Fides News - French (Standard)https://fides.org/Les Dépêches de l'Agence FidesfrLes contenus du site sont publiés sous licence Creative Commons.Leçons depuis 1989. Quand un Nonce s'est retrouvé confronté à l'invasion américaine au Panamahttps://fides.org/fr/news/77215-Lecons_depuis_1989_Quand_un_Nonce_s_est_retrouve_confronte_a_l_invasion_americaine_au_Panamahttps://fides.org/fr/news/77215-Lecons_depuis_1989_Quand_un_Nonce_s_est_retrouve_confronte_a_l_invasion_americaine_au_Panamapar Victor Gaetan*<br /><br />Caracas/Panama - L'opération militaire américaine menée la semaine dernière au Venezuela contre le président Nicolás Maduro Moros nous rappelle une manœuvre similaire mise en œuvre par les États-Unis il y a 36 ans, qui avait dramatiquement mis en lumière la diplomatie vaticane et souligné à quel point les processus décisionnels de l'Église diffèrent des calculs du monde.<br /><br />Objectif : un seul homme<br /><br />Le 20 décembre 1989, le Président américain George H.W. Bush ordonna à 27 500 soldats d'envahir le Panama, de renverser le gouvernement et d'arrêter Manuel Noriega, un dictateur militaire accusé de trafic de cocaïne, de blanchiment d'argent et d'activités antidémocratiques, des accusations similaires à celles qui pèsent actuellement sur Maduro et son épouse, Cilia Flores.<br /><br />En 1989, bien que les estimations officielles fassent état de 500 à 560 Panaméens et 23 Américains morts, des sources locales ont conclu que jusqu'à 4 000 personnes avaient péri lors de l'invasion, avec des dégâts s'élevant à plus de 2 milliards de dollars.<br />.<br /><br />Noriega réussit à échapper de justesse à la capture, mais une prime d'un million de dollars était mise sur sa tête. Alors que les troupes américaines fouillaient la capitale pour le retrouver, lui et sa famille cachés, vers qui le dictateur se tourna-t-il ? La veille de Noël, il a appelé le Nonce Apostolique, l'archevêque José Sebastián Laboa Gallego, pour demander l'asile immédiat à la Nonciature du Saint-Siège. <br /><br />Bien que Noriega ne fût pas un ami de l'Église et qu'il eût même maltraité Laboa personnellement, le Nonce a agi rapidement pour éviter de nouvelles violences. Il a donné refuge au dictateur et à plusieurs membres de son personnel.<br /><br />Les troupes américaines ont rapidement encerclé la Nonciature et des hélicoptères ont survolé la zone, mais l'immunité diplomatique a protégé toutes les personnes qui se trouvaient à l'intérieur, y compris les fugitifs.<br />Le Saint-Siège n'a pas été intimidé par la démonstration de force américaine et a considéré l'invasion du Panama comme une violation du droit international.<br /><br />.<br />Souveraineté<br /><br />La souveraineté territoriale est un concept fondamental pour le système interétatique. L'Église n'aurait pas livré Noriega à ce que ses hauts diplomates appelaient « la puissance occupante » sans le consentement de Noriega lui-même. Le Nonce a déclaré avoir assuré à Noriega qu'il pouvait rester : « Je lui ai dit jusqu'à la dernière minute : « Vous pouvez rester ici. Nous ne vous chasserons jamais » ». <br />Dans un premier temps, le secrétaire d'État américain a tenté de faire pression sur le Vatican pour qu'il livre Noriega, affirmant qu'en tant que criminel, il n'avait pas droit à l'asile. Mais la position du Saint-Siège, selon laquelle les États-Unis avaient violé le droit international en envahissant le Panama, soutenait que Noriega ne pouvait être livré aux États-Unis contre sa volonté.<br /><br />De la même manière, lorsque le Pape Léon XIV a évoqué le Venezuela dans sa prière de l'Angélus du 4 janvier, il a rappelé la nécessité « d'emprunter les chemins de la justice et de la paix, en garantissant la souveraineté du pays ». Le Saint-Siège, en tant que souverain lui-même, intégré dans le système international des États-nations, défend cet ordre mondial, que les États-Unis ont violé tant en 1989 au Panama, qu'en 2003 en Irak, qu'en 2026 au Venezuela.<br /><br />La souveraineté du Saint-Siège a été explicitement consacrée par les accords du Latran de 1929 ; elle constitue une forme de protection de l'indépendance du Saint-Siège. Par conséquent, le pape et ses diplomates sont de fervents défenseurs de ce principe de légalité internationale.<br /><br /><br />Neutralité et attention pastorale<br /><br />Une autre valeur défendue par le Saint-Siège pendant la crise du Panama était celle de l'impartialité.<br />Le Saint-Siège ne prend pas position dans les controverses politiques et s'efforce de préserver sa neutralité. Le Nonce resta à égale distance de ses interlocuteurs locaux : Manuel Noriega et sa petite bande, les nouvelles autorités panaméennes et le gouvernement des États-Unis.<br /><br />Qu'a fait Noriega pendant une semaine et demie à la Nonciature, alors que les forces américaines diffusaient jour et nuit de la musique rock à plein volume dans le bâtiment et braquaient des projecteurs sur ses fenêtres ? Il a dormi, lu et assisté à la messe.<br />L'arme principale du Nonce avec son invité inattendu était la persuasion verbale. Laboa a eu de longues conversations avec Noriega au sujet de ses options possibles. Il a simulé avec lui les différents scénarios potentiels résultant de ses choix possibles et l'a aidé à voir la meilleure façon d'aller de l'avant. Il a également soutenu concrètement cet homme, en prêchant des homélies et en rappelant à Noriega les vertus chrétiennes.<br />En substance, Laboa a apporté une aide spirituelle au fugitif, tout en restant en contact permanent avec Rome. C'est un aspect fondamental à comprendre sur la manière dont le Saint-Siège interagit avec les dirigeants étrangers. Ceux-ci sont considérés comme des êtres humains : des pécheurs, comme nous tous, et capables de rédemption, comme nous tous. De plus, l'individu et sa dignité sont au centre de toute analyse de la situation. Un être humain n'est jamais sacrifiable.<br /><br />La fin de l'histoire <br /><br />Finalement, le général céda. Cela se produisit un jour où des milliers de Panaméens opposés à Noriega manifestaient devant les portes : un scénario, expliqua le Nonce à Noriega, qui aurait pu conduire une foule à envahir le complexe, donnant ainsi aux États-Unis un prétexte pour attaquer.<br /><br />Pendant la messe matinale, alors que le général était assis au dernier rang , Laboa prononça une homélie sur le fait que les loyautés humaines changent, mais que Dieu reste fidèle. Noriega communia.<br />Quelques heures plus tard, le dictateur a revêtu son uniforme et a dit au Nonce qu'il était prêt à partir. Il a demandé à pouvoir garder sa Bible. Il a traversé la cour de la Nonciature avec trois prêtres jusqu'à la porte principale, où il s'est rendu. La reddition sans effusion de sang de Noriega a immédiatement mis fin à la crise. À la demande du Saint-Siège, les États-Unis ont accepté d'épargner à Noriega la peine de mort, une promesse qui a été tenue.<br />Laboa a magistralement servi l'individu et a géré une situation de conflit intense sans recourir à la violence, que l'Église abhorre.<br /><br />Non à la violence<br /><br />Nous retrouvons ces thèmes dans les paroles prononcées par Léon XIV lors de l'Angélus du 4 janvier, lorsqu'il a prié : « Le bien du peuple vénézuélien bien-aimé doit prévaloir sur toute autre considération et inciter à surmonter la violence... ».<br />En outre, la Conférence épiscopale vénézuélienne a déploré la perte de vies humaines lorsque les soldats américains ont capturé Maduro, une douleur que peu d'autres ont exprimée. Les évêques ont écrit : « Nous sommes solidaires des blessés et des familles des défunts. Nous persévérons dans la prière pour l'unité de notre peuple ».<br /><br />Le Saint-Siège dispose d'excellentes sources d'information au Venezuela. Le Cardinal Pietro Parolin, secrétaire d'État, a occupé le poste de Nonce Apostolique au Venezuela de 2009 à 2013, date à laquelle il est retourné à Rome pour prendre la tête de la diplomatie vaticane.<br />L'actuel Nonce Apostolique, l'archevêque espagnol Alberto Ortega Martín, est au Venezuela depuis plus d'un an. C'est un homme expérimenté et compétent, qui a occupé le poste de nonce apostolique en Jordanie, en Irak et au Chili. En juillet dernier, l'archevêque Ortega a contribué à la libération d'un prêtre américain détenu par le gouvernement. C'est donc un homme d'action, capable d'interagir avec les pouvoirs en place.<br />Les diplomates du Saint-Siège, sous la direction du Pape, sont discrets. Nous pouvons être sûrs que, comme l'a fait l'archevêque Laboa il y a 36 ans, ils chercheront assidûment la voie de Dieu à travers le conflit international complexe qui sévit actuellement au Venezuela.<br /><br /><br />*Victor Gaetan est correspondant principal du National Catholic Register et couvre les affaires internationales. Il écrit également pour le magazine Foreign Affairs et a contribué au Catholic News Service. Il est l'auteur du livre God's Diplomats : Pope Francis, Vatican Diplomacy, and America's Armageddon réédité en livre de poche en juillet 2023. Son site web est VictorGaetan.org.Wed, 07 Jan 2026 21:32:08 +0100ASIE/CAMBODGE - Mgr Schmitthaeusler : « Le Cambodge veut faire entendre sa voix, en demandant justice et réparation »https://fides.org/fr/news/77216-ASIE_CAMBODGE_Mgr_Schmitthaeusler_Le_Cambodge_veut_faire_entendre_sa_voix_en_demandant_justice_et_reparationhttps://fides.org/fr/news/77216-ASIE_CAMBODGE_Mgr_Schmitthaeusler_Le_Cambodge_veut_faire_entendre_sa_voix_en_demandant_justice_et_reparationPhnom Penh – « Les bulldozers thaïlandais rasent les maisons des civils cambodgiens sur des kilomètres, des barbelés et des conteneurs bloquent l'accès aux villages. Et toutes les institutions internationales restent silencieuses. Les temples, lieux sacrés par excellence pour la vénération des dieux et la mémoire de l'humanité, ont été réduits en poussière. Et le monde reste silencieux. Malgré un cessez-le-feu, des centaines de milliers de civils et d'enfants vivent encore dans des camps sordides. Aujourd'hui, le Cambodge veut lui aussi faire entendre sa voix, en demandant justice et réparation sur la scène mondiale où le pouvoir de la force semble être devenu la nouvelle règle » : c'est ce qu'affirme un appel lancé aujourd'hui, 7 janvier, par Mgr Olivier Schmitthaeusler, vicaire apostolique de Phnom Penh, et intitulé, de manière indicative, « Silence ». « Ce à quoi nous assistons aujourd'hui nous invite certes à la prière, mais pas au silence », affirme l'évêque.<br />L'évêque exprime la tristesse et l'inquiétude de tout le peuple cambodgien face à la situation locale, et élargit également sa vision au contexte international, rappelant les scénarios de guerre en Ukraine, à Gaza, au Cambodge et le récent raid américain au Venezuela.<br />Et il se demande : « Le pouvoir appartient-il uniquement aux plus forts ? Des philosophes grecs aux penseurs chrétiens, 2 500 ans de travail pour construire les valeurs de la démocratie, de la liberté et de la souveraineté des peuples peuvent-ils être balayés en quelques mois au nom d'intérêts géopolitiques et au mépris du droit international, et plus encore au mépris des gens ordinaires, les nouveaux martyrs de ce XXIe siècle ? »<br />Le texte poursuit : « Noël est le renversement des certitudes de l'humanité : le pouvoir au plus fort, la richesse au plus cruel, la vie au plus sanguinaire. Alors que Dieu Tout-Puissant, créateur du ciel et de la terre, se fait homme dans un nouveau-né, fragile et sans défense. Et ce Jésus, victime innocente de la jalousie et de la haine humaines, du pouvoir religieux et temporel, de la cruauté et de la cupidité du monde, mourra sur une croix. De cette croix, signe de la violence et de l'inhumanité du cœur humain, naîtront la vie, la vie éternelle et le salut pour tous ceux qui aiment par leurs actes et dans la vérité ».<br />Selon Mgr Schmitthaeusler, le silence est utile « pour prier Dieu de nous éclairer, de nous accorder la sagesse et le discernement, à nous tous, mais surtout aux dirigeants du monde, afin que nous puissions suivre les chemins de la vérité, du droit et de la justice ». « Mais bien sûr, observe-t-il, nous ne pouvons rester silencieux et permettre que des innocents soient méprisés et humiliés, comme s'il existait une hiérarchie des valeurs, même dans la vie humaine ».<br />En conclusion, l'appel reprend les paroles du Pape Léon XIV dans son message du 1er janvier 2026 : « Paix sur terre, chantent les anges, annonçant la présence d'un Dieu sans défense, dont l'humanité ne peut découvrir l'amour qu'en prenant soin de lui. Partout dans le monde, il faut espérer que chaque communauté devienne une « maison de paix, où l'hostilité est désamorcée par le dialogue, où la justice est pratiquée et où le pardon est cultivé ».<br /> Wed, 07 Jan 2026 21:19:05 +0100AFRIQUE/SOUDAN DU SUD - Quatre nouveaux prêtres et six diacres : une étape importante dans la vie de l'Église localehttps://fides.org/fr/news/77217-AFRIQUE_SOUDAN_DU_SUD_Quatre_nouveaux_pretres_et_six_diacres_une_etape_importante_dans_la_vie_de_l_Eglise_localehttps://fides.org/fr/news/77217-AFRIQUE_SOUDAN_DU_SUD_Quatre_nouveaux_pretres_et_six_diacres_une_etape_importante_dans_la_vie_de_l_Eglise_localeTombura-Yambio – La grâce, la foi, l'unité et l'espérance ont animé la célébration historique de l'ordination de quatre nouveaux prêtres et six diacres dans le diocèse de Tombura-Yambio. « Cet événement marque une étape importante dans la vie de l'Église locale », a déclaré Mgr Eduardo Hiiboro Kussala, exprimant sa gratitude à Dieu Tout-Puissant.<br /><br />L'évêque a également exprimé sa gratitude particulière à la paroisse Saint-Augustin qui a accueilli la cérémonie, félicitant toute la communauté pour sa générosité et son engagement à faire de cet événement historique un moment digne et réussi. Il a également salué les efforts inlassables de toute la Curie et de l'administration diocésaine, des chorales, des groupes apostoliques, des religieux et religieuses, des prêtres, des catéchistes, des ministres liturgiques, du personnel de sécurité, des équipes de service et de tout le personnel pastoral et de soutien, dont le dévouement et la discipline ont contribué au bon déroulement de la célébration. Reconnaissant l'importance de la collaboration, Mgr Hiiboro a souligné que ce soutien collectif renforce la mission de l'Église.<br /> <br />Les dirigeants de l'État de l'Équatoria occidental, les responsables des institutions gouvernementales, les autorités civiles, les organisations non gouvernementales, les éducateurs, entre autres, ont marqué l'événement de leur présence et de leur solidarité. L'évêque a mis en avant la coopération entre l'Église et l'État comme un exemple positif de partenariat pour le bien commun. Dans son message, Mgr Hiiboro a enfin invité les fidèles et les partenaires à continuer de soutenir le diocèse, en particulier les prêtres et les diacres nouvellement ordonnés, et a encouragé les nouveaux membres du clergé à servir fidèlement et à devenir des artisans de paix dans le pays.<br /> <br />Le prélat a qualifié cet événement de moment de renouveau et d'espérance pour le diocèse de Tombura-Yambio, qui renforce sa mission pastorale grâce aux ministres nouvellement ordonnés, dévoués au service du peuple de Dieu.<br /><br /> <br />Wed, 07 Jan 2026 21:14:47 +0100ASIE/MYANMAR - Les évêques : la paix et l'éducation sont cruciales pour l'avenir du Myanmarhttps://fides.org/fr/news/77218-ASIE_MYANMAR_Les_eveques_la_paix_et_l_education_sont_cruciales_pour_l_avenir_du_Myanmarhttps://fides.org/fr/news/77218-ASIE_MYANMAR_Les_eveques_la_paix_et_l_education_sont_cruciales_pour_l_avenir_du_MyanmarYangon – Le thème de la paix a été au centre de l'assemblée de la Conférence épiscopale du Myanmar, qui s'est tenue ces derniers jours à Yangon et s'est conclue par une concélébration solennelle dans la cathédrale de Yangon, présidée par le cardinal Charles Maung Bo, avec le rite de fermeture de la Porte Sainte et de l'Année jubilaire. Tous les évêques, prêtres et religieux de Yangon, des représentants d'autres diocèses, de nombreuses religieuses, les 140 séminaristes majeurs et des milliers de fidèles ont participé à l'événement. Le message du Pape Léon XIV pour la 59e Journée mondiale de la paix « Que la paix soit avec vous tous : vers une paix « désarmée et désarmante » a servi de toile de fond à toutes les interventions qui se sont succédé au cours des quatre jours de dialogue et d'assemblée des prélats birmans.<br />Comme l'a appris l'Agence Fides, les évêques se sont réunis à Yangon malgré les difficultés de déplacement dues à l'insécurité et aux nombreux contrôles le long de la route, parsemée de points de contrôle mis en place par les militaires et les groupes armés qui se disputent le territoire. La fatigue n'a pas affaibli leur désir de se rencontrer et de partager leurs préoccupations et leurs espoirs pour la nouvelle année. Les interventions du Pape Léon XVI en faveur de la paix ont été très encourageantes et motivantes. En particulier, ses paroles consacrées au Myanmar lors de la bénédiction « Urbi et orbi » du 25 décembre ont été accueillies avec émotion et gratitude : « Nous demandons au Prince de la Paix d'éclairer le Myanmar de la lumière d'un avenir de réconciliation : qu'il redonne espoir aux jeunes générations, qu'il guide tout le peuple birman sur les chemins de la paix et qu'il accompagne ceux qui vivent sans domicile, sans sécurité et sans confiance en l'avenir ».<br />Dans le contexte complexe du Myanmar et de ce qui se passe dans le monde, a-t-on déclaré lors de l'assemblée, il est urgent de comprendre et de mettre en pratique les paroles du Pape : « Partout dans le monde, il est souhaitable que chaque communauté devienne une « maison de paix », où l'on apprend à désamorcer l'hostilité par le dialogue, où l'on pratique la justice et où l'on cultive le pardon. Aujourd'hui plus que jamais, nous devons démontrer que la paix n'est pas une utopie ». Au Myanmar, ont réaffirmé les évêques birmans, l'Église catholique est un levain de paix et de réconciliation à travers des hommes et des femmes qui s'engagent quotidiennement à vivre guidés par le Christ, source unique de paix véritable dans un contexte marqué par une crise profonde.<br />Les évêques ont également pris en considération la situation dans les zones touchées par le tremblement de terre, soulignant que cet événement n'était pas seulement une catastrophe naturelle, mais qu'il constituait également un test de résilience et de mission pour l'Église catholique, qui a secouru tout le monde, sans distinction de croyance religieuse ou d'appartenance ethnique.<br />Au cours des différentes sessions d'étude et de discussion, l'attention s'est portée sur la lettre apostolique de Léon XIV « Dessiner de nouvelles cartes d'espérance », publiée à l'occasion du 60e anniversaire de la déclaration conciliaire « Gravissimum educationis », soulignant le lien entre l'éducation et l'évangélisation. L'avenir du Myanmar, ont fait remarquer les évêques réunis, passe par le travail éducatif destiné aux nouvelles générations, avec la participation de tous les acteurs de la société, en particulier les familles, l'école et la bonne formation des éducateurs et des formateurs. Dans le contexte de la guerre civile au Myanmar, le secteur de l'éducation, bloqué dans de nombreuses régions, souffre beaucoup, et des groupes de consacrés et de bénévoles catholiques dans de nombreuses communautés offrent un soutien éducatif aux enfants et aux jeunes qui ont interrompu leur scolarité.<br />La mission des communautés catholiques dans le pays se poursuit alors que la nation est engagée dans le processus électoral national, après le coup d'État d'il y a cinq ans. Le vote, qui a débuté le 28 décembre et qui se déroulera en plusieurs phases jusqu'au 25 janvier, a lieu dans les zones contrôlées par la junte militaire et sans la participation des partis démocratiques. Selon une analyse récente publiée par la BBC, environ 21 % du Myanmar est contrôlé par l'armée, y compris les principales villes ; 42 % est sous le contrôle des forces de résistance et des milices ethniques, tandis que le reste du territoire national est disputé dans le cadre des hostilités.<br /> <br />Wed, 07 Jan 2026 21:12:03 +0100ASIE/CHINE - La clôture de l'Année jubilaire et les nombreux « nouveaux commencements » des communautés catholiques chinoiseshttps://fides.org/fr/news/77219-ASIE_CHINE_La_cloture_de_l_Annee_jubilaire_et_les_nombreux_nouveaux_commencements_des_communautes_catholiques_chinoiseshttps://fides.org/fr/news/77219-ASIE_CHINE_La_cloture_de_l_Annee_jubilaire_et_les_nombreux_nouveaux_commencements_des_communautes_catholiques_chinoisesShijiazhuang – La clôture de l'Année jubilaire consacrée à l'Espérance ne marque pas la fin et l'aboutissement, mais peut être vécue comme un nouveau départ, un nouveau commencement dans le cheminement de la foi. C'est dans cet esprit que les communautés catholiques de Chine continentale ont vécu les cérémonies de fermeture des Portes Saintes, célébrées à des dates différentes selon les programmes pastoraux des différents diocèses.<br /> <br />Toutes les cérémonies ont été marquées par la gratitude pour les dons abondants reçus de la grâce de Dieu pendant l'année jubilaire.<br /><br />Lors de la célébration solennelle qui s'est déroulée hier, jour de l'Épiphanie du Seigneur, la communauté du Jiangxi s'est réunie dans la cathédrale de l'Immaculée Conception du diocèse de Nanchang pour participer à la liturgie eucharistique présidée par Mgr Jean Baptiste Li Siguang. Dans son homélie, l'évêque a retracé toutes les activités de « ce voyage spirituel. La grande célébration jubilaire », a déclaré Mgr Li, « ne comprend pas seulement le chemin spirituel parcouru jusqu'à présent, mais renforce également la foi communautaire, traçant la voie pour les prochaines étapes du cheminement de foi et la croissance des œuvres de charité ».<br /> <br />Les diocèses de Pékin, Shanghai, Hangzhou et Wenzhou ont également célébré la clôture de l'année jubilaire. À Xi'an, la fin du jubilé a coïncidé avec le début de l'Année de la Parole, tandis que la communauté de Tangshan a commencé l'Année consacrée à la pastorale. Car « le véritable pèlerinage ne réside pas dans la longueur du chemin parcouru, mais dans le fait que notre cœur reste toujours tourné vers le Seigneur. Chaque pèlerin de l'espérance rend aujourd'hui témoignage au Christ dans le monde, ce qui nous fait tous grandir ensemble dans la prière, l'évangélisation, la charité et la communion », comme l'a exhorté Joseph Yang Yongqiang, évêque de Hangzhou.<br /> <br />Wed, 07 Jan 2026 21:06:58 +0100AMÉRIQUE/CHILI - Le Comité permanent de la Conférence épiscopale chilienne invite à prier pour la paix au Venezuelahttps://fides.org/fr/news/77220-AMERIQUE_CHILI_Le_Comite_permanent_de_la_Conference_episcopale_chilienne_invite_a_prier_pour_la_paix_au_Venezuelahttps://fides.org/fr/news/77220-AMERIQUE_CHILI_Le_Comite_permanent_de_la_Conference_episcopale_chilienne_invite_a_prier_pour_la_paix_au_VenezuelaSantiago – Le Comité permanent de la Conférence épiscopale chilienne s'est fait l'écho des paroles du Pape Léon XIV et des évêques vénézuéliens, invitant les communautés à prier en particulier pour le peuple vénézuélien et pour ceux qui ont émigré au Chili.<br /><br />Dans un message publié le 5 janvier, l'épiscopat chilien invite à prier pour la paix à la lumière de la situation dans ce pays d'Amérique du Sud. Ce document fait suite aux événements récents qui ont suscité l'inquiétude au niveau international et ont poussé le Saint-Père et les évêques vénézuéliens à faire des déclarations.<br /><br />Dans le texte, les évêques chiliens affirment accueillir et partager les paroles du Pape Léon XIV qui, lors de la récitation de l'Angélus dimanche 4 janvier, a exprimé sa « grande préoccupation face à l'évolution de la situation au Venezuela ». Faisant écho au souhait du Pape pour le bien-être du peuple, les pasteurs de l'Église au Chili ont cité son invitation à « prier, en confiant la prière pour la paix à la patronne du pays, Notre-Dame de Coromoto, et aux saints José Gregorio Hernández et Sœur Carmen Rendiles ».<br /><br />De même, le Comité permanent, représenté entre autres par le président, l'archevêque René Rebolledo Salinas de La Serena, le vice-président, l'archevêque Ignacio Ducasse Medina d'Antofagasta, et l'archevêque de Santiago, le cardinal Fernando Chomali Garib, a exprimé sa solidarité avec la Conférence épiscopale vénézuélienne, soutenant son appel à la « sérénité, à la sagesse et à la force » pour le peuple. Les prélats ont exhorté à la prière dans les communautés et à l'accueil fraternel, s'adressant spécifiquement à toutes les paroisses, chapelles et mouvements apostoliques du pays pour qu'ils consacrent « une intention spéciale dans les messes de ces jours-ci, ainsi qu'à d'autres occasions, à la prière pour la paix au Venezuela ».<br /><br />Les évêques ont également lancé un appel à la communauté vénézuélienne résidant au Chili, dont beaucoup participent activement à la vie de l'Église locale, en leur tendant « une main tendue vers la rencontre et la consolation », dans l'espérance que « la prière partagée renforce la communion et nous pousse vers la proximité et la solidarité fraternelle avec ceux qui aspirent aujourd'hui à un avenir meilleur pour leur nation bien-aimée ».<br /><br /> <br />Wed, 07 Jan 2026 21:02:50 +0100EUROPE/SUISSE - Les Chanteurs à l'Étoile et la joie de la rencontre avec le Pape Léon XIV à Romehttps://fides.org/fr/news/77213-EUROPE_SUISSE_Les_Chanteurs_a_l_Etoile_et_la_joie_de_la_rencontre_avec_le_Pape_Leon_XIV_a_Romehttps://fides.org/fr/news/77213-EUROPE_SUISSE_Les_Chanteurs_a_l_Etoile_et_la_joie_de_la_rencontre_avec_le_Pape_Leon_XIV_a_RomeFribourg – Les trois Chanteurs à l'Étoile venus de Suisse qui ont participé à la messe du Nouvel An dans la basilique Saint-Pierre célébrée par le Pape Léon XIV sont encore très émus. Ils étaient accompagnés de 19 autres chanteurs de l'étoile venus d'Allemagne, d'Autriche, du Tyrol du Sud, de Slovaquie et de Hongrie.<br /> <br />Anna , Giulia , Larissa et Fabian , de la paroisse Saint-Martin à Arbon, dans le canton de Thurgovie, ont participé de manière particulière à la procession de l'offertoire dans leurs habits de fête, guidés par Leticia Schäfer, collaboratrice de Missio Suisse et sa famille. « Participer à l'offertoire lors de la première messe de l'année avec le Pape Léon a été profondément émouvant et inoubliable. Il était si tendre et proche des familles, et ses paroles ont touché nos cœurs. Nous avons apporté l'hostie et la patène à l'autel et nous avons vécu ce geste comme une invitation de Dieu à lui offrir notre travail et tout ce que nous faisons, afin qu'il transforme ensuite chaque chose en quelque chose de sacré », a déclaré Leticia Schäfer à l'Agence Fides.<br /> <br />La veille de la messe du Nouvel An, les Chanteurs à l'Étoile d'Arbon et les autres délégations avaient déjà pu participer à l'audience générale du mercredi avec le Pape Léon XIV. Dans une ambiance chaleureuse et joyeuse, le Pape a consacré du temps aux enfants, les a écoutés attentivement, les a bénis et les a remerciés pour leur engagement en faveur des enfants qui vivent des situations difficiles dans le monde.<br /> <br />Outre l'audience et la messe du Nouvel An, le séjour à Rome a comporté d'autres étapes importantes.<br /> <br />La délégation d'Arbon a en effet été accueillie à l'ambassade suisse auprès du Saint-Siège et a visité le siège des Œuvres Pontificales Missionnaires, dans le palais de la Propagande Fide, où la dimension universelle de l'engagement des Chanteurs à l'Étoile a été mise en évidence.<br /> <br />La rencontre avec le cardinal Kurt Koch, Préfet du Dicastère pour la promotion de l'unité des chrétiens, a également été particulièrement émouvante. Le cardinal suisse a remercié les enfants et les jeunes pour leur engagement et a souligné la force particulière de la tradition des Chanteurs à l'Étoile : le fait que ce soient les enfants qui bénissent les adultes est un grand signe de foi vécue. « Bénir signifie dire du bien, et c'est exactement ce que vous faites », a déclaré le cardinal, encourageant les chanteurs.<br /> <br />Un autre moment important a été la visite à la Garde Suisse Pontificale : la visite guidée, le repas partagé et les remerciements chaleureux pour la bénédiction annuelle des Chanteurs à l'Étoile ont rendu cette rencontre inoubliable. Kristina Kleiser, responsable de la campagne Young Missio, souligne la signification du voyage à Rome : « Le voyage des Chanteurs à l'Étoile envoie un signal fort de paix et de solidarité. Autour de la solennité de Marie Mère de Dieu, le 1er janvier, ils apportent leur message d'espérance au cœur de l'Église universelle. Les Chanteurs à l'Étoile représentent une tradition vivante, dans laquelle les enfants assument des responsabilités, bénissent et s'engagent pour les enfants du monde entier, au-delà des frontières et sous le signe de la paix ». Alors que les rencontres à Rome représentent un moment de partage avec d'autres délégations venues d'autres pays, l'action des Chanteurs à l'Étoile se déroule simultanément en Suisse : en ce moment même, plus de 10 000 Chanteurs à l'Étoile sont en route dans toute la Suisse. Ils apportent la bénédiction dans les maisons et collectent des dons en faveur des enfants qui vivent dans des situations difficiles à travers le monde » .<br /><br /> Tue, 06 Jan 2026 15:02:23 +0100AFRIQUE/MALAWI - Au Malawi, 100 000 enfants célèbrent la Journée de l'Enfance Missionnaire, à l'occasion de la solennité de l'Épiphaniehttps://fides.org/fr/news/77212-AFRIQUE_MALAWI_Au_Malawi_100_000_enfants_celebrent_la_Journee_de_l_Enfance_Missionnaire_a_l_occasion_de_la_solennite_de_l_Epiphaniehttps://fides.org/fr/news/77212-AFRIQUE_MALAWI_Au_Malawi_100_000_enfants_celebrent_la_Journee_de_l_Enfance_Missionnaire_a_l_occasion_de_la_solennite_de_l_EpiphanieLilongwe – Cette année, au Malawi, plus de 100 000 enfants ont participé en tant que protagonistes à la célébration de la Journée de l'Enfance Missionnaire au Malawi.<br /><br />La Journée de l'Enfance Missionnaire coïncide avec la solennité de l'Épiphanie. Au niveau local, les Églises particulières organisent les célébrations selon des modalités et des calendriers différents. Au Malawi, cette année, la Journée a été célébrée le dimanche 4 janvier et a vu une large et intense participation des diocèses et des paroisses. Dans tout le pays, des célébrations ad hoc ont été organisées, auxquelles ont participé de nombreux évêques. Les enfants ont été impliqués en tant que choristes, lecteurs, servants, guides des assemblées, et ont également animé les moments de prière par des danses.<br /><br />Le thème de la Journée de l'Enfance Missionnaire fait écho à celui choisi pour la Journée Mondiale des Missions de 2026 : « Que les enfants soient unis dans le Christ, unis dans la mission ».<br /><br />Au cours de toutes les célébrations, les célébrants ont rappelé que les parents sont appelés à donner le bon exemple à leurs enfants, en les soutenant et en les aidant à trouver Jésus dans leur vie. <br />Dans chaque diocèse, les évêques ont décliné avec des accents différents le message clé de la Journée, s'inspirant souvent de la solennité de l'Épiphanie. Dans l'archidiocèse de Lilongwe, l'archevêque George Tambala a déclaré que tous ceux qui occupent un poste à responsabilité dans la société comme dans la famille devraient être comme l'« étoile » qui guide les enfants vers Dieu. Dans le diocèse de Karonga, l'évêque Mtumbuka a invité les enfants à être des « étoiles » les uns pour les autres, tout comme l'étoile qui a guidé les mages vers le lieu de naissance de l'enfant Jésus. Dans l'archidiocèse de Blantyre, l'archevêque Thomas Luke Msusa s'est dit très satisfait de la manière dont les enfants ont guidé la liturgie du jour, témoignant ainsi de leur participation à ce qui se passe pendant la célébration liturgique. <br />Dans le diocèse de Zomba, l'évêque Alfred Chaima a souligné que l'éducation à la prière est un élément essentiel d'une vie chrétienne intense et reconnaissante. <br /><br />Enfin, le Vicaire Général du diocèse de Dedza s'est dit très heureux de voir que, lors de la célébration de la Journée Mondiale de l'Enfance Missionnaire de cette année, les paroisses de Kanyama ont contribué très généreusement au soutien du Fonds universel de solidarité.<br /> Tue, 06 Jan 2026 14:40:35 +0100AMÉRIQUE/VENEZUELA - Les Évêques vénézuéliens et le CELAM : proximité avec le peuple, prières pour les victimes, appels à l'unité après le raid américainhttps://fides.org/fr/news/77211-AMERIQUE_VENEZUELA_Les_Eveques_venezueliens_et_le_CELAM_proximite_avec_le_peuple_prieres_pour_les_victimes_appels_a_l_unite_apres_le_raid_americainhttps://fides.org/fr/news/77211-AMERIQUE_VENEZUELA_Les_Eveques_venezueliens_et_le_CELAM_proximite_avec_le_peuple_prieres_pour_les_victimes_appels_a_l_unite_apres_le_raid_americainCaracas – Des appels sobres à la sagesse et à l'unité du peuple, entrelacés de paroles d'accompagnement spirituel. C'est l'accent mis dans les messages adressés ces dernières heures à la population vénézuélienne par les évêques catholiques vénézuéliens et les dirigeants du Celam après l'opération militaire lancée dans les premières heures du samedi 3 janvier à Caracas et dans d'autres régions du pays sud-américain par les forces militaires américaines, opération qui a abouti à l'arrestation et à la déportation du président vénézuélien Nicolas Maduro et de son épouse.<br /> <br />La Conférence épiscopale catholique vénézuélienne a diffusé sur son compte Instagram officiel un message exprimant sa solidarité avec les victimes du raid américain et invitant tout le monde à prier pour que l'unité du pays soit préservée. <br />« Face aux événements que traverse notre pays, écrivent les évêques vénézuéliens, nous demandons à Dieu d'accorder à tous les Vénézuéliens sérénité, sagesse et force. Nous sommes solidaires des blessés et des familles de ceux qui sont morts. Nous persévérons dans la prière pour l'unité de notre peuple ».<br /><br />La présidence du CELAM a également diffusé dimanche 4 janvier un message « de proximité et d'espérance à l'Église et au peuple pèlerins du Venezuela ». S'adressant aux évêques, aux prêtres, aux consacrés et aux laïcs vénézuéliens, les dirigeants du CELAM écrivent que célébrer la solennité de l'Épiphanie en ce moment « signifie renouveler notre foi en Dieu proche des peuples, qui marche avec eux, illumine la nuit et ouvre de nouvelles voies, même lorsque tout semble incertain. Comme les Rois mages, continuons à chercher l'étoile qui nous conduit au Christ, lumière que personne ne peut éteindre ».<br />Dans le message - signé en premier lieu par le Cardinal franciscain Jaime Spengler, Archevêque de Porto Alegre, président du Celam, et par le premier vice-président, le Vénézuélien José Louis Azuaje Ayala, archevêque de Maracaibo -, la direction du CELAM fait siennes les paroles du pape Léon XIV, « qui s'est exprimé sur la situation que vit le Venezuela et a rappelé que le bien du peuple doit toujours primer sur toute autre considération. Son appel est clair et plein d'espoir : il faut surmonter toute violence, respecter la dignité de chaque personne, prendre soin des plus pauvres et s'engager sur la voie de la justice et de la paix, fondées sur le dialogue et la vérité. Avec cette conviction », poursuit le message adressé aux frères et sœurs vénézuéliens, « nous voulons réaffirmer que vous n'êtes pas seuls. Le CELAM marche avec vous et avec le peuple vénézuélien, encourageant tous les efforts visant à construire des ponts, à panser les blessures et à promouvoir la réconciliation, sans exclure personne ».<br /><br />Le message du CELAM se termine en confiant « cette période et ce cheminement à l'intercession aimante de Notre-Dame de Coromoto, Mère du peuple vénézuélien, et au témoignage lumineux de Saint José Gregorio Hernández et de Mère Carmen Rendiles , afin qu'ils accompagnent l'Église et toute la nation vénézuélienne dans la construction d'un avenir de paix, de dignité et d'espérance ». <br /><br /><br />Mon, 05 Jan 2026 17:36:03 +0100« Non à la guerre ». Des réseaux et groupes catholiques déplorent l'opération militaire américaine au Venezuelahttps://fides.org/fr/news/77209-Non_a_la_guerre_Des_reseaux_et_groupes_catholiques_deplorent_l_operation_militaire_americaine_au_Venezuelahttps://fides.org/fr/news/77209-Non_a_la_guerre_Des_reseaux_et_groupes_catholiques_deplorent_l_operation_militaire_americaine_au_VenezuelaCaracas – « Il y a seulement deux jours, nous avons commencé l'année avec la prière du Pape Léon XIV, demandant la paix dans un monde blessé. Mais aujourd'hui, nous voyons avec une profonde douleur comment cette paix est violée par l'intervention militaire des États-Unis au Venezuela ». C'est ainsi que commence le message intitulé « Non à la guerre. Amérique latine libre et souveraine » diffusé par l'« Encuentro Mondial de Movimentos Populares », quelques heures après le raid et les bombardements menés par les forces américaines sur le territoire vénézuélien, une opération militaire qui a conduit à la destitution du président Nicolas Maduro, emmené hors du pays avec son épouse.<br /> <br />Au fil des heures, les déclarations et interventions des organisations et groupes liés à l'Église catholique se multiplient, exprimant leurs critiques et leur rejet de l'opération militaire américaine au Venezuela.<br /> <br />Pour l'Encuentro de Movimentos Populares, il s'agit d'une « agression qui touche non seulement un territoire, mais aussi la dignité d'une région. Les mouvements populaires du Venezuela », peut-on lire dans le communiqué du réseau, qui a également effectué son pèlerinage jubilaire à Rome du 21 au 24 octobre 2025, « ont été des protagonistes fondamentaux de nos Rencontres mondiales. Ce sont des compagnons qui nous ont enseigné par l'exemple, en proposant des modèles de politiques publiques construites à partir de la base, en garantissant un logement et un travail aux pauvres. Ils ont toujours promu la paix, la solidarité et l'autonomie. Attaquer leur souveraineté signifie attaquer la possibilité pour les peuples de décider de leur propre destin ».<br /> <br />La Commission brésilienne Justitia et Pax qualifie l'agression au Venezuela d'« inadmissible » et rappelle que l'autodétermination des peuples est un « principe fondamental du droit international ». Le peuple vénézuélien, poursuit le message diffusé par Justitia et Pax Brésil, « a le droit de choisir sa voie sans ingérence extérieure. L'enlèvement du président et l'attaque des États-Unis contre le territoire vénézuélien constituent un défi inacceptable à la souveraineté nationale et un précédent dangereux pour la stabilité régionale et l'ordre international ». L'urgence de protéger un « monde multipolaire » dans lequel la résolution des crises repose sur « le dialogue et la coopération » et non sur « la violence et l'oppression » est également réaffirmée .<br /><br />L'« Articulação Brasileira » du réseau « Economia di Francesco e Chiara » a également exprimé sa solidarité avec le peuple vénézuélien, rappelant, par une citation de l'écrivain uruguayen Eduardo Galeano, que « historiquement, les pays envahis par l'impérialisme américain ont connu la misère et les difficultés ».<br /> <br />Pax Christi International a également déploré la « grave violation du droit international par le gouvernement et les forces armées des États-Unis d'Amérique à travers l'agression militaire perpétrée aux premières heures du matin du 3 janvier 2026 contre la République bolivarienne du Venezuela. Cet acte de force interventionniste dirigé contre le territoire et la population civile », souligne le communiqué publié par Pax Christi International, « constitue un affront à la paix mondiale et une menace directe pour les fondements de la coexistence souveraine entre les États. La violation de la souveraineté internationale par les États-Unis constitue un précédent très dangereux qui risque de justifier et de légitimer de nouvelles violations de ce type par les forces armées des nations les plus puissantes, nous précipitant dans une situation incontrôlée d'injustice et de violence ». Pax Christi International, « en vertu de sa foi catholique », lance également un appel « à la communauté catholique internationale afin qu'elle réponde aux appels répétés du Pape Léon XIV en faveur de la non-violence et d'une paix « désarmée et désarmante » qui rétablisse l'ordre international et redonne toute son importance à la Charte des Nations unies et à la Proclamation de l'Amérique latine et des Caraïbes comme zone de paix ».<br /><br />Entre-temps, José Antonio Da Conceição Ferreira, évêque de Puerto Cabello, qui occupe également le poste de Secrétaire Général de la Conférence épiscopale vénézuélienne, a adressé samedi 3 janvier un message au « peuple de Dieu en marche » de son diocèse. « Nous vivons des moments de confusion, d'incertitude et de douleur, dans lesquels, quelques heures après les événements survenus à Caracas et dans d'autres zones voisines, nous n'avons pas encore une compréhension complète. Dans ces circonstances », poursuit l'évêque, « nous devons avoir confiance dans la force et l'espoir que le Seigneur Jésus nous a apportés, car Il est le chemin, la vérité et la vie . Je vous exhorte donc à rester unis et à encourager la prière qui nous conduit au discernement dans l'Esprit Saint. Prions sans cesse et soyons prudents ». Sun, 04 Jan 2026 17:37:05 +0100AFRIQUE/KENYA - Nomination de l'évêque coadjuteur de Machakoshttps://fides.org/fr/news/77210-AFRIQUE_KENYA_Nomination_de_l_eveque_coadjuteur_de_Machakoshttps://fides.org/fr/news/77210-AFRIQUE_KENYA_Nomination_de_l_eveque_coadjuteur_de_MachakosCité du Vatican – Le Saint-Père Léon XIV a nommé évêque coadjuteur de Machakos Mgr Joseph Maluki Mwongela, jusqu'à présent évêque de Kitui.<br /><br />Joseph Maluki Mwongela est né le 7 avril 1968 à Kakumi. Il a effectué son année préparatoire au St Mary's Senior Seminary, a étudié la philosophie au St Augustine's Senior Seminary de Mabanga et la théologie au St Thomas Aquinas Major Seminary de Nairobi.<br /><br />Il a été ordonné prêtre le 7 septembre 1996.<br /><br />Il a occupé les fonctions suivantes et poursuivi ses études : vicaire paroissial de Migwani ; curé de Ngumi ; formateur à la St Patrick Formation House ; Chancelier diocésain et directeur du bureau diocésain pour la pastorale vocationnelle ; études de spécialisation à Rome pour la licence en théologie à l'université pontificale grégorienne et pour le doctorat en théologie à l'université pontificale Saint-Thomas-d'Aquin - Angelicum ; Curé de Muthade ; Directeur de l'Institut d'études professionnelles Saint Jean-Paul II et curé de Boma ; Vicaire général du diocèse de Kitui .<br /><br />Le 17 mars 2020, il a été nommé évêque du diocèse de Kitui et a reçu la consécration épiscopale le 29 août suivant. Sun, 04 Jan 2026 17:53:06 +0100AMÉRIQUE/VENEZUELA - Le blitz américain, les incertitudes sur l'avenir et les dernières préoccupations exprimées par les évêqueshttps://fides.org/fr/news/77208-AMERIQUE_VENEZUELA_Le_blitz_americain_les_incertitudes_sur_l_avenir_et_les_dernieres_preoccupations_exprimees_par_les_evequeshttps://fides.org/fr/news/77208-AMERIQUE_VENEZUELA_Le_blitz_americain_les_incertitudes_sur_l_avenir_et_les_dernieres_preoccupations_exprimees_par_les_evequesCaracas – Une « attaque spectaculaire jamais vue depuis la Seconde Guerre mondiale ». Une « des plus grandes démonstrations de force jamais vues de la part des États-Unis, comparable aux attaques contre Soleimani, Al-Baghdadi ou les sites nucléaires iraniens ».<br /> <br /><br />C'est avec ces hyperboles et d'autres encore que le président américain Donald Trump a décrit et commenté, lors d'une longue conférence de presse tenue dans sa résidence de Mar-a-Lago, l'opération militaire menée dans la nuit de vendredi à samedi par les forces spéciales américaines sur le territoire vénézuélien, au cours de laquelle les États-Unis ont destitué par un coup de force « Absolute Resolve », le président vénézuélien Nicolas Maduro, arrêté et emmené hors du pays avec son épouse.<br /><br />Il s'agit d'une opération officiellement justifiée par l'accusation portée contre Maduro de gérer le trafic de drogue vers les États-Unis.<br /><br />Dans d'autres passages de son discours, le président Trump a exprimé son intention de continuer à contrôler le Venezuela « aussi longtemps que nécessaire », ainsi que celle de faire intervenir dans le pays « nos très grandes compagnies pétrolières américaines, les plus grandes au monde, qui dépenseront des milliards de dollars, répareront les infrastructures gravement endommagées, les infrastructures pétrolières, et commenceront à rapporter de l'argent au pays ».<br /> <br />Interrogé sur les personnes qui dirigeront le pays, le président américain a déclaré : « Nous sommes en train de désigner des personnes, nous vous ferons savoir qui elles sont ».<br />Dans les premières heures qui ont suivi le raid américain, aucune déclaration significative n'a été enregistrée de la part de la Conférence épiscopale vénézuélienne.<br />Mais quelques jours avant l'opération des forces spéciales américaines, les évêques vénézuéliens avaient exprimé leur distance critique tant à l'égard du déploiement militaire menaçant mis en place par les États-Unis au large des côtes du Venezuela qu'à l'égard de la situation politique du pays.<br /><br />Dans son message de Noël 2025, la Conférence épiscopale vénézuélienne avait souligné que la période de célébration de la nativité de Jésus avait été marquée au Venezuela par « des rapports répétés et contradictoires faisant état d'actions militaires près de nos côtes, avec des pertes humaines déplorable », et par « la présence d'une puissance militaire étrangère dans les eaux internationales de la mer des Caraïbes ». Face au risque de voir la situation se précipiter, les évêques invoquaient une paix « désarmée et désarmante », reprenant les mots utilisés dans de nombreux appels du Pape Léon XIV. Dans le même message, l'épiscopat vénézuélien avait évoqué « la privation de liberté des citoyens nationaux et étrangers en raison de leurs opinions politiques divergentes », la situation de « paupérisation généralisée » de la population, conséquence d'une « inflation galopante » et d'une « économie déstabilisée ». Le message des évêques insistait sur l'urgence de garantir une paix authentique fondée sur la justice sociale, le respect de la dignité humaine et l'abandon des solutions « irréalistes ». Une paix qui ne se construit pas par la force, mais par la prise de responsabilités de la part de tous, « en premier lieu l'État ». <br />Sat, 03 Jan 2026 17:21:02 +0100Léon XIV : la mission naît de la rencontre avec le Christhttps://fides.org/fr/news/77207-Leon_XIV_la_mission_nait_de_la_rencontre_avec_le_Christhttps://fides.org/fr/news/77207-Leon_XIV_la_mission_nait_de_la_rencontre_avec_le_ChristCité du Vatican - La mission naît de la rencontre avec le Christ. Et les rencontres de Jésus avec ses premiers disciples montrent à jamais le chemin simple et en même temps mystérieux par lequel le salut du Christ se communique de personne à personne, de génération en génération. C'est ce qu'a répété aujourd'hui le Pape Léon XIV, dans un message vidéo adressé aux jeunes universitaires qui participent actuellement aux États-Unis à SEEK 2026, les conférences annuelles organisées par la Fellowship of Catholic University Students , qui se déroulent ces jours-ci à Columbus, Denver et Fort Worth.<br /><br />Dans son message vidéo, le pape Prevost s'est inspiré des rencontres de Jésus avec ses premiers disciples, racontées de manière concise et essentielle dans l'Évangile selon Jean.<br /><br />« Que cherchez-vous ? », telle est la question que Jésus pose à l'apôtre André lors de leur première rencontre. La même question, a déclaré le Souverain Pontife aux destinataires de son message, Jésus la pose « à chacun d'entre vous. Chers jeunes, que cherchez-vous ? Pourquoi êtes-vous ici à cette conférence ? Peut-être vos cœurs sont-ils eux aussi inquiets, en quête de sens et d'épanouissement, d'une orientation dans la vie ». Et la réponse possible « se trouve dans une personne. Seul le Seigneur Jésus nous apporte la paix et la joie véritables et réalise chacun de nos désirs les plus profonds. Les disciples répondent en lui demandant où il habite. Il ne suffisait pas que quelqu'un d'autre leur dise que Jésus était l'Agneau de Dieu ; ils voulaient le connaître personnellement en passant du temps avec lui ».<br /> <br />Seule la rencontre avec Jésus, a souligné l'évêque de Rome, peut changer la vie pour toujours, comme cela s'est produit pour les premiers disciples. Et seule la rencontre avec Jésus peut faire naître le désir d'annoncer l'Évangile du salut à ceux qui sont proches et à ceux qui sont loin.<br /> <br />« La première chose qu'André a faite », a rappelé le Pape Léon, « a été d'aller dire à son frère Simon : « Nous avons trouvé le Messie », en d'autres termes : « Nous avons trouvé celui que nous cherchions ». C'est pourquoi les récits évangéliques des premières rencontres de Jésus avec ses disciples racontent aussi « ce que signifie être missionnaire ». Après avoir rencontré Jésus, André ne pouvait s'empêcher de partager avec son frère ce qu'il avait trouvé. En effet, le zèle missionnaire naît d'une rencontre avec le Christ. Nous désirons partager avec les autres ce que nous avons reçu, afin qu'eux aussi puissent connaître la plénitude d'amour et de vérité que l'on ne trouve qu'en lui ».<br /> <br />« Je prie, a ajouté le Successeur de Pierre, pour que, lorsque vous quitterez cette conférence, vous soyez tous animés par ce même zèle missionnaire afin de partager avec ceux qui vous entourent la joie que vous avez reçue d'une rencontre authentique avec le Seigneur ». .Fri, 02 Jan 2026 09:33:10 +0100ASIE/TERRE SAINTE - Appel de 53 organisations humanitaires : « fausses narrations » pour saboter ceux qui sauvent des vies en Palestinehttps://fides.org/fr/news/77206-ASIE_TERRE_SAINTE_Appel_de_53_organisations_humanitaires_fausses_narrations_pour_saboter_ceux_qui_sauvent_des_vies_en_Palestinehttps://fides.org/fr/news/77206-ASIE_TERRE_SAINTE_Appel_de_53_organisations_humanitaires_fausses_narrations_pour_saboter_ceux_qui_sauvent_des_vies_en_PalestineJérusalem – Caritas Internationalis et Caritas Jérusalem figuraient parmi les 37 organisations humanitaires qui ont reçu, le 30 décembre dernier, une notification des autorités israéliennes les informant que leur « enregistrement » expirerait le lendemain, mercredi 31 décembre.<br /><br />À compter de cette date, les autorités israéliennes accordaient aux 37 organisations un délai de 60 jours pour cesser leurs opérations d'aide humanitaire à Gaza et en Cisjordanie, y compris à Jérusalem-Est.<br /><br />Les mesures prises par les autorités israéliennes ont été justifiées par le non-respect des exigences prévues par les nouvelles règles d'enregistrement, et en particulier par la non-communication des données personnelles « complètes » relatives aux membres de leur personnel respectif.<br /><br />53 organisations humanitaires internationales opérant dans les Territoires palestiniens ont dénoncé dans une déclaration commune que « les récentes mesures d'enregistrement adoptées par Israël entraveront l'action humanitaire cruciale à un moment où les civils sont confrontés à des besoins humanitaires aigus et généralisés, malgré le cessez-le-feu à Gaza ».<br /><br />Les ONG réaffirment leur engagement à fournir « une aide vitale à grande échelle » en collaboration avec les Nations Unies et les organisations de la société civile palestinienne, et demandent à Israël de revenir sur ses mesures qui compromettent un travail humanitaire actuellement indispensable.<br /><br />La note est signée, entre autres, par Oxfam, Médecins Sans Frontières, Pax Christi USA, Islamic Relief et Emergency.<br /> <br />La note souligne qu'en Palestine, les organisations humanitaires touchées par les mesures prises par les autorités israéliennes « soutiennent 60 % des hôpitaux de campagne, mettent en œuvre près des trois quarts des activités d'accueil et de fourniture de biens non alimentaires et fournissent tous les soins aux enfants souffrant de malnutrition aiguë sévère. Leur retrait entraînerait la fermeture des structures sanitaires, l'interruption des distributions alimentaires, l'effondrement des conduites d'approvisionnement des logements et l'interruption des soins vitaux ».<br />Rappelant les 500 travailleurs humanitaires tués à Gaza depuis le 7 octobre 2023, les ONG expliquent qu'elles « ne peuvent pas transférer de données personnelles sensibles à une partie au conflit, car cela violerait les principes humanitaires, le devoir de diligence et les obligations en matière de protection des données. Les fausses informations discréditent les organisations humanitaires, mettent en danger le personnel et compromettent la fourniture de l'aide ».<br /><br />Dès le 31 décembre, le porte-parole du Patriarcat latin de Jérusalem, Farid Jubran, avait publié un communiqué pour préciser que Caritas Jérusalem « est une organisation humanitaire et de développement qui opère sous l'égide et la gouvernance de l'Assemblée des Ordinaires catholiques de Terre Sainte. En Israël, Caritas Jérusalem est une personne morale ecclésiastique, dont le statut et la mission ont été reconnus par l'État d'Israël à travers l'Accord fondamental de 1993 et l'Accord de personnalité juridique de 1997, signés entre le Saint-Siège et l'État d'Israël ». À la lumière de cela, « Caritas Jérusalem n'a engagé aucune procédure de réenregistrement auprès des autorités israéliennes ». Alors que « Caritas Internationalis n'engage ni ne mène aucune intervention directe à l'intérieur du pays. Caritas Jérusalem », ajoutait le communiqué de « clarification », « poursuivra ses opérations humanitaires et de développement à Gaza, en Cisjordanie et à Jérusalem, conformément à son mandat ». Fri, 02 Jan 2026 19:33:16 +0100AFRIQUE/KENYA - Renonciation et succession de l'évêque de Meruhttps://fides.org/fr/news/77205-AFRIQUE_KENYA_Renonciation_et_succession_de_l_eveque_de_Meruhttps://fides.org/fr/news/77205-AFRIQUE_KENYA_Renonciation_et_succession_de_l_eveque_de_MeruLe Saint-Père Léon XIV a accepté la renonciation au gouvernement pastoral du diocèse de Meru présentée par Mgr Salesius Mugambi.<br /><br />Il est remplacé par Mgr Jackson Murugara, I.M.C., jusqu'à présent évêque coadjuteur du même diocèse. Thu, 01 Jan 2026 19:22:57 +0100EUROPE/ALLEMAGNE - Chanteurs à L'Étoile : « Le travail des enfants n'est pas une fatalité »https://fides.org/fr/news/77204-EUROPE_ALLEMAGNE_Chanteurs_a_L_Etoile_Le_travail_des_enfants_n_est_pas_une_fatalitehttps://fides.org/fr/news/77204-EUROPE_ALLEMAGNE_Chanteurs_a_L_Etoile_Le_travail_des_enfants_n_est_pas_une_fatalitepar Monika Schiefer<br /><br />Aix-la-Chapelle – La lutte contre l'exploitation du travail des enfants est au cœur de la 68e édition de l'initiative des Chanteurs à l'Étoile 2026, intitulée « À l'école plutôt qu'à l'usine – Chanteurs à l'Étoile contre le travail des enfants ». <br />Cette initiative sensibilise les Chanteurs à l'Étoile au thème du travail des enfants et montre l'importance des droits des enfants à la protection et à l'éducation. <br />Le travail des enfants est interdit au niveau international et le nombre d'enfants qui travaillent a récemment diminué. Cependant, 138 millions d'enfants dans le monde sont encore contraints de travailler, dont 54 millions dans des conditions particulièrement dangereuses, nocives pour la santé et dans un contexte d'exploitation. Les organisations partenaires de Mission Enfance s'engagent dans de nombreux pays pour libérer les enfants du travail et leur permettre d'aller à l'école. Elles sensibilisent les parents, les communautés, les entreprises et les autorités locales aux droits des enfants, en particulier aux droits à la protection et à l'éducation, afin de briser le cercle vicieux de la pauvreté, du travail des enfants et du manque d'opportunités de croissance.<br />« Le travail des enfants n'est toutefois pas une fatalité, mais la conséquence de décisions politiques et économiques », a déclaré le père Dirk Bingener, président de l'Enfance Missionnaire allemande, dans une déclaration à l'occasion de la Journée internationale des droits de l'enfant. « J'appelle donc les responsables politiques en Allemagne, en Europe et dans le monde entier à faire en sorte que les droits des enfants soient respectés partout dans le monde... Engagez-vous, comme le font les Chanteurs à l'Étoile, pour que les enfants puissent aller à l'école et ne soient pas exploités comme main-d'œuvre bon marché ».<br />Vêtus des habits des Rois mages, avec l'étoile comète et leurs chants, chaque année, dans les jours qui précèdent l'Épiphanie, les « Cantori della Stella » frappent aux portes des maisons allemandes. Les enfants des paroisses catholiques d'Allemagne, membres de l'Infanzia missionaria , apportent la bénédiction aux familles de maison en maison, collectant des dons pour leurs camarades qui souffrent.<br />Depuis ses débuts en 1959, la campagne de l'Épiphanie s'est développée pour devenir la plus grande campagne de solidarité au monde menée par des enfants pour des enfants. Elle soutient des projets en faveur des enfants en Afrique, en Amérique latine, en Asie, en Océanie et en Europe de l'Est. L'Œuvre Pontificale de la Sainte Enfance utilise les fonds pour soutenir des projets dans le monde entier dans les domaines de l'éducation, de la santé, de la pastorale, de l'alimentation et de l'intégration sociale.<br />Cette année, les Chanteurs à l'Étoile célèbrent un anniversaire spécial : il y a dix ans, le 4 décembre 2015, la tradition missionnaire des « Chanteurs à l'Étoile » a été reconnue comme patrimoine culturel immatériel de l'Unesco . « L'action des Chanteurs à l'Étoile est encore aujourd'hui une initiative qui enthousiasme les enfants. Ici, ils peuvent s'engager personnellement pour un monde meilleur. Ils apportent la bénédiction et deviennent une bénédiction pour les autres enfants », affirme le père Dirk Bingener.<br />Une délégation de Chanteurs à l'Étoile venue d'Allemagne, d'Autriche, de Suisse, d'Italie, de Slovaquie et de Hongrie a participé à la célébration liturgique du jeudi 1er janvier, solennité de Marie, Mère de Dieu, présidée par le Pape Léon XIV dans la basilique Saint-Pierre.<br />Thu, 01 Jan 2026 19:20:47 +0100Donner une chance à la paix véritablehttps://fides.org/fr/news/77203-Donner_une_chance_a_la_paix_veritablehttps://fides.org/fr/news/77203-Donner_une_chance_a_la_paix_veritabledu Cardinal Dominique Joseph Mathieu OfmConv*<br /><br />Téhéran – À la veille de la Journée mondiale de la paix, célébrée demain, que l'Église catholique célèbre chaque année le 1er janvier, nous publions quelques réflexions du cardinal archevêque de Téhéran - Isfahan sur l'urgence d'invoquer la paix comme un don de Dieu afin de retrouver des chemins de coexistence et de réconciliation dans un monde à nouveau en proie à la rhétorique belliciste et englouti dans les sables mouvants de la course à l'armement.<br /> <br /> §§§<br />La montée des discours belliqueux et la course au réarmement, au nom d’une prétendue recherche de paix, inquiètent profondément les consciences. Dans un monde marqué par les accusations de génocide/ethnocide, de crimes contre l’humanité, crimes de guerre ou<br />combinaison de plusieurs, et de violations persistantes du droit international ou intimidations des institutions internationales appelées à veiller sur la justice et la paix entre les nations, la tentation de la domination par la force semble l’emporter sur la justice et le bien commun. Faut-il en conclure que conflit et guerre sont l’état naturel de l’homme ? Ou bien sommes-nous appelés à retrouver la vocation pacifique inscrite au cœur de la création ?<br /><br /> Face à la logique d’un pouvoir hégémonique mondial, unipolaire et émotionnel, et ses proxies régionaux, qui cherche à re-coloniser par la force et non le dialogue, de nombreuses nations aspirent à une véritable multipolarité fondée sur le respect mutuel et la souveraineté des peuples. Les hommes et les femmes de bonne volonté, partout dans le monde, ne désirent pas simplement l’absence de guerre, mais la construction d’une paix authentique et durable, enracinée dans la justice, la vérité et la miséricorde.<br /><br /> Une paix imposée par la peur ou la contrainte n’est pas une vraie paix, c’est une contrefaçon de la vraie paix. Elle repose sur l’injustice et engendre la méfiance et la division.<br /><br />La paix véritable, elle, est négociée et respecte la souveraineté des partis directement et indirectement concernés, dans un esprit de bon voisinage. Cela requiert une réelle connexion basée sur la recherche de la vérité par le dialogue - des mots qui permettent la discussion entre des adversaires -, qui implique un processus de conversion à travers des oeuvres de pardon et l’engagement pour la justice sociale.<br /><br />La paix véritable « n’est pas dissuasion mais fraternité; elle n’est pas un ultimatum, mais dialogue. Elle ne viendra pas comme le fruit de victoire sur l’ennemi, mais comme le résultat de semences de justice et de pardon courageux », affirmait pape Léon XIV lors du jubilé de la spiritualité mariale. La foi chrétienne nous rappelle que le Christ lui-même, confronté à la violence, refusa d’y répondre par la force: « Remets ton épée à sa place » . Sa paix n’est pas fragile ou passagère, mais éternelle et fécond de, car elle vient de Dieu.<br /><br />Les puissants du monde bâtissent parfois leurs empires sur la richesse et la peur. Pourtant, comme le prophète Osée le dénonçait, « Ils ont semé du vent » . S’appuyant sur leurs richesses et l’aide des nations païennes ils ont fait des traités malavisés avec l’Assyrien pour se protéger de leurs ennemis au lieu de faire confiance en Dieu . Ils oublient que toute paix durable se fonde non sur les armes, mais sur la confiance en Dieu. La paix naît du coeur humble qui choisit le service plutôt que la domination.<br /><br />Jésus ne nie pas la réalité de la violence qui l’entoure; il la reconnaît, mais il refuse d’y répondre par la force. Il nous rappelle que nous devrons affronter l’opposition, au sein même de notre entourage. La paix véritable qu’Il nous enseigne est celle qui ne craint pas les accusations, parce qu’elle repose sur l’Esprit de Dieu en nous. Elle n’est pas la temporaire mise en scène par de faux prophètes, mais celle qui dure pour toujours, créée par le Messie.<br /><br />Le Christ appelle chaque croyant à vivre la foi par le renoncement à la violence et par l’amour actif. Devenir artisans de paix et donner une chance à la paix véritable, c’est transformer nos armes intérieures - la colère, la rancune, la peur - en instruments de paix et de réconciliation, en faisant de nos coeurs des champs de miséricorde où la justice et la charité s’unissent pour le bien commun.<br /><br />Faisant l’éloge des opérateurs de paix Léon XIV disait: « Courage, allez de l'avant, vous qui construisez les conditions d'un avenir de paix, de justice et de pardon ; soyez doux et déterminés, ne baissez pas les bras. » Aucune idéologie, aucune raison d’État, aucune foi, ne peut justifier le meurtre ni la haine.<br /><br />Que la journée mondiale pour la paix nous trouve unis dans la prière et l’action. <br /><br />* Archevêque di Teheran- IsfahanWed, 31 Dec 2025 15:58:22 +0100EUROPA/ITALIE - « Il n'y a aucun danger pour les pèlerins, j'encourage tout le monde à planifier un voyage en Terre Sainte » : un prêtre de la Société des Missions Africaineshttps://fides.org/fr/news/77202-EUROPA_ITALIE_Il_n_y_a_aucun_danger_pour_les_pelerins_j_encourage_tout_le_monde_a_planifier_un_voyage_en_Terre_Sainte_un_pretre_de_la_Societe_des_Missions_Africaineshttps://fides.org/fr/news/77202-EUROPA_ITALIE_Il_n_y_a_aucun_danger_pour_les_pelerins_j_encourage_tout_le_monde_a_planifier_un_voyage_en_Terre_Sainte_un_pretre_de_la_Societe_des_Missions_AfricainesLoppiano – « Le 7 décembre dernier, je suis rentré de Jérusalem à Rome, mettant ainsi fin à trois mois très beaux et intenses passés en Terre Sainte. Le programme de trois mois à Jérusalem, organisé par les Missionnaires d'Afrique, était la première partie de l'année sabbatique que j'ai la chance de vivre, après douze ans passés à Rome au Conseil général ». C'est ce que raconte à l'Agence Fides le père Antonio Porcellato, de la Société des Missions Africaines , ancien Supérieur général de la Congrégation. « La deuxième partie de cette année sabbatique, poursuit le missionnaire, se déroule au centre de spiritualité « Claritas » dans la citadelle du Mouvement des Focolari à Loppiano, à une trentaine de kilomètres de Florence, et se terminera en juin 2026. »<br /><br />« Mon séjour à Jérusalem m'a profondément touché », souligne le père Antonio. « Y rester trois mois avec la possibilité de visiter la plupart des lieux bibliques et évangéliques, avec un guide qualifié, est un privilège qui sera difficile à renouveler. Voir ces lieux de ses propres yeux, toucher les pierres qui témoignent des événements, relier les épisodes bibliques à leur contexte géographique et social permet de lire et de méditer les Écritures saintes avec plus de profondeur et une plus grande attention aux détails. Il en est résulté une meilleure connaissance et une plus grande intimité avec le Seigneur Jésus, notamment en visitant les villes de Galilée autour du lac et en fréquentant souvent les lieux de Jérusalem tels que Gethsémani, à quelques pas de la maison où je vivais, ou le Saint-Sépulcre, facilement accessible à toute heure.<br /><br />« En effet, la guerre à Gaza avait presque réduit à néant le nombre de pèlerins. C'est une tragédie dans la tragédie, car cela prive surtout les Palestiniens de ressources économiques. Il n'y a aucun danger pour les pèlerins et j'encourage tout le monde à planifier un voyage en Terre Sainte. Jérusalem m'attire aussi parce que c'est un creuset où se rencontrent, s'affrontent et s'entremêlent les contradictions et les questions fondamentales de l'humanité et des religions. J'aimais aller à l'esplanade du Temple, où se dressent aujourd'hui la mosquée Al-Aqsa et le Dôme du Rocher. C'est un espace vaste, lumineux, chargé d'histoire, de conflits passés et présents. Là, il m'était facile de me recentrer sur moi-même, de faire place au silence, de faire émerger mes questions et celles du monde... et de m'ouvrir à l'écoute et à la rencontre avec Dieu », conclut le missionnaire.<br /><br /> <br />Wed, 31 Dec 2025 15:30:29 +0100Archevêque Nwachukwu : libérer le Nigeria du « rideau de fumée » de la violence généraliséehttps://fides.org/fr/news/77200-Archeveque_Nwachukwu_liberer_le_Nigeria_du_rideau_de_fumee_de_la_violence_generaliseehttps://fides.org/fr/news/77200-Archeveque_Nwachukwu_liberer_le_Nigeria_du_rideau_de_fumee_de_la_violence_generaliseepar Gianni Valente<br /><br />Rome - En 2025, le Nigeria était le pays qui comptait le plus grand nombre de missionnaires et d'agents pastoraux catholiques assassinés. C'est également dans ce pays que la communauté catholique est depuis longtemps touchée par le fléau des enlèvements à des fins d'extorsion.<br />Au sujet des violences et des souffrances qui touchent les chrétiens nigérians, l'Agence Fides a interviewé Mgr Fortunatus Nwachukwu, Secrétaire du Dicastère pour l'évangélisation . <br /><br />Fortunatus Nwachukwu est né à Nigha, dans le sud de l'ancien protectorat britannique du Nigeria . Appartenant au peuple Igbo, il est le troisième d'une fratrie de douze frères et sœurs. Deux de ses sœurs cadettes sont mortes pendant la guerre du Biafra .<br /> <br /><br />En tant que fils de l'Église nigériane, comment voyez-vous les données relatives aux agents pastoraux tués au Nigeria en 2025 ?<br /> <br />FORTUNATUS NWACHUKWU: Tout cela est source d'une grande tristesse. Et aussi d'un peu de honte. Car le Nigeria est l'un des pays les plus religieux au monde. Un peuple de croyants, chrétiens et musulmans. Nous disons tous que nous sommes des gens de paix. Même nos amis musulmans répètent sans cesse que l'islam est la religion de la paix. Et face à certains faits et certaines situations, j'aimerais voir nos amis musulmans dénoncer et rejeter l'utilisation de leur religion pour commettre des actes de violence. Nous devons tous refuser toute justification de l'utilisation de la religion pour commettre des actes violents allant jusqu'à tuer des personnes.<br /><br /><br />Y a-t-il un aspect particulier qui vous touche dans les récits de souffrance des chrétiens nigérians?<br /> <br /><br />NWACHUKWU: Les personnes touchées ne veulent pas jouer les héros, ce ne sont pas des gens qui s'exposent à des risques particuliers. La violence les frappe dans leur vie quotidienne, alors qu'ils s'acquittent de leurs tâches : des séminaristes qui vivent dans des séminaires, ou des élèves kidnappés alors qu'ils sont à l'école. Et ceux qui devraient les défendre et les protéger ne font rien.<br /><br /><br />Y a-t-il des responsabilités précises face à la propagation de la violence ?<br /><br /><br />NWACHUKWU: Le gouvernement devrait être le premier à avoir honte de nous, Nigérians. Et nombreux sont ceux qui dénoncent l'inaction du gouvernement face à ce qui se passe. Comment est-il possible qu'un groupe armé enlève 300 enfants, 300 adolescents, d'une école, avec les moyens technologiques de contrôle dont nous disposons aujourd'hui ? S'agit-il seulement d'incompétence ? Ou manque-t-il la volonté de réagir ? Et l'absence de réaction est une source de honte supplémentaire. Un général a également été capturé par les groupes armés, qui ont ensuite diffusé la vidéo de son exécution. Ils veulent aussi humilier l'armée, dans le plus grand pays du continent.<br /><br /><br />En novembre, la présidence américaine a classé le Nigeria parmi les pays « particulièrement préoccupants » , en référence précisément aux souffrances des chrétiens. Comment voyez-vous les controverses qui ont entouré cette décision ?<br /><br />NWACHUKWU: Je trouve ces débats ennuyeux, et ils peuvent même susciter de la déception en raison de l'intérêt et de l'énergie qu'ils parviennent à attirer. Pourquoi devons-nous nous laisser absorber par ces controverses abstraites sur les conflits autour du Nigeria, passer notre temps à discuter pour savoir s'il y a ou non persécution dans ce pays, au lieu d'investir la même énergie dans des mesures visant à éliminer la violence envers les innocents qui est à l'origine de ces controverses ?<br /> <br /><br />Mais peut-on affirmer que les chrétiens sont persécutés au Nigeria ?<br /><br />NWACHUKWU: En ce qui concerne cette affaire, il convient de tenir compte de certaines données objectives : le Nigeria connaît un effondrement total de la sécurité, qui touche tout le monde. Cette insécurité généralisée est comme un écran de fumée, un « smoke screen » qui empêche de déterminer clairement si certains groupes sont particulièrement visés.<br /><br />Il y a encore un an, je pensais moi aussi que les violences étaient principalement liées à des conflits entre groupes sociaux ou ethniques, comme celui qui oppose les bergers peuls et les agriculteurs. Mais d'après les informations que j'ai pu recueillir au cours de l'année dernière, de nombreux signes laissent penser que certains groupes ont l'intention de s'en prendre systématiquement aux communautés chrétiennes. De nombreuses données peuvent être utilisées pour corroborer les affirmations de ceux qui parlent de persécution des chrétiens.<br /> <br />Quels sont-ils ?<br /><br />NWACHUKWU: La fréquence des enlèvements et des attaques contre les chrétiens semble répondre à un projet systématique. Et lorsque l'on demande l'intervention des forces de sécurité, celle-ci, lorsqu'elle concerne les chrétiens, n'arrive pas ou arrive trop tard. Tout laisse penser qu'il y a une intentionnalité dans le fait de s'en prendre aux victimes chrétiennes.<br /><br /><br />Comment vérifier l'existence de cette intentionnalité ?<br /><br /><br />NWACHUKWU: Il faudrait dissiper au moins en partie le « rideau de fumée » de la violence généralisée, afin de pouvoir vérifier s'il existe des groupes directement et systématiquement visés, et si ce rideau de fumée n'a pas été alimenté dans le but de frapper les chrétiens tout en masquant ses intentions. C'est pourquoi la controverse sur le Nigeria, terre de persécution des chrétiens, est appelée à se prolonger. Et le gouvernement, plutôt que de se limiter à de stériles auto-défenses officielles, devrait prendre en main la question de la sécurité afin de réfuter ceux qui parlent de persécution, voire de génocide des chrétiens au Nigeria. Par exemple, même après l'enlèvement massif de 300 jeunes étudiants, la réaction du gouvernement a été tout à fait discutable.<br /><br />Mais existe-t-il une frontière claire entre les conflits d'origine sociale ou ethnique et les violences sectaires et religieuses ?<br /><br />NWACHUKWU: La situation évolue. Auparavant, les facteurs conjoncturels d'ordre social, tels que le conflit entre les bergers nomades et les agriculteurs, prévalaient. Aujourd'hui, il apparaît clairement que les Fulani ne sont pas uniquement des bergers. Il est évident que ce groupe a été infiltré, certains de ses membres ne s'occupent pas du bétail, se déplacent à moto ou à l'aide d'autres moyens de transport et sont équipés d'armes automatiques d'assaut. Ceux-ci attaquent désormais les villages, les écoles, les séminaires. Et même le conflit entre éleveurs et agriculteurs est devenu un « écran de fumée » derrière lequel se cache autre chose. Je vois également dans tout cela un autre risque : celui de la diabolisation des Peuls.<br /><br />À quoi peut conduire cette diabolisation ? <br /><br />NWACHUKWU: Aujourd'hui, les Fulani sont considérés par tous comme des démons. Tout le monde a peur. Personne ne parle des Fulani honnêtes, qui comptent également parmi les entrepreneurs et les universitaires. Quand on parle des Fulani, tout le monde pense au terrorisme. Dans cette situation, il suffit d'une étincelle pour que la haine de tous se déchaîne contre eux. Les groupes qui se sont infiltrés exposent tous les Fulani à ce danger, non seulement au Nigeria, mais dans tout le Sahel.<br /><br />Les évêques parviennent à avoir une vision commune face à ce qui se passe.?<br /><br />NWACHUKWU: Malheureusement, le « rideau de fumée » de la violence généralisée rend cela difficile. Aujourd'hui, tout le monde accuse les Fulani, mais d'autres groupes de brigands sont également actifs et tirent profit des enlèvements, y compris dans le sud. La situation se complique, ce qui influence également le regard des évêques, qui émettent des considérations différentes en fonction de l'endroit où ils se trouvent. Quoi qu'il en soit, la plupart d'entre eux, en particulier dans la partie centrale du pays, partagent désormais l'opinion de ceux qui affirment qu'une persécution des chrétiens est en cours au Nigeria.<br /><br /><br />Les communautés suivent-elles certaines stratégies ou précautions pour faire face à cette situation ? <br /><br /><br />NWACHUKWU: Alors que les institutions gouvernementales ne semblent pas en mesure d'assurer la sécurité des chrétiens, l'Église catholique et les Églises protestantes et réformées traditionnelles partagent des conseils et des mesures sur la manière d'être plus prudents et d'éviter les risques. Les groupes pentecôtistes sont généralement plus agressifs dans leurs réactions et dans leur manière de mettre en cause la responsabilité du gouvernement. Entre autres, à la tête de nombreuses institutions se trouvent des personnes qui se déclarent chrétiennes. Le secrétaire général du gouvernement et le président de l'Assemblée nationale sont catholiques. Le chef de l'armée se déclare chrétien. La femme du président de la République dit être pasteure... Et pourtant, ils ne réagissent pas face à ce qu'ils voient se passer.<br /><br />Vous êtes bibliste. Comment la Parole de Dieu éclaire-t-elle l'expérience de la souffrance jusqu'au martyre ? Et comment la Tradition de l'Église a-t-elle accueilli et considéré ses martyrs ?<br /><br />NWACHUKWU: Jésus n'est pas venu pour apporter la mort et la souffrance. Il promet à ses disciples la vie, et qu'ils l'aient en abondance. Afin de pouvoir donner cette vie à ses disciples, Jésus a donné sa vie. C'est dans cette optique que nous devons considérer le martyre chrétien. Le martyr n'est pas quelqu'un qui va se suicider. Et il est absurde d'appeler martyrs les suicidés. Le martyr est celui qui témoigne de l'amour de Dieu pour tous, à l'imitation du Christ, par participation à son amour. <br />Le pape François a également parlé de martyre pour ceux qui, pendant la pandémie, ont risqué leur vie pour rester proches du peuple et venir en aide à tous.<br /> <br />Le martyre n'est pas un héroïsme dont on peut se vanter. C'est être uni à Jésus et le suivre, être porté par lui. Et ce faisant, il peut arriver que l'on soit appelé à donner sa vie.<br /><br /><br />Dans la nuit du 24 au 25 décembre, les forces militaires américaines ont mené un raid sur le territoire nigérian dans le but déclaré de bombarder des positions de groupes considérés comme liés à l'État islamique. C'est une voie appropriée et viable pour faire face aux problèmes?<br /><br />NWACHUKWU: Un pays peut se trouver dans l'incapacité de faire face à ses crises et à ses divisions sans aide extérieure. Je vois beaucoup d'amis musulmans qui ne savent pas eux-mêmes comment réagir face à ce qui se passe. Et l'immobilisme du gouvernement est évident. Dans cette situation, une intervention extérieure indirecte visant à soutenir l'État et le gouvernement face aux groupes extrémistes et à aider le pays à éliminer les causes de la violence généralisée pourrait ne pas être tout à fait injustifiée et déplacée. Tue, 30 Dec 2025 11:44:54 +0100Missionnaires et agents pastoraux tués en 2025https://fides.org/fr/news/77199-Missionnaires_et_agents_pastoraux_tues_en_2025https://fides.org/fr/news/77199-Missionnaires_et_agents_pastoraux_tues_en_2025Rome - Même l'espérance des missionnaires et des agents pastoraux catholiques qui meurent assassinés est « une espérance pleine d'immortalité, car leur témoignage reste comme une prophétie de la victoire du bien sur le mal ».<br />C'est l'une des phrases du Pape Léon XIV choisies pour introduire le rapport habituel publié à la fin de l'année par l'Agence Fides sur les missionnaires et les agents pastoraux catholiques tués dans le monde. Elle suggère de manière simple la source même de l'espérance chrétienne, gage d'une vie qui ne meurt pas.<br />Les informations, souvent succinctes, sur les biographies et les circonstances de leur mort montrent cette année encore que les missionnaires tués n'étaient pas sous les feux de la rampe pour des exploits spectaculaires. Ils rendaient témoignage au Christ dans leurs occupations quotidiennes, même lorsqu'ils travaillaient dans des contextes marqués par la violence et les conflits.<br /><br />Quelques données<br /><br />Selon les informations recueillies par l'Agence Fides, 17 missionnaires ont été tués dans le monde en 2025 : prêtres, religieuses, séminaristes, laïcs.<br /> <br />La répartition continentale montre que, l'année dernière, le nombre le plus élevé de pasteurs tués a été enregistré en Afrique, où 10 missionnaires ont été assassinés. Sur le continent américain, 4 missionnaires ont été tués, en Asie 2 . En Europe, un prêtre a été tué. <br /><br />Ces dernières années, l'Afrique et l'Amérique se sont alternées à la première place de ce classement tragique.<br /><br />Plus précisément, parmi les 10 pasteurs tués en Afrique, 5 ont perdu la vie au Nigeria, 2 au Burkina Faso, 1 en Sierra Leone, 1 au Kenya et 1 au Soudan.<br />Parmi les 4 missionnaires tués en Amérique, deux religieuses ont été assassinées en Haïti, un prêtre a été tué au Mexique et un autre prêtre d'origine indienne a été tué aux États-Unis.<br /> <br />Des deux prêtres tués en Asie, l'un a été brutalement assassiné au Myanmar, l'autre a été tué aux Philippines.<br />Le seul prêtre tué en Europe a perdu la vie en Pologne.<br /><br />Parmi les pasteurs assassinés en 2025 figure également le très jeune séminariste nigérian Emmanuel Alabi, mort lors de la marche forcée imposée par ses ravisseurs, qui avaient attaqué le petit séminaire d'Ivianokpodi et, après l'avoir blessé, l'avaient enlevé avec deux de ses compagnons ; il y a sœur Evanette Onezaire et sœur Jeanne Voltaire, assassinées par des membres d'un des gangs armés qui tiennent Haïti en otage ; il y a aussi Donald Martin, premier prêtre catholique birman tué dans le conflit civil qui ensanglante le Myanmar, dont le corps sans vie, horriblement mutilé, a été retrouvé par des paroissiens dans l'enceinte de la paroisse.<br /><br />Entre 2000 et 2025, 626 missionnaires ont été tués dans le monde entier.<br /><br />« Ces frères et sœurs peuvent sembler être des ratés, mais aujourd'hui, nous voyons que ce n'est pas le cas. Aujourd'hui comme alors, en effet, la graine de leurs sacrifices, qui semble mourir, germe, porte du fruit, car Dieu, à travers eux, continue à accomplir des prodiges, à changer les cœurs et à sauver les hommes » .<br /> <br /><br/><strong>Link correlati</strong> :<a href="http://www.fides.org/fr/attachments/view/file/MISSIONAIRES_TU_S_EN_2025.pdf">Dossier des missionnaires et agents pastoraux tués en 2025</a>Tue, 30 Dec 2025 12:20:49 +0100