Fides News - French (Standard)http://fides.org/Les Dépêches de l'Agence FidesfrLes contenus du site sont publiés sous licence Creative Commons.AFRIQUE/RD CONGO - Avertissement du Haut Commissaire de l’ONU aux droits fondamentaux quant aux risques d’une prochaine crise de vaste ampleurhttp://fides.org/fr/news/60847-AFRIQUE_RD_CONGO_Avertissement_du_Haut_Commissaire_de_l_ONU_aux_droits_fondamentaux_quant_aux_risques_d_une_prochaine_crise_de_vaste_ampleurhttp://fides.org/fr/news/60847-AFRIQUE_RD_CONGO_Avertissement_du_Haut_Commissaire_de_l_ONU_aux_droits_fondamentaux_quant_aux_risques_d_une_prochaine_crise_de_vaste_ampleurKinshasa - La République démocratique du Congo, dont le Président, Joseph Kabila, a été reçu en audience hier, 26 septembre, par le Pape François, demeure sur le bord du gouffre, après les incidents intervenus entre la police et les manifestants au cours de ces derniers jours.<br />Au cours de l’entretien entre le Saint-Père et le Chef de l’Etat congolais, « une attention particulière a été prêtée aux graves défis lancés par l’actuelle situation politique et par les récents affrontements intervenus dans la Capitale » affirme le Bureau de Presse du Saint-Siège. « L’importance de la collaboration entre les acteurs politiques et les représentants de la société civile et des communautés religieuses en faveur du bien commun au travers d’un dialogue respectueux et inclusif pour la stabilité et la paix dans le pays a été soulignée ».<br />La communauté internationale est toujours plus préoccupée par la situation en RDC. « Le nombre important de victimes civiles, l’incendie du siège de différents partis politiques et la situation toujours très tendue constituent un avertissement clair du fait qu’une crise de vaste ampleur pourrait éclater très prochainement » avertit le Haut Commissaire de l’ONU chargé des droits fondamentaux, Zeid Ra'ad Al Hussein.<br />Alors que dans la capitale, Kinshasa, sont commémorées les victimes des affrontements , la situation des négociations demeure bloquée, le dialogue national, qui devrait établir la date des élections présidentielles, étant suspendu.<br />Entre temps, la situation dans les provinces risque de se dégrader et ce non seulement dans celles de l’est du pays, comme le Nord Kivu, en proie depuis des décennies aux actions de différents mouvements de guérilla et autres bandes armées pas tous congolais, mais également dans le Kasai central, dont le chef-lieu, Kananga, a été le théâtre d’une bataille pour le contrôle de l’aéroport . Le gouverneur local a affirmé que le nombre des morts lors des affrontements est de 49 dont 27 miliciens du défunt chef traditionnel Kamwena Nsapu, 16 militaires et agents de police et 6 civils. <br />Tue, 27 Sep 2016 13:15:01 +0200ASIE/LAOS - Ordination de trois nouveaux prêtres : une étape historique pour l’Eglisehttp://fides.org/fr/news/60848-ASIE_LAOS_Ordination_de_trois_nouveaux_pretres_une_etape_historique_pour_l_Eglisehttp://fides.org/fr/news/60848-ASIE_LAOS_Ordination_de_trois_nouveaux_pretres_une_etape_historique_pour_l_EgliseLuang Prabang – « Avant tout, rendons grâce au Seigneur pour Son immense don. Nous sommes très heureux pour ces trois nouveaux prêtres qui pourront œuvrer à temps plein au sein de la petite Eglise catholique au Loas. Tous trois se dédieront en particulier à l’action pastorale au sein du Vicariat apostolique de Luang Prabang. Ils seront pour moi une aide valide ». C’est ce qu’affirme Mgr Tito Banchong Thopanhong, Administrateur apostolique de Luang Prabang, à l’Agence Fides, communiquant sa joie suite à l’ordination de trois nouveaux prêtres laotiens. Il s’agit des Pères Paul Lattana Sunthon, Augustin Saegna Sii Bunti et Michel Kanthak Vilae Luong Di, appartenant tous au Vicariat apostolique de Luang Prabang, lesquels ont été ordonnés dans le cadre d’une Messe solennelle le 16 septembre dernier à Savannakhet, siège du Grand Séminaire interdiocésain qui assure la formation des Séminaristes laotiens.<br />A la Messe d’ordination, célébrée par S.Exc. Mgr Prida Inthirath, Vicaire apostolique de Savannakhet, étaient présents les deux autres Evêques du Laos, provenant des Vicariats apostoliques de Vientiane et Paksè, l’Administrateur apostolique de Luang Prabang, ainsi que deux autres Evêques, un venant de Thaïlande et l’autre de France, 54 prêtres provenant du Laos, du Vietnam et de Thaïlande, de nombreuses religieuses et plus de 1.000 fidèles catholiques arrivés de tout le pays.<br />Mgr Tito Banchong Thopanhong raconte à Fides : « Il s’est agi d’un moment de prière intense et de grande espérance pour nous, un moment historique au cours duquel nous avons reçu une effusion spéciale de la grâce de Dieu. Tout s’est déroulé au mieux, dans un climat de grande sérénité. Etaient également présentes les autorités civiles de la municipalité de Savannakhet. Nous nous sommes tous profondément réjouis et avons fêté cet événement ».<br />En 2005, à Vientiane, trente ans après la dernière ordination, remontant à 1975, avait été ordonné prêtre le Révérend Diacre Sophone Vilavongsy, laotien et missionnaire des Oblats de Marie Immaculée . En 2009, à Savannakhet, avait été ordonné à son tour le Révérend Diacre Matthieu Somdet Kaluan. En 2011, un autre nouveau prêtre a été ordonné en la personne du Révérend Diacre Pierre Buntha Silaphet. Sur un total de quelques 6 millions d’habitants, en majorité bouddhistes, les chrétiens au Laos ne représentent que 1% environ de la population, sachant que les catholiques sont au nombre de quelques 45.000. Outre les quatre Vicaires apostoliques, les prêtres diocésains présents dans le pays, en comptant les trois nouvellement ordonnés, sont désormais au nombre de 20, auxquels viennent s’ajouter 11 religieux prêtres.<br />L’Eglise au Laos se prépare maintenant à la célébration de la Béatification de 17 martyrs laotiens, prévue à Ventiane pour le 11 décembre prochain. En 2015, le Saint-Siège avait en effet reconnu le martyre du Père Mario Borzaga, jeune missionnaire italien des Oblats de Marie Immaculée, et du catéchiste laotien Paul. Par la suite, a également abouti une seconde cause de Béatification concernant 15 autres martyrs, missionnaires et laïcs laotiens. <br />Tue, 27 Sep 2016 13:01:16 +0200ASIE/LIBAN - 25% de chrétiens seulement parmi les libanais de moins de 25 anshttp://fides.org/fr/news/60846-ASIE_LIBAN_25_de_chretiens_seulement_parmi_les_libanais_de_moins_de_25_anshttp://fides.org/fr/news/60846-ASIE_LIBAN_25_de_chretiens_seulement_parmi_les_libanais_de_moins_de_25_ansBeyrouth – Actuellement, les chrétiens représentent 34% de la population libanaise enregistrée à l’Etat civil. Mais si l’on se concentre sur la strate de population libanaise de moins de 25 ans d’âge, la part des chrétiens diminue pour atteindre 25% seulement. Telles sont les données démographiques les plus éloquentes concernant l’actuelle importance numérique de la composante chrétienne de la population libanaise, telles que rendues publiques par le Vice-président de la Ligue maronite, Hiam Boustany, à l’occasion du Colloque tenu hier par le Mouvement pour la Terre au Couvent de Mar Yacoub, sis dans le village de Karm Saddeh, colloque qui a été dédié à la vente des terrains appartenant à des propriétaires chrétiens.<br />La rencontre d’étude – indiquent les moyens de communication libanais – s’est concentrée sur l’augmentation du nombre de passages de propriété de terrains par un temps propriétés de chrétiens à des propriétaires musulmans, confirmant que ce phénomène est en relation directe avec l’affaiblissement de la présence chrétienne dans de vastes zones rurales du pays ainsi que dans les zones côtières de Zgharta et de Kura. Le Colloque a lancé à nouveau l’alarme concernant la nécessité d’éviter tous abus et opérations immobilières illégitimes qui mettent en danger les équilibres démographiques sur lesquels se base également le système institutionnel libanais. <br />Tue, 27 Sep 2016 12:21:14 +0200AFRIQUE/ZAMBIE - Communiqué conjoint de la Conférence épiscopale et du Conseil des églises en Zambie contre la création d’un Ministère des Affaires religieuseshttp://fides.org/fr/news/60845-AFRIQUE_ZAMBIE_Communique_conjoint_de_la_Conference_episcopale_et_du_Conseil_des_eglises_en_Zambie_contre_la_creation_d_un_Ministere_des_Affaires_religieuseshttp://fides.org/fr/news/60845-AFRIQUE_ZAMBIE_Communique_conjoint_de_la_Conference_episcopale_et_du_Conseil_des_eglises_en_Zambie_contre_la_creation_d_un_Ministere_des_Affaires_religieusesLusaka – Catholiques et protestants de Zambie sont unis dans leur opposition à la création d’un Ministère des Affaires religieuses . « Face aux différents défis financiers et économiques que notre pays affronte actuellement, nous considérons que la création de ce ministère ne constitue pas une priorité urgente ni une décision prudente. Après tout, nous pensons que les zambiens désirent que leur pays soit une démocratie et non une théocratie » affirme un communiqué conjoint de la Conférence épiscopale de Zambie et du Conseil des églises en Zambie ), organisme qui regroupe les principales communautés protestantes du pays.<br />« Nous pensons que, en tant qu’Eglises et communautés de foi, nous avons jusqu’ici été capables d’exercer le mandat qui nous a été confié par Dieu et de contribuer de manière significative au développement national sans avoir ce ministère. Par suite, le Conseil des églises de Zambie et la Conférence épiscopale de Zambie s’opposent à la création du ministère précité » conclut le communiqué parvenu à Fides.<br />La parti du Président Edgar Chagwa Lungu, le Patriotic Front , qui a promu l’initiative, affirme que la création du nouveau ministère contribuera à régler les activités des principales Eglises du pays et surtout des différentes églises qui ont poussé comme des champignons et prennent pour cibles les personnes les plus vulnérables.<br />Le Président a nommé le pasteur pentecôtiste Godfridah Sumaili à la tête du nouveau Ministère. Le Parlement doit cependant encore ratifier tant la nomination en question que la création du Ministère lui-même. L’Evangelical Fellowship of Zambia , qui regroupe les églises pentecôtistes, a loué l’initiative du Président Lungu parce qu’elle « promeut les valeurs chrétiennes et attribue une plus grande signification à la déclaration indiquant que la Zambie est une nation chrétienne ». <br />Tue, 27 Sep 2016 11:54:32 +0200AMERIQUE/CHILI - Défense d’une communauté de Carmélites de la part de la Conférence des Religieux du Chili suite aux menaces pesant sur leur vie claustralehttp://fides.org/fr/news/60844-AMERIQUE_CHILI_Defense_d_une_communaute_de_Carmelites_de_la_part_de_la_Conference_des_Religieux_du_Chili_suite_aux_menaces_pesant_sur_leur_vie_claustralehttp://fides.org/fr/news/60844-AMERIQUE_CHILI_Defense_d_une_communaute_de_Carmelites_de_la_part_de_la_Conference_des_Religieux_du_Chili_suite_aux_menaces_pesant_sur_leur_vie_claustraleMaipo – Depuis 2012, au Chili, fait rage une bataille légale entre une société hydroélectrique, la Coyanco, et les Carmélites cloîtrées de Cajon del Maipo. La Coyanco cherche en effet à s’approprier d’une partie du terrain du monastère pour y faire passer les eaux qui alimenteront une centrale hydroélectrique en construction, laquelle fait partie d’une série de centrales situées sur la rive sud du fleuve Maipo.<br />La construction a été approuvée par une Commission de Ministres du gouvernement central sans prendre en considération les dommages environnementaux, l’invasion et la confiscation d’une partie du terrain du monastère qui serait de facto coupé en deux par le cours d’eau, et la destruction d’une grotte dédiée à Notre-Dame qui se trouve sur le parcours en question et appartient à la dévotion populaire locale.<br />La Conférence des Religieux du Chili a publié à ce propos une lettre de soutien aux religieuses, parvenue à Fides. Dans le document, la CONFERRE « exprime publiquement son soutien en ce moment critique que connaît la communauté des Carmélites déchaussées de l’Amour miséricordieux et de Notre-Dame du Mont Carmel de Cajon del Maipo, suite aux pressions, continues et répétées, auxquelles elle est soumise ».<br />« L’approbation du projet, décidée unilatéralement par un Comité de Ministres, viole la nature même de la vie claustrale » continue la lettre, rappelant un détail très important : « La Loi chilienne reconnaît le Droit canonique et les règles de tous les immeubles de propriété de l’Eglise, c’est-à-dire qu’un bien ecclésiastique est soumis à une double législation. Ceci, entre autres choses, est ce que n’a pas respecté la dernière décision, qui violerait la clôture et envahirait le territoire du monastère en vue d’une construction totalement étrangère à ses buts ».<br />« En tant que Religieux au Chili, nous désirons exprimer notre ferme soutien et nos prières en faveur des sœurs du Monastère des Carmélites déchaussées et nous leur demeurons proches en tout ce qui leur arrivera » conclut la lettre. <br />Tue, 27 Sep 2016 11:43:21 +0200ASIE/IRAQ - Rejet de toute modification du statut de la province de Ninive de la part du Parlement irakienhttp://fides.org/fr/news/60843-ASIE_IRAQ_Rejet_de_toute_modification_du_statut_de_la_province_de_Ninive_de_la_part_du_Parlement_irakienhttp://fides.org/fr/news/60843-ASIE_IRAQ_Rejet_de_toute_modification_du_statut_de_la_province_de_Ninive_de_la_part_du_Parlement_irakienBagdad – Le Parlement irakien a voté hier, 26 septembre, une motion visant à exclure toute hypothèse de modification des frontières et du statut juridique de la province septentrionale de Ninive. La motion, présentée par le parlementaire sunnite Ahmed Jarba, a obtenu un vaste consensus au sein de l’assemblée parlementaire, recueillant le soutien des forces chiites et de nombreux parlementaires sunnites. Le peuple irakien – a déclaré A Jarba après le vote – « rejette toute hypothèse préventive de répartition et de reconfiguration juridique de la plaine de Ninive ». Selon les partisans de la motion, toute modification des frontières et de l’actuel statut administratif et juridique de la province représenterait, au moment présent, une violation de la Constitution irakienne. Selon eux – indiquent des sources locales consultées par l’Agence Fides – les questions concernant la future organisation institutionnelle de la zone seront traitées seulement si et au moment où sera réalisée la pleine libération de ces terres de la coupe des djihadistes du prétendu « Etat islamique ». Dans tous les cas, les projets visant à reconfigurer la zone sur une base ethnique ou sectaire représentent autant de tentatives – promues par des forces extérieures – de conditionner les futurs scénarios politiques de la région « sous le prétexte de venir en aide aux minorités religieuses ».<br />La motion adoptée par le Parlement irakien représente un signal fort et intentionnel à l’encontre de toutes les hypothèses – cultivées tant à l’intérieur qu’en dehors de l’Irak – visant à subdiviser la province de Ninive et à en tirer des « zones protégées » réservées à des groupes minoritaires, ethniques et religieux, les dotant d’une vaste autonomie politique et administrative. Ces derniers temps , des campagnes et des initiatives politiques, lancées surtout aux Etats-Unis, avaient remis sur le devant de la scène les projets, régulièrement proposés, visant à transformer la plaine de Ninive en une zone autonome réservée aux populations chrétiennes, chaldéennes, syriennes et assyriennes. Le 9 septembre dernier, douze membres de la Chambre des Représentants des Etats-Unis – 9 républicains et 3 démocrates – avaient par ailleurs présenté à la Commission des Affaires étrangères de ladite Chambre une résolution visant à demander au Congrès et à la communauté internationale de promouvoir auprès du gouvernement irakien la reconnaissance d’une province correspondant à la plaine de Ninive organisée selon des critères juridiques cohérents avec « l’autodétermination de la part des populations indigènes ».<br />La résolution, présentée par le républicain Jeff Fortenberry au nom de ses collègues, appuyait sa requête sur une liste de 16 considérations, nombre desquelles faisaient référence aux campagnes réalisées au cours des mois précédents pour pousser l’administration américaine ainsi que d’autres instances politiques occidentales, à appliquer la définition de génocide aux différentes formes de brutalité et d’oppression perpétrées par les djihadistes du prétendu « Etat islamique » à l’encontre des chrétiens et d’autres groupes minoritaires. <br /><br /><br />Tue, 27 Sep 2016 11:20:29 +0200ASIE/INDE - Ouverture d’un café librairie destiné aux mineurs sans domicile fixe de la part d’un ancien enfant de la ruehttp://fides.org/fr/news/60841-ASIE_INDE_Ouverture_d_un_cafe_librairie_destine_aux_mineurs_sans_domicile_fixe_de_la_part_d_un_ancien_enfant_de_la_ruehttp://fides.org/fr/news/60841-ASIE_INDE_Ouverture_d_un_cafe_librairie_destine_aux_mineurs_sans_domicile_fixe_de_la_part_d_un_ancien_enfant_de_la_rueMumbay – Récemment, a été ouvert un café librairie destiné aux enfants pauvres de la rue dans la capitale financière de l’Inde. Il s’agit du Bombay to Barcelona, qui est né du rêve d’un ancien enfant de la rue qui, avec courage et application, a réalisé le projet. Le café, ouvert à la mi-août de cette année, accueille des personnes en tout genre et pratique des prix accessibles à tous. Par exemple, une tasse de thé ne coûte que 10 roupies indiennes , comme dans la rue. Le local est fréquenté par de nombreux anciens enfants de la rue de l’orphelinat Snehasadan de Mumbay, duquel provient également le propriétaire du Bombay to Barcelona. Certains y travaillent par ailleurs. Selon un recensement effectué par le Tata Institute of Social Sciences et par l’organisation de bénévoles Action Aid India, Mumbay compte 37.059 enfants vivant dans la rue, sachant que 2 sur 5 ont fait l’objet d’abus physiques, sexuels ou verbaux ou souffert la faim. <br />Tue, 27 Sep 2016 10:58:57 +0200ASIE/THAILANDE - Préparation du Mois missionnaire dans la crainte de l’application de mesures contre le blasphème à l’encontre du bouddhismehttp://fides.org/fr/news/60842-ASIE_THAILANDE_Preparation_du_Mois_missionnaire_dans_la_crainte_de_l_application_de_mesures_contre_le_blaspheme_a_l_encontre_du_bouddhismehttp://fides.org/fr/news/60842-ASIE_THAILANDE_Preparation_du_Mois_missionnaire_dans_la_crainte_de_l_application_de_mesures_contre_le_blaspheme_a_l_encontre_du_bouddhismeBangkok – « Au cours de cette phase, sous un pouvoir militaire, la société, et en particulier les jeunes, se plaint du manque de liberté et de pluralisme. Il n’est pas possible de critiquer le gouvernement. Mais nos activités pastorales ne sont pas troublées ou modifiées ». C’est ce que déclare à l’Agence Fides le Père Peter Watchasin, Directeur national des Œuvres pontificales missionnaires de Thaïlande, en parlant de la manière dont l’Eglise se prépare actuellement à vivre la Journée missionnaire mondiale du 23 octobre prochain.<br />Selon un certain nombre d’observateurs, la nouvelle Constitution de Thaïlande, approuvée le mois dernier, risque de miner l’harmonie religieuse dans le pays à cause d’une disposition qui impose à l’Etat de promouvoir le Bouddhisme Theravada, religion majoritaire au sein de la nation. Ce qui préoccupe surtout parmi les minorités religieuses chrétienne et musulmane, est la possible application de dispositions concernant le « blasphème ».<br />En effet, la nouvelle Constitution prévoit, en son article 67, que « l’Etat établit les mesures et les mécanismes visant à prévenir la profanation du bouddhisme sous toutes ses formes et encourage la participation de tous les bouddhistes en ce qui concerne l’application de tels mécanismes et mesures ». Par conséquent, tout acte interprété comme une menace ou un outrage au bouddhisme peut faire l’objet d’intervention et de répression de la part de l’Etat.<br />Pour éviter de potentiels problèmes causés par une interprétation extensive de cette disposition, le Premier Ministre, Chan-o-cha Prayut, dans une ordonnance prise le 22 août, a confirmé que l’Etat « protège toutes les religions reconnues » et soutient « toutes les fois qui contribuent au développement de la nation » sans violer la loi et les principes d’unité nationale.<br />Le gouvernement entend ainsi prévenir le déclenchement de conflits religieux au sein de la société. Dans une telle situation, « la communauté catholique – conclut le Père Watchasin – ne s’occupe pas de questions politiques mais continue à mener ses activités. Nous préparons actuellement le mois d’octobre missionnaire, après que l’Eglise ait vécu son Synode spécial en 2015. A la lumière de cette assemblée, en tant que catholiques, nous sommes à la recherche de nouveaux chemins permettant d’incarner l’Evangile dans le pays et de le vivre au sein de la société, dans l’économie, dans le monde politique afin de contribuer au bien commun de la nation ». <br />Tue, 27 Sep 2016 10:50:50 +0200AMERIQUE/COLOMBIE - Signature du traité de paix devant la tombe de Saint Pierre Claverhttp://fides.org/fr/news/60840-AMERIQUE_COLOMBIE_Signature_du_traite_de_paix_devant_la_tombe_de_Saint_Pierre_Claverhttp://fides.org/fr/news/60840-AMERIQUE_COLOMBIE_Signature_du_traite_de_paix_devant_la_tombe_de_Saint_Pierre_ClaverCartagena – Tous vêtus de blanc, en compagnie de Chefs d’Etat, de Présidents et de Secrétaires d’organismes internationaux, de Ministres des Affaires étrangères et d’autorités invitées à la signature de l’accord de paix définitif entre le gouvernement colombien et les FARC, ils ont participé à la liturgie présidée par S.Em. le Cardinal Pietro Parolin, Secrétaire d’Etat de Sa Sainteté, qui a eu lieu hier, 26 septembre, à Cartagena.<br />La célébration a été préparée dans un esprit interreligieux de manière à unir tous les participants en une prière commune pour la réconciliation et l’unité du pays. La première intervention a été celle du Président Juan Manuel Santos, qui a ainsi prié : « O Dieu, Père et Seigneur de la Colombie, donnes-nous d’être toujours entre Tes mains et de combattre ensemble pour devenir une seule famille, au sein de laquelle personne ne se sente seul et exclu ».<br />La liturgie s’est déroulée dans l’église principale de Cartagena, devant la tombe de Saint Pierre Claver , le missionnaire espagnol qui se dédia à l’assistance des esclaves noirs déportés d’Afrique, se battant pour leurs droits, saint auquel il a été rendu hommage au travers d’une couronne de fleurs alors que tous les participants répétaient le slogan « la justice embrasse la paix ». S.Em. le Cardinal Parolin a réaffirmé le soutien du Pape François à la cause de la paix, soulignant que la décision finale appartient aux seuls colombiens. « Le Saint-Père a suivi avec une grande attention les efforts de ces dernières années, la recherche de l’harmonie et de la réconciliation. A plusieurs reprises, il a encouragé ces efforts sans prendre part aux solutions concrètes qui ont été négociées et sur lesquelles les citoyens décideront de manière libre, en étant informés et conscients » a déclaré le Cardinal.<br />Au terme de la liturgie, a eu lieu la cérémonie de signature des accords de paix. Une phrase du discours de Rodrigo Londoño Echeverri – connu aussi sous le nom de Timochenko – jusqu’à quelques heures auparavant chef des FARC, a créé une grande surprise. Il a en effet déclaré : « Je demande pardon aux colombiens pour toute la douleur que nous avons occasionné. Personne ne doit en douter : nous cheminons vers la politique sans armes. Nous nous préparons tous à désarmer les esprits et les cœurs ». Maintenant, il ne manque plus que l’approbation des accords par la voie du référendum populaire, prévu pour Dimanche prochain, 2 octobre. <br />Tue, 27 Sep 2016 10:20:42 +0200AMERIQUE/PEROU - Taux d’abandon scolaire de 90% pour les fillettes en Amazoniehttp://fides.org/fr/news/60839-AMERIQUE_PEROU_Taux_d_abandon_scolaire_de_90_pour_les_fillettes_en_Amazoniehttp://fides.org/fr/news/60839-AMERIQUE_PEROU_Taux_d_abandon_scolaire_de_90_pour_les_fillettes_en_AmazonieLima – En Amazonie, neuf fillettes sur dix n’achèvent pas leurs études et la même situation vaut également pour sept fillettes sur dix de langue quechua. La pauvreté et le manque d’instruction causent actuellement de graves problèmes en termes de développement pour des milliers de jeunes dans les zones du pays caractérisées par la plus forte précarité. L’alarme concernant cet état de fait a été lancée par l’organisation humanitaire Care Perú, se dédiant à l’éradication de la pauvreté. Selon cette dernière, le manque d’instruction accroît également les taux de violence à l’encontre des femmes. « Ces fillettes sont condamnées à ne pas avoir d’avenir, à demeurer à la maison sans instruction, soumises à la violence » peut-on lire dans le communiqué envoyé à Fides. « Parmi les femmes privées d’instruction, environ 65% acceptent la violence contre 5% seulement parmi celles qui sont instruites ».<br />L’absence et l’abandon scolaire dans les régions d’Huancavelica ou de Loreto sont dus à différents facteurs, dont l’extrême pauvreté. Les familles préfèrent envoyer à l’école leurs garçons plutôt que leurs filles. La distance constitue elle aussi un problème. Parfois, en effet, au sein des zones rurales, les écoles font défaut. En outre, les mères qui n’ont pas reçu une instruction scolaire ne comprennent pas toujours l’importance que celle-ci pourrait avoir pour leurs filles. De cette manière, vient à se créer un cercle vicieux de pauvreté qui se perpétue de génération en génération.<br />Parmi les jeunes femmes sans instruction, le taux de maternité durant l’adolescence est quatre fois supérieur à celui des jeunes femmes scolarisées du même âge. Actuellement, Care Perù lance un programme pilote visant à faciliter les fillettes nécessiteuses et à leur fournir un soutien continu pour éviter qu’elles n’abandonnent les études. Au cours de la première phase du programme, est prévu l’accompagnement de 4.500 fillettes sachant que par la suite, il devrait s’étendre pour en prendre en charge 95.000 autres. Selon l’organisation, au moins 700.000 fillettes et adolescentes pauvres et sans aucune possibilité de développement vivent dans le pays.<br />L’Institut national de la statistique certifie de son côté que 21,8% des péruviens vivent dans la pauvreté. Au sein des zones rurales, 45,2% d’entre eux sont pauvres contre 14,5% dans les zones urbaines. Toutefois, au cours de ces cinq dernières années, 2,285 millions de personnes sont sorties de la condition de pauvreté. <br />Tue, 27 Sep 2016 09:24:33 +0200ASIE/LIBAN - Prise de position du Ministre de l’Information libanais sur la place des moyens de communication chrétiens au Proche Orienthttp://fides.org/fr/news/60838-ASIE_LIBAN_Prise_de_position_du_Ministre_de_l_Information_libanais_sur_la_place_des_moyens_de_communication_chretiens_au_Proche_Orienthttp://fides.org/fr/news/60838-ASIE_LIBAN_Prise_de_position_du_Ministre_de_l_Information_libanais_sur_la_place_des_moyens_de_communication_chretiens_au_Proche_OrientBeyrouth – « Le rôle des moyens de communication chrétiens au Proche-Orient ne peut se limiter à la diffusion de nouvelles concernant des événements religieux. Ils sont appelés également à affronter les problèmes politiques et sociaux, avec une attention particulière à ceux liés à la pauvreté, à l’exploitation et aux différences de classes ». C’est en ces termes que le Ministre de l’Information libanais, Ramzi Jreige, a déterminé l’une des lignes directrices qui représente la vocation spécifique des moyens de communication d’inspiration chrétienne oeuvrant dans les pays du Proche-Orient. Ces considérations ont été exprimées le 23 septembre dans le cadre de la Conférence des moyens de communication chrétiens au Proche-Orient organisée par le groupe Télé Lumière-Nursat sous le patronage des Patriarches d’Orient.<br />Au Colloque, ont participé des représentants de moyens de communication chrétiens provenant de Syrie, de Palestine, du Liban, d’Irak, de Jordanie et d’Egypte. Le Ministre libanais, se référant en particulier à la pénible crise institutionnelle que connaît actuellement son pays, a souligné que les moyens de communication chrétiens peuvent jouer un rôle de premier plan afin de favoriser le dépassement de ce moment difficile, dénonçant « l’effondrement des institutions constitutionnelles, la corruption et la violation des droits fondamentaux et des libertés publiques ». Le représentant du gouvernement libanais a également invité les moyens de communication chrétiens à « donner la possibilité aux représentants des autres communautés d’exprimer leurs propres opinions ». A cet égard, l’Archevêque maronite de Beyrouth, S.Exc. Mgr Boulos Matar, participant lui aussi à la rencontre, a réaffirmé qu’au Proche-Orient, les chrétiens n’entendent pas œuvrer pour se garantir un destin exclusif, « séparé de celui des musulmans ». <br />Mon, 26 Sep 2016 12:46:51 +0200AFRIQUE/RD CONGO - Audience du Pape François au Président de RDC sur fond d’impasse politique et d’affrontements à Kanangahttp://fides.org/fr/news/60837-AFRIQUE_RD_CONGO_Audience_du_Pape_Francois_au_President_de_RDC_sur_fond_d_impasse_politique_et_d_affrontements_a_Kanangahttp://fides.org/fr/news/60837-AFRIQUE_RD_CONGO_Audience_du_Pape_Francois_au_President_de_RDC_sur_fond_d_impasse_politique_et_d_affrontements_a_KanangaKinshasa – Plus d’une centaine de personnes ont trouvé la mort dans les combats opposant les partisans de Kamwena Nsapu, un chef trial tué en août, et les forces de sécurité protégeant l’aéroport de Kananga, la capitale du Kasai-central, au centre de la République démocratique du Congo. Les affrontements avaient débuté le 22 septembre lorsque les partisans de Kamwena Nsapu avaient attaqué l’aéroport, en en prenant le contrôle jusque dans l’après-midi du 23, lorsque les forces de sécurité sont parvenues à les en chasser après de violents combats. La majeure partie des victimes est composée de rebelles alors que huit militaires ont perdu la vie.<br />Kamwena Nsapu avait été tué le 12 août dans le cadre d’affrontements avec les forces de police. Le chef tribal avait défié les autorités de l’Etat, en affirmant avoir créé une milice pour chasser la police de son territoire de référence.<br />Entre temps, l’impasse politique demeure après que le dialogue national entre majorité et opposition ait été suspendu suite aux graves incidents intervenus dans la capitale, Kinshasa, au cours de ces derniers jours.<br />Aujourd’hui, 26 septembre, le Président congolais, Joseph Kabila Kabange, a été reçu en audience au Vatican par le Pape François. <br />Mon, 26 Sep 2016 12:36:11 +0200AFRIQUE/KENYA - Appel à l’unité du peuple de la part de l’Archevêque de Nairobihttp://fides.org/fr/news/60835-AFRIQUE_KENYA_Appel_a_l_unite_du_peuple_de_la_part_de_l_Archeveque_de_Nairobihttp://fides.org/fr/news/60835-AFRIQUE_KENYA_Appel_a_l_unite_du_peuple_de_la_part_de_l_Archeveque_de_NairobiNairobi – « Les adultes devraient apprendre des enfants. Ils travaillent ensemble et ne se disputent pas. Rendons-nous compte d’où nous venons mais en travaillant ensemble, comme un seul peuple » a déclaré S.Em. le Cardinal John Njue, Archevêque de Nairobi, au cours des célébrations marquant ses 30 années d’épiscopat, en la Paroisse Saint Paul Makima d’Embu, ville dont il est originaire.<br />A cette occasion, le Cardinal a exhorté les kenyans à surmonter le tribalisme en les mettant en garde contre le risque de tomber dans les divisions et les violences alors que le Kenya s’approche des élections de 2017.<br />En 2007-2008, le Kenya a été secoué par des violences post-électorales de nature tribales, alimentées par des responsables politiques sans scrupule. « Lorsque les responsables luttent, ceux qui sont en dessous d’eux souffrent » a rappelé le Cardinal. « Faisons l’effort de mettre fin au tribalisme et de nous aimer les uns les autres ».<br />Le Cardinal Njue a enfin exhorté les fidèles à prier afin que le Seigneur continue à l’aider dans son service à l’Eglise. <br />Mon, 26 Sep 2016 12:06:28 +0200ASIE/JORDANIE - Réprobation suite à l’homicide de Nahed Hattar de la part du Vicaire patriarcal pour la Jordanie du Patriarcat latin de Jérusalemhttp://fides.org/fr/news/60836-ASIE_JORDANIE_Reprobation_suite_a_l_homicide_de_Nahed_Hattar_de_la_part_du_Vicaire_patriarcal_pour_la_Jordanie_du_Patriarcat_latin_de_Jerusalemhttp://fides.org/fr/news/60836-ASIE_JORDANIE_Reprobation_suite_a_l_homicide_de_Nahed_Hattar_de_la_part_du_Vicaire_patriarcal_pour_la_Jordanie_du_Patriarcat_latin_de_JerusalemAmman – Le brutal assassinat de l’intellectuel et activiste politique jordanien Nahed Hattar, tué hier à Amman devant l’entrée du tribunal, provoque également l’indignation et le deuil des catholiques jordaniens. S.Exc. Mgr Maroun Lahham, Vicaire patriarcal pour la Jordanie du Patriarcat latin de Jérusalem, exprime la réprobation de toute la communauté suite au délit atroce qui, selon lui, ne doit pas, dans tous les cas, être présenté comme un crime causé par un mobile de nature religieuse. « Le facteur déclenchant – indique à l’Agence Fides l’Archevêque – est politique et idéologique et non religieux ». Il s’agit d’un concept exprimé également dans un communiqué diffusé par le Vicariat patriarcal, qui fait remarquer que « les différences politiques et idéologiques doivent être traitées et affrontées au travers des instruments du dialogue et de la confrontation et ne doivent jamais porter à la mort et à l’effusion de sang ».<br />Le communiqué du Vicariat contient également une invocation au Dieu Tout Puissant afin qu’Il « protège notre bien-aimée Jordanie de toute intention visant à compromettre l’unité nationale et que le pays se renforce sous la conduite de S.M. le Roi Abdallah II Ibn al Hussein ». Le Message exprime par ailleurs des condoléances à tous les membres de la famille de l’intellectuel assassiné.<br />Nahed Hattar appartenait à une famille catholique de rite latin mais n’était pas croyant. Lorsqu’il était étudiant, il était déjà connu pour son adhésion militante à des positions hypercritiques de gauche. Par le passé, il avait à plusieurs reprises dû défendre ses opinions en justice, y compris contre des accusations de dénigrement de la Monarchie hachémite.<br />En août, l’intellectuel âgé de 56 ans avait été cité en jugement pour avoir partagé sur Facebook une caricature intitulée « le dieu du Daesh » dans lequel un djihadiste connu et lié au prétendu « Etat islamique », tué récemment par un raid américain, était représenté alors que, dans sa tente au paradis, il se trouvait au lit avec deux femmes, et ordonnait à Dieu de manière méprisante de lui porter un verre de vin. La reprise de la caricature de la part de l’intellectuel bien connu avait suscité des réactions de ressentiment sur les réseaux sociaux, accompagnées d’attaques féroces qui frappaient N. Hattar notamment en tant que « chrétien ». Il avait répondu aux accusations en se qualifiant lui-même de « non croyant » alors que les groupes islamistes faisaient appel aux autorités civiles en demandant que soient poursuivis légalement ceux qui diffusent du matériel minant l’unité nationale.<br />Un mandat d’arrêt à l’encontre de N. Hattar avait été émané le 12 août dernier. L’intellectuel avait été renvoyé en jugement, notamment sous l’inculpation de diffusion de « matériel visant à frapper le sentiment et le credo religieux ». Au cours de la journée d’hier, il se rendait au tribunal pour y participer à une audience relative à cette controverse lorsqu’il a été tué par balles par un homme barbu et portant une thobe – la tunique arabe très largement utilisée au sein des groupes islamistes – qui a ouvert le feu par trois fois contre lui à l’aide d’une arme de poing sur les marches du tribunal.<br />Les résultats des élections législatives jordaniennes qui ont eu lieu la semaine passée ont confirmé que le bloc conduit par le Front d’action islamique, branche politique des Frères musulmans au sein du Royaume hachémite, est revenu au parlement, obtenant 15 des 130 sièges après que les forces islamistes aient boycotté les consultations similaires de 2010 et 2013. Il s’agit du bloc politique le plus compact et le plus organisé, attendu que les autres candidats élus sont en grande partie des représentants de groupes claniques ou tribaux unis entre eux seulement par leur loyalisme vis-à-vis de la Monarchie hachémite. « Dans tous les cas – indique Mgr Lahham à Fides – il n'est pas dit que les parlementaires islamistes se poseront dans une position d'opposition frontale vis-à-vis de l'actuel ordre politique de la Jordanie : les éléments les plus fanatiques n'ont pas été élus et ceux qui se trouvent parmi les élus au Parlement représentent l'aile politique la plus compétente, en mesure de traiter avec les autres parlementaires et avec le gouvernement selon les logiques propres à la dialectique politique ». <br />Mon, 26 Sep 2016 12:00:18 +0200ASIE/INDE - Critiques d’un Jésuite à propos d’un projet de loi sur la sécurité intérieure pouvant conduire à la suspension des droits civilshttp://fides.org/fr/news/60834-ASIE_INDE_Critiques_d_un_Jesuite_a_propos_d_un_projet_de_loi_sur_la_securite_interieure_pouvant_conduire_a_la_suspension_des_droits_civilshttp://fides.org/fr/news/60834-ASIE_INDE_Critiques_d_un_Jesuite_a_propos_d_un_projet_de_loi_sur_la_securite_interieure_pouvant_conduire_a_la_suspension_des_droits_civilsAhmedabad – Le projet de loi sur la sécurité intérieure, qui sera présenté au Parlement du Gujarat en vue de son approbation, « constitue une mesure draconienne, indéfendable, qui suspend les droits civils et donne à la police le pouvoir d’arrêter quiconque sur la base d’un simple soupçon ». C’est ce qu’indique à l’Agence Fides le Père Cedric Prakash SI, activiste des droits fondamentaux, critiquant le projet que le gouvernement de l’Etat sis dans l’ouest de l’Inde, entend faire adopter. Le projet de loi, qui devrait être présenté à l’Assemblée de l’Etat au cours de sa prochaine session, « nie les droits fondamentaux des citoyens et va à l’encontre de l’esprit de la Constitution indienne » affirme le Père Prakash, rappelant que le projet prévoit la possibilité d’arrêter des personnes seulement parce que soupçonnées de constituer une menace pour la sécurité intérieure ainsi que la surveillance électronique de structures publiques et privées, conférant de vastes pouvoirs spéciaux à la police. Le texte sert, selon le gouvernement, à lutter contre le terrorisme, les mouvements insurrectionnels, le communautarisme et les violences de castes. « Mais tout cela est très ironique attendu que les responsables d’actes de ce genre perpétrés en 2002 au Gujarat occupent maintenant de hautes fonctions de pouvoir et de privilège dans le pays et sont entourés par l’immunité » note le Jésuite.<br />« Cette loi a été conçue pour suffoquer la dissension de vastes strates de la société, pour suffoquer les défenseurs des droits fondamentaux et quiconque revendique ses propres droits légitimes et démocratiques » poursuit-il. « Les voix de protestation et de dissension au Gujarat et ailleurs ne peuvent être mises sous silence. Ceux qui prennent position en faveur de la vérité et de la justice ne pourront être bâillonnés ».<br />L’Etat duquel était Premier Ministre Narendra Modi avant de devenir Premier Ministre de l’Union indienne, n’est pas nouveau en ce qui concerne ce genre de mesures restrictives, comme le montre l’adoption, en 2013, du Gujarat Freedom of Religion Act, qui rend obligatoire l’autorisation de l’autorité civile avant de pouvoir changer de religion. « Bien qu’elle se vante de respecter la liberté religieuse, l’Inde n’a pas retiré jusqu’à ce jour cette loi anticonstitutionnelle » remarque le Père Prakash. <br />Mon, 26 Sep 2016 11:54:53 +0200ASIE/YEMEN - Accusations contre les huthis à propos du recrutement d’enfants soldats parmi les réfugiés somalienshttp://fides.org/fr/news/60833-ASIE_YEMEN_Accusations_contre_les_huthis_a_propos_du_recrutement_d_enfants_soldats_parmi_les_refugies_somalienshttp://fides.org/fr/news/60833-ASIE_YEMEN_Accusations_contre_les_huthis_a_propos_du_recrutement_d_enfants_soldats_parmi_les_refugies_somaliensSanaa – Le Président du Yémen reconnu par la communauté internationale a accusé les rebelles huthis de recruter des enfants soldats parmi les réfugiés somaliens. Différents groupes qui oeuvrent en faveur du respect des droits fondamentaux ont condamné la situation terrible que vivent les civils au Yémen, persécutés tant par le groupe armé chiite des huthis que par la coalition militaire conduite par l’Arabie Saoudite. Cette dernière est intervenue dans le conflit yéménite à compter de la fin de mars 2015 pour appuyer le gouvernement du Yémen dans sa lutte contre les rebelles huthis appuyés par l’Iran. Un communiqué envoyé à l’Agence Fides indique que, récemment, le Yemen Data Project, groupe formé par des universitaires et des activistes des droits fondamentaux, a déclaré que plus d’un tiers des attaques perpétrées par la coalition ont visé des structures civiles telles que des mosquées, des écoles, des hôpitaux et des marchés. <br />Mon, 26 Sep 2016 11:31:08 +0200AMERIQUE/VENEZUELA - Prise de position de la Conférence épiscopale à propos des violations des droits fondamentaux des détenushttp://fides.org/fr/news/60832-AMERIQUE_VENEZUELA_Prise_de_position_de_la_Conference_episcopale_a_propos_des_violations_des_droits_fondamentaux_des_detenushttp://fides.org/fr/news/60832-AMERIQUE_VENEZUELA_Prise_de_position_de_la_Conference_episcopale_a_propos_des_violations_des_droits_fondamentaux_des_detenusCoro – La Conférence épiscopale vénézuélienne a exprimé sa préoccupation à propos de la situation carcérale dans le pays et exhorté les autorités à garantir les droits des détenus, comme le prévoit la Constitution et le Code pénal. Elle l’a fait par le biais d’une communiqué publié en la fête de Notre-Dame de la Miséricorde, le 24 septembre, communiqué qui a été signé par l’Archevêque de Coro, S.Exc. Mgr Roberto Luckert, Président de la Commission Justice et Paix de la CEV. Nous exhortons « le gouvernement, au travers de ses organes compétents, à respecter et à faire respecter les droits et les garanties dont jouissent les détenus et leurs familles » peut-on lire dans le communiqué envoyé à Fides. Le texte souligne : « Nous demandons aux fonctionnaires de rechercher la justice, le sens de l’équité et la rapidité dans leur travail » parce que, dans les prisons vénézuéliennes, les droits fondamentaux des détenus sont actuellement violés.<br />A ce propos, sont cités le surpeuplement des prisons, le « manque total » de structures et de règles sanitaires, « l’usage excessif de la force de la part des autorités », le retard apporté dans les procédures judiciaires et l’existence de groupes de détenus ayant la permission de mener des activités criminelles à l’intérieur des prisons. En outre, les familles des détenus subissent des traitements « inhumains et dégradants ».<br />Cette situation a été également signalée par l’opposition politique au Parlement, en particulier en ce qui concerne les traitements durs, tels que l’isolement, auxquels sont soumis les prisonniers politiques. Le 4 septembre, Tarek William Saab, Défenseur du Peuple – sorte de Médiateur pour la défense des droits des citoyens – a dénoncé le surpeuplement des prisons du pays, le qualifiant d’inouï en ce que sont dépassées jusqu’à dix fois les capacités des structures pénitentiaires, avec plus de 30.000 détenus sur l’ensemble du territoire. En particulier, sont concernées les personnes en attente de jugement et celles qui attendent d’être transférées dans les centres de détention et se trouvent encore dans les commissariats de police ou les casernes de la garde nationale. <br />Mon, 26 Sep 2016 11:11:42 +0200AMERIQUE/MEXIQUE - Découverte du corps du prêtre enlevé le 19 septembrehttp://fides.org/fr/news/60831-AMERIQUE_MEXIQUE_Decouverte_du_corps_du_pretre_enleve_le_19_septembrehttp://fides.org/fr/news/60831-AMERIQUE_MEXIQUE_Decouverte_du_corps_du_pretre_enleve_le_19_septembreMichoacan – Au cours de la Messe qu’il a célébré hier, Dimanche 25 septembre, à San Rafael de Puruándiro, S.Em. le Cardinal Alberto Suárez Inda, a annoncé qu’hier avait été retrouvé le corps sans vie du Père José Alfredo Lopez Guillen, dans une zone de la commune de Michoacan. Le prêtre avait été enlevé le lundi 19 septembre .<br />Le corps a été trouvé dans la localité connue sous le nom de La Guayaba sur le territoire de la commune de Michoacan, non loin de la Paroisse de la Très Sainte Trinité dont le Père Lopez Guillen était Curé.<br />Le Cardinal Suárez Inda, Archevêque de Morella, a annoncé la triste nouvelle à ses fidèles au cours de la Messe, bien que les autorités de police n’aient confirmé l’homicide que plus tard, indiquant que le prêtre était mort des suites de blessures d’arme à feu. La source de Fides indique être dans l’attente d’un communiqué de l’Archidiocèse. Hier également, avant de réciter l’Angelus avec les fidèles réunis Place Saint-Pierre, le Pape François avait déclaré : « J’assure ma prière en faveur du cher peuple mexicain, afin que cesse le violence qui, ces jours-ci, a frappé également un certain nombre de prêtres ». <br /><br /><br />Mon, 26 Sep 2016 09:26:25 +0200ASIE/SYRIE - Prière des enfants à Alep pour implorer la fin des massacres d'enfantshttp://fides.org/fr/news/60830-ASIE_SYRIE_Priere_des_enfants_a_Alep_pour_implorer_la_fin_des_massacres_d_enfantshttp://fides.org/fr/news/60830-ASIE_SYRIE_Priere_des_enfants_a_Alep_pour_implorer_la_fin_des_massacres_d_enfantsAlep – Des centaines d'enfants d'Alep, chrétiens et musulmans se rencontreront le 6 octobre prochain pour demander par leurs prières que, dans la ville martyre dans laquelle ils vivent, et dans toute la Syrie, cesse la spirale de mort qui s'est déchainée ces derniers jours avec une cruauté particulière envers les plus jeunes et les plus désarmés. C'est ce qu'indique à l'Agence Fides S.Exc. Mgr Boutros Marayati, Archevêque d'Alep des Arméniens catholiques. L'initiative, provenant des Pères franciscains, impliquera en premier lieu les élèves des écoles. Ils apposeront également leurs signatures et leurs empreintes digitales sur un appel visant à demander aux puissants de ce monde de mettre un terme aux massacres qui frappent avec une cruauté particulière les enfants qui, dans tous les conflits, sont les plus vulnérables. « Mais surtout, ils prieront. Ils prieront pour tous les jeunes de leur âge et nous confions dans le fait que la prière des enfants soit plus puissante que la nôtre » ajoute l'Archevêque.<br />Les bombardements et les massacres de civils ont montré justement à Alep de manière dévastatrice le naufrage de la trêve, fragile et partielle, proclamée moins de deux semaines en arrière. A cet égard, l'Archevêque est en mesure de fournir des nouvelles directes sur ce qui se passe – ou pourrait se passer – dans la métropole syrienne. « Mercredi dernier – indique Mgr Marayati – les représentants du gouvernement et de l'armée syrienne ont convoqué une réunion pour expliquer que, prochainement, ils auraient diffusé un appel à la population civile se trouvant dans les quartiers contrôlés par les rebelles. L'appel, diffusé par la télévision et au moyen des réseaux sociaux, avertissait que des passages auraient été laissés ouverts pour permettre à la population de quitter les quartiers en question et de se diriger dans des zones indiquées comme sûres, sans crainte de subir de représailles. En effet, de nombreuses familles de civils ont quitté ces quartiers et ont été accueillies dans la zone contrôlée par l'armée syrienne, confirmant ainsi que l'appel était en quelque manière arrivé à destination. Pour les groupes qui arrivent, ont été également prédisposées des structures d'habitation pour les recevoir. Cependant, il ne s'est pas agi d'une évacuation de masse. Peut-être nombreux sont ceux qui ne peuvent pas sortir et l'appel contenait par ailleurs une échéance, l'ultimatum arrivant à échéance dans les prochains jours. Il existe donc le risque que bientôt une nouvelle vague de bombes et de sang se déchaine, si les puissances qui se trouvent derrière les deux parties en guerre ne décident pas de mettre véritablement fin à cette sale guerre ». <br /><br /><br />Sat, 24 Sep 2016 08:14:42 +0200ASIE/JORDANIE - Déclarations du Vicaire patriarcal pour la Jordanie du Patriarcat latin de Jérusalem à propos des résultats électorauxhttp://fides.org/fr/news/60829-ASIE_JORDANIE_Declarations_du_Vicaire_patriarcal_pour_la_Jordanie_du_Patriarcat_latin_de_Jerusalem_a_propos_des_resultats_electorauxhttp://fides.org/fr/news/60829-ASIE_JORDANIE_Declarations_du_Vicaire_patriarcal_pour_la_Jordanie_du_Patriarcat_latin_de_Jerusalem_a_propos_des_resultats_electorauxAmman – Parmi les 130 nouveaux membres du Parlement jordanien élus dans le cadre des élections législatives du 20 septembre, les chrétiens seront au nombre de 9 soit le nombre minimum garanti à la minorité chrétienne par le système des quotas électoraux. « Mais parmi eux – indique à l'Agence Fides S.Exc. Mgr Maroun Lahham, Vicaire patriarcal pour la Jordanie du Patriarcat latin de Jérusalem – ne se trouvent aucun des candidats chrétiens qui s'étaient présentés au sein des listes des groupes islamistes qui pourtant ont obtenu un bon résultat électoral ».<br />Le système des quotas – explique à Fides l'Archevêque – prévoit que, dans chaque liste, y compris celles de matrice islamiste issues de groupes proches des Frères musulmans – soient présents parmi les candidats au moins une femme, un chrétien et un membre de la minorité circassienne et tchétchène. C'est pourquoi certains candidats chrétiens, par exemple à Amman et à Madaba, ont accepté de se présenter aux élections sur les listes islamistes. Cependant, les électeurs de tendance islamiste ont concentré leurs votes sur les candidats de leur propre courant, laissant hors du Parlement tous les chrétiens qui s'étaient portés candidats sur ces listes ».<br />Les résultats électoraux confirment que le bloc conduit par le Front d'Action islamique, branche politique des Frères musulmans en Jordanie, est revenu au Parlement, obtenant 15 des 130 sièges, après que les forces islamistes aient boycotté les élections législatives de 2010 et 2013. Il s'agit du bloc politique le plus compact et le mieux organisé, attendu que les autres candidats élus sont en grande partie des représentants de groupes claniques ou tribaux unis entre eux seulement par le loyalisme partagé envers la Monarchie hachémite. « Dans tous les cas – fait remarquer Mgr Lahham – il n'est pas dit que les parlementaires islamistes se poseront dans une position d'opposition frontale vis-à-vis de l'actuel ordre politique de la Jordanie: les éléments les plus fanatiques n'ont pas été élus et ceux qui se trouvent parmi les élus au Parlement représentent l'aile politique la plus compétente, en mesure de traiter avec les autres parlementaires et avec le gouvernement selon les logiques propres à la dialectique politique ».<br />Outre au quota destiné aux chrétiens, la loi jordanienne réserve 15 sièges parlementaires aux femmes et trois aux circassiens et aux tchétchènes. Seuls 56 membres de l'ancien Parlement ont été réélus et parmi les parlementaires chrétiens, un renouvellement notable s'est enregistré. « Sur les 9 baptisés élus – confirme à Fides Mgr Lahham – seuls trois faisaient déjà partie de la précédente Assemblée parlementaire, les six autres sont des nouveaux venus ». <br />Sat, 24 Sep 2016 08:13:58 +0200