Fides News - French (Standard)http://fides.org/Les Dépêches de l'Agence FidesfrLes contenus du site sont publiés sous licence Creative Commons.ASIE/THAILANDE - L’enthousiasme missionnaire des catholiques en Thaïlandehttp://fides.org/fr/news/66048-ASIE_THAILANDE_L_enthousiasme_missionnaire_des_catholiques_en_Thailandehttp://fides.org/fr/news/66048-ASIE_THAILANDE_L_enthousiasme_missionnaire_des_catholiques_en_ThailandeBangkok – « Il existe beaucoup d’enthousiasme au sein de la petite communauté catholique thaïlandaise. Nous sommes 390.000 baptisés sur une population de 65 millions d’habitants. Nous sommes prêts à accueillir avec affection S.Em. le Cardinal Fernando Filoni, représentant du Saint-Siège, qui vient nous rendre visite. C’est un grand honneur et une grande joie pour nous tous. Les chrétiens sont en fête et ressentent la proximité du Saint-Siège mais les non-chrétiens aussi l’apprécient. A la Messe que le Cardinal célébrera demain, 18 mai, à Sampran, est attendue la présence de plus de 4.000 fidèles et également de nombreux non-chrétiens » indique à l’Agence Fides le Père Peter Watchasin Kritjaroen, Directeur national des Œuvres pontificales missionnaires en Thaïlande où se trouve actuellement S.Em. le Cardinal Fernando Filoni, Préfet de la Congrégation pour l’Evangélisation des Peuples .<br />« La visite vient sceller l’ouverture des célébrations des 350 ans d’institutions du Vicariat apostolique du Siam. Nous revenons à nos racines pour faire mémoire de cette annonce portée par les premiers missionnaires qui ont planté la semence de l’Evangile de manière à recevoir de nouvelles grâces et une nouvelle force sur notre chemin d’aujourd’hui » indique le Directeur national, espérant « une nouvelle saison et un nouvel élan missionnaire permettant de donner l’Evangile du salut, de la paix et de la charité au peuple thaïlandais ».<br />La visite du Cardinal Filoni arrive à un moment où le pays, après les élections du 24 mars dernier, se prépare à retourner à la démocratie. « La population et avec elle la minorité des fidèles catholiques – affirme le Directeur national des Œuvres pontificales missionnaires en Thaïlande, désire la paix, la sécurité, la tranquillité, l’harmonie et elle acceptera le résultat des urnes, en espérant que le nouveau gouvernement pourra conduire le pays sur la voie du progrès économique qui porte prospérité et bien-être pour tous ». Fri, 17 May 2019 14:17:44 +0200ASIE/INDE - Nomination de l’Evêque coadjuteur de Baruipurhttp://fides.org/fr/news/66047-ASIE_INDE_Nomination_de_l_Eveque_coadjuteur_de_Baruipurhttp://fides.org/fr/news/66047-ASIE_INDE_Nomination_de_l_Eveque_coadjuteur_de_BaruipurCité du Vatican – Le Saint-Père François a nommé Evêque coadjuteur du Diocèse de Baruipur le Père Shyamal Bose du clergé de Baruipur, jusqu’ici Econome et Chancelier de ce même Diocèse.<br />Le Père Shyamal Bose est né le 24 mars 1961 à Gosaba . Il a fréquenté l’école primaire Saint François Xavier de Basanti, puis le collège à Gosaba. Après être entré au Petit Séminaire Saint Jean Marie Vianney de Barasati, il est passé au Grand Séminaire régional Etoile du Matin de Barrackpore, Calcutta, puis au Collège Saint Albert de Ranchi pour les Etudes de Théologie. Il a obtenu une Licence en Théologie biblique à l’Institut pontifical Saint Pierre .<br />Il a été ordonné prêtre le 5 mai 1991 pour le clergé du Diocèse de Baruipur.<br />Après son ordination sacerdotale, il a exercé les ministères suivants : Vicaire de la Paroisse Saint Antoine de Keorapukur , Vicaire de la Paroisse de l’Ascension de Khari , Curé de cette même Paroisse , Directeur du Centre de Services sociaux diocésains Palli Unnayan Samiti , Vicaire général et Chancelier du Diocèse de Baruipur , Curé de la Paroisse du Sacré-Cœur de Thakurpukur , Etudes en vue de la Licence en Théologie biblique à Bangalore , Directeur du Centre social régional Association of Bengal Collaborators for Development , Vicaire de la Paroisse Notre-Dame de Lourdes de Kumrokhali , Curé de cette même Paroisse . A compter de 2016, il était Econome et Chancelier du Diocèse de Baruipur. Fri, 17 May 2019 14:05:57 +0200VATICAN - Discours du Préfet de la Congrégation pour l’Evangélisation des Peuples aux Evêques de Thaïlande sur la nécessité d’un nouvel élan missionnairehttp://fides.org/fr/news/66045-VATICAN_Discours_du_Prefet_de_la_Congregation_pour_l_Evangelisation_des_Peuples_aux_Eveques_de_Thailande_sur_la_necessite_d_un_nouvel_elan_missionnairehttp://fides.org/fr/news/66045-VATICAN_Discours_du_Prefet_de_la_Congregation_pour_l_Evangelisation_des_Peuples_aux_Eveques_de_Thailande_sur_la_necessite_d_un_nouvel_elan_missionnaireBangkok – « Ce moment historique du 350ème anniversaire du début de l’institution de la hiérarchie attire notre attention sur le besoin d’un nouvel élan missionnaire. Les efforts de pionniers des missionnaires qui ont porté la Bonne Nouvelle du Salut au peuple thaïlandais doivent se poursuivre. La formation missionnaire est désormais réalisée par l’Eglise locale. Cette action doit être vue comme centrale pour la mission de l’Eglise en Thaïlande. Dès lors, chaque effort en faveur de l’Evangélisation doit constituer un élément clef dans l’activité pastorale des instituts religieux, des Paroisses, des écoles, des mouvements et laïcs et en particulier des groupes de jeunes de vos Eglises particulières ». C’est ce qu’a recommandé le Préfet de la Congrégation pour l’Evangélisation des Peuples, S.Em. le Cardinal Fernando Filoni, en rencontrant en ce jour les Evêques de Thaïlande, où il se trouve en visite pastorale à l’occasion du 350ème anniversaire du Vicariat apostolique du Siam .<br />Le Cardinal a porté la bénédiction du Saint-Père et l’assurance de sa proximité en cette occasion importante. Il a ensuite rappelé « la contribution de tant de missionnaires venus de divers pays » et le fait que « les débuts de l’Evangélisation n’ont pas été faciles, du fait de l’existence de persécutions » exprimant enfin une satisfaction particulière concernant « les efforts réalisés par vous tous, Pasteurs, en faveur des Eglises confiées à vos soins pastoraux ».<br />Dans son discours, le Préfet du Dicastère missionnaire a proposé aux Evêques une réflexion sur certains thèmes liés au ministère épiscopal. En premier lieu, il a mis en évidence que « l’unité de la Conférence épiscopale enrichit la collégialité des Evêques en vue de la croissance de l’Eglise en Thaïlande ». « Cette communion fraternelle entre vous – a-t-il souligné – doit être source d’inspiration pour les prêtres, les religieux et les fidèles chrétiens au sein de l’Eglise ».<br />Le Pape François a réaffirmé que « l’Evêque, en tant que successeur des Apôtres, est appelé in primis à annoncer l’Evangile » a poursuivi le Cardinal et le Pape « a demandé à toutes les Eglises de s’engager sans aucune réserve dans l’Evangélisation en tant que première œuvre de notre époque, proclamant le mois d’octobre prochain Mois missionnaire extraordinaire pour faire connaitre à tous les baptisés ce devoir ou plutôt la vocation commune ».<br />A cet égard, le Cardinal a recommandé aux Evêques de s’assurer que, dans les séminaires et les maisons de formation des religieux, soit enseignée « une authentique théologie catholique de la mission », exprimant sa gratitude et celle de la Congrégation pour l’Evangélisation des Peuples à propos du progrès de l’engagement missionnaire dans les Diocèses, avec une mention particulière pour les catéchistes et autres laïcs œuvrant dans les stations missionnaires. « Le rôle des Œuvres pontificales missionnaires – a-t-il encore déclaré – peut être encouragé au niveau diocésain pour coordonner et promouvoir encore davantage les activités missionnaires au niveau paroissial, sous la supervision du Directeur diocésain ».<br />Un autre thème particulièrement important sur lequel s’est attardé le Cardinal a été celui des vocations et de la formation des prêtres, dont dépend la croissance future de l’Eglise. « La mission sacerdotale est si importante qu’elle requiert une attention continuelle parce que les communautés catholiques doivent relever divers défis dans une société en changement permanent ». La famille chrétienne doit également devenir « une communauté qui vit et évangélise ». C’est pourquoi les fidèles doivent recevoir une formation non seulement relative au mariage et à la famille mais aussi « concernant la vocation sacrée de la famille chrétienne dans la société actuelle, en tant qu’Eglise domestique ». Le rôle des écoles catholiques est par ailleurs « vital pour les familles chrétiennes en ce qu’elles fournissent une véritable formation chrétienne à leurs enfants ». Le Cardinal Filoni a ensuite rappelé avec gratitude « les contributions fournies par les écoles catholiques dans le domaine de l’éducation », poursuivant : « Le rôle des écoles catholiques en Thaïlande pour la formation humaine et chrétienne a été significatif et louable. Je suis reconnaissant aux différents Instituts religieux et aux Diocèses qui sont impliqués dans ce digne apostolat. En outre, les écoles catholiques peuvent également constituer des agents de mission ».<br />Dans la partie conclusive de son discours, le Préfet du Dicastère missionnaire s’est encore attardé avec les Evêques sur certains thèmes d’actualité touchant en particulier la Thaïlande et la mission évangélisatrice de l’Eglise : le dialogue avec le monde bouddhiste entendu à tous les niveaux, qui demeure « l’attitude de base auquel tout moment de notre activité missionnaire devrait être étroitement liée » ; le phénomène mondial des migrations, particulièrement important dans le contexte thaïlandais ; enfin la protection des mineurs, autre thème important dans le contexte de ce pays asiatique. Fri, 17 May 2019 13:45:49 +0200AFRIQUE/EGYPTE - Repas de rupture du jeûne du ramadan offert aux musulmans par un entrepreneur copte orthodoxe de Louxorhttp://fides.org/fr/news/66046-AFRIQUE_EGYPTE_Repas_de_rupture_du_jeune_du_ramadan_offert_aux_musulmans_par_un_entrepreneur_copte_orthodoxe_de_Louxorhttp://fides.org/fr/news/66046-AFRIQUE_EGYPTE_Repas_de_rupture_du_jeune_du_ramadan_offert_aux_musulmans_par_un_entrepreneur_copte_orthodoxe_de_LouxorLouxor – Ramzi Ajaybi est un homme d’affaire copte orthodoxe de Louxor qui fait préparer chaque jour, dans le centre de la ville, le repas quotidien offert en particulier à ses concitoyens musulmans qui observent actuellement de l’aube au coucher du soleil le jeûne prescrit pour le ramadan.<br />Ramzi Ajaybi est un commerçant en volailles et surgelés. Le repas quotidien offert par l’entrepreneure copte orthodoxe est préparé par des cuisiniers travaillant dans les hôtels de Louxor et est mis à disposition dans une rue centrale de la ville. Une initiative analogue est soutenue par Mahareb Ajaybi, le frère de Ramzi Ajaybi, dans la ville touristique de Hurghada.<br />Les sites Internet liés aux communautés coptes, tels que CoptsToday, décrivent dans le détail des initiatives analogues de Paroisses et associations chrétiennes qui distribuent des boissons et de la nourriture à leurs voisins musulmans durant le ramadan.<br />Au cours de ces dernières années, l’habitude d’offrir des « banquets d’unité » à leurs concitoyens musulmans de la part des communautés chrétiennes semblait s’être un peu perdue, remplacée par le choix de distribuer de manière ciblée des biens de première nécessité aux musulmans les plus pauvres. Les repas du soir de l’unité, ces derniers temps, s’étaient transformés en moments trop formels et la participation commençait à diminuer. Ainsi, de nombreuses communautés chrétiennes ont commencé à utiliser les fonds auparavant destinés à ces diners dans le cadre d’interventions au profit des musulmans pauvres, un choix également fait à la lumière de la crise économique qui frappe des strates toujours plus amples de la population égyptienne. Fri, 17 May 2019 13:17:04 +0200EUROPE/ITALIE - Veillée de prière dans le village natal du missionnaire italien enlevé en septembre dernier au Nigerhttp://fides.org/fr/news/66044-EUROPE_ITALIE_Veillee_de_priere_dans_le_village_natal_du_missionnaire_italien_enleve_en_septembre_dernier_au_Nigerhttp://fides.org/fr/news/66044-EUROPE_ITALIE_Veillee_de_priere_dans_le_village_natal_du_missionnaire_italien_enleve_en_septembre_dernier_au_NigerMadignano – « Chaque jour, dans le Diocèse de Niamey, au terme de chaque Messe, nous prions pour la libération du Père Maccalli. L’Archevêque, S.Exc. Mgr Laurent Lompo, a composé une prière pour lui que nous récitons depuis septembre dernier, au moment de son enlèvement ». C’est ce qu’indique à l’Agence Fides le Père Vito Girotto, confrère du Père Maccalli, en mission à Makalondi, centre sis à 25 Km de Bomoanga, lieu de l’enlèvement du Père Maccalli le 18 septembre dernier. Cette prière est lue en assemblée ce soir, 17 mai, au cours de la veillée qui se tiendra à Madignano , village natal du Père Maccalli. Le Père Girotto traduit pour Fides le texte de la prière : « Dieu notre Père, Tu nous appelle à la liberté. Ton Fils Jésus s’est soumis à la souffrance pour enlever le péché du monde. Accorde à Ton serviteur Pierluigi détenu en captivité, la liberté que Tu as voulu donner à Tes enfants. Donne à notre temps la grâce de la paix. Nous Te le demandons par Jésus-Christ notre Sauveur et notre Seigneur. Notre-Dame du Perpétuel Secours, aide-nous. Saint Michel Archange, protège-nous ».<br />Le Père Girotto ajoute : « Nous, au Niger, croyons que le Père Maccalli est vivant mais nous ne savons pas où il se trouve. Nous pensons dans tous les cas qu’il ne se trouve pas au Niger mais dans un autre pays du Sahel. Connaissant le Père Maccalli pour avoir collaboré avec lui en Italie et au Niger, je peux penser qu’avec la sérénité et la capacité de voir les personnes et les événements selon le plan de Dieu, il sera capable, soutenu par notre prière, de parler avec ceux qui le surveillent et qu’il manifestera sa volonté de dialoguer et de comprendre pourquoi ils en sont arrivés à ce geste qui l’a soustrait à sa bien-aimée mission de Bomoanga ».<br />Le missionnaire rappelle : « Huit mois se sont écoulés depuis cette soirée du 17 septembre dernier lorsque j’ai reçu l’appel téléphonique, vers 22.15, du Père Dass Arokya qui, à voix basse, me disait que des bandits avaient tiré en l’air et étaient entrés dans la maison du Père Maccalli probablement pour le voler. Dix minutes plus tard, il me disait qu’ils l’avaient obligé à les suivre sur une grosse motocyclette pouvant accueillir trois personnes, deux ravisseurs et le prêtre au milieu. Depuis ce soir-là, j’ai dû moi aussi quitter Makalondi parce que, selon la police, l’ensemble de la zone n’était plus sûre pour les européens. Arrivé cette nuit-là à Niamey, j’ai dû m’adapter à la nouvelle situation. En pendant aux conditions de vie du Père Maccalli, j’ai cherché, avec mes confrères, de tenir vivante la mémoire dans la prière. Nous pensons et nous espérons qu’il soit encore en vie ».<br />Le Père Girotto poursuit : « A la prière composée par notre Archevêque, chaque mois, nous en ajoutons une autre, particulière. En mars, deux pasteurs protestants et deux jeunes de Bomoanga ont fait mémoire du Père Maccalli, missionnaire qui aidait tout un chacun sans distinction et en particulier les enfants malnutris et malades. En avril, le Chemin de Croix du Vendredi Saint a présenté en filigrane celui du Père Maccalli, qui le parcourait depuis sept mois. En mai, est prévue une prière interreligieuse avec les musulmans dont je ne sais si elle pourra avoir lieu vu le climat de grande insécurité, accru par le début du ramadan. Cette prière assidue et chorale des chrétiens et des autres croyants nous rappelle que des dizaines d’autres personnes du Niger ont été enlevées à la frontière avec le Nigeria. Il s’agit de femmes, d’enfants et d’hommes de religion musulmane dont nous ne connaissons pas le nom mais qui souffrent du manque de liberté. Nous savons que les plus faibles d’entre eux sont réduits en esclavage. Avec tous les signes de violence et de mort qui arrivent du Burkina Faso voisin et des dernières attaques terroristes au Niger, le climat de peur s’est encore accru mais l’espoir de libération de tous les otages du Sahel n’a pas diminué ».<br />« La prière que l’Eglise des premiers chrétiens faisaient pour la libération de Saint Pierre – conclut le prêtre et missionnaire SMA – nous la présentons ici pour toutes ces personnes qui sont privées de leur liberté. Dans la longue nuit de la détention de Saint Pierre, la force de la prière incessante de l’Eglise monte vers Dieu et le Seigneur écoute et réalise une libération impensable et inespérée, en envoyant un ange. Aujourd’hui, nous adressons de nouveau cette supplique au Seigneur afin qu’Il sauve le Père Maccalli ». Fri, 17 May 2019 13:07:35 +0200AFRIQUE/KENYA - Le désarmement, premier pas vers la résolution des conflits pastoraux transfrontaliershttp://fides.org/fr/news/66043-AFRIQUE_KENYA_Le_desarmement_premier_pas_vers_la_resolution_des_conflits_pastoraux_transfrontaliershttp://fides.org/fr/news/66043-AFRIQUE_KENYA_Le_desarmement_premier_pas_vers_la_resolution_des_conflits_pastoraux_transfrontaliersNairobi – « Nous ne demeurerons plus en silence. Nous ne resterons plus hésitants et nous ne serons plus timorés. Nous nous engageons à souligner la souffrance causée par les armes légères dans la vie quotidienne de notre peuple » ont affirmé les Evêques participants à la VI° Conférence interdiocésaine annuelle sur la paix transfrontalière et l’Evangélisation tenue près le Centre pastoral Sainte Thérèse de Turkana, dans le nord du Kenya.<br />Les participants, provenant du Kenya, d’Ouganda, d’Ethiopie et du Soudan du Sud, ont affronté le problème des conflits transfrontaliers intéressant leurs pays d’origine dont sont à l’origine des razzias commises par des bandes dotées d’armes de guerre. Les Evêques ont lancé un appel en vue d’une action visant au désarment progressif des bergers vivant le long des frontières des quatre Etats, avec l’implication des autorités nationales et locales et de différentes organisations de la société civile.<br />Pour que ce désarmement puisse être pacifique, il est nécessaire de créer tout d’abord un climat de confiance, de collaboration et de respect et de protection de la vie de la part des communautés locales, des organisations de la société civile, des diverses confessions religieuses et des gouvernements.<br />Tout en reconnaissant les efforts des gouvernements kenyan, ougandais, sud-soudanais et éthiopiens en matière d’initiative de construction de la paix au niveau national et transfrontalier, les Evêques ont demandé aux gouvernements de la région de prendre un rôle de guide en matière de sensibilisation des communautés de bergers sur la nécessité d’accepter la coexistence pacifique et le désarmement. En particulier, « les gouvernements devraient fournir des moyens de subsistance alternatifs ou complémentaires aux personnes qui vivent dans les zones intéressées par les conflits ».<br />Les Evêques ont enfin réaffirmé l’engagement « en tant qu’Eglise catholique à accomplir notre mandat d’évangélisation et de soin pastoral. Nous comprenons que notre action comprend la transformation des esprits et des cœurs des membres de nos communautés en faisant appel à leurs consciences. Nous avons le devoir de soutenir le respect pour la vie humaine et de promouvoir la coexistence pacifique ».<br />Selon le Regional Center for Small Arms , dans la région frontalière entre l’Ouganda, le Soudan du Sud, le Kenya et l’Ethiopie, 8 millions d’armes légères se trouvent entre les mains de civils sur un total de 36 millions détenues par des civils sur l’ensemble du continent. Fri, 17 May 2019 12:37:51 +0200AMERIQUE/COLOMBIE - Projet Tumaco, un peuple abandonné rêvant un avenir meilleurhttp://fides.org/fr/news/66042-AMERIQUE_COLOMBIE_Projet_Tumaco_un_peuple_abandonne_revant_un_avenir_meilleurhttp://fides.org/fr/news/66042-AMERIQUE_COLOMBIE_Projet_Tumaco_un_peuple_abandonne_revant_un_avenir_meilleurTumaco – Le Projet Tumaco de dialogue social pour la vie et la justice proposé par la Pastorale sociale-Caritas de Colombie, se poursuit en compagnie d’autres organismes locaux de la zone, en travaillant à la restauration du tissu social au sein de la communauté.<br />Fides a reçu de la Conférence épiscopale de Colombie des mises à jour sur le projet, conduit par S.Exc. Mgr Orlando Olave Villanoba, Evêque de Tumaco, qui continue à impliquer la population en vue d’un développement social et économique.<br />De janvier 2017 à février 2018, le pain quotidien à Tumaco a été : homicides sélectifs, extorsions, lettres de menace, accidents provoqués et explosions de mines antipersonnel, des causes qui provoquent le déplacement forcé d’une partie de la population. « La terreur commande sur cette terre » avait indiqué l’Evêque, en relatant la terrible situation.<br />« Toutefois, cette région du pays a dans son essence une très grande richesse humaine et naturelle, des dons qui permettent de penser qu’il est possible de construire une histoire différente. Sur cette base, voici un an, le peuple de Tumaco, las des inquiétudes provoquées par la violence sous ses différentes formes et accompagné par l’Eglise et les institutions de la région a décidé de s’y opposer de manière ferme, comme cela est exprimé dans la présentation du projet qui s’est désormais fixé pour objectif de créer une conscience dans l’ensemble de la Colombie ou, selon les paroles de l’Evêque, « pour regarder Tumaco avec d’autres yeux : un lieu où la population espère dans la mesure où il existe une seconde chance ».<br />L’Evêque signale ce dont la zone a actuellement particulièrement besoin, à savoir la sécurité, la santé, le développement économique, l’instruction publique, les infrastructures et une attention particulière envers les jeunes. Dans le même temps, il indique que les différents comités sont déjà à l’œuvre : celui pour l’éducation, celui des infrastructures comme celui intitulé « Unis pour Tumaco » qui regroupe des professionnels aptes à réactiver l’économie du port, mais aussi à assurer les travaux de réfection des routes provinciales et d’autres voies de communication. « Un développement allant dans ce sens devra réduire les délais du transport des marchandises, donner un élan au commerce et permettre d’augmenter le tourisme » peut-on lire dans la note parvenue à Fides. Nombre de ces choses dépendant du Comité pour la sécurité, qui collabore avec les services judiciaires de la région pour redonner confiance dans les institutions en contrôlant et dénonçant les groupes criminels qui cherchent à menacer les responsables et à provoquer des violences.<br />Malheureusement ce projet est mené alors que, dans le pays, tant des responsables des droits fondamentaux que d’anciens membres des FARC qui ont signé l’accord de paix continuent à être tués. Un signe positif a cependant été donné par le gouvernement au travers de la création d’une Commission chargée de suivre la situation, même si, pour l’heure, la violence ne se calme pas.<br />De Tumaco pourra peut-être arriver pour l’ensemble du pays un message exprimé en plusieurs occasions par le Père Arnulfo Mina, prêtre local que la population voulait voir au poste de maire : « Nous ne devons pas regarder l’autre comme un ennemi mais nous devons chercher la réconciliation. Nous devons travailler avec les jeunes pour créer une conscience du fait que ce sont eux qui portent la paix dans les familles et au sein de la société. Il s’agit de l’histoire d’un peuple qui, malgré l’abandon, rêve d’un avenir meilleur ». Fri, 17 May 2019 12:14:23 +0200AFRIQUE/TOGO - Prière incessante à la mission de Kolowarè pour le début du 9ème mois de détention du missionnaire italien enlevéhttp://fides.org/fr/news/66041-AFRIQUE_TOGO_Priere_incessante_a_la_mission_de_Koloware_pour_le_debut_du_9eme_mois_de_detention_du_missionnaire_italien_enlevehttp://fides.org/fr/news/66041-AFRIQUE_TOGO_Priere_incessante_a_la_mission_de_Koloware_pour_le_debut_du_9eme_mois_de_detention_du_missionnaire_italien_enleveKolowaré – « En compagnie de toute la population, ici au Togo, nous accompagnons par notre prière, notre amitié et notre souvenir ainsi que par une intense supplique pour sa libération, notre confrère, le Père Pier Luigi Maccalli, qui se trouve aux mains de ses ravisseurs depuis huit mois » explique le Père Silvano Galli, de la Société des Missions africaines, rappelant l’enlèvement du Père Maccalli SMA, au Niger, de la part de criminels, dans la nuit du 17 au 18 septembre dernier. « Il s’est agi d’une année intense ici, à Kolowarè – indique-t-il à Fides. Depuis septembre, dans notre mission, nous sommes à deux, moi et le Père Frédéric Bang’na, un prêtre appartenant au clergé local, originaire de Sokodé, qui a été pendant de nombreuses années Curé de la Cathédrale de Sokodé ».<br />« L’espérance de retrouver le Père Maccalli – poursuit-il – demeure toujours présente et la vie dans notre mission va de l’avant. Au cours des mois derniers, le groupe du Renouveau charismatique de Sokodé a tenu une série de rencontres auxquelles ont participé une trentaine de personnes. Les enseignements hebdomadaires étaient donnés à l’église. Le but des rencontres était d’aider les personnes à se libérer de toutes les peurs et de guérir les blessures, même les plus cachées ». Le Père Galli raconte que « on se réunit autour de la Parole de Dieu et chacun des participants est invité à organiser, pour la prière, un coin dans son propre logement pour s’y recueillir, prier, réfléchir et faire silence ».<br />Tous les fidèles, indique le Père Galli, « continuent à faire mémoire quotidiennement du missionnaire dans leur prière personnelle et communautaire ». L’espoir de sa libération n’a pas disparu et chaque jour, le Père Maccalli « est confié à la Providence de Dieu ». « Tout baptisé offre sa vie au Seigneur, nous l’avons rappelé lors de la célébration de Pâques et nous sommes en communion spirituelle avec le Père Maccalli qui offre actuellement sa Pâques dans cette expérience de souffrance » conclut-il. Fri, 17 May 2019 11:33:27 +0200AMERIQUE/MEXIQUE - Contribution quotidienne des enseignants à la formation d’une culture plus humaine, plus fraternelle et plus solidairehttp://fides.org/fr/news/66040-AMERIQUE_MEXIQUE_Contribution_quotidienne_des_enseignants_a_la_formation_d_une_culture_plus_humaine_plus_fraternelle_et_plus_solidairehttp://fides.org/fr/news/66040-AMERIQUE_MEXIQUE_Contribution_quotidienne_des_enseignants_a_la_formation_d_une_culture_plus_humaine_plus_fraternelle_et_plus_solidaireMexico – « C’est avec gratitude que nous voulons féliciter tous les enseignants de notre pays, reconnaissant leur précieuse contribution quotidienne à la création d’une culture toujours plus humaine, plus fraternelle et plus solidaire ». C’est ainsi que débute le Message du responsable de la Pastorale de l’éducation et de la culture de la Conférence épiscopale du Mexique, S.Exc. Mgr Enrique Diaz Diaz, Evêque d’Irapuato, à l’occasion de la fête des enseignants, message qui remercie ces derniers, les qualifiant « d’opérateurs indispensables dans l’effort éducatif quotidien au sein de notre nation ».<br />« Le travail profondément humain d’un enseignant en classe ne pourra jamais être remplacé puisqu’il n’est pas seulement un transmetteur de connaissances, de techniques ou de compétences » indique le texte parvenu à Fides, mais expression du soin, de l’affection et du dévouement que tout être humain requiert dans son chemin de compréhension de la réalité. Chaque centre éducatif pour la petite enfance, préscolaire, toute école primaire, secondaire, supérieure ou technologique et tout établissement universitaire « constituent un espace où la personne forge sa propre conception d’elle-même, de sa réalité, de l’histoire, du monde et de Dieu, en pleine responsabilité et liberté. Ce n’est qu’au travers d’un parcours éducatif qui implique le dialogue et la rencontre que la personne découvre d’être appelée à répondre aux questions fondamentales de la vie : qui suis-je ? comment puis-je être utile à ce monde ? quelles sont les capacités au travers desquelles je peux transformer constamment ce3tte réalité en une réalité toujours plus positive et pleine et par suite parvenir au bonheur ? comment faire des choix de vie solides et cohérents face à la réalité historique à transformer ? ».<br />Les Evêques appellent par suite tous les citoyens à « promouvoir une éducation solidaire, la main dans la main avec toute institution éducative », soulignant : « Le temps est à la prudence, au renforcement de l’Etat de droit, à la génération de certitudes en matière de décisions publiques, de réflexion au plus haut niveau et de transparence de la part de tous, ainsi que de solidarité envers les plus nécessiteux ». Ils invitent à relever avec responsabilité les grands défis de notre époque et en particulier s’adressent aux parents « qui sont les principaux responsables de l’éducation des enfants et des jeunes afin qu’ils s’engagent toujours davantage dans la vie de l’école ».<br />En conclusion, le texte affirme que « le développement humain intégral, solidaire et durable, ainsi que le souligne le Pape François dans son Encyclique Laudato Si', constitue la seule boussole en mesure de nous guider dans le parcours partagé pour le bien de tous les mexicains et de l’ensemble de l’humanité ».<br />Selon le dernier Annuaire statistique de l’Eglise, cette dernière gère au Mexique 3.047 écoles maternelles, 2.436 écoles primaires, 2.045 établissements de l’enseignement secondaire et suit plus de 22.462 étudiants. Thu, 16 May 2019 13:59:32 +0200AMERIQUE/NICARAGUA - Troisième évaluation de l’état des droits et libertés fondamentaux de l’UPRhttp://fides.org/fr/news/66039-AMERIQUE_NICARAGUA_Troisieme_evaluation_de_l_etat_des_droits_et_libertes_fondamentaux_de_l_UPRhttp://fides.org/fr/news/66039-AMERIQUE_NICARAGUA_Troisieme_evaluation_de_l_etat_des_droits_et_libertes_fondamentaux_de_l_UPRGenève – L’assassinat de 325 nicaraguayens de la part du régime de Daniel Ortega à compter du 18 avril 2018, la torture des prisonniers politique et les atteintes brutales à la liberté d’expression ont été constatés hier par des organisations nationales et internationales pour les droits fondamentaux comme par les Délégations diplomatiques dans le cadre de l’évaluation du Nicaragua de la part de l'Annual Periodic Review , au Palais des Nations de Genève.<br />L’UPR a été créé par l’Assemblée générale de l’ONU le 15 mars 2006 et constitue l’un des éléments clefs pour rappeler aux Etats leurs responsabilités en matière de respect des droits et libertés fondamentaux. L’UPR a lieu tous les quatre ans et consiste en une évaluation du respect des traités, accords et lois signés par les pays membres de l’ONU ainsi que de la suite donnée aux recommandations formulées par les diverses nations. Les trois rapports à la base de l’UPR sont : un document officiel présenté par l’Etat objet de l’évaluation, un rapport d’experts et de groupes de travail internationaux, y compris les missions diplomatiques des Nations unies et les informations fournées par les organisations pour les droits fondamentaux au niveau national et international.<br />Le Nicaragua est l’un des 14 Etats examinés pour la troisième fois par le groupe de travail UPR : la première et la deuxième révision ont eu lieu en février 2010 et mai 2014. Cette année-là, le Nicaragua avait accepté 161 recommandations, « nombre desquelles continuent à être particulièrement importantes dans le cadre de la crise actuelle » selon le Haut-Commissariat des Nations unies. « La situation par rapport à la dernier évaluation a changé de manière drastique et une évaluation rigoureuse suite aux nombreuses violations des droits fondamentaux subies par le peuple du Nicaragua » a expliqué une source diplomatique à la presse internationale.<br />Les organisations pour les droits fondamentaux ayant siège à Genève ont indiqué de manière préliminaire avoir reçu plus de 60 rapports, des dizaines de plaintes et de notes sur la situation des droits et libertés fondamentaux dans le pays sous le régime du Président Ortega.<br />L’Agence Fides a reçu l’intervention du représentant du Saint-Siège, S.Exc. Mgr Ivan Jurkovic, Observateur du Saint-Siège à l’ONU, lequel a déclaré : « Le Saint-Siège espère que les parties qui participent au dialogue parviennent à le poursuivre afin de trouver une solution à la situation actuelle. Le Saint-Siège s’engage, avec l’Eglise catholique locale, à collaborer avec les institutions afin d’assurer la paix dans l’ensemble du Nicaragua ».<br />Ensuite, l’Archevêque s’est livré à quelques recommandations : « Offrir une instruction publique aux enfants, et en particulier à ceux qui vivent dans les zones rurales. La police, l’armée et les institutions de la justice doivent respecter la loi, en limitant les activités des forces militaires à la sécurité. Les mauvais traitements doivent être absents des prisons. Le droit au rassemblement public et la liberté de la presse doivent être respectés. L’assistance sanitaire doit être garantie à tous, sans exclusion pour motifs politiques et la liberté du personnel sanitaire doit être respectée ».<br />Le groupe de travail UPR entend approuver les recommandations au Nicaragua demain, 17 mai, et le résultat de cet examen devrait, selon les prévisions, être rendu public au cours de la 34ème session du Conseil des droits fondamentaux de novembre prochain. Thu, 16 May 2019 13:36:01 +0200ASIE/IRAQ - Prise de position du Patriarche de Babylone des Chaldéens à l’égard de l’attitude des partis politiques irakiens vis-à-vis des sièges parlementaires réservés aux chrétienshttp://fides.org/fr/news/66038-ASIE_IRAQ_Prise_de_position_du_Patriarche_de_Babylone_des_Chaldeens_a_l_egard_de_l_attitude_des_partis_politiques_irakiens_vis_a_vis_des_sieges_parlementaires_reserves_aux_chretienshttp://fides.org/fr/news/66038-ASIE_IRAQ_Prise_de_position_du_Patriarche_de_Babylone_des_Chaldeens_a_l_egard_de_l_attitude_des_partis_politiques_irakiens_vis_a_vis_des_sieges_parlementaires_reserves_aux_chretiensBagdad – Les partis politiques irakiens les plus puissants ont placé leurs émissaires jusque sur les sièges réservés par le système institutionnel national à des représentants appartenant à la composante chrétienne et le même phénomène concerne également pour les quotas revenant aux chrétiens au sein des organismes communaux et administratifs. C’est ce que dénonce, une fois encore, S.Em. le Cardinal Louis Raphael I Sako, Patriarche de Babylone des Chaldéens. Dans une intervention articulée relative aux vraies raisons de l’exode des chrétiens d’Irak, le Patriarche de Babylone des Chaldéens énumère les causes et possibles remèdes au phénomène de l’émigration qui affaiblit actuellement la présence même des chrétiens dans le pays et risque de mettre un terme à la pluralité des identités religieuses, culturelles et ethniques représentant une ressource de la coexistence nationale. « En 1970 – reconnait le Cardinal – les chrétiens représentaient quelques 5% de la population irakienne et, après la chute du précédent régime, en 2003, ils sont passés à moins de 2% ».<br />Le Cardinal fait état de cas et d’exemples concrets de discriminations qui pénalisent les chrétiens dans la vie quotidienne, y compris au travers de leur marginalisation dans l’accès aux charges publiques et universitaires. Maryam Maher – indique le Patriarche de Babylone des Chaldéens dans son intervention envoyée à l’Agence Fides – est une jeune chrétienne brillamment diplômée de l’enseignement supérieur, insérée par le Ministère de l’enseignement supérieur et de la rechercher scientifique parmi les diplômés signalés en vue des nominations mais que les organismes compétents ont ignoré « parce qu’elle est chrétienne ». La nomination du nouveau Recteur de l’Université de Hamdanyia – fait savoir le Cardinal – n’a pas été effectuée parce que le candidat le plus accrédité était un professeur chrétien.<br />Par ailleurs, la loi approuvée par le Conseil des Ministres en 2018 disposant le recrutement de chrétiens dans les organismes publics et administratifs en lieu et place d’employés et de fonctionnaires chrétiens partant à la retraite ou quittant le secteur public, n’a toujours pas trouvé application.<br />Parmi les facteurs de malaise et de discrimination affectant les chrétiens, le Cardinal rappelle également l’absence d’institution de tribunaux spéciaux appelés à rendre des décisions sur les matières relatives au statut personnel. Tous les non musulmans – a rappelé le Patriarche de Babylone des Chaldéens – doivent soumettre aux cours islamiques les cas et disputes concernant des questions religieuses, héréditaires et matrimoniales les concernant. Thu, 16 May 2019 13:09:57 +0200AFRIQUE/BURKINA FASO - Considérations de l’Archevêque de Ouagadougou sur le terrorismehttp://fides.org/fr/news/66037-AFRIQUE_BURKINA_FASO_Considerations_de_l_Archeveque_de_Ouagadougou_sur_le_terrorismehttp://fides.org/fr/news/66037-AFRIQUE_BURKINA_FASO_Considerations_de_l_Archeveque_de_Ouagadougou_sur_le_terrorismeOuagadougou – « Un seul doigt ne ramasse pas la farine. C’est ensemble et en synergie que nous allons vaincre… Le peuple va vaincre. Le Seigneur est là avec nous et nous allons vaincre » a affirmé S.Em. le Cardinal Philippe Ouédraogo, Archevêque de Ouagadougou et Président de la Conférence épiscopale du Burkina Faso- Niger, dans son allocution devant la III° Assemblée générale plénière de la Conférence épiscopale régionale d’Afrique de l’Ouest qui se tient actuellement dans la capitale du Burkina Faso du 13 au 20 mai . Au Burkina Faso justement, ont été commis dans les 24 heures deux très graves attaques à l’encontre de la communauté catholique, la première le Dimanche 12 mai, contre la Paroisse de Dablo, au cours de laquelle un groupe armé a tué le Père Siméon Yampa et cinq fidèles et la seconde le lendemain, menée contre une procession mariale à Singa, attaque qui a vu la mort de quatre fidèles et la destruction d’une statue de Notre-Dame .<br />Dans son intervention, le Cardinal Philippe Ouédraogo a remercié les hôtes d’être venus au Burkina Faso malgré le climat d’insécurité : « La présence des Evêques des Eglises sœurs démontre la vive solidarité existant entre les communautés d’Afrique de l’ouest et du monde ».<br />Dans son salut aux participants, Jean Claude Kassi Brou, représentant de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’ouest , a salué la volonté de l’Eglise de contribuer à la paix et à la cohésion sociale de la région.<br />Il s’agit d’un effort d’autant plus nécessaire que, comme l’a affirmé dans son intervention le Président du Burkina Faso, Roch Marc Christian Kaboré, les terroristes cherchent actuellement à déchainer des conflits intercommunautaires et maintenant même interreligieux. « Des chrétiens ont été tués pour leur foi, sans aucune raison supplémentaire, par des gens qui n’ont pas de morale ni d’éthique » a-t-il déclaré.<br />Au Niger voisin également, les terroristes suivent le même modus operandi. Le 13 mai, une trentaine de personnes ont attaqué la Paroisse de Dolbel, blessant son Curé et saccageant la structure .<br />Toujours au Niger, le 14 mars dernier, 28 militaires sont morts dans une embuscade tendue par un groupe djihadiste dans la localité de Tongo Tongo, à la frontière avec le Mali. Thu, 16 May 2019 12:30:43 +0200ASIE/PAKISTAN - L’engagement de l’Eglise contre les faux mariages de chinois avec des pakistanaiseshttp://fides.org/fr/news/66036-ASIE_PAKISTAN_L_engagement_de_l_Eglise_contre_les_faux_mariages_de_chinois_avec_des_pakistanaiseshttp://fides.org/fr/news/66036-ASIE_PAKISTAN_L_engagement_de_l_Eglise_contre_les_faux_mariages_de_chinois_avec_des_pakistanaisesIslamabad – « Des femmes pakistanaises se marient avec des chinois pour en tirer un bénéfice mais ces jeunes femmes et leurs familles ne sont pas du tout conscientes du fait qu’elles peuvent être trompées et prises au piège dans des mariages frauduleux. Nous faisons appel au gouvernement du Pakistan afin qu’il entreprenne une action sérieuse contre les coupables de ce trafic d’êtres humains moderne ». Tel est l’appel lancé au travers de l’Agence Fides par S.Exc. Mgr Samson Shukardin OFM, Evêque d’Hyderabad et Président de la Commission épiscopale pour la vie et la famille du Pakistan.<br />L’Evêque affirme : « Il est urgent de rendre les personnes conscientes de ce phénomène. Des offices matrimoniaux non enregistrés et de faux pasteurs chrétiens autoproclamés sont impliqués dans ce trafic illicite. Ces criminels gâchent la vie des femmes et des familles pakistanaises afin d’en tirer profit ».<br />La question des mariages entre chinois et pakistanaises a défrayé la chronique au Pakistan en octobre dernier, signalée par l’activiste des droits fondamentaux, Saleem Iqbal. Dans le cadre d’un entretien accordé à l’Agence Fides, ce dernier a raconté : « J’étais surpris de voir en différentes parties du Pendjab que des jeunes filles chrétiennes se mariaient avec des chinois, qui payaient bien la famille, le mariage, le pasteur. Après le mariage, ces femmes sont emmenées en Chine, où elles sont souvent maltraitées ou vendues comme esclaves sexuelles sinon dans le cadre du trafic d’organes. De cette manière, des hommes sans scrupules gagnent beaucoup plus de ce qu’ils ont dépensé au Pakistan pour le mariage ».<br />Au cours de ces deux dernières semaines, la FIA a fait irruption en différents lieux de la province du Pendjab, arrêtant une vingtaine de chinois dont 11 ont été inculpés pour de faux mariages. Le Vice-directeur de la FIA de Lahore, Jamil Ahmed Khan Meo, a déclaré avoir « lancé au Pendjab une campagne en vue de l’éradication des organisations criminelles se dédiant à l’organisation de faux mariages entre chinois et pakistanaises avec l’aide de facilitateurs locaux ».<br />Le Père Morris Jalal OFM Cap, Directeur de la chaine de télévision catholique de Lahore, afin de sensibiliser les fidèles et les familles à ce thème, conduit actuellement une campagne intitulée : « Ne vendez pas votre fille » qui se diffuse rapidement dans l’Archidiocèse de Lahore. Dans le cadre d’un entretien accordé à Fides, le Père Morris Jalal déclare : « Nous entendons sauver la vie des jeunes femmes au Pakistan, chrétiennes et musulmanes. Il faut agir pour se protéger de ses bandes qui organisent ces activités criminelles ». Le prêtre confirme la présence de « pasteurs autodidactes » qui célèbrent de tels mariages, en précisant que « aucun prêtre catholique ou pasteurs de l’église du Pakistan ne célèbrent ces mariages » qui ont lieu dans de petites « salles chrétiennes non reconnues qui déshonorent la foi au Christ et le sacrement du mariage ». Le Père Morris Jalal demande « une action sévère à l’encontre des faux pasteurs qui célèbrent ces mariages » et souhaite « une plus grande attention du gouvernement ». Pour sa part, le Père Bonnie Mendes, prêtre âgé du Diocèse de Faisalabad, fait part de sa « déception de voir que certaines familles pakistanaises puissent être attirées par des mariages avec des chinois, en voyant là la solution à leurs problèmes économiques ».<br />Au Pakistan, le mariage arrangé organisé par la famille pour ses enfants constitue une pratique appartenant à la culture locale et largement répandue. Thu, 16 May 2019 11:57:06 +0200ASIE/IRAQ - Urgence sécurité dans la plaine de Ninive après des vols avec violence perpétrés à l’encontre de deux chrétiennes âgéeshttp://fides.org/fr/news/66035-ASIE_IRAQ_Urgence_securite_dans_la_plaine_de_Ninive_apres_des_vols_avec_violence_perpetres_a_l_encontre_de_deux_chretiennes_ageeshttp://fides.org/fr/news/66035-ASIE_IRAQ_Urgence_securite_dans_la_plaine_de_Ninive_apres_des_vols_avec_violence_perpetres_a_l_encontre_de_deux_chretiennes_ageesBartella – Le vol et les violences subies chez elles par deux chrétiennes âgées dans la plaine de Ninive de la part d’un groupe armé sont devenues un cas politique, faisant exploser de nouveau les polémiques sur le manque de sécurité dans cette zone de l’Irak constituant le lieu traditionnel d’implantation des communautés chrétiennes.<br />Les deux femmes – la mère et la fille – ont été rouées de coups le 13 mai à leur domicile, dans la ville de Bartella par des hommes armés qui, après avoir fait irruption dans la maison, les ont massacrées et ont volé leurs biens. Les deux femmes sont désormais hospitalisées dans de graves conditions. Entre temps, le lendemain du vol avec violence, la police a procédé à l’arrestation de deux suspects qui détenaient à leur domicile un petit arsenal fait de trois AK-47, de quatre grenades et de sept couteaux militaires.<br />L’affaire n’a pas été traitée par les moyens de communication locaux comme un simple épisode de chronique. Des représentants d’organisations chrétiennes tels que le Pr. Muna Yaku, enseignant de Droit à l’Université Salahaddin d’Erbil, relie la violence à l’encontre des deux femmes à d’autres actions intimidatrices visant à éloigner ou à maintenir loin de leurs villages d’origine les chrétiens qui les avaient quitté entre le printemps et l’été 2014 à l’occasion de l’offensive du prétendu « Etat islamique ». Des requêtes véhémentes afin qu’une enquête soit menée de manière à identifier les coupables et à les punir sont arrivées de Rayan al Kildani, chef des Brigades Babylone, groupe politique né en tant que milice ayant toujours revendiqué une étiquette chrétienne même si les formations en question sont en fait liées aux milices chiites pro-iraniennes.<br />La plaine de Ninive était par le passé une zone de coexistence ethnique et religieuse où vivaient ensemble des arabes sunnites, chrétiens, des kurdes, des shabaks et des yézidis. De nombreux groupes minoritaires de la zone ont été contraints à fuir lorsque le prétendu « Etat islamique » a pris le contrôle de Mossoul.<br />A Bartella, malgré les appels des hiérarchies ecclésiastiques et les initiatives de solidarité et de soutien économique, moins d’un tiers des 3.800 familles chrétiennes ayant fui l’occupation djihadiste est revenu.<br />La plaine de Ninive continue à être au centre d’intérêts régionaux et d’opérations de groupes ethnique et religieux différents avec des représentants des communautés chrétiennes qui lancent des appels périodiques, dénonçant des tentatives visant à altérer les traditionnels équilibres démographiques sur zone. Par le passé , Khalil Jamal Alber, Directeur général pour les affaires chrétiennes au Ministère pour les dotations religieuses du gouvernement de la Région autonome du Kurdistan irakien, avait affirmé que les forces de mobilisation populaire – milices chiites présentes sur le territoire de la plaine de Ninive – se livraient à une véritable tentative de modification de la composition multi religieuse et multiethnique de la population de la zone au détriment de la composante chrétienne. Ce programme serait conduit au travers du transfert dans la région de population chiite provenant également du sud de l’Irak, au travers de formes d’intimidations et de pression sociales et aussi d’appropriations, même illégales, de biens immobiliers appartenant à des familles chrétiennes mises en œuvre notamment par des représentants du groupe ethnique religieux Shabak.. Wed, 15 May 2019 13:51:23 +0200AFRIQUE/BURKINA FASO - « L’Eglise, famille de Dieu, lieu excluant tout ethnocentrisme et promouvant la réconciliation » selon le Secrétaire de la Congrégation pour l’Evangélisation des Peupleshttp://fides.org/fr/news/66034-AFRIQUE_BURKINA_FASO_L_Eglise_famille_de_Dieu_lieu_excluant_tout_ethnocentrisme_et_promouvant_la_reconciliation_selon_le_Secretaire_de_la_Congregation_pour_l_Evangelisation_des_Peupleshttp://fides.org/fr/news/66034-AFRIQUE_BURKINA_FASO_L_Eglise_famille_de_Dieu_lieu_excluant_tout_ethnocentrisme_et_promouvant_la_reconciliation_selon_le_Secretaire_de_la_Congregation_pour_l_Evangelisation_des_PeuplesOuagadougou – « Le Saint-Siège est reconnaissant pour les nombreuses et louables initiatives communes que vous avez entrepris et continuez à entreprendre en vue de la promotion de l’Evangélisation holistique de la Région d’Afrique occidentale ». C’est ce qu’a déclaré S.Exc. Mgr Protase Rugambwa, Secrétaire de la Congrégation pour l’Evangélisation des Peuples, en intervenant aux travaux de la III° Assemblée plénière des Evêques de la CEREAO . Au cours de la cérémonie d’ouverture, en présence du Chef de l’Etat burkinabé, du Premier Ministre et de différentes autorités civiles et religieuses, l’Archevêque a porté aux participants un message de la part de S.Em. le Cardinal Fernando Filoni, Préfet de la Congrégation pour l’Evangélisation des Peuples.<br />Le texte prononcé par Mgr Rugambwa et envoyé à l’Agence Fides, se base sur le thème de la rencontre, à savoir « la nouvelle Evangélisation et la promotion du développement humain intégral au sein de l’Eglise, famille de Dieu, en Afrique occidentale ».<br />« L’Eglise, famille de Dieu, en Afrique occidentale, présente certains éléments d’espérance mais aussi de préoccupation pour nous, Pasteurs, appelés par Dieu à notre office dont nous devons Lui rendre compte » souligne le Secrétaire de la Congrégation pour l’Evangélisation des Peuples. « Les vocations à la vie sacerdotale et religieuse augmentent – remarque-t-il – alors que croit la présence de différentes associations et mouvements de laïcs basés sur l’apostolat et la prière. Il relève également le développement de l’esprit missionnaire envers les Eglises sœurs de la même nation, tout comme vers celles des nations voisines et de l’Occident. L’Eglise est vivace et active en matière de témoignage de la foi chrétienne. Elle jouit d’estime à cause de sa proximité vis-à-vis des personnes, en particulier des plus pauvres et du fait de son engagement social en faveur des nécessiteux sans distinction ».<br />Toutefois, il ressort du texte que « ne manquent pas les difficultés tant au plan civil que religieux, lesquelles rendent compliquée la mission de l’Eglise. Parmi celles-ci se trouvent l’absence de paix et de sécurité, le manque de démocratie et de développement, la pauvreté, les discriminations sociales, le tribalisme, l’ethnisme, le fondamentalisme religieux, le terrorisme et la violation des droits fondamentaux. Au plan religieux, le syncrétisme, le retour aux croyances traditionnelles, à la sorcellerie, l’apostasie en faveur des sectes ou d’autres religions freinent le chemin de la foi ».<br />« A l’occasion de la II° Assemblée plénière tenue à Accra en 2016 – rappelle Mgr Rugambwa – avaient été identifiées la réconciliation, le développement et la famille comme défis particuliers à relever par l’Evangélisation en Afrique occidentale. Maintenant, nous croyons opportun d’y ajouter la promotion du développement humain intégral, dans la mesure où il a un lien étroit avec l’œuvre d’évangélisation et la promotion sociale. Nous ne pouvons demeurer indifférents devant les injustices, le vol de tant de richesses de la part du néocolonialisme de puissants groupes économiques privés occidentaux et orientaux alors que des milliers de nos enfants tentent par l’immigration de fuir à la pauvreté et aux guerres ».<br />Le texte continue : « L’Evangélisation se confond avec la mission même de l’Eglise dans le monde, en tant qu’annonciatrice du mystère de la personne du Christ mort et ressuscité et désormais présent parmi nous. Telle est la vocation propre de l’Eglise. Elle indique non seulement la première annonce à ceux qui ne croient pas mais l’ensemble de l’activité ecclésiale tant dans ses aspects religieux et sacramentels que dans celui relatif à l’annonce de la libération humaine. L’Evangélisation est tout d’abord la manière d’être de l’Eglise ».<br />« Parmi les défis à relever se trouve la promotion humaine intégrale » a remarqué l’Archevêque, notant que « évangélisation et promotion humaine ne s’opposent pas l’une à l’autre mais sont complémentaires et convergent vers un même but : le salut de l’homme ».<br />« Dans le contexte de la CEREAO, l’Evangélisation, nouvelle dans l’ardeur et quant au zèle, tendra à édifier l’Eglise comme famille, en excluant tout ethnocentrisme et tout particularisme excessif, en cherchant en revanche de promouvoir la réconciliation et une véritable communion. Vos Eglises locales – explique Mgr Rugambwa – doivent unir évangélisation et humanisation, foi et action sociale, culte et engagement concret. Cette mission, je le répète, ne doit pas être réservée à la seule hiérarchie ecclésiale, aux Evêques et aux prêtres, mais appartient à tous les baptisés ».<br />Le Secrétaire de la Congrégation pour l’Evangélisation des Peuples a ensuite mis en évidence la nécessité de responsables chrétiens bien préparés, déterminés à œuvrer dans les différents secteurs de la vie sociale et pastorale au sein de l’Eglise en Afrique occidentale, afin de porter de l’avant l’œuvre d’évangélisation sur cette partie du continent africain. Wed, 15 May 2019 13:17:52 +0200AFRIQUE/KENYA - Dénonciation des Evêques concernant le modèle de société offert aux jeunes, en particulier à cause du niveau de corruptionhttp://fides.org/fr/news/66033-AFRIQUE_KENYA_Denonciation_des_Eveques_concernant_le_modele_de_societe_offert_aux_jeunes_en_particulier_a_cause_du_niveau_de_corruptionhttp://fides.org/fr/news/66033-AFRIQUE_KENYA_Denonciation_des_Eveques_concernant_le_modele_de_societe_offert_aux_jeunes_en_particulier_a_cause_du_niveau_de_corruptionNairobi – « Nos jeunes tombent toujours plus fréquemment dans la dépression suite à la frustration causée par le manque de travail et d’un guide au sein de la famille, parmi les amis les plus chers et au sein de la communauté. Les jeunes sont à la recherche de modèles de comportement au sein de la société, d’hommes et de femmes intègres qui vaillent la peine d’être imités. Quel type de modèle de comportement constituons-nous ? » demandent les Evêques du Kenya dans leur dernière déclaration concernant la situation sociale du pays.<br />Le manque de valeurs éthiques est caractérisé par les Evêques comme l’une des principales causes de cette situation : « Nous avons permis à l’hydre de la corruption de nous entrainer au point qu’elle soit acceptée comme mode de vie » affirme le document envoyé à l’Agence Fides. « Homicides, corruption, saccage de nos ressources, luttes politiques quotidiennes : il est clair que nous devenons actuellement une société alimentée par l’avidité et par l’amour de l’argent » soulignent les Evêques. « Il semble que nous perdons la capacité à protéger et soutenir les valeurs qui donnent la dignité, la solidarité et l’unité, en partageant les ressources dont nous disposons et en travaillant en faveur de la promotion du bien commun qui fait de nous une nation ».<br />Cette culture de l’avidité est répandue au point qu’à côté de la corruption politique, s’enregistre au niveau populaire l’explosion du jeu de hasard, au point que les Evêques affirment que le Kenya est devenu une « nation de joueurs de hasard » .<br />« Nous ne devons pas nous résigner face au monstre de la corruption » concluent les Evêques, lançant un appel en vue d’un effort collectif « pour créer, tous ensemble, un pays libéré de la corruption, tournant le dos aux pratiques corrompues en faveur des chemins de l’intégrité et de la justice. Cette lutte commence avec chacun d’entre nous, individuellement et collectivement ». Wed, 15 May 2019 12:32:10 +0200VATICAN - Visite en Thaïlande du Préfet de la Congrégation pour l’Evangélisation des Peuples à l’occasion des 350 ans du Vicariat apostolique du Siamhttp://fides.org/fr/news/66032-VATICAN_Visite_en_Thailande_du_Prefet_de_la_Congregation_pour_l_Evangelisation_des_Peuples_a_l_occasion_des_350_ans_du_Vicariat_apostolique_du_Siamhttp://fides.org/fr/news/66032-VATICAN_Visite_en_Thailande_du_Prefet_de_la_Congregation_pour_l_Evangelisation_des_Peuples_a_l_occasion_des_350_ans_du_Vicariat_apostolique_du_SiamCité du Vatican – Le Préfet de la Congrégation pour l’Evangélisation des Peuples, S.Em. le Cardinal Fernando Filoni, sera en visite pastorale en Thaïlande à l’occasion des 350 ans du Vicariat apostolique du Siam , qui a marqué le début de la présence de l’Eglise catholique dans le pays.<br />Le Cardinal Filoni arrivera demain, 16 mai, à Bangkok. Le 17 mai, il visitera la Cathédrale de l’Assomption et rencontrera les Evêques de Thaïlande. Le lendemain, il se rendra à Sampran, à une trentaine de kilomètres de la capitale, pour célébrer la Messe solennelle marquant le 350ème anniversaire du Vicariat apostolique du Siam. Dans l’après-midi, il rencontrera les religieux, les religieuses, les séminaristes et les catéchistes en l’église Bienheureux Père Nicolas Boonkerd Kitbamrung . Ce dernier a été béatifié en 2000 par Saint Jean Paul II et mourut en prison accusé d’espionnage au terme d’une vie dédiée entièrement au Christ et à l’annonce de la Bonne Nouvelle en cette terre.<br />Dimanche 19 mai, le Cardinal se rendra à Chiang Mai, dans le nord du pays, où est forte la présence des populations tribales. Il sera accueilli par les groupes ethniques Lanna et Akha. Sue place, il rencontrera prêtres, religieux, catéchistes et anciens, responsables des villages alors qu’en soirée il célébrera le Saint Sacrifice de la Messe. Le 20 mai, aura lieu la rencontre avec les groupes ethniques Karens au village missionnaire Mae-Porn suivie par la célébration de la Messe.<br />Le 21 mai, le Préfet de la Congrégation pour l’Evangélisation des Peuples se rendra en visite en l’église Saint Joseph et au village portugais où les missionnaires jetèrent les premières semences de la Bonne Nouvelle, la capitale de l’époque du Royaume de Siam, Ayuthaya, considérée comme le lieu de naissance du Vicariat apostolique du Siam. Il rendra ensuite visite aux ruines historiques de l’antique cité, comportant d’importants vestiges catholiques et bouddhistes. Wed, 15 May 2019 12:09:52 +0200EUROPE/ESPAGNE - Journée académique près l’Université Saint Damase et importance universelle de la proclamation du Mois missionnaire extraordinairehttp://fides.org/fr/news/66030-EUROPE_ESPAGNE_Journee_academique_pres_l_Universite_Saint_Damase_et_importance_universelle_de_la_proclamation_du_Mois_missionnaire_extraordinairehttp://fides.org/fr/news/66030-EUROPE_ESPAGNE_Journee_academique_pres_l_Universite_Saint_Damase_et_importance_universelle_de_la_proclamation_du_Mois_missionnaire_extraordinaireMadrid – Une Journée académique dédiée au Mois missionnaire extraordinaire d’octobre prochain a eu lieu hier à l’Université Saint Damase de Madrid, sous le patronage de la Chaire de Missiologie de la Faculté de Théologie et de l’Institut Supérieur de Sciences religieuses . Le thème choisi – « L’Eglise nait de la mission et vit pour la mission » - a été introduit par le Pr. Agustin Gimenez Gonzalez, Directeur de l’ISCCRR, et par le Pr. Juan Carlos Carvajal Blanco, Coordinateur de la Chaire de Missiologie. Le Directeur national des Œuvres pontificales missionnaires en Espagne, le Père José Maria Calderon Castro, a ensuite présenté le Mois missionnaire extraordinaire proclamé par le Pape François, en en illustrant motivations et perspectives.<br />S.Exc. Mgr Giampietro Dal Toso, Président des Œuvres pontificales missionnaires, est intervenu sur le thème de la journée. S’adressant aux participants, tous collaborateurs diocésains des Œuvres pontificales missionnaires, prêtres, religieux, religieuses et en grande partie laïcs, il les a remerciés pour leur engagement dans le soutien, souvent anonyme, de l’activité des Œuvres pontificales missionnaires au sein des Diocèses espagnols, les exhortant à la poursuivre en particulier au cours de ces mois qui nous préparent au Mois missionnaire extraordinaire.<br />Du moment que les Œuvres pontificales missionnaires son plus que centenaires mais dans le même temps qu’elles sont peu connues, leur Président s’est attardé sur la description des quatre Œuvres et de leurs missions spécifiques en s’appuyant sur le Statut qui en réglemente le fonctionnement, en rappelant l’histoire, la théologie et le charisme. « Aujourd’hui, 117 Directions nationales assurent la présence des Œuvres pontificales missionnaires dans 140 nations – a-t-il rappelé – ce qui suppose une diffusion véritablement universelle tant dans des pays très grands comme le Canada ou le Brésil que dans les plus petits, situés aux marges géographiques du monde, comme ceux de l’Océan Pacifique ou des Caraïbes. Parmi tant de vicissitudes, au travers desquelles historiquement sont passées les Œuvres, nous pouvons affirmer qu’elles constituent un fruit extraordinaire de la grâce ».<br />Le noyau charismatique commun aux quatre Œuvres pontificales missionnaires peut être identifié dans la mission, à laquelle tous les baptisés sont appelés et qui, aujourd’hui encore, « est urgente tant à cause du mandat de Jésus avant de monter aux cieux que du fait de la constatation que seul l’Evangile constitue la réponse authentique aux besoins de tout homme ». Avec la mission, la prière et la charité se trouvent au centre de la vie des Œuvres pontificales missionnaires.<br />L’Archevêque a ensuite fait les éloges de l’action de la Direction nationale d’Espagne, pour les nombreuses initiatives conduites dans les Diocèses, se souvenant avec gratitude du Père Anastasio Gil, ancien Directeur national, qui collabora activement depuis le début avec les Secrétariats internationaux des Œuvres pontificales missionnaires en vue de l’organisation du Mois missionnaire extraordinaire.<br />Mgr Dal Toso s’est par ailleurs attardé largement dans la seconde partie de son intervention sur le Mois missionnaire extraordinaire, citant notamment quelques échos de sa préparation au niveau mondial, concluant : « Baptisés et envoyés : telle est la réalité au sein de laquelle Dieu nous a placés et que nous sommes appelés à communiquer. La proclamation du Mois missionnaire extraordinaire nous concerne tous, Eglises nationales et Diocèses, communautés religieuses, associations de laïcs et fidèles pris individuellement. L’appel à la responsabilité est personnel et aucun fidèle n’est si pauvre ou privé de ressources qu’il ne puisse donner quelque chose dans la certitude que le Seigneur, qui nous demande de tout donner, sera en mesure de le faire fructifier selon Sa volonté ».<br />Le grand engagement missionnaire des Œuvres pontificales missionnaires d’Espagne, qui se concrétise au travers d’une série d’activités et d’événements en tout genre, a impliqué, au cours de l’année 2017, plus de 250.000 personnes au sein des 69 Diocèses du pays, selon les informations parvenues à Fides de la Direction nationale. La forte participation des enfants aux activités est connue. En effet, 60.508 enfants ont pris part à l’initiative du temps de Noel – les Chanteurs de l’Etoile – et plus de 6.148 au Congrès de l’Enfance missionnaire. Une grande importance a été accordée à la formation, étant convaincus que l’action missionnaire de l’Eglise ne peut s’improviser. En 2017, 1.890 personnes ont participé aux rencontres de formation missionnaires proposées par les Œuvres pontificales missionnaires. D’une grande importante est également la collaboration avec les Institutions académiques telles que l’Université Saint Damase ou la Faculté de Théologie d’Espagne septentrionale. Il n’est pas possible d’oublier l’énorme œuvre silencieuse d’animation missionnaire effectuée au cours de l’ensemble de l’année au sein des Diocèses espagnols pour maintenir vivant l’esprit missionnaire. Wed, 15 May 2019 09:39:34 +0200AMERIQUE/VENEZUELA - Vidéo des Evêques montrant au monde la situation dramatique du payshttp://fides.org/fr/news/66031-AMERIQUE_VENEZUELA_Video_des_Eveques_montrant_au_monde_la_situation_dramatique_du_payshttp://fides.org/fr/news/66031-AMERIQUE_VENEZUELA_Video_des_Eveques_montrant_au_monde_la_situation_dramatique_du_paysCaracas – « Dans les situations difficiles que traverse actuellement notre pays, avec les forts dangers que les citoyens qui ont vécu au cours de ces dernières années, l’Episcopat du Venezuela est resté aux côtés du peuple qui affronte de nombreux événements qui le font souffrir. Pour cette raison, il a élevé sa voix pour dénoncer les injustices qui, jour après jour, portent préjudice à l’ensemble de la nation, et pour rejeter la vague de violence qui a été déchainée parmi la population ». C’est accompagné de cette introduction que la Conférence épiscopale du Venezuela a envoyé à Fides une vidéo décrivant ce que vit actuellement la population du pays, à savoir la dure répression qui frappe tous ceux qui ne sont pas en accord avec le gouvernement.<br />Se référant toujours aux Evêques, le texte rappelle ce qu’ils ont fait « par leurs actions, leurs communiqués, les exhortations et lettres pastorales qui accompagnent, encouragent et donnent espérance à leurs concitoyens, aux fidèles et à tous les hommes et femmes de bonne volonté, unissant les efforts afin de rechercher une solution pacifique aux conflits existants », avant d’exhorter : « Venezuela ! Vit et chemine avec Jésus-Christ, Seigneur de l’histoire ! ».<br />La réalité que les images présentent est très forte, triste et dure : des personnes cherchant parmi les détritus quelque chose à manger ; la violence à l’encontre des jeunes qui manifestent dans la rue ; la solidarité de ceux qui, sans rien posséder, parviennent à collaborer avec les cantines populaires pour partager un plat de nourriture ou assister les personnes âgées et abandonnées. L’image des villes paralysées par le manque d’énergie électrique, de moyens de transport et de sécurité est dramatique. L’économie, toujours plus fragile, pèse sur ceux qui ont toujours moins voir qui sont maintenant privés de tout. Sont retracées des scènes de la vie quotidienne et des situations jamais vues : des personnes transportant difficilement des jerrycans d’eau pour avoir quelque chose à boire chez eux ; des hôpitaux privés d’électricité cherchant dans tous les cas de sauver des vies humaines en luttant contre le manque de moyens. Certains passages de la vidéo sont dédiés aux émigrants vénézuéliens, presque obligés de chercher à l’étranger un lieu où travailler et nourrir leurs familles.<br />La CEV a réalisé cette vidéo pour montrer au monde ce que vit le peuple du Venezuela, du moment qu’elle ne peut publier de textes du fait de l’impossibilité d’accéder à son propre site Internet. La vidéo s’achève par un appel des Evêques à ne pas répondre par la violence aux provocations continuelles du gouvernement et à faire confiance à la justice internationale qui arrivera tôt ou tard.<br />Entre temps, le Conseil permanent de l’Organisation des Etats américains a approuvé hier, 14 mai, une résolution rejetant l’accusation de « violation de l’immunité parlementaire de membres de l’Assemblée nationale du Venezuela ». Dans ce document, approuvé à l’unanimité, est condamnée en outre l’arrestation du premier Vice-président de l’Assemblée nationale, Edgar Zambrano, et en demande « la remise en liberté immédiate ». « La situation politique au Venezuela – affirme la résolution – a été le motif de la préoccupation continuelle de l’OEA, qui a diffusé des déclarations en faveur de la défense de l’Etat de droit, soulignant le devoir de respecter l’ordre démocratique et les droits fondamentaux, ainsi que de garantir le juste procès ». Enfin, le document exige « la fin de la persécution et des vexations infligées aux représentants du Parlement injustement traduit en jugement » ainsi que « des garanties pour la protection de leur sécurité physique personnelle et de leurs familles ». <br/><strong>Link correlati</strong> :<a href="https://www.youtube.com/watch?v=efxK6Nehrz8&feature=youtu.be">Vidéo de la Conférence épiscopale du Venezuela</a>Wed, 15 May 2019 11:35:55 +0200ASIE/SYRIE - Nouveaux tirs contre des villages chrétiens le long de la nouvelle ligne de fronthttp://fides.org/fr/news/66029-ASIE_SYRIE_Nouveaux_tirs_contre_des_villages_chretiens_le_long_de_la_nouvelle_ligne_de_fronthttp://fides.org/fr/news/66029-ASIE_SYRIE_Nouveaux_tirs_contre_des_villages_chretiens_le_long_de_la_nouvelle_ligne_de_frontHama – Les tirs d’artillerie et de missiles de la part des milices rebelles ont continué le 13 mai sur la ville syrienne d’Al-Sqaylabiyeh, dans le gouvernorat d’Hama, habitée en majorité par des chrétiens orthodoxes. Au cours du Dimanche 12, un tir d’artillerie analogue de la part des milices rebelles avait provoqué la mort immédiate d’au moins 4 adolescents chrétiens – dont trois jeunes filles – et de leur enseignante.<br />Au cours de l’offensive tentée dans le nord-ouest de la province d’Hama en 2014, les milices islamistes de Jabhat al-Nusra et celle de ce qu’il est convenu d’appeler l’armée syrienne libre avaient tenté à plusieurs reprises d’occuper Al-Sqaylabiyeh et la ville voisine de Mhardeh. Une partie des jeunes et des adultes de ces centres ont contribué à créer sur place ce qu’il est convenu d’appeler des unités de défense national, milices soutenant l’armée syrienne régulière.<br />Les tirs de mortier sur Al-Sqaylabiyeh font partie de la nouvelle escalade du conflit syrien, désormais concentrée sur la province nord-ouest d’Idlib, autour des zones encore contrôlées par des milices islamistes et par la FSA. Des sources et organisations s’opposant au gouvernement syrien diffusent des nouvelles faisant état d’incursions aériennes de la part des forces aériennes syriennes et russes sur Idlib, anticipation d’une offensive générale sur l’ensemble de la zone de la part des forces armées syriennes. Les moyens de communication officiels syriens affirment que ce sont les milices rebelles qui violent l’accord de retour au calme signé l’an dernier entre la Russie et la Turquie, en continuant à se livrer à des frappes d’artillerie lourde contre des villes et des zones résidentielles sises au-delà de la zone tampon entourant Idlib, en violation des mesures de cessez-le-feu. Tue, 14 May 2019 08:58:25 +0200