Santiago (Agence Fdes) - « Le droit aux biens sociaux prime sur le statut d'immigrant », déclare le Cardinal Fernando Chomalì, Archevêque de Santiago du Chili, à propos de la déclaration publiée par Red Clamor Chile, qui exprime son inquiétude face à un projet de loi visant à restreindre l'accès aux aides publiques pour les migrants sans papiers.
Red Clamor Chile souligne que le projet de loi actuellement examiné au Parlement impose des restrictions aux droits sociaux fondamentaux et pourrait compromettre l'accès à la santé, à l'éducation et à la sécurité sociale pour les familles migrantes qui vivent actuellement au Chili. La déclaration, signée par la secrétaire exécutive du réseau Clamor Chile, sœur Gabriela Herrera, et par l’Évêque de San Marcos de Arica, Mgr Moisés Atisha, qui a réaffirmé l’engagement de l’Église à défendre la dignité des migrants et des réfugiés, souligne en outre que ces restrictions « portent atteinte à la dignité humaine et à l’affirmation de la famille comme noyau de la société ».
Red Clamor (voir Fides 02/03/2021), qui regroupe des organisations ecclésiales engagées dans l’inclusion des migrants et des réfugiés dans le pays, en collaboration avec la Conférence épiscopale chilienne, a déclaré apprécier l’engagement visant à renforcer l’État de droit et le fonctionnement des institutions. Dans ce contexte, l’organisme a fait remarquer que « la grande majorité des migrants souhaite de plus en plus collaborer à cet effort, qui peut apporter paix, ordre et prospérité lorsqu’il est au service de la dignité humaine et de la cohésion sociale ».
« L'exclusion ne résout pas le problème de la migration, elle l'aggrave », prévient-il. Beaucoup de ces personnes sont entrées dans le pays de manière irrégulière « non pas par mépris de la loi, mais parce qu'elles y ont été contraintes pour protéger leur vie et n'avaient pas d'autre choix compte tenu de la situation dans leur pays d'origine ». L'organisme soutient qu'il est possible de promouvoir des politiques qui garantissent la sécurité et le contrôle des frontières sans violer les droits fondamentaux, ni porter atteinte à la dignité humaine et à la cohésion sociale. Parallèlement, il a proposé d'engager un dialogue transparent afin de mettre en évidence les risques liés à la réforme. Il a notamment averti que cette mesure pourrait « non seulement miner la cohésion sociale, mais aussi nuire à la vie des enfants ».
(AP) (Agence Fides 24/3/2026)