Fides News - French (Standard)http://fides.org/Les Dépêches de l'Agence FidesfrLes contenus du site sont publiés sous licence Creative Commons.ASIE/MYANMAR - Lettre des responsables religieux à la population sur l’avenir de la nationhttp://fides.org/fr/news/64243-ASIE_MYANMAR_Lettre_des_responsables_religieux_a_la_population_sur_l_avenir_de_la_nationhttp://fides.org/fr/news/64243-ASIE_MYANMAR_Lettre_des_responsables_religieux_a_la_population_sur_l_avenir_de_la_nationYangon – « L’avenir du Myanmar se fonde sur sa riche histoire et tradition de coexistence multi religieuse et multiethnique. Au niveau le plus profond, cet avenir prometteur est assuré par les valeurs et les vertus de la compassion, du bien-être partagé et de la justice présentes au sein des grandes traditions religieuses du Myanmar ». C’est ce qu’affirment les responsables religieux du Myanmar réunis au sein du forum « Religions pour la paix », présidé par S.Em. le Cardinal Charles Maung Bo, Archevêque de Yangon, dans une Lettre spéciale à la population diffusée en ce jour, 24 mai, et dont le texte a été transmis à l’Agence Fides.<br />Le texte indique : « En tant que responsables bouddhistes, chrétiens, hindous et musulmans du Myanmar et de toute la région, nous vous écrivons en solidarité avec l’espérance de la paix. Nous sommes maintenant unis en ce moment crucial où se détermine l’avenir de cette nation. Au travers des inlassables efforts d’hommes et de femmes innombrables, vous vous êtes efforcés de surmonter la souffrance et de guérir les blessures du pays. Le Myanmar a démontré au monde qu’une transition pacifique au pouvoir était possible ».<br />La lettre rappelle que, « au cours de la grande catastrophe de Nargis, en 2008, les moines bouddhistes sauvèrent les personnes frappées dans tous les villages, que les agences humanitaires chrétiennes distribuèrent des aides à ceux qui souffraient sans distinction d’ethnie, de religion, tous les groupes s’unissant pour aider leurs compatriotes, hommes et femmes ». Le document affirme : « la compassion et la vie commune représentent les valeurs et les vertus fondamentales de la population du Myanmar et l’unité dans la diversité constitue la force de cette nation ».<br />Les responsables religieux réaffirment par ailleurs : « Nous refusons l’usage impropre de la religion et de la race pour diviser notre peuple », s’engageant à apporter leur contribution « afin de résoudre les conflits intercommunautaires et pour faire progresser la réconciliation nationale », exprimant « des prières pour la paix à la Conférence de Panglong » qui « renforcera la transition de la dictature à la démocratie, du conflit à la paix ».<br />Les responsables religieux prennent acte des « hostilités croissantes et des grands flux de personnes au sein des Etats Kachin et Shan qui affaiblissent ultérieurement le processus de paix et de réconciliation », s’engageant à « œuvrer avec le gouvernement pour parvenir à un accord national sur la base d’un système fédéral et démocratique au Myanmar ».<br />La lettre affirme encore : « Nous partageons une vision du développement du Myanmar qui se base sur la notion de dignité humaine, de droits fondamentaux et de bien commun. A la base de la paix durable se trouve le respect et la réalisation de la dignité humaine, l’imprescriptible et sacrée essence enracinée dans notre nature d’êtres humains et de peuples ». Les responsables exhortent aussi à se souvenir que « l’héritage spirituel profond du Myanmar s’exprime dans les enseignements des grandes religions du monde pratiquées dans ce pays » : le bouddhisme, le Christianisme, l’islam et l’hindouisme, traditions religieuses qui enseignent « la compassion et la réconciliation », comme l’a rappelé le Pape François lors de sa visite apostolique dans le pays.<br />Remarquant « l’incitation à la haine sur les réseaux sociaux qui viole les principes spirituels fondamentaux de tolérance et de respect », et les grandes masses de réfugiés, les responsables religieux « implorent le gouvernement de l’Union d’entreprendre les actions nécessaires afin d’assurer la paix et le bien-être des populations évacués et marginalisées », citant la difficile condition de toutes les communautés qui vivent dans l’Etat Rakhine.<br />Dans cette situation, les Nations unies sont invitées à « faciliter le processus visant à donner vie à la paix, au développement, à l’instruction et aux droits fondamentaux pour l’ensemble des communautés présentes au sein de l’Etat Rakhine », en souhaitant « une solution basées sur la dignité humaine et le bien-être partagé ». « L’avenir du peuple du Myanmar est dans nos prières » conclut la Lettre, portant la signature du Cardinal Bo et de tous les responsables religieux du forum « Religions pour la paix ». Thu, 24 May 2018 13:52:12 +0200AFRIQUE/MOZAMBIQUE - Engagement de la Confédération des Associations catholiques en faveur du soin des malades du SIDAhttp://fides.org/fr/news/64242-AFRIQUE_MOZAMBIQUE_Engagement_de_la_Confederation_des_Associations_catholiques_en_faveur_du_soin_des_malades_du_SIDAhttp://fides.org/fr/news/64242-AFRIQUE_MOZAMBIQUE_Engagement_de_la_Confederation_des_Associations_catholiques_en_faveur_du_soin_des_malades_du_SIDAMaputo – Au Mozambique, le SIDA représente une maladie qui est considérée comme un véritable châtiment et le malade est de ce fait souvent répudié par sa propre famille et abandonné à son destin. Malgré la fourniture gratuite des antirétroviraux, de nombreux patients ne parviennent pas à être constants dans leur traitement et abandonnent les soins. D’un côté, les conditions en vue d’une alimentation correcte n’existent pas et la prise des médicaments à jeun provoque des gastrites, des vertiges et d’autres problèmes de santé. D’autre part, il est souvent nécessaire d’intégrer avec d’autres médicaments payants les traitements gratuits et les patients n’ont pas les moyens de couvrir ces dépenses. A cela vient également s’ajouter la faible conscience de l’importance du traitement et des conséquences de sa suspension, ainsi que le manque de compréhension des informations fournies par les médecins et d’autres motivations personnelles.<br />Pour tenter de faire face à ce grave problème, la Confédération des Associations catholiques présentes dans le pays a créé en 2008 à Maputo le Centre Hakumana qui, en xangana, langue parlée dans certaines zones du centre et du sud du Mozambique, signifie « accueil, famille, foyer ».<br />« Il s’agit d’un centre diurne dans lequel sont accueillies les mères ayant des enfants séropositifs et qui, depuis lors, offre un soutien alimentaire, sanitaire, psychologique, informatif et de réhabilitation à de très nombreuses familles vivant dans le Bairro Maxaquene, l’une des périphéries s’étendant en dehors de Maputo » indique à Fides Sœur Angelina Zenti, combonienne et référent du projet.<br />Le projet prévoit de soutenir 500 malades du SIDA, en majorité femmes et enfants, souvent orphelins, malnutris et eux-mêmes séropositifs, leur garantissant les médicaments, la nourriture, un abri et une petite somme hebdomadaire permettant d’aider les plus défavorisés à payer leur loyer ou à les aider à restructurer leurs maisons.<br />« Parmi les objectifs préfixés – poursuit la religieuse – se trouve celui d’offrir une formation et une information sur les développements de la maladie afin d’éviter d’inutiles stigmatisation et d’en prévenir la transmission, mais aussi ceux d’améliorer l’alimentation des mères et des enfants séropositifs, de réaliser des cours finalisés à la réinsertion dans le monde du travail, d’aider les plus nécessiteux à payer leur loyer ou la restructuration de leur maison ».<br />Le centre offre en outre la possibilité de suivre des cours de couture pour apprendre un métier, des cours d’information sur la maladie et sur l’hygiène. Il permet aussi de disposer d’un soutien psychologique et garantit aux plus jeunes des cours de soutien scolaire et d’alphabétisation. Aujourd’hui, les activités du centre peuvent avoir lieu grâce à la collaboration de bénévoles, tant parmi le personnel médical spécialisé que pour ce qui concerne les autres figures présentes, et des religieuses missionnaires comboniennes et d’autres Congrégations religieuses. Thu, 24 May 2018 13:22:46 +0200ASIE/INDE - Nouveau rapport concernant l’augmentation du niveau de la violence antichrétienne sous le gouvernement actuelhttp://fides.org/fr/news/64241-ASIE_INDE_Nouveau_rapport_concernant_l_augmentation_du_niveau_de_la_violence_antichretienne_sous_le_gouvernement_actuelhttp://fides.org/fr/news/64241-ASIE_INDE_Nouveau_rapport_concernant_l_augmentation_du_niveau_de_la_violence_antichretienne_sous_le_gouvernement_actuelNew Delhi – Durant ces quatre dernières années – 2014-2018 – pendant lesquelles le parti nationaliste hindou Bharatiya Janata Party a conduit le gouvernement de la National Development Alliance , la communauté chrétienne en Inde a fait face à des attaques sans précédents conduits par des groupes nationalistes hindous. C’est ce qu’indique une étude indépendante publiée par un forum d’experts et d’organisations de la société civile engagés surtout dans le travail social auprès de groupes de populations marginalisés et vulnérables . Le forum s’appelle Wada Na Todo Abhiyan et se trouve être une plateforme nationale de la société civile comptant plus de 4.000 organisations et individus affiliés provenant de la société civile. Son but principal est de responsabiliser le gouvernement en vue de l’élimination de la pauvreté et de l’exclusion sociale.<br />Selon le document détaillé de 140 pages, envoyé à l’Agence Fides et intitulé « Rapport des citoyens sur les quatre années de gouvernement de la NDA , promesses et réalité », les quatre ans en objet ont été douloureux pour la communauté chrétienne, l’année 2017 ainsi que les quatre premiers mois de cette année constituant la période la plus traumatisante.<br />La Commission pour la liberté religieuse de l’Evangelical Fellowship of India, qui s’occupe des cas de violence en a enregistré au moins 351 au cours de l’année 2017. Par ailleurs, très souvent, les violences ne sont pas signalées parce que la victime est terrorisée ou parce que la police se refuse à enregistrer un dépôt de plainte. Selon l’analyse des données 2017, le Tamil Nadu représente l’Etat le plus hostile aux chrétiens avec le plus grand nombre de cas de violences contre les chrétiens . Suivent l’Uttar Pradesh , le Chhattisgarh , le Maharashtra et le Madhya Pradesh . En excluant le Tamil Nadu, les autres Etats sont gouvernés directement par le BJP ou par des coalitions auxquelles appartient le parti en question. La violence au Tamil Nadu est strictement liée à la discrimination entre castes. Les victimes proviennent en effet en grande partie de ce qu’il est convenu d’appeler les castes inférieures des villages où les groupes dominants s’opposent aux groupes de prière domestiques, modalité typique des groupes évangéliques.<br />Les enfants des chrétiens figurent eux aussi parmi les victimes. Un groupe d’enfants chrétiens qui voyageait afin de participer à une célébration religieuse a été attaqué par des activistes hindous et les enfants enlevés. Les viols constituent des aspects terrifiants de ce type de violence, en particulier ceux concernant les religieuses catholiques. Au cours de ces quatre années de référence, ont été enregistrés au moins trois cas de viol.<br />Au cours de ces quatre dernières années a été enregistrée une tendance croissante à la polarisation, portant à l’exclusion sociale. Dans un tel contexte, les protestations des groupes chrétiens à l’encontre des « violences d’Etat » ont été brutalement réprimées.<br />Les organisations gouvernementales, y compris la Commission nationale des minorités, ont exprimé leur impuissance. De nombreuses structures et de nombreux fonctionnaires se trouvent pris au piège de la bureaucratie ou « constituent des organes formés d’hommes politiques réticents à entreprendre des actions en ce sens » indique le document.<br />Le Rapport cite également la présence de lois créant discrimination et violence. Le Rapporteur spécial pour la liberté de religion et de credo du Conseil pour les Droits fondamentaux de l’ONU a remarqué que l’article 341 § 3 de la Constitution criminalise la conversion de citoyens indiens des castes les plus basses au Christianisme et à l’islam. Il existe des mesures punitives qui nient à la population des 180 millions de dalits l’accès à la fonction publique et aux institutions d’instruction supérieure. Les lois sur la liberté de religion, présentes dans sept Etats indiens, « nient les droits et la liberté de credo » ou semblent donner la possibilité de frapper les chrétiens et leurs institutions.<br />Le rapport de la WNTA traite également de questions telles que le développement en matière d’instruction, de santé, d’eau et de services hygiéniques et sanitaires, de droits territoriaux, d’économie, de budgets, de politiques fiscales, de place de la société civile, de moyens de communication, de droits fondamentaux, de travail, d’environnement, de fonctionnement du Parlement et de gestion publique. Le forum se sert d’un réseau capillaire présent sur l’ensemble du territoire de l’Union indienne. Thu, 24 May 2018 13:01:38 +0200AFRIQUE/RD CONGO - Prise de position de la Conférence épiscopale provinciale de Bukavu sur la situation au Nord Kivuhttp://fides.org/fr/news/64240-AFRIQUE_RD_CONGO_Prise_de_position_de_la_Conference_episcopale_provinciale_de_Bukavu_sur_la_situation_au_Nord_Kivuhttp://fides.org/fr/news/64240-AFRIQUE_RD_CONGO_Prise_de_position_de_la_Conference_episcopale_provinciale_de_Bukavu_sur_la_situation_au_Nord_KivuKinshasa – « Dans le Nord Kivu, une certaine tendance politique, aux intentions sans doute inavouées, est en train de pousser au morcellement et à l’éclatement de la Province, pour ses intérêts particuliers, au mépris de la volonté de la population soucieuse de l’unité de la province dans une RD Congo unie » indique le Message publié au terme de la Session ordinaire de la Conférence épiscopale provinciale de Bukavu qui s’est tenue à Goma du 14 au 20 mai.<br />Le Nord Kivu est une province de l’est de la RDC qui, depuis des décennies, connaît une forte insécurité à cause de la présence de dizaines de groupes armés, dont certains d’origine étrangère, qui en exploitent illégalement les immenses ressources naturelles et tendent à vouloir séparer ce territoire du reste du pays.<br />« On risque d’aller vers l’émiettement de tout le pays » avertissent les Evêques dans le message envoyé à l’Agence Fides, parce que qui a lieu au Nord Kivu peut conduire à « l’institutionnalisation de l’esprit de tribalisme, de division et d’exclusion qui relève de la même logique que celle de la sécession ».<br />Selon les Evêques, il existe le « danger d’attiser les rivalités interethniques avec ce que cela pourrait entraîner comme violence, purification ethnique et autres crimes contre l’humanité ». « Cette dynamique pourrait aussi bien nous conduire au seuil des violences et atrocités comme on en a connu récemment ici et ailleurs: dans le territoire de Beni, en lturi, au Nord Katanga, au Kasaï, comme aujourd’hui encore, au Soudan du Sud ».<br />« L’insécurité permanente est causée par des groupes armés, des bandes criminelles de droit commun, le tout favorisé par une gouvernance flottante. De la sorte, la multiplication des exactions des bandes armées et des gangs sème la désolation sur l’ensemble du territoire en dépit d’une militarisation spectaculaire ainsi qu’on peut le voir dans les zones de Beni et de Butembo. Les prises d’otages à des fins crapuleuses de raquettes, l’enlèvement et la mutilation criminelle des enfants dans le territoire d’Uvira et de Fizi, l’assassinat à Kichanga du Père Etienne Nsengiyumva le 8 avril 2018, ont provoqué en nous un grand émoi. Nous continuons à souffrir de l’absence parmi nous des Pères Charles Kipasa et Jean Pierre Akilimali enlevés à Bunyuka, le 16 juillet 2017 » affirment les Evêques.<br />Face à cette situation et en vue des élections du 23 décembre prochain, les Evêques concluent en recommandant à la population « un ressourcement aux principes de l’enseignement social de l’Église, notamment: la dignité de la personne humaine, le bien commun, la justice sociale, la paix et le travail. Nous devons nous libérer de la peur de la mort, car le Christ a vaincu la mort. Cultivons les valeurs chrétiennes de la gratuité et du sacrifice et restons vigilants dans la prière ». Thu, 24 May 2018 12:20:08 +0200AMERIQUE/BRESIL - Réunion de la Commission de lutte contre le trafic d’êtres humains dédiée aux modalités d’aide à appliquer aux immigrés vénézuélienshttp://fides.org/fr/news/64239-AMERIQUE_BRESIL_Reunion_de_la_Commission_de_lutte_contre_le_trafic_d_etres_humains_dediee_aux_modalites_d_aide_a_appliquer_aux_immigres_venezuelienshttp://fides.org/fr/news/64239-AMERIQUE_BRESIL_Reunion_de_la_Commission_de_lutte_contre_le_trafic_d_etres_humains_dediee_aux_modalites_d_aide_a_appliquer_aux_immigres_venezueliensBrasilia – Les 23 et 24 mai a lieu à Braslilia la rencontre de la Commission épiscopale de Pastorale spéciale pour la lutte contre le trafic d’êtres humaines . La réunion est dédiée à une réflexion sur la mission effectuée par ce même organisme à Roraima du 1er au 4 mars dernier . En cette circonstance, les membres de la Commission ont voulu connaître directement la situation des immigrés vénézuéliens se trouvant à Boa Vista, capitale de l’Etat brésilien confinant avec le Venezuela, d’où proviennent chaque jour des centaines de personnes cherchant à fuir la situation que traverse actuellement leur pays.<br />A ce propos, S.Exc. Mgr Enemesio Lazzaris, Evêque de Balsas et Président de la Commission, reconnaît, dans un entretien accordé à Fides, que cette mission « a donnée force et majeure solidité à notre Commission. Depuis lors, sur la base de cette visite que nous avons faite, beaucoup de choses ont évolué et se sont mises en place ». L’Evêque brésilien continue : « Nous travaillons actuellement afin que ce qui a été planifié, conçu devienne progressivement réalité », un processus pour lequel l’actuelle rencontre dans la capitale brésilienne revêt une grande importance.<br />Dans le cadre de ses déclarations à l’Agence Fides, l’Evêque de Balsas insiste sur l’importance du travail réalisé : « Les progrès déjà accomplis avaient pour but de donner plus de visibilité tant à notre Commission qu’à la mission de cette dernière », un aspect qui, selon Mgr Lazzaris, « a pris corps concrètement au cours de la 56ème Assemblée de la Conférence nationale des Evêques du Brésil qui s’est tenue à Aparecida du 11 au 20 avril ». L’Evêque souligne en effet le rôle que S.Exc. Mgr Mario Antonio da Silva, Evêque de Roraima, a eu au sein de l’Assemblée en question, comme cela est confirmé à Fides par le Président de la Commission. L’Evêque de Roraima a en effet eu « la possibilité de parler devant l’Assemblée plénière pendant une demi-heure de ce qui se passe actuellement à Roraima, en partant de la frontière avec le Venezuela », un aspect qui a également été traité par S.Exc. Mgr da Silva dans le cadre d’une conférence de presse et de plusieurs entretiens.<br />Pour Mgr Lazzaris, c’est une grande joie, ainsi qu’il le souligne à l’Agence Fides, « que la CNBB accueille cette préoccupation et destine 40% de la collecte de la Campagne de fraternité à cette réalité afin de surmonter les premières nécessités, les situations d’urgence de nos frères et sœurs vénézuéliens », conformément à l’attitude du Saint-Siège qui a récemment mis en place des fonds pour aider les vénézuéliens présents en différents pays d’Amérique latine. Thu, 24 May 2018 11:55:00 +0200ASIE/JORDANIE - Repas de rupture du jeûne du ramadan offert aux musulmans par le Restaurant de la Miséricordehttp://fides.org/fr/news/64238-ASIE_JORDANIE_Repas_de_rupture_du_jeune_du_ramadan_offert_aux_musulmans_par_le_Restaurant_de_la_Misericordehttp://fides.org/fr/news/64238-ASIE_JORDANIE_Repas_de_rupture_du_jeune_du_ramadan_offert_aux_musulmans_par_le_Restaurant_de_la_MisericordeAmman – Cette année encore, le Restaurant de la Miséricorde, cantine pour les pauvres gérée à Amman par la Caritas avec le patronage du Vicariat patriarcal latin de Jordanie, restera ouvert en soirée pour servir à ses clients musulmans le repas de rupture du jeûne au cours du mois du ramadan. Ces repas seront servis par les bénévoles de la Caritas Jordanie et par des groupes de jeunes des Paroisses qui, au travers de cette initiative, ainsi que le souligne le site Internet abouna.org, dirigé par le Père Rifat Bader, confirment la vocation du Restaurant de la Miséricorde à être un signe « d’unité et de cohésion de la Jordanie ».<br />La Caritas Jordanie, comme l’a déjà indiqué Fides a également lancé une campagne de distribution de denrées alimentaires à des familles musulmanes pauvres. Ladite initiative permettra la distribution de colis alimentaires de première nécessité durant le ramadan à quelques 3.000 familles.<br />Le Restaurant de la Miséricorde a ouvert ses portes le 23 décembre 2015, soit quelques jours avant le début de l’Année Sainte extraordinaire de la Miséricorde proclamée par le Pape François. Depuis lors, il offre chaque jour des centaines de repas chauds gratuits à ceux qui en ont besoin. La cantine est située dans une ancienne typographie catholique de la zone de Jabal Luweibdeh, non loin de la Paroisse latine de Notre-Dame de l’Annonciation. « Nous tenions – indiquait à l’époque à l’Agence Fides Wael Suleiman, Président de la Caritas Jordanie - à faire en sorte que la structure se trouve à proximité d’une Paroisse afin de montrer que cette initiative fait, elle aussi, partie du chemin que toute l’Eglise est appelée à parcourir mais aussi pour témoigner du fait que l’Eglise, lorsqu’elle est un instrument docile de la miséricorde de Dieu, embrasse tout un chacun, à commencer par les pauvres, sans faire de distinctions ». La majorité de ceux qui profitent de l’aide fournie par le Restaurant de la Miséricorde sont en effet des musulmans. Thu, 24 May 2018 11:37:00 +0200ASIE/CHINE - Les catholiques chinois à la veille de la Journée de prière pour l’Eglise en Chinehttp://fides.org/fr/news/64237-ASIE_CHINE_Les_catholiques_chinois_a_la_veille_de_la_Journee_de_priere_pour_l_Eglise_en_Chinehttp://fides.org/fr/news/64237-ASIE_CHINE_Les_catholiques_chinois_a_la_veille_de_la_Journee_de_priere_pour_l_Eglise_en_ChinePékin – Les fidèles catholiques chinois ont célébré la Solennité de la Pentecôte en se préparant à ce qui est pour eux le rendez-vous le plus attendu du mois de Marie, à savoir la Journée mondiale de prière pour l’Eglise en Chine, qui se tient chaque année le 24 mai, jour de la mémoire de Notre-Dame auxiliatrice. La Journée de prière en question fut instituée par le Pape Benoît XVI par la Lettre aux catholiques chinois publiée en 2007.<br />Selon les informations recueillies par l’Agence Fides sur les sites Internet de différents Diocèses, au cours des liturgies de la Solennité de la Pentecôte, le 20 mai, le sacrement de la Confirmation a été administré à des dizaines d’adultes dans différentes communautés locales.<br />Cette année, la dévotion mariale traditionnelle des communautés catholiques chinoises s’est exprimée également sous des formes inédites. Ainsi le 12 mai, la compagnie théâtrale biblique Guang Hua de l’Archidiocèse de Ji Nan, a ouvert sa tournée dans le Diocèse en mettant en scène un spectacle dédié à la vie de Notre-Dame à l’occasion du 160ème anniversaire des apparitions de Lourdes. Les pèlerins du Sanctuaire marial de Hu Xian, en province du Shaan Xi, et de nombreuses autres communautés se sont unies au cheminement du peuple chrétien vers le 24 mai, commet du mois de Marie pour les catholiques chinois. Wed, 23 May 2018 13:47:35 +0200VATICAN - Appel du Pape à prier Notre-Dame de Sheshan pour la réconciliation entre les catholiques chinoishttp://fides.org/fr/news/64236-VATICAN_Appel_du_Pape_a_prier_Notre_Dame_de_Sheshan_pour_la_reconciliation_entre_les_catholiques_chinoishttp://fides.org/fr/news/64236-VATICAN_Appel_du_Pape_a_prier_Notre_Dame_de_Sheshan_pour_la_reconciliation_entre_les_catholiques_chinoisRome – La mémoire de Notre-Dame auxiliatrice, particulièrement vénérée au Sanctuaire marial de Sheshan, dans les environs de Shanghai, « nous invite à être unis spirituellement à tous les fidèles catholiques qui vivent en Chine ». C’est ce qu’a rappelé le Pape François au terme de l’Audience générale de ce mercredi 23 mai, veille de la mémoire liturgique de Notre-Dame auxiliatrice, invitant tout un chacun à la prier pour les catholiques chinois « afin qu’ils puissent vivre la foi avec générosité et sérénité et pour qu’ils sachent accomplir des gestes concrets de fraternité, de concorde et de réconciliation en pleine communion avec le Successeur de Saint Pierre ».<br />Depuis 2008, le 24 mai, est célébrée dans le monde entier la Journée de prière pour l’Eglise qui est en Chine, instituée par le Pape Benoît XVI. Se référant à cette fête, le Pape François s’est adressé directement également aux « très chers disciples du Seigneur en Chine », leur rappelant que « l’Eglise universelle prie avec vous et pour vous afin que, même au travers des difficultés, vous puissiez continuer à vous en remettre à la volonté de Dieu. Notre-Dame – a promis le Pape – ne vous fera jamais manquer Son aide et cous protégera avec Son amour maternel ».<br />Dans la lettre aux catholiques chinois, signée le 27 mai 2007, en la Solennité de la Pentecôte, le Pape Benoît XVI proposait que « le 24 mai, qui est consacré à la mémoire liturgique de la bienheureuse Vierge Marie, Auxiliaire des chrétiens — vénérée avec tant de dévotion dans le sanctuaire marial de Sheshan à Shanghai —, pourrait devenir, dans l'avenir, une occasion pour les catholiques du monde entier de s'unir par la prière à l'Église qui est en Chine ». Dans ce but, le Pape Benoît XVI avait établi à cette date la Journée de prière pour l’Eglise qui est en Chine, qui devait être célébrée dans toutes les communautés catholiques du monde. « Je vous exhorte à la célébrer – avait écrit le Pape – renouvelant votre communion de foi en Jésus Notre Seigneur et de fidélité au Pape, priant afin que l'unité entre vous soit toujours plus profonde et plus visible. Je vous rappelle en outre le commandement d'amour que Jésus nous a laissé d'aimer nos ennemis et de prier pour ceux qui nous persécutent, sans oublier l'invitation de saint Paul: « J'insiste avant tout pour qu'on fasse des prières de demande, d'intercession et d'action de grâce pour tous les hommes, pour les chefs d'État et tous ceux qui ont des responsabilités, afin que nous puissions mener notre vie dans le calme et la sécurité, en hommes religieux et sérieux. Voilà une vraie prière, que Dieu, notre Sauveur, peut accepter, car il veut que tous les hommes soient sauvés et arrivent à connaître pleinement la vérité » ». Dans cette lettre, le Souverain Pontife, s’adressant toujours aux catholiques chinois, avait également ajouté qu’au cours de la Journée de prière pour l’Eglise qui est en Chine, « les catholiques du monde entier — en particulier ceux qui sont d'origine chinoise — feront preuve de leur fraternelle solidarité et de leur sollicitude pour vous, demandant au Seigneur de l'histoire le don de la persévérance dans le témoignage, sûrs que vos souffrances passées et présentes pour le saint Nom de Jésus, et votre intrépide loyauté à son Vicaire sur la terre seront récompensées, même si parfois tout peut sembler être un triste échec ». Wed, 23 May 2018 13:39:33 +0200AMERIQUE/NICARAGUA - Menaces de mort à l’encontre de l’Evêque auxiliaire de Managua et délégué au Dialogue nationalhttp://fides.org/fr/news/64235-AMERIQUE_NICARAGUA_Menaces_de_mort_a_l_encontre_de_l_Eveque_auxiliaire_de_Managua_et_delegue_au_Dialogue_nationalhttp://fides.org/fr/news/64235-AMERIQUE_NICARAGUA_Menaces_de_mort_a_l_encontre_de_l_Eveque_auxiliaire_de_Managua_et_delegue_au_Dialogue_nationalManagua – « Nous nous trouvons devant l’urgente nécessité d’informer notre peuple à propos de la campagne visant à discréditer les Evêques et les prêtres ainsi que des menaces de mort dont nous avons fait l’objet, et en particulier notre bon frère, S.Exc. Mgr Silvio Báez Ortega, Evêque auxiliaire de Managua ». C’est ce que rend public la Conférence épiscopale du Nicaragua dans un communiqué parvenu à l’Agence Fides. Les menaces et diffamations dénoncées arrivent au travers « d’attaques du gouvernement orchestrées par le biais de journalistes et de moyens de communication publics ainsi qu’au travers de fausses identités ou de profils occultes sur les réseaux sociaux tels que Facebook et Twitter » signale le texte.<br />De telles attaques interviennent alors que sont en cours les colloques du Dialogue national, auxquels Mgr Baez participe, convoqués par l’Eglise afin de tenter une médiation entre le gouvernement et les partenaires sociaux, après près d’un mois de protestation qui ont provoqué la mort d’au moins 76 personnes et fait 868 blessés. « Nous rappelons aux agresseurs que nous formons un corps unique – avertit la CEN. Si un Evêque ou un prêtre est attaqué, c’est l’Eglise qui est attaquée. Nous ne parviendrons pas à accompagner en cette heure décisive le peuple nicaraguayen, qui est sorti sur les places pour réclamer ses droits légitimes que sous le blanc et le bleu de notre drapeau ».<br />Dans cette situation, l’une des plus critiques de l’histoire du pays, les Evêques stigmatisent la « répression cruelle du gouvernement qui cherche à échapper à sa responsabilité d’acteur principal des agressions ». Dans l’exercice du « ministère prophétique qui dénonce et annonce » et « en tant que médiateurs et témoins du dialogue national », écrivent les Evêques, « nous sommes appelés à proposer et à promouvoir tous les chemins possibles » en vue de la démocratisation de la nation. Dès lors, « il est de notre devoir sacré de prononcer la Parole véridique qui nous rendra libres ». De son côté, Mgr Baez Ortega a affirmé par le biais d’un tweet : « Que ceux qui m’insultent et me calomnient, désirant même ma mort, sachent que je n’ai pas peur et qu’ils ne me plieront pas, pas plus qu’ils ne me réduiront au silence. Ma fidélité à Jésus-Christ et mon amour pour le peuple du Nicaragua sont plus solides que jamais ». Wed, 23 May 2018 12:53:43 +0200AFRIQUE/NIGERIA - Déclarations des Evêques le jour des obsèques des victimes du massacre d’avrilhttp://fides.org/fr/news/64234-AFRIQUE_NIGERIA_Declarations_des_Eveques_le_jour_des_obseques_des_victimes_du_massacre_d_avrilhttp://fides.org/fr/news/64234-AFRIQUE_NIGERIA_Declarations_des_Eveques_le_jour_des_obseques_des_victimes_du_massacre_d_avrilAbuja – L’Etat doit protéger tous les citoyens quelque soit leur affiliation ethnique ou religieuse autrement le Nigeria risque de tomber dans le chaos et la terreur généralisés. Tel est le cri d’alarme lancé par les Evêques nigérians hier, 22 mai, jour de la célébration des obsèques des 17 victimes du massacre perpétré le 23 avril dans le village de Mbalom, au sein de l’Etat de Benue . Parmi les victimes se trouvaient deux prêtres, les Pères Joseph Gor et Félix Tyolaha.<br />En parallèle avec les obsèques, la Conférence épiscopale du Nigeria a promu une journée de mobilisation afin de protester contre les massacres continuels de chrétiens perpétrés par les bergers fulanis .<br />« En tant qu’êtres humains, nous sommes immergés dans la douleur et nombre d’entre nous ne se reprendront pas du choc avant un délai très long. Des vagues d’homicides inexplicables et impardonnables ont eu lieu à Benue avant le 23 avril, lorsque ces martyrs ont été tués et d’autres ont été assassinés par la suite » a déclaré S.Em. le Cardinal John Olorunfemi Onaiyekan, Archevêque d’Abuja, dans le cadre de l’homélie donnée aux obsèques des victimes du massacre de Mbalom au Se Sugh U Maria Pilgrimage Centre d’Ayati, dans l’Etat de Benue.<br />« Il n’est pas possible de permettre que cet état de fait continue. Chaque vie humaine est précieuse pour Dieu qui nous a fait à Son image. Une vie tuée est une vie de trop. Ce n’est pas le moment de compter le nombre des morts mais tuer des personnes dans les églises ou dans les mosquées représente un affront fait à Dieu » a ajouté le Cardinal, réaffirmant que les autorités doivent intervenir afin de garantir la sécurité de tous.<br />Ce concept a été réaffirmé par S.Exc. Mgr Alfred Adewale Martins, Archevêque de Lagos, au cours d’une Messe de suffrage célébrée pour les victimes de Mbalom. « Le Président Muhammadu Buhari devrait agir rapidement et chercher à restaurer la confiance de la population. Il s’agit de la plus haute autorité et du père de la nation. Nous exhortons le Président à intervenir sur ce problème afin de sauver le pays de la guerre tribale ou religieuse. Nous le disons avec le sens de patriotisme dû envers notre nation, le Nigeria, parce que nous croyons en la force et en l’unité du Nigeria » a déclaré Mgr Martins.<br />Après le massacre de Mbalom, les Evêques avaient publié un communiqué très dur dans lequel ils demandaient au Président Buhari de démissionner s’il n’était pas en mesure de garantir la sécurité de tous les nigérians. Wed, 23 May 2018 12:23:29 +0200AFRIQUE - La Pentecôte et le dépassement des divisions tribales de la part de l’Eglise en Afriquehttp://fides.org/fr/news/64232-AFRIQUE_La_Pentecote_et_le_depassement_des_divisions_tribales_de_la_part_de_l_Eglise_en_Afriquehttp://fides.org/fr/news/64232-AFRIQUE_La_Pentecote_et_le_depassement_des_divisions_tribales_de_la_part_de_l_Eglise_en_AfriqueKara – « L'Eglise d'Afrique et l'Afrique toute entière ne désire que faire l'expérience véritable de l'effusion du Saint Esprit. Le rêve de communion, de fraternité, d'amour se fait de plus sentir sur le continent, mais hélas les divisions tribales, claniques, et ethniques même au sein de l'Eglise qui meublent constamment le quotidien rappellent que l'esprit séparatiste et divisionel de Babel est toujours de plus en plus fort » indique le Père Donald Zagore, membre congolais de la Société des Missions africaines, à l’Agence Fides.<br />« Devenir chrétien – explique-t-il - signifie devenir communio et entrer ainsi dans la manière d'être de l'Esprit Saint qui est la force de la communion, l'unique et l'ultime médiateur qui rend possible la communication d'abord entre Dieu et les hommes et ensuite entre les hommes eux-mêmes. La fête de la Pentecôte nous rappelle constamment l'essentiel de notre mission en tant qu’église d’Afrique qui est de travailler à la réconciliation, à l’unification de nos communautés religieuses et de nos pays ».<br />Le Pape François, dans son homélie du Dimanche 21 mai, a invoqué le Saint Esprit en disant : « Souffle sur l’Église et pousse-la vers les confins lointains afin que, guidée par toi, elle n’apporte rien d’autre que toi. Souffle sur le monde la tiédeur délicate de la paix et la fraîcheur rénovatrice de l’espérance ».<br />Cette invitation résonne parmi les baptisés en Afrique. « Il n'y a pas plus grand scandale que de voir des églises divisées surtout sur la base des questions tribales, ethniques, et claniques » continue le Père Zagore. « La tribalisation et la clanisation de nos églises restent une entorse grave à l'action de l'Esprit Saint et à la nature même de l'Eglise, puisque l'Eglise elle-même, dans sa quintessence, est l’œuvre de l'Esprit Saint. Là ou règne l'Esprit du Christ, il n'y a pas de division, il y a plutôt l'unité et la réconciliation » remarque-t-il.<br />Le théologien conclut : « l'Esprit Saint se donne dans la communauté de ceux qui se portent et se supportent les uns aux autres de par le Christ. La pentecôte est belle et bien d'abord et avant tout la fête de l'unité et de la communion de l'Eglise et de tout le genre humain. Pour une fois à travers la pentecôte, toute l'Eglise, toute l'humanité parle le même langage : celui de l'amour. Seul un amour plus fort que touts les intérêts personnels saurait construire et féconder une communauté d'hommes unis et réconcilier. Cet amour plus fort que tout n'est rien d'autre que celui du Christ. Il faut le dire avec force, l'unité de l'Eglise est fécondée par l'unique amour du Christ mort et ressuscité pour le salut de tous ». Wed, 23 May 2018 12:05:33 +0200AMERIQUE/COSTA RICA - Appel de l’Evêque de Limon au nouveau Président en faveur de la nomination d’un Commissaire chargé des indigènes du payshttp://fides.org/fr/news/64231-AMERIQUE_COSTA_RICA_Appel_de_l_Eveque_de_Limon_au_nouveau_President_en_faveur_de_la_nomination_d_un_Commissaire_charge_des_indigenes_du_payshttp://fides.org/fr/news/64231-AMERIQUE_COSTA_RICA_Appel_de_l_Eveque_de_Limon_au_nouveau_President_en_faveur_de_la_nomination_d_un_Commissaire_charge_des_indigenes_du_paysLimón – « Nos indigènes ont besoin d’un commissaire pour défendre leurs droits fondamentaux. Aussi je me permets formellement de suggérer au Président, Carlos Alvarado, de nommer un Commissaire pour les peuples indigènes de notre pays, afin de pouvoir intervenir face aux violations, multiples et permanentes, des droits fondamentaux qu’ils subissent de manière systématique et depuis de nombreuses années ». C’est en ces termes que S.Exc. Mgr Javier Román, Evêque de Limon, s’est adressé dans une lettre transmise au nouveau Président du pays et dont une copie a été envoyée également à Fides.<br />« Ce gouvernement a débuté son activité – poursuit l’Evêque – en réaffirmant sa volonté de faire respecter les droits fondamentaux de tous les costaricains. C’est pourquoi il a nommé un Commissaire qui œuvre afin de garantir et de soutenir les droits des personnes qui le demandent ».<br />« Nos indigènes meurent de faim à cause du manque de soins médicaux. Ils ont besoin de routes, de ponts, d’écoles, de projets productifs, de sécurité et de possibilités de travail. Un Commissaire pourrait intervenir auprès des institutions en dénonçant le manque d’assistance et de présence, pour promouvoir la culture et contribuer à résoudre les conflits internes aux peuples indigènes ». L’Evêque, qui possède une riche expérience pastorale, conclut en s’adressant au Président en ces termes : « De votre expérience en tant que ministre, nous connaissons votre sensibilité sociale votre volonté de bien faire. Commençons par faire justice à ces frères, qui ont véritablement besoin du soutien de tous aujourd’hui ».<br />Quinze jours après son installation à la Présidence, le journaliste et politologue Carlos Andrés Alvarado Quesada a constitué un gouvernement d’unité nationale qui devra affronter une situation économique fragile, à cause d’un déficit fiscal important. La situation des indigènes au Costa Rica est celle décrite par Mgr Roman, triste et grave, dans la mesure où ils sont laissés sans protection de la part des autorités. Les problèmes et les conséquences des tragédies environnementales ont annihilé les rares espérances de nombreuses personnes dans des lieux où l’assistance du gouvernement n’arrive pas voire est même complètement absente. Wed, 23 May 2018 11:52:42 +0200ASIE/PHILIPPINES - La mission de l’Eglise à Marawi un an après le siège entre dialogue et reconstructionhttp://fides.org/fr/news/64230-ASIE_PHILIPPINES_La_mission_de_l_Eglise_a_Marawi_un_an_apres_le_siege_entre_dialogue_et_reconstructionhttp://fides.org/fr/news/64230-ASIE_PHILIPPINES_La_mission_de_l_Eglise_a_Marawi_un_an_apres_le_siege_entre_dialogue_et_reconstructionMarawi – Le 23 mai de l’an dernier, commençait l’invasion de groupes terroristes liés au prétendu « Etat islamique » qui se barricadèrent dans la ville de Marawi, sur l’île de Mindanao. Plus de 360.000 personnes évacuèrent alors que l’armée philippine organisa un siège qui dura cinq mois d’intenses combats.<br />Aujourd’hui, chrétiens et musulmans sont engagés dans la promotion de la paix et de la concorde à Marawi. « La Prélature de Marawi travaille inlassablement afin de promouvoir la paix, le respect, l’égalité et l’amour entre les chrétiens et les musulmans au sein de notre communauté » déclare à Fides Maria Teresa Soriano, enseignant universitaire catholique de Marawi. Prêtres, religieuses et laïcs oeuvrent actuellement afin de motiver et d’inspirer des jeunes et des personnes âgées afin qu’ils s’engagent pour reconstruire leurs vies et leurs maisons au cours de la période immédiatement successive à la destruction, indique l’enseignante. S.Exc. Mgr Edwin de la Peña, Evêque de la Prélature territoriale de Marawi, a lancé un appel à toutes les personnes « afin qu’elles travaillent ensemble à la reconstruction » de la ville. Entre temps, le gouvernement a lancé la reconstruction et la réhabilitation des évacués au travers d’un plan détaillé comportant l’assistance d’agences humanitaires internationales et de gouvernements du monde entier. Selon les prévisions, quatre années pourraient être nécessaires à la reconstruction de la ville.<br />L’alarme n’a toutefois pas cessé s’agissant de la présence de groupes radicaux qui se rassemblent dans les zones de Lanao del Sur et Lanao del Norte, dans les zones rurales hors de Marawi et dans d’autres provinces de Mindanao.<br />La situation de la sécurité à Mindanao continue à demeurer précaire et la loi martiale y est encore en vigueur. Le Secrétariat national pour l’Action sociale – qui est la Caritas des Philippines – a lancé et diffusé dans tous les Diocèses une collecte de fonds en faveur du programme de réhabilitation en cours dans la ville de Marawi.<br />La Caritas de l’Archidiocèse de Manille a en particulier assisté les familles évacuées de Marawi en fournissant assistance alimentaire et hygiénique, moyens de subsistance, accompagnement psychosocial pour les enfants et en accueillant quelques 500 familles évacuées, chrétiennes et musulmanes. « Il est urgent de témoigner de la miséricorde et de l’amour du Christ envers ceux qui en ont besoin à Marawi » a déclaré le Père Anton CT Pascual, Directeur exécutif de la Caritas Manille. Wed, 23 May 2018 11:01:24 +0200AMERIQUE/MEXIQUE - Déclarations du futur Cardinal, Archevêque émérite de Xalapahttp://fides.org/fr/news/64229-AMERIQUE_MEXIQUE_Declarations_du_futur_Cardinal_Archeveque_emerite_de_Xalapahttp://fides.org/fr/news/64229-AMERIQUE_MEXIQUE_Declarations_du_futur_Cardinal_Archeveque_emerite_de_XalapaVeracruz – « Jésus nous a dit de ne pas haïr ceux qui pensent différemment ou qui nous font du mal. Nous devons persévérer, fidèles à notre foi, et attendre le moment où « la liberté nous fera libres », comme le dit l’Evangile. Ce n’est pas le meilleur moment pour Veracruz mais nous chrétiens devons chercher à nous surpasser et à chercher de construire un Etat qui sait sourire, même avec les ressources qui nous viennent des antiques civilisations ». C’est ce que déclare à l’Agence Fides S.Exc. Mgr Sergio Obeso Rivera, futur Cardinal en parlant, immédiatement après sa nomination par le Pape François, de la situation dramatique de violence dont souffre l’Etat de Veracruz sur le territoire duquel se trouve l’Archidiocèse dont il est originaire, et des attaques que les catholiques qui défendent les droits fondamentaux dans ce contexte subissent.<br />Parmi les 14 nouveaux Cardinaux que le Pape François créera le 29 juin prochain, se trouve notamment S.Exc. Mgr Sergio Obeso Rivera, qui a été pendant 28 ans Archevêque de Xalapa. Concernant son élévation à la dignité cardinalice, il affirme : « Le Pape François veut me dire : continuez à servir l’Eglise au travers de vos dons, si petits ou grands qu’ils puissent être. L’exemple que le Pape nous fournit va au-delà de son magistère intellectuel ». Pour l’Archevêque émérite, le Cardinalat est une incitation à « conserver les bras ouverts envers tous, sans distinctions ».<br />Le futur Cardinal indique : « Je ne m’y attendais pas. J’ai déjà 86 ans et je suis limité physiquement parlant ». L’annonce donnée par S.Exc. Mgr Reyes au cours de la Messe de Pentecôte en la Cathédrale a provoqué une ovation parmi les fidèles présents. S.Exc. Mgr Obeso Rivera est en effet particulièrement aimé. Parmi ses mérites les plus reconnus se trouve son action en tant que Président de la Conférence épiscopale du Mexique, rôle qu’il a recouvert à trois reprises. A cette époque, ainsi que l’a expliqué à l’Agence Fides le Père Rafael González, ancien Recteur du Petit Séminaire, Vicaire judiciaire et Postulateur archidiocésain, le futur Cardinal, « grâce à ses relations diplomatiques avec les Présidents de la République Miguel de la Madrid et Carlos Salinas de Gortari, parvint à rétablir les rapports entre l’Etat et l’Eglise, interrompus depuis l’époque du Président Benito Juárez ». « Il s’agit d’un homme très intelligent, sage, avec les caractéristiques du Pasteur » affirme le prêtre, qui souligne son action dans un Archidiocèse très vaste, divisé en trois durant son épiscopat. On doit également à S.Exc. Mgr Obeso Rivera l’élévation à la gloire des autels de Saint Rafael Guízar, patron des Evêques mexicains.<br />S.Em. le Cardinal José Francisco Robles Ortega, Archevêque de Guadalajara et Président de la Conférence épiscopale du Mexique, a quant à lui qualifié le futur Cardinal « d’homme simple, austère, extrêmement disponible au service et attentif aux réalités sociales du Mexique ».<br />S.Exc. Mgr Sergio Obeso Rivera est né à Xalapa le 31 octobre 1931 et a été ordonné prêtre à Rome, où il a étudié près le Collège pontifical pieu latino-américain, en 1954. Il a été nommé Evêque de Papantla par le Bienheureux Paul VI en 1971, à l’âge de 39 ans seulement. Pendant 33 ans, il a servi son Archidiocèse natal de Xalapa et ce jusqu’en 2007, date à laquelle il a renoncé au gouvernement pastoral pour raison d’âge. Wed, 23 May 2018 10:18:58 +0200AFRIQUE/TANZANIE - Nomination de l’Evêque de Mbuluhttp://fides.org/fr/news/64228-AFRIQUE_TANZANIE_Nomination_de_l_Eveque_de_Mbuluhttp://fides.org/fr/news/64228-AFRIQUE_TANZANIE_Nomination_de_l_Eveque_de_MbuluCité du Vatican – Le Saint-Père François a nommé ce jour Evêque de Mbulu le Père Anthony Lagwen, du clergé de ce même Diocèse, jusqu’ici Econome de la susmentionnée Circonscription ecclésiastique.<br />Le nouvel Evêque est né le 5 juillet 1967 à Tlawi, dans le Diocèse de Mbulu. Après ses études primaires effectuées dans son village natal et secondaires près le Petit Séminaire Sanu de Mbulu, il a étudié la Philosophie au Séminaire Saint Antoine de Ntungamo, Bukoba, et la Théologie au Grand Séminaire interdiocésain Saint Paul de Kipalapala, Tabora. Il a été ordonné prêtre le 18 octobre 1999 pour le Diocèse de Mbulu.<br />Après son ordination, il a exercé les ministères suivants : de 1999 à 2000 : Vicaire paroissial à Bashay, de 2000 à 2004 : études en Administration d’entreprise à l’Université catholique Saint Augustin de Mwanza, de 2004 à 2009 : Econome du Diocèse de Mbulu, de 2009 à 2011 : études près l’Institut de Gestion de l’Afrique australe et de l’est à Arusha, à partir de 2012 : Econome du Diocèse de Mbulu. Tue, 22 May 2018 13:39:04 +0200AMERIQUE/NICARAGUA - Point de situation sur le Dialogue national et l’engagement de l’Episcopat « par amour de Jésus-Christ et de notre patrie »http://fides.org/fr/news/64227-AMERIQUE_NICARAGUA_Point_de_situation_sur_le_Dialogue_national_et_l_engagement_de_l_Episcopat_par_amour_de_Jesus_Christ_et_de_notre_patriehttp://fides.org/fr/news/64227-AMERIQUE_NICARAGUA_Point_de_situation_sur_le_Dialogue_national_et_l_engagement_de_l_Episcopat_par_amour_de_Jesus_Christ_et_de_notre_patrieManagua – « La paix que nous cherchons actuellement n’est pas celle des cimetières ni celle des esclaves soumis. C’est la paix qui naît des personnes réconciliées. Nous avons accepté d’être médiateurs du Dialogue national pour ne pas inviter de délégations étrangères ou internationales. Nous, en tant qu’Evêques, nous avons vu la possibilité de pouvoir rencontrer les différents groupes afin de présenter nos préoccupations et notre manque de confiance relatif aux accords signés précédemment sans transparence et en secret ». C’est en ces termes que S.Exc. Mgr José Silvio Baez, Evêque auxiliaire de Managua et délégué de la Conférence épiscopale du Nicaragua, informe la presse concernant le processus de dialogue en cours au Séminaire de Managua.<br />Dans le cadre de la conférence de presse d’hier, l’Evêque a tenu à souligner, au travers d’une vidéo envoyée à l’Agence Fides, que « les jeux sales sont finis au Nicaragua. Assez de fraudes, de manigances ! Nous, en tant qu’Evêques, nous ne l’acceptons pas dans le cadre de ce dialogue. Il n’y en aura pas ». A la fin de la conférence de presse, il a déclaré : « Il faut faire confiance aux Evêques. Nous ne voulons décevoir personne ! Nous faisons tout notre possible par amour de Jésus-Christ et de notre patrie, le Nicaragua ! ».<br />Le Dialogue national se poursuit donc, voyant assis à la même table le Président Ortega, les entrepreneurs, les étudiants et des représentants de la société civile afin de résoudre la situation de crise sociale et politique que traverse le pays et qui a causé, selon un premier bilan, plus de 70 morts . Au cours de la troisième journée du 21 mai, les étudiants ont présenté au Chef de l’Etat leur demande de démission. Le représentant des étudiants, Lesther Aleman, a déclaré que la crise se poursuivra au Nicaragua tant que le Président Daniel Ortega restera au pouvoir. « Nous pouvons être peu nombreux mais des milliers et même des millions nous soutiennent à l’extérieur » a-t-il déclaré.<br />Le Chancelier, Denis Moncada, au nom du gouvernement, a dénoncé le fait qu’en parallèle avec la protestation des étudiants, existe également une activité criminelle au sein des manifestations. Il a ajouté que les barricades construites par les étudiants violent les droits à la mobilisation et causent des pertes à l’économie.<br />Dans son intervention, Medardo Mairena, représentant des paysans, a soutenu qu’il n’est pas possible de demander aux manifestants de démanteler les barricades en ce qu’il n’existe pas de garanties concernant la sécurité une fois libérées les rues et les entrées des centres habités. A la fin de la journée, les participants au Dialogue ont accepté d’appliquer les recommandations de la Commission internationale pour les droits fondamentaux qui, entre autre, établissent qu’il est nécessaire de mettre fin à la répression, de garantir le droit à la contestation, de « créer un mécanisme d’enquête internationale concernant les actes de violence perpétrés, avec des garanties d’autonomie et d’indépendance pour garantir le droit à la vérité et à l’identification exacte des responsables ». Tue, 22 May 2018 13:34:46 +0200AFRIQUE/RD CONGO - Message de la Conférence épiscopale à propos de l’épidémie d’Ebolahttp://fides.org/fr/news/64226-AFRIQUE_RD_CONGO_Message_de_la_Conference_episcopale_a_propos_de_l_epidemie_d_Ebolahttp://fides.org/fr/news/64226-AFRIQUE_RD_CONGO_Message_de_la_Conference_episcopale_a_propos_de_l_epidemie_d_EbolaKinshasa – « La confirmation d’un premier cas d’Ebola à Mbandaka, une zone urbaine, nous préoccupe profondément étant donné les risques très élevés de propagation et de contamination de cette maladie » écrit S.Exc. Mgr Marcel Utembi Tapa, Archevêque de Kisangani et Président de la Conférence épiscopale nationale du Congo , dans un message sur l’épidémie d’Ebola qui, depuis deux semaines, frappe la province de l’Equateur, dans les zones de Bikoro, Wangata et Iboko. Jusqu’ici, les cas signalés sont 45 dont 25 ont conduit à la mort des patients.<br />Exprimant au nom de la CENCO la proximité des Pasteurs aux populations touchées et les condoléances aux membres des familles des victimes de la fièvre hémorragique, S.Exc. Mgr Utembi Tapa souligne les dangers de la diffusion de l’infection dans la ville de Mbandaka, chef-lieu de la province de l’Equateur. « En raison de la nature de la maladie et du manque d’informations, le risque de sa propagation dans cette ville de près de 1,2 million d’habitants et dans d’autres villes est à craindre. Plusieurs éléments préoccupants risquent d’amplifier cette épidémie mortelle dont le taux de létalité va de 20% à 90%. La menace de l’épidémie d’Ebola est donc à prendre au sérieux au niveau tant provincial, national, que régional ».<br />Mgr Utembi Tapa adresse également un appel au nom de la CENCO aux autorités congolaises, aux ONG locales et internationales et à l’OMS afin de prendre dans l’urgence « les dispositions nécessaires afin de rendre la riposte effective, contenir la propagation de cette terrible maladie et ainsi assurer la sécurité et la santé de la population ».<br />La CENCO fait l’éloge de l’intervention rapide de l’OMS, qui a envoyé une importante délégation conduite par son Directeur général, ainsi qu’une équipe d’experts. « Cette présence témoigne de la solidarité internationale afin d’aider la RD Congo à faire face à cette épidémie » souligne le message.<br />S’adressant aux populations des zones touchées par l’épidémie, Mgr Utembi Tapa les invite à ne pas se laisser aller au désespoir et à la résignation malgré les graves difficultés, comptant sur l’aide de Dieu, à faciliter l’action des équipes sanitaires et « à ne pas céder à la peur et à la stigmatisation qui risqueraient de faire obstacle à la riposte à l’épidémie ». Tue, 22 May 2018 13:18:29 +0200EUROPE/ITALIE - Un élan pour la mission et pour les vocations dans le sillage de la béatification de Sœur Leonella Sgorbatihttp://fides.org/fr/news/64225-EUROPE_ITALIE_Un_elan_pour_la_mission_et_pour_les_vocations_dans_le_sillage_de_la_beatification_de_Soeur_Leonella_Sgorbatihttp://fides.org/fr/news/64225-EUROPE_ITALIE_Un_elan_pour_la_mission_et_pour_les_vocations_dans_le_sillage_de_la_beatification_de_Soeur_Leonella_SgorbatiRome – « De la béatification de Sœur Leonella, nous nous attendons une grande force pour la mission et les vocations, parce qu’en la regardant, les jeunes du monde entier pourront s’interroger sur la possibilité de donner leur vie pour le Seigneur Jésus ». C’est ce qu’affirme, dans une conversation avec l’Agence Fides Sœur Renata Conti, Missionnaire de la Consolata et postulateur de la cause de sa consoeur, Sœur Leonella Sgorbati, à la veille de sa béatification qui sera célébrée le 26 mai prochain en la Cathédrale de Plaisance, sa ville natale.<br />Sœur Leonella Sgorbati, missionnaire italienne, fut tuée le 17 septembre 2006 à Mogadiscio , prise de mire par des tueurs alors qu’elle se rendait à l’hôpital où elle prêtait service. Avec elle fut également tué Mohamed Mahamud, le garde qui avait tenté de la sauver .<br />« En tant qu’institut et que communauté – poursuit la religieuse – nous vivons ce moment avec beaucoup de joie et également beaucoup d’engagement parce que la figure et le martyre de Sœur Leonella constituent un fort rappel à notre charisme. Nous sommes appelées à vivre pour la mission jusqu’à donner la vie. Ceci est écrit dans nos constitutions et ceci nous a été recommandé par notre fondateur, le Bienheureux Giuseppe Allamano. Le martyre constitue donc un rappel pour tout l’institut. Notre Supérieure générale, Mère Simona Brambilla, dans sa lettre, souligne que nous devons contempler Sœur Leonella comme un modèle charismatique, un modèle qui nous stimule à être celles que nous devons être ».<br />Dans les communautés des Missionnaires de la Consolata réparties sur quatre continents, ce temps de préparation a été vécu au travers d’initiatives locales diverses, qui culmineront le jour de la béatification, lorsqu’en communion avec la célébration de Plaisance, sera célébrée une Messe solennelle dans tous les lieux du monde où sont présentes les Missionnaires de la Consolata.<br />Sœur Leonella a donné sa vie de missionnaire à l’Afrique, où elle avait été envoyée en 1970 et où elle demeura jusqu’à sa mort, le 17 septembre 2006. Là, son souvenir est encore particulièrement vivant. Les Evêques de la Conférence épiscopale latine des Régions arabes , au terme de leur visite Ad Limina de mars dernier, ont écrit dans leur communiqué conclusif : « Parmi les bonnes nouvelles, nous avons su que, parmi les nombreux martyrs morts pour la foi dans nos Diocèses respectifs, Sœur Leonella Sgorbati, Missionnaire de la Consolata, martyrisée à Mogadiscio en 2006, sera béatifiée le 26 mai prochain à Plaisance. En pensant à la vie de cette religieuse et aux milliers de martyrs de la foi, nous rappelons que leur sang est source d’encouragement et d’espérance dans notre engagement en faveur des pauvres. Nous saluons avec respect et affection les Congrégations religieuses, les prêtres et les fidèles qui travaillent dans des situations dramatiques… ».<br />Au rite de Béatification, qui sera présidé par S.Em. le Cardinal Angelo Amato, Préfet de la Congrégation pour les Causes des Saints, sera présente une nombreuse délégation provenant du Kenya, explique le postulateur. L’Archevêque de Nairobi, S.Em. le Cardinal John Njue, l’Archevêque de Nyeri et l’Evêque de Meru, ainsi qu’un groupe de représentants de la communauté ecclésiale locale, des prêtres diocésains, des religieuses, ses anciennes élèves… « Seront également présents d’autres Evêques – continue la religieuse – dont S.Exc. Mgr Giorgio Bertin, Evêque de Djibouti et Administrateur apostolique de Mogadiscio, qui l’a bien connue, et l’Evêque de Plaisance, sa ville natale. Sera également présent l’Archevêque de Milan, attendu que Sœur Leonella vécut également à Sesto San Giovanni. Le 18 juin, au Sanctuaire de la Consolata du Kenya, a déjà été programmée une Messe solennelle d’action de grâce pour la béatification, pour laquelle est prévue une présence massive de fidèles, dans la mesure où Sœur Leonella était très connue et aimée ».<br />Parmi les moments les plus significatifs de la célébration de béatification, le postulateur rappelle que « nos novices africaines, en compagnie des Séminaristes des Missionnaires de la Consolata africains, exécuteront une danse d’offertoire typique de la liturgie africaine, en portant la palme, symbole du martyre ». En outre, avec sa relique, qui sera portée par la Supérieure générale après le décret de béatification, la Supérieure de la communauté qui était présente en ce temps-là, portera les deux journaux écrits par Sœur Leonella. « La dernière phrase remonte au 12 septembre 2006 et est incomplète : « J’espère que le Seigneur m’aidera à…. » Nous voudrions les publier parce qu’ils témoignent d’un fort chemin de donation en pleine union avec Jésus Eucharistie » conclut la religieuse. Tue, 22 May 2018 13:10:47 +0200AFRIQUE/RD CONGO - Mobilisation de la Caritas et des ONG pour prévenir l’épidémie d’Ebolahttp://fides.org/fr/news/64224-AFRIQUE_RD_CONGO_Mobilisation_de_la_Caritas_et_des_ONG_pour_prevenir_l_epidemie_d_Ebolahttp://fides.org/fr/news/64224-AFRIQUE_RD_CONGO_Mobilisation_de_la_Caritas_et_des_ONG_pour_prevenir_l_epidemie_d_EbolaBikoro – « La situation est alarmante parce qu’il s’agit d’une épidémie urbaine d’Ebola, à la différence des précédentes » indique le Dr. Rose Mkunu, chef de la délégation de la Caritas Congo en visite à Mbandaka en compagnie du Bureau diocésain de Chirurgie médicale de Mbandaka-Bikoro. « La Caritas fait actuellement tout son possible pour sensibiliser et informer les responsables de communauté et les religieux sur la maladie ainsi que sur les moyens de protection et de surveillance mais nous sommes limités par nos moyens » relève-t-elle.<br />Le 8 mai dernier, les autorités congolaises ont déclaré l’existence d’une épidémie d’Ebola dans le nord-ouest du pays, qui a causé jusqu’ici 25 morts sur un total de 45 cas d’infection dont 14 confirmés. Les données, diffusées par l’OMS, ne sont pas rassurantes dans la mesure où une escalade épidémique est crainte. Les morts se sont vérifiées à Bikoro, à 150 Km de Mbandaka. Le Ministère de la Santé local a annoncé un nombre croissant de cas suspects et de morts vérifiées.<br />La Caritas de Mbandaka-Bikoro a fait état de douzaines de personnes présentant des symptômes de fièvres, de douleurs abdominales, de diarrhée et d’hémorragie à compter du début avril mais les dimensions et la portée de l’épidémie n’ont pas encore été pleinement comprises. Avec le gouvernement congolais, l’OMS et d’autres agences, est en cours une mobilisation conjointe visant à répondre à l’urgence et à empêcher la diffusion de l’épidémie dans d’autres pays. Cette dernière épidémie d’Ebola est la neuvième au Congo mais c’est la première fois que le virus a été identifié dans cette zone urbaine.<br />La nouvelle épidémie comporte une risque très élevé de contamination dans la mesure où son épicentre, Bikoro, se trouve sur les rives du lac Tumba, qui a accès direct au fleuve Congo, lui-même relié directement avec Kinshasa, où vivent 12 millions de personnes, tout comme avec Brazzaville et Bangui. Mbandaka compte une population de plus d’un million de personnes et est proche de l’épicentre. On craint que la maladie ne puisse être transmise par les voyageurs se rendant d’une localité reculée à un centre urbain.<br />Parmi les cas signalés se trouvent celui de trois opérateurs sanitaires ayant contracté la maladie, l’un d’entre eux étant déjà mort. On craint par ailleurs que les médecins, en étroit contact avec les patients, puissent transmettre la maladie. La Caritas Congo a déjà planifié la fourniture de nourriture et d’assistance sanitaire au profit de 1.500 familles. « Nous entendons concentrer nos efforts sur la prévention, l’eau, l’hygiène, la mobilisation et l’information. Pour cela, nous comptons sur l’implication des prêtres, des religieux et religieuses, des enseignants et du personnel infirmier qui travaillent dans les zones touchées » a indiqué dans une note l’organisation catholique.<br />Le virus Ebola a été découvert pour la première fois au Congo en 1976. Selon les données fournies par la Commission européenne, depuis lors ont été signalés 1.056 cas dont 756 ont conduit à la mort des patients. Tue, 22 May 2018 12:45:15 +0200OCEANIE/AUSTRALIE - Engagement de Catholic Mission en faveur des jeunes et de l’instruction au Myanmarhttp://fides.org/fr/news/64223-OCEANIE_AUSTRALIE_Engagement_de_Catholic_Mission_en_faveur_des_jeunes_et_de_l_instruction_au_Myanmarhttp://fides.org/fr/news/64223-OCEANIE_AUSTRALIE_Engagement_de_Catholic_Mission_en_faveur_des_jeunes_et_de_l_instruction_au_MyanmarSydney – « Après le grand succès du Festival de la Jeunesse catholique australienne à Sydney, à la fin de l’an dernier, notre défi en tant qu’Eglise en Australie consiste à accompagner les jeunes et à les aider à devenir des disciples missionnaires du Christ ». C’est ce qu’indique dans une note envoyée à l’Agence Fides le Père Brian Lucas, Directeur national de Catholic Mission Australie, direction australienne des Œuvres pontificales missionnaires, commentant le Message du Pape François pour la Journée mondiale missionnaire et remarquant l’importance des jeunes dans l’Evangélisation.<br />Le Pape François a souligné l’importance des jeunes dans la vie et la mission de l’Eglise dans son message pour la 92ème Journée missionnaire mondiale du 21 octobre prochain. La Journée missionnaire mondiale se tient chaque année dans le monde entier afin de témoigner de l’engagement missionnaire des communautés catholiques et de sensibiliser l’ensemble du peuple de Dieu en ce qui concerne l’urgence de l’annonce de l’Evangile.<br />En particulier, Catholic Mission Australie a concentré son attention sur le Myanmar. Depuis plusieurs années, la collaboration de Catholic Mission Australie avec la communauté catholique de cette nation a été spécifiquement destinée à la croissance et à la promotion de l’éducation des jeunes.<br />« L’instruction est l’une des manières principales par laquelle le Myanmar, après des décennies de conflits internes et de luttes politiques, fait ses premiers pas en direction d’une nouvelle ère de démocratie » affirme Catholic Mission Australie, relançant un programme de coopération.<br />Voici quelques dix ans, S.Em. le Cardinal Charles Bo, Archevêque de Yangon, a fondé un Centre de formation pour enseignants appelé Pyinya Sanyae Institute of Education afin d’aider et de soutenir l’instruction dans tout le pays, au travers de la formation d’enseignants et de la mise en place d’une éducation alternative centrée sur l’enfant. Catholic Mission Australie a choisi d’aider l’Eglise du Myanmar dans cet effort visant à accorder la priorité à l’éducation, en lançant un programme d’aides économiques et de soutien spirituel. Il a pour but de disposer d’enseignants bien formés outre à soutenir la construction et la restructuration des écoles afin que les enfants des zones les plus reculées du pays puissent bénéficier d’un meilleur accès à une instruction de qualité.<br />« Grâce à une somme de 50 dollars australiens, il est possible de financer la formation d’un enseignant au PSIE pendant trois jours. Avec le double, la contribution couvrira les ressources éducatives destinées aux écoles reculées soutenues par l’Eglise au Myanmar ». Catholic Mission Australie s’engage à soutenir en particulier l’école catholique Saint Jean sise dans la ville de Hakha, dans le nord du pays. Tue, 22 May 2018 12:04:04 +0200