vie. Celui qui croit en moi, même s’il meurt, vivra ; quiconque vit et croit en moi ne mourra jamais ” ».<br />« La grâce du Christ », a-t-il ajouté, « illumine ce monde qui semble être en quête de nouveauté et de changement ». Même « les biens matériels, les divertissements, les relations éphémères » sont recherchés comme s’ils « pouvaient combler notre cœur ou nous rendre immortels ». Et cela aussi peut être vu comme « le symptôme d’un besoin d’infini que chacun de nous porte en soi ». Et pourtant, « rien de fini », a ajouté le Successeur de Pierre, faisant écho à un passage des Confessions de saint Augustin, « ne peut étancher notre soif intérieure, car nous sommes faits pour Dieu et nous ne trouvons pas la paix tant que nous ne reposons pas en Lui ».<br />« Il existe des « habitudes, des conditionnements et des modes de penser », a reconnu le Pape, « qui nous enferment, tels des rochers, dans le tombeau de l’égoïsme, du matérialisme, de la violence et de la superficialité ». Mais comme il l’a fait avec son ami Lazare, « Jésus nous crie aussi : “Viens dehors !”, nous exhortant à sortir, régénérés par sa grâce, de ces espaces étroits », pour « marcher dans la lumière de l’amour, comme des femmes et des hommes nouveaux, capables d’espérer et d’aimer à l’image de sa charité infinie, sans calcul ni mesure ». Sun, 22 Mar 2026 08:41:18 +0100