Fides News - French (Standard)https://fides.org/Les Dépêches de l'Agence FidesfrLes contenus du site sont publiés sous licence Creative Commons.AFRIQUE/ÉTHIOPIE - Attaque contre l’ancien monastère de Saint-Arsema : « Les bâtiments peuvent être détruits et des vies peuvent être fauchées, mais notre foi en Christ demeure »https://fides.org/fr/news/78004-AFRIQUE_ETHIOPIE_Attaque_contre_l_ancien_monastere_de_Saint_Arsema_Les_batiments_peuvent_etre_detruits_et_des_vies_peuvent_etre_fauchees_mais_notre_foi_en_Christ_demeurehttps://fides.org/fr/news/78004-AFRIQUE_ETHIOPIE_Attaque_contre_l_ancien_monastere_de_Saint_Arsema_Les_batiments_peuvent_etre_detruits_et_des_vies_peuvent_etre_fauchees_mais_notre_foi_en_Christ_demeureAddis-Abeba – L'ancien monastère de Saint-Arsema, situé dans le Sud-Wollo, dans la région éthiopienne d'Amhara, a été gravement endommagé par une attaque de drone survenue le 22 juillet 2026. On dénombre de nombreuses victimes parmi les moines, les prêtres, les religieuses et les fidèles qui se trouvaient dans le monastère pour assister à la liturgie.<br /><br />Selon plusieurs sources locales, deux religieuses ainsi que six prêtres et religieux ont perdu la vie. On dénombre également de nombreux blessés parmi les civils et les fidèles présents.<br /><br />Pour de nombreux chrétiens éthiopiens, cette tragédie représente bien plus qu’une simple perte de vies humaines : c’est le sentiment de sécurité lié à des lieux depuis toujours considérés comme sacrés qui s’est effondré. « Nos églises et nos monastères ont toujours été des lieux où les gens viennent chercher Dieu, prier et trouver la paix », a déclaré un pasteur éthiopien, confirmant le climat de peur qui s’est répandu au sein des communautés chrétiennes.<br />« Lorsqu’un lieu de culte devient un lieu de mort, les fidèles commencent à se demander où ils peuvent se réunir en toute sécurité », peut-on également lire dans un communiqué diffusé sur les réseaux sociaux. « Que la cible ait été des combattants armés ou non, les personnes qui ont perdu la vie étaient des fidèles, des prêtres et des religieuses. Les familles ont perdu leurs proches et l’Église est en deuil. Des innocents ne devraient jamais payer le prix de la guerre. »<br /><br />L'attaque s'est produite dans le contexte du conflit en cours entre les forces gouvernementales éthiopiennes et les combattants de la milice Fano dans la région d'Amhara. Le gouvernement a affirmé que les miliciens utilisaient le monastère comme refuge.<br /><br />Le pasteur, cité sur les réseaux sociaux, a expliqué que cet incident grave avait alimenté la crainte de nombreux fidèles de participer aux célébrations religieuses, notamment dans les zones touchées par le conflit. « Beaucoup vivent dans la peur et redoutent de se rassembler pour le culte », a-t-il déclaré. « Les parents se demandent s’il est encore sûr d’emmener leurs enfants à l’église, car ils craignent que ce qui s’est passé au monastère d’Arsema ne se reproduise ailleurs. C’est une peur que nous n’aurions jamais voulu voir chez notre peuple. Nous passons nos journées à réconforter des personnes qui se demandent pourquoi tout cela est arrivé. Nous n’avons pas toujours de réponses, mais nous les orientons vers le Christ. »<br /><br />Malgré cette tragédie, l’Église d’Éthiopie continue de témoigner de sa foi et invite les chrétiens du monde entier à la soutenir en cette période d’épreuve.<br /><br />« Notre espérance n’a pas faibli », a déclaré un autre responsable religieux. « Les bâtiments peuvent être détruits et des vies fauchées, mais notre foi en le Christ demeure. Nous continuons à prier pour la paix, la justice et la réconciliation de notre pays, et à prier non seulement pour les familles des victimes, mais aussi pour la paix en Éthiopie. Nous demandons à l’Église universelle de se tenir à nos côtés, car notre peuple est épuisé par la violence. »<br /><br /> <br />Fri, 31 Jul 2026 11:26:04 +0200ASIE - « Une compassion collective » pour mettre fin aux tragédies des migrants dans la « Méditerranée de l'Asie »https://fides.org/fr/news/78003-ASIE_Une_compassion_collective_pour_mettre_fin_aux_tragedies_des_migrants_dans_la_Mediterranee_de_l_Asiehttps://fides.org/fr/news/78003-ASIE_Une_compassion_collective_pour_mettre_fin_aux_tragedies_des_migrants_dans_la_Mediterranee_de_l_AsieJakarta - La migration forcée et la traite des êtres humains, deux phénomènes étroitement liés, comptent parmi les crises les plus graves qui touchent le continent asiatique. Face aux tragédies maritimes qui se succèdent dans le golfe du Bengale, les communautés catholiques d’Asie du Sud et d’Asie du Sud-Est – notamment au Bangladesh, en Inde, au Myanmar, en Malaisie et en Indonésie – sont appelées à faire preuve d’une « compassion collective », afin de créer un réseau d’accueil et des couloirs humanitaires permettant de soustraire les migrants aux trafiquants d’êtres humains. Le père Ignazio Ismartono, jésuite indonésien actif à Jakarta dans la lutte contre la traite au sein de l’organisation « Sahabat Insan » , a partagé ces réflexions lors d’un entretien avec l’Agence Fides. Le religieux relance l’appel à la compassion lancé par les Évêques lors de la récente Assemblée de la Fédération des Conférences Épiscopales d’Asie , en rappelant les drames qui se déroulent dans ce qui a été qualifié de « Méditerranée de l’Asie ». Il s’agit de l’espace maritime qui s’étend du nord du golfe du Bengale jusqu’à la province indonésienne d’Aceh, à l’extrémité nord de l’île de Sumatra.<br /><br />La crise des Rohingyas<br /><br />Le dernier incident ayant suscité l'indignation et l'inquiétude concerne le peuple rohingya, qui emprunte une route maritime considérée comme l'une des plus meurtrières au monde. Deux embarcations transportant plus de 500 personnes ont chaviré au large des côtes du Myanmar ces dernières semaines. « Selon des informations préliminaires », indique un communiqué conjoint de l'Organisation internationale pour les migrations et du HCR, l'Agence des Nations unies pour les réfugiés, « les deux embarcations ont quitté l'État de Rakhine fin juin, transportant principalement des Rohingyas. Parmi eux se trouvaient des personnes provenant des camps de réfugiés de Cox’s Bazar, au Bangladesh. L’un des bateaux, qui aurait transporté environ 250 personnes, a coulé peu après son départ. Le second, avec à son bord environ 280 personnes, a chaviré le 8 juillet au large de la côte d’Ayeyarwady, au Myanmar ».<br />Pour Ismartono, « il s’agit de l’une des catastrophes maritimes les plus graves ayant frappé les réfugiés ces dernières années. Les agences internationales ont exhorté les gouvernements de la région à renforcer les opérations de recherche et de sauvetage et à respecter les obligations internationales de protection envers ceux qui fuient les violences et les persécutions. Elles ont également appelé à une coopération internationale accrue pour s’attaquer aux causes profondes des déplacements forcés et créer des voies sûres pour les réfugiés ».<br />Le jésuite note : « Comme l’ont souligné les Évêques d’Asie, cette tragédie rappelle les appels du Pape Léon XIII à défendre la dignité de chaque personne humaine, en particulier celle des migrants et des réfugiés contraints de quitter leur foyer en quête de sécurité ».<br /><br />Une action ecclésiale transnationale<br /><br />Le religieux partage la proposition de Mgr Socrates Mesiona, Évêque de Puerto Princesa et président de la Commission pour la pastorale des migrants de la Conférence épiscopale des Philippines, qui a souligné « l’urgence d’une action ecclésiale au niveau transnational ». La migration forcée en Asie du Sud, a affirmé l’Évêque, « ne peut plus être traitée par les gouvernements comme un simple fardeau social ou un problème juridique ». Dans ce contexte, Ismartono ajoute que les communautés catholiques des pays d’Asie du Sud-Est « se sentent interpellées par la mission de protéger la dignité de chaque personne. Elles sont appelées à se mettre à disposition là où l’État fait défaut, en promouvant des formes adaptées d’intervention pastorale et d’accueil ».<br />Selon les données des Nations unies, rien qu’en 2026, plus de 5 400 Rohingyas ont tenté des traversées maritimes périlleuses. Les agences humanitaires décrivent le golfe du Bengale et la mer d’Andaman comme l’une des routes migratoires les plus dangereuses au monde. En 2025, plus de 6 500 Rohingyas ont fui par la mer et près de 900 sont portés disparus ou décédés.<br />Les Rohingyas, minorité majoritairement musulmane du Myanmar, subissent depuis des décennies des discriminations, des déplacements forcés, des violences et la non-reconnaissance de leur citoyenneté, ce qui fait d’eux des apatrides. Beaucoup restent confinés dans l’État de Rakhine, tandis qu’environ 1,2 million de personnes continuent de vivre dans les camps de réfugiés au Bangladesh.<br />Dans ce contexte, les possibilités limitées en matière d’éducation, d’emploi et de réinstallation poussent nombre d’entre eux à tenter de dangereuses traversées maritimes. D'une part, la violence et le conflit dans l'État de Rakhine, au Myanmar ; d'autre part, la réduction de l'aide humanitaire et la détérioration des conditions de vie dans les camps de réfugiés au Bangladesh continuent de pousser des milliers de familles entre les mains de trafiquants d'êtres humains, qui organisent des traversées maritimes vouées à se transformer en tragédies.<br /><br />L'engagement sur le terrain de « Sahabat Insan »<br /><br />Le père Ismartono observe ce phénomène depuis la perspective privilégiée et opérationnelle de « Sahabat Insan », une organisation officiellement reconnue tant par l’État indonésien que par l’Église catholique. Il s’agit d’un engagement, explique-t-il, « profondément enraciné dans la spiritualité ignatienne et dans les principes de la doctrine sociale de l’Église, qui repose sur la protection de la dignité humaine ». Les personnes prises en charge, rappelle-t-il, « ne sont pas considérées comme de simples chiffres ou des cas statistiques, mais comme des êtres humains dotés d’une dignité intrinsèque et inviolable, des personnes en qui se manifeste le visage du Christ ».<br />« Sahabat Insan » œuvre selon les principes de compassion et de proximité, en s’ouvrant à la coopération avec des réseaux d’autres confessions pour lutter contre le fléau mondial de la traite des êtres humains, fortement ancré dans le golfe du Bengale. « L’Asie du Sud-Est, avec ses différentes nations – explique le jésuite –, est fortement touchée par le recrutement illégal de main-d’œuvre et par la traite ». C’est pourquoi l’organisation apporte une protection et une aide directe aux victimes, en mettant en place un système d’accueil et de soutien psychologique, juridique et sanitaire pour les travailleurs migrants indonésiens et des pays voisins qui sont tombés dans les filets des trafiquants. Elle propose également des programmes de réinsertion sociale pour aider les survivants à se réintégrer en toute sécurité dans le tissu social et économique local.<br />« La prévention et la sensibilisation sont très importantes – note-t-il – : c’est pourquoi nous menons des campagnes éducatives et organisons des séminaires pour informer la population et les migrants potentiels des dangers que représentent les trafiquants, qui exploitent souvent la pauvreté et le manque d’éducation en falsifiant des documents avec la complicité de fonctionnaires corrompus ».<br />Dans la lutte contre un phénomène qui implique divers acteurs – gouvernements, forces de sécurité et société civile –, la coopération avec d’autres organisations, telles que le réseau de religieuses catholiques Talitha Kum ou le Jesuit Refugee Service, est cruciale pour surveiller les flux migratoires et faciliter les retours en toute sécurité. « La traite étant un crime transnational et sans frontières – observe-t-il –, la réponse de l’Église et de la société civile doit être tout aussi coordonnée et globale. C’est pourquoi nous sommes pleinement intégrés à la Conférence jésuite d’Asie-Pacifique », précise-t-il.<br />Forts de cette collaboration, l’action dépasse les frontières de l’Église catholique pour influencer les institutions et les gouvernements de la zone de l’ASEAN : « Nous demandons aux parlementaires des pays de l’ASEAN, souligne-t-il, d’inclure la question de la prévention de la traite directement dans les programmes scolaires nationaux, en coopérant avec les ONG laïques et l’ensemble de la société civile. »<br /> <br /><br /><br />Fri, 31 Jul 2026 11:21:26 +0200AFRIQUE/KENYA - Polémique autour de la présence militaire britanniquehttps://fides.org/fr/news/78001-AFRIQUE_KENYA_Polemique_autour_de_la_presence_militaire_britanniquehttps://fides.org/fr/news/78001-AFRIQUE_KENYA_Polemique_autour_de_la_presence_militaire_britanniqueNairobi – Comment concilier sécurité intérieure et internationale, droits de l’homme et bien-être d’une communauté locale ?<br />Tels sont les thèmes débattus au Kenya après que la Grande-Bretagne eut annoncé son intention de transférer l’exercice prévu de la British Army Training Unit Kenya du comté de Laikipia, au Kenya, vers la Tanzanie voisine. Cette décision avait été prise à la suite du refus du gouvernement kényan d’accorder les autorisations nécessaires, ouvrant ainsi une nouvelle phase dans les relations entre Londres et Nairobi.<br />Le différend a désormais été résolu puisque, le 29 juillet, Nairobi et Londres ont annoncé que l’exercice se tiendrait comme prévu au Kenya en septembre.<br />Le transfert éventuel de l’exercice du Kenya vers la Tanzanie avait suscité des réactions mitigées parmi les Kényans.<br />Depuis des décennies, l’exercice BATUK constitue l’un des piliers de la coopération militaire entre les deux pays. Depuis leur base de Nanyuki, des milliers de soldats britanniques mènent chaque année des exercices en milieu africain aux côtés des Forces de défense du Kenya, dans le cadre d’un accord de défense remontant aux années qui ont suivi l’indépendance du Kenya.<br />Ces dernières années, cependant, la présence britannique a été de plus en plus contestée. Les autorités kényanes ont demandé une révision de l’accord bilatéral, réclamant davantage de pouvoirs pour poursuivre d’éventuels délits commis par le personnel militaire britannique sur le territoire national. Au cœur du débat se trouvent les demandes visant à renforcer la responsabilité juridique, alimentées notamment par des affaires qui ont suscité une vive indignation au sein de l’opinion publique, parmi lesquelles le meurtre, en 2012, de la jeune Agnes Wanjiru – une affaire dans laquelle un soldat britannique a été inculpé et attend une audience d’extradition – ainsi que d’autres accusations de violences et d’abus imputées à des militaires britanniques. Le retrait éventuel de l’armée britannique de la base risque toutefois d’avoir des répercussions économiques pour les communautés du comté de Laikipia, qui ont bénéficié au fil des ans des retombées économiques générées par la présence des militaires de Sa Majesté.<br />Ce n’est pas un hasard si l’ancien vice-président et chef du Democracy for the Citizens Party , Rigathi Gachagua, avait accusé l’administration du président William Ruto d’avoir provoqué le transfert des activités de la BATUK de Nyanyuki vers la Tanzanie. S'adressant aux fidèles de l'église catholique Sainte-Thérèse à Imenti, dans le comté de Meru, le dimanche 26 juillet, M. Gachagua a affirmé que le transfert de ce centre entraînerait l'effondrement de l'économie de Nyanyuki et des pertes d'emplois.<br />« Ce centre d'entraînement a été bénéfique pour le pays, notamment dans le cadre des programmes de formation militaire conjoints et de lutte contre le terrorisme. Elle a également fourni des opportunités d’emploi à 500 personnes à Nyanyuki », a déclaré M. Gachagua, ajoutant que la région risquait de subir de lourdes pertes suite au non-renouvellement de la licence. « L’armée britannique a apporté de nombreux avantages en matière d’approvisionnement, d’hébergement et de transports, contribuant ainsi à la croissance de Nyanyuki. » <br /><br /><br />Fri, 31 Jul 2026 10:32:30 +0200LES TRINITAIRES À MADAGASCAR/2 : Les cent ans de l’Ordre de la Très Sainte Trinité et de la Rédemption des Captifs : des hommes sans frontièreshttps://fides.org/fr/news/78000-LES_TRINITAIRES_A_MADAGASCAR_2_Les_cent_ans_de_l_Ordre_de_la_Tres_Sainte_Trinite_et_de_la_Redemption_des_Captifs_des_hommes_sans_frontiereshttps://fides.org/fr/news/78000-LES_TRINITAIRES_A_MADAGASCAR_2_Les_cent_ans_de_l_Ordre_de_la_Tres_Sainte_Trinite_et_de_la_Redemption_des_Captifs_des_hommes_sans_frontierespar Antonella Prenna<br /><br />Moramanga – En célébrant le centenaire de la présence trinitaire à Madagascar, l'Ordre de la Très Sainte Trinité et de la Rédemption des Captifs réaffirme sa conscience de son identité missionnaire.<br /><br />Le 4 juin 1926, quelques jours après la solennité de la Très Sainte Trinité, le premier groupe de religieux trinitaires quitta Rome, accompagné du ministre général de l'époque, le père François Xavier de l'Immaculée Conception, animé par le désir de porter l'Évangile, de témoigner de la charité rédemptrice et d'incarner le charisme trinitaire sur une nouvelle terre de mission.<br />« Ce moment a représenté bien plus qu’une simple expansion géographique de l’Ordre. En repensant aujourd’hui à ce départ, nous pouvons reconnaître chez ces confrères et chez tous les religieux et religieuses trinitaires qui, au cours des années suivantes, sont partis pour Madagascar, le courage évangélique de ceux qui acceptent de franchir les frontières culturelles, linguistiques et religieuses pour se laisser guider par l’Esprit », avait déclaré le ministre général, le père Luigi Buccarello, s’adressant à la communauté à l’occasion de la fête de l’Ascension.<br /><br />Né de l’intuition de Saint Jean de Matha et de Saint Félix de Valois, à une époque marquée par les divisions, les conflits religieux et l’esclavage, le charisme trinitaire a trouvé dès ses origines son expression dans la rédemption des captifs, transformant la contemplation de la Très Sainte Trinité en un service concret au service de la liberté et de la dignité de la personne. « Dès leurs origines, les Trinitaires ont été des hommes sans frontières », a-t-il souligné.<br /><br />L'œuvre de rachat des esclaves a conduit les Trinitaires à franchir les frontières politiques, culturelles et religieuses, favorisant ainsi le dialogue avec le monde musulman à travers la charité et la miséricorde. « Ce mouvement n'était pas simplement une nécessité historique ; il exprimait un choix évangélique précis : être un signe de paix et un pont de fraternité avec le monde musulman, un canal de dialogue à travers la charité qui promeut le bien de tous. Cette ouverture missionnaire continue aujourd’hui encore de caractériser l’Ordre, appelé à atteindre les nouvelles périphéries de notre temps, marquées par la pauvreté, les guerres, les persécutions religieuses, les dépendances, l’exclusion sociale et la perte du sens de la vie », a-t-il réaffirmé.<br /><br />Le centenaire de la mission à Madagascar marque une étape importante de cette histoire<br /><br />« Depuis 1926, des générations de religieux, de religieuses et de laïcs ont partagé la vie du peuple malgache, contribuant ainsi à la croissance de l’Église locale et à la diffusion du charisme trinitaire. Cent ans plus tard, nous rendons grâce au Seigneur pour tous ceux qui ont donné leur vie sur cette terre. Beaucoup ont vécu dans l’anonymat ; d’autres ont dû faire face à des sacrifices, à la maladie et à la solitude. Aujourd’hui, Madagascar n’est pas seulement le fruit de l’engagement missionnaire du passé, mais il est devenu lui-même un acteur de la mission universelle de l’Église, grâce aux nombreuses vocations qui enrichissent l’Ordre. Ce centenaire ne se veut pas seulement un souvenir du passé, mais une invitation à regarder vers l’avenir avec une audace missionnaire renouvelée. « L’Ordre est appelé à former des hommes et des femmes capables de lire les signes des temps et de témoigner, par leur vie et leurs œuvres, de l’Évangile de la liberté et de la rédemption. Aujourd’hui encore, le Seigneur nous conduit vers de nouvelles frontières », explique le père Buccarello.<br /><br />« Elles ne correspondent pas toujours à des contrées lointaines. Il existe des frontières culturelles, spirituelles, sociales et existentielles qui attendent d’être peuplées par des hommes et des femmes capables de témoigner de la liberté évangélique. Nous vivons dans un monde traversé par de profondes contradictions. Les possibilités de communication se multiplient, mais la solitude et l’individualisme s’accentuent également. Les contacts entre les peuples et les religions se multiplient, mais souvent surgissent de nouvelles peurs, de nouveaux conflits et de nouveaux replis sur soi. La prise de conscience de la dignité humaine et des droits internationaux s’accroît, mais les formes d’oppression et de violence se multiplient également. Nous sommes tous appelés à apporter espoir et rédemption à une humanité meurtrie, dont la dignité et les droits sont trop souvent bafoués.»<br /><br /><br />Fri, 31 Jul 2026 10:30:07 +0200ASIE/CORÉE DU SUD - À un an des JMJ de Séoul 2027, les préparatifs ecclésiastiques et civils battent leur pleinhttps://fides.org/fr/news/77997-ASIE_COREE_DU_SUD_A_un_an_des_JMJ_de_Seoul_2027_les_preparatifs_ecclesiastiques_et_civils_battent_leur_pleinhttps://fides.org/fr/news/77997-ASIE_COREE_DU_SUD_A_un_an_des_JMJ_de_Seoul_2027_les_preparatifs_ecclesiastiques_et_civils_battent_leur_pleinSéoul – À douze mois de l’ouverture des Journées Mondiales de la Jeunesse de Séoul 2027, les préparatifs, tant au niveau ecclésial que civil, entrent dans leur phase pleinement opérationnelle. Après trois années consacrées à la conception et à la mise en place des structures organisationnelles, l’accent est désormais mis sur l’accueil des pèlerins, la logistique, la sécurité, les transports, les soins de santé et la coordination internationale.<br /><br />Les Journées Mondiales de la Jeunesse se dérouleront à Séoul du 3 au 8 août 2027, précédées par les traditionnelles « Journées dans les diocèses », prévues du 29 juillet au 2 août, auxquelles participeront quinze diocèses coréens. Des milliers de jeunes venus du monde entier seront hébergés dans les paroisses et chez des familles locales, où ils vivront une expérience directe de la foi et de la culture coréennes.<br />Cet événement revêtira une forte valeur symbolique : il s’agira en effet de la deuxième Journée mondiale de la jeunesse célébrée en Asie, après Manille en 1995, et de la première organisée dans un pays où les chrétiens représentent une minorité de la population. L’Église catholique en Corée du Sud compte environ 12 % des habitants, au sein d’une société caractérisée par un pluralisme culturel et religieux important.<br />« Au cours des trois dernières années, nous avons posé les fondations de cet événement. L’année prochaine, il sera temps de finaliser les préparatifs et d’accueillir des jeunes venus des quatre coins du monde », déclare, dans une note adressée à Fides, l’Archevêque de Séoul, Mgr Peter Soon-taick Chung, président du comité d’organisation, soulignant l’engagement à faire de ces JMJ « une célébration de l’espérance et un témoignage de l’hospitalité et de la solidarité de la Corée ».<br />Après les JMJ de Lisbonne, en août 2023, le logo officiel des JMJ 2027 a été dévoilé, ainsi que le verset biblique choisi comme thème – « Ayez du courage : j’ai vaincu le monde » –, les cinq saints patrons de l’événement et de nombreux programmes de préparation spirituelle ont été lancés.<br /><br />Parmi les événements qui marqueront le compte à rebours figure le 3 août 2026, date à laquelle sera présenté l'hymne officiel des JMJ, « Confidite, Ego Vici Mundum », composé par le musicien coréen Francis Jiyoon Kim et sélectionné parmi 434 compositions, dont pas moins de 294 provenaient de l'étranger. Le même jour marquera également le coup d’envoi de la campagne écologique internationale « Breath of Life », promue en collaboration avec le Mouvement Laudato Si’, qui invitera les jeunes du monde entier à planter des arbres dans leurs pays respectifs, en signe concret de respect de la création.<br />Lors de la deuxième rencontre internationale de préparation, prévue du 14 au 17 septembre, environ 250 responsables de la pastorale des jeunes des conférences épiscopales du monde entier se réuniront en Corée afin de coordonner l'organisation des délégations internationales.<br /><br />C'est également au cours du second semestre 2026 que s'ouvrira l'inscription internationale des pèlerins, prévue à partir du mois d'octobre. Le comité d'organisation propose onze formules de participation différentes, comprenant l'hébergement, les repas, les transports, l'assurance et le kit du pèlerin. Parallèlement, une application numérique dédiée est en cours de développement, ainsi qu'un système intégré de gestion des services et une carte prépayée pour les déplacements et les achats.<br />Une grande attention est accordée à l’accueil. Environ 230 paroisses de l’Archidiocèse de Séoul participent déjà au programme d’hébergement chez l’habitant, tandis que des structures publiques seront également mises à disposition si nécessaire.<br />L’organisation peut compter sur le soutien des institutions nationales et locales. Le gouvernement sud-coréen, l’Assemblée nationale et la municipalité de Séoul ont déjà adopté en 2026 des mesures législatives et administratives spécifiques dans les domaines des transports, de la sécurité publique, des services de santé et de l’utilisation des infrastructures urbaines. Au cours des dernières semaines, l’accord confiant à la télévision publique coréenne KBS le rôle de « diffuseur hôte », chargée de la production et de la diffusion internationale du signal télévisé des JMJ, a également été officialisé.<br />Enfin, le comité d’organisation prévoit de mobiliser environ 30 000 bénévoles, entre les services centraux et les paroisses, tandis que près de quatre cents bénévoles, coréens et internationaux, sont déjà engagés à plein temps dans la préparation de l’événement.<br /><br />Selon les responsables des JMJ, Séoul 2027 ne sera pas seulement un grand rassemblement international de jeunes catholiques, mais aussi l’occasion de témoigner de la vitalité de l’Église coréenne, née de l’initiative des laïcs et qui s’est développée grâce au témoignage des martyrs, favorisant ainsi la rencontre entre l’Église universelle et une société asiatique profondément marquée par le pluralisme culturel et religieux.<br /> Thu, 30 Jul 2026 20:58:51 +0200LES TRINITAIRES À MADAGASCAR I / Cent ans de mission : foi, annonce et service aux côtés des esclaves et des prisonniers d'hier et d'aujourd'huihttps://fides.org/fr/news/77989-LES_TRINITAIRES_A_MADAGASCAR_I_Cent_ans_de_mission_foi_annonce_et_service_aux_cotes_des_esclaves_et_des_prisonniers_d_hier_et_d_aujourd_huihttps://fides.org/fr/news/77989-LES_TRINITAIRES_A_MADAGASCAR_I_Cent_ans_de_mission_foi_annonce_et_service_aux_cotes_des_esclaves_et_des_prisonniers_d_hier_et_d_aujourd_huipar Antonella Prenna<br /><br />Moramanga – Le père Gino Buccarello, ministre général de l’Ordre de la Très Sainte Trinité et de la Rédemption des Captifs , se trouve à Madagascar pour célébrer le centenaire de la présence missionnaire trinitaire dans le pays. Cet anniversaire commémore l’arrivée, en 1926, des cinq premiers religieux envoyés sur l’île : le père Benedetto Di Caro, le père Valeriano Marchionni, le vénérable père Giuseppe Di Donna, le frère Pacifico Piersanti et le frère Loreto.<br /><br />« La célébration de ce centenaire – affirme le père Buccarello dans une interview accordée à l’Agence Fides – n’est pas seulement le souvenir d’une histoire passée, mais elle s’inscrit dans les trois dimensions du temps : la mémoire, le présent et l’avenir ».<br /><br />La première dimension est celle de la mémoire reconnaissante pour l’œuvre accomplie par Dieu à travers les missionnaires qui, au cours d’un siècle de présence, ont annoncé l’Évangile, édifié l’Église et servi les plus pauvres, les prisonniers et les opprimés, souvent au péril de leur vie. Un témoignage vécu selon le charisme rédempteur de l’Ordre.<br /><br />Le deuxième horizon concerne le présent et l’engagement renouvelé en faveur de l’Église et de la société malgache. Le père Buccarello attire notamment l’attention sur le ministère dans les prisons, où les Trinitaires entendent renforcer un service toujours plus qualifié, non seulement sur le plan spirituel, humanitaire et sanitaire, mais aussi dans le domaine de la protection juridique des personnes détenues, souvent privées d’une défense adéquate.<br /><br />Parmi les priorités figure également le dialogue interreligieux, notamment avec le monde islamique. « Il est nécessaire – souligne le Ministre général – de promouvoir un dialogue authentique, en évitant toute forme de prosélytisme et en luttant contre les dérives de la radicalisation violente, afin de favoriser une culture de la rencontre, de la fraternité et de la paix ».<br /><br />En se tournant vers l'avenir, le père Buccarello souligne que Madagascar n'est plus seulement une terre de mission, mais aussi une terre de missionnaires. L’Ordre compte aujourd’hui plus de 200 religieux, entre étudiants et prêtres, présents dans onze diocèses de l’île, qui deviennent quinze si l’on tient également compte des communautés des Sœurs Trinitaires. Plus de quarante religieux malgaches exercent en outre un service missionnaire dans sept pays, soutenant les communautés de l’Ordre dans des territoires marqués par la diminution des vocations et une sécularisation croissante. « L’avenir – observe-t-il – ne s’attend pas simplement : il se construit à travers une formation toujours plus solide, capable de préparer des religieux qui incarnent le charisme trinitaire dans la culture malgache. Un siècle de présence représente donc un patrimoine de foi, de dévouement et d’expérience qui continue d’inspirer le cheminement de l’Ordre dans une fidélité créative à ses origines. »<br /><br />L'année jubilaire consacrée au centenaire s'est ouverte en 2025 par une célébration eucharistique solennelle à Miarinarivo, localité située à l'ouest de la capitale Antananarivo, où sont arrivés les premiers missionnaires venus d'Italie. Tout au long de l'année se sont succédé des colloques, des rencontres et des célébrations qui trouveront leur apogée lors des journées de fête prévues entre fin juillet et début août. Du 27 au 29 juillet, le Conseil général élargi se réunira à Moramanga, en présence de tous les supérieurs majeurs de l’Ordre. Les 30 et 31 juillet se tiendra « Somos Familia », la rencontre nationale qui réunira environ 1 200 religieux, religieuses et laïcs trinitaires. La journée du 31 juillet sera consacrée à un colloque sur l’actualité du charisme trinitaire à la lumière des orientations du dernier Chapitre général.<br /><br />Les célébrations se poursuivront le 1er août avec la profession solennelle de douze religieux et s’achèveront le dimanche 2 août par la messe solennelle du centenaire, à laquelle participeront huit Évêques, dont deux appartenant à l’Ordre trinitaire : l’Archevêque de Toliara, Gustavo Bombin, et le Vicaire Apostolique d’Arabie du Nord, Aldo Berardi. Une centaine de religieux trinitaires et environ 3 000 fidèles sont également attendus. Au cours de la célébration, onze nouveaux diacres trinitaires seront ordonnés.<br /><br />Parmi les événements les plus marquants de cette année jubilaire figure également la célébration du 4 juin dernier dans la basilique Saint-Crisogone à Rome, présidée par le Cardinal Luis Antonio Tagle, Pro-Préfet du Dicastère pour l'Évangélisation, et concélébrée par l'Évêque d'Avezzano, Giovanni Massaro, en présence du père Gino Buccarello, des membres du Conseil général, des pères provinciaux, des religieux trinitaires ainsi que de nombreux prêtres, religieuses, laïcs et amis de l’Ordre. Ce fut un événement particulier pour la vie de l’Ordre et surtout pour sa mission à Madagascar.<br /><br />Dans son homélie, le Cardinal Tagle a esquissé le visage authentique du missionnaire chrétien, rappelant qu’il n’est pas appelé à se présenter comme parfait, mais comme un pécheur sauvé par la miséricorde de Dieu. Il a également mis en garde contre les nouvelles formes d’esclavage de notre époque : l’hypocrisie, la soif de pouvoir, la présomption et les divisions qui alimentent la méfiance et la violence, y compris au sein de la communauté ecclésiale. Le Cardinal a conclu son intervention par un vœu : que l’Ordre de la Très Sainte Trinité et des Esclaves continue d’être dans le monde un véritable témoin de liberté, de communion et de paix, fidèle à sa mission de rédemption et de service auprès des plus démunis.<br /><br />Thu, 30 Jul 2026 20:53:16 +0200AFRIQUE/SOUDAN - Un pasteur anglican a été tué dans les montagnes de Nuba, où le père Youhanna Al-Amin avait été assassiné en juinhttps://fides.org/fr/news/77996-AFRIQUE_SOUDAN_Un_pasteur_anglican_a_ete_tue_dans_les_montagnes_de_Nuba_ou_le_pere_Youhanna_Al_Amin_avait_ete_assassine_en_juinhttps://fides.org/fr/news/77996-AFRIQUE_SOUDAN_Un_pasteur_anglican_a_ete_tue_dans_les_montagnes_de_Nuba_ou_le_pere_Youhanna_Al_Amin_avait_ete_assassine_en_juinKhartoum – Un pasteur anglican a été tué dans les montagnes de Nuba, dans une région proche de celle où, en juin dernier, avait été assassiné le prêtre catholique Youhanna Al-Amin, curé depuis plus de trente ans de l’église de Kauda .<br />Le 24 juillet, des membres d’une faction dissidente de l’Armée populaire de libération du Soudan-Nord ont attaqué la localité de Dabbi, dans l’État du Kordofan du Sud. Au cours de cette attaque, le pasteur Adel Idris Jongool, de l’Église épiscopale du Soudan , a été enlevé puis tué. Les militants ont fait irruption dans la communauté située près du Korkel Theological College, le séminaire anglican qui dessert les deux diocèses des monts Nuba.<br />Les assaillants ont également enlevé des dizaines de fidèles. Trente-deux otages ont été libérés par la suite, tandis que d’autres sont toujours portés disparus.<br />L'instabilité qui règne dans les monts Nuba s'inscrit dans le cadre du conflit soudanais plus large qui oppose les Forces de soutien rapide aux Forces armées soudanaises , soutenues par diverses milices locales. Au moins deux groupes indépendants, issus de scissions successives de l'ancien SPLA-N, opèrent toutefois également dans la région. Ces factions agissent souvent de manière autonome, même si certaines se sont progressivement alignées sur les RSF ou les SAF.<br />Le SPLA-N a vu le jour en 2011, après l'indépendance du Soudan du Sud. Les éléments nordistes de l'historique Mouvement/Armée populaire de libération du Soudan , qui avaient combattu lors de la deuxième guerre civile soudanaise ayant abouti à la sécession du Soudan du Sud, sont restés au Soudan et ont poursuivi la lutte armée contre le gouvernement central de Khartoum.<br />En 2017, le mouvement s'est scindé en deux factions principales : le SPLM-N , dirigé par Abdelaziz al-Hilu, et le SPLM-N , dirigé par Malik Agar, qui s'est par la suite rallié au gouvernement.<br />La faction d’al-Hilu est la plus importante. Elle contrôle de vastes zones des monts Nuba, avec Kauda comme principal centre politique et militaire, ainsi que certaines zones de l’État du Nil Bleu. On estime qu’elle dispose d’environ 20 000 combattants et qu’elle administre les territoires sous son contrôle par le biais de structures gouvernementales autonomes, notamment des tribunaux, des services de délivrance de pièces d’identité et des écoles.<br />La faction d’Agar, quant à elle, s’est alignée sur les Forces armées soudanaises et sur le gouvernement de transition installé à Khartoum, combattant à la fois les Forces de soutien rapide et le groupe dirigé par al-Hilu.<br />Au début de l’année, la faction d’al-Hilu a également été touchée par une nouvelle scission, liée aux dynamiques tribales locales et qui a éclaté après de violents affrontements pour le contrôle des terres entre les tribus Otoro et Shwai. Environ 1 500 combattants se sont mutinés et se sont repliés dans les zones montagneuses, où ils ont érigé des barrages routiers et lancé des raids contre les villages locaux.<br />Selon des sources locales, le groupe dissident recevrait des armes et un soutien de Khartoum, qui aurait depuis longtemps recours à des milices tribales et à des forces paramilitaires pour affaiblir ses adversaires et maintenir dans un état d’instabilité permanente des zones contestées telles que les monts Nuba. <br />Thu, 30 Jul 2026 20:46:16 +0200ASIE/INDE - Annoncer l’Évangile en Asie avec Saint François d’Assise : coup d’envoi du Ier Symposium franciscain missionnairehttps://fides.org/fr/news/77995-ASIE_INDE_Annoncer_l_Evangile_en_Asie_avec_Saint_Francois_d_Assise_coup_d_envoi_du_Ier_Symposium_franciscain_missionnairehttps://fides.org/fr/news/77995-ASIE_INDE_Annoncer_l_Evangile_en_Asie_avec_Saint_Francois_d_Assise_coup_d_envoi_du_Ier_Symposium_franciscain_missionnairepar Elena Grazini<br /><br />Chennai – Annoncer l’Évangile en Asie aujourd’hui. Comment cela se passe-t-il concrètement ? Quelles expériences authentiques, nées sans aucun calcul, peuvent susciter des questions dans le cœur de tous ceux qui cheminent à nos côtés ? Et quelle est la contribution de la Famille franciscaine dans ce contexte ?<br />En cette année où le Pape Léon XIV a proclamé une Année jubilaire à l’occasion du 800e anniversaire de la mort de Saint François, le « Colloque franciscain et missionnaire asiatique » se penche sur ces questions et promet des réponses qui sortent des sentiers battus concernant la contribution franciscaine dans le contexte plus large de l’annonce de l’Évangile sur le continent asiatique. Le rendez-vous est fixé les 1er et 2 août à Chennai, où se trouve la basilique Saint-Thomas, érigée sur la tombe de l’apôtre. C’est le lieu idéal pour réfléchir à la mission d’annonce de l’Évangile à notre époque, à la lumière de l’œuvre confiée par Jésus aux apôtres, et donc également à Thomas, qui arriva en Inde en 52 apr. J.-C. pour y diffuser le christianisme et y subit le martyre.<br />Cette initiative est conçue et promue par le Secrétariat international de l’Union Pontificale Missionnaire , par le FIATS, l’Institut théologique franciscain missionnaire, et par TAU, la revue née il y a 50 ans en Inde comme une initiative universitaire locale, qui s’est développée au fil des ans pour devenir une référence internationale dans le domaine des études franciscaines. L’Asian Franciscan Mission participe également à l’organisation de ces deux journées.<br />« Si l’unité est la condition de la mission, l’amour en est la substance. La Bonne Nouvelle que nous sommes envoyés annoncer au monde n’est pas un idéal abstrait : c’est l’Évangile de l’amour fidèle de Dieu, incarné dans le visage et la vie de Jésus-Christ » , peut-on lire dans le premier paragraphe de la troisième partie du message du Pape Léon XIV pour la Journée Mondiale des Missions 2026 : un passage que le père Dinh Anh Nhue Nguyen, franciscain conventuel et Secrétaire Général de l' UPM, reconnaît comme la source qui anime l’initiative, et qui resurgit avec une touche franciscaine au quatrième alinéa : « En admirant les missionnaires et les missionnaires », exhorte l’Évêque de Rome dans ce paragraphe, « j’adresse un appel particulier à toute l’Église : unissons-nous tous à eux dans la mission évangélisatrice par le témoignage de la vie en Christ, la prière et la contribution aux missions. Souvent – nous le savons – « l’Amour n’est pas aimé », comme l’a dit Saint François d’Assise, vers lequel nous tournons particulièrement notre regard huit cents ans après son passage au Ciel. Laissons-nous gagner par son désir de vivre dans l’amour du Seigneur et de le transmettre à nos proches et à ceux qui sont loin de nous, car, comme il l’affirmait, « il faut aimer beaucoup l’amour de Celui qui nous a beaucoup aimés » ».<br />Ce colloque, que l’on pourra suivre en ligne en s’inscrivant comme indiqué sur l’affiche ci-jointe, est également organisé à l’occasion de plusieurs anniversaires importants. Outre le VIIIe centenaire de la mort de Saint François d’Assise, 2026 est l’année où la Journée Mondiale des Missionns franchit le cap des 100 ans, où l’Union Pontificale Missionnaire célèbre ses 110 ans de fondation et où la revue TAU fête les 50 ans de sa première parution.<br />Le samedi 1er août, les travaux débuteront par une prière d’ouverture, une danse de bienvenue et les allocutions officielles des hôtes et des organisateurs de l’événement. L’intervention principale sera assurée par Ambrose Pitchaimuthu, Évêque du diocèse de Vellore et directeur national des Œuvres Pontificales Missionnaires indiennes, qui abordera le thème « Annoncer le Christ en Asie aujourd’hui avec Saint François d’Assise : de la Missio ad gentes à la Missio inter gentes, au service de la Magnifique Humanité ». Immédiatement après aura lieu la première des quatre sessions, conçues comme des espaces d’interventions mais aussi d’échange et de partage, auxquelles participera également le Cardinal Giorgio Marengo, missionnaire de la Consolata et Préfet Apostolique d’Oulan-Bator en Mongolie. L’Indonésie sera représentée par l’Évêque verbite Paulus Budi Kleden. En tant que responsables des OPM dans leurs pays respectifs, le père Paul Chatsirey apportera sa contribution pour le Laos et le Cambodge, tandis que pour Bahreïn, ce sera le père franciscain capucin Marcus Fernades, délégué du Vicariat Apostolique d’Arabie du Nord pour les missions.<br />La contribution de la Famille franciscaine à l’évangélisation en Asie est quant à elle au cœur de la deuxième session, à laquelle participeront le père Alphonse Vazhappanady avec un exposé intitulé « Témoins de l’amour infini du Christ », le père Saji Mathew sur le thème « La mission franciscaine comme rencontre et conversation spontanées », Sœur Sherly Mariyam Joseph Naithparambil avec « L’évangélisation à travers une présence compatissante des FMM à Mumbai, pour atteindre ceux qui ne l’ont pas encore été » et enfin Sœur Jacqueline Mary , avec « La Famille SSAM à la lumière de la spiritualité franciscaine ».<br />La troisième session débutera quant à elle dans l’après-midi et prendra la forme d’un atelier interactif au cours duquel les participants se répartiront en petits groupes de travail, échangeront leurs réflexions et mèneront également des activités pratiques sur le thème du « Renouveau de la spiritualité missionnaire à la lumière des messages prononcés à l’occasion de la Journée Mondiale des Missions du Pape François et du Pape Léon XIV ». Pour conclure, la quatrième session mettra en lumière les différentes perspectives de la contribution franciscaine à la mission en Asie, en mettant en valeur ses spécificités. Sœur Princy Rose , avec un exposé intitulé « Les femmes franciscaines : un appel à être « mineures » – Perspectives multiples sur la mission franciscaine féminine en Asie : enjeux et aspects clés », le père Sunnylal Avarappattu avec « Frères franciscains : La mission franciscaine en Asie – Questions principales, défis actuels, solutions et résultats selon la perspective des Frères franciscains » et Oliver Fernando, de l’Ordre franciscain séculier, avec une intervention intitulée « La mission franciscaine en Asie : défis contemporains, témoignage et contributions dans la perspective de l’Ordre franciscain séculier » interviendront lors de cette table ronde Le père Nithiya Sagayam, franciscain capucin, prononcera le discours de clôture du symposium en abordant le thème de l’avenir de la mission franciscaine en Asie .<br />Le symposium connaîtra ensuite un moment important dans l’église Saint-Sébastien de Chennai, où la célébration eucharistique sera suivie d’une soirée culturelle mêlant musique, chant, danse et théâtre, animée notamment par les nombreux établissements scolaires et religieux participants.<br />Le dimanche 2 août est prévu un pèlerinage missionnaire qui débutera par la messe sur la tombe de saint Thomas l’Apôtre et se poursuivra par la visite de différents sites missionnaires franciscains.<br /><br /><br/><strong>Link correlati</strong> :<a href="https://www.fides.org/it/attachments/view/file/1-2_August_-_AFM_Symposium_Poster.pdf">AFFICHE</a>Thu, 30 Jul 2026 20:43:50 +0200ASIE/PAKISTAN - Adieu au père Mahboob Evarist, premier prêtre capucin punjabi : une vie consacrée à l'Évangile et à l'inculturation de la foihttps://fides.org/fr/news/77998-ASIE_PAKISTAN_Adieu_au_pere_Mahboob_Evarist_premier_pretre_capucin_punjabi_une_vie_consacree_a_l_Evangile_et_a_l_inculturation_de_la_foihttps://fides.org/fr/news/77998-ASIE_PAKISTAN_Adieu_au_pere_Mahboob_Evarist_premier_pretre_capucin_punjabi_une_vie_consacree_a_l_Evangile_et_a_l_inculturation_de_la_foiLahore - Le père Mahboob Evarist, premier prêtre capucin d’origine punjabi au Pakistan, est entré dans la vie éternelle le 27 juillet 2026, à l’âge de 75 ans. La messe funéraire a été célébrée le 28 juillet au couvent Sainte-Marie de Lahore, présidée par Mgr Khalid Rehmat, OFM Cap., Archevêque de Lahore, qui a rendu un hommage émouvant aux décennies de dévouement du père Mahboob au ministère sacerdotal. L’archevêque Joseph Arshad, d’Islamabad-Rawalpindi, a lui aussi évoqué avec affection le chemin parcouru aux côtés du frère défunt, tandis que le père Ajaz Bashir, OFM Cap., gardien de la Custodie capucine de Mariam Siddeeqa , l’a qualifié de « véritable figure paternelle et de frère aîné bien-aimé au sein de la fraternité » . La liturgie funéraire a rassemblé une vaste assemblée de prêtres diocésains et religieux, de religieuses, d’autorités civiles et sociales, ainsi que d’innombrables fidèles laïcs, dont la vie a été touchée par son humble service.<br />Le frère, a rappelé l’Archevêque Rehmat, « a incarné l’esprit de la “minoritas” franciscaine, en vivant dans une profonde humilité, une joyeuse simplicité, une authentique communion fraternelle et une prière vigilante, tel un véritable “Poverello” du Christ au cœur du Pakistan ». « Sociable, joyeux et d’une grande perspicacité, il possédait un caractère charmant qui mettait naturellement les gens à l’aise et favorisait de profonds liens de fraternité », a-t-il ajouté.<br />Un témoignage durable de son héritage artistique et spirituel se trouve dans la paroisse du Saint-Rosaire à Faisalabad, où il a conçu et construit le sanctuaire de la Bienheureuse Vierge Marie. Cette magnifique « grotte mariale » est aujourd’hui « un monument vivant de foi, d’art architectural et de profonde dévotion mariale, qui continuera d’inspirer des générations de pèlerins », a-t-il souligné.<br /><br />« Dans l’esprit franciscain, le père Mahboob nourrissait également un amour tendre pour la création de Dieu, trouvant l’harmonie divine dans les plantes et les animaux », observe auprès de Fides le père Lazar Aslam, OFM Cap., coordinateur de la Commission « Justice, paix et écologie » des Capucins au Pakistan.<br />Le père Mahboob était également un écrivain de talent et un orateur éloquent. « Il accordait une attention particulière à la langue et à la culture punjabi – se souvient le père Aslam –. Il considérait les traditions culturelles locales comme un canal privilégié pour l’incarnation de l’Évangile, en intégrant avec maestria les couleurs régionales, les expressions idiomatiques et les traditions indigènes dans ses homélies, ses écrits et son ministère pastoral, devenant ainsi un pionnier d’une authentique inculturation de la foi ». « Le père Mahboob est resté un fidèle témoin du Christ en paroles et en actes, incarnant la beauté de la vie communautaire, de la prière contemplative et de la fraternité franciscaine, en apportant du réconfort aux pauvres et aux plus vulnérables », observe-t-il.<br /><br />Le père Mahboob a été inhumé dans le cimetière historique des Capucins de Sahowala, où reposent de nombreux missionnaires capucins belges ainsi que d’autres religieux, pakistanais et étrangers, qui ont consacré leur vie à l’annonce de l’Évangile au Pendjab.<br />Dans un aperçu historique transmis à Fides par le père Lazar Aslam, on rappelle que le 15 novembre 1888, la Congrégation vaticane de la « Propaganda Fide » confia le territoire de la mission de Lahore aux frères capucins de la province de Belgique. Les capucins belges envoyèrent huit prêtres et huit frères qui, en 1889, furent accueillis par le premier Évêque de Lahore, Mgr Symphorien Mouard OFM. Cap.<br />L’œuvre d’évangélisation débuta à Sialkot et dans les villages environnants, où les missionnaires rendaient visite aux communautés, enseignaient et annonçaient la Parole de Dieu. Dès 1889, soixante-dix adultes reçurent le baptême. Chaque missionnaire s’occupait d’environ quatre-vingts villages et les Capucins fondèrent dix-huit écoles pour l’instruction des enfants. Malgré les difficultés, dès la première année, le nombre de fidèles atteignit environ un millier de personnes. « Cette œuvre missionnaire s’est poursuivie, par la grâce de Dieu, grâce aussi à la précieuse contribution des premiers catéchistes », se souvient le père Aslam.<br /><br />Face aux besoins de la population, l’Évêque de Lahore ouvrit deux importantes stations missionnaires à Adah et à Sahowala, où furent construites deux églises. À partir de ces centres, les missionnaires franciscains se rendaient dans de nombreux villages pour y annoncer l’Évangile, distribuer des médicaments, ouvrir des dispensaires et venir en aide aux pauvres et aux exclus. De nombreuses personnes issues des classes sociales les plus pauvres et des castes les plus basses furent attirées par le christianisme.<br />En 1892, le diocèse acquit un vaste terrain pour fonder une communauté chrétienne stable : c'est ainsi que naquit le village de Mariamabad, conçu comme un modèle missionnaire, qui rassemblait des familles catholiques, favorisant ainsi le développement de la présence chrétienne et la vie communautaire. En 1900, le père Henri Finck, surnommé « père Félix », attribua des terres agricoles à plusieurs familles chrétiennes dans la localité de Khushpur, qui prospéra jusqu’à devenir ce que l’on appelle aujourd’hui le « Vatican du Pakistan ». Afin de consolider davantage les communautés chrétiennes et d’améliorer leurs conditions de vie, les Capucins fondèrent également les villages de Francisabad en 1904, d’Anthonyabad en 1916 et d’autres villages à majorité chrétienne.<br /><br />Lors de la « partition » entre l’Inde et le Pakistan, les missionnaires ont dû faire face à d’énormes difficultés. Avec la naissance du Pakistan en 1947, une partie du territoire du diocèse de Lahore est restée en Inde, mais l’œuvre missionnaire s’est poursuivie. Dès 1939, le diocèse de Lahore avait été divisé et, en 1947, de nouvelles modifications ont été apportées avec la création du diocèse de Rawalpindi.<br /><br />Aujourd’hui, les Capucins exercent principalement leur ministère dans l’Archidiocèse de Lahore, au nord du Pendjab, cœur historique de leur présence, et dans celui de Karachi, la grande métropole côtière de la province du Sindh. L’Ordre gère des maisons de formation, des séminaires et de nombreuses œuvres éducatives, et enregistre une croissance constante des vocations franciscaines. Il continue par ailleurs à assurer la garde du sanctuaire national de Mariamabad, l’un des principaux lieux de pèlerinage et de dévotion mariale du Pakistan.<br />Dans un pays à très large majorité musulmane, les Capucins continuent de tisser des liens de paix et de fraternité et, dans l’esprit de saint François d’Assise, favorisent les rencontres avec les dirigeants musulmans, en encourageant le dialogue interreligieux, l’intégration, la paix, la justice ainsi que la protection de la dignité et des droits de l’homme.<br /> <br />Thu, 30 Jul 2026 20:33:05 +0200Journée mondiale contre la traite des êtres humains : des religieuses et des réseaux ecclésiaux aux côtés des victimes en Amérique latine et en Europehttps://fides.org/fr/news/77999-Journee_mondiale_contre_la_traite_des_etres_humains_des_religieuses_et_des_reseaux_ecclesiaux_aux_cotes_des_victimes_en_Amerique_latine_et_en_Europehttps://fides.org/fr/news/77999-Journee_mondiale_contre_la_traite_des_etres_humains_des_religieuses_et_des_reseaux_ecclesiaux_aux_cotes_des_victimes_en_Amerique_latine_et_en_EuropeMadrid – Selon l’Organisation internationale du travail et l’Organisation internationale pour les migrations , environ 50 millions de personnes dans le monde vivent dans des conditions d’esclavage moderne, tandis que la traite des êtres humains génère chaque année environ 236 milliards de dollars de profits illicites.<br /><br />Face à un esclavage qui change de visage et prend de nouvelles formes d’exploitation, les réseaux ecclésiaux et les communautés religieuses renouvellent leur engagement en faveur de la prévention, de l’accompagnement et de la défense de la dignité des victimes de la traite des êtres humains.<br />À l’occasion de la Journée mondiale contre la traite des êtres humains, célébrée aujourd’hui 30 juillet, les réseaux ecclésiaux rappellent que derrière ce phénomène se cachent des histoires de personnes marquées par la pauvreté, la violence, le manque d’opportunités et des situations de vulnérabilité particulière. Les enfants, les femmes, les migrants et les personnes déplacées continuent d’être la cible d’organisations criminelles, qui recourent à la tromperie, à de fausses offres d’emploi, à des menaces et à de nouveaux outils numériques pour recruter leurs victimes.<br /><br />Selon le Rapport mondial sur la traite des personnes 2024 publié par l'Office des Nations unies contre la drogue et le crime , les mineurs représentent désormais 38 % des victimes identifiées à l'échelle mondiale, contre 20 % il y a deux décennies. Entre 2019 et 2022, le nombre de victimes identifiées a augmenté de 25 %, avec une hausse particulièrement marquée chez les garçons et les filles.<br />Parmi les contextes où la vulnérabilité s’accroît figure également le « Tapón del Darién », cette région de forêt tropicale située entre la Colombie et le Panama, devenue l’une des principales routes migratoires du continent américain. Le long de ce parcours, des milliers de personnes exposées à la violence, au manque de ressources et à l’absence de protection peuvent devenir la cible de réseaux de traite et d’exploitation.<br /><br />Talitha Kum : un réseau ecclésial présent là où se trouvent les personnes vulnérables<br /><br />C'est dans ces contextes qu'intervient Talitha Kum, le réseau promu par l'Union Internationale des Supérieures Générales , qui rassemble des religieuses, des collaborateurs et des organisations locales sur les différents continents dans le but de prévenir la traite, d'accompagner les victimes et de soutenir les survivants.<br /><br />En 2025, il était présent à travers 68 réseaux nationaux actifs dans 113 pays. Cette mission a été soutenue par 6 387 religieuses et collaborateurs, soit 5,7 % de plus que l’année précédente, avec la participation de 882 congrégations religieuses féminines et de 100 congrégations masculines.<br />En Amérique latine et dans les Caraïbes, une région marquée par des défis structurels tels que la pauvreté, la violence, le crime organisé, le changement climatique et les migrations forcées, Talitha Kum compte 14 réseaux nationaux qui travaillent aux côtés de religieuses, de jeunes leaders et de collaborateurs laïcs à la prévention et à l’accompagnement des personnes les plus vulnérables.<br /><br />En 2025, des représentants de 12 de ces réseaux ont participé à la première Conférence régionale de Talitha Kum en Amérique latine et dans les Caraïbes, renforçant ainsi la collaboration et l’échange d’expériences face aux nouvelles formes de traite.<br />« L’Amérique latine et les Caraïbes sont confrontées à des défis complexes qui accroissent la vulnérabilité de nombreuses personnes, mais nous reconnaissons également avec espérance la résilience et l’engagement présents dans toute la région », a déclaré Ana María Vilca Mamani, SNJM, représentante régionale de Talitha Kum pour l’Amérique latine et les Caraïbes. La religieuse a souligné l’importance d’avancer « en réseau et dans la synodalité », en renforçant des réponses intégrées capables d’allier prévention, protection, plaidoyer et accompagnement, afin de promouvoir la liberté, la justice et la dignité de chaque personne.<br /><br />L’ampleur de cette mission ressort d’un chiffre significatif : en 2025, les initiatives promues par le réseau ont touché 121 millions de personnes grâce à des actions de sensibilisation, de formation, de prévention et d’accompagnement.<br /><br />La coordinatrice internationale de Talitha Kum, sœur Abby Avelino, MM, a attiré l’attention sur l’évolution du phénomène : « La traite des êtres humains ne cesse de se transformer et de prendre des formes de plus en plus complexes ». Parmi les nouveaux défis, elle a souligné la prolifération des escroqueries numériques organisées, qui attirent des jeunes avec de fausses promesses d’emploi et les contraignent à participer à des activités criminelles par la violence et la coercition.<br /><br />« Les guerres et les conflits, les déplacements forcés, les crises climatiques et les inégalités croissantes continuent d’exposer des millions de personnes à la traite, car les réseaux criminels exploitent la peur, la vulnérabilité et le désespoir », ajoute la religieuse.<br />Pour Talitha Kum, la réponse doit intervenir avant même que l’exploitation ne commence, en renforçant la prévention et en accompagnant les personnes là où naissent les situations à risque. « La migration est un droit humain, mais les personnes doivent connaître leurs droits et comprendre les risques encourus », a souligné sœur Avelino.<br /><br />L'Espagne, pont entre l'Amérique latine et l'Europe dans la lutte contre la traite<br /><br />En raison de ses liens historiques, culturels et linguistiques avec l'Amérique latine, l'Espagne est devenue un lieu d'arrivée, de transit et d'accompagnement pour de nombreuses personnes en provenance du continent américain. Le lien entre les deux rives de l'Atlantique montre que la traite est un phénomène transnational qui nécessite des réponses coordonnées.<br /><br />Selon les données du ministère espagnol de l’Intérieur, 1 869 victimes de la traite et de l’exploitation sexuelle ou par le travail ont été prises en charge en Espagne au cours de l’année 2025, dont 28 mineurs. Les données montrent également une augmentation des cas liés à la traite à des fins d’exploitation par le travail. La Colombie continue de figurer parmi les principaux pays d’origine des victimes identifiées.<br /><br />Aux côtés des institutions publiques, de nombreuses organisations ecclésiales et sociales œuvrent pour prévenir ces situations et accompagner les personnes victimes d’exploitation. À Madrid, par exemple, la Fundación Madrina a attiré l’attention sur la vulnérabilité particulière des mères et des mineurs dans les contextes migratoires, ainsi que sur le lien entre la pauvreté infantile et le risque d’exploitation. Selon la Plateforme de l’Enfance, 33,2 % des mineurs en Espagne sont exposés au risque de pauvreté ou d’exclusion sociale.<br /><br />La lutte contre la traite, rappellent les réseaux ecclésiaux, ne peut se limiter au sauvetage des victimes après l’exploitation, mais doit commencer par la prévention, l’information, l’accueil et la mise en place de parcours de réinsertion. De l’Amérique latine à l’Europe, des religieuses, des communautés chrétiennes et des collaborateurs laïcs s’efforcent d’accompagner les personnes vulnérables, en défendant la dignité de chaque être humain et en construisant des réseaux de protection contre les nouvelles formes d’esclavage.<br /><br />« Nous sommes profondément reconnaissantes envers toutes les personnes impliquées dans Talitha Kum pour leur dévouement et leur passion dans la quête de justice pour ceux qui sont pris au piège dans des situations d’exploitation », a déclaré sœur Oonah O’Shea, Présidente de l’Union Internationale des Supérieures Générales , en invitant les congrégations religieuses à continuer de soutenir ce ministère et à promouvoir un engagement accru dans la lutte contre la traite. « Ensemble, continuons à bâtir un monde exempt de traite des êtres humains, où chaque être humain puisse vivre dans la liberté et la dignité. »<br /> Thu, 30 Jul 2026 20:28:44 +0200AFRIQUE/NIGÉRIA - Les Évêques s'adressent à Tinubu : rassurer les chrétiens et garantir des élections transparentes en 2027https://fides.org/fr/news/77991-AFRIQUE_NIGERIA_Les_Eveques_s_adressent_a_Tinubu_rassurer_les_chretiens_et_garantir_des_elections_transparentes_en_2027https://fides.org/fr/news/77991-AFRIQUE_NIGERIA_Les_Eveques_s_adressent_a_Tinubu_rassurer_les_chretiens_et_garantir_des_elections_transparentes_en_2027Abuja – « Monsieur le Président, nous traversons actuellement une période où de nombreux chrétiens nourrissent des inquiétudes légitimes quant à leur rôle au Nigeria, notamment en ce qui concerne l’abandon du principe de rotation entre présidents chrétiens et musulmans, et nous espérons que, grâce à des politiques gouvernementales ciblées, ces inquiétudes seront prises en compte et que les chrétiens seront rassurés quant à leurs droits de citoyens ».<br />C’est ce qu’a déclaré Mgr Matthew Man-Oso Ndagoso, Archevêque de Kaduna et président de la Conférence épiscopale catholique du Nigeria , dans son allocution de bienvenue adressée au président nigérian Bola Ahmed Tinubu.<br />Le président Tinubu a reçu hier, 28 juillet, les Évêques nigérians à la résidence présidentielle. Au cours de cette rencontre, les Évêques ont salué les relations cordiales entre le Nigeria et le Saint-Siège, mais ont également fait part des préoccupations légitimes de nombreux chrétiens concernant leur intégration au sein de l’administration actuelle.<br />Les Évêques ont notamment attiré l’attention sur la fin de la pratique de l’équilibre confessionnel au sommet de l’État, qui prévoyait l’alternance entre un président chrétien accompagné d’un vice-président musulman, et un président musulman accompagné d’un vice-président chrétien. Actuellement, en effet, tant le président Tinubu que son vice-président, Kashim Shettima, sont musulmans.<br />La CBCN a donc invité M. Tinubu à prendre des mesures visant à « apaiser les esprits » et à rassurer les chrétiens quant au plein respect de leurs droits constitutionnels, notamment dans la perspective des élections générales de 2027. À cet égard, les Évêques ont exhorté le président à garantir un financement adéquat de la Commission électorale nationale indépendante et à prendre toutes les mesures nécessaires pour que le processus électoral se déroule dans la plus grande transparence, à commencer par la distribution de la carte d’électeur à toutes les personnes habilitées à voter.<br />« Tout résultat qui ne serait pas issu d’élections transparentes, libres, équitables et crédibles en 2027 serait une invitation à un désastre évitable », soulignent les Évêques.<br />Sur le plan de la sécurité, les évêques ont félicité le gouvernement fédéral pour la libération d’écoliers et d’enseignants enlevés dans l’État d’Oyo, ainsi que pour l’arrestation de certains des auteurs présumés de ces enlèvements.<br />Ils ont toutefois qualifié ces succès d’épisodes isolés, observant que le terrorisme, le banditisme et les enlèvements continuent de menacer la vie des citoyens dans tout le pays.<br />Les Évêques soulignent que les écoles, les lieux de culte, les habitations, les fermes et les autoroutes restent peu sûrs, tandis que des groupes criminels continuent d’opérer en toute impunité dans de nombreuses régions du Nigeria.<br />Enfin, la CBCN a demandé au président Tinubu d’inviter le Pape Léon XIV à se rendre au Nigeria, affirmant que le Souverain Pontife « porte le Nigeria dans son cœur » et qu’une visite de sa part contribuerait à renforcer l’esprit d’unité nationale. <br />Wed, 29 Jul 2026 18:29:56 +0200EUROPE/FRANCE - Entre mémoire et foi, Ars-sur-Moselle célèbre l’évêque Berardi à l’occasion du 35e anniversaire de son ordination sacerdotale et de la fête patronalehttps://fides.org/fr/news/77990-EUROPE_FRANCE_Entre_memoire_et_foi_Ars_sur_Moselle_celebre_l_eveque_Berardi_a_l_occasion_du_35e_anniversaire_de_son_ordination_sacerdotale_et_de_la_fete_patronalehttps://fides.org/fr/news/77990-EUROPE_FRANCE_Entre_memoire_et_foi_Ars_sur_Moselle_celebre_l_eveque_Berardi_a_l_occasion_du_35e_anniversaire_de_son_ordination_sacerdotale_et_de_la_fete_patronale<p ><iframe width="560" height="315" src="https://www.youtube.com/embed/0K_oklTaOlE?si=QzuPl0lspEPpY44a" title="YouTube video player" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe></p><br /><br />par Antonella Prenna<br /><br />Ars-sur-Moselle – Samedi 25 juillet, l’église Saint-Martin d’Ars-sur-Moselle, commune française de 4 838 habitants située dans le département de la Moselle, a accueilli plus de 200 fidèles venus de différents pays du monde.<br /> L'occasion était double : la fête patronale de la communauté et le 35e anniversaire de l'ordination sacerdotale de Mgr Aldo Berardi, O.SS.T., Vicaire apostolique d'Arabie du Nord .<br /><br />La célébration eucharistique s’est déroulée dans une atmosphère de vive participation, précisément dans l’église où Mgr Berardi a reçu le baptême, la confirmation et a été ordonné prêtre. Ayant grandi dans le quartier de Schwalbach, l’Évêque revient régulièrement dans son village natal, où vit encore une partie de sa famille.<br /><br />La liturgie s’est ouverte par l’entrée des représentants du Souvenir Français, association fondée en 1887 qui se consacre à l’entretien des tombes des soldats tombés pour la France, à la conservation des monuments commémoratifs et à la transmission de la mémoire historique aux jeunes générations. Les porte-drapeaux ont ouvert la procession, s’arrêtant devant l’autel et baissant les drapeaux nationaux en signe d’hommage.<br /><br />Dans son homélie, commentant l’Évangile selon saint Matthieu , avec les paraboles du trésor caché et de la perle précieuse, Mgr Berardi a médité sur l’identité chrétienne enracinée dans le Christ et sur l’importance de le placer au centre de sa vie et de ses choix. « Notre seul trésor, c’est le Christ », a-t-il affirmé, rappelant que tel avait été le choix fondamental mûri dès son enfance et rendant grâce au Seigneur pour « trente-cinq ans de bénédictions et de grâce » vécus dans le ministère sacerdotal.<br /><br />Parmi les concélébrants figuraient l’Archevêque-évêque de Metz, Philippe Ballot, l’abbé Jérôme Petitjean, curé de Saint-Martin, ainsi que de nombreux prêtres venus du Qatar, de Bahreïn, du Koweït, du Mexique, du Canada et d’Italie. La représentante du Qatar auprès de l’UNESCO, le maire d’Ars-sur-Moselle et les autorités civiles locales ont également pris part à la célébration.<br /><br />L’église fortifiée de Saint-Martin, édifiée au Moyen Âge sur le site de l’ancienne ville fortifiée, fut détruite en 1807 puis reconstruite en 1816. Enfant, le futur Évêque avait l’habitude de s’arrêter en prière devant la statue de Notre-Dame de la Mance, une représentation de Notre-Dame de Lorette sauvée pendant la Révolution française. Au-dessus de la statue se trouve un petit vitrail représentant Saint Aréthas, décapité avec ses compagnons, les martyrs de Najran.<br /><br />Mgr Berardi voue une dévotion particulière à Saint Aréthas et à ses compagnons. Le 10 décembre 2023, à l’occasion de la fête de la dédicace de la cathédrale d’Awali, à Bahreïn – l’un des pays qui, avec le Qatar, le Koweït et l’Arabie saoudite, font partie du Vicariat Apostolique d’Arabie du Nord –, l’Évêque a déposé la relique du martyr Aréthas dans l’autel de la cathédrale dédiée à Notre-Dame d’Arabie .<br /><br />Ces dernières années, leur mémoire a connu un nouvel élan : entre 2023 et 2024, le Jubilé du 1 500e anniversaire de leur martyre a été célébré et, en juillet 2026, le Saint-Siège a approuvé les textes liturgiques spécifiques à leur célébration dans les vicariats apostoliques de la péninsule arabique .<br /><br />À l’issue de la messe solennelle, les participants, accompagnés des représentants du Souvenir Français, se sont rendus au monument aux morts, situé à côté de l’église Saint-Martin, où, en présence des autorités civiles et religieuses, un hommage a été rendu aux victimes au son de la fanfare.<br /><br />Après la guerre franco-prussienne de 1870-1871, Ars-sur-Moselle, comme l’ensemble de l’Alsace-Moselle, fut annexée à l’Empire allemand et prit le nom d’Ars an der Mosel. Elle resta sous administration allemande jusqu’à la fin de la Première Guerre mondiale, date à laquelle le territoire fut restitué à la France par le Traité de Versailles de 1919.<br /><br />« Cette région – explique Mgr Berardi à l’Agence Fides – a connu trois guerres et deux annexions. Nous espérons que le Pape Léon, en visite à Metz le 28 septembre prochain, pourra évoquer ce territoire comme un exemple de réconciliation entre les peuples ».<br /><br /><br />Wed, 29 Jul 2026 18:26:39 +0200AFRIQUE/MOZAMBIQUE - « Le dernier mot n’appartient ni à la violence ni à la mort, mais à Dieu, Seigneur de la vie » : la communauté ecclésiale perpétue la mémoire de Mgr Osório Citora Afonsohttps://fides.org/fr/news/77988-AFRIQUE_MOZAMBIQUE_Le_dernier_mot_n_appartient_ni_a_la_violence_ni_a_la_mort_mais_a_Dieu_Seigneur_de_la_vie_la_communaute_ecclesiale_perpetue_la_memoire_de_Mgr_Osorio_Citora_Afonsohttps://fides.org/fr/news/77988-AFRIQUE_MOZAMBIQUE_Le_dernier_mot_n_appartient_ni_a_la_violence_ni_a_la_mort_mais_a_Dieu_Seigneur_de_la_vie_la_communaute_ecclesiale_perpetue_la_memoire_de_Mgr_Osorio_Citora_AfonsoNampula – La communauté catholique continue de garder vivant le souvenir de Mgr Osório Citora Afonso, Évêque de Quelimane et Administrateur Apostolique de Beira, brutalement assassiné le 6 juin dernier dans sa résidence épiscopale.<br /><br />À l’occasion du quarantième jour suivant son décès, vendredi 24 juillet, l’Archidiocèse de Nampula a célébré une messe de requiem dans la cathédrale, en présence de ses proches, de fidèles, de prêtres et de religieuses. La célébration a été présidée par le père Simone Adriano, curé de la paroisse de São Francisco Xavier. Dans son homélie, il a rappelé le témoignage d’humilité, de dévouement pastoral et de proximité envers les plus pauvres laissé par Mgr Osório, invitant les chrétiens à transformer leur douleur en un engagement renouvelé en faveur de la paix, de la vérité et de la justice. Il a également souligné que le pardon chrétien n’exclut pas la nécessité d’établir les responsabilités et de demander des comptes aux auteurs du crime.<br /><br />« Le dernier mot – a-t-il affirmé – n’appartient ni à la violence ni à la mort, mais à Dieu, Seigneur de la vie ».<br /><br />La célébration s’est achevée par une prière pour le repos éternel de Mgr Osório, pour le réconfort de sa famille et pour toutes les victimes de la violence. Entre-temps, on attend toujours des éclaircissements officiels sur les circonstances de cet assassinat, tandis que l’enquête se poursuit.<br /><br /> <br />Wed, 29 Jul 2026 18:22:55 +0200ASIE/PAKISTAN - Lynchage d'un couple chrétien : « Un cas emblématique des difficultés rencontrées pour poursuivre les auteurs de violences collectives », déclare l'avocat Anthonyhttps://fides.org/fr/news/77985-ASIE_PAKISTAN_Lynchage_d_un_couple_chretien_Un_cas_emblematique_des_difficultes_rencontrees_pour_poursuivre_les_auteurs_de_violences_collectives_declare_l_avocat_Anthonyhttps://fides.org/fr/news/77985-ASIE_PAKISTAN_Lynchage_d_un_couple_chretien_Un_cas_emblematique_des_difficultes_rencontrees_pour_poursuivre_les_auteurs_de_violences_collectives_declare_l_avocat_AnthonyLahore – L’affaire du lynchage du couple chrétien Shama et Shahzad Masih, liée aux violences qui ont suivi des accusations de blasphème, et qui s’est conclue ces derniers jours par l’acquittement des trois derniers accusés, « représente un chapitre important de l’histoire judiciaire du Pakistan, mettant en évidence les difficultés à poursuivre les violences collectives » : déclare à l’Agence Fides l’avocate pakistanaise Aneeqa Maria Anthony, directrice de l’ONG pakistanaise « The Voice », qui a suivi cette affaire pendant plus d’une décennie aux côtés de la famille des victimes.<br />Le 9 juillet dernier, la Cour suprême du Pakistan a annulé les condamnations à mort prononcées à l’encontre des trois derniers accusés , en relevant de graves contradictions dans les témoignages, des divergences entre les dépositions des témoins et le rapport de police, ainsi que l’insuffisance des éléments de preuve. Les juges ont réaffirmé que, même dans les affaires les plus graves, le principe du « procès équitable » exige qu’une condamnation repose sur des preuves certaines, fiables et cohérentes.<br /><br />Les faits remontent au 4 novembre 2014, lorsque Shama et Shahzad Masih, un jeune couple chrétien employé dans une briqueterie à Kot Radha Kishan, dans le district de Kasur , ont été accusés, sans aucune preuve, d’avoir profané des pages du Coran. Une foule en colère les a attaqués, les a roués de coups et les a jetés vivants dans la fournaise. Shama était enceinte de cinq mois. Ce double meurtre a suscité l’indignation dans le pays et au sein de la communauté internationale, devenant l’un des symboles de la vulnérabilité des minorités religieuses pakistanaises face aux accusations de blasphème et à la violence collective.<br />L’ONG « The Voice » a accompagné Mukhtar Masih, le père de Shama, tout au long de la longue procédure judiciaire contre les auteurs de ce lynchage : « Nous avons représenté la famille tout au long de la procédure, en défendant les intérêts des enfants et en soutenant l’action pénale », explique Aneeqa Maria Anthony.<br />En novembre 2016, le tribunal antiterroriste a rendu un verdict considéré comme historique, condamnant cinq accusés à la peine de mort et huit autres à des peines de prison, tandis que plus de 90 personnes ont été acquittées faute de preuves suffisantes. Au cours des années suivantes, cependant, l’accusation s’est progressivement affaiblie : « Nous n’avions aucun contrôle sur les témoins à charge », se souvient l’avocate. « Bon nombre des principaux témoins étaient des proches des victimes et, au cours du procès, ils ont modifié leurs dépositions, compromettant ainsi l’ensemble des éléments de preuve ».<br /><br />Pour Aneeqa Maria Anthony, l’issue de la procédure n’efface pas la valeur de cette longue bataille judiciaire : « Cette affaire continue de représenter un chapitre important de l’histoire judiciaire du Pakistan, mettant en lumière les énormes difficultés rencontrées pour poursuivre pénalement les violences collectives », affirme-t-elle. « Dans le même temps – poursuit-elle –, il réaffirme certains principes fondamentaux de l’État de droit : le droit à un procès équitable, la présomption d’innocence et la nécessité que toute condamnation soit étayée par des preuves crédibles et fiables ».<br />L’affaire de Shama et Shahzad Masih continue d’être citée par les Églises chrétiennes et les organisations de défense des droits de l’homme comme « l’un des cas emblématiques des abus liés aux accusations de blasphème ». Au Pakistan, comme le soulignent depuis des années les responsables chrétiens, même des accusations infondées peuvent rapidement se transformer en épisodes de violence collective, alimentés par un climat d’impunité et par l’extrémisme religieux. C’est pourquoi, au-delà de l’issue du procès, conclut l’avocat Anthony, « l’affaire de Kot Radha Kishan reste une plaie ouverte dans la conscience du pays et un test décisif pour la protection de la liberté religieuse, de la justice et des droits des minorités ».<br /> <br />Wed, 29 Jul 2026 18:21:27 +0200ASIE/CHINE - Consécration de l'Évêque coadjuteur de Bamenghttps://fides.org/fr/news/77992-ASIE_CHINE_Consecration_de_l_Eveque_coadjuteur_de_Bamenghttps://fides.org/fr/news/77992-ASIE_CHINE_Consecration_de_l_Eveque_coadjuteur_de_BamengCité du Vatican - Aujourd’hui, mercredi 29 juillet 2026, l’ordination épiscopale du père François Xavier Duan Yong kunv a eu lieu. Après avoir approuvé sa candidature dans le cadre de l’Accord provisoire entre le Saint-Siège et la République populaire de Chine le Saint-Père l'a nommé Évêque coadjuteur de Bameng le 15 juin 2026.<br />Le père François Xavier Duan Yongkun est né le 6 décembre 1980 à Hangjin Houqi, en Mongolie intérieure. De 2000 à 2007, il a fréquenté le séminaire théologique du Hebei. De 2008 à 2013, il a étudié à l’université de Pékin et à l’université des études étrangères de Pékin. Entre-temps, le 1er janvier 2011, il a été ordonné prêtre pour le diocèse de Bameng. De 2013 à 2016, il a poursuivi ses études à l’université catholique Fujen de Taïwan. De retour dans son diocèse, il y a occupé le poste de directeur du centre de formation local, de 2016 à 2020. Il a ensuite été nommé Vicaire Général du diocèse de Bameng et curé de la cathédrale diocésaine.<br /> Wed, 29 Jul 2026 18:18:42 +0200AFRIQUE/ R.D. CONGO - Nomination de l'Évêque de Kabindahttps://fides.org/fr/news/77993-AFRIQUE_R_D_CONGO_Nomination_de_l_Eveque_de_Kabindahttps://fides.org/fr/news/77993-AFRIQUE_R_D_CONGO_Nomination_de_l_Eveque_de_KabindaCité du Vatican - Le Saint-Père a nommé Évêque du diocèse de Kabinda le père Eustache Ntamwe Makoyo, membre du clergé de ce même diocèse, jusqu’à présent Recteur du séminaire préparatoire Saint-Charles-Borromée de Kabinda.<br />Mgr Eustache Ntambwe Makoyo est né le 14 février 1974 à Musoshi . Il a étudié la philosophie au séminaire Saint-Paul VI de Kabinda et la théologie au séminaire Christ-Roi de Kananga.<br />Il a été ordonné prêtre le 28 août 2005 et incardiné dans le diocèse de Kabinda.<br />Il a occupé les fonctions suivantes et poursuivi ses études : vice-recteur du séminaire préparatoire Saint-Charles-Borromée de Kabinda ; directeur spirituel du petit séminaire Saint-Pie X et président de la commission diocésaine de liturgie ; Baccalauréat en musicologie et licence en chant pédagogique à l’Institut Pontifical de Musique Sacrée de Rome ; master en musique liturgique à l’Institut Pontifical de Liturgie Saint-Anselme de Rome ; Doctorat en musique et arts du spectacle, spécialisation en ethnomusicologie, à l’université Tor Vergata de Rome ; collaborateur pastoral au sein de la communauté pastorale des Trois Archanges à Livourne ; depuis 2025 et jusqu’à présent, Recteur du séminaire préparatoire Saint-Charles-Borromée de Kabinda.<br /> Wed, 29 Jul 2026 18:16:17 +0200ASIE/CHINE - François Xavier Duan Yongkun a été ordonné Évêque auxiliaire de Bamenghttps://fides.org/fr/news/77994-ASIE_CHINE_Francois_Xavier_Duan_Yongkun_a_ete_ordonne_Eveque_auxiliaire_de_Bamenghttps://fides.org/fr/news/77994-ASIE_CHINE_Francois_Xavier_Duan_Yongkun_a_ete_ordonne_Eveque_auxiliaire_de_Bamengpar Marta Zhao<br /><br />Bayannur – « Si je suis aujourd’hui prêtre, c’est grâce à la grâce extraordinaire que le Seigneur m’a accordée… Je ne peux rien souhaiter d’autre que de consacrer toute ma vie et toutes mes forces à rendre grâce pour ce don en servant Notre Seigneur et mon prochain avec fidélité et amour ». C’est ce qu’a déclaré François Xavier Duan Yongkun le jour de son ordination sacerdotale, le 1er janvier 2011.<br />Plus de 15 ans plus tard, le 15 juin 2026, le Pape Léon XIV l’a nommé Évêque coadjuteur du diocèse de Bameng, dans la Région autonome de Mongolie intérieure, « après avoir approuvé sa candidature dans le cadre de l’Accord provisoire entre le Saint-Siège et la République populaire de Chine », comme l’indique le communiqué publié aujourd’hui par la Salle de presse du Saint-Siège pour annoncer qu’aujourd’hui, mercredi 29 juillet, François Xavier Duan a reçu l’ordination épiscopale dans l’église Saint-Dominique à Shanba, dans la ville de Bayannur.<br />La liturgie de consécration a été présidée par Paul Meng Qinglu, Évêque du diocèse de Hohhot. Les Évêques consécrateurs étaient Joseph Yang Xiaoting , Matthieu Du Jiang , Antoine Yao Shun et Joseph Chang Yanfeng, ordonné Évêque du diocèse de Chifeng le 22 juillet.<br /><br />Environ 350 personnes, parmi lesquelles des prêtres, des religieuses et des fidèles laïcs, ont assisté à la liturgie d'ordination épiscopale.<br /><br />Avec la nomination épiscopale de Léon XIV et la consécration épiscopale d’aujourd’hui, on compte désormais 16 nouveaux Évêques catholiques chinois ordonnés en pleine communion avec l’Évêque de Rome, dans le cadre de l’accord provisoire sur les nouvelles nominations épiscopales signé sous le Pontificat du Pape François par le Saint-Siège et la République populaire de Chine le 22 septembre 2018, renouvelé tous les deux ans en 2020 et en 2022, puis prolongé pour une période de quatre ans en octobre 2024.<br /><br />Le processus qui a conduit à la nomination et à la consécration épiscopale de François Xavier Duan s’est lui aussi déroulé intégralement, et ce dès ses premières étapes, sous le pontificat du pape Prevost.<br /><br />Le parcours du nouvel Évêque<br /><br />Né le 6 décembre 1980 à Hangjin Houqi, en Mongolie intérieure, François Xavier Duan Yongkun a fréquenté le séminaire théologique du Hebei de 2000 à 2007. De 2008 à 2013, il a étudié à l'université de Pékin et à l'université des études étrangères de Pékin. Entre-temps, le 1er janvier 2011, il a été ordonné prêtre pour le diocèse de Bameng. De 2013 à 2016, il a poursuivi ses études à l’université catholique Fujen de Taïwan. De retour dans son diocèse, il a occupé, de 2016 à 2020, le poste de directeur du centre de formation local. Il a ensuite été nommé vicaire général du diocèse de Bameng et curé de la cathédrale diocésaine.<br />Avec le soutien et les encouragements de Mattia Du Jiang, Évêque ordinaire du diocèse de Bameng, François Xavier Duan Yongkun, en tant que Vicaire Général du diocèse, s’est chargé avec soin et dévouement des urgences pastorales de son diocèse et d’autres diocèses frères. En 2024, il a été appelé à animer la retraite spirituelle annuelle des prêtres de Shanghai et de la région autonome de Mongolie intérieure, en s’inspirant du thème de la « spiritualité de communion ». À l’occasion du Nouvel An chinois de 2026, il a effectué une visite dans les quatre paroisses et les quatre centres de prière du comté de Hangjinhouqi, exhortant les communautés à préserver la communion entre prêtres et laïcs, à promouvoir l’œuvre pastorale des paroisses, à témoigner de leur foi par des œuvres de charité et à apporter leur contribution, en tant que croyants, au bien commun et à la coexistence harmonieuse entre les différents groupes ethniques.<br />Un épisode particulier est resté dans les mémoires comme un signe de la sollicitude pastorale du nouvel Évêque François Xavier Duan. À Noël 2019, sur le territoire d’Urad Houqi, une violente tempête de neige avait été suivie d’une chute brutale des températures. Dans ces conditions climatiques défavorables, Mgr Duan a parcouru un long trajet pour se rendre en avance à l’église catholique de Dongshengmiao, où il a célébré, avec la communauté paroissiale, la naissance du Seigneur Jésus. Le 25 décembre, il a administré le baptême à deux catéchumènes et, dans l’après-midi, alors que la neige continuait de tomber et que les températures avaient encore baissé, il a parcouru plusieurs dizaines de kilomètres en voiture pour rejoindre la petite ville de Qingshan et célébrer la messe de Noël avec la communauté catholique locale.<br /> <br />La ferveur apostolique de l'Église de Bameng<br /> <br />À l’époque moderne, la communauté ecclésiale catholique de la région de Bameng s’est développée grâce à l’œuvre de la Congrégation des Missionnaires du Cœur Immaculé de Marie , également connus sous le nom de « pères de Scheut ».<br />Le diocèse de Bameng compte aujourd’hui environ 40 000 catholiques, et une trentaine de prêtres ainsi qu’une vingtaine de religieuses de la Congrégation de la Sainte Mère en font partie.<br /> <br />Malgré les difficultés liées au climat rigoureux des steppes de la Mongolie intérieure, la ferveur apostolique de la communauté locale s’est manifestée par l’intensité et la créativité avec lesquelles elle a su animer même les pratiques les plus courantes de la vie ecclésiale : cours de catéchisme, retraites spirituelles pour les prêtres et les laïcs, œuvres de charité, essor des groupes de jeunes et des groupes vocationnels, organisation d’Années pastorales consacrées à des figures et à des thèmes spécifiques, comme celles consacrées à Saint Paul, à Saint Joseph et à l’annonce de l’Évangile. Les Évêques et les prêtres, avec l’aide du Centre de formation de Bameng et du Groupe d’étude biblique « Piccola Roccia », saisissent chaque occasion de partager avec tous les baptisés catholiques leur passion pour l’annonce de l’Évangile.<br />Dès 2011, à l’occasion de la consécration d’une nouvelle église, Mgr Mattia Du jiang exhortait chacun à « préserver avec gratitude et à valoriser ce don, fruit d’un cheminement difficile. « Prenez soin », ajoutait l’Évêque, « du temple sacré que le Seigneur nous a donné, faites-en un lieu vivant de foi et de communion, témoignez du Christ par votre vie et faites en sorte que la Sainte Église puisse se développer toujours davantage ».<br /><br />La communauté de Bameng, sans faire de bruit ni se mettre en avant, a toujours fait preuve de réactivité et de dynamisme dans la promotion d’œuvres et d’initiatives caritatives : en 2008, lorsqu’un tremblement de terre dévastateur a frappé Wenchuan, dans la province du Sichuan, une seule paroisse de Linhe a immédiatement réagi à l’urgence en collectant 12 777,60 yuans au profit des populations touchées par cette catastrophe naturelle.<br /> <br />Un Conseil pastoral diocésain très actif œuvre au sein du diocèse. Depuis 2010, il organise chaque année un concert de musique sacrée, qui constitue l’occasion de faire découvrir à tous la beauté de l’art inspiré par la foi.<br />En 2011, le Conseil a organisé la première Rencontre de partage et d’échange d’expériences et de témoignages dans le domaine de l’évangélisation, qui a également évoqué les situations où l’annonce de l’Évangile a dû traverser des moments d’épreuve.<br /> <br />La mémoire reconnaissante envers les missionnaires<br /> <br />La pastorale auprès des nouveaux baptisés, des jeunes, des personnes âgées, des mères et des personnes en difficulté, ainsi que l’attention portée aux urgences de notre temps, s’accompagne, au sein de la communauté de Bameng, de la préservation d’une mémoire reconnaissante envers les missionnaires qui ont donné leur vie pour apporter l’Évangile sur cette terre. Le 28 juillet 2018, alors que l’Église universelle célébrait la mémoire des saints martyrs chinois, parmi lesquels saint Paul Chen Changpin et ses quatre compagnons martyrs, Mgr Mattia Du Jiang a célébré une messe solennelle en vénérant les reliques des missionnaires de Scheut, en présence de prêtres, de religieuses et de laïcs. Les dépouilles des missionnaires ont été transférées dans la crypte souterraine de l’église de Sanshenggong, lieu où, aujourd’hui encore, les catholiques rendent hommage avec gratitude au zèle apostolique silencieux et désintéressé des missionnaires, tant chinois qu’étrangers.<br /> <br /><br />Wed, 29 Jul 2026 18:13:34 +0200« Me voici, envoie-moi ». Les vocations sacerdotales et religieuses au Vietnam : entre signes de déclin et nouvelles voies vocationnelleshttps://fides.org/fr/news/77980-Me_voici_envoie_moi_Les_vocations_sacerdotales_et_religieuses_au_Vietnam_entre_signes_de_declin_et_nouvelles_voies_vocationnelleshttps://fides.org/fr/news/77980-Me_voici_envoie_moi_Les_vocations_sacerdotales_et_religieuses_au_Vietnam_entre_signes_de_declin_et_nouvelles_voies_vocationnellesHung Hoa - Une atmosphère joyeuse régnait au Centre pastoral, où plus de 800 jeunes venus de différentes paroisses se sont réunis à l’occasion de la Journée de sensibilisation aux vocations religieuses de 2026, placée sous le thème « Me voici, envoie-moi ! », organisée par le diocèse de Hung Hoa, dans le nord du Vietnam.<br />Lors de l’ouverture du programme, le 8 juillet 2026, Mgr Dominic Hoang Minh Tien a encouragé les jeunes à ouvrir leur cœur pour écouter la voix de Dieu et à s’engager avec courage sur le chemin de la découverte de leur vocation, dans un esprit de simplicité et de générosité.<br /><br />L’initiation à la vocation, le discernement, la réponse aux questions et le partage de ses sentiments constituent les quatre étapes fondamentales du Parcours de découverte vocationnelle que les jeunes participants sont appelés à suivre. Chaque étape aborde des questions et des thèmes qui aident les participants à cette journée de sensibilisation vocationnelle à acquérir une compréhension bien plus approfondie de la vie sacerdotale et consacrée ; en même temps, elle leur offre également l’occasion de partager leurs préoccupations les plus chères, leurs questions et leurs aspirations les plus intimes, afin de reconnaître et d’accueillir la volonté de Dieu sur leur vie comme source de leur bonheur.<br /><br />Il existe actuellement 11 grands séminaires pour la formation des prêtres catholiques dans trois archidiocèses — Hanoï, Hué et Saigon — et près de 300 congrégations religieuses actives dans 27 diocèses. Le nombre de vocations reste important au sein de l’Église du Vietnam, avec des centaines de nouveaux séminaristes et d’aspirants chaque année dans chaque diocèse. Cependant, les signes de déclin se multiplient dans les grandes villes telles que Hanoï et Hô Chi Minh-Ville. Par conséquent, il est important de continuer à organiser chaque année des « journées de sensibilisation aux vocations » dans les paroisses de tout le pays — qui ont généralement lieu le dimanche du Bon Pasteur — afin de créer un environnement dans lequel les jeunes catholiques puissent rencontrer et découvrir la volonté de Dieu quant à la possibilité d’embrasser la vie sacerdotale ou religieuse, tout en acquérant les informations, les orientations spirituelles et l’expérience pratique nécessaires pour répondre à cet appel avec confiance et générosité.<br /><br />« La vocation est un mystère qui trouve son origine entièrement dans l’initiative de Dieu, plutôt que dans le talent ou les capacités humaines. Il s’agit d’écouter la voix de Dieu, de répondre généreusement à Son appel et de cultiver sans relâche une vie personnelle de sainteté » : c’est ce qu’a souligné Mgr Dominic Hoang Minh Tien, Évêque du diocèse de Hung Hoa, lors d’une récente rencontre destinée aux jeunes qui s’orientent vers la vie consacrée.<br />La plupart des jeunes catholiques qui aspirent à la vie religieuse sont généralement confrontés à des interrogations et à des inquiétudes.<br />« Dieu appelle ceux qu’Il choisit et ceux qui ouvrent leur cœur et aspirent à la sainteté — et Il les appelle à proclamer l’Évangile », a affirmé Mgr Dominic dans son homélie. Il a également réaffirmé que personne ne peut devenir un véritable prêtre ou religieux sans demander chaque jour le don de la sainteté. En cultivant cette aspiration et en se laissant guider par Dieu, les jeunes peuvent plus facilement discerner la volonté de Dieu et suivre avec courage le chemin qu’Il a préparé pour eux.<br /> Tue, 28 Jul 2026 18:03:37 +0200ASIE/BANGLADESH - Accueil et prise en charge des « déplacés climatiques » dans la région de Khulnahttps://fides.org/fr/news/77979-ASIE_BANGLADESH_Accueil_et_prise_en_charge_des_deplaces_climatiques_dans_la_region_de_Khulnahttps://fides.org/fr/news/77979-ASIE_BANGLADESH_Accueil_et_prise_en_charge_des_deplaces_climatiques_dans_la_region_de_KhulnaKhulna - Suite aux récentes inondations, les communautés de fidèles des paroisses du diocèse de Khulna accueillent les personnes déplacées dans les locaux de l'Église, en les hébergeant jusqu'à ce que le niveau de l'eau dans les rues de Khulna et dans leurs maisons baisse : c’est ce qu’indique à l’Agence Fides Mgr James Romen Boiragi, Évêque de Khulna, ville du sud-ouest du Bangladesh, en précisant que « cet engagement solidaire consiste à offrir un refuge et un accueil aux personnes vulnérables et déplacées, pour la plupart des pauvres et des dalits ».<br />Sur le territoire diocésain, en effet, souligne l’Évêque, les catholiques, environ 37 000, sont pour la plupart des Dalits. Bien que le Bangladesh soit un pays à large majorité musulmane , le système social a hérité et conservé de profondes structures hiérarchiques et des dynamiques d’intouchabilité issues du passé hindouiste. Ces dynamiques touchent durement les Dalits, également appelés « hors caste » ou « intouchables ». La forte concentration de communautés dalits dans la division de Khulna et sur la côte sud du pays est liée à des facteurs historiques, économiques et géographiques.<br />Dans la région de Khulna plus précisément, la Caritas diocésaine, sous la direction de son directeur Daud Jibon Das, a organisé des interventions d’urgence pour faire face à deux problèmes graves : l’inondation prolongée des bidonvilles urbains de Khulna et la salinisation des réserves d’eau dans les zones côtières. Au cours des dernières semaines, en raison de trois inondations violentes consécutives qui ont frappé la ville, les bidonvilles ont été submergés par les eaux et Caritas Khulna a mis en place des mesures d'urgence pour venir en aide aux habitants.<br />Comme l'explique l'Évêque Boiragi à Fides, les bénévoles ont organisé la distribution de nourriture et de kits d'hygiène, en fournissant du riz, de l'huile et des denrées alimentaires aux familles dont les maisons se sont retrouvées isolées ou inondées par les eaux de pluie. Caritas s’est ensuite chargée de la construction de sanitaires d’urgence afin d’éviter la contamination des eaux intérieures, tandis que se poursuit le projet « Stronger Together », soutenu également par Caritas Italia, un programme spécifique visant à renforcer la résilience et la capacité de relèvement dans quatre grands bidonvilles de la ville de Khulna, axé précisément sur la gestion des catastrophes et le soutien économique immédiat.<br />Un autre problème grave, souligne l’Évêque, est l’approvisionnement en eau potable face à la salinisation côtière : dans les zones du district de Khulna proches de la côte , les fortes pluies et les inondations poussent l’eau salée de l’océan vers l’intérieur des terres, détruisant les puits d’eau douce. Les bénévoles de la Caritas locale distribuent des bidons et fournissent de l’eau potable d’urgence aux communautés isolées, tout en encourageant l’installation de systèmes de filtration à faible coût pour transformer l’eau salée en eau douce dans les villages inondés. À Khulna, le problème post-inondation est l’érosion des berges des fleuves , qui engloutit littéralement les terres et les maisons. Cela rend nécessaire l’hébergement des « déplacés climatiques », ces familles qui se sont retrouvées sans abri à cause des inondations « et auxquelles la communauté catholique locale a ouvert ses bras et son cœur », conclut-il.<br /> Tue, 28 Jul 2026 18:00:23 +0200EUROPE/SLOVÉNIE - Nomination du nouveau directeur des Œuvres Pontificales Missionnaireshttps://fides.org/fr/news/77978-EUROPE_SLOVENIE_Nomination_du_nouveau_directeur_des_OEuvres_Pontificales_Missionnaireshttps://fides.org/fr/news/77978-EUROPE_SLOVENIE_Nomination_du_nouveau_directeur_des_OEuvres_Pontificales_MissionnairesCité du Vatican - Le Cardinal Luis Antonio G. Tagle, Pro-Préfet du Dicastère pour l’Évangélisation , a nommé, le 25 mai 2026, le père Gregor Bregar, de l’Archidiocèse de Ljubljana, directeur des Œuvres Pontificales Missionnaires en Slovénie, pour un mandat de cinq ans . Le nouveau directeur des Œuvres Pontificales Missionnaires slovènes, âgé de 43 ans, a terminé ses études universitaires de physique à l’université de Ljubljana en 2007 ; par la suite, en octobre 2013, il est entré au séminaire de l’Archidiocèse de Ljubljana et a commencé ses études de théologie et de philosophie. Il a obtenu son master en théologie en 2018 et a exercé son ministère de diacre dans la paroisse de Zagorje ob Savi. Le 29 juin 2019, il a été ordonné prêtre.<br />Depuis 2019, il occupe le poste d’aumônier au lycée classique diocésain de l’Institut Saint-Stanislas, où il enseigne la matière « foi et culture », anime des retraites spirituelles pour les élèves et s’occupe de la préparation aux sacrements ainsi que de l’accompagnement spirituel personnel. Il a beaucoup travaillé et continue de travailler auprès des jeunes. Parmi les différentes initiatives auxquelles il a pris part, on retiendra notamment certains événements organisés par l’organisation catholique slovène de jeunesse « Katoliška mladina », notamment le programme POTA . En 2022, il a passé environ un mois au Kazakhstan dans le cadre de ce programme, acquérant ainsi une expérience précieuse au sein de l’Église missionnaire.<br />Il a également été assistant spirituel de la paroisse de Brezovica, près de Ljubljana et, depuis août 2020, il est assistant spirituel de la paroisse de Ljubljana-Črnuče, dans la ville de Ljubljana.<br /> <br />Tue, 28 Jul 2026 17:54:12 +0200