Fides News - French (Standard)http://fides.org/Les Dépêches de l'Agence FidesfrLes contenus du site sont publiés sous licence Creative Commons.ASIE/IRAQ - Intervention du Patriarche de Babylone des Chaldéens sur la nécessité d’une implication plus importante des laïcs et en particulier des femmes à des postes de responsabilité y compris au sein des Eglises d’Orienthttp://fides.org/fr/news/65738-ASIE_IRAQ_Intervention_du_Patriarche_de_Babylone_des_Chaldeens_sur_la_necessite_d_une_implication_plus_importante_des_laics_et_en_particulier_des_femmes_a_des_postes_de_responsabilite_y_compris_au_sein_des_Eglises_d_Orienthttp://fides.org/fr/news/65738-ASIE_IRAQ_Intervention_du_Patriarche_de_Babylone_des_Chaldeens_sur_la_necessite_d_une_implication_plus_importante_des_laics_et_en_particulier_des_femmes_a_des_postes_de_responsabilite_y_compris_au_sein_des_Eglises_d_OrientBagdad – Le « sacerdoce commun », propre de tous les baptisés, anime la vocation et la mission propre des laïcs et en particulier des femmes au sein de l’Eglise, dans la diversité des talents et dans la complémentarité des rôles confiés à chacun. Les Eglises d’Orient, y compris l’Eglise chaldéenne, sont appelées à s’ouvrir à ce dynamisme de grâce, si elles ne veulent pas trahir leur nature même d’instruments de salut. C’est ce que rappelle le Patriarche de Babylone des Chaldéens, S.Em. le Cardinal Louis Raphael I Sako, dans une intervention diffusée par les moyens de communication officiels du Patriarcat.<br />Le but du Patriarche de Babylone des Chaldéens est de lancer une confrontation autour de la condition des laïcs et des femmes au sein de l’Eglise, notamment pour offrir des réflexions communes et inspirer des dispositions concrètes dans le cadre du prochain Synode de l’Eglise chaldéenne. A la foi chrétienne – rappelle le Cardinal – ne peut être associé aucun argument pseudo-doctrinal qui vise à justifier théoriquement une forme quelconque de discrimination vis-à-vis des femmes. Il suffit de regarder – a-t-il souligné – Notre-Dame et les figures féminines qui entourent Jésus depuis le début de Sa mission salvifique.<br />Citant les enseignements de Saint Jean Paul II et du Pape François, le Patriarche de Babylone des Chaldéens a souligné que, « si nous voulons faire progresser nos sociétés et nos Eglises, nous devons laisser la place aux laïcs des deux sexes afin de leur permettre d’investir leurs propres talents ». Si le sacerdoce ministériel demeure réservé aux hommes, des postes à responsabilité au sein de l’Eglise peuvent être attribués à des laïcs des deux sexes dans tous les autres domaines, y compris ceux de la gestion financière, de l’éducation et des moyens de communication. A partir de ces considérations, le Patriarche de Babylone des Chaldéens a invité tout un chacun à faire l’expérience des nouveaux espaces de participation et de partage de responsabilités avec les laïcs et les laïques, dans tous les domaines de la vie ecclésiale.<br />En concluant son intervention, le Cardinal Sako a souligné qu’au sein de l’Eglise chaldéenne ont été accomplis les premiers pas visant à confier des fonctions de responsabilités à des laïcs et en particulier à des femmes, un processus dont la poursuite dans l’ensemble des Eglises d’Orient est souhaitée. A cet égard, le Patriarche de Babylone des Chaldéens a fait également mention au rôle de responsabilité actuellement occupé par le Pr. Souraya Bechealany, ressortissante libanaise et actuel Secrétaire général du Conseil des églises du Proche-Orient. Sat, 16 Mar 2019 12:12:38 +0100ASIE/INDE - Demande officielle de report de la date des élections correspondant avec le Jeudi Saint de la part des Evêques d’Indehttp://fides.org/fr/news/65737-ASIE_INDE_Demande_officielle_de_report_de_la_date_des_elections_correspondant_avec_le_Jeudi_Saint_de_la_part_des_Eveques_d_Indehttp://fides.org/fr/news/65737-ASIE_INDE_Demande_officielle_de_report_de_la_date_des_elections_correspondant_avec_le_Jeudi_Saint_de_la_part_des_Eveques_d_IndeNew Delhi - La Conférence épiscopale d’Inde a écrit à la Commission électorale nationale, organisme gouvernemental gérant les élections générales imminentes, pour demander officiellement de modifier l’une des dates du scrutin, à savoir celle du 18 avril concernant les Etats d’Assam, de Bihar, du Chhattisgarh, du Jammu e Kashmir, du Karnataka, du Maharashtra, du Manipur, de l’Orissa, de Puducherry, du Tamil Nadu, Tripura, d’Uttar Pradesh et du West Bengal. Ce jour-là en effet, les chrétiens vivront le Jeudi Saint et seront immergés dans les célébrations de préparation à Pâques.<br />La concomitance des dates avait déjà été remarquée par les Evêques du Tamil Nadu . Désormais, ainsi que l’a appris l’Agence Fides, par le biais d’une communication écrite adressée à Sunil Arora, Président de la Commission électorale, S.Exc. Mgr Theodore Mascarenhas, Evêque auxiliaire de Ranchi et Secrétaire général de la Conférence épiscopale d’Inde soulève officiellement deux questions clefs : « Je désire souligner – peut-on lire dans le texte parvenu à Fides – que nous n’écrivons pas seulement sur la base de sentiments religieux mais plutôt aux vues des difficultés logistiques qui pourraient se vérifier en vue des prochaines élections. Nous comprenons que le 18 avril – Jeudi Saint – ne constitue pas un jour férié mais la majeure partie des chrétiens prend congé du travail ou effectue un horaire réduit pour participer au culte sacré ».<br />En bons citoyens, explique la note, « les chrétiens voudraient rendre pleinement service à la Commission électorale et au pays dans le cadre de cet événement important. Toutefois, la date des élections coïncide avec les liturgies du Jeudi Saint et les chrétiens pourraient rencontrer des difficultés à accomplir leurs devoirs cultuels et électoraux, en particulier ceux qui sont officiers de police ou sont en service dans les bureaux de vote. Les chrétiens continueront à exercer leur devoir sacré envers le pays mais la Commission électorale pourrait leur faciliter la participation au processus en déplaçant le scrutin à une autre date ».<br />Mgr Mascarenhas ajoute par ailleurs : « Historiquement, un grand nombre de cabines électorales sont installées aux environs de nos lieux de culte et dans les écoles gérées par l’Eglise, souvent annexées à nos lieux de culte. Vues également les besoins liées aux modalités de conduire les élections et les exigences spéciales de sécurité, votre bureau pourrait également avoir des difficultés à conduire les élections. En outre, je suis sûr que vous ne voudriez pas priver des millions de chrétiens de la possibilité de participer, dans leur temple sacré, aux célébrations liturgiques en des jours qu’ils considèrent très saints ».<br />C’est pourquoi les Evêques invitent le gouvernement à prendre en considération un report de la date du scrutin du 18 avril prochain, garantissant leur « pleine collaboration et l’encouragement des fidèles à participer aux opérations électorales ».<br />L’Inde a annoncé les différentes dates auxquelles se tiendront les votations pour les élections nationales qui verront près de 900 millions d’électeurs exprimer leur suffrage dans près d’un million de bureaux de vote. La Commission électorale a annoncé que les scrutins se tiendront en sept phases, suivant les Etats de la Fédération, à savoir les 11, 18, 23 et 29 avril et les 6, 12 et 19 mai, sachant que le dépouillement est prévu pour le 23 mai.<br />En sus du Parlement fédéral, les électeurs seront appelés à renouveler quatre Assemblées d’Etat, en Andhra Pradesh, au Sikkim, en Arunachal Pradesh et en Orissa. Sat, 16 Mar 2019 11:34:35 +0100ASIE/TURKMENISTAN - Une petite communauté fondée sur la Parole de Dieuhttp://fides.org/fr/news/65736-ASIE_TURKMENISTAN_Une_petite_communaute_fondee_sur_la_Parole_de_Dieuhttp://fides.org/fr/news/65736-ASIE_TURKMENISTAN_Une_petite_communaute_fondee_sur_la_Parole_de_DieuAshgabat – « Lorsque je suis arrivé au Turkménistan, il y a 22 ans, il n’existait pas de fidèles catholiques. Au fil du temps, j’ai vu naitre devant mes yeux une communauté. Etre témoin de cette naissance a constitué une grande grâce de Dieu, parce que cela signifie avoir participé à un accouchement difficile mais plein d’espérance. Nous vivons l’expérience de l’Eglise apostolique, qui part de zéro et se fonde sur la force de la Parole de Dieu ». C’est ce que raconte à l’Agence Fides le Père Andrzej Madej, prêtre polonais des Oblats de Marie Immaculée, Supérieur de la Missio sui iuris du Turkménistan.<br />Au Turkménistan, l’Eglise est actuellement constituée de deux prêtres et de quelques 250 fidèles. « Au cours de la période de domination soviétique, les catholiques sont arrivés en terre turkmène en provenance de pays tels que la Pologne, la Russie, l’Ukraine et considéraient la foi comme leur plus grande valeur. Ils ont payé un prix élevé pour la protéger de l’imposition de l’athéisme scientifique. Aujourd’hui cependant, il existe une difficulté à la transmettre à leurs enfants. Le paradoxe est qu’il est plus difficile de transmettre la foi dans un climat de liberté que sous la répression. Malgré cela, notre communauté continue à grandir, même si elle le fait lentement. Si dans un premier temps, nous baptisions seulement des adultes, depuis peu, ce sacrement est reçu également par les enfants », explique le Père Madej.<br />Dans ce contexte, la petite communauté turkmène grandit en basant son chemin sur la Parole de Dieu. « Nos fidèles sont très liés à la lecture de l’Evangile. Nous disposons de groupes bibliques qui se rencontrent pour lire la Parole de Dieu tant dans les chapelles que dans des maisons particulières. Outre le groupe biblique, nous célébrons chaque jour le Saint Sacrifice de la Messe en langue russe et, le Dimanche, également en langue anglaise pour les étrangers » raconte le missionnaire. Ces derniers temps, fait son chemin la nécessité d’apprendre le turkmène. « Si jusqu’ici, la connaissance du russe avait suffi, aujourd’hui, ceux qui viennent des anciens villages soviétiques ne connaissent plus cette langue. Pour ce motif, en juillet prochain, devrait arriver dans le pays un troisième prêtre, toujours Oblat de Marie Immaculée, qui, au cours de sa première année de séjour, se dédiera seulement à l’étude du turkmène ».<br />Le Père Madej exerce son ministère au Turkménistan depuis 1997, lorsque Saint Jean Paul II institua la Missio sui iuris, faisant renaitre l’Eglise locale. Pendant 13 ans, la présence des Oblats de Marie Immaculée a été admise seulement en tant que représentation de l’Ambassade du Vatican. Au début, les réunions avaient lieu dans des logements privés et la Messe était célébrée sur le territoire diplomatique de la Nonciature apostolique d’Ashgabat. En 2010, le gouvernement turkmène a reconnu officiellement la présence catholique. La communauté catholique turkmène se réunit en la Chapelle de la Transfiguration du Seigneur sise dans la capitale, Ashgabat. Le Turkménistan compte 5 millions d’habitants à 90% musulmans. Sat, 16 Mar 2019 10:49:37 +0100AFRIQUE/NIGER - Six mois de silence pour le missionnaire italien enlevéhttp://fides.org/fr/news/65735-AFRIQUE_NIGER_Six_mois_de_silence_pour_le_missionnaire_italien_enlevehttp://fides.org/fr/news/65735-AFRIQUE_NIGER_Six_mois_de_silence_pour_le_missionnaire_italien_enleveNiamey – Demain, Dimanche 17 mars, marquera le début du septième mois de captivité pour le Père Pierluigi Maccalli, de la Société des Missions africaines . « C’est une éternité pour nous. Il a été pris en otage par des inconnus qui, une nuit de septembre dernier, l’ont emmené. Ils ne pensaient pas à la portée du geste qu’ils accomplissaient » raconte dans un message éploré envoyé à l’Agence Fides son confrère, le Père Mauro Armanino SMA.<br />« Ils ne pouvaient penser que le Père Maccalli serait devenu un témoin, dans le silence du sable du Sahel qui le conserve comme lui seul sait le faire. Six mois de vide qui déchirent les apparences, qui assiègent notre vie actuelle. Les prisonniers en réalité, c’est nous – continue le missionnaire – faussement libres de nous déplacer, de parler, d’agir et de trahir. Nous ne nous apercevons pas même que, maintenant depuis longtemps, nous sommes otages des peurs et des hypocrisies qui nous font réciter chaque jour comme si nous récitions dans une pièce de théâtre. Nous pensons être libres et pourtant, nous sommes chargés de la tentation humaine de la servitude volontaire qui nous fait aimer les chaines, les cages et les prisons. Le Père Maccalli est le seul d’entre nous à être libre : libre de faire en sorte que la vérité recommence à écrire des mots de sable sur ses journées absentes, lui, témoin de la folie et du mensonge de la violence qui, du Golgotha, ont migré au Sahel. La résurrection se trouve également dans tous les cas ici et six mois sont trois jours ou quarante ans ».<br />Le Père Armanino a un style émouvant et poétique pour évoquer son confrère : « de la roche coule l’eau et du sable la liberté. Les cailloux crient et le sable crie. Son silence crie alors que, trop souvent, nos vaines paroles sont réduites au silence. Jamais comme en ce moment, le Père Luigi Maccalli n’a été le seul missionnaire enseveli dans l’Evangile de sable qui, par ailleurs, est le seul compatible avec le Sahel. Les pierres ne deviennent pas du pain et les royaumes, vus d’ici, sont fugaces et trompeurs. L’essentiel est invisible pour les yeux et c’est justement pour cela que le Père Maccalli est le seul à voir la gloire qui se cache dans la pauvreté. Il n’a jamais été aussi riche que maintenant : libre et gardien du seul secret qui n’est révélé qu’aux petits. Bienheureux serez-vous lorsque vous deviendrez otages des pauvres et que vous ne sauverez personne ». Sat, 16 Mar 2019 10:20:01 +0100ASIE/SYRIE - Le Patriarcat orthodoxe d’Antioche dans l’attente d’un soutien russe pour la reconstruction des églises détruites durant le conflithttp://fides.org/fr/news/65734-ASIE_SYRIE_Le_Patriarcat_orthodoxe_d_Antioche_dans_l_attente_d_un_soutien_russe_pour_la_reconstruction_des_eglises_detruites_durant_le_conflithttp://fides.org/fr/news/65734-ASIE_SYRIE_Le_Patriarcat_orthodoxe_d_Antioche_dans_l_attente_d_un_soutien_russe_pour_la_reconstruction_des_eglises_detruites_durant_le_conflitDamas – Les chrétiens orthodoxes en Syrie comptent sur le soutien russe en vue de la reconstruction des églises et monastères ayant été détruits par les terroristes au cours des années de guerre dans le pays. C’est ce qu’affirme l’Archimandrite Alexi Chehadeh, Directeur général du Département pour le développement des relations œcuméniques du Patriarcat grec orthodoxe d’Antioche et de tout l’Orient. Dans un entretien accordé à l’Agence gouvernementale russe Spoutnik, le représentant de l’Eglise orthodoxe d’Antioche – dont le Patriarche, Yohanna X, résidant à Damas, a exprimé sa gratitude à « l’Eglise orthodoxe russe et au gouvernement russe qui ont permis de nous aider à parer et reconstruire nos églises, nos monastères et nos écoles. J’espère que cette aide arrivera au plus vite ». L’Archimandrite grec orthodoxe a qualifié de « très important » le soutien russe tant attendu, vu que les organisations humanitaires internationales, en prédisposant et mettant en œuvre leurs programmes, « ne prennent pas en considération parmi leurs priorités la reconstruction d’églises et de monastères ».<br />Au cours de ces derniers mois, se sont multipliées les visites en Syrie de délégations et représentants russes – tant politiques que religieux – intéressés notamment à vérifier personnellement les dégâts provoqués aux lieux de culte et de prière chrétiens durant le conflit. A la fin du mois de janvier, comme l’avait indiqué en son temps l’Agence Fides , le Patriarche grec orthodoxe d’Antioche, Yohanna X, a de nouveau remercié publiquement la Russie pour la contribution fournie dans la lutte contre les groupes armés djihadistes.<br />Jusqu’ici, la contribution russe la plus significative en matière de restauration et de reconstruction de lieux de culte chrétiens en Syrie a concerné le Monastère orthodoxe Sainte Thècle, dans la ville de Maalula , rouvert depuis quelques mois également aux visites de pèlerins et touristes. Le village rupestre de Maalula avait été pris par des milices antigouvernementales entre septembre 2013 et mars 2014. Les graves dommages infligés à cette époque au lieu de culte ont été en grande partie réparés grâce au soutien offert par l’Association de vétérans russes Boevoe Bratstvo . Fri, 15 Mar 2019 13:27:35 +0100AFRIQUE/GHANA - Un projet de l’Eglise en matière de gestion des déchets électroniques pour conjuguer environnement et travail des jeuneshttp://fides.org/fr/news/65733-AFRIQUE_GHANA_Un_projet_de_l_Eglise_en_matiere_de_gestion_des_dechets_electroniques_pour_conjuguer_environnement_et_travail_des_jeuneshttp://fides.org/fr/news/65733-AFRIQUE_GHANA_Un_projet_de_l_Eglise_en_matiere_de_gestion_des_dechets_electroniques_pour_conjuguer_environnement_et_travail_des_jeunesAccra – « La plus grande menace potentielle contre la cohésion sociale, le gouvernement démocratique et la sécurité nationale au Ghana et dans de nombreuses parties du monde est représentée par le chômage des jeunes » a affirmé S.Exc. Mgr Philip Naameh, Archevêque de Tamale, au cours du séminaire dédié à la gestion des déchets électroniques, une initiative de l’Archidiocèse ghanéen visant à gérer au mieux l’énorme quantité de déchets électroniques qui, chaque année, arrivent du monde entier dans le pays. Il s’agit de plus de 215.000 tonnes de conditionneurs d’air, de frigidaires, de téléviseurs, de machines à laver, d’ordinateurs, d’aspirateurs, de téléphones portables et de lampes, en majorité provenant d’Europe.<br />L’objectif de l’initiative est de transformer une catastrophe environnementale en une chance d’emploi pour les jeunes ghanéens. Ainsi que l’a souligné Mgr Naameh, « si la collecte et le traitement des déchets électroniques avaient été organisés de manière adéquates, ils auraient été à l’origine d’emplois pour les jeunes ».<br />L’Archevêque a souligné que l’Eglise désire adopter une approche innovant de la question, en apprenant à intégrer des modèles économiques à la gestion des déchets électroniques. A ce propos, il a affirmé que l’Eglise cherche actuellement un partenariat qui serait en mesure de fournir un capital d’investissement dans le cadre d’un plan d’action centré non pas sur le profit mais sur la durabilité.<br />Samuel Zan Akologo, Directeur exécutif de la Caritas du Ghana, a affirmé que le séminaire marque le début de l’expansion du projet de gestion des déchets électroniques de la Caritas au-delà de la capitale. Accra, ajoutant que le projet ne se limitera pas à la collecte des déchets électroniques mais qu’il portera également sur la création d’une structure de démantèlement qui offrira des possibilités d’emploi aux jeunes.<br />Le projet de la Caritas dénommé « E-Waste 'Care for our Common Home' » a été lancé en octobre 2017 en réponse aux demandes du Pape François dans son Encyclique “Laudato Si’”. Fri, 15 Mar 2019 13:04:18 +0100AMERIQUE/ARGENTINE - Message des Evêques en vue des électionshttp://fides.org/fr/news/65732-AMERIQUE_ARGENTINE_Message_des_Eveques_en_vue_des_electionshttp://fides.org/fr/news/65732-AMERIQUE_ARGENTINE_Message_des_Eveques_en_vue_des_electionsBuenos Aires – « Avec espérance, éducation et travail, artisans d’une nouvelle Argentine » : tel est le titre du Message publié au terme de la 117ème Assemblée plénière de la Conférence épiscopale argentine tenue du 11 au 14 mars. Le document, transmis à Fides, exprime les réflexions des Evêques en cette année marquée par les élections présidentielles.<br />« La noblesse de la vocation politique requiert des responsables qu’ils collaborent afin que le peuple, qui est souverain, soit l’artisan de son histoire. Nous avons besoin d’hommes politiques qui nous aident à regarder au-delà de la conjoncture et qui nous proposent des parcours authentiques d’amitié sociale » peut-on lire dans le texte, qui poursuit : « Dans une réalité qui nous frappe et nous blesse à cause de la pauvreté croissante, nous ne voulons pas perdre l’espérance d’aller de l’avant, en relevant le défi du passage de la culture de la voracité et du rebus à la culture de la prise en charge de toute vie et de notre maison commune, de la fraternité et de l’accueil ».<br />Le Message s’achève en rappelant qu’en tant que Pasteurs, « nous écoutons la requête dramatique de travail, qui avec celle concernant l’instruction publique, constituent les thèmes les plus importants de la question sociale ».<br />Des informations parvenues à Fides au cours de l’Assemblée, il ressort que les Evêques d’Argentine ont parlé de différents sujets dont la préparation de la Visite ad limina imminente, qui aura lieu au Vatican du 28 avril au 18 mai. En outre, ils ont défini les détails du Congrès marial qui aura lieu dans le Diocèse de Catamarca en 2020. Une réflexion a également été conduite sur le Mois missionnaire extraordinaire d’octobre prochain. S.Exc. Mgr Fernando Croxatto, Evêque de Neuquén et Président de la Commission épiscopale pour les Missions, a conduit ladite réflexion et les Evêques ont ainsi décidé de commencer une nouvelle mission ad gentes de l’Eglise argentine dans la zone de l’Amazonie. Fri, 15 Mar 2019 12:46:27 +0100OCEANIE/NOUVELLE ZELANDE - Condamnation de l’Eglise locale après le massacre dans les mosquéeshttp://fides.org/fr/news/65731-OCEANIE_NOUVELLE_ZELANDE_Condamnation_de_l_Eglise_locale_apres_le_massacre_dans_les_mosqueeshttp://fides.org/fr/news/65731-OCEANIE_NOUVELLE_ZELANDE_Condamnation_de_l_Eglise_locale_apres_le_massacre_dans_les_mosqueesChristchurch – « Il s’agit d’un acte horrible, qui doit être condamné de toutes nos forces. C’est aussi quelque chose de véritablement inattendu pour notre tranquille communauté de Christchurch. Nous sommes choqués comme toute la nation. Nous exprimons notre solidarité aux familles touchées et à la communauté islamique. Nous confions à Dieu les vies brisées et la souffrance causée par ce massacre d’innocents ». C’est en ces termes, transmis à chaud à l’Agence Fides, que l’Evêque émérite de Christchurch, S.Exc. Mgr John Basil Meeking, exprime toute sa douleur et sa déception suite au massacre intervenu ce jour dans deux mosquées de la ville néozélandaise de Christchurch, qui compte 600.000 habitants dont 70.000 catholiques.<br />Le massacre a été perpétré à l’arme à feu par un commando de quatre personnes conduites par un australien de 28 ans, Brenton Tarrant, guidé par des sentiments anti-immigrés et anti-islam. Les attaques ont eu lieu autour de 13.40 locales et le bilan des victimes fait état d’au moins 49 morts. Le Premier Ministre de Nouvelle-Zélande, Jacinta Arden, a immédiatement affirmé qu’il s’agit « de l’une des journées les plus sombres de la Nouvelle-Zélande. Nous sommes face à un acte de violence sans précédents ».<br />Ainsi que l’a appris l’Agence Fides, S.Exc. Mgr Patrick James Dunn, Evêque d’Auckland et Président de la Conférence épiscopale de Nouvelle Zélande, a envoyé un message à toutes les communautés catholiques de la nation, en demandant d’inclure une intention de prière spéciale pour les victimes dans le cadre de toutes les Messes célébrées le Dimanche 17 mars.<br />Le Directeur des Œuvres pontificales missionnaires en Nouvelle-Zélande, le Père Bernardo Epiritu SVD, commente ainsi les événements dans un entretien accordé à l’Agence Fides : « Nous sommes ahuris dans la mesure où notre nation pratique la coexistence pacifique entre cultures et religions différentes. Evidemment, quelques groupes d’extrême-droite portent des semences d’islamophobie ou de suprématie de la race blanche. Cependant, je peux dire qu’au sein de la société, parmi les hommes de la rue, ne sont présents ni sentiments racistes ni antimusulmans. L’acte perpétré est exécrable, totalement inattendu et il nous touche d’autant plus. Au sein de notre société, existe actuellement un mélange de cultures et d’ethnies, dû à l’immigration, un phénomène historique et actuel. L’Eglise catholique se revitalise également grâce à la contribution d’immigrés catholiques qui arrivent de pays d’Asie mais aussi d’Amérique du Sud. En général, est répandu un sens d’accueil envers les réfugiés et les immigrés, sans discriminations sur base religieuse. En tant que communauté catholique, nous pouvons contribuer à promouvoir la paix, la tolérance, la coexistence, afin que les venins de la haine et de la peur ne fassent pas verser ultérieurement un sang innocent ». Fri, 15 Mar 2019 12:10:56 +0100VATICAN - Nouvelle présentation du Bulletin de l’Œuvre pontificale de l’Enfance missionnairehttp://fides.org/fr/news/65730-VATICAN_Nouvelle_presentation_du_Bulletin_de_l_OEuvre_pontificale_de_l_Enfance_missionnairehttp://fides.org/fr/news/65730-VATICAN_Nouvelle_presentation_du_Bulletin_de_l_OEuvre_pontificale_de_l_Enfance_missionnaireCité du Vatican – « Actuellement, la vision prédominante est que l’enfance ne représente qu’un moment préparatoire au cours de laquelle chacun d’entre nous a besoin de grandir mais qu’elle ne constitue pas une période significative dans le chemin de vie de la personne humaine. Par conséquent, comme un véritable membre de la communauté humaine, l’enfant est également un être spirituel qui demande à être reconnu, respecté et nourri ». C’est ce qu’affirme Adrian-Mario Gellel, du Département de théologie pastorale de l’Université de Malte, auquel a été confié le principal article dédié au thème « Nourrir la spiritualité des enfants » paraissant dans le premier numéro du nouveau Bulletin du Secrétariat international de l’Œuvre pontificale de l’Enfance missionnaire, qui vient d’être transmis aux Directions nationales des Œuvres pontificales missionnaires du monde entier.<br />« Ce premier numéro part de la spiritualité, élément fondamental de l’action missionnaire – écrit Sœur Roberta Tremarelli, Secrétaire général de l’Œuvre pontificale de l’Enfance missionnaire dans l’Editorial. Dans le cade de la Missio ad gentes, le baptisé, guidé par l’Esprit et par l’amour, est poussé à surmonter ses propres frontières pour partager la foi en Jésus-Christ avec des peuples et des cultures qui ne Le connaissent pas encore. Ainsi que le souligne le Pape François dans l’Exhortation apostolique Evangelii Gaudium au n°78, c’est la vie spirituelle qui alimente la rencontre avec les autres, l’engagement dans le monde, la passion pour l’Evangélisation ».<br />Reprenant une antique tradition de documentation de l’activité de l’Œuvre pontificale de l’Enfance missionnaire et utilisant les instruments numériques actuels, le Bulletin contient des réflexions, des informations, des témoignages, des expériences et des initiatives inhérentes au monde des enfants et à leur engagement missionnaire, en puisant au vaste patrimoine mondial de l’Œuvre pontificale de l’Enfance missionnaire. Une large place est ainsi dédiée à « la voix des enfants », d’Ethiopie, de Zambie, de Maurice, du Malawi, de Colombie, du Honduras et du Sri Lanka dans ce premier numéro. Par ailleurs, le Directeur national des Œuvres pontificales missionnaires du Pakistan, le Père Asif J. Khokhar, s’attarde sur la manière dont les enfants missionnaires peuvent exister dans un pays islamique comme le sien alors que le personnel du Secrétariat international de l’Œuvre pontificale de l’Enfance missionnaire illustre quelques-uns des projets qui sont soutenus par l’Œuvre et sont destinés à pourvoir aux besoins matériels et spirituels des enfants. Concluent ce premier numéro du Bulletin, publié en cinq langues et envoyé par courriel, les informations relatives à quelques événements ainsi que la prière du Pape François pour le Mois missionnaire extraordinaire d’octobre prochain, auquel est dédié également le concours de chanson qui devrait reprendre dans son refrain les mots du slogan du mois d’octobre 2019, à savoir « Baptisés et envoyés ». Fri, 15 Mar 2019 11:39:45 +0100ASIE/INDONESIE - Nouveau projet des Camilliens sur l’ile de Flores : des logements pour les malades mentauxhttp://fides.org/fr/news/65729-ASIE_INDONESIE_Nouveau_projet_des_Camilliens_sur_l_ile_de_Flores_des_logements_pour_les_malades_mentauxhttp://fides.org/fr/news/65729-ASIE_INDONESIE_Nouveau_projet_des_Camilliens_sur_l_ile_de_Flores_des_logements_pour_les_malades_mentauxMaumere – « Il est triste et déplorable de voir les conditions dans lesquelles vivent les personnes atteintes de maladies mentales sur l’ile de Flores » raconte à Fides le Père Luigi Galvani, missionnaire camillien présent depuis des années dans l’ile de l’archipel indonésien. « Outre les énormes souffrances physiques, les difficultés psychologiques, l’isolement social et la pauvreté spirituelle, ces personnes sont contraintes à vivre, la plupart du temps, sous la tente ou dans de misérables cabanes, enchainés ou avec un pied bloqué entre deux gros troncs d’arbre et exposés aux intempéries, aux moustiques et aux insectes. Là, elles dorment, reposent et font leurs besoins de jour comme de nuit. Le gouvernement local ne dispose ni de structures ni de programmes d’assistance pour eux. Il se limite à leur rendre visite périodiquement en portant quelques médicaments ».<br />« Pour supporter de manière concrète ces malades – explique le Père Galvani – nous avons mené une recherche de laquelle il ressort une trentaine de cas sur zone. Certains malades se trouvaient ainsi depuis des mois, d’autres depuis quelques années et l’un d’entre eux depuis une quarantaine d’années ».<br />« Nous avons pensé que la meilleure aide à leur offrir aurait été de construire des maisonnettes spéciales, dans lesquelles ils auraient pu se sentir libre de se déplacer, de communiquer librement avec les membres de leurs familles et leurs voisins. Dans ces abris – remarque le Père Galvani – ils sont protégés de la pluie, du vent, des insectes. Ils peuvent manger assis à une petite table, disposer d’eau pour se laver et de toilettes privées : un style de vie plus humain qui favorise certainement le processus de guérison et de réhabilitation et permet une nouvelle insertion dans la communauté familiale et sociale ».<br />« Ainsi nous avons construit les premières maisonnettes dans les environs des maisons des membres de leurs familles, de manière à leur donner la possibilité d’être suivis et soignés par des êtres chers. Maintenant, nombre d’entre eux semblent renés à une nouvelle vie. Ils prennent soin d’eux et communiquent plus sereinement avec leurs familles et leurs voisins ».<br />« Ce projet est véritablement avant-gardiste – conclut le missionnaire. L’Evêque du lieu, S.Exc. Mgr Edwaldus Martinus Sedu, s’est félicité de l’initiative des Missionnaires camilliens, « qui fait honneur à l’Eglise pour leur engagement de solidarité et de témoignage évangélique ».<br />Les Camilliens, présents sur l’ile indonésienne de Flores depuis quelques dix ans, connaissent une croissance du nombre des vocations et augmentent les initiatives sociales et charitables menées au travers de nouvelles. Les deux communautés de Maumere et Ruteng comptent actuellement environ 70 étudiants de philosophie et théologie. Au cours de ces cinq prochaines années, des forces neuves pourraient donc arriver pour le ministère camillien et missionnaire tant à l’intérieur qu’en dehors du pays. Fri, 15 Mar 2019 10:57:23 +0100AMERIQUE/BRESIL - Campagne de fraternité et nécessité d’une participation plus active des laïcs à la vie de la société en tant qu’exercice de l’amour du prochainhttp://fides.org/fr/news/65728-AMERIQUE_BRESIL_Campagne_de_fraternite_et_necessite_d_une_participation_plus_active_des_laics_a_la_vie_de_la_societe_en_tant_qu_exercice_de_l_amour_du_prochainhttp://fides.org/fr/news/65728-AMERIQUE_BRESIL_Campagne_de_fraternite_et_necessite_d_une_participation_plus_active_des_laics_a_la_vie_de_la_societe_en_tant_qu_exercice_de_l_amour_du_prochainBrasilia – Les chrétiens « doivent chercher à réaliser une participation plus active au sein de la société en tant que forme concrète d’amour du prochain » a écrit le Pape François aux fidèles brésiliens à l’occasion de l’inauguration de la Campagne de Carême qui a cette année pour thème « Fraternité et politiques publiques », se basant sur le verset biblique « Sion sera rachetée par la droiture, et ceux qui reviendront, par la justice » . Nous reportons ci-après le témoignage de trois laïcs engagés parvenues à Fides portant sur le thème en question.<br />Le Dr. Geniberto Paiva Campos, cardiologue et membre fondateur de l’Observatoire de la Santé du District fédéral, a retracé brièvement l’histoire de l’Etat providence introduit par l’Allemagne entre 1883 et 1889 sous le gouvernement d’Otto von Bismarck. Auparavant, il n’existait que l’idée et la praxis de la charité qui fut « pendant longtemps une action essentiellement privée, très souvent soutenue par des subventions de l’Etat et de l’Eglise ». Selon le Dr Campos, la réforme de la prévoyance en cours de discussion au Brésil déjà sous le précédent gouvernement et fortement critiquée par l’Eglise, constituerait une régression historique au XIX° siècle et impliquerait la perte de droits des travailleurs. La campagne de cette année est par suite « opportune » afin de « discuter à un niveau plus élevé » de la défense des citoyens les plus menacés par cette nouvelle norme.<br />Vânia Lúcia Ferreira Leite, Responsable de la Pastorale de l’Enfant et de la mère enceinte, fondée par Zilda Arns, représente la Conférence épiscopale au Conseil national de la Santé publique. « Pour nous catholiques – affirme-t-elle – la Campagne de fraternité est un appel à l’exercice de l’amour du prochain, à la fraternité et à la solidarité ». Elle rappelle que de nombreux laïcs ont des difficultés à transformer en actions concrètes l’appel à la participation et, comme exemple d’une possible stratégie gagnante, elle invite à participer à la Conférence nationale de la Santé. « Cette année, nous pouvons contribuer directement à l’amélioration des politiques publiques dans ce secteur ». La Conférence de cette année aura en effet pour thème « Démocratie et santé » et constituera une opportunité pour renforcer le Système unique de la santé, bien affaibli, qui assiste 75% de la population et a été créé grâce à l’effort de la société civile organisée. Vânia Lúcia Ferreira Leite sollicite également la participation active aux Conseils nationaux, 40 instances qui réunissent l’Etat et la société civile, les principaux étant ceux de l’éducation, de la santé, de l’environnement, du développement économique et de l’assistance sociale.<br />Selon le Pr. Gilberto Vieira dos Santos, Secrétaire adjoint du Conseil indigène missionnaire , il est nécessaire de partir de la situation actuelle de rétrocession des politiques publiques, provoquée par le 95ème amendement constitutionnel, qui a gelé pour 20 ans la dépense sociale. Le Professeur rappelle en particulier la souffrance des peuples indigènes, qui attendent encore la démarcation légale de 503 territoires, constituant la base des politiques publiques en leur faveur. « Seule la participation des citoyens aux processus de création et de réalisation des politiques publiques peut assurer leur mise en œuvre effective » affirme le représentant du CIMI, qui conclut : « la participation en question commence par le fait de connaitre les politiques publiques en question et leurs processus historiques et devient effective lorsque nous relevons en tant que chrétiens le défi consistant à faire en sorte qu’elle arrivent aux plus pauvres et aux plus nécessiteux ». Fri, 15 Mar 2019 09:39:53 +0100ASIE/INDE - Appel des Evêques du Tamil Nadu à un déplacement de la date des élections coïncidant actuellement avec le Jeudi Sainthttp://fides.org/fr/news/65727-ASIE_INDE_Appel_des_Eveques_du_Tamil_Nadu_a_un_deplacement_de_la_date_des_elections_coincidant_actuellement_avec_le_Jeudi_Sainthttp://fides.org/fr/news/65727-ASIE_INDE_Appel_des_Eveques_du_Tamil_Nadu_a_un_deplacement_de_la_date_des_elections_coincidant_actuellement_avec_le_Jeudi_SaintMadurai – Les Evêques de l’Etat indien du Tamil Nadu, dans le sud du pays, demandent à la Commission électorale centrale de modifier la date des élections actuellement prévues dans l’Etat pour le 18 avril prochain. En effet cette journée, au cours de laquelle, selon le calendrier officiel, le scrutin devrait concerner les 39 sièges du Parlement et 18 de l’Assemblée de l’Etat du Tamil Nadu, coïncide avec le Jeudi Saint, journée liturgique de grande importance pour les chrétiens de toutes les confessions. Ainsi que cela a été appris par Fides, en vue de cette coïncidence, l’Archevêque de Madurai, S.Exc. Mgr Antony Pappusamy, par ailleurs Président du Conseil des Evêques du Tamil Nadu, a envoyé une lettre à la Commission électorale de l’Inde demandant de modifier la date du scrutin.<br />La lettre, parvenue à l’Agence Fides, affirme que « la date retenue pour les élections, à savoir le 18 avril, Jeudi Saint, ne serait pas favorable aux chrétiens, en ce que les fidèles sont dans le plein des observances liées à la Semaine Sainte – 14-21 avril – en préparation de Pâques ».<br />Si le scrutin avait lieu ce jour-là, remarque le texte, les chrétiens qui travaillent comme enseignants ou fonctionnaires gouvernementaux, engagés dans le service électoral, ne pourraient pas participer à la Messe du Jeudi Saint, qui commémore la Dernière Cène que N.S. Jésus-Christ a prise avec Ses disciples, ainsi que l’institution de l’Eucharistie.<br />Le Conseil des Evêques remarque en outre que nombre d’écoles gérées par les Diocèses se trouveraient à être des bureaux de vote, employant tout le personnel présent, ce qui représenterait un problème ultérieur pour les fidèles, en ce que cela rendrait impossible leur participation aux liturgies du Jeudi et du Vendredi Saint. En outre, « dans la majeure partie des églises, les liturgies ont lieu en plein air, du fait de la grande affluence » indique l’Archevêque et de telles célébrations en plein air, dans de nombreux cas, seraient impossibles à organiser en concomitance avec le déroulement des opérations électorales. Vus ces obstacles, le Conseil des Evêques demande au chef de la Commission de « considérer les sentiments des chrétiens » et de modifier la date du scrutin au Tamil Nadu.<br />L’Inde a annoncé les dates des élections nationales qui verront quelques 900 millions d’électeurs être appelés à exprimer leur vote dans près d’un million de bureaux de vote, le plus vaste exercice démocratique du monde. Le 10 mars, le Commissaire présidant la Commission pour les élections, Sunil Arora, a rendu public le calendrier des élections, qui se tiendront en sept phases, suivant les différents Etats de la Fédération, à savoir les 11, 18, 23, 29 avril et les 6, 12 et 19 mai. Le dépouillement aura lieu le 23 mai.<br />A côté du scrutin pour le Parlement fédéral, aura également le renouvellement de quatre Assemblées d’Etat : en Andhra Pradesh, au Sikkim, en Arunachal Pradesh et en Orissa. Pour des raisons de sécurité, dans l’Etat indien de Jammu et Kashmir, le scrutin relatif à l’Assemblée d’Etat n’aura pas lieu même si le gouvernement local est tombé en juin 2018 après le retrait du Bharatiya Janata Party de la coalition gouvernementale. Thu, 14 Mar 2019 13:07:05 +0100ASIE/TURQUIE - Préparation de 25 volumes de la part d’un institut historique turc visant à réfuter les accusations relatives au Génocide arménienhttp://fides.org/fr/news/65726-ASIE_TURQUIE_Preparation_de_25_volumes_de_la_part_d_un_institut_historique_turc_visant_a_refuter_les_accusations_relatives_au_Genocide_armenienhttp://fides.org/fr/news/65726-ASIE_TURQUIE_Preparation_de_25_volumes_de_la_part_d_un_institut_historique_turc_visant_a_refuter_les_accusations_relatives_au_Genocide_armenienAnkara – Un comité d’experts de l’Institut d’histoire turque a sponsorisé le travail de recherche de ses membres auprès des archives historiques et des bibliothèques sis aux Etats-Unis, en Russie, en Allemagne et au Royaume-Uni dans le but d’analyser des milliers de sources historiques dans le but de publier le résultat de ces recherches dans le cadre d’une collection de 25 volumes orientée à réfuter les accusations adressées à la Turquie en ce qui concerne le Génocide arménien. Un fonctionnaire de l’Institut – selon ce qu’indiquent des organes de presse nationaux tels qu’Akşam – a indiqué que les recherches historiques dans les différents pays se sont concentrés sur des documents originaux remontant aux années 1900-1915 se trouvant dans les archives et les bibliothèques des pays en question. De telles recherches, selon le porte-parole de l’Institut, auraient permis de faire émerger que certains documents auraient été manipulés pour accréditer la responsabilité des responsables turcs dans la planification des massacres anti-arméniens perpétrés dans la péninsule anatolienne en 1915. Le fonctionnaire a également mis en cause des formations arméniennes qui auraient été responsables d’actions violentes perpétrées au cours de ces années difficiles à l’encontre de la population turque.<br />L’initiative éditoriale, présentée comme une opération de contre-propagande, est annoncée alors même que la communauté arménienne de Turquie est aux prises avec les problèmes liés à la succession du Patriarche arménien apostolique de Constantinople, Mesrob II Mutafyan, mort le 8 mars dernier après des années passées dans une condition d’invalidité complète du fait d’une maladie neurodégénérative l’ayant frappé en 2008. Thu, 14 Mar 2019 12:38:07 +0100AMERIQUE/SALVADOR - Anniversaire de l’assassinat du Père Grande, dans l’attente de justice et de vérité pour l’ensemble des victimeshttp://fides.org/fr/news/65725-AMERIQUE_SALVADOR_Anniversaire_de_l_assassinat_du_Pere_Grande_dans_l_attente_de_justice_et_de_verite_pour_l_ensemble_des_victimeshttp://fides.org/fr/news/65725-AMERIQUE_SALVADOR_Anniversaire_de_l_assassinat_du_Pere_Grande_dans_l_attente_de_justice_et_de_verite_pour_l_ensemble_des_victimesSan Salvador – Face à une grande photo, placée derrière l’autel, de Saint Oscar Arnulfo Romero, les fidèles salvadoriens ont commémoré le 42ème anniversaire de la mort du Père Rutilio Grande, tué par l’armée peu de temps avant la guerre civile , priant pour la béatification du Jésuite.<br />La commémoration a eu lieu en deux temps, selon les nouvelles parvenues à Fides. Un premier pèlerinage s’est rendu sur le lieu de l’assassinat du Père Grande, en 1977, lieu connu sous le nom de Trois Croix, sis sur le territoire de la commune d’El Paisnal, au nord de la capitale. Là, a été célébré un acte œcuménique en mémoire du prêtre. Par la suite, l’Archevêque de San Salvador, S.Exc. Mgr José Luis Escobar Alas, a célébré la Messe, demandant aux autorités salvadoriennes de dédommager les victimes du conflit armé, dans la mesure où « la paix n’est pas possible sans la justice ».<br />Mgr Escobar Alas a affirmé en outre que la loi d’amnistie de 1993, abrogée voici trois ans par la Chambre constitutionnelle de la Cour Suprême de Justice « cherchait à empêcher à la justice de traiter tous les crimes, y compris ceux contre l’humanité ». Pour l’Archevêque, les autorités salvadoriennes doivent approuver une « loi de réconciliation nationale afin que justice soit faite et que la vérité soit connue ». Cependant, cela ne doit pas nécessairement porter en prison les personnes impliquées dans les crimes commis au temps de la guerre civile. En outre, il a déclaré qu’il est important de faire justice dans tous les cas et de connaitre les coupables de l’homicide de Saint Óscar Arnulfo Romero, en 1980, et de 20 autres prêtres assassinés, comme ceux des responsables du massacre de six prêtres jésuites et de deux de leurs collaboratrices qui eut lieu à l’aube du 16 novembre 1989 dans les locaux de l’Université.<br />Le 12 mars voici 42 ans, en compagnie du Père Rutilio Grande SI , ami personnel de Saint Romero, ont été tués également Manuel Solórzano, 72 ans, et Nelson Rutilio Lemus, 15 ans. Tous trois se trouvaient sur un véhicule tout terrain se dirigeant vers El Paisnal où le prêtre aurait dû célébrer la Messe. Vers 17.00, ils furent en revanche arrêtés et fusillés. <br/><strong>Link correlati</strong> :<a href="https://www.arzobispadosansalvador.org/2019/03/11/vida-obra-legado-del-venerable-siervo-dios-padre-rutilio-grande-s-j/">Fiche complète du Père Rutilio Grande</a>Thu, 14 Mar 2019 12:19:43 +0100AFRIQUE/AFRIQUE DU SUD - Appel de l’Archevêque de Johannesburg en vue d’un Carême, « moment propice pour construire une communauté accueillante pour les migrants »http://fides.org/fr/news/65724-AFRIQUE_AFRIQUE_DU_SUD_Appel_de_l_Archeveque_de_Johannesburg_en_vue_d_un_Careme_moment_propice_pour_construire_une_communaute_accueillante_pour_les_migrantshttp://fides.org/fr/news/65724-AFRIQUE_AFRIQUE_DU_SUD_Appel_de_l_Archeveque_de_Johannesburg_en_vue_d_un_Careme_moment_propice_pour_construire_une_communaute_accueillante_pour_les_migrantsJohannesburg – « Ville de Johannesburg, quelle mère es-tu ? Ne devrais-tu pas être comme une mère qui rassemble tous ses enfants ? Comme une poule qui rassemble ses poussins sous ses ailes ? » se demande S.Exc. Mgr Buti Joseph Tlhagale, Archevêque de Johannesburg, dans son Message de Carême, centré sur l’accueil des migrants au sein de la capitale économique de l’Afrique du Sud.<br />L’intégration des migrants provenant des pays africains voisins – Mozambique et Zimbabwe – et lointains – République démocratique du Congo, Nigeria – mais également de certains pays asiatiques constitue un thème brulant dans le « pays arc-en-ciel ». Mgr Tlhagale dénonce « les conditions de vie déchirantes de nombreux migrants et réfugiés qui sont devenus le surplus, les sans-abris, les personnes indésirables, la lie de la terre. Nous devons également inclure dans ce contexte les personnes qui vivent au sein des quartiers informels . Eux aussi sont pratiquement privés d’un logement. Leurs conditions de vie sont dégradantes et brutales. Les personnes ont été douloureusement privées de leur décorum et de la dignité donnée par Dieu ».<br />C’est pourquoi l’Archevêque de Johannesburg affirme que « la plus belle ville du continent africain », comme elle était qualifiée par un temps, est désormais un lieu « en ruines et plein de tristesse. Tu es indifférente à la souffrance des étrangers, à la douleur de tes enfants sans logement, affamés et malades ! ».<br />Rappelant les paroles de l’Ecritures Sainte qui « décrivent les conditions de nombreux migrants et réfugiés », Mgr Tlhagale exhorte les fidèles à prendre conscience de leur drame : contraints à mendier parce que privés de documents et des qualifications requises pour trouver un travail, nombre d’entre eux dorment sous les ponts, errent dans les rues de la ville, parfois en incommodant les automobilistes.<br />L’Archevêque lance un appel afin que le Carême devienne un moment propice pour construire une communauté accueillante , un temps pour redevenir véritablement humain, en embrassant l’étranger qui est au milieu de nous », en impliquant dans cet effort toutes les organisations charitables de l’Eglise. « Nous lançons une campagne de Carême pour faire appel à la ville de Johannesburg afin de construire un refuge pour les migrants et les réfugiés indigents pour qu’ils ne dorment pas sous un pont ou en plein air. Transformons Johannesburg en une ville accueillante » conclut Mgr Tlhagale. Thu, 14 Mar 2019 11:55:19 +0100EUROPE/SLOVAQUIE - Célébrations des 95 ans et 70 ans de sacerdoce du Préfet émérite de la Congrégation pour l’Evangélisation des Peuples en sa terre natalehttp://fides.org/fr/news/65723-EUROPE_SLOVAQUIE_Celebrations_des_95_ans_et_70_ans_de_sacerdoce_du_Prefet_emerite_de_la_Congregation_pour_l_Evangelisation_des_Peuples_en_sa_terre_natalehttp://fides.org/fr/news/65723-EUROPE_SLOVAQUIE_Celebrations_des_95_ans_et_70_ans_de_sacerdoce_du_Prefet_emerite_de_la_Congregation_pour_l_Evangelisation_des_Peuples_en_sa_terre_nataleKošice – S.Em. le Cardinal Jozef Tomko, Préfet émérite de la Congrégation pour l’Evangélisation des Peuples, célèbre ces jours-ci deux dates ô combien significatives : son 95ème anniversaire, étant né le 11 mars 1924 à Udavský, dans l’Archidiocèse de Košice, et le 70ème anniversaire de son ordination sacerdotale, intervenue à Rome le 12 mars 1949. Selon la note envoyée à l’Agence Fides par la Conférence épiscopale slovaque, le Cardinal célébrera les deux anniversaires le samedi 16 mars à Košice, en la Cathédrale Sainte Elisabeth, à 10.00 locales. Toute l’Eglise en Slovaquie s’unira à l’action de grâce du Cardinal.<br />Dimanche dernier, 10 mars, le Cardinal a célébré la Messe en la chapelle du Collège pontifical slovaque des Saints Cyrille et Méthode à Rome. Ont participé à la célébration plus de 40 prêtres, diocésains et religieux, avec la participation de différentes religieuses de diverses Congrégations, et de laïcs travaillant à Rome, en Slovaquie et en Bohème.<br />Le Cardinal Tomko fut ordonné Evêque par Saint Jean Paul II le 15 septembre 1979. Ce même Souverain Pontife le nomma, en date du 24 avril 1985, Préfet de la Congrégation pour l’Evangélisation des Peuples, ce qui faisait de lui, dans le même temps, le Grand Chancelier de l’Université pontificale urbanienne. La même année, il fut créé Cardinal du Titre diaconal de Sainte Sabine, lors du Consistoire du 25 mai 1985.<br />Au cours des 16 ans de direction du Dicastère missionnaire, le Cardinal Tomko eut l’occasion d’accomplir d’innombrables voyages missionnaires sur tous les continents, donnant un fort élan à la vie des missions et à la formation des opérateurs pastoraux. Thu, 14 Mar 2019 11:30:22 +0100OCEANIE/AUSTRALIE - « Projet Compassion » de la Caritas pour faire face à la situation d’urgence hydrique mondialehttp://fides.org/fr/news/65722-OCEANIE_AUSTRALIE_Projet_Compassion_de_la_Caritas_pour_faire_face_a_la_situation_d_urgence_hydrique_mondialehttp://fides.org/fr/news/65722-OCEANIE_AUSTRALIE_Projet_Compassion_de_la_Caritas_pour_faire_face_a_la_situation_d_urgence_hydrique_mondialeSydney – « L’esprit de la Caritas est d’aider les communautés marginalisés et de les accompagner à devenir les artisans de leur avenir. Notre Projet Compassion nous a permis d’obtenir d’importants changements en 54 ans ». C’est ce que déclare dans une note envoyée à l’Agence Fides le responsable national de la Caritas d’Australie, Paul O'Callaghan, à l’occasion du démarrage du Projet Compassion, campagne annuelle de collecte de fonds se déroulant durant le Carême et organisée par l’organisme caritatif de la Conférence épiscopale d’Australie en vue de la promotion de la charité, lequel a, comme d’habitude été lancé le Mercredi des Cendres.<br />La campagne de cette année est centrée en particulier sur la crise hydrique mondiale. « Selon les Nations unies, chaque année, de plus en plus de personnes, en majorité âgées de moins de 5 ans, meurent à cause de maladies liées à l’eau sale. Le manque de ressources hydriques propres comporte un bouleversement dans l’éducation des jeunes filles et prive les communautés de ressources et de nourriture » a expliqué Paul O'Callaghan.<br />Les initiatives seront liées au thème de l’espérance, analysé au travers de six récits décrivant les œuvres de développement réalisées par la Caritas dans les communautés du monde entier. En particulier, les récits en question proviennent du Zimbabwe, de l’Indonésie, des Iles Salomon du Bangladesh, du Vietnam et de l’Australie elle-même.<br />Comme chaque année, l’initiative implique Paroisses et écoles, auxquelles ont été fournis différents instruments, tant textuels que multimédia pour organiser des journées de sensibilisation et de collecte de fonds. « La Caritas a mis au point une série de modalités créatives par lesquelles les participants peuvent collecter des fonds. Par exemple, ceux qui évitent de prendre un café, du chocolat ou tout autre type de nourriture comme sacrifice de Carême peuvent verser les sommes qu’ils auraient ainsi dépensées en faveur de la campagne Projet Compassion. Au cours des jeûnes du vendredi, il serait possible de réfléchir sur les conditions des moins favorisés en mangeant un repas reproduisant l’alimentation typique des villages pauvres, à savoir un peu de poisson et un bol de riz » conclut Paul O'Callaghan. La Caritas est active en Australie depuis 1964 et soutient des missions dans 27 pays du monde. Thu, 14 Mar 2019 10:39:15 +0100AFRIQUE/COTE-D’IVOIRE - Nomination du Directeur national des Œuvres pontificales missionnaireshttp://fides.org/fr/news/65721-AFRIQUE_COTE_D_IVOIRE_Nomination_du_Directeur_national_des_OEuvres_pontificales_missionnaireshttp://fides.org/fr/news/65721-AFRIQUE_COTE_D_IVOIRE_Nomination_du_Directeur_national_des_OEuvres_pontificales_missionnairesCité du Vatican – S.Em. le Cardinal Fernando Filoni, Préfet de la Congrégation pour l’Evangélisation des Peuples, en date du 6 janvier 2019, a nommé Directeur national des Œuvres pontificales missionnaires en Côte-d’Ivoire pour un quinquennat le Père Jean Noël Gossou du clergé du Diocèse de Yopougon.<br />Le nouveau Directeur national est né le 20 décembre 1971 et a été ordonné prêtre le 21 décembre 2002 en la Cathédrale de Yopougon. Après son ordination, il a exercé son ministère pastoral dans un certain nombre de Paroisses et, depuis 2006, dans le Diocèse de Palerme . En 2009, il a obtenu une Licence et en 2013 un Doctorat en Théologie pastorale près la Faculté pontificale théologique de Sicile sise à Palerme. En 2010, il a également obtenu dans cette ville un mastère en bioéthique. De 2014 à 2018, il a été Directeur diocésain des Œuvres pontificales missionnaires, de l’Action catholique et de l’Apostolat des laïcs. Thu, 14 Mar 2019 10:17:04 +0100AMERIQUE/URUGUAY - Promouvoir une même vision de l’Eglise en sortie en renforçant la participation des laïcs dans la perspective du Mois missionnaire extraordinairehttp://fides.org/fr/news/65720-AMERIQUE_URUGUAY_Promouvoir_une_meme_vision_de_l_Eglise_en_sortie_en_renforcant_la_participation_des_laics_dans_la_perspective_du_Mois_missionnaire_extraordinairehttp://fides.org/fr/news/65720-AMERIQUE_URUGUAY_Promouvoir_une_meme_vision_de_l_Eglise_en_sortie_en_renforcant_la_participation_des_laics_dans_la_perspective_du_Mois_missionnaire_extraordinaireCanelones – Dans le pays comprenant le moins de catholiques de toute l’Amérique latine – 42% de la population dont seulement 1% de « messalisants régulier » - l’élan missionnaire constitue un défi au dialogue avec la société et à la plus grande participation des laïcs. C’est ce que pense le Père Leonardo Rodríguez, Directeur national des Œuvres pontificales missionnaires d’Uruguay, dans le cadre d’un entretien accordé à l’Agence Fides.<br />« L’ecclésiologie du peuple de Dieu qui nous fait tous coresponsables de la mission, est la clef pour la mission dans notre pays » souligne le prêtre. C’est pourquoi, considérant qu’en Uruguay, 2019 est une année électorale, les Œuvres pontificales missionnaires et l’Episcopat d’Uruguay ont établi, en vue du Mois missionnaire extraordinaire d’octobre prochain, des objectifs « très concrets et réalistes ». Parmi ces derniers, le renforcement du département pour les missions de la Conférence épiscopale, la promotion des Commissions épiscopales d’une même vision de la mission au sein de l’Eglise et la conclusion de la période de trois ans canalisant toutes les énergies en direction du Mois missionnaire extraordinaire.<br />Les activités liées à la campagne électorale et aux élections rendraient difficiles la participation à de grands événements ecclésiaux. C’est pourquoi, il a été décidé de viser « un changement de mentalité » en ce qui concerne l’approche de la mission de l’Eglise. L’opportunité représentée par le Mois missionnaire extraordinaire sera donc exploitée pour « renforcer le Département missionnaire de la Conférence épiscopale et ses objectifs au travers de programmes simples et concrets » indique le Directeur national des Œuvres pontificales missionnaires. L’objectif est de former la conscience missionnaire conformément aux indications du Pape François et suivant les orientations de l’Instruction Cooperatio missionalis, un document de 1998 encore en vigueur » affirme le prêtre.<br />En Uruguay, le Directeur national des Œuvres pontificales missionnaires est également Secrétaire du Département missionnaire de la Conférence épiscopale et par suite, dans le cadre des visites dans les Diocèses, il rencontre l’Evêque et son équipe missionnaire. A cette occasion, il aide à analyser et concrétiser les plans missionnaires adéquats aux besoins et opportunités du lieu mais surtout à concerter « une même manière d’être Eglise en sortie. Il ne s’agit pas de donner une empreinte missionnaire aux activités pastorales mais de valoriser l’insertion des laïcs dans le domaine social et de soutenir leur action évangélisatrice ».<br />« Dans la hiérarchie, il existe parfois la peur d’ouvrir des possibilités aux laïcs, en particulier aux jeunes, afin qu’ils créent des espaces adaptés à la mission – remarque le prêtre. Prêtres et Evêques ont tendance à cléricaliser les laïcs, en les insérant dans les structures ecclésiales, en pensant que cela constitue un succès pastoral. Cependant, le réel succès dans la mission du laïc est son action dans la société où il se trouve inséré, qu’il peut ainsi fermenter. Autrement, nous constituons une Eglise autoréférentielle ». Pour le Père Leonardo Rodríguez, il s’agit d’un « changement de mentalité énorme » et d’une « longue route à parcourir », mais la direction est celle-ci.<br />En Uruguay, conclut le Père Rodríguez, la séparation nette et ancienne entre l’Eglise et l’Etat, tout comme un environnement laïc et souvent laïciste, ont fait en sorte que l’Eglise soit « très libre, très pauvre et très simple ». Les Paroisses sont cependant en général faibles pastoralement et « fragiles » au point de vue missionnaire. Ce qui est recherché est donc de stimuler la créativité au travers d’expériences diverses et en facilitant la possibilité pour les laïcs de « conserver le lien d’amitié et de foi avec Jésus-Christ », premier Evangélisateur et modèle de toute Evangélisation. Thu, 14 Mar 2019 10:06:02 +0100AMERIQUE/HAITI - Poursuite de la crise en Haïti loin des feux de la rampehttp://fides.org/fr/news/65719-AMERIQUE_HAITI_Poursuite_de_la_crise_en_Haiti_loin_des_feux_de_la_rampehttp://fides.org/fr/news/65719-AMERIQUE_HAITI_Poursuite_de_la_crise_en_Haiti_loin_des_feux_de_la_rampePort-au-Prince – Haïti continue à vivre de très graves épisodes de corruption et de violence. Les affrontements entre la police et des jeunes armés sur les barricades construites à Port-au-Prince et dans d’autres villes du pays n’ont pas eu les honneurs des premières pages de la presse internationale mais ils sont révélateurs de la poursuite de la crise et du conflit social. Le régime continue à réprimer brutalement les protestations alors que les manifestants demandent, entre autres, la démission du Président, Jovenel Moïse.<br />La Conférence épiscopale a déclaré quant à elle : « L’heure est grave. La perte de vies et les dommages aux propriétés sont déplorables ». Les Missionnaires Rédemptoristes avaient lancé un appel dans lequel ils invitaient notamment « les protagonistes sociaux et politique à unir leurs forces et leurs intelligences pour sauver notre barque commune qu’est Haïti » .<br />L’Agence Fides a reçu en outre une note de l’ONG « Accueillir et compatir » qui a son siège en Espagne et œuvre en Haïti. Le document en question indique : « dans ce climat de protestations violentes qui ont accru l’insécurité dans l’ensemble du pays, dans un état de complète paralysie, les petites écoles de Château, Fonfrède, Saint Gérard et l’orphelinat de Damabiah ne disposent plus de nourriture pour les enfants. Ne pouvant rien faire d’autre pour l’instant, le 11 mars dernier, nous avons chargé un conteneur en Espagne contenant 26.000 Kg de denrées non périssables et 1.350 litres d’huile à distribuer aux parents des enfants en question. Nous nous unissons aux Rédemptoristes – co-responsables de ces écoles et des cantines scolaires – qui proclament : « Nous dénonçons la corruption qui toucherait différentes autorités y compris l’actuel Chef de l’Etat ». Le conteneur contient un chargement de lentilles , de riz , de spaghettis , de tagliatelles , de pois chiches , de petits pois , d’huiles d’olive et de tournesol .<br />Avant même le séisme de 2010, l’ONG « Accueillir et compatir » suit différents projets que les Missionnaires Rédemptoristes réalisent à Haïti. L’Agence Fides a reçu les témoignages du Père Kénol Chéry, qui a été Supérieur régional au cours des huit dernières années. Maintenant, le nouveau responsable, le Père Pétuel Gérard, continue à assurer la présence solidaire de l’ONG. Wed, 13 Mar 2019 17:26:00 +0100