Fides News - French (Standard)http://fides.org/Les Dépêches de l'Agence FidesfrLes contenus du site sont publiés sous licence Creative Commons.ASIE/IRAQ - Sanctions américaines étendues également au responsable du parti politique Babylonehttp://fides.org/fr/news/66392-ASIE_IRAQ_Sanctions_americaines_etendues_egalement_au_responsable_du_parti_politique_Babylonehttp://fides.org/fr/news/66392-ASIE_IRAQ_Sanctions_americaines_etendues_egalement_au_responsable_du_parti_politique_BabyloneMossoul – Le Département du Trésor des Etats-Unis a imposé des sanctions ciblées à l’encontre de quatre responsables politiques irakiens dont l’ancien gouverneur de la province de Ninive, Nawfal Hammadi al-Sultan, de l’ancien gouverneur de la province de Salah ad-Din, Ahmed al-Jubouri, et de Ryan al-Kildani dit Ryan le chaldéen, responsable du parti politique Babylone. Les trois hommes sont accusés de corruption, de détournement de fonds publics, d’abus de pouvoir guidés par des intérêts personnels et de violation des droits fondamentaux.<br />Selon ce qu’indiquent des chaines de télévision par satellite, Ryan al Kildani est accusé d’être impliqué dans l’appropriation abusive de terrains agricoles de la plaine de Ninive et de conduire des groupes paramilitaires qui, au travers de leur présence sur le territoire, font de facto obstacle au retour dans leurs foyers de dizaines de milliers d’évacués ayant fui la région en 2014 lorsqu’elle était tombée aux mains des djihadistes du prétendu « Etat islamique ». Le parti politique guidé par Ryan al Kildani constitue l’évolution politique des Brigades Babylone, formation paramilitaire créée au cours des années où de vastes zones du territoire irakien se trouvaient entre les mains des djihadistes du prétendu « Etat islamique ». Lesdites Brigades ont toujours revendiqué leur étiquette de milice de lutte contre le prétendu « Etat islamique » composée de chrétiens même s’il est prouvé qu’elles étaient liées à des milices chiites telles que les Unités de protection populaires .<br />Le Mouvement Babylone a obtenu un discret succès lors des élections irakiennes de mai 2018, conquérant deux des cinq sièges parlementaires réservés aux minorités chrétiennes. Après les élections , des critiques s’étaient élevées contre le mouvement l’accusant d’avoir obtenu ses sièges grâce à des voix provenant également d’électeurs chiites.<br />Les 17 et 18 juillet, des représentants de l’Eglise chaldéenne ont participé à la Conférence sur la liberté religieuse et la défense des minorités organisée à Washington à l’initiative du Département d’Etat américain. Dans ce cadre, le Vice-président Michael Pence, intervenant à la rencontre, a exprimé des paroles de satisfaction pour les sanctions disposées à l’encontre de Ryan al Kildani et d’autres hommes politiques irakiens.<br />Récemment, ainsi que l’a indiqué l’Agence Fides , les chefs des Eglises en Irak avaient diffusé une déclaration commune dans laquelle ils affirmaient que « les expressions et le modus operandi de Rayan al Kildani dit le chaldéen semblent manquer de respect et ne pas être honorables vis-à-vis de réalités et de symboles chers à la sensibilité ecclésiale ». Sat, 20 Jul 2019 12:05:18 +0200AMERIQUE/PORTO RICO - Appel des Evêques à la démission du gouverneur déjà réclamée par la populationhttp://fides.org/fr/news/66391-AMERIQUE_PORTO_RICO_Appel_des_Eveques_a_la_demission_du_gouverneur_deja_reclamee_par_la_populationhttp://fides.org/fr/news/66391-AMERIQUE_PORTO_RICO_Appel_des_Eveques_a_la_demission_du_gouverneur_deja_reclamee_par_la_populationSan Juan – Les Evêques de Porto Rico se sont unis ce vendredi 19 juillet à d’autres secteurs de la société pour demander la démission du gouverneur de l’ile, Ricardo Rosselló, suite à la crise générée par la publication de conversation dudit gouverneur avec des membre de l’exécutif dans le cadre desquelles ont été notamment proférées des insultes à l’encontre de personnages publics .<br />« Il existe deux principes de gouvernement démocratique qui se sont trouvés remis en cause de manière flagrante par le gouverneur et ses collaborateurs. Tout d’abord, il a abusé du droit fondamental au respect et à la protection de la dignité humaine. Ensuite, il a abusé de sa position de gouverneur, qui doit être un espace sacré de gouvernement face à un peuple qui l’a élu par un vote démocratique » indique la déclaration des Evêques envoyée à l’Agence Fides.<br />« Vous, Monsieur le gouverneur, avez abusé en corrompant et en attaquant es personnes et des groupes de notre vie démocratique et par suite vous ne pouvez plus continuer à exercer » conclut le document signé par le Président de la Conférence épiscopale portoricaine et Evêque de Ponce, S.Exc. Mgr Rubén González. Le texte est également appuyé par l’Archevêque San Juan, S.Exc. Mgr Roberto González Nieves, Vice-président de la Conférence épiscopale portoricaine, par l’Evêque de Mayagüez, S.Exc. Mgr Álvaro Corrada del Río, et par l’Evêque de Caguas et Secrétaire de la CEP, S.Exc. Mgr Eusebio Ramos Morales. Sat, 20 Jul 2019 11:09:05 +0200OCEANIE/PAPOUASIE NOUVELLE GUINEE - Dévotion mariale dans le Diocèse de Daru-Kiungahttp://fides.org/fr/news/66390-OCEANIE_PAPOUASIE_NOUVELLE_GUINEE_Devotion_mariale_dans_le_Diocese_de_Daru_Kiungahttp://fides.org/fr/news/66390-OCEANIE_PAPOUASIE_NOUVELLE_GUINEE_Devotion_mariale_dans_le_Diocese_de_Daru_KiungaDaru-Kiunga – La dévotion mariale au sein du Diocèse de Daru-Kiunga, dans l’ouest de la Papouasie Nouvelle Guinée est forte et profonde. Dans ce Diocèse suffragant de Port-Moresby, vivent quelques 50.000 catholiques sur une population totale de 220.000 habitants. Ainsi que l’a appris l’Agence Fides, la Légion de Marie a célébré son X° anniversaire de présence dans le Diocèse, confirmant la foi profonde et la dévotion mariale de ses 500 membres. L’Evêque, S.Exc. Mgr Gilles Cote, a participé aux événements organisés pour l’occasion, aux côtés du Père Martin We-en, Directeur de Radio Maria Papouasie Nouvelle Guinée, à de nombreux prêtres et religieux, en présence des membres de la Légion de Marie qui réalisent une œuvre d’apostolat dans les trois Diocèses du sud du pays – l’Archidiocèse de Port-Moresby et les Diocèses de Bereina et de Daru-Kiunga. Le Père We-en, durant la célébration d’une Messe, a invité les fidèles à « écouter, voir et agir comme Notre-Dame l’a fait, au nom de Dieu ». L’Evêque a quant à lui tenu un discours faisant l’éloge de « l’authentique dévotion à Notre-Dame » et rappelant à tout fidèle le don reçu lors de son Baptême. L’Evêque a ensuite célébré la Messe qui a clôturé la manifestation, encourageant les Légionnaires à « vivre en imitant Notre-Dame, obéissante et humble en toute chose ».<br />Le Père Alphonse Dende, prêtre diocésain de Kimbe et promoteur de la Légion de Marie, a rappelé que « la dévotion mariale aide à conserver la foi pure et à la défendre contre les attaques et les hérésies qui, aujourd’hui, interviennent contre l’Eglise », en affirmant que « pour cette raison, il est toujours bon de la cultiver et de confier la vie des communautés à la Mère céleste ». Sat, 20 Jul 2019 08:52:03 +0200OCEANIE/AUSTRALIE - Un Festival des Jeunes pour vivre dans l’Eglise « comme un seul corps »http://fides.org/fr/news/66389-OCEANIE_AUSTRALIE_Un_Festival_des_Jeunes_pour_vivre_dans_l_Eglise_comme_un_seul_corpshttp://fides.org/fr/news/66389-OCEANIE_AUSTRALIE_Un_Festival_des_Jeunes_pour_vivre_dans_l_Eglise_comme_un_seul_corpsSydney –« Le compte-à-rebours a commencé. Moins de 150 jours nous séparent de l’ouverture des portes du IV° Festival de la Jeunesse catholique d’Australie , qui se tiendra à Perth du 8 au 10 décembre. Il s’agira d’une célébration des jeunes et de l’Eglise en tant que corps unique. Ce sera aussi une incarnation vivante de l’Exhortation post-synodale du Pape François Cristus vivit, dans laquelle les autorités et les jeunes de l’Eglise en Australie se rencontreront pour partager des expériences, des défis et des joies de la vie ». C’est ce qu’indique, dans une note envoyée à l’Agence Fides, Malcolm Hart, Directeur du Festival dédié aux jeunes catholiques d’Australie.<br />Les trois journées de décembre naissent d’une initiative de la Conférence épiscopale d’Australie, accueillie par l’Archidiocèse de Perth. « On cherche à atteindre des objectifs fondamentaux : fournir une opportunité de formation et d’expérience de haute qualité aux jeunes catholiques pour rencontrer Jésus-Christ dans le contexte e l’Eglise en Australie, écouter et discuter les questions et les défis que la vie leur lance, évangéliser les jeunes et les rendre capables d’être eux à leur tour des évangélisateurs » indique la note parvenue à Fides.<br />L’événement, selon les organisateurs, devrait voir la participation de plus de 5.000 jeunes de tous les horizons géographiques nationaux « explorer les thèmes du Conseil plénier 2020 et constituera une partie du voyage entrepris en tant que nation en direction du rendez-vous de l’an prochain » indique M. Hart.<br />Le Festival rassemblera la partie la plus jeune de l’Eglise, impliquant des personnes de 9 à 30 ans et verra les participants réfléchir sur le thème fondamental « Ecoutez ce que l’Eglise dit ».<br />« Au fur et à mesure que le festival s’approche, le Comité d’organisation continue à travailler durement pour garantir que l’événement représente une expérience dans le cadre de laquelle les jeunes catholiques d’Australie puissent approfondir leur foi sur un terrain local fertile » mais constituera également « une occasion d’analyser l’Eglise en Australie de l’ouest et les jeunes indigènes » conclut la note. Sat, 20 Jul 2019 08:28:57 +0200ANALYSE/OMNIS TERRA - Comment sortir de la profonde crise économique et sociale à Haïti ?http://fides.org/fr/news/66388-ANALYSE_OMNIS_TERRA_Comment_sortir_de_la_profonde_crise_economique_et_sociale_a_Haitihttp://fides.org/fr/news/66388-ANALYSE_OMNIS_TERRA_Comment_sortir_de_la_profonde_crise_economique_et_sociale_a_HaitiPort-au-Prince – Le peuple haïtien traverse actuellement une profonde crise économique et sociale ayant des conséquences sur la psychologie des personnes et sur leurs capacités à espérer dans l’avenir. C’est ce qu’indique à l’Agence Fides le Père Clarck De La Cruz, Directeur national des Œuvres pontificales missionnaires à Haïti soulevant de lourdes questions et lançant un appel afin qu’Haïti soit aidé à sortir de la grave situation dans laquelle elle se trouve.<br />Le chômage concerne plus de 60% de la population, causant une atmosphère d’angoisse diffuse et de préoccupation pour l’indigence. Le pouvoir d’achat des familles continue à diminuer considérablement avec le temps qui passe. L’inflation galopante rend vulnérable l’ensemble du peuple haïtien et pas même ceux qui sont employés sur des chantiers de travaux publics ou disposent d’un salaire dans le secteur privé ne parviennent à pourvoir aux besoins primaires de leurs familles. Un autre facteur qui explique la situation de pauvreté du peuple haïtien se trouve ans la continuelle dévaluation de la monnaie locale. « Chaque bien dans le commerce, y compris ceux de première nécessité, sont très couteux et la nourriture elle-meme devient un luxe » remarque le pretre, remarquant que « les conséquences de ce style de vie sont catastrophiques parce qu’elles provoquent l’avènement de la mendicité, de la délinquance, de la violence sociale et ddes désordres ». Dès lors, une question se pose : « Qui pourra libérer Haiti de cette situation infernale ? » se demande le Directeur national des Œuvres pontificales missionnaires, rappelant que « le pays détient le record de pauvreté en Amérique » <br/><strong>Link correlati</strong> :<a href="http://omnisterra.fides.org/articles/view/121">Pour continuer à lire l’analyse du Père Clarck de la Cruz (en français) sur le site Internet d’Omnis Terra</a>Sat, 20 Jul 2019 13:59:32 +0200AMERIQUE/HAITI - L’action missionnaire des Camilliens après le séisme ciblée sur les personneshttp://fides.org/fr/news/66385-AMERIQUE_HAITI_L_action_missionnaire_des_Camilliens_apres_le_seisme_ciblee_sur_les_personneshttp://fides.org/fr/news/66385-AMERIQUE_HAITI_L_action_missionnaire_des_Camilliens_apres_le_seisme_ciblee_sur_les_personnesRanja – « Aujourd’hui encore, à près de dix ans de distance du séisme qui a bouleversé Haïti, nous cherchons encore à accompagner la population haïtienne vers une pleine récupération » indique à l’Agence Fides le Père Aris Miranda, missionnaire camillien et Directeur exécutif de la Fondation Camillian Disaster Service International , en parlant des programmes d’assistance menés au cours de ces années sur l’ile des Caraïbes après le séisme du 12 janvier 2010, qui fit 230.000 victimes, 300.000 blessés et 1 million d’évacués. « Au cours de ces années – raconte le missionnaire – l’ile a été frappée par quatre ouragans et le choléra continue à faire des victimes. Des milliers de personnes sont encore dans des villages de tentes ».<br />Les religieux camilliens sont présents en Haïti depuis 1995 et leur service de présence aux côtés de la population, en particulier des plus pauvres et des marginalisés, est très apprécié. En novembre 2001, ils ont inauguré un centre sanitaire, le Foyer Saint Camille. Cette structure est composée d’un dispensaire pour la médecine générale, où sont visitées quelques 300 personnes par jour. « A côté de ce centre – explique le Père Miranda – se trouvent trois pavillons pour l’accueil et l’hospitalisation des enfants et des adultes malades, avec un gymnase équipé pour la physiothérapie et un centre nutritionnel » explique le missionnaire. « Nous disposons également d’une maison d’accueil pour enfants handicapés abandonnés, le Foyer Bethléem, et, depuis 2006, l’école primaire et l’établissement d’enseignement secondaire Saint Camille, sont opérationnels, accueillant plus de 500 élèves » précise-t-il.<br />Du point de vue économique également, la situation d’Haïti est désastreuse. En effet, 75% de la population vivent dans des conditions de pauvreté extrême et en de nombreux cas sans eau courante et sans énergie électrique. Par ailleurs, 70% de la population active est au chômage et l’agriculture n’est pas en mesure de répondre aux besoins des habitants. « Aujourd’hui encore – poursuit le camillien – les haïtiens doivent leur survie presque exclusivement aux aides internationales et aux sommes provenant de leurs immigrés. Le cadre devient encore plus dramatique en ce qui concerne la corruption et la violence, qui continuent à croitre dans le pays ». En outre, un sérieux problème est constitué par la violence et la criminalité diffuse. « Nous sommes préoccupés par l’augmentation de l’insécurité sur l’ensemble du territoire national, due à la crise politique » affirme le camillien. Depuis le début de cette année, ce sont plus de 100 civils qui ont perdu la vie sous les coups de bandes armées qui font chanter même les ONG et les Ambassades. « Au cours de ces mois derniers, nous avons eu des problèmes pour atteindre les sièges où nous œuvrons au travers de nos projets de soutien à cause de ces désordres » indique le Directeur de la CADIS.<br />Malgré ces difficultés, l’engagement apostolique des Camilliens se poursuit au travers des interventions d’assistance. Maintenant, à Ranja, dans le Diocèse de Jérémie, il est prévu de lancer une école agricole. « Notre intervention – conclut le missionnaire – se concentrera sur le renforcement des capacités des agriculteurs, sur la réorganisation et le programme de coopération entre femmes, sur le renforcement du marché local de leurs produits, sur la construction d’un centre multifonctionnel pour l’entrainement, l’évacuation et la protection de la zone du bassin hydrographique de l’érosion du sol et de l’aridité. Il faut parier sur les personnes ». <br/><strong>Link correlati</strong> :<a href="https://youtu.be/hhYBN6sNJVY">L’entretien vidéo du Père Aris Miranda, missionnaire camillien, sur la chaine Youtube de l’Agence Fides</a>Sat, 20 Jul 2019 13:41:43 +0200AFRIQUE/RD CONGO - Mémoire des prêtres du Diocèse de Butembo Beni enlevés voici deux anshttp://fides.org/fr/news/66387-AFRIQUE_RD_CONGO_Memoire_des_pretres_du_Diocese_de_Butembo_Beni_enleves_voici_deux_anshttp://fides.org/fr/news/66387-AFRIQUE_RD_CONGO_Memoire_des_pretres_du_Diocese_de_Butembo_Beni_enleves_voici_deux_ansButembo Beni – « Cela fait penser et poser beaucoup de questions. Parce que jusqu’aujourd’hui, nous ne pouvons pas dire où ils sont, par qui ils ont été emmenés. Peut-être que ceux qui auraient pu aider à dénouer toute cette situation ont-ils fait leur travail comme il se doit. Ceux qui les ont enlevés, quelle est leur motivation ? Pour quelles raisons ? Quelqu’un qui annonce l’évangile, personne n’a le droit de toucher à la dignité que Dieu nous a donnée en nous créant à son image ». C’est en ces termes que s’est exprimé l’Evêque de Butembo Beni, S.Exc. Mgr Melchisedech Sikuli Paluku, au cours de la Messe qu’il a célébré le 16 juillet pour faire mémoire des deux prêtres de son Diocèse enlevés voici deux ans, les Pères Charles Kipasa et Jean-Pierre Akilimali, alors qu’ils se trouvaient dans la Paroisse Notre-Dame des Anges de Bunyuka, au sud du territoire de Beni, dans le Nord Kivu, à l’est de la République démocratique du Congo, et desquels aucune nouvelle n’a plus été donnée jusqu’à ce jour. Exprimant sa douleur, indique le site Internet de la Conférence épiscopale du Congo , l’Evêque a demandé aux fidèles de prier afin que ces deux prêtres et les trois prêtres assomptionnistes de Mbau soient libérées de leur chemin de croix.<br />Dans la nuit du 16 au 17 juillet 2017, les Pères Jean Pierre Akilimali et Charles Kipasa furent enlevés par des inconnus alors qu’ils se trouvaient dans la Paroisse de Notre-Dame des Anges de Bunyuka . Selon le CEPADHO, une ONG locale de défense des droits fondamentaux, les deux prêtres ont été enlevés par une dizaine d’hommes armés en tenue camouflée qui ont attaqué la Paroisse. Les assaillants ont roué de coups un certain nombre de séminaristes qui prêtaient service au sein de la Paroisse et volé deux véhicules et deux motocyclettes utilisées par les prêtres en vue de leur ministère pastoral.<br />L’enlèvement des deux prêtres avait été condamné immédiatement par la Conférence épiscopale nationale du Congo qui a dénoncé le climat d’insécurité régnant sur zone, rappelant aux autorités congolaises leur devoir de « garantir la sécurité des personnes et de leurs biens ». La CENCO a demandé aux forces de sécurité de « faire tout ce qui est en leur pouvoir pour libérer les deux prêtres des mains de leurs ravisseurs et pour démanteler le réseau criminel qui déstabilise la paix dans la région de Beni ».<br />Le communiqué des Evêques rappelait en outre que, depuis octobre 2012, on est sans nouvelles du sort de trois religieux Assomptionnistes, les Pères Jean-Pierre Ndulani, Anselme Wasikundi et Edmond Bamutute, enlevés dans leur Paroisse Notre-Dame des Pauvres de Mbau, sise à 22 Km de Beni . Fri, 19 Jul 2019 12:34:11 +0200AMERIQUE/PORTO RICO - Scandale touchant le gouverneur et départ des Evêques de la table du dialoguehttp://fides.org/fr/news/66386-AMERIQUE_PORTO_RICO_Scandale_touchant_le_gouverneur_et_depart_des_Eveques_de_la_table_du_dialoguehttp://fides.org/fr/news/66386-AMERIQUE_PORTO_RICO_Scandale_touchant_le_gouverneur_et_depart_des_Eveques_de_la_table_du_dialogueSan Juan – La publication de 900 pages de « messageries privées » rapportant des conversations entre le gouverneur, Ricardo Roselló, et ses ministres entre novembre 2018 et janvier 2019, dans lesquelles ils se moquaient des femmes, des homosexuels, des obèses, des personnes handicapées, des malades et même des morts, a déchainé une protestation générale dans un pays depuis longtemps en crise. Les messages publiés sont offensants, misogynes, railleurs et discriminatoires à l’égard d’hommes politiques, de journaliste et de personnes célèbres- Les textes des conversations, extraites de l’application de messagerie Telegram, ont été divulgués par le Centre pour le journalisme d’investigation de Porto Rico.<br />Le gouverneur, au travers d’un acte public, a informé qu’il s’agissait de « conversations privées » mais lorsqu’ont été rendues publiques toutes les affirmations négatives, y compris dans le cadre de phrases très offensantes, sur les syndicats, ceux-ci se sont unis et sont descendus dans les rues. Hier, plus de 100.000 personnes ont manifesté dans la seule capitale contre le gouverneur. Un groupe de manifestants s’est rendu en face du palais du gouverneur en vue d’une protestation silencieuse et pour honorer les victimes de l’ouragan Maria qui a bouleversé Porto Rico voici un an. Personne ne sait avec exactitude combien de personnes sont mortes durant l’ouragan en ce que le gouvernement a géré toutes les informations à cet égard, y compris les aides y afférant. On estime que ce nombre a été de quelques 4.650 sinon plus. Les messages privés publiés rapportent également des phrases irrévérencieuses à l’égard des cadavres se trouvant à la morgue durant la catastrophe en question.<br />Un autre motif justifiant la protestation populaire consiste dans la gestion frauduleuse des marchés publics découverte dans le cadre de ces échanges télématiques privés. Les portoricains souffrent en effet depuis longtemps pour demeurer sur leur ile malgré les taxes, le cout de la vie élevé et l’inexistence de services sociaux de base.<br />La Conférence épiscopale du Costa Rica a rendu public, dans un communiqué signé par l’ensemble de ses membres, qu’elle met un terme à sa présence d’accompagnement de la table du Dialogue national entre le gouvernement et la société civile. « Nous avons répondu pleinement – indique le texte – à la requête parvenu de différents secteurs sociaux et du gouvernement en ce qui concerne l’accompagnement du dialogue social entre les parties. Puisque ce dialogue a commencé, nous comptons sur le fait que le processus se renforce et amène à des accords. De notre côté, nous rendons public à la communauté nationale que notre participation en qualité de garants de ce processus cesse ».<br />Continueront à revêtir cette fonction seulement Leurs Excellences NN.SS. Javier Román Arias, Evêque de Limon, pour le dialogue dans le secteur des transports, et Óscar Fernández Guillén, Evêque de Puntarenas, dans le cadre de la table concernant les pêcheurs. Les Evêques concluent : « Nous rendons grâce à Dieu pour la bonne disposition des parties à voir dans le dialogue le chemin en vue de la résolution des conflits et nous remercions le gouvernement de la République et les groupes sociaux impliqués pour la confiance qu’ils ont démontré à notre égard ».<br />Les dernières dépêches d’agence indiquent qu’hier soir ont eu lieu différents affrontements violents entre des manifestants et la police. Fri, 19 Jul 2019 12:17:44 +0200ASIE/PAKISTAN - Soutien des chrétiens à la campagne du gouvernement en faveur de la contribution fiscale devant être « en faveur des plus pauvres »http://fides.org/fr/news/66384-ASIE_PAKISTAN_Soutien_des_chretiens_a_la_campagne_du_gouvernement_en_faveur_de_la_contribution_fiscale_devant_etre_en_faveur_des_plus_pauvreshttp://fides.org/fr/news/66384-ASIE_PAKISTAN_Soutien_des_chretiens_a_la_campagne_du_gouvernement_en_faveur_de_la_contribution_fiscale_devant_etre_en_faveur_des_plus_pauvresKarachi – « Nous apprécions les efforts du Premier Ministre, Imran Khan, visant à motiver et encourager les citoyens à payer régulièrement les taxes. Cette honnêteté produira des ressources dont nous espérons que le gouvernement se servira au profit des personnes les plus défavorisées ». C’est ce que déclare à l’Agence Fides le Père Richard D'Souza, prêtre âgé de l’Archidiocèse de Karachi, en commentant les récents appels du Premier Ministre pakistanais, lequel exhorte les hommes d’affaires, les industriels et l’ensemble des citoyens à ne pas recourir à l’évasion fiscale. « Naturellement, l’exécutif devrait garantir que l’argent sera utilisé au profit des pauvres et des nécessiteux du pays » ajoute-t-il en rappelant la plaie représentée par la corruption. « S’il existe des fonctionnaires corrompus au bureau du Conseil fédéral des entrées, des mesures sévères doivent être prises à leur encontre ». Le prêtre remarque : « Le paiement des taxes aidera surement notre bien-aimé pays à prospérer. Chaque homme d’affaires ou industriel doit être honnête dans leur versement. Dans le même temps, est tout aussi nécessaire l’honnêteté du bureau du gouvernement ».<br />Le Premier Ministre, Imran Khan, rencontre ces jours-ci les hommes d’affaires, les commerçants et les industriels dans différentes parties du Pakistan afin d’écouter leurs préoccupations sur le thème du système fiscal et les exhorter à « contribuer à la prospérité du pays ».<br />Dans le cadre d’une rencontre tenue à la Chambre de commerce de Gujranwala le 17 juillet, Imran Khan, s’adressant aux participants, a déclaré : « Nous devons changer de mentalité parce que le pays ne peut plus fonctionner selon les vieux clichés. Il est très important d’élargir le réseau fiscal. Par le passé, les personnes ont eu des expériences amères au Conseil fédéral des entrées. Maintenant, le Bureau a été réformé et nous espérons que tout procède pour le mieux ». Le Premier Ministre a poursuivi : « Nous n’avons pas assez de ressources financières pour garantir écoles, universités et hôpitaux », services que l’Etat peut assurer grâce à un système fiscal équitable. « Dans les pays avancés – a déclaré le Premier Ministre dans le cadre d’une intervention télévisée cette fois – l’argent collecté au travers des taxes est dépensé pour le bien-être des personnes et ceci est le motif pour lequel le gouvernement fait confiance au peuple du Pakistan afin qu’il contribue régulièrement ».<br />Rasheed Gill, activiste catholique des droits fondamentaux bien connu, indique à Fides : « Plus de 50% de la population pakistanaise vivent en dessous du seuil de pauvreté. Le gouvernement devrait travailler afin d’obtenir la juste contribution fiscale de la part des industries, des usines et des entreprises, adoptant des mesures appropriées pour faire payer une juste taxation, proportionnée aux niveaux de revenus ».<br />R. Gill conclut : « Nous nous attendons à ce que l’exécutif agisse réellement pour le bien-être des pauvres. De nombreuses personnes travaillent pour de faibles salaires alors que les entreprises sous-paient leurs salariés devraient être sollicités à payer le salaire minimum fixé par le gouvernement ». Fri, 19 Jul 2019 11:46:24 +0200ASIE/KAZAKHSTAN - La Caritas au secours des victimes de l’explosion d’Aryshttp://fides.org/fr/news/66383-ASIE_KAZAKHSTAN_La_Caritas_au_secours_des_victimes_de_l_explosion_d_Aryshttp://fides.org/fr/news/66383-ASIE_KAZAKHSTAN_La_Caritas_au_secours_des_victimes_de_l_explosion_d_ArysAlmaty – « Nous remercions la Caritas de Shymkent d’avoir offert de l’aide aux citoyens d’Arys. En juin dernier, en effet, dans le dépôt militaire de la ville a eu lieu une explosion et suite à cet événement, il a été demandé aux résidents d’évacuer d’urgence la zone pour se rendre dans la ville de Shymkent toute proche. Là, les bénévoles de la Caritas ont distribué des vêtements et les premières aides de base aux évacués. Espérons que cela puisse constituer une petite aide afin de reprendre une vie normale après ce qui s’est passé ». C’est ce qu’indique dans une note transmise à l’Agence Fides la Caritas d’Almaty, au Kazakhstan, faisant état des conséquences de l’explosion ayant eu lieu sur la base militaire d’Arys, ville de 44.000 habitants du sud du pays. Après l’explosion, la population de l’ensemble de la ville a été invitée à quitter le territoire et à se transférer temporairement dans les alentours.<br />Selon le porte-parole officiel du Comité pour les urgences du Ministère de l’Intérieur, Nursultan Nurakhmetov, suite à l’accident, « 70 personnes ont cherché une assistance médicale et 45 d’entre elles ont été hospitalisées alors que trois sont mortes ».<br />L’événement dramatique a vu la nation se serrer autour de la petite ville d’Arys : 145 experts et artificiers ont été envoyés sur zone pour mettre cette dernière en sécurité et éteindre les plus de 50 foyers d’incendie qui ont endommagé également des habitations particulières. Dans la région du Turkestan, a été créé un fond spécial pour aider les victimes alors que 10 tonnes d’aides alimentaires ont été expédiées par avion depuis Karaganda. En outre, la région d’Agnola a mis à disposition ses cinq plus grands centres sanitaires de la zone et un centre touristique pour accueillir les enfants d’Arys.<br />Près d’un mois après la catastrophe, le retour des évacués se poursuit au cours des jours derniers, grâce à l’aide de 640 bénévoles chargés d’assister les résidents au cours de la phase du retour. Entre temps, l’équipe du Premier Ministre, Kassym Jomart Tokayev, a rendu public le fait que le Procureur général de la République, Gizat Nurdauletov, se charge actuellement des poursuites à l’encontre des responsables de l’explosion. Fri, 19 Jul 2019 11:00:59 +0200AFRIQUE/COTE-D’IVOIRE - Les Caritas diocésaines « au centre de la raison d’être de l’Eglise »http://fides.org/fr/news/66382-AFRIQUE_COTE_D_IVOIRE_Les_Caritas_diocesaines_au_centre_de_la_raison_d_etre_de_l_Eglisehttp://fides.org/fr/news/66382-AFRIQUE_COTE_D_IVOIRE_Les_Caritas_diocesaines_au_centre_de_la_raison_d_etre_de_l_EgliseYamoussoukro – Améliorer la coordination entre les Caritas diocésaines, effectuer une vérification et une évaluation des projets, soigner avec plus d’attention les analyses des budgets en vue d’une gestion efficace du projet : tels sont les engagements pris par les Caritas diocésaines de Côte-d’Ivoire au terme de leur rencontre tenue à Yamoussoukro les 11 et 12 juillet. Ainsi que l’indique la note parvenue à l’Agence Fides, les Secrétaires Exécutifs diocésains, les chargés de Programmes et les responsables financiers des Caritas ont pris l’engagement d’améliorer la coordination entre les Caritas, d’accorder une place de choix au Suivi et Evaluation de leurs projets, et de mieux faire leur analyse budgétaire pour une gestion efficiente des projets et de revoir le plan stratégique 2018-2023.<br />Face à ces défis importants à relever au cours des prochaines années, S.Exc. Mgr Alexis Touabli Youlo, Evêque d’Agboville et Administrateur Apostolique de Yamoussoukro n’a eu que des mots de reconnaissance à l’endroit de ces agents de la charité : « Merci pour le travail que vous faites dans le cadre de la pastorale sociale qui est non seulement remarquable mais indispensable » a- t- il déclaré. Et s’adressant toujours aux acteurs de la charité au sein de l’Eglise Catholique en Côte d’Ivoire, Mgr Touabli Youlo a indiqué qu’ils sont au cœur de la raison d’être de l’Eglise car dit –il « Qui dit Caritas, dit charité .Qui dit charité, dit amour ; or c’est l’amour qui est l’essentiel de tous les mystères de notre foi. C’est sur l’amour que nous serons jugés. La Caritas, c’est la mise en œuvre de l’amour alors nous pouvons dire que vous êtes au cœur de la raison d’être de l’Eglise ».<br />Le Père Jean Pierre Tiemele, Secrétaire exécutif national de la Caritas de Côte-d’Ivoire, a exprimé sa gratitude aux participants à la rencontre pour « leur contribution active et enrichissante au service de leurs frères et sœurs en difficulté ». Fri, 19 Jul 2019 10:17:04 +0200AMERIQUE/PARAGUAY - Nouvelle prise de position des Evêques après de nouveaux épisodes de violencehttp://fides.org/fr/news/66381-AMERIQUE_PARAGUAY_Nouvelle_prise_de_position_des_Eveques_apres_de_nouveaux_episodes_de_violencehttp://fides.org/fr/news/66381-AMERIQUE_PARAGUAY_Nouvelle_prise_de_position_des_Eveques_apres_de_nouveaux_episodes_de_violenceAsunción – Les Evêques du Paraguay ont exprimé leur désarroi suite à l’homicide d’un couple de personnes âgées et de leurs deux petits-enfants intervenu la semaine passée dans une exploitation agricole du Chaco et ont demandé l’arrestation rapide des présumés responsables. Les corps d’Alcibiade Ayala, 73 ans, de son épouse, Francisca Núñez, 71 ans, et de leurs petits-enfants de 7 et 10 ans ont été retrouvés Dimanche 14 juillet dans une fosse septique de leur ferme, située à quelques 670 Km d’Asunción, dans le nord.<br />« En tant qu’Eglise, nous sommes bouleversés par ce qui s’est passé, surtout par la férocité et la cruauté avec laquelle les malfaiteurs ont agi » peut-on lire dans la déclaration de la Conférence épiscopale du Paraguay, publiée le 17 juillet et parvenue à Fides. Dans le même temps, les Evêques ont apprécié « l’effort et l’engagement démontré par le Bureau du Procureur et les autorités pour faire rapidement et en large mesure la lumière sur les faits, afin d’identifier les coupables qui devront être traduits en justice ».<br />Le Ministère a annoncé que huit personnes ont été inculpées pour leur participation présumée, directe et indirecte, à cette affaire tragique. La motivation en aurait été le vol d’une centaine de têtes de bétail de l’exploitation agricole.<br />Le vol de bétail continue à être fréquent dans la zone, mais le Parquet a exprimé sa surprise dans le cas en question pour la facilité avec laquelle les bétaillères contenant les animaux volés ont pu entrer dans le centre Athena Foods après avoir passé trois postes de contrôle vétérinaires et parcouru 585 Km.<br />La violence au Paraguay constitue un élément qui, depuis longtemps, alarme les Evêques du pays qui ont appelé à plusieurs reprises à la réflexion sur la dignité de la personne et sur la valeur de la vie. Au cours de la seule année passée, les appels des Evêques ont été nombreuses contre les différentes formes de violence : dans les prisons, à l’encontre des responsables indigènes , des femmes et de la corruption des hommes politiques , entre autres. Fri, 19 Jul 2019 10:00:55 +0200ASIE/JAPON - Appel de la Conférence épiscopale dans la perspective de la visite apostolique du Saint-Pèrehttp://fides.org/fr/news/66380-ASIE_JAPON_Appel_de_la_Conference_episcopale_dans_la_perspective_de_la_visite_apostolique_du_Saint_Perehttp://fides.org/fr/news/66380-ASIE_JAPON_Appel_de_la_Conference_episcopale_dans_la_perspective_de_la_visite_apostolique_du_Saint_PereTokyo – « Avec le Pape François, prions de tout notre cœur le Dieu de la paix afin que nous puissions construire la paix en participant pleinement au développement intégral de tous, en demandant l’abolition des armes nucléaires. Commençons cette mission en faisant tout le possible ». Tel est l’appel lancé par les Evêques du Japon dans un message signé par S.Exc. Mgr Mitsuaki Takami, Archevêque de Nagasaki et Président de la Conférence épiscopale du Japon. Le texte, parvenu à l’Agence Fides, rappelle que « le 25 février 1981, le Saint Pape Jean Paul II fit un surprenant appel de paix à Hiroshima. En réponse à cet appel, depuis l’année suivante, l’Eglise au Japon célèbre annuellement les Dix jours de prière pour la paix, du 6 au 15 août, pour penser et prier pour la paix ». Le document des Evêques confirme que « le Pape François se rendra en visite au Japon en novembre de cette année, soit 38 ans et 9 mois après l’appel de paix d’Hiroshima de Saint Jean Paul II et nous sommes impatients qu’il envoie un nouveau message de paix au monde ».<br />Les Evêques japonais reconnaissent l’engagement mondial du Pape dans le domaine de la paix et de la réconciliation entre les peuples. « Depuis qu’il est devenu Souverain Pontife, le Pape François a fait, de temps à autres, des observations sur la paix et l’abolition des armes nucléaires. Le 7 juillet 2017, l’Assemblée générale des Nations unies a adopté un traité historique sur l’interdiction de telles armes. Le 23 mars dernier, le Pape a remis un Message à l’Assemblée générale des Nations unies », faisant état du fait que des questions telles que le terrorisme, les conflits entre sujets de différente puissance militaire et des thématiques environnementales, ainsi que la pauvreté « s’entrelacent de manière complexe, menaçant la paix et la sécurité du monde moderne ».<br />« Toutefois – indiquent les Evêques du Japon – les menaces nucléaires ne peuvent répondre efficacement à de tels problèmes. La stabilité basée sur la peur augmente simplement cette dernière et compromet la confiance dans les relations entre les nations. En ce cas, nous devons nous demander comment il est possible de maintenir la stabilité ». Ils ajoutent par ailleurs : « La paix et la stabilité internationales ne peuvent être basées sur un faux sens de sécurité, sur la menace de la destruction réciproque ou d’un anéantissement total ou encore simplement sur le maintien d’un équilibre de puissances. La paix doit être construite sur la justice, le développement humain intégral, le respect des droits fondamentaux, la protection de la Création, la participation de tous à la vie publique, la confiance entre les peuples, le soutien des institutions pacifiques, l’accès à l’éducation et à la santé, le dialogue et la solidarité ».<br />Les responsables de l’Eglise au Japon rappellent également que le Saint-Siège a été l’un des trois premiers à ratifier le Traité d’interdiction des armes nucléaires et qu’il a promu une conférence sur le désarmement nucléaire. Ils concluent leur message en citant un passage de l’Exhortation apostolique Evangelii Gaudium qui affirme la fragilité intrinsèque d’une paix qui n’est pas le résultat d’un développement intégral . Thu, 18 Jul 2019 08:24:58 +0200AFRIQUE/ZAMBIE - Appel de l’Evêque de Chipata en faveur de la Zambie comme « Eglise missionnaire de plein droit »http://fides.org/fr/news/66379-AFRIQUE_ZAMBIE_Appel_de_l_Eveque_de_Chipata_en_faveur_de_la_Zambie_comme_Eglise_missionnaire_de_plein_droithttp://fides.org/fr/news/66379-AFRIQUE_ZAMBIE_Appel_de_l_Eveque_de_Chipata_en_faveur_de_la_Zambie_comme_Eglise_missionnaire_de_plein_droitLusaka – Il est temps que la Zambie devienne une Eglise missionnaire de plein droit, dans la réalisation de la vision du Saint Pape Paul VI sur l’Eglise missionnaire en Afrique. L’exhortation est venue du Président de la Conférences des Evêques de Zambie , S.Exc. Mgr George Zumaile Lungu, Evêque de Chipata, parlant en la Cathédrale de l’Enfant Jésus de Lusaka à l’occasion du lancement, le 13 juillet, des activités préparatoires au Mois missionnaire extraordinaire d’octobre prochain.<br />« Saint Paul VI, en visitant l’Afrique après la canonisation des Martyrs de l’Ouganda, à Rome, a lancé un défi à l’Eglise en Afrique : « Soyez missionnaires de vous-mêmes ». Ce défi est encore valide aujourd’hui » a déclaré l’Evêque selon les informations diffusées par l’Agence CISA. Rappelant la déclaration de Saint Paul VI au cours de sa visite en Ouganda en 1969, Mgr Lungu a déclaré que son rêve était une Eglise de Zambie qui donne ses prêtres, ses religieuses et même ses laïcs en vue de la mission de l’Eglise tant à l’intérieur du pays qu’ailleurs.<br />Le Nonce apostolique en Zambie et au Malawi, S.Exc. Mgr Gianfranco Gallone, a exhorté les prêtres à être authentiques pour témoigner l’Evangile de manière la plus vraie possible dans la vie des personnes. « Nous sommes tous disciples de Jésus. Nous sommes sollicités à ne pas nous considérer propriétaires, dominateurs de la foi des autres. Nous sommes des serviteurs par amour de Jésus » a-t-il déclaré. Les activités programmées en vue de la célébration du Mois missionnaire extraordinaire sous le thème « Baptisés et envoyés » seront organisées au niveau diocésain avant un dernier événement national cette fois, qui se tiendra en octobre. Thu, 18 Jul 2019 08:24:06 +0200ASIE/MALAISIE - Protestations des indigènes de Malaisie contre les conversions forcéeshttp://fides.org/fr/news/66378-ASIE_MALAISIE_Protestations_des_indigenes_de_Malaisie_contre_les_conversions_forceeshttp://fides.org/fr/news/66378-ASIE_MALAISIE_Protestations_des_indigenes_de_Malaisie_contre_les_conversions_forceesKuala Lumpur – Les communautés indigènes de Malaisie demandent au gouvernement de mettre un frein à la pratique de la conversion forcée à l’islam en montrant un plein respect pour la culture, la religion et les traditions de leurs peuples. C’est ce qu’a appris l’Agence Fides de sources locales qui font état de la situation des Orang Asli, indigènes non malaisiens, originaires de la péninsule malaisiennes qui contestent aujourd’hui la présence envahissante de l’islam qui « dilue leur manière de vivre et leur culture ».<br />Ainsi que l’a appris Fides, un groupe d’Orang Asli a remis ces jours derniers un Mémorandum au Parlement fédéral de Malaisie exhortant le gouvernement du Premier Ministre Mahathir Mohamad à « bloquer la pratique consistant à envoyer des prédicateurs musulmans convertir leur communauté à l’islam ».<br />Le porte-parole du groupe, Anjang Aluej, a déclaré que « la question du prosélytisme est un fait depuis de nombreuses années. Nombre de nos membres ont été surpris de découvrir avoir été enregistrés comme musulmans sur leurs cartes d’identité ». « Ceci constitue un délit grave pour nous dans la mesure où, pour une conversion religieuse, doit exister un accord préalable, et qu’il est nécessaire de s’informer directement avant que ne soient portées de telles modifications sur les documents d’identité » a-t-il déclaré, se plaignant d’une violation de la liberté religieuse.<br />« C’est comme si nous n’avions pas la liberté de choisir notre religion. Non seulement, nous perdons lentement notre terre, nos traditions mais nous perdons aussi notre identité ».<br />Il a observé que des tentatives de prosélytisme ont lieu également de la part de pasteurs de communautés et dénominations chrétiennes qui « viennent dans nos villages pour diffuser la foi chrétienne ».<br />Le porte-parole a révélé ensuite que les jeunes indigènes « subissent souvent des discriminations et des brimades de la part de leurs camarades dans les écoles publiques ». Le Mémorandum met en évidence également des activités commerciales telles que le déboisement et l’extraction minière sur les terres ancestrales qui mettent en danger la vie des communautés locales. La communauté Orang Asli a découvert que le gouvernement prévoyait de construire des digues hydroélectriques dans les environs de leurs villages, les contraignant à abandonner leurs maisons et ont demandé à ce que ces projets soient bloqués. Le groupe a remarqué que les autorités malaisiennes n’ont pas empêché la colonisation continuelle de la part d’individus et d’entreprises sur leur territoire.<br />En outre, des initiatives promues par le gouvernement comme les programmes de planification des naissances, qui comprenaient la distribution de spécialités pharmaceutiques « n’ont pas été expliqués correctement et ont été considérés avec soupçon par la communauté » a-t-il relevé.<br />Les conditions de vie des Orang Asli ont eu l’honneur des chroniques après la mort de 12 indigènes causée par la rougeole au cours de ces dernières semaines. Le Ministère de la santé malaisien a reconnu que les habitants des villages en question souffraient de malnutrition et n’avaient pas été vaccinés.<br />Les Orang Asli – aborigènes de Malaisie – comprennent différents groupes ethniques non malaisiens, indigènes de la péninsule de Malacca et des îles environnantes. Ils sont recensés officiellement au sein de 18 tribus regroupant trois groupes principaux. Traditionnellement animistes, divers membres de la communauté ont embrassé au fil des ans l’islam ou le Christianisme sous la pression de prédicateurs musulmans ou de pasteurs de groupes évangéliques. Thu, 18 Jul 2019 08:23:44 +0200AMERIQUE/EQUATEUR - Grève générale contre la corruption, les licenciements, les réductions de crédits touchant les écoles et la santé publiquehttp://fides.org/fr/news/66377-AMERIQUE_EQUATEUR_Greve_generale_contre_la_corruption_les_licenciements_les_reductions_de_credits_touchant_les_ecoles_et_la_sante_publiquehttp://fides.org/fr/news/66377-AMERIQUE_EQUATEUR_Greve_generale_contre_la_corruption_les_licenciements_les_reductions_de_credits_touchant_les_ecoles_et_la_sante_publiqueQuito – Voici désormais deux jours que la grève générale paralyse l’Equateur, pays dont la population est descendue dans la rue pour protester contre la corruption du monde politique et contre les politiques économiques mises en place par le Président Lenin Moreno. Les différentes manifestations brandissent des pancartes contre les dernières dispositions du gouvernement, portant sur des licenciements, des coupes aux budgets de la santé et de l’instruction publique et une augmentation du coût de la vie et de l’essence. Tels sont certains des motifs ayant poussé à la protestation générale qui unit toute la population, laquelle marche chaque soir dans les principales places du pays.<br />Hier, paysans, ouvriers et transporteurs, pratiquement la force de travail de l’Equateur, sont descendus dans les rues pour faire entendre leur voix contre le Président, Lenín Moreno, accusé par ailleurs de la possible réforme du marché du travail et des accords de crédit avec le FMI.<br />Les manifestations ont atteint un niveau national. Certaines routes nationales, en particulier à Quito et Manabi, ont été complètement bloquées par les manifestants alors que les équatoriens résidant à New York, dans le New Jersey et dans le Connecticut, ont protesté devant les Bureaux du FMI au centre de Manhattan.<br />La Conférence épiscopale d’Equateur avait envoyé à Fides, voici quelques jours seulement, une note préparé par Radio Latacunga, station radiophonique du Diocèse homonyme, qui dénonçait la fermeture de l’hôpital Claudio Benati, qui se trouve sur le territoire de la Paroisse de Zumbahua, avec les détails des conséquences de ce manque de services sanitaires pour la population qui se trouve entre Ambato et Quito.<br />Après plus de 25 ans d’activité, l’hôpital s’est développé en différentes directions. Outre l’installation interne, qui s’est enrichie d’un bloc opératoire, d’un laboratoire d’analyses moderne et d’un service externe de physiothérapie, a pris toujours plus d’importance et d’extension le service de visites à domiciles au profit de personnes âgées, seules, de malades chroniques et des enfants dénutris qui n’ont pas visé seulement à pratiquer des interventions sanitaires mais également, à améliorer les conditions de vie de nombreuses familles. L’hôpital est au service en particulier des populations indigènes Zumbahua, Angamarca, Guangaje, Sinliví et Chugchilán. En 2018, il a suivi 20.695 personnes dont 1.327 en régime d’hospitalisation, 167 accouchements et 92 interventions chirurgicales.<br />La gestion économique de l’hôpital a été souvenue par le Diocèse de Latacunga et par le gouvernement central d’Equateur mais, après ces dernières coupes budgétaires au budget de la santé, il constituera l’un des centres d’assistance qui devront fermer leurs portes par manque de ressources financières. Thu, 18 Jul 2019 08:23:19 +0200OCEANIE/PAPOUASIE NOUVELLE GUINEE - Visite de l’Evêque de Lae dans le district reculé de Menyamyanhttp://fides.org/fr/news/66376-OCEANIE_PAPOUASIE_NOUVELLE_GUINEE_Visite_de_l_Eveque_de_Lae_dans_le_district_recule_de_Menyamyanhttp://fides.org/fr/news/66376-OCEANIE_PAPOUASIE_NOUVELLE_GUINEE_Visite_de_l_Eveque_de_Lae_dans_le_district_recule_de_MenyamyanLae – Faire preuve d’attention, de soin, d’amour et de solidarité envers les familles et les communautés indigènes qui vivent leur foi dans le district reculé de Menyamyan ; réfléchir sur le sens du Baptême et de la mission de tout chrétien : c’est dans cet esprit que S.Exc. Mgr Rozario Menezes SMM , Evêque de Lae, a rendu visite aux petites communautés catholiques résidant dans le district de Menyamya, sis dans la province de Morobe , laquelle compte environ 85.000 habitants.<br />Dans ce district reculé, la présence de l’Eglise est visible au travers d’une école primaire et d’un Centre Caritas d’aide et de solidarité. Ainsi que l’a appris l’Agence Fides, l’Evêque monfortain a visité ces jours derniers les petites communautés catholiques locales en les exhortant à « prier et se préparer à célébrer la Journée missionnaire mondiale et le Mois missionnaire extraordinaire d’octobre prochain » mais aussi à « aider toujours ceux qui sont dans le besoin ».<br />Mgr Menezes a remarqué que, dans des districts aussi reculés que Menyamyan, existent souvent des difficultés dans la « compréhension et dans le fait de vivre l’essence du baptême chrétien ». Il a ainsi invité les fidèles à « ne pas perdre de vue le but de leur vie et de leur mission ». « Le danger consiste à commencer à ne vivre que suivant des pratiques religieuses plutôt que d’être comme Jésus. N’oublions pas que Dieu nous adopte comme Ses enfants au travers du baptême. Plutôt que de demeurer bloqués dans le confort de notre vie chrétienne, rappelons-nous que nous devrions devenir comme le Christ. Le baptême chrétien constitue un point de départ et non pas d’arrivée et il s’agit de la source de la mission » a-t-il souligné.<br />La visite de l’Evêque a constitué pour la population de Menyamyan une occasion pour réfléchir sur certains points mis en évidence par le thème du Mois missionnaire extraordinaire d’octobre prochain, autour du thème « Baptisés et envoyés, l’Eglise du Christ en mission dans le monde ». « La mission n’est pas l’œuvre du chrétien mais du Christ Lui-même. Si notre mission chrétienne ne vient pas et ne va pas vers l’Adoration du Verbe Incarné alors nous courons simplement sans but, en confiant sur une œuvre humaine, qui est toujours limitée et faible ».<br />L’Evêque a conclu : « Jésus-Christ a vécu une vie en plénitude, impliquant et donnant tout Lui-même. Sa mission était complètement incarnée dans le monde. En devenant le Verbe Incarné, Il a voulu enseigner aux hommes à s’approcher réciproquement, en devenant l’un d’entre eux, en partageant leur milieu et leurs problèmes. Ainsi il a rendu les hommes comme Lui et nous a donné la voie de l’imitation du Christ comme chemin de sainteté. Cette véritable voie, cette voie divine, nous la communiquons et la donnons au monde. Tel est le sens de la mission ». Thu, 18 Jul 2019 08:22:50 +0200AMERIQUE/COLOMBIE - Vers la 32ème Semaine pour la Paix et la mise en place de 1.000 territoires de paixhttp://fides.org/fr/news/66375-AMERIQUE_COLOMBIE_Vers_la_32eme_Semaine_pour_la_Paix_et_la_mise_en_place_de_1_000_territoires_de_paixhttp://fides.org/fr/news/66375-AMERIQUE_COLOMBIE_Vers_la_32eme_Semaine_pour_la_Paix_et_la_mise_en_place_de_1_000_territoires_de_paixBogotá – Le thème "Je suis et nous sommes un territoire de paix" caractérisera la célébration de la 32ème semaine pour la paix, qui aura lieu du 2 au 9 septembre prochain, voulant rendre visibles et promouvoir les efforts de milliers de personnes qui, quotidiennement, travaillent à la construction de la paix en Colombie. L'initiative est organisée chaque année par un groupe hétérogène de réalités sociales - institutions, mouvements, universités, ONG et réseaux d'organisations - qui expriment une vaste pluralité religieuse, sociale, ethnique, culturelle, économique et sociale.<br />Ainsi que le souligne le matériel envoyé à l'Agence Fides, l'objectif de cette année est d'unir les efforts "dans la construction et la déclaration de territoires de paix". Des personnes, des organisations, des communautés, des communes, des départements, des institutions, des familles etc. sont invités à se déclarer "territoires de paix". La déclaration simultanée nationale d'au moins 1.000 territoires de paix aura lieu le 5 septembre.<br />Les organisateurs mettent en évidence cinq éléments qui encadrent le contexte national dans lequel est célébrée cette année l'initiative, à savoir la persistante situation de menace et d'assassinat pesant sur les responsables sociaux dans diverses régions du pays, laquelle s'est accentuée depuis 2016; les obstacles politiques et législatifs mis à l'application des accords de paix; la solution politique du conflit armé et la fermeture concernant les possibilités de faire avancer les négociations avec la guérilla de l'ELN ainsi que la conjoncture électorale dans les régions et le contexte international, en particulier la situation au Venezuela.<br />La Semaine de la Paix 2019 sera officiellement lancée le 15 aout et prévoit la réalisation d'une campagne de communication comprenant des vidéos, des spots radiodiffusés, des bannières sur les sites Internet et des communiqués de presse ainsi qu'une Campagne pédagogique pour la paix et la réconciliation. En outre, 500 actions territoriales symboliques et pédagogiques , 50 cinéclubs , la remise du Prix national pour les droits fondamentaux , la Journée pour la vie et pour la paix , l'installation de refuges humanitaires territoriaux , la mise en terre d'arbres et la réalisation de jardins territoires de paix et la Journée nationale des droits fondamentaux .<br />« Alors que les sondages d’opinion montrent que les colombiens ressentent bien peu d’enthousiasme en ce qui concerne le processus de paix – indique la présentation de la Semaine – une étude menée par le Centre d’investigation et d’éducation populaire et par le Programme pour la Paix, tous deux répondant à la Compagnie de Jésus, montre qu’au cours de ces trois dernières années de négociation à La Havane, ont augmenté les actions en faveur de la paix. Alors qu’en 2013, elles étaient 193, en 2014, elles étaient 189 et en 2015 217. La « Semaine pour la Paix » constitue un patrimoine culturel et politique pour la Colombie et représente l’un des événements les plus importants de la participation des citoyens à la construction de la paix ». Thu, 18 Jul 2019 08:22:25 +0200ASIE/PAKISTAN - De la nécessité d’une mesure ad hoc permettant de protéger les minorités religieuses face aux conversions forcées à l’islamhttp://fides.org/fr/news/66374-ASIE_PAKISTAN_De_la_necessite_d_une_mesure_ad_hoc_permettant_de_proteger_les_minorites_religieuses_face_aux_conversions_forcees_a_l_islamhttp://fides.org/fr/news/66374-ASIE_PAKISTAN_De_la_necessite_d_une_mesure_ad_hoc_permettant_de_proteger_les_minorites_religieuses_face_aux_conversions_forcees_a_l_islamKarachi – « La société civile ne peut ignorer la responsabilité des gouvernants en matière de garantie d'un accès équitable aux libertés civiles et à la justice à l'ensemble des citoyens. Aujourd'hui, il est essentiel d'introduire une législation ad hoc en vue de la protection des minorités religieuses au Pakistan, en particulier pour lutter contre le phénomène des conversions forcées à l'islam ». C'est ce qu'affirme à l'Agence Fides Peter Jacob, activiste catholique pour les droits fondamentaux et Président du Centre de Justice sociale du Pakistan, en guise de commentaire aux récents épisodes de violences et d'abus commis à l'encontre de jeunes femmes chrétiennes et d'autres membres des communautés minoritaires au sein de la nation.<br />La famille de Saima Sardar, l'infirmière chrétienne de Faisalabad qui, ces jours derniers s'était refusée de se convertir à l'islam et de se marier avec un musulman, Muhammad Idrees, qui l'a tuée, est encore en état de choc. Selon des données recueillies par des sources de l'Agence Fides au Pakistan, le phénomène des conversions forcées concerne officiellement chaque année plus de 1.000 jeunes filles chrétiennes et hindoues, sachant cependant que ce nombre ne prend en considération que les cas ayant fait l'objet d'une plainte.<br />Alors que l'indignation de la population s’accroît à cause du phénomène des conversions forcées, le Parlement de la province du Sindh a adopté hier, 16 juillet, à l'unanimité de ses membres, une résolution demandant à ce que « cette pratique soit bloquée et que soient entreprises des actions contre les personnes impliquées ».<br />Dans le cadre de l'entretien accordé à Fides, Peter Jacob indiquait : « La Commission pour les minorités de la province du Sindh est encore inactive alors que le gouvernement fédéral et les autres gouvernements provinciaux n'ont pas encore approuvé la loi visant à constituer des Commissions ad hoc pour les droits des minorités », ignorant la disposition de la Cour Suprême du 19 juin 2014. « Le gouvernement fédéral devrait penser à émaner une loi contre la conversion afin de freiner le triste phénomène des enlèvements et des conversions forcées à l'islam de jeunes hindoues et chrétiennes » espère-t-il en remarquant que, pour la protection des minorités religieuses « manque la volonté politique des décideurs et des institutions à cause de l'indifférence ou de l'inadaptation ».<br />Maître Ali Palh, avocat connu pour son action en faveur des droits fondamentaux, exprime à l'Agence Fides sa préoccupation suite à l'augmentation incontrôlée de l'incidence des conversions forcées, et déclare : « Il est temps que le gouvernement introduise des garanties légales concrètes afin d’empêcher les mariages et les conversions forcés, manipulés ou imposés », souhaitant une intervention plus attentive des tribunaux.<br />Kaplana Devi, un activiste hindou, se déclare d'accord et demande « une coordination interministérielle pour prévenir les violences, enquêter et poursuivre le phénomène des conversions forcées ».<br />Chaman Lal, activiste hindou et chercheur étudiant le phénomène, déclare à Fides : « Les conversions forcées de jeunes femmes des minorités sont souvent accompagnées de crimes qui impliquent des injustices économiques, des violences basées sur le sexe et des délits relatifs à la liberté religieuse. Certains personnages influents promeuvent ou facilitent ce phénomène en manipulant les procédures légales en toute impunité. En outre, dans le cadre d'éventuelles procédures judiciaires, le résultat des audiences est plus fréquemment favorable aux auteurs des violences qu'à leurs victimes ». <br />Wed, 17 Jul 2019 11:24:16 +0200ASIE/PHILIPPINES - Réouverture de la Cathédrale de Jolo et remise de l’avenir de l’Eglise entre les mains de Notre-Dame du Mont Carmelhttp://fides.org/fr/news/66372-ASIE_PHILIPPINES_Reouverture_de_la_Cathedrale_de_Jolo_et_remise_de_l_avenir_de_l_Eglise_entre_les_mains_de_Notre_Dame_du_Mont_Carmelhttp://fides.org/fr/news/66372-ASIE_PHILIPPINES_Reouverture_de_la_Cathedrale_de_Jolo_et_remise_de_l_avenir_de_l_Eglise_entre_les_mains_de_Notre_Dame_du_Mont_CarmelJolo – L'avenir de l'Eglise sur l'ile de Jolo et dans l'ensemble du sud des Philippines se trouve entre les mains et sous le manteau de Notre-Dame du Mont Carmel. Dans cet esprit et au travers d'un acte de consécration spécial à Notre-Dame a été rouverte, en la mémoire liturgique de Notre-Dame du Mont Carmel, et à nouveau consacrée la Cathédrale de Jolo, île de l’extrême sud de l'archipel des Philippines, près de six mois après l'attentat du 27 janvier dernier dans le cadre duquel 20 personnes avaient perdu la vie et plus de 80 autres avaient été blessées.<br />L'attentat suicide qui avait vu deux personnes se faire exploser à l'intérieur et à l'extérieur de l'édifice, est l'un des plus graves de l'histoire de la nation. Deux jours auparavant seulement, le 25 janvier, la population musulmane installée dans le sud des Philippines, une communauté de plus de 5 millions de personnes, concentrée surtout au sein de cinq provinces – avait approuvé par référendum la loi fondamentale Bangsamoro approuvée par le Parlement instituant la nouvelle région autonome de Bangalore, du nom des populations islamiques vivant depuis huit siècles dans la zone.<br />Maintenant, la communauté catholique de Jolo – quelques 25.000 fidèles sur un territoire comptant 1,7 millions de musulmans – s'est réunie hier, 16 juillet pour célébrer la Messe en la Cathédrale Notre-Dame du Mont Carmel, Patronne du Vicariat apostolique, actuellement gouverné par l'Administrateur apostolique, le Père Romeo Saniel OMI. La Messe a été célébrée par S.Exc. Mgr Gabriele Caccia, Nonce apostolique aux Philippines et concélébrée par de nombreux Evêques des Philippines dont Leurs Excellences NN.SS. Romulo Valles, Président de la Conférence épiscopale, Angelito Lampon, ancien Vicaire apostolique de Jolo et actuel Archevêque de Cotabato, Edwin Dela Peña, Évêque de la Prélature territoriale de Malawi et Président de la Commission pour le dialogue interreligieux de l'Episcopat des Philippines.<br />Les Evêques, les prêtres et des fidèles présents ont exprimé leur joie suite à la restauration de la Cathédrale. Les attentats avaient en effet causé de graves dommages à l'édifice, maintenant restauré et rouvert grasse à la contribution d'organisations catholiques et de bienfaiteurs internationaux.<br />« Notre mission aujourd'hui est de vivre, de percher, de témoigner l'Evangile dans un milieu social et culturel à majorité islamique » explique à l'Agence Fides Mgr Lampon. « Nous remettons chaque jour notre vie entre les mains de Dieu et nous nous abandonnons à Sa volonté, menant une mission de dialogue et de coexistence pacifique avec les fidèles d'autres religions. Cette mission de paix – explique-t-il – devient un signe visible d'un Evangile qui annonce et témoigne la paix, la réconciliation et la miséricorde ». <br />Wed, 17 Jul 2019 11:23:18 +0200