Fides News - French (Standard)https://fides.org/Les Dépêches de l'Agence FidesfrLes contenus du site sont publiés sous licence Creative Commons.L'Assemblée des Œuvres Pontificales Missionnaires en pèlerinage sur les traces du bienheureux Paolo Mannahttps://fides.org/fr/news/77748-L_Assemblee_des_OEuvres_Pontificales_Missionnaires_en_pelerinage_sur_les_traces_du_bienheureux_Paolo_Mannahttps://fides.org/fr/news/77748-L_Assemblee_des_OEuvres_Pontificales_Missionnaires_en_pelerinage_sur_les_traces_du_bienheureux_Paolo_MannaDucenta - « Toute l’Église, toutes les Églises pour le monde entier ». La devise du bienheureux Paolo Manna, qui rappelle la vocation missionnaire comme caractéristique universelle de toute communauté ecclésiale vivante, a résonné une fois de plus dans la chapelle hexagonale de Ducenta, dans le diocèse d’Aversa, où reposent depuis 2005 les restes mortels du bienheureux. C’est le nouvel Archevêque de Bénévent, Michele Autuoro, qui l’a reprise dans l’homélie prononcée lors de la liturgie eucharistique célébrée dans la chapelle de Ducenta ce matin, dimanche 31 mai, solennité de la Très Sainte Trinité.<br /> <br />Devant lui se trouvaient les participants à l'Assemblée générale 2026 des Œuvres Pontificales Missionnaires , qui se tient actuellement à Rome, à commencer par la centaine de directeurs et directrices nationaux du réseau mondial des OPM, venus des cinq continents.<br /><br />Au cours de cette semaine intense de réunions de travail, qui s'est déroulée au Collège international San Lorenzo da Brindisi, le déplacement dominical en Campanie a été vécu par les directeurs et directrices nationaux venus du monde entier comme un pèlerinage vers l'un des lieux chers à la mémoire commune des OPM.<br /> <br />À Ducenta, en 1921, Manna avait ouvert le « Séminaire du Sacré-Cœur » afin de soutenir les jeunes vocations missionnaires dans le sud de l’Italie.<br /> <br />L'ardeur missionnaire de Manna<br /><br />Paolo Manna , béatifié en 2001 sous le Pontificat de Jean-Paul II, continue, grâce à sa passion missionnaire inébranlable, d'inspirer au réseau des OPM des idées précieuses et des orientations tout à fait d'actualité pour vivre leur vocation apostolique à notre époque.<br /> <br />Manna est considéré comme le fondateur de l'Union Pontificale Missionnaire, l'une des quatre Œuvres Pontificales Missionnaires, reconnue par le Pape Benoît XV en 1916 sous le nom d'« Union missionnaire du clergé ». Selon Manna, tous les prêtres – et pas seulement les missionnaires « ad gentes » – devaient être aidés à faire sienne la sollicitude missionnaire de l’Église, dont l’horizon est le monde. <br />À l’époque où il était supérieur de l’Institut Pontifical des Missions Étrangères, Manna avait effectué un voyage de 14 mois à travers le monde pour découvrir de vive voix les expériences missionnaires partout dans le monde. À la suite de cette expérience, en 1929, il avait rédigé un manuscrit dactylographié resté inédit jusqu’après le Concile Vatican II. Dans son écrit, entre autres choses, Manna soutenait avec fermeté l’urgence de modifier les parcours de formation des séminaristes afin de confier la direction des Églises locales à des prêtres et des Évêques indigènes.<br /><br />L’Assemblée annuelle des OPM offre également l’occasion d’échanger sur les demandes de financement pour des projets et des initiatives liés à l’œuvre missionnaire et aux besoins des communautés locales. Mais grâce aussi à Paolo Manna, les OPM portent en leur sein de solides antidotes au risque de réduire leur mission à une simple distribution de ressources matérielles.<br />« Les Missions, de par leur caractère typiquement occidental », écrivait déjà Manna, dans le langage de l’époque, dans les passages critiques de ses « Observations », « se présentent aux infidèles comme des organisations d’étrangers. Les païens, ceux qui comprennent, ceux qui comptent, ne voient pas Jésus-Christ en première ligne dans la propagation de la foi. Ils voient l’école, l’hôpital, ils voient d’autres grandes et belles œuvres, ils voient surtout des étrangers riches et puissants, et, chez les convertis, des hommes soumis à ces étrangers pour les bienfaits qu’ils en ont tirés ou qu’ils espèrent en tirer ».<br />« Aujourd’hui », écrivait encore Manna, « il est inquiétant de voir à quel point l’idée de l’indispensabilité de l’argent a pénétré l’esprit des missionnaires d’aujourd’hui ».<br /><br />La source de la mission et le mystère de la Trinité<br /><br />« Paolo Manna – a rappelé l’Archevêque Autuoro en conclusion de son homélie – portait dans son cœur le désir que l’Évangile soit annoncé à tous et que tous les membres de l’Église, tous les baptisés, ressentent cette ardeur à ce que l’Évangile parvienne à tous, et que tous, en Christ et dans l’amour trinitaire, soient saints ».<br /> <br />Mgr Michele Autuoro, Archevêque originaire de Procida, que le Pape Léon XIV a appelé le 13 mai dernier à diriger l'archidiocèse de Bénévent, est président de la Commission épiscopale pour l'évangélisation des peuples et la coopération entre les Églises. De 2013 à 2018, en tant que directeur de Missio Italia, il a également participé aux assemblées des Œuvres Pontificales Missionnaires.<br /> <br />Dans son homélie, l’Archevêque Autuoro a souligné que le dynamisme missionnaire qui anime l’Église ne trouve pas sa source dans des projets ou des stratégies de propagande, mais dans le mystère de la communion trinitaire, célébré précisément lors de la solennité liturgique d’aujourd’hui. « Et alors », a ajouté l’Archevêque, « il est beau de penser qu’en ce jour, vous célébrez vous aussi l’Assemblée des Œuvres Pontificales ». « Comme nous l’a rappelé le Pape Léon dans son message pour la prochaine centième Journée Mondiale des Missions », a ajouté Mgr Autuoro, « non seulement la mission naît de l’unité, mais elle est efficace lorsque nous sommes tous unis. Et les Œuvres Pontificales, même dans le monde, sont précisément l’expression de cette unité ». À une époque déchirée par les discordes, la violence, la mort et la guerre – a souligné l’Archevêque – « l’Église est d’autant plus appelée, notamment grâce à l’engagement des Œuvres Pontificales Missionnaires, à cette mission de construire des relations entre tous les peuples de la terre. Des relations de fraternité, des relations de communion, des relations dans lesquelles la terre, les nations, les peuples sont pacifiés. Car le premier don du Christ ressuscité à l’Église et à l’humanité est précisément le don de la paix ». Sun, 31 May 2026 17:07:37 +0200Au cœur de la persécution, une histoire de grâce. Les prêtres martyrs Bula et Drbola seront béatifiés le 6 juinhttps://fides.org/fr/news/77747-Au_coeur_de_la_persecution_une_histoire_de_grace_Les_pretres_martyrs_Bula_et_Drbola_seront_beatifies_le_6_juinhttps://fides.org/fr/news/77747-Au_coeur_de_la_persecution_une_histoire_de_grace_Les_pretres_martyrs_Bula_et_Drbola_seront_beatifies_le_6_juinpar Chiara Dommarco<br /><br />Brno – « Les régimes, les idéologies et les peurs passent, mais la vérité, l’amour et la fidélité ont une force qui survit à l’histoire elle-même ». C’est ainsi que, s’adressant à l’Agence Fides, le père Karel Orlita résume l’essence même de la vie de Jan Bula et Václav Drbola, les deux prêtres tchèques qui seront béatifiés le 6 juin à Brno. Au cours de la célébration eucharistique, présidée par le Cardinal Michael Czerny, le calice ayant appartenu à Bula sera utilisé.<br /> <br />Postulateur de la phase diocésaine et administrateur de la phase romaine, le père Karel a suivi de près le déroulement de la cause de béatification et de canonisation des deux martyrs : les tout premiers dans le diocèse de Brno et dans l’histoire contemporaine de la République tchèque à être béatifiés ou canonisés.<br /><br />« Nous vivons à une époque marquée par les guerres, les polarisations, les crises culturelles, la peur et la désorientation morale. Dans ce contexte, leur témoignage nous rappelle que l’homme ne peut vivre sans vérité ni espoir. Ils montrent que même lorsque tout semble dominé par la violence et le mensonge, il est possible de rester humainement libre », commente le père Karel.<br /><br />Václav Drbola est né en 1912 à Starovičky, en Moravie du Sud, dans une famille de conditions modestes. Après avoir obtenu son diplôme en 1933, il entra la même année au séminaire diocésain de Brno. Ordonné prêtre en 1938, il se consacra tout particulièrement aux enfants et aux jeunes, organisant des cours de catéchisme, des représentations théâtrales et des manifestations sportives. Membre du Parti populaire tchécoslovaque, il participa activement à la vie publique de Bučovice, où il exerça la majeure partie de son ministère pastoral, s'attirant la sympathie de tous par la douceur qui le caractérisait.<br /><br />Jan Bula est né en 1920 à Lukov, un village morave situé à la frontière allemande, lui aussi issu d’une famille très modeste. Tout comme Drbola, il entra au séminaire diocésain de Brno en 1939, immédiatement après avoir obtenu son baccalauréat. Pendant la Seconde Guerre mondiale, il fut affecté par les Allemands à une usine de céramique, où son talent artistique fut mis à profit pour décorer des ustensiles. En 1944, de retour à Brno, ville dévastée par les bombardements, il peignit sur du carton quelques scènes de la Passion et se consacra à l'étude et à la rédaction de textes sur l'iconographie russe. À la fin de la guerre, il fut ordonné prêtre et envoyé à Rokytnice, où il gagna l’estime de tous les paroissiens par sa générosité. Son bref ministère se déroula entre les sorties à la campagne, les spectacles de théâtre pour enfants et jeunes, les travaux de rénovation de l’église paroissiale, son engagement dans la vie locale en tant que membre du Parti populaire et les peintures qu’il réalisait pendant son temps libre.<br /><br />À la suite du coup d'État communiste de 1948, une nouvelle période d'épreuves s'ouvrit pour l'Église catholique, qui venait de subir les persécutions nazies. Après la nationalisation des biens ecclésiastiques, la fermeture d’écoles et de séminaires et de nombreuses arrestations de religieux et de laïcs, la campagne systématique contre l’Église s’accéléra : en juin 1949, le gouvernement mit en œuvre un plan visant à encadrer les catholiques au sein d’une nouvelle organisation autoproclamée « Action catholique », créée ad hoc. La presse catholique ayant été interdite et les Évêques assignés à résidence, le gouvernement s’efforça de convaincre le clergé et le peuple qu’il s’agissait là de la nouvelle association catholique à laquelle ils devaient adhérer.<br /> <br />Répondant à la demande adressée à tous les prêtres par l’Archevêque de Prague, Josef Beran, Bula et Drbola lurent tous deux la circulaire – qu’il avait publiée – lors de la messe dominicale du 19 juin : on y demandait aux fidèles de rester vigilants et fidèles à l’Église de Rome. À cette occasion, Bula précisa également que la signature portant son nom, qui figurait parmi les adhérents à l’« Action catholique » gouvernementale, était fausse : « Soyez fidèles. Ne trahissez pas la confiance de votre Église, dans laquelle vous êtes nés. Priez pour que le Saint-Esprit éclaire la raison et accorde la vraie connaissance en ces moments difficiles ».<br /><br />Ils se retrouvèrent ainsi dans le collimateur de la StB , qui fit appel à un agent infiltré, le « capitaine Malý », pour arrêter les deux prêtres. En février 1951, Ladislav Malý, camarade de classe de Bula, lui rendit visite et lui parla d’un plan visant à libérer l’Archevêque Beran de sa captivité, ajoutant que celui-ci aurait exprimé le désir de se confesser à un prêtre catholique resté fidèle à Rome. Bula se déclara disposé à recevoir la confession de l’Archevêque et le capitaine revint plusieurs fois voir le prêtre, mais celui-ci ne répondait pas à ses questions concernant la rencontre avec l’évêque. Bula fut arrêté en avril de cette année-là. Le scénario se répéta avec Drbola : Malý lui raconta la même histoire concernant l’Archevêque et le prêtre promit de le confesser, mais le moment de la confession n’arrivait jamais. Drbola fut arrêté en juin 1951. Accusés d’avoir inspiré l’attentat de Babice du 2 juillet 1951 – au cours duquel le Capitaine et d’autres avaient tué trois fonctionnaires du parti communiste –, Drbola et Bula, incarcérés au moment des faits, furent tous deux contraints, sous la torture, de s’auto-accuser et de répéter à plusieurs reprises un scénario qu’ils devaient ensuite réciter devant le juge, selon lequel Drbola aurait été l’un des principaux instigateurs du triple meurtre et Bula le chef d’un groupe subversif qui aurait soutenu le Capitaine.<br /> <br />Drbola fut exécuté le 3 août 1951 et Bula le 20 mai 1952, tous deux à la prison de Jihlava, en Moravie occidentale : leur réputation d’innocence était largement répandue parmi la population dès le moment de leur arrestation.<br />Deux jours après la fin du procès qui voyait parmi les accusés Drbola et 13 autres catholiques , Radio Vatican en fit état en commentant : « Nous ne connaissons pas la véritable raison de la condamnation à mort des prêtres et des laïcs. Nous ne la connaîtrons pas non plus à travers les informations officielles. S’ils ont été condamnés pour avoir défendu les droits naturels et inaliénables de la personne humaine, alors ce sont de véritables martyrs ».<br /><br />« Pendant que je travaillais sur la *Positio* – raconte le père Karel –, j’ai souvent eu l’impression que le véritable protagoniste de leur histoire n’était pas tant la persécution que la force de la grâce de Dieu qui les a soutenus jusqu’au bout. »<br /><br />De plus, dans une société de plus en plus marquée par la fragilité émotionnelle et psychologique, surtout chez les plus jeunes, « l’exemple de vie et les circonstances de la mort des deux martyrs peuvent favoriser l’épanouissement d’une conscience chrétienne saine et libre, non asservie à de fausses idéologies , influentes et manipulatrices, hier comme aujourd’hui », a observé, dans un entretien avec Fides, Mme Maria Cristina Bresciani, postulatrice de la phase romaine de la cause de béatification.<br /><br />Les lettres que Bula a écrites depuis la prison à sa famille, retenues par la police et remises à leurs destinataires seulement bien plus tard, témoignent de la sérénité d’esprit avec laquelle le jeune homme a vécu ces mois de captivité : « Le Seigneur Dieu m’a donné une vie brève, mais je crois qu’elle n’a pas été vaine. Je suis heureux aujourd’hui de L’avoir servi et d’être resté Son serviteur jusqu’à la fin. Je pars en paix avec Lui. J’ai hâte de me reposer et de retrouver tous ceux qui m’ont précédé dans l’éternité. J’avais tant de projets, mais tous étaient subordonnés à la volonté de Dieu ».<br /><br />« La figure de Václav Drbola aussi – commente le père Karel – nous touche profondément. Les témoignages qui nous parviennent nous révèlent un prêtre très proche des gens, humble, paternel, simple. Et c’est peut-être justement cette normalité qui rend son témoignage encore plus grand. Ce n’étaient pas des hommes en quête d’héroïsme : c’étaient des prêtres qui voulaient simplement rester fidèles au Christ et à l’Église. »<br /><br />Deux figures d’actualité pour l’ensemble de la société, souligne le père Karel : « Pour les croyants, ils sont un exemple de fidélité au Christ et à l’Église, même dans les moments d’épreuve. Ils nous enseignent que la foi n’est pas seulement une tradition culturelle ou un sentiment privé, mais une réalité pour laquelle il vaut la peine de vivre et, si nécessaire, de souffrir. Mais leur message s’adresse aussi aux non-croyants, car leur sacrifice touche à des valeurs universelles : le courage moral, la défense de la conscience, le refus du mensonge imposé par le pouvoir. Même ceux qui ne partagent pas la foi chrétienne peuvent reconnaître en eux des hommes qui ne bradent pas leur dignité ».<br />Sat, 30 May 2026 15:31:13 +0200ASIE/PHILIPPINES - Au cœur de la nuit, prière du Rosaire pour la paix, en communion avec le Papehttps://fides.org/fr/news/77746-ASIE_PHILIPPINES_Au_coeur_de_la_nuit_priere_du_Rosaire_pour_la_paix_en_communion_avec_le_Papehttps://fides.org/fr/news/77746-ASIE_PHILIPPINES_Au_coeur_de_la_nuit_priere_du_Rosaire_pour_la_paix_en_communion_avec_le_PapeAntipolo - Au cœur de la nuit, vêtus de blanc, les fidèles philippins se rassembleront au sanctuaire international de Notre-Dame de la Paix et du Bon Voyage à Antipolo City, dans la province de Rizal, pour prier le Rosaire en même temps que le Pape. Cet ancien sanctuaire philippin a été sélectionné, avec d’autres sanctuaires mariaux à travers le monde, pour se connecter en direct et participer activement au marathon mondial de prière pour la paix, guidé par le Pape Léon XIV qui, le samedi 30 mai à 19 heures, à la fin du mois marial, récitera le Rosaire à la Grotte de Notre-Dame de Lourdes dans les Jardins du Vatican.<br />En raison du décalage horaire avec Rome , lorsque le Pape Léon XIV commencera la prière, il sera 1 h du matin aux Philippines. Dès les heures précédentes, l’assemblée des fidèles philippins se réunira physiquement à l’intérieur du sanctuaire d’Antipolo : tous porteront des vêtements blancs et apporteront leur chapelet, tandis que les chaînes de radio et de télévision catholiques assureront une couverture et une retransmission en direct sur leurs chaînes et sur les réseaux sociaux.<br />Au cours de cet événement, les différentes dizaines du Rosaire seront récitées à tour de rôle par les divers sanctuaires du monde entier qui se sont joints à l'initiative, en alternant les langues. Tout en méditant les mystères du Rosaire, chaque dizaine de « Je vous salue Marie » sera consacrée à des intentions particulières : pour les victimes des conflits armés, pour le personnel soignant dans les zones de guerre, pour la conversion des cœurs des dirigeants. À la fin de la prière, les fidèles philippins concluront la liturgie par une procession suggestive aux chandelles allumées sur le parvis du sanctuaire, renouvelant ainsi leur dévotion mariale et leur engagement pour la paix.<br />En vue de cet événement, l’Évêque d’Antipolo, Ruperto Santos, a rencontré le Pape Léon lors de l’audience générale du 27 mai, offrant au Souverain Pontife une image de Notre-Dame de la Paix et du Bon Voyage, l’ancienne icône mariale vénérée par les fidèles philippins.<br />Dans un communiqué publié à cette occasion, le diocèse d’Antipolo a encouragé les fidèles à s’unir spirituellement au Pape « d’une seule voix d’espérance », afin de « confier le monde à la Bienheureuse Vierge Marie, en portant les cris des souffrants et le désir de paix devant Dieu ». « C’est une invitation à rester unis comme une seule famille de foi et à nous rappeler que la vraie paix commence lorsque les cœurs s’unissent dans la prière », conclut le communiqué.<br />Aux Philippines, l’initiative a suscité un large écho dans tout le pays. De très nombreuses paroisses, dans divers diocèses, s’uniront spirituellement en organisant ce qu’on appelle le « Rosaire vivant » : les fidèles se disposent physiquement en forme de grande couronne et chacun allume une bougie et récite un Je vous salue Marie, afin que toute la communauté puisse vivre un moment fort de communion avec Dieu et de partage spirituel entre croyants.<br /> <br />Fri, 29 May 2026 15:42:59 +0200EUROPE/ESPAGNE - Le délégué de Caritas à Tenerife : « Nous ne pouvons pas nous habituer à la souffrance » face à la réalité migratoire de la route atlantiquehttps://fides.org/fr/news/77741-EUROPE_ESPAGNE_Le_delegue_de_Caritas_a_Tenerife_Nous_ne_pouvons_pas_nous_habituer_a_la_souffrance_face_a_la_realite_migratoire_de_la_route_atlantiquehttps://fides.org/fr/news/77741-EUROPE_ESPAGNE_Le_delegue_de_Caritas_a_Tenerife_Nous_ne_pouvons_pas_nous_habituer_a_la_souffrance_face_a_la_realite_migratoire_de_la_route_atlantiqueSanta Cruz de Tenerife – La prochaine visite du Saint-Père aux Canaries, les 11 et 12 juin prochains, met en lumière la réalité migratoire dans l’Atlantique, l’une des routes les plus dangereuses et les plus meurtrières au monde, le long de laquelle des milliers de personnes parviennent aux îles après des traversées marquées par la souffrance et l’espérance d’un avenir meilleur. Selon les données les plus récentes, environ 24 000 personnes sont arrivées sur les côtes des Canaries en 2024, tandis que depuis 2020, plus de 19 000 personnes auraient perdu la vie sur cette route.<br /><br />L’Agence Fides a interviewé Juan Pedro Rivero González, délégué épiscopal de Caritas diocésaine de Tenerife, professeur de théologie et d’histoire de l’Église et curé dans le diocèse de Nivariste. Selon lui, la réalité migratoire « interpelle profondément notre conscience collective » et nous oblige à ne pas nous habituer à la souffrance ni à réduire le drame humain à des chiffres ou à des débats politiques. À travers Caritas et les communautés paroissiales, souligne-t-il, l’Église cherche à apporter une réponse fondée sur la proximité, l’accueil et la défense de la dignité humaine, dans une région qui a elle-même connu, au cours de son histoire, l’expérience de l’émigration.<br /><br />- La réalité migratoire est particulièrement visible dans les îles, et la route de l'Atlantique est l'une des plus meurtrières au monde, avec plus de 19 000 morts depuis 2020. Quels défis humains et spirituels cette situation pose-t-elle ?<br />- La réalité migratoire que nous vivons aux Canaries représente l’un des grands défis humains et moraux de notre époque. Derrière chaque chiffre se cache un visage, une histoire, une famille et, dans de nombreux cas, une immense souffrance marquée par la pauvreté, la violence, le manque d’opportunités ou le désespoir. La route atlantique est devenue une frontière de douleur et de mort qui interpelle profondément notre conscience collective.<br />D’un point de vue humain, le principal défi est de ne pas s’habituer à la souffrance. Il existe un risque de normaliser la tragédie, de transformer les arrivées et les naufrages en simples informations éphémères. Mais aucune personne, en tant que personne, ne peut être considérée comme illégale ni réduite à un problème statistique. Nous parlons d’êtres humains qui possèdent une dignité et qui cherchent un avenir. Et d’un point de vue spirituel, cette réalité nous interpelle profondément en tant que croyants. L’Évangile nous rappelle constamment que le Christ lui-même est présent dans l’étranger, le pauvre et le vulnérable.<br /><br />- Pourriez-vous nous présenter, dans les grandes lignes, le contexte historique et la situation actuelle de la migration à Ténérife ?<br />- Les Canaries ont toujours été une terre d'émigration et, depuis des décennies, une terre d'accueil également. Notre mémoire collective est marquée par des générations de Canariens qui ont dû émigrer à la recherche d'opportunités en Amérique ou ailleurs. Cette expérience historique devrait nous aider aujourd'hui à aborder la migration avec plus de sensibilité et d'humanité.<br /><br />- Quelles sont les réalités humaines que l'on rencontre le plus souvent dans le domaine de l'accueil ?<br />- Actuellement, des personnes issues de contextes très divers arrivent sur nos îles. Parmi elles, on trouve des familles d’Amérique latine, notamment du Venezuela, de Cuba ou de Colombie ; des jeunes d’Afrique subsaharienne ; des personnes originaires du Sahel ; des familles marocaines ; des mineurs non accompagnés ; ainsi que des migrants fuyant des conflits armés ou des situations d’extrême vulnérabilité. Dans de nombreux cas, ils arrivent après des traversées particulièrement dramatiques, qui ont des conséquences physiques et psychologiques importantes.<br /><br />- Comment l’Église locale vit-elle et aborde-t-elle l’accueil, et quel type d’accompagnement propose-t-elle, y compris sur le plan spirituel ?<br />- L’Église locale s’efforce d’apporter une réponse fondée sur la proximité et un accompagnement global. Dans de nombreux cas, nous rencontrons des personnes de tradition musulmane ou d’autres confessions, ce qui exige une attitude de profond respect et de dialogue. L’Église ne se demande pas en premier lieu quelle est la religion de celui qui souffre, mais quels sont ses besoins et sa dignité.<br />À travers les paroisses, les communautés religieuses, Caritas diocésaine et de nombreux bénévoles, un travail discret mais très précieux est accompli. Ces réalités ecclésiales qui s’occupent de cette situation auront l’occasion de rencontrer le pape Léon XIV sur la Plaza del Cristo de La Laguna.<br /><br />- Personnellement, qu’est-ce que le contact avec les migrants vous a appris dans votre ministère ?<br />- Certains de mes confrères ont un contact plus direct avec les migrants originaires d’Afrique. Cependant, nous avons tous des liens avec les migrants d’Amérique latine, qui ont redynamisé nos communautés chrétiennes. Le contact avec les migrants m’a surtout appris la valeur de l’espérance et de la dignité humaine, même au milieu de la souffrance. Beaucoup de ces personnes arrivent après avoir vécu des expériences extrêmement difficiles et, malgré cela, elles conservent une grande capacité de lutte, de gratitude et de confiance en l’avenir.<br /><br />- Que peut apprendre la communauté chrétienne des migrants ?<br />- La communauté chrétienne a beaucoup à apprendre d’eux : la résilience, la capacité de sacrifice, la valeur de la famille et, dans de nombreux cas, une foi simple et profonde. Les pauvres et les migrants ne sont pas seulement des bénéficiaires d’aide ; ils évangélisent également par leur témoignage.<br />La réalité migratoire ne peut être abordée uniquement en termes d’urgence ou de contrôle des frontières. Le Pape François a insisté à plusieurs reprises sur la nécessité de s’attaquer aux causes profondes qui poussent des millions de personnes à quitter leur terre : la pauvreté, la violence, l’exploitation des ressources, les guerres ou le manque d’opportunités. En ce sens, il a également évoqué le « droit de ne pas émigrer », c’est-à-dire le droit de chaque personne à pouvoir vivre dans la dignité, la sécurité et l’espoir dans son propre pays, sans être contrainte de partir. Aider véritablement ne signifie pas seulement accueillir, mais aussi contribuer à créer les conditions pour que personne n’ait à risquer sa vie en mer pour chercher un avenir meilleur. Dans cette optique, la Fondation « El Buen Samaritano » de la paroisse d’Añaza, à Santa Cruz de Tenerife, a lancé la construction au Sénégal d’un hôtel afin d’offrir du travail sur place aux jeunes qui ne voient pas d’avenir. Je considère ce projet comme emblématique de la thématique « aider à ne pas émigrer ».<br /><br />- Outre votre fonction de délégué épiscopal de Caritas, vous êtes également enseignant et curé, ce qui vous confère une vision globale de la réalité sociale. Selon vous, quelle contribution l’Église peut-elle apporter au débat social et politique sur la migration ?<br />- L'Église peut apporter un regard profondément humain et éthique. Il n'appartient pas à l'Église de fournir des solutions techniques ou politiques concrètes, mais de rappeler sans cesse le caractère central de la dignité humaine et la nécessité de construire une société fondée sur la fraternité et non sur le rejet.<br /> <br />- Quel rôle devraient jouer les institutions publiques et la société civile ? La collaboration est-elle suffisante ?<br />- Parfois, le débat public se polarise excessivement et l’on court le risque d’instrumentaliser le phénomène migratoire à des fins idéologiques ou électorales. L’Église est appelée à rappeler que derrière chaque politique se cachent des personnes bien réelles. Aucune institution ne peut faire face seule à une réalité aussi complexe. C’est pourquoi la collaboration entre les administrations, les organisations sociales, les institutions religieuses et les citoyens est indispensable.<br />Aux Canaries, il existe de nombreuses expériences positives de coopération, même si, bien sûr, il y a toujours des aspects à améliorer. L’important est de ne jamais perdre de vue la dimension humaine.<br /><br />- À l'approche de la prochaine visite du Saint-Père dans les îles, quelle est l'ambiance qui règne au sein de l'Église locale et dans la société en général ?<br />- La visite du Saint-Père est accueillie avec beaucoup d’enthousiasme et d’espoir, tant au sein de l’Église locale que dans de larges pans de la société canarienne. Au-delà de l’événement institutionnel ou médiatique, beaucoup de gens perçoivent cette visite comme un geste de proximité et de reconnaissance de la réalité que nous vivons dans les îles<br /><br />- Comment se déroule cette période de préparation spirituelle et pastorale avant l'arrivée du Pape ?<br />- Dans de nombreuses paroisses et communautés, on organise des moments de prière, de réflexion et de sensibilisation, notamment en lien avec la réalité migratoire et l’appel à la fraternité universelle que le Pape ne cesse de rappeler. Je crois que cette attente contribue à renforcer la communion ecclésiale et à renouveler l’engagement évangélisateur. Le Pape a une grande capacité à susciter des questions, à éveiller les consciences et à rapprocher de l’Église de nombreuses personnes qui en étaient peut-être plus éloignées.<br />Personnellement, je pense que le meilleur moment de la visite du Saint-Père sera celui qui suivra, lorsque nous aurons l’occasion de lire sereinement ses discours et de nous laisser interpeller sur la manière dont la force de l’Évangile renouvelle notre mission ecclésiale.<br /><br />- Le Saint-Père va rencontrer des migrants : quelle est la signification de ce geste ?<br />- Le Pape remet au centre ceux qui vivent souvent en marge de la société et de la vie. Il ne s'agit pas seulement d'un geste protocolaire ; c'est une façon de dire au monde que les migrants ne sont pas invisibles et que leur souffrance ne peut nous laisser indifférents.<br />De plus, cette rencontre est profondément liée au cœur de l’Évangile. Jésus s’est toujours approché de ceux qui étaient rejetés ou marginalisés par la société. Le Pape, suivant cette logique évangélique, redonne un visage humain à une réalité qui n’est souvent analysée qu’à travers des catégories politiques ou économiques.<br />Pour les migrants eux-mêmes, ce geste représente également une reconnaissance de leur dignité et de leur valeur en tant que personnes.<br /><br />- D'un point de vue plus pastoral, quels sont aujourd'hui les principaux défis de l'évangélisation et comment la dimension missionnaire de l'Église se vit-elle au quotidien dans les îles ?<br />- Dans une société marquée par la sécularisation, l’individualisme et, souvent, l’indifférence religieuse, il ne suffit plus aujourd’hui de se contenter d’entretenir les structures ; il faut créer de véritables rencontres avec les personnes et leur offrir des espaces où elles puissent faire l’expérience de la proximité, du sens et de l’espérance.<br />La dimension missionnaire de l’Église aux Canaries se vit souvent dans le quotidien et dans les choses simples : des paroisses ouvertes, l’accompagnement des familles, l’attention portée aux personnes vulnérables, des projets éducatifs, l’action caritative et la présence dans les différents milieux sociaux.<br /><br />- Pourriez-vous nous citer une initiative qui incarne un signe d'espérance dans l'œuvre d'évangélisation que vous menez ?<br />- Il existe de nombreuses initiatives porteuses d’espoir qui ne font peut-être pas toujours la une des médias, mais qui transforment silencieusement des vies : des projets avec les jeunes, l’accompagnement des familles, l’attention portée aux migrants, des communautés qui prient et servent ensemble, le bénévolat social ou des expériences d’évangélisation dans des contextes éloignés de l’Église.<br />Je crois que l’un des signes les plus encourageants est de découvrir combien de personnes – prêtres, religieux et laïcs – continuent à donner leur vie avec joie et générosité au service des autres. C’est là que continue de battre avec force le cœur missionnaire de l’Église.<br />Tant qu’il existera une communauté capable d’accueillir, d’écouter et de tendre la main à ceux qui souffrent, l’espérance continuera d’exister ; et les Canaries, par leur histoire et leur âme, sont appelées à être une terre de rencontre, d’humanité et d’espoir partagé.<br /> Fri, 29 May 2026 12:58:32 +0200AFRIQUE/KENYA - Refus d'un centre américain destiné à traiter les cas d'Ebola provenant d'autres payshttps://fides.org/fr/news/77745-AFRIQUE_KENYA_Refus_d_un_centre_americain_destine_a_traiter_les_cas_d_Ebola_provenant_d_autres_payshttps://fides.org/fr/news/77745-AFRIQUE_KENYA_Refus_d_un_centre_americain_destine_a_traiter_les_cas_d_Ebola_provenant_d_autres_paysNairobi – Non à un centre américain de traitement des cas d’Ebola au Kenya. C’est ce que demande l’association des avocats kényans, la Law Society of Kenya .<br />« Nous voulons que le gouvernement kenyan adopte des mesures rigoureuses pour empêcher les cas d’Ebola d’entrer au Kenya. Cela inclut le rejet de la demande du gouvernement américain visant à établir un centre de traitement pour Ebola au Kenya, où les patients atteints d’Ebola provenant d’autres pays seraient transportés par avion », a déclaré le président de la LSK, qui compte 20 000 membres.<br />Le gouvernement américain a en effet annoncé qu’il étudiait la possibilité de mettre en place au Kenya une structure de quarantaine/traitement spécialement destinée aux Américains exposés au virus Ebola , plutôt que de les rapatrier aux États-Unis. Cette proposition suscite un vif débat public au Kenya, notamment en raison des inquiétudes quant aux risques pour la population locale et des interrogations sur la capacité du système de santé kenyan à faire face à une éventuelle urgence pandémique. Les autorités kenyanes ont confirmé l'ouverture de discussions mais ont souligné que la décision finale donnerait la priorité à la sécurité nationale.<br />Le président de la LSK n’a pas nié que les personnes touchées par le virus devaient recevoir des soins appropriés, mais il a souligné que ceux-ci devaient être dispensés dans les lieux où l’infection est en cours. « Étant donné que tous les patients atteints d’Ebola méritent d’avoir accès aux meilleurs soins médicaux et que nous leur devons notre solidarité humaine tout en protégeant la population saine, les protocoles sanitaires exigent que les structures de soins et d’isolement soient mises en place à proximité de l’épicentre de l’infection », a-t-il déclaré.<br />À ce jour, aucun cas d’Ebola n’a été signalé au Kenya. Le virus a touché certaines régions de l’est de la République démocratique du Congo et, avec une dizaine de cas, l’Ouganda également. Ce dernier pays a fermé sa frontière avec la RDC et a suspendu le pèlerinage prévu pour la Journée des Martyrs de l’Ouganda, qui devait avoir lieu le 3 juin au sanctuaire national de Namugongo . Parmi les pèlerins attendus, plusieurs venaient du Kenya. Au moins 500 fidèles kényans qui s’étaient mis en route vers Namugongo ont été arrêtés à la frontière. <br />Thu, 28 May 2026 13:44:21 +0200AFRIQUE/NIGERIA - « Que le souvenir de la bienveillance de Dieu envers Abraham soit une source d’inspiration pour notre vie en communauté »https://fides.org/fr/news/77744-AFRIQUE_NIGERIA_Que_le_souvenir_de_la_bienveillance_de_Dieu_envers_Abraham_soit_une_source_d_inspiration_pour_notre_vie_en_communautehttps://fides.org/fr/news/77744-AFRIQUE_NIGERIA_Que_le_souvenir_de_la_bienveillance_de_Dieu_envers_Abraham_soit_une_source_d_inspiration_pour_notre_vie_en_communauteAbuja – « Que la bienveillance dont Dieu a fait preuve envers Abraham inspire nos communautés à vivre ensemble en ces moments difficiles ». Tel est le sens du message adressé par la Conférence Épiscopale catholique du Nigeria aux musulmans nigérians à l’occasion de la célébration de l’Aïd al-Adha, la fête islamique qui commémore la soumission du Patriarche Abraham à la volonté de Dieu.<br />« La bienveillance de Dieu, commémorée lors de cette célébration, invite les musulmans, les chrétiens et, en fait, tous les Nigérians à réfléchir à la grâce accordée à Abraham lorsque son fils fut épargné et lui fut rendu », soulignent les Évêques nigérians. « En raison de cette même bienveillance, nous sommes tous appelés à rendre grâce à Dieu, qui nous a protégés malgré les sombres nuages de l’incertitude et les circonstances difficiles que traverse actuellement notre nation », poursuit le message.<br />La CBCN invite « les Nigérians à imiter ce geste, qui constitue un excellent exemple pour le développement de nos communautés ». <br />S'adressant aux responsables des communautés islamiques, les évêques catholiques affirment qu'« ensemble, en tant que dirigeants, nous pouvons lancer un appel à multiplier les gestes de bienveillance au service du bien commun ». Il s'agit d'« une invitation à abandonner les politiques et les programmes égoïstes » afin de « nous orienter vers un service désintéressé envers notre peuple, aujourd'hui opprimé par les conséquences d'années de politiques inefficaces ». <br />Le diocèse d’Oyo, dans le sud-ouest du Nigeria, a publié un message, signé par Mgr Emmanuel Adetoyese Badejo et le père Joseph Ogundipe, responsable du dialogue interreligieux dans le diocèse, dans lequel il est souhaité que cette fête soit l’occasion d’approfondir le dialogue entre chrétiens et musulmans. Évoquant le fléau des enlèvements, le message lance un appel pour que chrétiens et musulmans puissent ensemble « combattre toutes les formes de mal qui menacent nos identités et nos efforts collectifs en tant que croyants en un seul Dieu ». <br />Thu, 28 May 2026 13:41:13 +0200ASIE/CAMBODGE - Les documents relatifs à la cause des martyrs cambodgiens au Vatican : « Un héritage spirituel inestimable pour l'Église et pour le monde »https://fides.org/fr/news/77743-ASIE_CAMBODGE_Les_documents_relatifs_a_la_cause_des_martyrs_cambodgiens_au_Vatican_Un_heritage_spirituel_inestimable_pour_l_Eglise_et_pour_le_mondehttps://fides.org/fr/news/77743-ASIE_CAMBODGE_Les_documents_relatifs_a_la_cause_des_martyrs_cambodgiens_au_Vatican_Un_heritage_spirituel_inestimable_pour_l_Eglise_et_pour_le_mondeRome - « C'est avec une joie profonde que nous avons présenté et remis entre les mains du Cardinal Semeraro, Préfet du Dicastère pour les Causes des Saints, les documents scellés, signés lors d'une cérémonie solennelle qui s'est tenue à Phnom Penh, relatifs à l'enquête diocésaine sur la cause de béatification et de canonisation de l'Évêque Joseph Salas et de ses 11 compagnons, martyrs du Cambodge. Ces boîtes scellées contiennent un précieux témoignage de foi, de courage et d’amour : près de 2 500 pages qui racontent le parcours héroïque de ces hommes et de ces femmes entre 1970 et 1977 au Cambodge » : c'est ce que rapporte à l'Agence Fides Mgr Olivier Schmitthaeusler, Vicaire Apostolique de Phnom Penh, alors que les Évêques du Laos et du Cambodge sont à Rome pour la visite ad limina apostolorum.<br />Le Vicaire explique : « Ce dossier ne représente pas seulement l’histoire de leurs vies et de leur sacrifice, mais constitue également un héritage spirituel inestimable pour l’Église et pour le monde ». <br />L’Église locale a officiellement ouvert l’enquête diocésaine sur les martyrs cambodgiens le 15 mai 2015. Depuis lors, une équipe dédiée, sous la direction du père Paul Chatserey, le postulateur, a recueilli des témoignages et des documents provenant du monde entier. L’équipe était composée d’autres prêtres qui font partie du tribunal diocésain, du promoteur de justice, des notaires et d’une commission historique présidée par le père Vincent Chrétienne.<br />Le Vicaire Schmitthaeusler ajoute : « Mgr Yves Ramousse, qui aimait et connaissait tant ces futurs martyrs, a joué un rôle crucial dans la préparation de la liste initiale. Le travail de recherche et de compilation a abouti à la présentation aujourd’hui de 12 serviteurs de Dieu : Mgr Joseph Chhmar Salas et ses 11 compagnons – prêtres, religieux et laïcs – qui représentent la richesse du peuple de Dieu. <br />En présentant la documentation au Dicastère pour les Causes des Saints, où s’ouvrira la « phase romaine » de la cause de canonisation, le Vicaire espère que « l’examen et le discernement pourront se poursuivre, afin que ces martyrs puissent bientôt être offerts à l’Église universelle comme un don et un témoignage lumineux ».<br />Dans un entretien accordé à l'Agence Fides, le postulateur, le père Paul Chatserey, qui est également directeur national des Œuvres Missionnaires au Cambodge et au Laos, rappelle : « L'impulsion initiale pour rechercher les histoires des martyrs cambodgiens nous est venue de saint Jean-Paul II qui, lors du Jubilé de l'an 2000, a exhorté les Églises asiatiques, dans chaque nation, à reconnaître et à faire mémoire de leurs martyrs ». Le pape Wojtyla a déclaré : « Ces serviteurs de Dieu [...] forment une sorte de grande fresque de l'humanité chrétienne [...] C’est la fresque de l’Évangile des Béatitudes, vécue jusqu’au don du sang ». « C’est dans cet esprit que l’Église cambodgienne a créé un lieu de mémoire dédié aux martyrs ; nous y avons érigé une croix et un petit sanctuaire. Et depuis lors, une célébration annuelle dédiée aux martyrs a vu le jour, rassemblant des fidèles de tout le pays », explique-t-il.<br />« La sensibilité s’est peu à peu développée et nous avons commencé à rassembler des documents et des témoignages. Cela a été très difficile car, pendant les années sombres de la guerre et des Khmers rouges, les églises ont été détruites avec tous leurs documents », raconte le postulateur. « Nous nous sommes armés de patience et avons commencé à recueillir des témoignages oraux. Puis nous avons reçu une aide précieuse et un soutien inestimable de la part des archives de la Société des Missions Étrangères de Paris. C’est ainsi que le travail a avancé, péniblement et lentement, et enfin, après des années de travail, d’étude et de recherche, nous avons réussi à rassembler suffisamment de documents pour faire avancer la cause de Mgr Salas et de ses 11 compagnons. »<br />« Aujourd’hui, affirme-t-il, notre Église au Cambodge se réjouit. La spiritualité et l’inspiration des martyrs sont très importantes, elles constituent une grande source d’encouragement pour nous. Désormais, nos communautés s’uniront dans la prière afin que la cause puisse avancer, selon les desseins de Dieu, grâce au travail mené dans sa phase vaticane. » <br />« En attendant, nous continuerons à sensibiliser surtout les jeunes à l’histoire de nos martyrs, en publiant des brochures et en organisant des rencontres culturelles, catéchétiques et de prière. Nous espérons et prions pour que leur exemple porte ses fruits et apporte grâce et sainteté à l’avenir de notre petite Église », conclut-il.<br /> Thu, 28 May 2026 12:29:36 +0200Cardinal Tagle à l'Assemblée des OPM: « L’unité est une question de crédibilité missionnaire »https://fides.org/fr/news/77742-Cardinal_Tagle_a_l_Assemblee_des_OPM_L_unite_est_une_question_de_credibilite_missionnairehttps://fides.org/fr/news/77742-Cardinal_Tagle_a_l_Assemblee_des_OPM_L_unite_est_une_question_de_credibilite_missionnaire<p ><iframe width="951" height="535" src="https://www.youtube.com/embed/SQ-H1n-z23o" title="" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe></p><br /><br />Rome - À l’occasion de l’ouverture de l’Assemblée Générale des Œuvres Pontificales Missionnaires actuellement en cours à Rome, dans l’après-midi du mercredi 27 mai, le Cardinal Luis Antonio Tagle a proposé une relecture spirituelle du message du Pape Léon XIV pour la Journée Mondiale des Missions 2026, en s’inspirant de la prière de Jésus pour l’unité et de l’expérience des premières communautés chrétiennes.<br /> <br />Le message papal avait été publié le 25 janvier dernier, jour où la liturgie de l’Église commémore la conversion de l’Apôtre Paul.<br />La Journée Mondiale des Missions a été instituée il y a cent ans, en 1926, par le Pape Pie XI, et sera célébrée cette année le dimanche 18 octobre.<br /><br />« En Christ et unis dans la mission »<br /><br />Le Cardinal a rappelé que le thème du Message du pape Léon XIV pour la Journée Mondiale des Missions, qui marque le centenaire de son institution par Pie XI, « En Christ, unis dans la mission », prolongeait sa devise pontificale « Sentire unum ». <br /><br />Le Cardinal Tagle a livré une exégèse du chapitre 17 de l’Évangile selon saint Jean, dans laquelle s’enracine la réflexion du Pape, en particulier de la prière de Jésus « Je ne prie pas seulement pour eux » – c’est‑à‑dire pour les disciples – « mais encore pour ceux qui, grâce à leur parole, croiront en moi, afin que tous soient un, comme toi, Père, tu es en moi et moi en toi, qu’eux aussi soient en nous, afin que le monde croie que tu m’as envoyé. » « Permettez‑moi de souligner cette partie de la prière de Jésus : « Que tous soient un », a déclaré le Cardinal, car on trouve tous les fils de la théologie, de la spiritualité, de la trinité, d l’ecclésiologie, de la mission. Frères et sœurs, c’est la prière de Jésus avant sa mort. Et nous croyons que, assis à la droite du Père, intercédant pour nous, il continue de prier. Il continue de prier cette prière au Père : “que tous soient un.”»<br /><br />L’unité pour laquelle Jésus prie, a poursuivi le Cardinal, n’est pas « simplement une question d’organisation, de planification, de stratégie, mais de communion divine, partagée avec les disciples, et à laquelle les disciples sont invités, par grâce, à prendre part. » L’unité est un don : « L’unité que Jésus désire, pour laquelle Jésus prie pour nous, et qui nous est accordée par la foi et dans le sacrement du baptême. C’est ce type de communion spirituelle et ecclésiale qui nous est donné. » « Ainsi, lorsque nous préparons nos supports catéchétiques pour la Journée mondiale des missions, en réponse à cet appel du Saint-Père à être un en Christ et donc un dans la mission, j’espère que nous n’oublierons pas de revenir à cet aspect fondamental de la communion des chrétiens, qui est souvent négligé ou minimisé au profit d’autres formes de soi-disant unité », a-t-il ajouté.<br /><br />Pour le Cardinal, c’est là le fondement même de la mission : « Quand nous parlons du baptême comme sacrement de la foi, et aussi comme sacrement de la mission, nous devrions revenir à cet élément fondamental de l’unité, de de la communion avec la Trinité »<br /><br />L’unité, condition de crédibilité missionnaire<br /><br />Développant la deuxième partie du Message de Léon XIV, consacrée à « l’unité dans la mission », le Cardinal Tagle insiste : l’unité n’est pas un bien réservé au seul groupe, mais un témoignage pour le monde. « Dans la prière de Jésus, ce n’est pas l’unité de personnes qui se disent : “Je te regarde, tu me regardes, je te souris, tu me souris, nous sommes unis, nous sommes bien ensemble.” Pour Jésus, l’unité – la vraie unité spirituelle et la communauté ecclésiale authentique – n’est pas tournée vers l’intérieur. »<br /><br />L’unité des chrétiens, dans la prière de Jésus, est comme une condition missionnaire : « une condition d’authenticité et de crédibilité missionnaire. L’unité des chrétiens est une déclaration missionnaire de qui est notre Dieu. Nous disons en quelque sorte : “Regardez‑nous, car en nous demeure le Dieu de la communion.” La vie des chrétiens devrait, en elle‑même, être une Parole vivante pour le monde. »<br /><br />À partir de saint Paul, le Cardinal décrit ce qu’il appelle « la mystique de l’unité missionnaire » : « diversité des dons, diversité des langues, diversité des générations, mais tous membres les uns des autres, soucieux les uns des autres, travaillant pour le bien commun. C’est cela l’unité missionnaire, l’animation missionnaire. »<br /><br />Cette réflexion n’est pas abstraite. Le Cardinal évoque avec douleur les situations de divisions internes, y compris violentes, qui blessent la crédibilité de l’annonce de l’Évangile, notamment dans des territoires de première évangélisation : « Ce qui est en jeu, ce n’est pas ma tribu, ni ma région. Ce qui est en jeu, c’est : les gens croiront‑ils que Jésus a été envoyé par le Père ? »<br /><br />Les premières communautés chrétiennes, source de la mission<br /><br />Pour illustrer l’appel du Pape Léon XIV, le Cardinal se tourne explicitement vers les Actes des Apôtres, où il voit le modèle de cette « mystique de l’unité missionnaire » : « Dans les Actes des Apôtres, chapitre 2, versets 42‑47, nous voyons comment les premières communautés chrétiennes vivaient cela. Elles étaient assidues à l’enseignement des Apôtres, à la prière, à la fraction du pain et au partage des biens. La qualité de la vie communautaire – l’unité – devenait proclamation missionnaire. Les gens, en les voyant, peut‑être par curiosité, commençaient à rejoindre la communauté. »<br /><br />Ces premières communautés dont Luc écrit qu’elles avaient « un seul cœur et une seule âme » et qui mettaient tout en commun peuvent constituer un horizon pour la vie ecclésiale actuelle : « Tel que je le comprends, le Saint‑Père demande à nos paroisses, nos diocèses, nos communautés religieuses, nos écoles, de vivre cela, d’en faire une règle de vie, pour que cette communion devienne aussi proclamation missionnaire de qui est notre Dieu. »<br /><br />Dans un monde « lacéré, blessé, divisé par la compétition, par les inégalités, la discrimination, l’injustice, la guerre », le Cardinal estime que l’Église reçoit, à travers le Message de Léon XIV, une mission précise : « montrer au monde que l’unité est possible, que l’unité est réelle. Dans notre unité avec le Seigneur et notre unité entre nous – à cause de notre unité avec le Seigneur – nous devrions pouvoir dire au monde, par nos paroles et, espérons‑le, par notre vie communautaire : “L’unité est possible. L’unité est réelle. Regardez le Corps du Christ.” »<br /><br />Une mission enracinée dans l’amour<br /><br />La troisième partie du Message de Léon XIV, que le cardinal résume en parlant de « mission de l’amour », amène à identifier la « substance » de cette unité : « L’amour est la substance de l’unité et aussi la substance de la mission », affirme-t-il. « Le baptême, c’est renaître, être recréés par le Dieu qui est amour. Nous sommes recréés à l’image du Dieu trinitaire qui est amour. Quand nous baptisons, nous ne baptisons pas en notre nom : ce serait le moyen le plus sûr de créer la division, a-t-il relevé avec humour. Nous le faisons au nom du Père, du Fils et du Saint‑Esprit, la personne devient une personne de communion. »<br /><br />En évoquant une visite dans un camp de réfugiés au Liban, le Cardinal montre comment cette « mission de l’amour » rend le Christ désirable : interrogé sur la raison de la présence de chrétiens venus de pays différents pour aider la population locale, il a répondu : « Parce que notre Maître et Seigneur, Jésus Christ, nous a appris à aimer tout le monde. C’est pourquoi nous sommes ici. » Ce à quoi jeune fille a répliqué : « Je veux rencontrer ce Jésus. Il doit être un bon ami. » <br /><br />C’est cette dynamique que le Cardinal propose aux directrices et directeurs nationaux des OPM de faire redécouvrir, dès l’enfance et dans la formation des futurs prêtres, religieux et laïcs engagés : apprendre à « dire non à tous les signes de division présents dans notre existence, et opter pour l’unité en Christ », afin de « témoigner d’un autre type de communion. »<br /><br />Et de conclure : « Compte tenu de tous les beaux anniversaires que nous célébrons cette année, du message du Pape Léon et du contexte mondial actuel, je crois que nous sommes véritablement appelés, en tant que chrétiens, individuellement et en tant que communauté, à vivre ce don de la communion. Par le baptême, nous nous appartenons les uns aux autres. Et cette appartenance se vit pleinement dans le souci mutuel, dans le fait de veiller les uns sur les autres pour le bien commun, et devient un témoignage missionnaire pour le monde d’aujourd’hui» . Thu, 28 May 2026 11:48:23 +0200AFRIQUE/KENYA - Kitui: Nomination d'un nouvel Évêquehttps://fides.org/fr/news/77740-AFRIQUE_KENYA_Kitui_Nomination_d_un_nouvel_Evequehttps://fides.org/fr/news/77740-AFRIQUE_KENYA_Kitui_Nomination_d_un_nouvel_EvequeCité du Vatican - Le Saint-Père a nommé Évêque du diocèse de Kitui le père John Mbua Mwandi, jusqu’à présent curé à Mulutu. Mgr John Mbua Mwandi est né le 24 septembre 1970. Il a étudié la philosophie au Grand Séminaire Saint-Augustin du diocèse de Bungoma et la théologie au Grand Séminaire Saint-Matthias Mulumba du diocèse de Kapsabet. Il a été ordonné prêtre le 8 décembre 2001. Il a occupé les fonctions suivantes et poursuivi ses études : vicaire à Ikutha ; curé à Miambani , à Ikanga et à la cathédrale de Kitui ; doyen du doyenné de l’Est ; diplôme en gestion de projet au Kenya Institute of Management de Nairobi ; Économe diocésain et vicaire général adjoint ; vicaire général ; actuellement, curé à Mulutu.<br /> Wed, 27 May 2026 14:16:01 +0200AMÉRIQUE/CHILI - « Magnifica Humanitas » sera au cœur des réflexions du VIIe Séminaire international sur la communication organisé par l'Église chiliennehttps://fides.org/fr/news/77739-AMERIQUE_CHILI_Magnifica_Humanitas_sera_au_coeur_des_reflexions_du_VIIe_Seminaire_international_sur_la_communication_organise_par_l_Eglise_chiliennehttps://fides.org/fr/news/77739-AMERIQUE_CHILI_Magnifica_Humanitas_sera_au_coeur_des_reflexions_du_VIIe_Seminaire_international_sur_la_communication_organise_par_l_Eglise_chilienneSantiago – Les jeunes, l’éducation, le travail. Tels sont les thèmes abordés dans une première réflexion sur l’encyclique *Magnifica Humanitas* par le président de la Conférence épiscopale chilienne , Mgr René Osvaldo Rebolledo Salinas, Archevêque de La Serena.<br />« Le Pape Léon XIV nous met en garde, dans son encyclique, contre les risques de laisser les enfants et les jeunes seuls face à la technologie. Pour nous, cela confirme que l’environnement numérique est le terrain de mission naturel pour les nouvelles générations. Il ne suffit pas d’éteindre les écrans ; nous devons les accompagner afin qu’ils puissent apporter la lumière de l’Évangile dans ce nouveau monde », a déclaré Mgr Rebolledo dans une intervention publiée sur le site officiel de la CECh.<br />Mgr Rebolledo s’est ensuite attardé sur les enjeux économiques et sociaux liés à l’intelligence artificielle , soulignant que « le Saint-Père a été clair : une technologie qui ne vise que le profit économique construit une nouvelle Babel qui sacrifie les plus faibles ». « Au Chili, poursuit le président de la CECh, cela nous met directement au défi d’être plus proches de ceux qui sont confrontés à de nouvelles formes de pauvreté émergente. » « L’intelligence artificielle doit être considérée à la lumière de la doctrine sociale de l’Église afin que personne ne soit exclu ou écarté par les algorithmes. »<br />Mgr Rebolledo a ensuite réaffirmé qu’« à une époque où la désinformation et l’intelligence artificielle peuvent confondre la vérité et le mensonge, la vérité doit être préservée en tant qu’élément clé du bien commun ».<br />Le président de la CECh a enfin souligné que « la publication de Magnifica Humanitas arrive à point nommé, car tous les Évêques du pays se réuniront fin juillet pour le séminaire sur la communication en matière d’intelligence artificielle ». « Il s’agira sans aucun doute d’un texte fondamental et éclairant pour cette rencontre. Nous nous engageons à discerner, dans la communion et la coresponsabilité, les défis qu’il pose, en cherchant les moyens de les relever afin que la technologie puisse être au service du développement humain intégral », a-t-il conclu.<br />Le VIIe Séminaire international sur la communication se tiendra les 27 et 28 juillet et aura pour thème « Les défis de l’intelligence artificielle ». Les 35 Évêques chiliens participeront à ce séminaire, organisé par la Conférence épiscopale chilienne et l’Université Pontificale catholique, en collaboration avec plusieurs autres institutions. <br />Wed, 27 May 2026 14:13:51 +0200Coup d'envoi de l'Assemblée Générale 2026 des Œuvres Pontificales Missionnaireshttps://fides.org/fr/news/77738-Coup_d_envoi_de_l_Assemblee_Generale_2026_des_OEuvres_Pontificales_Missionnaireshttps://fides.org/fr/news/77738-Coup_d_envoi_de_l_Assemblee_Generale_2026_des_OEuvres_Pontificales_MissionnairesRome – « Les Œuvres Pontificales Missionnaires constituent en effet le « principal moyen » pour réveiller la responsabilité missionnaire de tous les baptisés et pour soutenir les communautés ecclésiales dans les régions où l’Église est jeune » : C’est ainsi que, le 22 mai 2026, il avait rappelé la vocation et l’importance des Œuvres Pontificales Missionnaires, en recevant au Vatican les directeurs et directrices nationaux réunis à Rome pour leur Assemblée générale annuelle.<br /> <br />Près d’un an plus tard, plus de 100 directeurs et directrices nationaux du réseau mondial des Œuvres Pontificales Missionnaires se retrouvent à nouveau dans la Ville éternelle, venus des cinq continents pour leur Assemblée annuelle. Une occasion précieuse pour définir et proposer ensemble la vocation et la contribution propres aux Œuvres Pontificales Missionnaires dans la « nouvelle ère missionnaire » rappelée avec insistance également par le magistère du Pape Prevost.<br /> <br />Un réseau mondial au service de la mission<br /> <br />L’année dernière, dans son discours adressé aux participants à l’assemblée des Œuvres Pontificales Missionnaires , le Successeur de Pierre avait affirmé que le travail des Œuvres Pontificales Missionnaires « est indispensable à la mission d’évangélisation de l’Église, comme je peux en témoigner personnellement grâce à mes années de ministère pastoral au Pérou ». Le Pape Léon avait également tenu à rappeler les missions spécifiques embrassées par chacune des quatre Œuvres Missionnaires, nées de la créativité missionnaire et du sensus fidei du Peuple de Dieu, et devenues au fil du temps partie intégrante du Dicastère missionnaire : l’Œuvre Pontificale pour la Propagation de la Foi qui – avait rappelé le Pape – « apporte son aide aux programmes pastoraux et catéchétiques, à la construction de nouvelles Églises, aux soins de santé et aux besoins éducatifs dans les territoires de mission » ; l’Œuvre Pontificale de l’Enfance Missionnaire qui « soutient des programmes de formation chrétienne pour les enfants, tout en s’occupant de leurs besoins fondamentaux et de leur protection » ; l’Œuvre Pontificale de Saint Pierre Apôtre , qui « aide à cultiver les vocations missionnaires, tant sacerdotales que religieuses », et l’Union Missionnaire Pontificale , engagée – comme l’a rappelé l’Évêque de Rome – « à former des prêtres, des religieux et des religieuses, ainsi que tout le Peuple de Dieu, pour l’œuvre missionnaire de l’Église ».<br /><br />Un Programme Chargé<br /> <br />Les séances de travail de l'Assemblée se déroulent au Collège international Saint-Laurent-de-Brindisi des Frères Capucins.<br />Aujourd’hui, jour d’ouverture de l’Assemblée, après le début des travaux, sera célébrée la liturgie eucharistique, présidée par le Cardinal Luis Antonio Gokim Tagle, Pro-préfet du Dicastère pour l’Évangélisation ; après la célébration liturgique, le Cardinal Tagle prononcera le discours d’ouverture de l’Assemblée.<br />Le programme intense des travaux de l’Assemblée se poursuivra jusqu’au mercredi 3 juin. Parmi les moments les plus attendus par les participants à l’Assemblée figurera la nouvelle audience avec le Pape Léon XIV, prévue dans la matinée du lundi 1er juin.<br />Dimanche 31 mai, les participants à l’Assemblée se rendront en pèlerinage au sanctuaire de Sainte Philomène, puis se rendront à Naples pour visiter la cathédrale et vénérer les reliques de Saint Janvier.<br /><br />Au cours des séances de travail, les rapports des quatre secrétaires généraux présenteront les activités et les bilans de chaque œuvre, et les nouveaux projets à soutenir seront présentés et approuvés. Une séance spécifique sera consacrée au thème de la communication et de la collecte de fonds . L’intervention de Mgr Samuele Sangalli, Secrétaire Adjoint chargé de l’Administration du Dicastère pour l’Évangélisation, est prévue dans l’après-midi du mardi 2 juin. <br />Le programme de l’Assemblée s’achèvera le mercredi 3 juin par la célébration eucharistique présidée par Mgr Fortunatus Nwachukwu, secrétaire du Dicastère pour l’Évangélisation.<br /><br />Les 100 ans de la Journée Mondiale des Missions<br /><br />L'année 2026 marquera le centenaire de l'instauration de la Journée Mondiale des Missions , voulue par le Pape Pie XI comme un moment privilégié pour vivre et manifester l'engagement de tout le peuple de Dieu dans l'œuvre apostolique, à travers la prière et l'offre d'un soutien matériel. <br />La Journée Mondiale des Missions est célébrée l'avant-dernier dimanche d'octobre, mois « missionnaire » par excellence.<br /> <br />L’année dernière, par le biais d’un message vidéo, le Pape Léon XIV s’était adressé à toutes les paroisses catholiques du monde pour rappeler que « chaque année, lors de la Journée Mondiale des Missions, toute l’Église s’unit dans la prière pour les missionnaires et pour la fécondité de leur travail apostolique ».<br /><br />Le Souverain Pontife avait évoqué son expérience personnelle, d’abord en tant que prêtre, puis en tant qu’Évêque missionnaire : « J’ai vu de mes propres yeux », avait-il déclaré, « comment la foi, la prière et la générosité manifestées lors de cette Journée peuvent transformer des communautés entières ».<br /><br />Cette année, la Journée Mondiale de l’offrande missionnaire est célébrée le dimanche 18 octobre. Toutes les offrandes recueillies ce dimanche-là lors des messes du monde entier sont confiées aux Œuvres Pontificales Missionnaires afin de soutenir des projets et des initiatives liés à l’annonce de l’Évangile, notamment dans les pays d’Asie, d’Afrique et d’Amérique centrale et du Sud. Un tissu vibrant de dévouement et de passion missionnaire, qui fait des Œuvres Pontificales Missionnaires un corps vivant, et non une simple entité de distribution de subventions.<br /><br />« Les Œuvres Pontificales Missionnaires », avait rappelé le Pape François dans son message aux Œuvres Pontificales Missionnaires du 21 mai 2020, « sont et doivent être vécues comme un instrument au service de la mission dans les Églises particulières, dans la perspective de la mission de l’Église, qui embrasse toujours le monde entier. C’est en cela que consiste leur contribution toujours précieuse à l’annonce de l’Évangile. Nous sommes tous appelés à préserver, par amour et par gratitude, y compris à travers vos œuvres, les germes de vie théologale que l’Esprit du Christ fait éclore et grandir là où Il le veut, même dans les déserts. Je vous en prie, demandez d’abord dans la prière que le Seigneur nous rende tous plus aptes à saisir les signes de son action, pour ensuite les montrer au monde entier ».<br /> <br />Wed, 27 May 2026 12:57:48 +0200AFRIQUE/SOUDAN DU SUD - Ebola : le diocèse de Tombura-Yambio renforce son état de vigilance et de préparationhttps://fides.org/fr/news/77737-AFRIQUE_SOUDAN_DU_SUD_Ebola_le_diocese_de_Tombura_Yambio_renforce_son_etat_de_vigilance_et_de_preparationhttps://fides.org/fr/news/77737-AFRIQUE_SOUDAN_DU_SUD_Ebola_le_diocese_de_Tombura_Yambio_renforce_son_etat_de_vigilance_et_de_preparationJuba – Le niveau de vigilance épidémiologique a été relevé dans le diocèse de Tombura-Yambio, au Soudan du Sud, suite à la propagation du virus Ebola dans la République démocratique du Congo voisine.<br />« Bien qu'aucun cas confirmé n'ait encore été signalé dans notre région, le risque de transmission transfrontalière reste élevé en raison des fréquents déplacements de population au sein de la région. Par conséquent, nous ne pouvons rester passifs ou pris au dépourvu », écrit le Père Charles Mbikoyo, directeur de la Caritas diocésaine, dans un communiqué envoyé à l'Agence Fides.<br />Le Père Mbikoyo ordonne « que le Département des services de santé pour le bien-être et l’intégration, par l’intermédiaire de l’hôpital missionnaire Sainte-Thérèse, intensifie immédiatement les mesures d’alerte, de préparation et de sensibilisation du public afin de protéger nos communautés et nos institutions ».<br />Le Département de la santé est donc chargé de : « Renforcer les mécanismes de surveillance et de détection précoce dans tous les établissements de santé et au sein des communautés ; intensifier la sensibilisation et l'éducation sanitaire concernant les symptômes d'Ebola, les mesures de prévention, les pratiques d'hygiène et l'importance d'une notification rapide ; préparer des équipes d'intervention d'urgence et garantir la capacité de mise en quarantaine en collaboration avec les autorités sanitaires ; Encourager la population à rester calme mais vigilante, à éviter toute panique inutile et à respecter rigoureusement les directives en matière de santé publique ; Collaborer avec le cabinet du ministre de la Santé et avec tous les partenaires sanitaires gouvernementaux et humanitaires concernés ; Mobiliser les responsables communautaires, les églises, les écoles et les structures locales pour soutenir les campagnes de prévention et un comportement responsable de la part de la communauté ».<br />Le père Mbikoyo conclut en exhortant la population à éviter tout contact inutile avec des personnes ou des corps suspectés d’être infectés, à respecter les bonnes pratiques d’hygiène, à signaler immédiatement toute maladie inhabituelle au centre de santé le plus proche et à éviter de répandre des rumeurs ou des informations erronées.<br />À l’heure actuelle, les autorités sud-soudanaises n’ont signalé aucun cas d’Ebola sur leur territoire, mais elles ont adopté des mesures de surveillance, de dépistage et d’intervention. <br />En RDC, on recense environ 105 cas confirmés et plus de 900 cas suspects . Selon certaines estimations, le nombre total de cas suspects et confirmés dépasse les 1 000, avec au moins 241 décès signalés. En Ouganda, une dizaine de cas ont été confirmés, avec un décès. <br />Wed, 27 May 2026 12:30:41 +0200ASIE/INDE - Une éthique pour l'intelligence artificielle : l'Église indienne accueille « Magnifica Humanitas » comme guide pour les fidèleshttps://fides.org/fr/news/77736-ASIE_INDE_Une_ethique_pour_l_intelligence_artificielle_l_Eglise_indienne_accueille_Magnifica_Humanitas_comme_guide_pour_les_fideleshttps://fides.org/fr/news/77736-ASIE_INDE_Une_ethique_pour_l_intelligence_artificielle_l_Eglise_indienne_accueille_Magnifica_Humanitas_comme_guide_pour_les_fidelesNew Delhi - Donner une éthique à l'intelligence artificielle et la mettre au service de la dignité humaine, de la protection des pauvres et des personnes vulnérables : tels sont quelques-uns des points saillants de l'encyclique « Magnifica Humanitas », que les Évêques indiens ont accueillie favorablement, comme l'indique un communiqué publié à la suite de la publication de la première encyclique du Pape Léon XIV. <br />La Conférence épiscopale de l’Inde a qualifié le texte de « contribution précieuse à la doctrine sociale de l’Église, dans la continuité de Rerum Novarum », le présentant comme « un guide pour relever les défis liés à l’IA », qui, dans le contexte indien, sont nombreux : emploi, inégalités, surveillance et concentration du pouvoir. La perspective à adopter pour aborder ces questions, a souligné la CBCI, est – comme le montre clairement l’encyclique – celle de réaffirmer « la centralité de la personne humaine, créée à l’image de Dieu », et d’œuvrer pour que le développement technologique « soit guidé par des principes éthiques fondés sur la dignité humaine, la justice et le bien commun ».<br />L’Église indienne – une communauté d’environ 20 millions de fidèles dans le pays – entend utiliser l’encyclique pour former et sensibiliser les communautés et les institutions éducatives sur ce thème. « Dans le contexte indien – recommandent les Évêques – où la numérisation rapide et l’adoption de l’intelligence artificielle transforment l’éducation, le travail et la société, la CBCI considère Magnifica Humanitas comme un guide précieux pour les pasteurs, les éducateurs, les responsables politiques et les fidèles. Les Évêques s'engagent à étudier et à diffuser l'encyclique, en particulier dans les programmes de formation, au sein des établissements d'enseignement catholiques et dans l'apostolat social.<br />Le Cardinal Anthony Poola, président de la CBCI, fait remarquer que ce document offre « une boussole morale claire à une époque de mutations technologiques rapides », soulignant la nécessité de protéger les plus vulnérables, en particulier les pauvres, les jeunes et les communautés marginalisées, contre les répercussions négatives potentielles d'une intelligence artificielle incontrôlée. « La CBCI encourage tous les catholiques et toutes les personnes de bonne volonté à lire l’encyclique dans un esprit de prière et à promouvoir une culture où la technologie est au service du développement intégral de chaque personne humaine. »<br />En particulier, l’une des préoccupations de l’Église concerne l’impact de l’IA sur les Dalits : d’une part, elle risque d’amplifier des discriminations historiques, d’autre part, elle offre des opportunités potentielles d’inclusion, si elle est gérée selon des critères éthiques et de développement réel.<br />En Inde, l’un des pays les plus actifs dans le développement de l’IA, notamment grâce à des investissements publics, Magnifica Humanitas arrive à un moment où le débat national sur l’éthique et l’impact de l’IA sur la société, le secteur éducatif et la justice sociale, en particulier sur les plus pauvres, bat son plein.<br />Dans ce contexte, le texte du Pape a également suscité l'intérêt des médias grand public indiens : le quotidien « The Hindu », par exemple, a mis en avant l'appel du Pape à « désarmer » l'IA, présentant l'encyclique comme « un manifeste éthique mondial » qui invite également l'Inde à adopter des mesures réglementaires appropriées.<br />Parmi les aspects les plus intéressants dans le contexte indien, abordés dans des analyses publiées dans des journaux tels que « Economic Times » et « Times of India », figure celui concernant l’emploi, compte tenu des risques potentiellement très élevés pour l’emploi, étant donné l’importance significative du secteur des technologies de l’information dans le pays. D'une manière générale, les médias indiens ont apprécié l'appel à une réglementation nécessaire des processus d'IA et l'appel à la primauté de la personne sur le profit et l'innovation.<br /> Wed, 27 May 2026 12:21:40 +0200ASIE/LAOS ET CAMBODGE - Confirmation au poste de directeur des Œuvres Pontificales Missionnaireshttps://fides.org/fr/news/77735-ASIE_LAOS_ET_CAMBODGE_Confirmation_au_poste_de_directeur_des_OEuvres_Pontificales_Missionnaireshttps://fides.org/fr/news/77735-ASIE_LAOS_ET_CAMBODGE_Confirmation_au_poste_de_directeur_des_OEuvres_Pontificales_MissionnairesCité du Vatican - Le Cardinal Luis Antonio G. Tagle, Pro-Préfet du Dicastère pour l’Évangélisation , a confirmé, le 4 octobre 2025, le Père Paul Chatsirey Roeung dans ses fonctions de Directeur national des Œuvres Pontificales Missionnaires au Laos et au Cambodge, pour la période quinquennale 2025-2030.<br /> Tue, 26 May 2026 15:26:57 +0200ASIE/MYANMAR - Radio Veritas diffuse désormais en deux nouvelles langues : la « Bonne Nouvelle » pour les minorités ethniques, entre déplacements forcés et incertitudehttps://fides.org/fr/news/77734-ASIE_MYANMAR_Radio_Veritas_diffuse_desormais_en_deux_nouvelles_langues_la_Bonne_Nouvelle_pour_les_minorites_ethniques_entre_deplacements_forces_et_incertitudehttps://fides.org/fr/news/77734-ASIE_MYANMAR_Radio_Veritas_diffuse_desormais_en_deux_nouvelles_langues_la_Bonne_Nouvelle_pour_les_minorites_ethniques_entre_deplacements_forces_et_incertitudeYangon - Radio Veritas Asia , la radio des communautés catholiques du vaste continent asiatique, étend ses services linguistiques au Myanmar et lance des émissions en langues akha et kayan, diffusant ainsi l’Évangile dans les États Shan et Kayah au profit des populations issues des minorités ethniques. Cette étape importante pour la mission de l’Église a été annoncée le 24 mai, dimanche de Pentecôte, dans la cathédrale Sainte-Marie de Yangon, lors d’une cérémonie que le Cardinal Charles Bo, président de la Conférence épiscopale catholique du Myanmar, a qualifiée de « journée bénie pour l’Église au Myanmar ».<br />Ces nouveaux services visent à atteindre deux communautés ethniques du Myanmar. Le service akha desservira environ 700 000 personnes akha, principalement dans l’État Shan, ainsi que de nombreux fidèles du diocèse de Kengtung. Le service kayan s’adresse à environ 250 000 personnes de l’État de Kayah , dont les communautés sont principalement concentrées dans les diocèses de Pekhon, Loikaw, Taungngu et Taunggyi.<br />Cette initiative a suscité une grande joie et une profonde gratitude, exprimées par le responsable du service RVA Akha, Mgr John Saw Yaw Han, Évêque de Kengtung, et par le responsable du service RVA Kayan, Mgr Felice Ba Htoo, Évêque coadjuteur de Pekhon.<br />Les émissions de RVA proposent des contenus à caractère religieux, des réflexions quotidiennes, des homélies dominicales, des actualités de l'Église, la vie des saints, des programmes destinés aux jeunes et aux familles, ainsi que des messages du Pape : « Le service de RVA est aussi un don qui permet de rester toujours en lien et en communion avec le Pape et avec l’Église universelle », ont déclaré les Évêques, « et il représente un soutien spirituel important, à travers la Parole de Dieu, pour les personnes dans le besoin, épuisées ou déplacées ».<br />Mgr Celso Ba Shwe, Évêque du diocèse de Loikaw, a souligné : « RVA porte le message de l’Évangile dans les périphéries ; la Bonne Nouvelle parvient ainsi aux familles, aux jeunes, aux personnes âgées et à la société, touchant le cœur des gens ».<br />Le coordinateur national de RVA au Myanmar, le père Patrick Soe Htun, a décrit Radio Veritas comme un « pont qui relie les personnes au-delà des frontières et des difficultés, surtout pendant les moments difficiles que traverse actuellement le Myanmar ».<br />Mgr Andrea Ferrante, chargé d'affaires du Saint-Siège au Myanmar, s'est félicité de l'extension de ce service, exhortant les nouveaux communicateurs à devenir « des voix d'espoir » au milieu de la souffrance et de l'incertitude.<br />Ces deux services couvrent des zones particulièrement touchées par le conflit civil : le contexte social dans l’État de Shan reste extrêmement instable, marqué par des affrontements entre l’armée et des groupes locaux, avec un durcissement des blocus économiques qui entraînent des niveaux critiques d’insécurité alimentaire pour les populations les plus vulnérables et des taux de malnutrition aiguë parmi les personnes déplacées à l’intérieur du pays.<br />La situation dans l’État de Kayah, le plus petit du Myanmar en superficie, est l’une des plus dramatiques et extrêmes de toute la guerre civile birmane. La région est le théâtre d’affrontements de haute intensité. On estime que plus de la moitié de la population totale de l'État de Kayah a été contrainte de fuir ses foyers et que des dizaines de milliers de réfugiés ont trouvé refuge dans la jungle ou le long de la frontière thaïlandaise. La guerre a transformé l'État de Kayah en une zone d'urgence humanitaire permanente, où la population civile est prise au piège entre les affrontements et de graves problèmes de subsistance quotidienne.<br />L'offre actuelle de services linguistiques de RVA au Myanmar comprend désormais les langues suivantes : birman, sgaw karen, pwo karen, kachin jinghpaw, kachin lisu, kachin rawang, hakha chin, falam chin, tedim chin, k'cho, akha et kayan. Avec ces deux nouveaux services linguistiques, RVA au Myanmar parle 12 langues locales, et le nombre total de services linguistiques RVA à l'échelle mondiale s'élève désormais à 23.<br /> Tue, 26 May 2026 13:04:25 +0200AFRIQUE/TUNISIE - Confirmation dans ses fonctions du directeur des Œuvres Pontificales Missionnaireshttps://fides.org/fr/news/77733-AFRIQUE_TUNISIE_Confirmation_dans_ses_fonctions_du_directeur_des_OEuvres_Pontificales_Missionnaireshttps://fides.org/fr/news/77733-AFRIQUE_TUNISIE_Confirmation_dans_ses_fonctions_du_directeur_des_OEuvres_Pontificales_MissionnairesCité du Vatican - Le Cardinal Luis Antonio G. Tagle, Pro-préfet du Dicastère pour l’Évangélisation , a confirmé, en date du 1er août 2025, dans ses fonctions de directeur national des Œuvres Pontificales Missionnaires en Tunisie, Mgr Nicolas Pierre Jean Lhernould, Archevêque du diocèse de Tunis, pour la période quinquennale 2025-2030 .<br />EG <br /><br /><br />Tue, 26 May 2026 12:47:14 +0200ASIE/MYANMAR - Taungngu: nomination de l'Évêque coadjuteurhttps://fides.org/fr/news/77732-ASIE_MYANMAR_Taungngu_nomination_de_l_Eveque_coadjuteurhttps://fides.org/fr/news/77732-ASIE_MYANMAR_Taungngu_nomination_de_l_Eveque_coadjuteurCité du Vatican - Le Saint-Père a nommé Évêque coadjuteur du diocèse de Taungngu le père Bernardino Ne Ne, membre du clergé du diocèse de Loikaw, jusqu’à présent curé de la paroisse Mother of God à Sondu. Mgr Bernardino Ne Ne est né le 20 mai 1970 à Loikaw, dans le diocèse de Loikaw. Après avoir fréquenté le petit séminaire Sainte-Thérèse à Taunggyi, il a étudié la philosophie au grand séminaire Saint-Joseph de Pyin Oo Lwin et la théologie au grand séminaire Saint-Joseph de Yangon. Il a été ordonné prêtre le 13 avril 1995 pour le diocèse de Loikaw. Il a occupé les fonctions suivantes et poursuivi ses études : vicaire de la paroisse St. Joseph à Dimoso ; curé de la paroisse Mary Immaculate Conception à Khabe ; vicaire de la paroisse Our Lady Queen of Peace à Doungankha ; Licence en théologie morale à l’Académie pontificale Alfonsiana de Rome ; curé de Mary Immaculate Conception à Khabe ; recteur du séminaire intermédiaire St. Peter’s du diocèse de Loikaw ; Directeur national des Œuvres Pontificales missionnaires du Myanmar ; Directeur de la résidence du diocèse de Loikaw à Yangon ; Cours de perfectionnement à l’East Asian Pastoral Institute à Manille, aux Philippines ; Curé de Mother of God à Sondu .ASIE/MYANMAR - Taungngu: nomination de l'Évêque coadjuteur<br /> <br />Tue, 26 May 2026 12:42:14 +0200ASIE/CORÉE - Nomination de Mgr l'Archevêque coadjuteur de Daeguhttps://fides.org/fr/news/77731-ASIE_COREE_Nomination_de_Mgr_l_Archeveque_coadjuteur_de_Daeguhttps://fides.org/fr/news/77731-ASIE_COREE_Nomination_de_Mgr_l_Archeveque_coadjuteur_de_DaeguCité du Vatican - Le Saint-Père a nommé Archevêque coadjuteur de l’archidiocèse métropolitain de Daegu Mgr Simon Jong-Gang Kim, jusqu’à présent évêque de Cheongju. Mgr Simon Jong-Gang Kim est né le 2 janvier 1965 dans le diocèse de Cheongju. Après avoir fréquenté le Grand Séminaire de Daegu, il a obtenu une maîtrise en théologie à l’Université catholique de Daegu. Il a ensuite obtenu une licence en histoire de l’Église à l’Université Pontificale Grégorienne de Rome.<br />Il a été ordonné prêtre le 28 juin 1996 pour le diocèse de Cheongju.<br />Il a occupé les fonctions suivantes et poursuivi ses études : vicaire à Seoundong, diocèse de Cheongju , puis à Heungdeok, diocèse de Cheongju ; curé à Haksan, diocèse de Cheongju ; vice-recteur du Collège pontifical missionnaire international Saint-Paul-Apôtre de Rome ; Directeur de la pastorale des jeunes ; Curé de Gyemyeong ; Professeur et directeur spirituel du Grand Séminaire de Daejeon ; Économe de la Conférence épiscopale de Corée ;<br />Il a été nommé évêque de Cheongju le 19 mars 2022 et a reçu la consécration épiscopale le 2 mai suivant.<br />Au sein de la Conférence épiscopale de Corée : membre de la Commission épiscopale pour la doctrine de la CBCK ; depuis 2022, membre puis président de la Commission épiscopale spéciale pour la promotion des béatifications et des canonisations de la CBCK ; depuis 2023, président de la Commission épiscopale pour la pastorale des jeunes de la CBCK et membre de la Commission épiscopale pour la mission et la pastorale de la CBCK.<br /> Tue, 26 May 2026 12:33:04 +0200ASIE/INDE - Instabilité, barrages routiers et manifestations au Manipur : tensions vives et crise des otages toujours en courshttps://fides.org/fr/news/77730-ASIE_INDE_Instabilite_barrages_routiers_et_manifestations_au_Manipur_tensions_vives_et_crise_des_otages_toujours_en_courshttps://fides.org/fr/news/77730-ASIE_INDE_Instabilite_barrages_routiers_et_manifestations_au_Manipur_tensions_vives_et_crise_des_otages_toujours_en_coursImphal - La paix n'est pas au rendez-vous au Manipur. Selon des sources locales de Fides, l'État connaît une nouvelle escalade de l'instabilité et des manifestations visant à réclamer la libération de 14 otages Kuki et de 6 Naga, enlevés par des groupes armés, dans un contexte de chaos et de tensions sociales. Des barrages routiers et des manifestations sont en cours dans plusieurs zones et la circulation sur les autoroutes des districts montagneux a été interrompue. <br />La crise des otages entre les communautés Naga et Kuki-Zo en est à sa deuxième semaine et n'a toujours pas été résolue, malgré les négociations, les médiations des chefs religieux et les opérations des forces de sécurité.<br />La crise a débuté après l'embuscade tendue à un convoi de pasteurs baptistes et le meurtre de trois pasteurs, Vumthang Sitlhou, le révérend Kaigoulun Lhouvum et le pasteur Paogoulen Sitlhou . Les enlèvements qui ont suivi, commis en représailles, montrent à quelle vitesse la situation a dégénéré en une instabilité générale.<br />Malgré les attaques subies, dans cette crise qui concerne des otages civils des deux communautés, les chefs religieux chrétiens se sont directement impliqués, aux côtés d’organisations tribales, de groupes de la société civile, des autorités locales et des forces de sécurité, pour négocier la libération des personnes enlevées.<br />Entre-temps, l'enquête se poursuit pour retrouver les auteurs de l'embuscade et du meurtre des trois pasteurs. À l'heure actuelle, les agresseurs n'ont pas encore été identifiés et les raisons de ce massacre, qui a frappé des personnes pleinement engagées en faveur de la paix et de la réconciliation, restent obscures. Cinq personnes blessées lors de l'embuscade sont toujours hospitalisées à Imphal.<br />Cette attaque soulève de sérieuses inquiétudes quant à la sécurité des responsables religieux qui opèrent dans une zone de conflit ouvert, « alors que les communautés chrétiennes engagées pour la paix sont confrontées à une vulnérabilité croissante », relève un prêtre local auprès de Fides. « En ce moment, note-t-il, il faut protéger les responsables religieux engagés dans la réconciliation dans le conflit interethnique qui oppose les groupes ethniques Kuki, Meitei et Naga ». <br />Le Manipur est en proie depuis 2023 à un conflit qui opposait initialement les deux groupes Kuki et Meitei, puis s’est étendu pour impliquer également les Naga.<br /> Tue, 26 May 2026 12:17:34 +0200« Pourquoi es-tu ici ? » : l’héritage d’un missionnaire coréen en Mongoliehttps://fides.org/fr/news/77728-Pourquoi_es_tu_ici_l_heritage_d_un_missionnaire_coreen_en_Mongoliehttps://fides.org/fr/news/77728-Pourquoi_es_tu_ici_l_heritage_d_un_missionnaire_coreen_en_Mongoliepar Marie-Lucile Kubacki<br /><br />Ulaanbaatar – Trois ans après sa disparition, survenue le 26 mai 2023, la figure du père Stefano Kim SeongHueon continue d’habiter la mémoire de l’Église en Mongolie. Missionnaire coréen, vicaire général de la Préfecture apostolique d’Oulan-Bator, il avait fait de sa vie une réponse à une question qui l’accompagnait depuis l’enfance : « Pourquoi sont-ils venus ici ? ».<br /><br />Nous l’avions rencontré un mois avant sa mort, dans une chapelle située sous la cathédrale, dédiée à Notre-Dame de Fatima, à laquelle il était particulièrement dévoué. Il nous avait raconté son parcours spirituel et vocationnel, évoquant notamment le souvenir de la tombe d’un missionnaire français enterré dans le village où il avait vécu enfant.<br />Il avait grandi dans une paroisse fondée par des missionnaires, dans le diocèse de Daejeon, en Corée du Sud. « J’ai grandi en me demandant : “Pourquoi sont-ils venus ici ?”. Je me le demandais d’autant plus que, à l’époque, leurs pays d’origine me semblaient beaucoup plus intéressants que celui où je vivais… ». Une question mûrie dans le silence, et sans en faire état, mais qui l’a lentement conduit au séminaire, vers le sacerdoce.<br />Au cours de ses études, la rencontre avec un missionnaire coréen marqua un tournant : « Je ne me souviens pas du contenu exact de son intervention, mais je me rappelle encore les dernières paroles qu’il a prononcées : “L’un de vous partira à l’étranger comme missionnaire” ». Cette phrase le transperça. « En l’entendant, je me suis dit : “Et si c’était moi ?” ».<br /><br />À partir de là, son regard sur sa vocation commença à changer. En quatrième année, l’évêque l’envoya à Rome pour étudier la missiologie : « Je me suis ainsi retrouvé à étudier la missiologie, alors que je me préparais à devenir prêtre pour mon diocèse… ».<br />De cette tension naquit une question plus radicale : « Mais quelle était mon identité sacerdotale ? Comment pouvais-je concilier mon identité de prêtre diocésain avec celle de missionnaire, qui me semblait alors comme un habit trop grand pour moi ? ». La réponse prit forme en posant un regard contemplatif l’Évangile : « Je me suis demandé : les douze disciples étaient-ils des prêtres diocésains ou des missionnaires ? Et Jésus ? ». En regardant leur vie, il reconnut un trait commun : « Ils étaient les prédécesseurs de ces prêtres diocésains qui ne ferment jamais la porte, même lorsqu’ils sont fatigués, et qui disent : “Laissez les gens venir à moi !” ». Dans cette image, il trouva une synthèse aux questions qui l'habitaient : « Car telle est précisément la spiritualité du prêtre diocésain : garder la porte ouverte ». Et en lui « résonna un grand “oui” », car il comprit que le prêtre diocésain « pouvait être missionnaire ».<br />Avant même de partir, il décida de vivre ainsi sa vocation : « Puisque le coréen était ma langue maternelle, j’ai décidé d’être un missionnaire coréen en Corée, mais en le vivant comme si j’étais au bout du monde ». Ce changement de perspective, racontait-il, l’avait rendu « profondément heureux ».<br /><br />Puis vint la Mongolie. « Un jour, j’ai appris que l’évêque cherchait quelqu’un disposé à partir en Mongolie ». À ce moment-là, le souvenir lui revint de l’un des missionnaires français de son enfance, le premier curé, qu’il avait connu seulement grâce un monument : « J’avais découvert son existence grâce à un monument sur lequel son nom était gravé ». C’est alors qu’il comprit : « Pourquoi suis-je ici ? Pour moi, c’est de plus en plus clair : pour ce nom sur le monument. Un jour, moi aussi je serai mort, et peut-être que des enfants, en voyant mon nom, se demanderont : “Pourquoi le père Kim était-il ici ?” », racontait-il.<br /><br />En Mongolie, où il avait fondé la paroisse Sainte-Marie-de-l’Assomption dans le district de Khan-Uul, le père Stefano fit la connaissance d’une Église pauvre et jeune. « En Mongolie, nous n’en sommes encore qu’au début ». Et pourtant, observait-il, « dans le monde entier, l’ultralibéralisme et le consumérisme deviennent un défi pour tous les chrétiens ». La pauvreté de l’Église mongole ne lui apparaissait pas comme une limite, mais comme une ressource évangélique : « Nous sommes pauvres, et c’est précisément là notre richesse ». En regardant saint François d’Assise, il renversait la perspective : « Saint François d’Assise était riche et a dû se dépouiller de tous ses biens pour suivre Jésus. Le “saint François” d’Oulan-Bator est né pauvre et n’a rien dont il doive se dépouiller pour suivre Jésus ». Si l’on reconnaît « la richesse de la pauvreté », en découvrant que Dieu a fait « le don de ne devoir renoncer à rien pour le suivre », alors « le “saint François” d’Oulan-Bator peut être heureux ».<br />Il était toutefois conscient de l’ambivalence de tout discours sur la pauvreté : « Nous devons aussi être conscients qu’il est indécent d’exalter les bienfaits de la pauvreté devant les pauvres, si nous ne partageons pas leur condition ». C’est pourquoi il insistait : c’est « un véritable défi pour les missionnaires » : « nous devons être ce que nous prêchons ». « Ce que nous pouvons offrir aux personnes, c’est aussi une manière de cohabiter avec la souffrance. Non pas en l’évitant, car elle existe, même si elle ne nous plaît pas et que nous ne la recherchons pas, mais en trouvant un chemin pour la traverser, en suivant les traces et les pas de Jésus ».<br /><br />Lorsqu’il racontait sa vie, il revenait souvent, avec le sourire, sur la période où il avait « décidé de faire un pas en arrière par rapport à la mission, en se retirant pendant quatre ans dans une ger à la campagne ». Là, dans cette tente mongole utilisée comme habitation, il avait expérimenté « la joie d’une vie simple ». Il ramassait le crottin de cheval pour le poêle, allait chercher de l’eau, partageait le quotidien des bergers. En comparant « les deux styles de vie – celui de la frénésie de la ville, où l’on peut acheter une grande variété de choses, et celui, simple, de la campagne –, l’un m’a semblé nettement préférable à l’autre », témoignait-il.<br />De cette expérience est née aussi l’une de ses images les plus fortes : « Dans les ger, dans les campagnes et même à Oulan-Bator, il n’y a pas d’eau courante, et il faut aller la chercher… Les gens savent ce que signifie trouver de l’eau fraîche. C’est pourquoi nous devons être présents, pour qu’ils puissent trouver des puits d’eau fraîche dans nos églises ». Nous sommes là, disait-il, « pour parler du Royaume de Dieu et du salut », pour offrir « la Bonne Nouvelle qui les rendra libres. De quoi ? De l’esclavage du péché et du sentiment de culpabilité ». Cette libération est « très concrète, presque physique : c’est comme déposer à terre des seaux d’eau lourds ». « Nous ne suivons pas Jésus pour offrir une vie pleine de succès, mais une vie pleine, véritablement pleine, qui nous remplisse intérieurement de cette eau vive ».<br /><br />C’est là la véritable joie qu’il espérait voir un jour reconnue par les chrétiens mongols : « Viendra le jour où les chrétiens mongols auront suffisamment d’expérience pour comparer les styles de vie qui s’offrent à eux, et peut-être alors prononceront-ils ce “ah”, ce soupir de reconnaissance : “Ah… je préfère ce type de bonheur” ». « Le tournant viendra. Quand ? Je ne sais pas. Mais un jour ils reconnaîtront où se trouve le vrai bonheur et diront : “C’est ce que j’ai cherché toute ma vie”. Et nous serons là pour les accueillir, avec la porte grande ouverte. En réalité, nous sommes déjà là ».<br /><br />La trace que Stefano Kim a laissée en Mongolie demeure particulièrement vivante parmi les jeunes, aujourd’hui adultes, qui se souviennent de son dévouement à la pastorale des jeunes, de sa proximité et de sa soif de vie. En 2024, le diocèse de Daejeon, avec le Korea Catholic Times, a réalisé un film de vulgarisation intitulé « Wind of the Prairie – The Last Lecture of a Mongolian Missionary », qui a contribué à faire mieux connaître sa figure. En 2025, le Korea Catholic Times a ensuite publié un nouveau documentaire intitulé « Who Is a Priest? », coproduit avec la Korean Prado Priests Association, retraçant sa vie et sa mission en Mongolie.<br />Alors que la Préfecture apostolique d’Oulan-Bator se prépare, comme chaque année, à célébrer la messe sur sa tombe le 26 mai, la question qui a traversé la vie du père Stefano continue de résonner, adressée à chacun : « Pourquoi es-tu ici ? ». « Les missionnaires annoncent l’Évangile de nombreuses manières, mais la plus puissante est le témoignage de leur propre vie : “Pourquoi es-tu ici ?”. C’est une question puissante ». Tue, 26 May 2026 12:09:25 +0200