AFRIQUE/NIGÉRIA : Enfance Missionnaire, Sœur Inês Paulo Albino aux responsables diocésains : la mission naît de la rencontre avec le Christ et s'exprime à travers le service

vendredi, 7 août 2026 evangélisation   oeuvres pontificales missionnaires   enfance missionnaire  

Lagos (Agence Fides) - « Dieu nous a créés uniques, mais personne n’est plus important que les autres. Il en va de même dans l’Église. Dieu ne nous a pas tous créés égaux. Il nous a faits différents car chacun a un don particulier à partager. Personne ne possède tous les dons, mais nous avons tous quelque chose à offrir ». Sœur Inês Paulo Albino, Secrétaire Générale de l’Œuvre Pontificale de l’Enfance Missionnaire (POSI), s’est adressée aux enfants et aux adolescents présents au Congrès national de la POSI à l’occasion du 25e anniversaire de sa fondation, lors de la rencontre de formation interactive qui leur était consacrée et qui s’est déroulée hier matin (voir Fides 4/06/2026).
« Lorsque Jésus entre dans notre vie par le baptême, il nous unit en tant que frères et sœurs. En Jésus, nous formons une seule et même famille. Il nous enseigne à nous aimer, à nous entraider et à cheminer ensemble. Être “un en Christ” – poursuit Sœur Albino – signifie placer Jésus au centre de notre vie ; ce qui nous unit est plus grand que ce qui nous distingue. Pour Lui, il n’y a pas d’enfants importants et d’enfants moins importants. Il n’y a pas d’enfants riches et d’enfants pauvres. Il n’y a pas d’enfants d’une tribu meilleure qu’une autre. Pour Jésus, chaque enfant est précieux ».
La Secrétaire Générale de la POSI a ensuite poursuivi la rencontre en évoquant le profil type du « missionnaire de l’unité » et en donnant des exemples concrets : faire la paix après une dispute ; respecter ceux qui sont différents de nous, partager au lieu de tout garder pour soi. Les jeunes participants ont ensuite été invités à prendre part à une activité manuelle qui s’est conclue par l’engagement de chacun d’entre eux à être un « missionnaire de l’unité », en identifiant parmi leurs amis ou au sein de leur famille une personne pour laquelle prier et envers laquelle accomplir un geste d’amour.
Le même matin, Sœur Inês Paulo Albino a rencontré les directeurs diocésains et les coordinateurs des Œuvres Pontificales Missionnaires (OPM) locales, auxquels elle a consacré un temps de formation qui, comme elle l’a elle-même souligné, ne prétend pas épuiser tous les thèmes, mais se veut le point de départ d’un « travail » qui doit se poursuivre à travers des ateliers, des témoignages, des travaux de groupe et l’élaboration d’un plan d’action concret pour chaque diocèse, afin de garantir non seulement l’apprentissage, mais aussi un engagement opérationnel à l’issue de la formation.
« Formation, animation missionnaire et viabilité économique » : tel était le titre de l’exposé qu’elle a présenté lors de la rencontre, au cours duquel Sœur Albino a illustré l’importance théologique et pastorale de la formation, de l’animation missionnaire et de la viabilité économique.
« La formation est essentielle, car aucune mission ne peut porter ses fruits sans des disciples bien préparés, tout comme l’animation, car une communauté grandit lorsque chaque baptisé se sent partie prenante de la mission », a souligné la secrétaire générale de la POSI. Il en va de même pour le soutien financier, « car une mission qui implique tout le monde génère également les ressources humaines, spirituelles et matérielles nécessaires pour poursuivre son service ».
Enfin, Sœur Albino a réaffirmé l’importance non seulement de la collecte de fonds, mais aussi de leur redistribution à toutes les missions qui en ont besoin et qui n’ont pas toujours de lien direct avec les Églises locales. De cette manière, les OPM soutiennent un programme annuel d’aide en faveur de toutes les Églises de mission.
La Secrétaire Générale de la POSI, tout en remerciant chacun, a rappelé que « la présence des enfants, où qu’ils se trouvent, devrait nous obliger à changer de regard, et pas seulement à investir toutes nos ressources en leur faveur, mais aussi à retrousser nos manches pour construire un avenir avec eux. Car chaque enfant qui arrive apporte un rêve. Et il n’y a rien de plus humain que d’essayer de le réaliser ».
(EG) (Agence Fides 8/8/2026)


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