ASIE/SRI LANKA - Le Père Fernando à propos des attentats de Pâques : « Nous demandons seulement justice, rien de plus, rien de moins »

jeudi, 26 février 2026

Archdiocese of Colombo

Colombo (Agence Fides) - La police sri-lankaise a arrêté l'ancien chef des services secrets, le général à la retraite Suresh Sallay, en relation avec les attentats du 21 avril 2019, jour de Pâques, qui ont fait 279 morts et 500 blessés lors d'attaques coordonnées contre trois hôtels de luxe à Colombo, deux églises catholiques et une église protestante. Selon les enquêteurs, l'accusation retenue est « complot et complicité dans les attentats ».
Le père Cyril Gamini Fernando, prêtre de Colombo et porte-parole de l'archidiocèse, déclare à l'Agence Fides : « En tant que communauté catholique, nous pensons qu'il ne faut ni critiquer ni se réjouir, ni donner une interprétation politique ou instrumentaliser cette arrestation. Depuis le premier jour, nous avons toujours demandé, et nous continuons à demander, que justice soit faite. Nous souhaitons simplement que la justice suive son cours et que la vérité soit découverte : nous le devons aux victimes de cette tragédie et à leurs familles. Nous voulons seulement que justice soit faite, ni plus, ni moins ».
Le père Fernando, qui est également directeur de l'hebdomadaire catholique en langue cinghalaise « Gnartha Pradeepaya » (« La lumière de la connaissance »), explique à Fides : « Après un long blocage, les enquêtes ont repris en 2024, grâce à l'impulsion donnée par le nouveau président Anura Kumara Dissanayake, élu en septembre 2024. Auparavant, avec les deux anciens présidents, il y avait eu négligence, ce qui avait en fait étouffé l'enquête sur cette affaire. Aujourd'hui, après environ 16 mois d'enquête, les travaux de la nouvelle commission d'enquête ont conduit à l'arrestation du général ».
« La personne arrêtée fait l'objet d'une accusation qui doit être vérifiée : il ne s'agit pas encore d'un verdict de culpabilité », précise le prêtre. « C'est pourquoi nous demandons à la population de rester calme et patiente afin que les institutions compétentes, la police et la magistrature, puissent faire leur travail en toute transparence et honnêteté, afin que la vérité et la justice puissent être rendues. Notre souhait est que l'État de droit soit respecté, afin de comprendre qui était derrière les attentats, les raisons de ces attaques, et qu'il n'y ait pas d'impunité. Le principe à appliquer est celui selon lequel la loi est la même pour tous : il ne doit y avoir ni différences ni privilèges. C'est cela l'État de droit, qui doit être défendu dans notre nation ».
Le père Fernando conclut : « L'Église catholique a toujours ses valeurs de référence, à savoir la protection de la dignité inaliénable de chaque personne, qui vaut toujours et pour tous, pour les familles des victimes, pour les blessés, pour les accusés ».
(PA) (Agence Fides 26/2/2026)


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