Fides News - French (Standard)http://fides.org/Les Dépêches de l'Agence FidesfrLes contenus du site sont publiés sous licence Creative Commons.ASIE/LIBAN - Responsables chrétiens et musulmans réunis au Patriarcat d’Antioche des Maronites pour critiquer les choix américains concernant Jérusalemhttp://fides.org/fr/news/63400-ASIE_LIBAN_Responsables_chretiens_et_musulmans_reunis_au_Patriarcat_d_Antioche_des_Maronites_pour_critiquer_les_choix_americains_concernant_Jerusalemhttp://fides.org/fr/news/63400-ASIE_LIBAN_Responsables_chretiens_et_musulmans_reunis_au_Patriarcat_d_Antioche_des_Maronites_pour_critiquer_les_choix_americains_concernant_JerusalemBkerké – Toute tentative unilatérale visant à imposer Jérusalem comme capitale exclusive de l’Etat d’Israël représente un acte « injuste » et contraire à toutes les prises de position internationales concernant le profil de la Ville Sainte. C’est ce qu’a réaffirmé le Patriarche d’Antioche des Maronites, S.Em. le Cardinal Bechara Boutros Rai, en ouverture de la réunion au sommet interreligieuse qu’il a convoqué au siège patriarcal de Bkerké pour exprimer une position commune concernant la question de Jérusalem et les nouvelles tensions pesant autour de la Ville Sainte après l’annonce de l’Administration américaine de son intention de transférer son Ambassade en Israël de Tel Aviv à Jérusalem. Toutes les principales communautés religieuses présentes au Liban ont répondu à l’invitation du Cardinal Rai, étant ainsi présents le Patriarche syro catholique, S.B. Ignace Youssef III Younan, le Patriarche grec melkite, S.B. Youssef Absi, le Catholicos arménien apostolique, Aram I, le grand mufti sunnite Abdellatif Daryan, le mufti Kabalan représentant les musulmans chiites et un représentant de la communauté druze.<br />Le Cardinal Rai, dans son intervention, a également réaffirmé la nécessité d’appliquer l’ensemble des résolutions internationales reconnaissant et préservant le caractère unique et le statut spécial de Jérusalem, villes sainte pour les juifs, les chrétiens et les musulmans du monde entier. Le mufti de la République libanaise, Abdellatif Daryan, a, pour sa part, réaffirmé son opposition au processus de « judaïsation » de Jérusalem, confirmant son soutien aux palestiniens « dans leur lutte pour la justice » et leur « droit légitime à la résistance ». Thu, 14 Dec 2017 12:59:14 +0100AFRIQUE/MALI - Le Mali, « épicentre des groupes djihadistes sévissant au Sahel »http://fides.org/fr/news/63399-AFRIQUE_MALI_Le_Mali_epicentre_des_groupes_djihadistes_sevissant_au_Sahelhttp://fides.org/fr/news/63399-AFRIQUE_MALI_Le_Mali_epicentre_des_groupes_djihadistes_sevissant_au_SahelBamako – « La situation sécuritaire dans différentes zones du Mali est préoccupante depuis plusieurs mois » déclare à l’Agence Fides le Père Edmond Dembele, Secrétaire général de la Conférence épiscopale du Mali, en commentant l’accord relatif aux G5 Sahel, une force de stabilisation de 5.000 personnels créée avec l’appui financier de l’Union européenne, des Etats-Unis, de l’Arabie Saoudite et des Emirats Arabes Unis et formée de militaires maliens, nigériens, burkinabés, tchadiens et mauritanien. La future force aura son quartier général à Bamako, au Mali, et sera déployée également au Niger et au Burkina Faso.<br />Le Père Dembele illustre la situation d’insécurité au Mali qui a porté à la création de cette nouvelle coalition militaire.<br />« Nous avions espéré qu’avec la signature de l’accord de paix d’Alger, en juin 2015, les conditions de la pacification et de la stabilisation du pays seraient venues à se créer. En effet, pendant quelques mois après la signature de l’accord, nous avons connu un moment de paix relative. Cependant, depuis près d’un an, nous assistons à un retour de l’insécurité, surtout dans le centre du Mali et même dans la capitale, Bamako, où ont été perpétrés des attentats » indique le Père Dembele.<br />« Au centre du pays, dans ces derniers mois, ont eu lieu différentes attaques terroristes qui deviennent toujours plus régulières » souligne le prêtre.<br />« La création de la force G5 représente par suite un signal d’espérance non seulement pour le Mali mais pour toute la région sub-saharienne. En effet, le Mali semble constituer l’épicentre de l’insécurité régionale parce que la majeure partie des groupes terroristes est basée au Mali et agissent à partir de notre pays pour frapper le Burkina Faso et le Niger. On comprend par suite la décision prise de centrer sur le Mali l’action de la nouvelle force de stabilisation régionale » explique le Père Dembele.<br />L’accord d’Alger a inséré dans un parcours de pacification les groupes indépendantistes touaregs qui ont été à l’origine de la crise de janvier 2012 lorsque le nord du Mali avait été conquis par les rebelles touaregs, donnant vie à une éphémère République d’Azawad. Les indépendantistes avaient presque immédiatement été supplantés par des groupes djihadistes qui avaient commencé à menacer le reste du pays. Leur avancée avait été bloquée puis repoussée par l’intervention des troupes françaises et tchadiennes, qui avaient repris le terrain perdu.<br />« L’accord d’Alger a en effet permis de calmer les aspirations indépendantistes des régions septentrionales, maintenant contrôlées par ce qu’il est convenu d’appeler les Forces mixtes, composées d’anciens rebelles de l’Azawad, de militaires maliens, de casques bleus de la MINUSMA – Mission de l’ONU au Mali – et de membres de milices non gouvernementales » déclare le Père Dembele. « Les groupes terroristes sont présents dans le nord et toujours plus dans le centre du Mali, en particulier dans la zone de Ségou et dans celle de Mopti, y compris le Pays Dogon. C’est justement dans la zone de Mopti que différentes églises catholiques ont été attaquées voici quelques semaines, raison pour laquelle nous avions lancé l’alarme en tant qu’Eglise ».<br />« Ces groupes sont liés aux trafics illégaux – d’armes, de drogue, de cigarettes, d’êtres humains… - qui sont concentrés dans le centre du Mali. Il s’agit de trafic très rentables et les contrebandiers tout comme les djihadistes ont intérêt à semer le chaos pour empêche à l’Etat de contrôler la zone pour faire appliquer la loi » conclut le Père Dembele. Thu, 14 Dec 2017 12:46:15 +0100AMERIQUE/MEXIQUE - Décision de justice sur le Chiapas rendant plus proche la paix malgré une urgence humanitaire persistantehttp://fides.org/fr/news/63398-AMERIQUE_MEXIQUE_Decision_de_justice_sur_le_Chiapas_rendant_plus_proche_la_paix_malgre_une_urgence_humanitaire_persistantehttp://fides.org/fr/news/63398-AMERIQUE_MEXIQUE_Decision_de_justice_sur_le_Chiapas_rendant_plus_proche_la_paix_malgre_une_urgence_humanitaire_persistanteSan Cristobal de las Casas – La paix est plus proche au Chiapas. Dans l’après-midi d’hier, 13 décembre, la Cour agraire a rendu une décision définitive dans le cadre de la procédure en cours concernant le conflit portant sur les frontières territoriales entre les communes de Chenalhó et Chalchihuitán, en favorisant Chenalhó. Après la décision de la Cour, les communes ont ratifié l’accord de paix portant résolution du conflit déclenché en commençant les travaux de réhabilitation de la route qui avait été interrompue et en restaurant le transit des véhicules sur zone. Le conflit avait provoqué une vague de violence diffuse de la part d’un groupe armé qui a semé la terreur, provoquant l’évacuation de milliers de personnes. La controverse remontait à 1974 lorsque les frontières historiques et naturelles marquées par le fleuve traversant les deux villes n’avaient pas été respectées.<br />Ces derniers temps, la situation des évacués a empiré et l’Eglise a lancé l’alarme à cause de l’urgence humanitaire . Selon les informations recueillies par l’Agence Fides, au cours de ces derniers jours, six habitants de la commune de Chalchihuitán sont morts de faim et de froid. Il s’agit principalement d’enfants et de personnes âgées évacués dont certains souffraient de diabète et qui se trouvent dans de très mauvaises conditions à cause du manque de nourriture, de médicaments et de vêtements chauds. La situation a empiré à cause du barrage établi sur la route reliant Chalchihuitán à Las Limas, lequel avait interrompu les ravitaillements.<br />« Nous demandons au nom de l’humanité et au nom de Dieu que cesse les morts d’innocents à Chalchihuitán. Ce sont des enfants de Dieu, des êtres humains qui ont le droit de vivre. Elevons notre voix et rappelons le cinquième Commandement : tu ne tueras point ». Tel est l’appel éploré lancé, par l’intermédiaire de l’Agence Fides, par le Père Marcelo Perez Perez, prêtre indigène et Coordinateur diocésain de la Pastorale sociale du Diocèse de San Cristobal de las Casas. Jeunes et adolescents vivent dans des conditions inhumaines, portant les vêtements avec lesquels ils ont été contraints d’abandonner leurs maisons, inadaptés à les protéger des basses températures de cette période. La Caritas a lancé différents appels afin de collecter « des médicaments, de la nourriture, des couvertures et des vêtements d’hiver » sollicitant « une résolution équitable et rapide de cette situation » mais la zone demeure difficile à atteindre. L’espérance est que, une fois rétablie la paix dans la zone, l’urgence humanitaire cesse rapidement. Thu, 14 Dec 2017 12:18:09 +0100AFRIQUE/OUGANDA - Ouverture d’une école spécialisée dans le domaine agroalimentaire destinée aux jeunes exploitants agricoles de la part de l’Eglisehttp://fides.org/fr/news/63396-AFRIQUE_OUGANDA_Ouverture_d_une_ecole_specialisee_dans_le_domaine_agroalimentaire_destinee_aux_jeunes_exploitants_agricoles_de_la_part_de_l_Eglisehttp://fides.org/fr/news/63396-AFRIQUE_OUGANDA_Ouverture_d_une_ecole_specialisee_dans_le_domaine_agroalimentaire_destinee_aux_jeunes_exploitants_agricoles_de_la_part_de_l_EgliseAlito – Un projet de développement du secteur agroalimentaire, grâce à une école de formation professionnelle dédiée aux jeunes exploitants agricoles – élevage compris – constitue l’initiative voulue à Alito, dans le Diocèse de Lira, au nord de l’Ouganda, par l’Ordinaire du lieu, S.Exc. Mgr Giuseppe Franzelli, et mise en place par l’ONG Africamission, coopération et développement qui œuvre depuis des années dans le pays en poursuivant l’œuvre de ses fondateurs, le Père Vittorio Pastori, missionnaire, et Mgr Enrico Manfredini. La structure qui sert désormais à la formation professionnelle des jeunes était jusqu’en 1986 un petit village léproserie géré par les religieuses comboniennes avec des médecins allemands. Maintenant, il a été reconverti et accueille des salles de cours, des laboratoires et une cuisine. L’école gratuite, destinée à la formation de jeunes agricultures et éleveurs, a été ouverte en octobre dernier et formera chaque semestre pendant trois ans quelques 50 jeunes d’âge compris entre 18 et 25 ans. « Le but – explique à l’Agence Fides Piergiorgio Lappo, qui suit le projet à Alito pour le compte de l’ONG- est d’aider les jeunes ayant un terrain cultivable mais ne réussissant pas à vivre de leur travail à cause de la faible productivité et des difficultés d’accès au marché ».<br />Dans un pays à vocation majoritairement agricole dans lequel les jeunes de moins de 30 ans représentent plus de la moitié de la population, fournir des instruments théoriques et techniques nécessaires à l’amélioration de la culture du terrain et à l’élevage du bétail représente une manière concrète de développer les potentialités humaines et naturelles du territoire. « Les étudiants de ce semestre, à 40% des jeunes femmes – continue P. Lappo – sont des jeunes provenant des zones environnantes qui ont abandonné l’école et cultivent les champs de la famille. Chaque matin, ils arrivent au centre pour suivre d’abord de brèves leçons théoriques en classe puis mettre en pratique l’enseignement reçu en cultivant le champ. Tout ce qu’ils apprennent dans ce cours, ils le mettent en pratique sur la terre de leur famille ». Les enseignants sont tous des experts du cru et la didactique est presque entièrement en langue locale. Outre les matières techniques, est également fourni un enseignement de langue anglaise et d’éducation civique pour garantir une formation complète pouvant faire des jeunes des personnes en mesure de gérer leur propre entreprise familiale. Au terme du semestre de formation, les jeunes agriculteurs et éleveurs seront suivis par un groupe de facilitateurs qui les aidera dans la planification du travail et promouvra la création de petits réseaux afin qu’ils puissent échanger des expériences et des techniques. « Les difficultés les plus souvent rencontrées – indique le référant en Ouganda d’Africamission – consistent dans le fait que quelques 40% du produit, une fois récolté, n’arrive pas sur les marchés. C’est pourquoi nous leur enseignons également comment stocker et conserver les fruits des champs jusqu’à leur vente ou leur consommation familiale. Le gouvernement fournit une aide en construisant de nouvelles routes qui facilitent l’accès des vendeurs et des acquéreurs aux zones de marché ».<br />L’agriculture en Ouganda représente l’une des principales composantes du PIB mais le secteur fait les frais d’une faible productivité. Selon les dernières données publiées à ce sujet par la Banque mondiale, au cours de ces cinq dernières années, des facteurs internes et externes ont ralenti la croissance économique du pays qui avait connu, au cours des décennies précédentes, de plus forts taux de croissance. Thu, 14 Dec 2017 11:33:19 +0100ASIE/AFGHANISTAN - Présence évangélique des Barnabites et témoignage silencieuxhttp://fides.org/fr/news/63395-ASIE_AFGHANISTAN_Presence_evangelique_des_Barnabites_et_temoignage_silencieuxhttp://fides.org/fr/news/63395-ASIE_AFGHANISTAN_Presence_evangelique_des_Barnabites_et_temoignage_silencieuxCité du Vatican – « La mission des catholiques en Afghanistan se base sur une particularité. En effet, elle est faite presque exclusivement de témoignage silencieux. Lorsque l’on est actif dans la foi, il n’est pas besoin de mots parce que ce sont els actions à donner l’Evangile. Cependant, nous prions pour qu’à l’avenir, si Dieu le veut, il soit possible de construire une église ». C’est ce que raconte à l’Agence Fides le Père Giuseppe Moretti, missionnaire barnabite en République islamique afghane de 1990 à 2015. Il explique : « La présence des Barnabites en Afghanistan est en effet liée à la concession obtenue au début du XX° siècle portant sur la présence d’un assistant spirituel catholique à l’intérieur de l’Ambassade italienne à Kaboul. A ce privilège, qui s’est concrétisé en 1933, suivit l’interdiction absolue de se livrer à des activités de prosélytisme envers la population locale. De telles conditions sont demeurées inchangées au cours des décennies, y compris durant la guerre civile et après l’institution de la Missio sui iuris de la part de Saint Jean Paul II en 2002, dont le Père Giuseppe Moretti fut le premier Supérieur ecclésiastique. « Dans une situation comme celle de l’Afghanistan, où nous n’avons pas l’autorisation d’évangéliser, il est possible d’agir seulement de deux manières : la première consiste à se mettre au service des pauvres, mission actuellement assurée avec un dévouement exemplaire par les Sœurs de Mère Teresa et par l’Association Pro Bambini de Kaboul, réalité inter congrégationnelle née en 2004 ». Les premières, explique le Père Moretti, se dédient à l’assistance des familles défavorisées et accueillent dans leur maison une dizaine de fillettes en condition de pauvreté extrême alors que les secondes ont ouvertes une maison pour jeunes trisomiques.<br />« L’autre domaine d’action – poursuit-il – est l’assistance spirituelle de la communauté internationale. Il s’agit d’une mission très délicate parce qu’elle consiste en une pastorale de nouvelle évangélisation s’adressant à des militaires, des diplomates ou des fonctionnaires caractérisés par une forte indifférence religieuse ».<br />« Le message que j’ai tenté de leur transmettre au cours des années – explique encore le Barnabite – est que le diplomate catholique est appelé à vivre en tant que vrai croyant en partant du quotidien, en travaillant de manière responsable, sans paroles de mépris à l’encontre de la population. Mon objectif était de former des témoins qui, au travers de leur vie, auraient montré ce que signifie croire au Christ. Comment peut un afghan éprouver même simplement de la curiosité envers notre foi s’il voit des chrétiens qui ne prient pas ? ».<br />La population afghane est composée à 99,7% de musulmans. Après le retour en Italie du Père Giuseppe Moretti, la mission a été confiée à son confrère, le Père Giuseppe Scalese et a encore pour base la chapelle de l’Ambassade d’Italie à Kaboul. Jusqu’en 2016, outre les religieuses de Mère Teresa de Calcutta et l’Association Pro Bambini de Kaboul, se trouvaient également dans la capitale les Petites Sœurs de Charles de Foucauld, arrivées en territoire afghan dans les années 1950. Le désir pour l’avenir est qu’il soit possible de disposer d’une église en dehors de l’Ambassade, donnant ainsi aux missionnaires la possibilité d’avoir une véritable organisation paroissiale et d’organiser des rencontres de prière, des catéchèses et activités pastorales ».<br />La première proposition en vue de la construction d’une église « publique » parvint au responsable de la Missio sui iuris en 1992 lorsqu’un représentant du gouvernement Najibullah, le dernier à être philo communiste, soumit au Père Moretti un plan visant à édifier une église, qui comprenait un petit complexe avec toutes les garanties d’immunité. Le projet demeura lettre morte après les développements rapides de la situation politique afghane, le début de la guerre civile, l’arrivée au pouvoir des talibans et la guerre de 2001. Thu, 14 Dec 2017 11:08:04 +0100AMERIQUE/MEXIQUE - Deux danseurs tués durant la fête de Notre-Dame de Guadalupe, une violence privée de senshttp://fides.org/fr/news/63394-AMERIQUE_MEXIQUE_Deux_danseurs_tues_durant_la_fete_de_Notre_Dame_de_Guadalupe_une_violence_privee_de_senshttp://fides.org/fr/news/63394-AMERIQUE_MEXIQUE_Deux_danseurs_tues_durant_la_fete_de_Notre_Dame_de_Guadalupe_une_violence_privee_de_sensCiudad Juárez – « Il n’existe plus de respect pour personne. C’est l’extrême du mal. Comment osent-ils ? » s’est demandé l’Evêque de Ciudad Juárez, dans l’Etat de Chihuahua , S.Exc. Mgr José Guadalupe Torres Campos, dans le cadre d’une brève rencontre avec la presse après avoir appris l’homicide de deux « matachines », danseurs de la fête en l’honneur de Notre-Dame de Guadalupe, le 12 décembre, alors qu’ils se préparaient et effectuaient des répétitions.<br />L’Evêque a souligné que cet événement est un motif pour augmenter notre foi mais qu’il est triste et déplorable que ces signes de violence et de mort continuent à se vérifier dans la ville. « Ces meurtres ne sont pas comme les autres, même s’il faut dire qu’aucun homicide n’est bon. Cependant, ces personnes ne participaient pas à une fête ou ne s’enivraient pas. Il s’agissait de matachines qui dansaient pour Notre-Dame de Guadalupe, dans un acte de foi et d’amour. Cela suggère qu’il n’existe plus de respect pour rien ni personne » a-t-il conclu.<br />Selon les informations fournies par la presse de Ciudad Juarez, au début de cette semaine, en deux jours seulement, six personnes ont été tuées. Ce qui est impressionnant est qu’il n’existe pas de mobiles clairs ou définis. Il s’agit donc presque d’une violence privée de sens.<br />La plainte, la lamentation et la protestation de Mgr Torres Campos arrivent à un moment difficile pour le Mexique en ce qu’est en cours de discussion un projet de loi sur la sécurité intérieure . A ce propos, les Evêques, par l’intermédiaire de la Commission épiscopale pour la Pastorale sociale se sont plaints de l’échec des politiques de sécurité dans le pays. « Certaines régions ont été frappées par des crises humanitaires qui requièrent des agents de police véritablement entraînés, en mesure de fournir la sécurité intérieure, en laissant à l’armée son propre devoir de conservation de la sécurité nationale ».<br />La CEPS a publié hier une déclaration intitulée « Avec décision, construisons la paix. Assez de fausse sécurité » et présente la position de l’Eglise en la matière. « Les actions législatives sont nécessaires pour marquer un parcours critique en mesure de venir à bout des causes mais également pour éviter les propositions politiques telle que celle reposant sur la présence des forces armées avec des missions de police ». En outre, le document souhaite que de telles mesures législatives « puissent trouver le consensus de toutes les forces politiques et sociales afin d’établir des structures de sécurité nationales, d’Etat et municipales efficaces et respectueuses des droits fondamentaux de tous ». Thu, 14 Dec 2017 10:34:17 +0100ASIE/LIBAN - Commentaires du Patriarche d’Antioche des Maronites sur la décision américaine concernant Jérusalem, « gifle infligée aux chrétiens d’Orient »http://fides.org/fr/news/63393-ASIE_LIBAN_Commentaires_du_Patriarche_d_Antioche_des_Maronites_sur_la_decision_americaine_concernant_Jerusalem_gifle_infligee_aux_chretiens_d_Orienthttp://fides.org/fr/news/63393-ASIE_LIBAN_Commentaires_du_Patriarche_d_Antioche_des_Maronites_sur_la_decision_americaine_concernant_Jerusalem_gifle_infligee_aux_chretiens_d_OrientBeyrouth – La décision de l’actuelle administration américaine de transférer son Ambassade en Israël de Tel Aviv à Jérusalem « représente une gifle infligée aux palestiniens, aux chrétiens d’Orient, aux musulmans et à tous les arabes ». Cette décision « a démoli les efforts de paix entre Israël, la Palestine et la pays arabes, alimentant le feu d’une nouvelle guerre des pierres et transformant Jérusalem, la ville de la paix, en une cité de guerre ». Telles sont les paroles claires prononcées par le Patriarche d’Antioche des Maronites, S.Em. le Cardinal Béchara Boutros Raï, à propos des conséquences de la décision controversée relative à la reconnaissance de Jérusalem comme capitale de l’Etat d’Israël. Le Patriarche les a prononcées au cours de l’homélie de la Messe dominicale au siège patriarcal de Bkerkè. Demain, 14 décembre – indiquent à l’Agence Fides des sources libanaises – le Patriarche a convoqué, toujours à Bkerkè, une rencontre au sommet entre chrétiens et musulmans à laquelle participeront les chefs et représentants des Eglises et communautés chrétiennes ainsi que de hauts représentants des différentes communautés musulmanes présentes au Liban dans le but d’exprimer une position commune sur la question de Jérusalem et les nouvelles tensions déclenchées autour de la Ville Sainte par la décision de l’Administration américaine, qui, selon le Cardinal, contredit les critères de légalité internationale.<br />Dimanche dernier, au Liban, le Patriarche d’Antioche des grecs orthodoxes, Yohanna X Yazigi, a, lui aussi, fortement critiqué la décision américaine de déplacer le siège de son Ambassade en direction de Jérusalem, la qualifiant de « violation du droit international » et de grave injustice vis-à-vis des palestiniens destinés à alimenter des conflits et à saboter toutes les tentatives de pacification en cours dans la région.<br />Au Liban, nation qui accueille encore 400.000 réfugiés palestiniens, la journée de Dimanche dernier a vu avoir lieu des affrontements entre les forces de sécurité et les participants aux manifestations de protestation contre la décision américaine relative à Jérusalem organisées devant l’Ambassade américaine à Beyrouth, dans le district d’Awkar. Wed, 13 Dec 2017 13:42:26 +0100AFRIQUE/NIGERIA - Le drame des évacuations causées par Boko Haramhttp://fides.org/fr/news/63392-AFRIQUE_NIGERIA_Le_drame_des_evacuations_causees_par_Boko_Haramhttp://fides.org/fr/news/63392-AFRIQUE_NIGERIA_Le_drame_des_evacuations_causees_par_Boko_HaramAbuja – Deux catéchistes se trouvent parmi les victimes de l’explosion du 11 décembre ayant eu lieu au camp de Minawao, sis à Pulka, dans le nord-est du Nigeria, camp qui accueille des réfugiés nigérians rentrés du Cameroun. C’est ce qu’indique une note envoyée à l’Agence Fides par le Père Gideon Obasogie, Directeur des Communications sociales du Diocèse de Maiduguri, capitale de l’Etat du Borno, dans le nord du Nigeria, où, depuis des années, sévissent les guérilleros de Boko Haram, la secte islamique qui, depuis quelque temps, a déclaré son affiliation au prétendu « Etat islamique ».<br />« Nous avons appris que des éléments de Boko Haram se sont rendus dans le camp de Minawao et ont fait exploser leur ceinture suicide tuant une dizaine de personnes, dont deux catéchistes de la communauté qui avaient été nommés par l’Evêque de Maiduguri, S.Exc. Mgr Oliver Dashe Doeme » écrit le Père Obasogie. L’armée nigériane affirme cependant que l’explosion n’a pas été provoquée par un attentat suicide mais par un tir de mortier visant le camp, le nombre des victimes étant de quatre.<br />« Plus de 91.000 personnes ayant quitté le Nigeria pour se rendre au Cameroun ont été poussés en grande partie à revenir dans leur pays à cause de l’hostilité rencontrée et ce même si elles risquent ainsi d’être exposées aux violences de Boko Haram » déclare le prêtre. Nombre de ces personnes se trouvent dans des camps comme celui frappé par l’explosion de lundi dernier.<br />Le Père Obasogie souligne que ce énième attentat perpétré contre des civils innocents par les terroristes de Boko Haram marque la volonté de ces derniers de continuer à s’acharner contre une population durement éprouvée par la violence.<br />« Depuis le début de la féroce guerre de Boko Haram et de l’occupation de la majeure partie des communautés dans le nord-est vers la fin de 2014, les survivants et les rapatriés ont eu une vie difficile » déclare le Directeur des Communications sociales du Diocèse de Maiduguri. « Les combattants de Boko Haram sortis de la forêt de Sambisa sont tombés sur les communautés limitrophes pour chercher à étendre leur prétendu « califat » de Gwoza au nord en passant par Pulka et Bama, dans l’Etat de Borno pui au nord de l’Etat d’Adamawa, à travers Madagali, Michika, Uba et Mubi.<br />« Grâce à Dieu et au courage de nos militaires, à compter de la fin de 2015, un tournant a été amorcé et les terroristes ont progressivement été repoussés » déclare le Père Obasogie.<br />« Peu à peu, avec le passage des jours, des semaines et des mois, un nombre considérable d’évacués est retourné dans ses foyers pour recommencer à vivre malgré les énormes dommages subis par les propriétés. Le taux de psychose parmi les personnes revenues chez elles est alarmant. La population locale souffre d’une large gamme de troubles, allant de la peur de l’avenir aux névroses, pathologies qui, par un temps, étaient totalement étrangères à notre terre » déclare le Père Obasogie.<br />« Ce qui compte est que notre peuple, dans la partie nord de l’Etat d’Adamawa, qui se trouve dans la Circonscription ecclésiastique du Diocèse de Maiduguri , est revenu dans ses maisons, même si ses moyens de subsistance sont réduits » souligne le prêtre. « Le gouverneur local a déclaré l’Etat d’urgence sanitaire et nous espérons sincèrement qu’il s’agira d’une initiative sérieuse et concrète pour résoudre l’absence totale de structures sanitaires sur l’axe Michika-Madagali ». « L’Eglise catholique a dans tous les cas envoyé une clinique mobile pour pourvoir aux besoins immédiats de la population » conclut le Père Obasogie. Wed, 13 Dec 2017 13:18:01 +0100ASIE/INDONESIE - Violation des droits fondamentaux à l’encontre d’indigènes de Papouasiehttp://fides.org/fr/news/63391-ASIE_INDONESIE_Violation_des_droits_fondamentaux_a_l_encontre_d_indigenes_de_Papouasiehttp://fides.org/fr/news/63391-ASIE_INDONESIE_Violation_des_droits_fondamentaux_a_l_encontre_d_indigenes_de_PapouasieManokwari – Une délégation pastorale composée de trois membres de la Conférence chrétienne de l’Asie a conclu récemment une visite dans la province indonésienne de Papouasie occidentale, écoutant les récits de graves violations des droits fondamentaux et de la répression exercée à l’encontre des indigènes. Ainsi que l’a appris Fides, la visite fait partie de l’accompagnement pastoral d’Eglises et de personnes vivant dans des situations de vulnérabilité en Asie. Au cours de la visite, qui a duré quatre jours, les indigènes de Papouasie ont partagé avec la délégation des récits relatifs aux répressions et aux violations systématiques des droits fondamentaux, y compris au travers de lois qui suppriment la liberté d’expression et d’association.<br />« L’impunité en matière de violations des droits fondamentaux de la part de la police et des militaires est un motif de préoccupation croissante. Par ailleurs, la loi sur l’Autonomie spéciale représente un échec cuisant dans la mesure où elle n’a pas été en mesure de satisfaire les besoins primaires des indigènes de Papouasie occidentale » ont déclaré les responsables de la communauté et les représentants de la société civile de la province de Papouasie occidentale connue également sous le nom d’Irian jaya.<br />« Le gouvernement indonésien limite systématiquement le droit à la liberté de presse et les initiatives des papous qui cherchent à surveiller les violations des droits fondamentaux. De nombreux indigènes sont arrêtés et détenus suite à des expressions non violentes de leur opinion politique. Ils font constamment face à des discriminations et à de violentes attaques. Les manifestations pacifiques sont souvent dispersées par la force. Dans de nombreux cas, les participants, bien que pacifiques, sont arrêtés, détenus et torturés alors que d’autres sont tués. Nombre de prisonniers et d’activistes des droits fondamentaux sont morts en détention. Par ailleurs, a augmenté le nombre des plaintes déposées pour torture et mauvais traitements sur la personne de détenus politiques. Les droits civils, politiques, économiques, sociaux et culturels sont violés ».<br />« La visite de la délégation de la CCA en Papouasie occidentale a constitué une opportunité pour exprimer sa solidarité aux indigènes de la zone et écouter leurs réclamations » a affirmé « l’évêque » protestant Daniel S. Thiagarajah du Sri Lanka, membre de la CCA.<br />Au cours de la visite, les membres de la délégation ont également rencontré des membres du Parlement de Papouasie, du bureau du gouverneur, et ont pu interagir avec des membres de la faculté et des étudiants de l'Izaak Samuel Kijne Theological College et d’autres instituts de formation ainsi qu’avec les responsables de différentes Eglises et communautés locales.<br />La délégation s’est également rendue dans une clinique accueillant des malades du SIDA et dans d’autres centres et instituts sociaux gérés par les communautés chrétiennes. Au cours des rencontres, elle a déclaré que la communauté internationale devrait exhorter le gouvernement indonésien à mettre un terme aux violations des droits fondamentaux dans le pays, à respecter et à protéger la dignité humaine des Papous. La CCA soutient des solutions politiques justes, centrées sur le respect du droit et de la dignité des populations indigènes, et promeut un dialogue national global entre Papouasie et gouvernement indonésien.<br />La Papouasie occidentale est une terre riche en or, cuivre et où existent une forêt pluviale et une barrière corallienne. Toutefois, la majeure partie des indigènes continue à souffrir à cause de la confiscation de leurs terres ancestrales, les ressources naturelles étant exploitées par des non papous installés sur la base de politiques migratoires promues par le gouvernement indonésien au fil du temps. Quelques 80% des indigènes papous ainsi que leurs enfants vivent actuellement dans un état de pauvreté, ne disposant pas d’accès aux soins médicaux, à l’eau potable ou à l’instruction. Ils sont constamment sous le joug des forces de sécurité. Au plan religieux, la population est composée de chrétiens protestants , de musulmans , de catholiques , d’hindouistes et de bouddhistes . Wed, 13 Dec 2017 12:41:12 +0100AMERIQUE/ETATS UNIS - La flamme de Notre-Dame de Guadalupe, source d’espérance pour le programme migratoire DACAhttp://fides.org/fr/news/63390-AMERIQUE_ETATS_UNIS_La_flamme_de_Notre_Dame_de_Guadalupe_source_d_esperance_pour_le_programme_migratoire_DACAhttp://fides.org/fr/news/63390-AMERIQUE_ETATS_UNIS_La_flamme_de_Notre_Dame_de_Guadalupe_source_d_esperance_pour_le_programme_migratoire_DACANew York – Le marathon conduit par la torche de Notre-Dame de Guadalupe a rouvert la discussion sur le programme DACA . Hier, 12 décembre, la ville de New York a été parcourue par l’événement sportif dédié à Notre-Dame de Guadalupe, le jour de sa fête, lequel a porté la torche qui avait quitté le Mexique le 17 septembre dernier.<br />L’Association Tepeyac, qui organise ce marathon depuis 2001, avait fixé l’arrivée de la flamme de Notre-Dame de Guadalupe pour le début de matinée à Washington Heights, quartier de New York d’où est partie la course qui a traversé une grande partie de la ville avec une forte participation, en majorité de jeunes mexicains, latino-américains ou enfants de ceux qui, désormais, résident aux Etats-Unis.<br />« Il s’agit d’une flamme ardente d’espérance, pouvait-on lire sur les pancartes portées par un groupe de participants au marathon, qui a rassemblé les dévots de Notre-Dame de Guadalupe à New York jusqu’à la Cathédrale Saint Patrick où S.Exc. Mgr Alfonso Gerardo Miranda Guardiola, Archevêque de Monterrey , venu expressément pour l’occasion, a célébré la Messe.<br />Dans son homélie, l’Archevêque a souligné la confiance que les chrétiens doivent avoir envers Dieu et Notre-Dame, dans l’espoir que tous les migrants parviennent à avoir la paix, qui peut se trouver seulement au sein d’une famille qui vit avec foi et amour. Il a ensuite encouragé les jeunes, et en particulier les bénéficiaires du programme DACA, qui attendent la réponse des autorités pour vivre finalement tranquilles et sereins aux Etats-Unis. Après la Messe, l’Association Maison populaire a organisé une grande fête typique pour rendre hommage à Notre-Dame, Patronne des Amériques.<br />La fête de Notre-Dame de Guadalupe célèbre l’apparition de Notre-Dame au Saint indigène Juan Diego sur la colline de Tepeyac, au Mexique et le marathon a choisi cette année la problématique liée au DACA pour la proposer à la réflexion de tous, participants et spectateurs.<br />Vendredi dernier, 8 décembre, la Cour Suprême des Etats-Unis a rendu une décision permettant de conserver pour le moment secrets les documents relatifs à la décision de mettre fin ou non au programme migratoire Deferred Action for Childhood Arrivals qui empêche l’expulsion quelques 800.000 personnes arrivées aux Etats-Unis illégalement en tant qu’enfants. La décision en question a un caractère temporaire, dans l’attente que la Cour n’examine le cas de manière plus détaillée mais elle va dans la direction souhaitée par le Président Trump qui, depuis le début du mois de septembre, avait annoncé la fin du programme DACA, voulu par son prédécesseur.<br />Le cas a suscité la réaction immédiate de différentes institutions telles que l’Eglise catholique , qui l’ont qualifié de mesure « réprouvable » et « déchirante ». La Conférence épiscopale des Etats-Unis a déploré la décision comme « un moment qui brise notre cœur dans notre histoire et qui montre l’absence de miséricorde et de bonne volonté, outre une vision myope de l’avenir ».<br />Dans un communiqué aux tons forts, les Evêques avaient indiqué : « Nous exhortons le Congrès à adopter une législation et à aller de l’avant promptement afin de garantir une véritable protection aux bénéficiaires du programme DACA une fois pour toutes, tout comme à nombre d’autres jeunes de bonne volonté. Nous continuerons à offrir accueil et soutien à ces jeunes méritants et nous ne cesserons pas de soutenir leur protection permanente et leur éventuel accès à la nationalité » . Wed, 13 Dec 2017 11:47:38 +0100ASIE/TIMOR EST - Un Premier Ministre musulman pour une nation à majorité catholiquehttp://fides.org/fr/news/63389-ASIE_TIMOR_EST_Un_Premier_Ministre_musulman_pour_une_nation_a_majorite_catholiquehttp://fides.org/fr/news/63389-ASIE_TIMOR_EST_Un_Premier_Ministre_musulman_pour_une_nation_a_majorite_catholiqueDili – Bien qu’il traverse actuellement une phase politique turbulente et que son tout nouveau gouvernement soit en difficulté attendu qu’il ne dispose que d’une faible majorité au Parlement, Mari Bin Amudi Alkatiri est un Premier Ministre musulman qui guide un pays en grande majorité catholique. En fonction depuis septembre dernier, les difficultés auxquelles il est aujourd’hui confronté sont de nature politique et économique – budget, chômage des jeunes, négociations avec l’Australie en vue de l’exploitation du pétrole – et n’ont rien à voir avec la religion. Sa nomination a représenté un bon signe, de pluralisme et de maturité au sein d’une nation jeune encore – indépendante depuis 2002 – et dont 60% de la population est composée de personnes de moins de 25 ans.<br />Acacio Pinto, jeune chercheur catholique timorais, expert en questions économiques et sociales, explique à Fides : « Timor Est, avec 97% de catholiques, est le pays le plus catholique d’Asie en termes statistiques. Toutefois, le pays n’est pas théocratique, pas plus qu’il n’adopte la foi catholique comme religion d’Etat. La Constitution reconnaît la contribution de l’Eglise catholique à l’autodétermination du peuple mais conserve le principe de la liberté de religion. Cela n’a donc pas posé de problèmes que l’actuel Premier Ministre, Mari Bin Amudi Alkatiri, soit un musulman provenant du parti historique de Timor Est, le FRETILIN . Ceci est son deuxième mandat en tant que chef de l’exécutif, le premier remontant au rétablissement de l’indépendance de Timor Est en 2022, même s’il décida de démissionner en 2006 du fait de désordres politiques et militaires ».<br />Acacio Pinto poursuit : « Bien qu’étant d’une foi religieuse différente de celle de la majorité de la population, dans une société pluraliste comme celle de Timor Est, Mari Bin Amudi Alkatiri n’a pas dû affronter de préjudices de la part des principaux partis ou responsables politiques. Ses capacités de gestion, ainsi que sa réputation d’être attentif en matière de politiques fiscales, ont attiré de nombreux citoyens, y compris des responsables de l’Eglise catholique. S.Exc. Mgr Basilio do Nascimento, Evêque de Baucau, par exemple, a fait des commentaires favorables concernant le fait que Mari Bin Amudi Alkatiri se trouvait au poste de Premier Ministre ».<br />Il faudra voir si le gouvernement parviendra à surmonter cette phase critique : « L’incertitude politique actuelle est due au fait que son parti rencontre des problèmes au Parlement. Il reste à voir s’il demeurera ou non à la tête du gouvernement jusqu’à la fin de l’année. Mais s’il vient à tomber, cela ne sera certainement pas à cause d’un facteur religieux » conclut Acacio Pinto. Wed, 13 Dec 2017 11:07:58 +0100ASIE/INDE - Eloge du gouvernement indien à l’Eglise pour son service aux pauvreshttp://fides.org/fr/news/63388-ASIE_INDE_Eloge_du_gouvernement_indien_a_l_Eglise_pour_son_service_aux_pauvreshttp://fides.org/fr/news/63388-ASIE_INDE_Eloge_du_gouvernement_indien_a_l_Eglise_pour_son_service_aux_pauvresNew Delhi – Le gouvernement indien a fait les éloges du service rendu par l’Eglise catholique aux pauvres, aux marginalisés et aux nécessiteux en Inde. Ainsi que l’a appris Fides, en prenant la parole à la fête de Noël organisée par la Conférence épiscopale indienne le 12 décembre à New Delhi, le Vice-président indien, Venkiah Naidu, hôte de marque parmi de nombreux responsables politiques et religieux, a déclaré : « La communauté catholique aime la paix et contribue immensément à la construction de la nation. Le message de Jésus, fait d’amour et de paix, est valide pour toutes les époques, les cultures et les nationalités. Les personnes du monde entier, indépendamment de leur caste, de leur credo ou de leur nationalité, célèbrent Noël avec une grande joie. Les catholiques travaillent en particulier en faveur du bien-être des personnes, ont ouvert des milliers de dispensaires et d’hôpitaux, gèrent les meilleures institutions éducatives du pays et créent une conscience de la nécessité de l’éducation et de l’instruction des plus nécessiteux ».<br />Venkiah Naidu a ensuite remarqué que « l’instruction constitue l’instrument le plus important en vue de la transformation sociale. Elle aide à faire grandir les valeurs de compassion, de moralité et d’éthique », exhortant les chrétiens à poursuivre leur service, avec une attention particulière envers les secteurs marginaux de la société. « Noël, fête de l’amour, de l’attention envers l’autre et du partage de la joie, est un temps pour renouveler l’engagement à servir la société, en travaillant pour l’inclusion sociale et économique de tous ».<br />Le message de paix de Noël – a remarqué le Vice-président – est important en ces jours également pour les personnes qui abusent de la religion, précisant que « la religion n’a rien à faire avec la terreur. Le terrorisme est l’ennemi de l’humanité ».<br />S.Em. le Cardinal Baselios Cleemis, Président de la Conférence épiscopale indienne , a remercié le Vice-président et réaffirmé l’engagement de la communauté catholique en faveur du bien-être du pays, garantissant « le soutien dans la prière et l’engagement profond à porter à la nation développement et gloire ».<br />« L’Eglise en Inde est au service de la nation. Les personnes se trouvant dans les périphéries existentielles ont besoin de l’annonce de l’amour de Dieu Seigneur » a-t-il ajouté, sollicitant le gouvernement afin qu’il adopte les mesures nécessaires afin de porter la paix et le progrès à tout citoyen, rappelant que la diversité et le pluralisme au sein de la société indienne « expriment la beauté de la vie divine ».<br />Le Cardinal a également profité de l’occasion pour demander au Vice-président de déclarer le récent cyclone Ockhi « catastrophe nationale ». Le Cardinal, qui est originaire de Thiruvananthapuram, l’un des districts les plus touchés par le passage du cyclone, le 30 novembre, a indiqué que des milliers de pêcheurs de la région côtière du sud ont tout perdu « à part leur foi en Dieu ».<br />« La déclaration de Venkiah Naidu devrait être rassurante pour les minorités chrétiennes en Inde » remarque pour Fides le journaliste et commentateur catholique indien Anto Akkara, en rappelant que le Vice-président appartient au Barathiya Janata Party, le parti nationaliste hindou au pouvoir au niveau fédéral, qui est appuyé par des groupes hindouistes et nationalistes violents tels que le Rashtriya Swayamsewak Sangh , lequel promeut l’idéologie exclusiviste de l’Inde aux hindous et cherche à éliminer les manifestations des minorités chrétiennes et musulmanes.<br />Selon le Père Suresh Mathew, Directeur de l’hebdomadaire Indian Currents, publié à Delhi, il n’est pas possible d’oublier que « l’Inde est entraînée vers le gouffre par un petit groupe de forces antinationales composées de fondamentalistes, d’extrémistes politiques et de fanatiques », que le gouvernement devrait contrôler.<br />Selon le recensement de 2033, 24 millions de chrétiens vivent en Inde dont 9,9 millions de catholiques. Wed, 13 Dec 2017 10:00:59 +0100AMERIQUE/BOLIVIE - Témoignage d’une théologienne indigène en faveur d’une « écologie des cœurs sous le signe de Laudato sì »http://fides.org/fr/news/63387-AMERIQUE_BOLIVIE_Temoignage_d_une_theologienne_indigene_en_faveur_d_une_ecologie_des_coeurs_sous_le_signe_de_Laudato_sihttp://fides.org/fr/news/63387-AMERIQUE_BOLIVIE_Temoignage_d_une_theologienne_indigene_en_faveur_d_une_ecologie_des_coeurs_sous_le_signe_de_Laudato_siCochabamba – « La profonde spiritualité indigène dans son rapport harmonieux avec l’ensemble de la Création voit dans le soin de la maison commune une responsabilité vis-à-vis des générations successives. Le lien existant entre les peuples indigènes et la Terre mère se traduit par un soin réciproque, l’homme s’occupant de la maison commune et cette dernière de l’homme ». C’est ce qu’explique dans un entretien accordé à Fides Tania Avila Meneses, laïque catholique originaire Quechua et théologienne bolivienne coordinatrice du Réseau amérindien Cochabamba, réseau de catholiques américains ouvert au dialogue et à la coopération interconfessionnelle, promoteur de l’option préférentielle pour les pauvres et les exclus.<br />« Notre société – indique Tania Avila Meneses – est marquée par l’égoïsme qui recherche seulement le bien-être et voit dans la maison commune un objet qui peut être utilisé sans limites » rappelant la nécessité d’approfondir l’Encyclique Laudato Sì pour surpasser cette mentalité. « Donner vie et réaliser dans la pratique l’Encyclique Laudato Sì, en prenant soin de la maison commune, est une responsabilité urgente parce que le dommage causé est si important que, si l’on ne devait pas agir aujourd’hui, nos vies seraient sérieusement en danger ». « Nous avons besoin d’une conversion mentale, personnelle, qui passe au travers de la nécessité de rendre écologiques avant tout nos propres cœurs » affirme-t-elle.<br />Selon la coordinatrice du Réseau amérindien Cochabamba, l’un des points fondamentaux sur lesquels il est urgent de travailler au plan pastoral consiste à « apprendre à écouter et à reconnaître la voix et la spiritualité des peuples indigènes dans une attitude d’humilité et d’ouverture envers d’autres modalités et d’autres chemins de connaissance, valides autant que ceux préconisés par l’Occident ». Tania Avila Meneses, qui a coordonné un séminaire dédié au thème « Ecologie intégrale : disciples et missionnaires, gardiens de la Création », tenu à Quito en mars dernier, relève que « il est urgent de limiter l’extraction [de matériels] du sous-sol et de réduire l’usage du charbon. Cependant, il est également possible de faire beaucoup au niveau personnel, en administrant au mieux des ressources telles que l’eau et l’énergie électrique et en mettant en œuvre des formes de recyclage. Il faut éviter de se laisser prendre la main par le consumérisme, qui nous porte à acheter, en créant des besoins inutiles. Il est urgent de réaliser l’Encyclique Laudato Sì dans notre vie » conclut-elle. Tue, 12 Dec 2017 13:48:59 +0100ASIE/JORDANIE - Convocation d’une marche silencieuse de désapprobation de la décision américaine relative à Jérusalem de la part des Chefs des Egliseshttp://fides.org/fr/news/63386-ASIE_JORDANIE_Convocation_d_une_marche_silencieuse_de_desapprobation_de_la_decision_americaine_relative_a_Jerusalem_de_la_part_des_Chefs_des_Egliseshttp://fides.org/fr/news/63386-ASIE_JORDANIE_Convocation_d_une_marche_silencieuse_de_desapprobation_de_la_decision_americaine_relative_a_Jerusalem_de_la_part_des_Chefs_des_EglisesAmman – Evêques et chefs d’Eglises présentes dans le Royaume hachémite de Jordanie ont invité leurs compatriotes à participer à une marche aux flambeaux silencieuse visant à exprimer publiquement la désapprobation commune concernant la décision prise par l’Administration américaine de transférer son Ambassade en Israël de Tel Aviv à Jérusalem. La marche aura lieu le 13 décembre à 18.00 de la Cathédrale grecque orthodoxe, en passant par le quartier d’As-Sweifiyeh, dans l’ouest d’Amman, pour s’achever à l’église catholique Marie de Nazareth. Au cours de la marche en question, toutes les cloches des églises disséminées sur le territoire jordanien sonneront simultanément.<br />Ces jours derniers, les Evêques et chefs des Eglises et communautés chrétiennes présentes dans le Royaume de Jordanie avaient déjà signé une lettre déplorant la décision américaine relative à Jérusalem. « Une telle décision – avaient-ils souligné dans cette lettre – révèle le caractère factieux des Etats-Unis et leur inaptitude à être des parrains honnêtes du processus de paix ». Les Evêques et chefs d’Eglises et de communautés chrétiennes de Jordanie avaient également rappelé les positions soutenues au sein des forums internationaux par le Roi Abdallah II de Jordanie, qui continue à revendiquer le rôle de gardien des Lieux Saints, musulmans et chrétiens, de Jérusalem. Tue, 12 Dec 2017 13:24:14 +0100AFRIQUE/RD CONGO - Sonner les cloches chaque jeudi soir pour demander l’application des Accords de la Saint Sylvestrehttp://fides.org/fr/news/63385-AFRIQUE_RD_CONGO_Sonner_les_cloches_chaque_jeudi_soir_pour_demander_l_application_des_Accords_de_la_Saint_Sylvestrehttp://fides.org/fr/news/63385-AFRIQUE_RD_CONGO_Sonner_les_cloches_chaque_jeudi_soir_pour_demander_l_application_des_Accords_de_la_Saint_SylvestreKinshasa – Sonner les cloches pour demander l’application des Accords de la Saint Sylvestre : telle est l’initiative prise par l’Association des Doyens et des Curés de l’Archidiocèse de Kinshasa, capitale de la République démocratique du Congo, à l’approche de l’anniversaire de la signature de l’accord du 31 décembre 2016. Les accords, atteints grâce à la médiation des Evêques congolais, visaient à surmonter l’impasse politique et institutionnelle après que les élections présidentielles n’aient pas été organisées malgré l’arrivée à échéance du second et dernier mandat du Président, Joseph Kabila, le 20 décembre 2016.<br />Les Accords de la Saint Sylvestre prévoyaient la constitution d’un gouvernement d’unité nationale chargé de préparer les élections présidentielles d’ici la fin de 2017. Entre temps, Joseph Kabila devait demeurer Président par intérim. L’exécutif constitué en mai 2017 ne comprend cependant pas une partie importante de l’opposition alors que, le 5 novembre, la Commission nationale électorale indépendante a annoncé que les élections – présidentielles, législatives, provinciales et municipales – se tiendront le 23 décembre 2018 , permettant ainsi à J. Kabila de demeurer encore au pouvoir pour au moins un an.<br />L’initiative des Curés veut répondre à l’appel lancé par les Evêques congolais qui, fin novembre, avaient lancé un appel en faveur du respect des Accords de la Saint Sylvestre. Les Evêques, prenant acte de la nouvelle date prévue pour les élections, avaient affirmé « être profondément déçus de se retrouver dans le même contexte de tensions qu’à la fin de 2016 » et avaient averti que « le peuple ne tolérera pas que cela se répète en 2018 » . La Conférence épiscopale congolaise a réaffirmé la nécessité d’appliquer les ententes et demandé la tenue d’élections crédibles et transparentes dans un délais raisonnable.<br />Dans un message envoyé aux Paroisses, il est recommandé qu’à partir du 7 décembre, chaque jour, au terme de la Messe du matin, soit récitée la prière pour la nation, précédée de la lecture d’un extrait du Message de la CENCO publié en novembre. Il est en outre recommandé, à compter du 14 décembre, de sonner les cloches chaque jeudi à 21.00 pendant 15 mn, en invitant les fidèles à les accompagner dans les rues du son de leur klaxons et en faisant usage de sifflets, de vuvuzelas et de casseroles.<br />Le Comité de Coordination des laïcs a, à son tour, lancé un ultimatum au Président Kabila qui expirera le 15 décembre, lui enjoignant de déclarer publiquement qu’il ne sera pas candidat à sa propre succession et d’appliquer les Accords de la Saint Sylvestre. Tue, 12 Dec 2017 13:04:27 +0100ASIE/INDONESIE - Cri d’alarme contre le risque de division du pays de la part de responsables chrétienshttp://fides.org/fr/news/63384-ASIE_INDONESIE_Cri_d_alarme_contre_le_risque_de_division_du_pays_de_la_part_de_responsables_chretienshttp://fides.org/fr/news/63384-ASIE_INDONESIE_Cri_d_alarme_contre_le_risque_de_division_du_pays_de_la_part_de_responsables_chretiensDjakarta – « En ce moment nous sommes préoccupés. Notre unité en tant que nation indonésienne risque de se rompre. Instabilité et préoccupation ont été ressenties toujours plus fortement au cours de ces dernières années. Certains, vaguement ou effrontément, sont tentés de suivre des chemins et d’utiliser des moyens différents de la Charte à la base de notre nation, à savoir le Pancasila. De nombreux actes et événements le confirment : une compétition politique malsaine qui justifie tous les moyens, le fanatisme étroit qui exploite sans frein la religion et de bien d’autres choses encore. Dans de telles conditions, le désir de notre nation de créer coexistence et paix devient difficile à réaliser ». Il s’agit là d’un passage de l’appel conjoint lancé par la Conférence épiscopale indonésienne et par la Communion des églises en Indonésie qui regroupe les « évêques » protestants. L’habituel message conjoint publié à l’occasion de Noël par les Evêques et par les responsables protestants, envoyé à l’Agence Fides, s’intitule « Laissez que la paix du Christ règne en vos cœurs » . Leurs Excellences NN.SS. Ignatius Suharyo et Antonius Subianto Bunjamin, respectivement Archevêque de Djakarta et Président de la Conférence épiscopale et Evêque de Bandung et Secrétaire général de ce même organisme, sont les signataires du document aux côtés d’Henriette T.H. Lebang et de Gomar Gultom, respectivement Président et Secrétaire général de la Communion des églises en Indonésie.<br />Les responsables chrétiens font montre de leur appréhension. Les idéaux élevés de la nation indonésienne, tels qu’exprimés dans le préambule de la Constitution de 1945 – affirme le texte – visant à « créer l’unité, la justice sociale et la paix, non seulement entre nous mais également dans le monde entier, ont encore besoin de notre lutte commune. Nous avons encore besoin d’organiser et d’ajuster constamment le système et le mécanisme de la démocratie pour réaliser concrètement nos idéaux communs et cela n’est pas facile » ajoute le message.<br />Les fidèles chrétiens indonésiens, partie intégrante de la nation, « ne représentent qu’un petit troupeau ». « Nous ne pouvons résoudre tous les problèmes que nous affrontons en comptant sur nos propres forces. Il est temps pour nous de laisser que la paix du Christ règne en nos cœurs. La paix du Christ qui règne en nos cœurs est une force qui unit et abat le mur de la division . Ce n’est qu’avec la paix du Christ dans notre cœur que nous serons en mesure de nous ouvrir, d’embrasser pour nous diriger ensemble vers un avenir plus lumineux ».<br />Le message exhorte les chrétiens à contribuer « à l’unité, à la fraternité, à la vérité, à la justice et à la paix, en réduisant au plus les fractures existant entre riches et pauvres », en aidant à lutter contre la corruption, en abattant les barrières construites au nom de l’ethnie ou de la religion. « Il s’agit d’un mandat évangélique que nous sommes appelés à porter à terme sur notre terre indonésienne » indique le texte.<br />Le dernier passage note « l’harmonie et la fraternité entre les chrétiens », faisant les éloges de la Commission entre catholiques et luthériens à l’occasion des 500 ans de la réforme, et souhaite que la célébration de Noël constitue une opportunité pour développer la capacité d’accueillir les différences. Tue, 12 Dec 2017 12:38:35 +0100ASIE/SYRIE - Nouvelle floraison du Monastère de Deir Mar Musa après des années de guerrehttp://fides.org/fr/news/63383-ASIE_SYRIE_Nouvelle_floraison_du_Monastere_de_Deir_Mar_Musa_apres_des_annees_de_guerrehttp://fides.org/fr/news/63383-ASIE_SYRIE_Nouvelle_floraison_du_Monastere_de_Deir_Mar_Musa_apres_des_annees_de_guerreNebek – On reste encore sans nouvelles certaines sur le sort du Père Paolo Dall'Oglio, jésuite romain, enlevé par des inconnus à la fin du mois de juillet 2013 alors qu’il se trouvait à Raqqa. Cependant, les moines et moniales de la communauté monastère de Khalil Allah, qu’il avait fondé à l’intérieur du Monastère syrien restauré de Deir Mar Musa, bien qu’en partie dispersés de par le monde, notamment à cause de la guerre, ont diffusé une lettre de Noël dans laquelle ils racontent à leurs amis et connaissances les sentiments et les œuvres qui marquent leur chemin vers la fête célébrant la naissance de Notre Seigneur Jésus Christ à Bethléem. Dans la lettre sont également fournies des nouvelles relatives aux initiatives mises en place au cours de la dernière année par les membres de la communauté et il est relaté comment la maison mère de Deir Mar Musa a enregistré l’an dernier une reprise de l’activité pastorale et de l’accueil s’adressant aux pèlerins tant chrétiens que musulmans. « La vallée de notre monastère – peut-on lire dans la lettre parvenue également à l’Agence Fides – s’est parée d’un fascinant habit rouge fait de coquelicots présents partout. Avec l’arrivée du printemps, nous avons fait cette année l’expérience pour la première fois après de longues années de guerre d’une grande joie en voyant l’entrée de la route conduisant au monastère pleine de mouvement du fait de la présence de nombreuses familles en visite provenant de Nebek. Les vendredis ont été des jours pendant lesquels nous avons reçu des centaines de visiteurs. Quelle joie de voir des familles chrétiennes et musulmanes monter à nouveau ensemble pour recevoir la bénédiction du lieu saint. Quelle consolation de recevoir les visites des jeunes musulmans de Nebek qui viennent pour faire connaître « leur » monastère à des amis et collègues chrétiens d’autres zones qui ne le connaissaient pas ! Quelle émotion lorsque des femmes musulmanes se sont approchées des moniales pour demander des prières pour une intention ». Les moines et moniales de Deir Mar Musa se souviennent également des visites de nombreux groupes composés de jeunes, de femmes, de familles, de catéchistes, de scouts… des différentes Paroisses et des écoles des villes voisines. Ils expriment leur joie face à l’enthousiasme du Curé de la Paroisse syro catholique de Nebek, le Père Saed Massouh, et à sa présence fréquente au Monastère accompagné de différents groupes de la Paroisse, en particulier de jeunes. « Les cellules du Monastère de l’Hayek ont été libérées de la poussière due à la guerre et ouvrent leurs portes aux visiteurs venus passer une période de prière et de méditation, loin du bruit de la ville et des préoccupations de la vie, pour revenir chargés de force et relever les défis de la vie quotidienne ». Tue, 12 Dec 2017 12:13:27 +0100EUROPE/ITALIE - Instruction, santé, reconstruction, les priorités de la Communauté Madian au profit des populations privées de structures et de ressourceshttp://fides.org/fr/news/63382-EUROPE_ITALIE_Instruction_sante_reconstruction_les_priorites_de_la_Communaute_Madian_au_profit_des_populations_privees_de_structures_et_de_ressourceshttp://fides.org/fr/news/63382-EUROPE_ITALIE_Instruction_sante_reconstruction_les_priorites_de_la_Communaute_Madian_au_profit_des_populations_privees_de_structures_et_de_ressourcesTurin – « Instruction, santé, handicap, reconstruction : cette année, nous avons concentré nos efforts sur ces quatre points fondamentaux » a raconté à Fides le Père Antonio Menegon, Président de l’organisation sans but lucratif Madian Horizon dépendant de l’Ordre des Religieux camilliens de la Province piémontaise. « Le handicap, surtout dans les pays pauvres privés de structures et de ressources, devient l’une des priorités de notre présence. En particulier en ce qui concerne l’aspect lié au handicap, tant en Géorgie qu’à Haïti, nous multiplions actuellement les efforts pour pouvoir répondre toujours plus et toujours mieux à ce défi » continue le Père Menegon.<br />Le missionnaire raconte : « A Haïti, le Foyer Bethléem a triplé le nombre de ses places. De l’accueil de 30 enfants, nous sommes arrivés à près de 100 handicapés physiques et mentaux de 0 à 20 ans . En Géorgie, outre le centre de Tbilissi , nous gérons le nouveau Centre pour handicapés Lasha Saint Camille, inauguré le 21 juillet 2012, qui accueille 50 jeunes dans l’unité de thérapie occupationnelle, 100 dans celle de physiothérapie en attendant que soient assistés de manière permanente 40 jeunes. Par ailleurs, le dispensaire Redemptor Hominis offre soins et assistance médicale à 400 personnes. A Khisabavra, nous gérons par ailleurs une école maternelle qui dispose d’une ferme, laquelle produit du lait et de la viande. A Shavshvebi, la Maison de la Grand-mère assiste les réfugiés mineurs de la guerre de 2008 entre la Géorgie et l’Ossétie du Sud. Actuellement, nous préparons d’autres centres dans deux villes différentes. En particulier à Akhalcikhe, dans le sud de la Géorgie, le centre Talita Kum, géré en collaboration avec l’Ordre de Malte – Berlin et les Sœurs de Saint Nino, accueille 21 personnes handicapées – contre 16 en 2015 – alors que le centre des Enfants de Dieu – village Arali – géré en collaboration avec la Caritas Géorgie et la Paroisse Saint Joseph d’Arali – accueille 7 handicapés – contre 6 en 2015.<br />« En ce qui concerne la formation du personnel qui prend soin des malades et des handicapés ainsi que de l’instruction des enfants, une nouvelle école est sur le point d’être inaugurée ces jours-ci dans la petite ville de Jérémie, détruite par l’ouragan Matthew en octobre 2016 . Le Père Massimo Miraglio à Jérémie et Maddalena Boschetti au nord de l’île ont aidé et accompagné de nombreuses personnes qui ont tout perdu. Ils ont donné des maisons, des terrains, des semences, des ustensiles agricoles, du travail mais surtout, ils ont redonné confiance en eux-mêmes, en leur avenir et dans celui de leurs enfants. La vie de nombreuses personnes ayant tout perdu, leur volonté de reconstruire et de se reconstruire, leur espérance plus forte que tout désespoir constitue la grande force qui nous pousse à continuer la route » conclut le Père Menegon. Tue, 12 Dec 2017 11:50:30 +0100AMERIQUE/NICARAGUA - Prise de position de l’Evêque auxiliaire de Managua contre « la peur et le début d’une accoutumance à la violence physique et morale »http://fides.org/fr/news/63381-AMERIQUE_NICARAGUA_Prise_de_position_de_l_Eveque_auxiliaire_de_Managua_contre_la_peur_et_le_debut_d_une_accoutumance_a_la_violence_physique_et_moralehttp://fides.org/fr/news/63381-AMERIQUE_NICARAGUA_Prise_de_position_de_l_Eveque_auxiliaire_de_Managua_contre_la_peur_et_le_debut_d_une_accoutumance_a_la_violence_physique_et_moraleManagua – « Il existe une paralysie due à la peur. Certaines personnes sont paralysées par la peur, incapables de parler ou d’exprimer leur indignation suite aux injustices et aux abus des autorités civiles et militaires, renonçant ainsi à l’exercice de leurs droits » a déclaré S.Exc. Mgr Silvio José Baez, Evêque auxiliaire de Managua, durant l’homélie de la Messe célébrée hier pour la paix et les droits fondamentaux de la nation.<br />L’Evêque a critiqué les groupes de pouvoir en ce qu’ils créent une paralysie sociale et la peur au sein de la société. Il a également réprouvé la communauté citadine, qui demeure passive par rapport aux abus des autorités civiles et militaires. « Nous vivons malheureusement aujourd’hui au sein d’une société intéressée par la production de paralytiques – a-t-il déclaré. Il existe des personnes et des groupes de pouvoir se chargeant de conserver les personnes dans une sorte de paralysie mentale, par laquelle l’idéologie dominante cherche à éviter à tous prix que les personnes pensent librement, s’éduquent au mieux, s’informent objectivement et procèdent à un profond discernement moral ».<br />Dans son homélie, donnée lors d’une Messe célébrée en la Paroisse Saint François d’Assisse de Managua, Mgr Baez a ajouté : « Nous nous habituons actuellement à l’horrible et honteuse violence physique et morale vis-à-vis des femmes et des enfants, aux homicides inexplicables, aux arrestations arbitraires, à l’espionnage et aux menaces, aux procédures judiciaires irrégulières, à l’impunité, à l’autoritarisme, à la corruption, au manque d’accès à l’information publique, à la fragilité des institutions au sein du pays. Tout cela produit une paralysie sociale ».<br />« Lorsque les droits humains fondamentaux sont foulés aux pieds, la société devient peu à peu paralytique » a-t-il mis en évidence, proposant une porte de sortie à cette situation. Il existe deux possibilités : « porter sur nos épaules cette société paralytique ou élever nos voix pour demander justice et dénoncer les racines de nombreux maux ». La solution à la crise politique du pays ne consiste pas dans la violence. Toutefois, « il n’existe pas de solutions simples à des problèmes complexes ».<br />Le Nicaragua traverse actuellement un moment difficile dans la mesure où, face à la crise politique, nombre de personnes ne parviennent pas à réagir, s’abandonnant à « la paralysie de la peur » bien décrite par Mgr Baez. Outre les rapports d’organismes internationaux tels qu’Amnesty International, il faut noter qu’au cours de ces quatre dernières années, les situations dans lesquelles les autorités ne parviennent pas à se prononcer concrètement sur la défense des droits fondamentaux ont augmenté. Le gouvernement s’autoproclame chrétien et solidaire mais il viole souvent l’ensemble des droits fondamentaux.<br />La Journée des droits fondamentaux du Dimanche 10 décembre a été célébrée au Nicaragua à peu de distance du lieu du terrible massacre du 12 novembre, à La Cruz de Rio Grande dans le cadre duquel six personnes dont deux mineurs ont été tuées par des militaires dans le cadre d’un cas extrême, brutal, cruel et inouï de violation des droits fondamentaux. « Il existe deux aspects sérieux : d’abord le crime qui crie en direction du ciel et puis le silence, pas seulement celui de l’armée mais aussi celui des autres institutions de l’Etat, qui devraient être immédiatement prêtes à faire la lumière sur ce crime. Cela crée une préoccupation dans le pays parce que cela signifie que nous ne sommes pas en sécurité » avait déclaré le Vicaire épiscopal chargé de la famille, de la vie et de l’enfance au sein de l’Archidiocèse de Managua, Mgr Fonseca . Tue, 12 Dec 2017 11:11:32 +0100ASIE/INDE - Violence à l’encontre de chrétiens au Tamil Naduhttp://fides.org/fr/news/63380-ASIE_INDE_Violence_a_l_encontre_de_chretiens_au_Tamil_Naduhttp://fides.org/fr/news/63380-ASIE_INDE_Violence_a_l_encontre_de_chretiens_au_Tamil_NaduChennai – Quatre personnes, dont le responsable local du Bharatiya Janata Party , ont été placées en garde à vue à Coimbatore, dans l’Etat du Tamil Nadu, après les violences et actes de vandalisme commis dans une salle de prière chrétienne le 9 décembre dernier. Ainsi que l’a indiqué la police, au cours de la violence perpétrée par les extrémistes hindous, trois personnes ont été blessées. Comme l’a appris Fides, il s’est agi d’une agression purement gratuite et privée de motivation, perpétrée au cours d’une rencontre de prière en préparation à Noël. La salle de prière est gérée par le pasteur Vinod Kumar, de la communauté évangélique, responsable du -New Life Profetic Charitable Trust.<br />Nandkumar, un responsable local du BJP et trois autres militants ont fait irruption dans la salle en demandant à l’assemblée d’interrompre la liturgie. L’administration du district de Coimbatore avait précédemment ordonné que quelques 30 salles de prière semblables présentes dans la zone soient fermées, suite à des objections émises par des militants du BJP, qui se plaignaient à cause « du bruit et de la gêne ».<br />Selon la police, malgré l’ordre de fermeture de la salle, les chrétiens ont organisé une célébration qui a provoqué l’agression perpétrée par les militants.<br />Les chrétiens locaux racontent que l’attaque a été hourdie par un groupe d’extrémistes qui se sont réunis dans ce but afin de bloquer la liturgie chrétienne. Dans le cadre de l’attaque, un chrétien a été blessé à la tête et une femme a subi une fracture alors que d’autres fidèles ont été légèrement blessés.<br />« Nous n’avons rien fait de mal. Nous voulions seulement célébrer Noël et distribuer des biens aux pauvres » a déclaré le pasteur Karthik, présent dans la salle.<br />Les fidèles chrétiens sont désireux de bénéficier d’une protection et invitent la police à « entreprendre une action rigoureuse à l’encontre des inculpés ». La police n’a pas encore présenté de plainte officielle . Les militants affirment que les chrétiens n’avaient pas l’autorisation d’organiser une quelconque rencontre.<br />Le BJP, parti politique indien, appartient à la droite nationaliste hindoue et gouverne l’Inde au niveau fédéral, au travers du Premier Ministre, Narendra Modi, mais aussi 18 des 29 Etats de l’Union. Il est appuyé par des organisations paramilitaires violentes et contraires aux minorités religieuses, comme le Rashtriya Swayamsevak Sangh . Tue, 12 Dec 2017 10:27:56 +0100