Fides News - French (Standard)https://fides.org/Les Dépêches de l'Agence FidesfrLes contenus du site sont publiés sous licence Creative Commons.AFRIQUE/NAMIBIE - Nomination du Vicaire Apostolique de Runduhttps://fides.org/fr/news/77669-AFRIQUE_NAMIBIE_Nomination_du_Vicaire_Apostolique_de_Runduhttps://fides.org/fr/news/77669-AFRIQUE_NAMIBIE_Nomination_du_Vicaire_Apostolique_de_RunduCité du Vatican - Le Saint-Père a nommé Vicaire Apostolique du Vicariat Apostolique de Rundu Mgr Linus Ngenomesho, O.M.I., jusqu’à présent Administrateur apostolique de cette même circonscription.<br />Mgr Linus Ngenomesho, O.M.I., est né le 22 août 1969 à Omatando, dans l’archidiocèse de Windhoek . Il a étudié la philosophie et la théologie au St. Joseph’s Oblates Scolasticate de Cedera, en Afrique du Sud.<br />Il a été ordonné prêtre le 26 janvier 2002 pour la Congrégation des Oblats de Marie Immaculée .<br />Il a occupé les fonctions suivantes : vicaire paroissial à Gobabis, dans l’archidiocèse de Windhoek, et assistant maître des novices à la Maison de formation O.M.I. de Dabra ; Conseiller provincial des Oblats de Marie Immaculée de la province de Namibie ; directeur de la Maison de formation O.M.I. et curé de l’église Saint-Boniface à Windhoek ; doyen du doyenné de Windhoek ; Membre du Collège des consulteurs de l’archidiocèse de Windhoek ; Curé de l’église Saint-Pierre-Claver à Ukahandja ; Supérieur provincial des Oblats de Marie Immaculée de la province de Namibie et président de la région O.M.I. pour l’Afrique et Madagascar ; secrétaire général de la Conférence épiscopale de Namibie ; depuis 2020, administrateur apostolique du vicariat apostolique de Rundu.<br /> .Mon, 11 May 2026 12:44:59 +0200AFRIQUE/TCHAD - Des civils victimes des bombardements de l'armée de l'air tchadienne contre des djihadistes présuméshttps://fides.org/fr/news/77668-AFRIQUE_TCHAD_Des_civils_victimes_des_bombardements_de_l_armee_de_l_air_tchadienne_contre_des_djihadistes_presumeshttps://fides.org/fr/news/77668-AFRIQUE_TCHAD_Des_civils_victimes_des_bombardements_de_l_armee_de_l_air_tchadienne_contre_des_djihadistes_presumesN'Djamena – Des avions tchadiens ont pris pour cible des djihadistes nigérians de Boko Haram le long des rives du lac Tchad, mais ont fini par faire des victimes parmi les civils.<br />Selon des sources locales, les bombardements auraient tué plusieurs dizaines de pêcheurs qui continuaient – avec l’autorisation des djihadistes – à jeter leurs filets dans les eaux du lac qui baignent, outre le Tchad, le Niger et le Nigeria. Au moins 40 pêcheurs seraient portés disparus.<br />Les frappes aériennes, qui se poursuivent depuis le 8 mai, font suite à une attaque djihadiste contre des militaires tchadiens survenue le 4 mai, qui avait causé la mort de 23 soldats. Le 6 mai, au moins 27 personnes, dont 11 militaires et 16 djihadistes, avaient trouvé la mort lors d’un autre affrontement, toujours sur les rives du lac Tchad.<br />Au-delà de la présence des djihadistes, l'instabilité qui touche la région du lac Tchad trouve son origine dans les conflits agro-pastoraux qui affectent de vastes zones du sud, du centre et de l'est du pays. Les populations zaghawa, en particulier, sont accusées d'avoir spolié les populations locales de la région du lac de leur bétail, avec la protection de certains hauts gradés de l'armée. Les attaques contre les militaires tchadiens ne seraient pas seulement le fait des djihadistes, mais aussi de bergers locaux dont le bétail avait été volé.<br />Les estimations d'organisations spécialisées dans l'analyse des crises montrent que les conflits agro-pastoraux ont fait plus d'un millier de morts et environ deux mille blessés entre 2021 et 2024.<br />À l’issue de la prière du Regina Caeli, le dimanche 10 mai, le Pape Léon XIV a évoqué la situation d’insécurité qui touche plusieurs pays du Sahel. « J’ai appris avec inquiétude les nouvelles concernant la recrudescence des violences dans la région du Sahel, en particulier au Tchad et au Mali, touchés par de récentes attaques terroristes », a déclaré le Souverain Pontife. « J’assure de mes prières les victimes et ma proximité à ceux qui souffrent. Je souhaite que toute forme de violence cesse et j’encourage tous les efforts en faveur de la paix et du développement dans cette terre bien-aimée. ». <br />Mon, 11 May 2026 12:43:12 +0200Les communautés catholiques chinoises célèbrent Marie, « Notre-Dame de Chine », à la veille de la fête dédiée à toutes les mèreshttps://fides.org/fr/news/77667-Les_communautes_catholiques_chinoises_celebrent_Marie_Notre_Dame_de_Chine_a_la_veille_de_la_fete_dediee_a_toutes_les_mereshttps://fides.org/fr/news/77667-Les_communautes_catholiques_chinoises_celebrent_Marie_Notre_Dame_de_Chine_a_la_veille_de_la_fete_dediee_a_toutes_les_meresPékin – Chaque année, le deuxième samedi de mai – jour précédant la fête des Mères, au cours du mois dédié à la Vierge Marie –, l’Église en Chine célèbre solennellement une fête spéciale dédiée à la « Mère céleste de la Chine ».<br />Cette célébration fait référence à la décision de consacrer la Chine à Notre-Dame de Donglv, vœu exprimé à l’unanimité par les Évêques participant au Primum Concilium Sinese, qui s’est tenu à Shanghai en 1924.<br />L’institution de cette fête fut un signe concret et significatif de la dévotion mariale qui anime le peuple de Dieu en Chine.<br />Le 8 décembre 1941, le Pape Pie XII a accédé à la demande des Évêques chinois et a officiellement institué la grande fête dédiée à la « Reine de Chine ». Les Évêques locaux ont proclamé « Notre-Dame de Chine, Reine céleste du peuple chinois » la Vierge de Donglv, dans le sanctuaire marial de la province du Hebei.<br />Au cours des dernières décennies, la dévotion mariale des catholiques chinois a continué de s’exprimer malgré les vicissitudes, et la célébration de Marie Reine de Chine s’est confondue avec la fête dédiée aux mères. Des congrégations religieuses féminines dédiées à la Mère Céleste ont vu le jour, comme la Congrégation des Missionnaires de la Mère Céleste du diocèse de Yanggu, dans le Shandong, fondée en 1940, en période de guerre, par le premier cardinal chinois, Mgr Thomas Tien Ken-sin, originaire de la province du Shandong.<br />Chaque année, à l’occasion de la fête de la Patronne, la supérieure générale et les sœurs participent à l’adoration eucharistique, à la récitation communautaire du rosaire et du chapelet de la Divine Miséricorde, ainsi qu’à une procession mariale. De plus, une statue de la Vierge est érigée pour bénir chaque chambre des sœurs.<br />Le 9 mai, les groupes du Rosaire de la paroisse de Nanxi, dans le diocèse de Wenzhou, se sont réunis pour participer à un cours de formation mariale après la célébration solennelle d'action de grâce en l'honneur de Notre-Dame de Chine. Le curé, originaire de la région, a pu expliquer dans le dialecte local l’histoire de la dévotion mariale, notamment aux personnes âgées, en présentant Marie comme un exemple et un réconfort pour toutes les mères, dans leur grande mission d’accompagner leurs enfants sur le chemin de la foi, à la découverte de la vocation de chacun. « Il n’existe pas de prière plus efficace que le rosaire », a déclaré le prêtre, concluant la rencontre par la récitation en commun de la prière dédiée à Notre-Dame de Chine. <br />Dans les paroisses de la province du Jiangxi, le 10 mai, jour de la fête des mères, de nombreuses mères ont reçu en cadeau des bouquets de fleurs et des peignes. Des prêtres et des laïcs se sont rendus dans les hôpitaux pour rendre visite aux mères hospitalisées. <br />Dans le diocèse de Pékin, chaque paroisse, en plus de la liturgie eucharistique solennelle, a rendu hommage aux mères en leur distribuant des cadeaux en signe de gratitude. À la cathédrale Saint-Sauveur, chaque maman a reçu un sac contenant un plant et une carte de vœux, tandis qu’à l’église du séminaire diocésain, les mères ont reçu en cadeau des ustensiles en porcelaine.<br /> <br />Mon, 11 May 2026 12:40:09 +0200ASIE/INDONÉSIE - Dix-sept ans plus tard : les Camilliens reviennent à Bolawolon, là où tout a commencéhttps://fides.org/fr/news/77666-ASIE_INDONESIE_Dix_sept_ans_plus_tard_les_Camilliens_reviennent_a_Bolawolon_la_ou_tout_a_commencehttps://fides.org/fr/news/77666-ASIE_INDONESIE_Dix_sept_ans_plus_tard_les_Camilliens_reviennent_a_Bolawolon_la_ou_tout_a_commenceKupang - Le dimanche 3 mai 2026 restera une date historique et profondément significative pour les Camilliens d’Indonésie et la communauté paroissiale de Bolawolon. Au cours d’une célébration intense de foi et très suivie, le père Andrea Yobe a été officiellement installé comme premier curé camillien de la paroisse de Bolawolon, marquant ainsi le début d’une nouvelle page dans le parcours missionnaire des Missionnaires Camilliens dans le diocèse de Maumere.<br />C'est ce qu'écrit à l'Agence Fides le père Luigi Galvani, MI, qui, après des années de service à Flores, s'est installé à Kupang, au Timor indonésien, au St. Camillus Social Center.<br /><br />« Pour beaucoup, ce retour des Camilliens à Bolawolon a eu le goût d’un « retour à Emmaüs ». Il y a dix-sept ans, c’est précisément dans cette paroisse que les Camilliens, dont je faisais partie, avaient commencé leur première présence en Indonésie après être arrivés des Philippines, souligne-t-il. C’est ici qu’ils avaient fait leurs premiers pas, en s’engageant principalement dans la promotion des vocations et dans diverses activités d’aide sociale. »<br /><br />« Aujourd’hui, en considérant le chemin parcouru en Indonésie, on peut véritablement parler d’une histoire bénie par la Providence. En seulement dix-sept ans, la présence camillienne en Indonésie s’est développée de manière positive et visionnaire, et porte aujourd’hui des fruits concrets et prometteurs ». « Actuellement, la délégation camillienne compte 24 jeunes prêtres, 6 diacres, 25 étudiants en théologie, 8 novices et plus de 40 séminaristes en philosophie, répartis dans quatre séminaires. Ces chiffres ne reflètent pas simplement une croissance institutionnelle, mais témoignent surtout du courage de tant de jeunes qui ont choisi de consacrer leur vie au service de Dieu et des malades dans l’esprit de saint Camille de Lellis. »<br /><br />Parallèlement à la formation religieuse, les Camilliens ont également développé d’importantes activités sociales et pastorales. « Leurs deux centres sociaux de Maumere et de Kupang sont aujourd’hui devenus des lieux de référence pour des rencontres, des séminaires et des programmes de formation destinés principalement aux jeunes. À tout cela s’ajoute un élan missionnaire positif qui témoigne de la croissance atteinte par la mission camillienne en Indonésie. Deux jeunes missionnaires ont déjà été envoyés à Taïwan et deux autres en Australie, signe d’une communauté jeune qui ne pense pas seulement à elle-même, mais ressent le désir de partager le don reçu même au-delà de ses propres frontières. Le même esprit anime également l’engagement dans la promotion des vocations au Pakistan et au Timor oriental. »<br /><br />La nouvelle mission confiée aux Camilliens dans la paroisse de Bolawolon revêt une importance encore plus grande lorsqu’on la replace dans le contexte du diocèse de Maumere, une Église vivante et riche en vocations. Le diocèse compte en effet 42 paroisses et 61 prêtres diocésains, sans compter la présence de pas moins de 60 instituts religieux, dont 17 masculins et 43 féminins. Une réalité ecclésiale dynamique, missionnaire et profondément enracinée dans la foi du peuple de Flores.<br /><br />« L’installation du père Andrea – conclut le père Galvani – ne représente donc pas seulement une nomination paroissiale, mais devient le symbole d’une mission qui grandit et d’un rêve tourné vers l’avenir avec espoir. Les Camilliens reviennent à Bolawolon non pas en tant qu’étrangers, mais comme des fils qui retrouvent la maison où tout a commencé. C’est de là qu’ils poursuivront leur chemin missionnaire en regardant vers l’avenir avec un nouvel enthousiasme, désireux de grandir au service de l’Église, des pauvres et des malades. Le reste, comme toujours, ils le confient à Dieu, qui, ces dernières années, a guidé en silence chaque pas de leur mission. » <br />Mon, 11 May 2026 12:35:43 +0200AFRIQUE/NIGERIA - Plus de 100 morts, 98 000 personnes déplacées, 217 églises détruites dans le diocèse de Wukarihttps://fides.org/fr/news/77665-AFRIQUE_NIGERIA_Plus_de_100_morts_98_000_personnes_deplacees_217_eglises_detruites_dans_le_diocese_de_Wukarihttps://fides.org/fr/news/77665-AFRIQUE_NIGERIA_Plus_de_100_morts_98_000_personnes_deplacees_217_eglises_detruites_dans_le_diocese_de_WukariAbuja – « Depuis septembre, plus de 98 000 personnes ont été contraintes de fuir, dont 16 prêtres, tandis que 217 églises ont été complètement détruites » en raison des violences qui font rage dans le sud de l’État de Taraba . C’est ce qu’a rapporté Mgr Mark Maigida Nzukwein, Evêque de Wukari, dans un communiqué publié à l’issue de la troisième Assemblée générale du diocèse. « Les habitations de huit prêtres ont également été détruites et on estime que plus de 100 personnes ont été tuées », indique le communiqué. Parmi les dernières églises attaquées figure l’église catholique Saint-Jacques-le-Grand à Adu, dans le district de Takum , tandis qu’un incendie accidentel a gravement endommagé la cathédrale Sainte-Marie de Wukari le 4 mars .<br />Les violences touchent principalement des zones telles que le district de Chanchanji, dans la région administrative locale de Takum, ainsi que celles d’Ussa et de Donga.<br />Il s’agit d’attaques contre des communautés d’agriculteurs, très probablement perpétrées par des bandes de bergers peuls qui prennent pour cible des villages à majorité chrétienne . Après avoir rasé des maisons, des églises et d’autres biens, les agresseurs s’emparent souvent illégalement des terres abandonnées par les habitants contraints de fuir. Les incursions des bergers peuls s’ajoutent au conflit foncier séculaire entre les populations Tiv et Jukun .<br />Le 12 février dernier, le clergé des diocèses de Wukari et de Jalingo était descendu dans la rue pour demander l’intervention immédiate du gouvernement afin de mettre un terme à la vague d’assassinats, d’enlèvements et de destructions qui frappe les communautés agricoles chrétiennes, en particulier la population Tiv dans le sud de l’État de Taraba . À cette occasion, le diocèse de Wukari indiquait que « jusqu’à présent, plus de 80 personnes ont été tuées, beaucoup d’autres ont été blessées, tandis que plus de 200 communautés et églises ont été détruites et plus de 90 000 chrétiens ont été contraints de quitter leurs foyers ». Un peu moins de trois mois plus tard, ces chiffres ont augmenté, malgré les appels pressants lancés aux autorités pour qu’elles rétablissent les conditions de sécurité pour les populations des zones touchées. <br />Mon, 11 May 2026 12:27:51 +0200ASIE/INDE - Lancement de la Fédération nationale des Églises en Inde, afin de « faire face ensemble aux questions nationales les plus urgentes »https://fides.org/fr/news/77664-ASIE_INDE_Lancement_de_la_Federation_nationale_des_Eglises_en_Inde_afin_de_faire_face_ensemble_aux_questions_nationales_les_plus_urgenteshttps://fides.org/fr/news/77664-ASIE_INDE_Lancement_de_la_Federation_nationale_des_Eglises_en_Inde_afin_de_faire_face_ensemble_aux_questions_nationales_les_plus_urgentesBangalore - La Fédération nationale des Églises en Inde est le nouvel organisme œcuménique national regroupant les Églises chrétiennes de toutes confessions en Inde. Lancée le 8 mai lors de la quatrième rencontre œcuménique nationale des Évêques et des responsables chrétiens à Bangalore, « c’est une plateforme qui renforcera le dialogue œcuménique en l’orientant vers les questions nationales les plus urgentes et en prenant en considération, comme un front uni, les préoccupations de la communauté chrétienne en Inde dans le contexte actuel », explique à l’Agence Fides le père Anthoniraj Thumma, Secrétaire national pour l’œcuménisme au sein de la Conférence épiscopale catholique de l’Inde et coordinateur de la rencontre œcuménique nationale des Évêques indiens.<br />Le nouvel organisme a pour objectif de « promouvoir la communion et la fraternité dans le Seigneur Jésus-Christ entre les Évêques et les responsables des Églises au niveau national. La création de la NFCI constitue une avancée significative vers l’unité des chrétiens, une étape importante sur le chemin œcuménique et un nouveau chapitre dans la fraternité et la solidarité des Églises en Inde », affirme-t-il dans un communiqué envoyé à Fides.<br />Le coordinateur, le père Thumma, souligne : « Dans le contexte de la situation critique que traversent les Églises en Inde, confrontées à de nombreux défis et difficultés, tels que les violences contre les pasteurs et les fidèles, les lois anti-conversion rigides dans certains États et les tentatives d’appropriation illicite de biens ecclésiastiques, on a ressenti le besoin urgent d’un front uni pour faire face à ces problèmes. Après deux ans de débats sur sa création et la rédaction de ses lignes directrices, la NFCI a été officiellement lancée ».<br />« La Fédération représentera les Églises sur la scène publique, en présentant “un visage unifié du christianisme et en servant de porte-parole unique de la communauté chrétienne auprès de la nation”, ajoute-t-il. « Elle facilitera la collaboration et favorisera une unité visible entre les Églises membres, dans le respect de leurs identités, traditions et structures propres. Elle s’occupera des questions d’intérêt commun pour les Églises et la communauté chrétienne en Inde. »<br />Par rapport aux forums et conseils des communautés ecclésiales déjà existants dans le pays, la Fédération se distingue en ce que « aucun d'entre eux n'est exhaustif et n'englobe toutes les Églises » ; en outre, « elle est exclusivement réservée aux Évêques et aux responsables des communautés ».<br />La première initiative de la Fédération a été une célébration œcuménique de prière pour l’unité des chrétiens, inspirée des réflexions préparées conjointement – à l’occasion de la Semaine de prière pour l’unité des chrétiens – par le Dicastère pour l’unité des chrétiens du Vatican et le Conseil œcuménique des Églises . Le discours de bienvenue lors de la réunion inaugurale a été prononcé par le cardinal Anthony Poola, Archevêque d’Hyderabad et président de la CBCI, qui a souligné les problèmes pressants de la communauté chrétienne et insisté sur l’urgence de l’unité entre les Églises pour y faire face efficacement. « Il est important de se tendre la main les uns aux autres et de s’unir entre chrétiens pour parvenir à une meilleure compréhension de la vérité et travailler ensemble dans un esprit de communion et de fraternité ». Le Cardinal Anthony Poola a été élu premier président de la nouvelle Fédération.<br /> <br />Mon, 11 May 2026 12:25:30 +0200REGINA CAELI - Léon XIV : « C'est l'amour de Jésus qui fait naître l'amour en nous »https://fides.org/fr/news/77663-REGINA_CAELI_Leon_XIV_C_est_l_amour_de_Jesus_qui_fait_naitre_l_amour_en_noushttps://fides.org/fr/news/77663-REGINA_CAELI_Leon_XIV_C_est_l_amour_de_Jesus_qui_fait_naitre_l_amour_en_nousCité du Vatican - C'est « l'amour de Jésus qui fait naître en nous l'amour ». Et « Puisque Dieu nous aime le premier, nous aussi nous pouvons aimer ». C’est ce qu’a rappelé aujourd’hui le Pape Léon XIV, décrivant en termes simples la source qui rend possible le respect des commandements et des enseignements moraux proposés par l’Église. Il l’a fait aujourd’hui, avant de réciter la prière mariale du Regina Caeli à la fenêtre de son bureau au Palais apostolique.<br /> <br />S’adressant à la foule rassemblée sur la place Saint-Pierre, le Souverain Pontife a repris certaines des paroles que Jésus a adressées aux Apôtres lors de la Cène, rapportées dans le passage de l’Évangile selon saint Jean lu au cours de la liturgie d’aujourd’hui, dimanche 10 mai.<br />« Si vous m’aimez », dit Jésus aux siens, « vous observerez mes commandements ». Une affirmation – a souligné le Pape Léon – « qui nous libère d’un malentendu, à savoir l’idée que nous sommes aimés si nous observons les commandements : notre justice serait alors la condition de l’amour de Dieu. Au contraire, l’amour de Dieu est la condition de notre justice ». <br />« Nous observons véritablement les commandements, selon la volonté de Dieu », a poursuivi l’'Évêque de Rome, « si nous reconnaissons son amour pour nous, tel que le Christ le révèle au monde. Les paroles de Jésus sont alors une invitation à la relation, et non un chantage ou une suspension incertaine ».<br />C’est pourquoi – a ajouté le Souverain Pontife – le Christ peut aussi nous demander « de nous aimer les uns les autres comme Il nous a aimés : c’est l’amour de Jésus qui fait naître en nous l’amour ».<br /><br />Dans la vie nouvelle que vit celui qui suit le Christ, on peut aimer véritablement ses frères et sœurs et suivre avec docilité les commandements de l’Église, non par volontarisme éthique ou par rigorisme ascétique : « Puisque Dieu nous aime le premier », a rappelé aujourd’hui Léon XIV, « nous pouvons, nous aussi, aimer ; et quand nous aimons vraiment Dieu, nous nous aimons vraiment les uns les autres. Il en va de même pour la vie : seul celui qui l’a reçue peut vivre, et ainsi seul celui qui a été aimé peut aimer ».<br /> <br />« De plus », a ajouté le Pape Prevost, reprenant les paroles de Jésus rapportées dans ce même passage de l’Évangile selon saint Jean, « C’est précisément parce qu’il nous aime que le Seigneur ne nous laisse pas seuls face aux épreuves de la vie : il nous promet le Paraclet, c’est-à-dire l’Avocat, l’« Esprit de vérité ». C’est un don que « le monde ne peut recevoir », tant qu’il s’obstine dans le mal qui opprime le pauvre, exclut le faible, tue l’innocent. En revanche, celui qui répond à l’amour que Jésus porte à tous trouve dans le Saint-Esprit un allié qui ne faillit jamais : « Vous le connaissez – dit Jésus – car Il demeure auprès de vous et sera en vous ». « Nous pouvons alors, toujours et partout, témoigner de Dieu, qui est amour : ce mot ne désigne pas une idée de l’esprit humain, mais la réalité de la vie divine, par laquelle toutes choses ont été créées à partir du néant et rachetées de la mort ».<br /><br />Après la récitation du Regina Caeli, Léon XIV a fait part de son inquiétude face aux « informations faisant état d’une recrudescence de la violence dans la région du Sahel, en particulier au Tchad et au Mali, touchés par de récentes attaques terroristes ». Le Pape a assuré de ses prières « les victimes et sa proximité avec ceux qui souffrent », a souhaité « que cesse toute forme de violence » et a encouragé « tout effort en faveur de la paix et du développement dans cette terre bien-aimée ».<br />Le Souverain Pontife a également rappelé que le 10 mai, chaque année, on célèbre la « Journée de l’amitié copte-catholique ». « J’adresse un salut fraternel », a ajouté le Pape Léon, « à Sa Sainteté le Pape Tawadros II et j’assure de ma prière toute la bien-aimée Église copte, dans l’espoir que notre chemin d’amitié nous conduise à l’unité parfaite en Christ, qui nous a appelés "amis" ».<br /><br /><br />S'exprimant en espagnol, l'Evêque de Rome a également remercié « le peuple des îles Canaries d'avoir permis l'arrivée du paquebot de croisière « Hondius » avec à son bord les malades atteints du hantavirus. Je me réjouis », a-t-il ajouté, « de pouvoir vous rencontrer le mois prochain lors de ma visite dans les îles ». Enfin, Léon XIV a adressé une « pensée particulière » à toutes les mères : « Par l’intercession de Marie, la Mère de Jésus et notre Mère, prions avec affection et gratitude pour chaque mère, en particulier pour celles qui vivent dans des conditions plus difficiles. Merci ! Que Dieu vous bénisse ». Sun, 10 May 2026 10:43:22 +0200ASIE/INDE - Nomination de L'Évêque de Warangalhttps://fides.org/fr/news/77662-ASIE_INDE_Nomination_de_L_Eveque_de_Warangalhttps://fides.org/fr/news/77662-ASIE_INDE_Nomination_de_L_Eveque_de_WarangalCité du Vatican - Le Saint-Père Léon XIV a nommé Évêque du diocèse de Warangal le Révérend Vijaya Paul Reddy Duggimpudi, membre du clergé de Warangal, jusqu’à présent administrateur diocésain de ce même siège.<br /><br />Vijaya Paul Reddy Duggimpudi est né le 8 janvier 1965 à Manugonda, en Inde. Après avoir étudié la philosophie et la théologie au Séminaire régional Saint-Jean d’Hyderabad, il a obtenu une licence ès lettres à l’Université d’Osmania.<br /><br />Il a été ordonné prêtre le 2 avril 1992 et incardiné dans le diocèse de Warangal.<br /><br />Il a occupé les fonctions suivantes et poursuivi ses études : vicaire paroissial et directeur de l’auberge de la St. Joseph’s Co-Cathedral Church de Khammam ; responsable de la maison régionale du PIME et directeur du St. Xavier’s Hostel, diocèse d’Eluru ; curé de Devagripatnam à Warangal ; Master of Arts à l’université d’Osmania ; Bachelor et Master of Education à l’université d’Annamalai ; directeur et représentant légal du Fatima College of Education à Warangal ; Curé de St. Francis de Sales à Velair ; Directeur de la Lodi Multipurpose Social Service Society à Warangal ; Directeur du Christu Jyothi Institute of Technology and Science à Warangal ; à ce jour, Administrateur diocésain de Warangal . <br />Sat, 09 May 2026 10:48:52 +0200MYANMAR - Une nouvelle église à Pathein : « L'œuvre de Dieu se poursuit malgré la précarité et l'insécurité »https://fides.org/fr/news/77660-MYANMAR_Une_nouvelle_eglise_a_Pathein_L_oeuvre_de_Dieu_se_poursuit_malgre_la_precarite_et_l_insecuritehttps://fides.org/fr/news/77660-MYANMAR_Une_nouvelle_eglise_a_Pathein_L_oeuvre_de_Dieu_se_poursuit_malgre_la_precarite_et_l_insecuritePathein - La nouvelle église catholique Saint-Rémigius, située dans le village de Taungyagone, dans le diocèse de Pathein, au centre-ouest du Myanmar, est « un don du Saint-Esprit, un signe de l’œuvre de Dieu qui se poursuit malgré la précarité et l’insécurité », a déclaré l’Evêque de Pathein, Henry Eikhlein, qui a présidé une célébration eucharistique pour la consécration et l’ouverture officielle de l’édifice de culte. Au cours de la messe, qui s’est tenue le 3 mai dernier en présence de prêtres, de frères, de sœurs, de catéchistes et de nombreux fidèles, 70 jeunes ont également reçu le sacrement de la Confirmation. « L’Esprit renouvelle la face de la terre. Le Seigneur envoie son Esprit, il ne nous abandonne pas », a souligné Mgr Henry, exhortant les personnes présentes « à toujours espérer, en toutes circonstances », en se souvenant et en reconnaissant sans cesse les œuvres de Dieu.<br />« L'Esprit de Dieu », a-t-il déclaré en s'adressant tout particulièrement aux confirmands, « fait de vous des missionnaires, afin que vous puissiez atteindre les lieux les plus reculés et les personnes seules, déplacées ou marginalisées, en leur apportant une parole de douceur et la consolation de l'amour de Dieu ». « Votre cœur, transformé par le Saint-Esprit – a-t-il ajouté –, est rempli d’amour et de générosité, et devient ainsi une source de réconfort pour le prochain » <br />Après avoir rendu grâce à Dieu pour le don de la nouvelle église, Mgr Henry a fait remarquer que « Dieu a béni la paroisse de Taungyagone et continuera de le faire, par l’abondance de ses dons ». Et il s’est dit confiant que, malgré la situation difficile actuelle, « les jeunes continueront à témoigner de la foi et à répandre, dans une société et un territoire marqués par le conflit et la douleur, l’amour et la réconciliation ».<br />Selon le père Peter Saw Ngwe, curé de la paroisse de Taungyagone, cette célébration a représenté « un moment important pour la communauté catholique locale » et constitue « le témoignage de la croissance et de la vitalité de l’Église dans le diocèse de Pathein, qui envisage l’avenir avec espoir et confiance dans le pouvoir de renouveau du Saint-Esprit ».<br />Pathein est la quatrième plus grande ville du Myanmar et la capitale de la région d'Ayeyarwady. Située à environ 190 km à l'ouest de Yangon, elle se dresse sur les rives de la rivière Pathein, un bras occidental du delta de l'Irrawaddy. Comme le soulignent des sources locales de Fides, depuis le début de l'année 2026, la situation sécuritaire dans la région de Pathein s'est détériorée, car le conflit civil a fini par atteindre cette zone, contrôlée par le gouvernement central et auparavant considérée comme stable. L'insécurité résulte du fait que l'Armée d'Arakan et les forces de résistance alliées se déplacent depuis l'État voisin d'Arakan vers Pathein, contrignant l'armée régulière à renforcer rapidement ses défenses. De violents combats se poursuivent dans les communes autour de Pathein et les rebelles tentent de prendre le contrôle des principales voies de communication. Les combats ont eu de graves conséquences sur la population civile, provoquant le déplacement de milliers de personnes au cours des six derniers mois.<br />Sur une population de plus de 7,5 millions d'habitants, le territoire de Pathein compte 65 000 catholiques.<br /> Sat, 09 May 2026 10:47:01 +0200La "Théologie contextuelle" et le réseau des Instituts de théologie au cœur d’une journée d’étude à l'Université Pontificale Urbaniennehttps://fides.org/fr/news/77661-La_Theologie_contextuelle_et_le_reseau_des_Instituts_de_theologie_au_coeur_d_une_journee_d_etude_a_l_Universite_Pontificale_Urbaniennehttps://fides.org/fr/news/77661-La_Theologie_contextuelle_et_le_reseau_des_Instituts_de_theologie_au_coeur_d_une_journee_d_etude_a_l_Universite_Pontificale_UrbanienneRome - C’est une journée d’étude tout à fait exceptionnelle qui doit se tenir le 12 mai 2026 à l’Aula Magna « Benedetto XVI » de ll'Université Pontificale Urbanienne. Intitulée «Pietre miliari della teologia contestuale oggi» , elle s’inscrit dans une réflexion d’actualité sur les développements contemporains de la théologie contextuelle, approche qui tient compte des contextes culturels dans la réflexion théologique et qui touche de près aux questions d'inculturation. Le caractère exceptionnel de la journée, tient au caractère prestigieux des invités et au fait que des représentants d’instituts affiliés à l’Université du monde entier ont été impliqués et livreront des interventions.<br /><br />Ce colloque est donc l’occasion de découvrir la richesse que constituent ces instituts associés, séminaires, instituts ou centres d’études locaux présents sur tous les continents, affiliés à l'Université Pontificale Urbanienne, selon les normes ecclésiastiques en vigueur. Le processus d’affiliation s’est développé au lendemain du Concile Vatican II, sous l’impulsion du pape Paul VI marqué par la présence de nombreux étudiants originaires de pays africains confrontés aux processus souvent difficiles de la décolonisation.<br /><br />. Une étape importante sous le pontificat du Pape François avec la publication de la constitution apostolique Veritatis Gaudium sur les universités et facultés ecclésiastiques, signée le 8 décembre 2017 et entrée en vigueur en 2018. « Le moment est venu où ce riche patrimoine d’approfondissements et d’orientations – vérifié et enrichi pour ainsi dire sur “le terrain” du persévérant engagement à la médiation culturelle et sociale de l’Évangile mis en acte par le Peuple de Dieu sur les divers continents et en dialogue avec les diverses cultures – doit converger pour imprimer aux études ecclésiastiques ce renouvellement sage et courageux qui est demandé par la transformation missionnaire d’une Église « en sortie » » écrivait-il.<br />Ainsi, le réseau des instituts affiliés exprime le dynamisme qui naît de la tension fructueuse entre l’universalité du message chrétien et la diversité de ses expressions. « Ce congrès s’inscrit dans un cheminement commun avec les instituts affiliés, explique à Fides le père Étienne-Noël Bassoumboul, prêtre et exégète biblique camerounais, professeur à la Faculté de théologie de l’Urbaniana. Nous avons pris conscience, et eux-mêmes ont exprimé ce souhait, de la nécessité de renforcer la collaboration avec l’Université, en tissant un véritable réseau, qui aille au-delà d’un lien formel ou bureaucratique. Au cours des nombreuses rencontres préalables que nous avons pu faire, a émergé le désir de mieux valoriser la réflexion théologique et académique qui se développe dans ces lieux. » <br />Il poursuit : « Aujourd’hui, nous accompagnons ces instituts dans la rédaction de leurs statuts, mais aussi dans l'aspect académique et scientifique. Les programmes doivent être validés par nous et ensuite par le Dicastère pour l'Évangélisation, puis par celui pour la Culture et l'Éducation. Cependant, ils ont une autonomie maximale. » Par exemple, en plus des cours d'histoire de l'Église antique, médiévale, moderne et contemporaine, sont généralement proposé des enseignements sur l’histoire de l'Église de les différents pays. <br /><br />Une importance particulière est accordée à la connaissance des autres religions, à l'inculturation et aux religions traditionnelles dans les contextes interreligieux. <br />Pourquoi parler de“théologie contextuelle” ? « Parce qu’aucune théologie n’est détachée de la réalité ni du contexte dans lequel on vit, explique encore le professeur Étienne-Noël Bassoumboul : les histoires, la condition de chacun, la situation sociale. La théologie contextuelle, dans la ligne du Concile et du magistère récent, insiste sur le fait que le contexte culturel devient un véritable lieu théologique, en dialogue avec l’Écriture et la tradition. En parlant avec les différents instituts et en regardant aussi les plans d’études et les statuts qui nous parviennent, nous avons par exemple découvert des cours de philosophie sur des penseurs importants dans les réalités de ces pays. C’est une richesse considérable. » <br />Au cour de cette riche et importante journée, c’est le Cardinal Victor Manuel Fernandez, préfet du Dicastère pour la doctrine de la foi, qui livrera la prolusione, après les salutations institutionnelles du Prof. Vincenzo Buonomo, Délégué pontifical et recteur de l’Université Urbanienne, et du Prof. Pietro Angelo Muroni, Doyen de la Faculté de théologie. Cette intervention très attendue sera suivie d’une conférence du Prof. Steve Bevans, professeur émérite de la Catholic Theological Union de Chicago, sous le titre « Milestones of Contextual Theology Today: Where We Have Come From, Where We Are Going ». Figure majeure de la théologie contextuelle, le professeur proposera un parcours autour des étapes clés de l’évolution de cette approche depuis ses origines, jusqu’aux perspectives futures. Après un temps de débat, la réflexion se poursuivra sous la modération du Prof. Aldo Skoda, avec la communication du Prof. Kokou Mawuena Ambroise Atakpa , consacrée au thème « Teologia contestuale e pluralismo culturale in ambito accademico », qui mettra en lumière les enjeux du pluralisme culturel dans la production théologique.<br />La seconde partie de l’après-midi permettra aux représentants des instituts affiliés, d’offrir un panorama riche des pratiques de la théologie contextuelle à l’échelle mondiale, sous le thème commun « Teologia in dialogo con il contesto sociale, culturale, ecclesiale. Il caso di… ». Parmi les intervenants, S.Ecc. Mons. Peter Paul Saldanha, modérateur du St. Joseph Institute of Theology de Mangalore , le Prof. Tutoe Tupouniua Toutaiolepo, du Pacific Regional Seminary de Suva , le Prof. Giuseppe Busani, directeur de l’Institut théologique missionnaire du PIME , le Prof. Michael Wenceslas Tiendrebeogo, de l’Institut Théologique Saint Pierre Claver , et le Prof. Juan Antonio Nureña Prado . La journée se conclura par l’intervention du Prof. Maurizio Gronchi , intitulée « Come dire Cristo nelle varie culture », une réflexion sur les modalités d’annonce du Christ dans des contextes culturels pluriels.<br />Les cardinaux du monde entier doivent se réunir en consistoire en juin à l’invitation du pape Léon XIV, en affirmant dans la lettre qu’il leur a adressée le 14 avril dernier « « la nécessité de relancer Evangelii gaudium afin de vérifier en toute honnêteté ce qui, après plusieurs années, a réellement été assimilé et ce qui, au contraire, reste encore méconnu et inappliqué ». Le Souverain Pontife a suggéré de prêter attention également «à la nécessaire réforme des parcours d’initiation chrétienne». <br />Celui-ci s’est exprimé avec précision sur l’importance de l’inculturation dans son Message au Congrès théologique et pastoral sur Notre-Dame de Guadalupe, 5 février 2026.<br />La journée d'étude organisée à l'Université pontificale urbanienne témoigne de l'intérêt suscité par ces questions. Au sein même du réseau des instituts de théologie affiliés à l'Université, un trésor vivant est préservé, attendant d'être découvert et partagé. Fri, 08 May 2026 17:16:44 +0200ASIE/VIETNAM - Une messe d'action de grâce pour le premier anniversaire du Pape Léon XIV : « Les fidèles l'attendent au Vietnam »https://fides.org/fr/news/77655-ASIE_VIETNAM_Une_messe_d_action_de_grace_pour_le_premier_anniversaire_du_Pape_Leon_XIV_Les_fideles_l_attendent_au_Vietnamhttps://fides.org/fr/news/77655-ASIE_VIETNAM_Une_messe_d_action_de_grace_pour_le_premier_anniversaire_du_Pape_Leon_XIV_Les_fideles_l_attendent_au_VietnamHanoï - « Le premier anniversaire de l’élection du Pape Léon XIV au trône de Pierre est l’occasion pour tout le Peuple de Dieu au Vietnam d’exprimer son amour, son obéissance et sa communion dans la prière pour notre Pasteur. Prions pour que le Seigneur continue à soutenir et à répandre d’abondantes bénédictions sur le Saint-Père, afin qu’il chemine toujours avec fermeté dans sa mission de Successeur de Pierre, devenant un signe d’unité, une source d’espérance et un instrument de paix pour le monde entier », a déclaré à l’Agence Fides Mgr Joseph Vu Van Thien, Archevêque de Hanoï, diocèse du nord du Vietnam, après que, ces derniers jours, les Évêques du Vietnam se sont rendus au Vatican et ont rencontré le Pape à l’occasion de la visite ad limina.<br />L’Archevêque a souligné que les Évêques ont reçu « une écoute attentive et un accueil chaleureux de la part du Pape » : « Au-delà des formalités, nous nous sommes vraiment sentis chez nous », a-t-il déclaré. <br />La communauté catholique vietnamienne a tenu à exprimer sa proximité et son affection au Pape Léon XIV en organisant, en vue du premier anniversaire de son élection au Pontificat, le 8 mai, une messe d’action de grâce dans la cathédrale Saint-Joseph de Hanoï. La liturgie, qui s’est déroulée le 4 mai, a réuni de nombreux Évêques, prêtres, religieux, religieuses et fidèles qui se sont unis « pour prier pour la mission du Pape, pour la paix et l’unité ».<br />La messe à Hanoï a été présidée par l'Archevêque Marek Zalewski, représentant permanent du Saint-Siège au Vietnam, tandis que figuraient parmi les concélébrants le cardinal Peter Nguyen Van Nhon, les Évêques membres du Conseil permanent de la Conférence épiscopale du Vietnam, les Évêques de la province ecclésiastique de Hanoï et des prêtres venus de toute la région.<br />S'adressant aux fidèles avant la messe, l'Archevêque Joseph Nguyen Nang, président de la Conférence épiscopale du Vietnam, a exprimé, au nom du peuple de Dieu au Vietnam, des sentiments de communion et d'affection envers le Pape Léon, soulignant que « la mission du Saint-Père est de renforcer la foi, de construire l'unité et de promouvoir la paix sur la base de la force de l'Évangile ». L’Archevêque a également rappelé les enseignements de saint Paul VI sur la mission de l’Église : les chrétiens sont présents au cœur du monde « non pas pour rechercher le pouvoir, mais pour servir l’humanité avec humilité et amour ». Souhaitant au Pontife d’être comblé par la grâce du Saint-Esprit, il a exprimé publiquement l’espoir que le pape Léon XIV puisse un jour se rendre au Vietnam.<br />L'Archevêque Marek Zalewski, exprimant sa joie, a tenu à souligner le style pastoral du Pape Léon XIV, fait d'humilité, d'écoute et de proximité, et a rappelé que « le pape n'est pas un homme politique mais un guide dans la foi, qui invite les fidèles du monde entier à vivre selon les valeurs évangéliques de justice et de paix ».<br />Dans son homélie, Mgr Joseph Do Quang Khang, Évêque du diocèse de Bac Ninh, a raconté que, lors de la récente rencontre au Vatican, le Pape Léon a remercié les évêques et leur a fait part de son désir de se rendre au Vietnam pour rencontrer les plus de 7 millions de fidèles qui, selon les mots de l’Évêque, « attendent avec impatience et espoir l’arrivée du pape », le qualifiant de « père aimant de la grande famille humaine ». À propos de Léon XIV, l’Évêque de Bac Ninh a tenu à souligner son engagement en tant que « gardien de la paix mondiale », en tant que pasteur qui « se consacre de tout son cœur à la sauvegarde de la paix ». Dans un esprit de communion, Mgr Joseph Do Quang Khang a invité tous les fidèles à « continuer à prier pour le Saint-Père » et à prier pour que « les relations entre le Saint-Siège et le Vietnam se développent davantage et de manière favorable selon la volonté de Dieu ».<br />Le Pape Léon XIV, né Robert Francis Prevost, Évêque américain de l'ordre de Saint-Augustin, a été élu 267e pape de l'Église catholique le 8 mai 2025.<br /> Fri, 08 May 2026 17:04:24 +0200AFRIQUE/MOZAMBIQUE - Inondations, cyclones et réduction des aides financières aggravent la malnutrition infantilehttps://fides.org/fr/news/77658-AFRIQUE_MOZAMBIQUE_Inondations_cyclones_et_reduction_des_aides_financieres_aggravent_la_malnutrition_infantilehttps://fides.org/fr/news/77658-AFRIQUE_MOZAMBIQUE_Inondations_cyclones_et_reduction_des_aides_financieres_aggravent_la_malnutrition_infantileMaputo – Au-delà des violences, de l'insécurité, des agressions criminelles et de l'instabilité politique, le Mozambique est confronté à une crise nutritionnelle « d'une ampleur considérable ». Comme le révèle une récente étude du Fonds des Nations Unies pour l'enfance , on estime que cette année, environ 100 000 enfants de moins de 5 ans auront besoin de soins pour malnutrition aiguë sévère. À Cabo Delgado et dans d’autres régions, la situation est critique parmi les populations déplacées. « Le Mozambique est confronté à une crise nutritionnelle d’une ampleur considérable, avec l’un des taux de malnutrition les plus élevés d’Afrique subsaharienne. La malnutrition aiguë reste critique, touchant 4 % des enfants, y compris les cas graves qui représentent un risque immédiat de mortalité », a déclaré l’agence des Nations Unies.<br /><br />Cette situation d'urgence est encore aggravée par les coupes budgétaires dans l'aide au développement, qui ont eu un impact direct sur la capacité à fournir des compléments alimentaires, des médicaments et les moyens logistiques nécessaires à la prestation des services nutritionnels et sanitaires essentiels aux personnes les plus touchées. « Le Mozambique est l’un des 22 pays prioritaires pour l’obtention d’« aliments thérapeutiques prêts à l’emploi » et enregistre actuellement un déficit de 18 % dans les ressources financières nécessaires pour satisfaire l’ensemble de la demande prévue », peut-on lire dans le document parvenu à l’Agence Fides. Par ailleurs, le 17 avril dernier, l’organisme des Nations Unies avait tiré la sonnette d’alarme sur les multiples difficultés rencontrées pour venir en aide à un million de victimes des inondations au Mozambique , dont la moitié sont des enfants, qui ont un besoin urgent de services essentiels en matière d’eau, d’assainissement, de soins de santé, de nutrition, d’éducation, de protection de l’enfance et d’aide financière.<br /> <br />Thu, 07 May 2026 16:48:29 +0200ASIE/THAÏLANDE - Nomination de L'Évêque de Chiang Maihttps://fides.org/fr/news/77657-ASIE_THAILANDE_Nomination_de_L_Eveque_de_Chiang_Maihttps://fides.org/fr/news/77657-ASIE_THAILANDE_Nomination_de_L_Eveque_de_Chiang_MaiCité du Vatican - Le Saint-Père a nommé Évêque du diocèse de Chiang Mai le révérend père Peter Suphot Roeksujarit, membre du clergé de l’Archidiocèse de Bangkok, jusqu’à présent directeur du Centre pastoral Baan Phu Waan à Sampran et vicaire épiscopal chargé du personnel de l’archidiocèse de Bangkok. <br /> Mgr Peter Suphot Roeksujarit est né le 2 novembre 1961 à Ayutthaya, dans l’Archidiocèse de Bangkok. Il a étudié la philosophie et la théologie au Grand Séminaire national Lux Mundi à Sampran. Il a été ordonné prêtre le 3 juin 1990 pour le clergé de l’archidiocèse de Bangkok.<br />Il a occupé les fonctions suivantes et poursuivi ses études : études en communication sociale au Centre international de recherche et de communication audiovisuelle « Expression de la foi » à Lyon, en France ; directeur du département des médias catholiques de l’archidiocèse de Bangkok ; curé de Saint-Louis à Bangkok et de Saint-Raphaël à Bangkok ; depuis 2021, directeur du Centre pastoral national Baan Phu Waan à Sampran ; vicaire épiscopal chargé du personnel de l’archidiocèse de Bangkok et aumônier des Sœurs Carmélites à Sampran.<br /> Thu, 07 May 2026 16:45:50 +0200ASIE/INDE - Élections législatives : les Évêques appellent à « respecter et défendre fermement la Constitution indienne »https://fides.org/fr/news/77656-ASIE_INDE_Elections_legislatives_les_Eveques_appellent_a_respecter_et_defendre_fermement_la_Constitution_indiennehttps://fides.org/fr/news/77656-ASIE_INDE_Elections_legislatives_les_Eveques_appellent_a_respecter_et_defendre_fermement_la_Constitution_indienneNew Delhi - Un appel « pour l’intégrité constitutionnelle et une gouvernance inclusive en Inde » : c’est ce qu’ont lancé les Évêques indiens réunis au sein de la CBCI, la Conférence épiscopale de l’Inde, au lendemain des élections législatives qui se sont tenues dans les États indiens du Kerala, du Tamil Nadu, du Bengale occidental, de l’Assam et dans le territoire de l’Union de Pondichéry. Dans une note envoyée à Fides, la CBCI, qui regroupe environ 300 évêques des trois rites présents dans le pays , exprime ses vœux « pour une conclusion pacifique et positive des élections législatives » et exhorte les nouveaux dirigeants élus, « quelle que soit leur appartenance politique, à respecter et à défendre fermement la Constitution indienne ».<br /> <br />« Nous exhortons les nouveaux dirigeants à gouverner en toute transparence et à donner la priorité à des politiques inclusives. Il est fondamental – affirme la note envoyée à Fides – que les partis qui formeront le gouvernement consacrent leur mandat, en priorité, à l’amélioration des conditions de vie des pauvres, des marginalisés, des moins privilégiés et des minorités. Le véritable développement d’une nation ne se réalise que lorsque les fruits du progrès atteignent les couches les plus vulnérables de notre société ».<br />En outre, poursuit le texte, l’Église catholique en Inde « réaffirme avec fermeté son engagement inébranlable à collaborer avec le gouvernement pour la construction continue de la nation. À travers nos institutions éducatives, sanitaires et d’aide sociale, nous restons résolument déterminés à promouvoir le bien commun, la paix et la prospérité de tous les citoyens ».<br />Soulignant cette mission, au service du bien commun de la nation, le Cardinal Anthony Poola, président de la CBCI, a déclaré : « La véritable mesure d'une démocratie dynamique ne réside pas seulement dans le bon déroulement des élections, mais dans l'engagement constant des dirigeants élus à servir les plus vulnérables. Nous exhortons les nouveaux gouvernements à travailler main dans la main avec toutes les institutions pour bâtir une Inde plus juste, plus inclusive et plus équitable. »<br />« Prions pour que les élus soient guidés par la sagesse, la justice et une profonde compassion dans cette importante mission de service public et de gouvernance », conclut la déclaration des Évêques.<br />Les résultats des élections régionales du 4 mai, qui ont concerné les États de l’Assam, du Kerala, du Tamil Nadu, du Bengale occidental et le territoire de Pondichéry, ont vu une victoire générale du parti au pouvoir au niveau fédéral, le Bharatiya Janata Party , dirigé par le Premier ministre Narendra Modi.<br />Au Bengale occidental, le BJP a franchi le seuil de la majorité avec 148 sièges, ce que les observateurs ont qualifié d’« exploit historique » pour le BJP. Le gouvernement de Pondichéry est également resté aux mains de la National Democratic Alliance, la coalition dirigée par le BJP. En Assam, État du nord-est de l'Inde, frontalier du Bangladesh, le BJP s'est imposé et a obtenu un deuxième mandat consécutif au gouvernement.<br />Au Kerala et au Tamil Nadu, deux États du sud où le BJP n’est pas encore très implanté, les électeurs ont voté pour des forces politiques d’opposition : au Kerala, c’est une coalition menée par le Parti du Congrès qui l’a emporté, s’assurant la majorité parlementaire avec 95 sièges ; au Tamil Nadu, c'est le « Tamilaga Vettri Kazhagam » qui l'a emporté, un parti fondé par Vijay, célèbre acteur tamoul, « homo novus » de la politique.<br />John Dayal, journaliste et analyste catholique indien, commente à l'Agence Fides : « Ces résultats donnent une idée de l'état de la démocratie indienne et de son évolution en vue des élections nationales de 2029. En Inde, le pouvoir du BJP se renforce : sur 28 États, 22 sont gouvernés soit par le BJP, soit par ses alliés ; il en va de même pour deux des trois territoires de l'Union. C’est une domination politique et culturelle que l’on n’avait pas vue en Inde depuis 50 ans », note-t-il. « On peut également constater, poursuit-il, le déclin progressif des partis régionaux, qui ont toujours joué un rôle important par le passé ». Et il observe : « Ce scrutin soulève des questions cruciales concernant le pluralisme, le débat et l’alternance entre les forces politiques, qui sont le sel de la démocratie ». De plus, note Dayal, « pour les communautés religieuses non hindoues, notamment les musulmans et les chrétiens, la préoccupation réside dans la place que les gouvernements du BJP accorderont aux groupes extrémistes hindous qui recourent à la violence dans la société, en particulier à l’encontre des minorités ».<br /> Thu, 07 May 2026 16:43:54 +0200AFRIQUE/SOUDAN - Des drones du même fabricant s'affrontent dans le ciel soudanaishttps://fides.org/fr/news/77659-AFRIQUE_SOUDAN_Des_drones_du_meme_fabricant_s_affrontent_dans_le_ciel_soudanaishttps://fides.org/fr/news/77659-AFRIQUE_SOUDAN_Des_drones_du_meme_fabricant_s_affrontent_dans_le_ciel_soudanaisKhartoum – Les vols à destination et en provenance de la capitale Khartoum ont été suspendus après que, le 5 mai, des drones ont pris pour cible l’aéroport et d’autres quartiers de la ville. <br />L’aéroport, qui constitue un centre névralgique pour la distribution de l’aide humanitaire, a été pris pour cible par des drones qui, selon les autorités de Khartoum, provenaient d’Éthiopie. Ces engins de fabrication turque, toujours selon les autorités soudanaises, auraient été achetés par les Émirats arabes unis et expédiés vers la base aérienne éthiopienne de Bahir Dar, d’où ils sont lancés contre des cibles soudanaises. En réponse à ce bombardement, Khartoum a rappelé son ambassadeur d’Addis-Abeba .<br />Les Émirats arabes unis ont démenti les accusations du Soudan selon lesquelles ils seraient impliqués dans l'attaque de l'aéroport de Khartoum, tout comme l'Éthiopie qui, à son tour, a accusé les Forces armées soudanaises , dirigées par le général Abdel Fattah al-Burhan, de soutenir les rebelles tigréens du Front populaire de libération du Tigré .<br />L'attaque par drone contre l'aéroport de Khartoum, qui a entraîné la suspension des vols, a été condamnée par plusieurs pays arabes ainsi que par la Ligue arabe et la Ligue islamique mondiale, tandis que les Nations unies ont fait part de leur inquiétude face à cette attaque. Les États-Unis et l'Union européenne ont appelé à la fin des attaques.<br />La Turquie, qui soutient les Forces armées soudanaises d'al-Burhan contre les paramilitaires des Forces de soutien rapide dirigées par Mohammed Hamdan Dagalo, dit « Hemedti », est l'un des plus grands fabricants de drones de combat au monde. Les industries turques fournissent également leurs drones aux Émirats arabes unis qui, comme indiqué, sont accusés par le gouvernement de Khartoum de les avoir fournis aux RSF et même d’utiliser une base éthiopienne pour frapper le territoire soudanais. La vidéo diffusée par le Commandement général des Forces armées soudanaises, qui montre un drone des SAF de fabrication turque abattre un drone du même modèle appartenant aux RSF, ne semble donc pas invraisemblable. Un vieux film italien écrit et interprété par Alberto Sordi s’intitulait « Tant qu’il y a la guerre, il y a de l’espérance ». Pour les fabricants et les trafiquants d’armes, bien sûr. <br />Thu, 07 May 2026 16:14:12 +0200« La mission est celle de Jésus ». Léon XIV et les premiers pas de son « magistère missionnaire »https://fides.org/fr/news/77654-La_mission_est_celle_de_Jesus_Leon_XIV_et_les_premiers_pas_de_son_magistere_missionnairehttps://fides.org/fr/news/77654-La_mission_est_celle_de_Jesus_Leon_XIV_et_les_premiers_pas_de_son_magistere_missionnairepar Gianni Valente<br /><br />Rome - « Disparaître pour que le Christ demeure, se faire petit pour qu’Il soit connu et glorifié ». <br />Le lendemain de son élection comme Évêque de Rome, c’est par ces formules simples que Léon XIV rappelait aux cardinaux qui l’avaient élu ce qu’il définissait comme l’engagement « indispensable pour quiconque exerce un ministère d’autorité dans l’Église ».<br />Alors que s’achève sa première année de Pontificat, ces mêmes mots peuvent également éclairer d’une lumière appropriée et évocatrice l’un des traits dominants de son magistère en tant que Successeur de Pierre : celui de missionnaire.<br /> <br />Tout comme pour le Pape François, les références à la nature missionnaire de l'Église et l'appel à un renouveau missionnaire se retrouvent, chez Léon XIV également, comme des notes de fond dans ses homélies et ses catéchèses, ses discours et ses messages.<br /><br />Le Pape Prevost rappelle avec insistance et constance les dynamiques fondamentales et incomparables qui animent la mission apostolique confiée à l’Église. Il reconnaît et décrit avec réalisme les contextes et les conditions dans lesquels la mission apostolique est appelée à se décliner à l’heure actuelle. Il indique de manière concrète les urgences pratiques et les priorités qu’il faut embrasser, si l’on ne veut pas transformer même les « appels missionnaires » en abstractions rhétoriques qui alourdissent la vie des baptisés.<br /> <br />L'attrait du Christ<br /><br />Leone XIV rappelle que « La mission appartient à Jésus. Il est ressuscité, il est donc vivant et nous précède. Aucun d’entre nous n’est appelé à le remplacer » .<br /> <br />L’Évêque de Rome ne cesse de répéter que la passion missionnaire ne naît pas d’elle-même, et qu’elle ne peut jaillir librement que dans la rencontre avec le Christ. Ainsi, les rencontres des premiers disciples avec Jésus ressuscité illustrent à jamais la dynamique à la fois simple et mystérieuse par laquelle l’expérience du salut peut se transmettre de cœur à cœur : « Après avoir rencontré Jésus, André ne put s’empêcher de partager avec son frère ce qu’il avait découvert. » .<br /> <br />« C’est le Saint-Esprit – a rappelé le Pape Léon, évoquant la source de toute œuvre apostolique authentique – qui « nous envoie poursuivre l’œuvre du Christ dans les périphéries du monde, parfois marquées par la guerre, l’injustice et la souffrance ». .<br />Reprenant une expression chère à Benoît XVI et au pape François, l’actuel Évêque de Rome réaffirme que l’on ne devient pas chrétien sous la pression culturelle, par prosélytisme ou par des stratégies de marketing, mais uniquement par « attraction ». Ce que saint Augustin appelait « Delectatio Victrix », un plaisir qui captive. Et « ce n’est pas l’Église qui attire, mais le Christ. Et si un chrétien ou une communauté ecclésiale attire, c’est parce que c’est par ce « canal » que parvient la sève vitale de la Charité qui jaillit du Cœur du Sauveur ». Car « nous sommes siens, nous sommes sa communauté et Il peut continuer à attirer à travers nous » « La mission des disciples et de l’Église tout entière est le prolongement, dans l’Esprit Saint, de celle du Christ ». .<br /><br />La mission des « jeunes Églises »<br /><br />Dans son magistère, Léon XIV a décrit avec un réalisme loin des abstractions et des rigidités les conditions et les contextes dans lesquels on peut rendre témoignage au Christ à notre époque.<br />Le Pape a rappelé à l’attention de tous l’histoire du bienheureux Isidore Bakanja, jeune patron des laïcs congolais, tué par les tortures d’un maître européen à l’époque du colonialisme, pour rappeler qu’à l’heure actuelle « les Églises anciennes du Nord du monde reçoivent de ces jeunes Églises ce témoignage, qui les pousse à marcher ensemble vers le Royaume de Dieu » et que « l’Afrique, en particulier, demande cette conversion, et elle le fait en nous donnant de nombreux jeunes témoins de foi » .<br /><br />Le Pape Prevost constate qu’une « nouvelle ère missionnaire » s’est ouverte dans l’histoire de l’Église, et reconnaît qu’à l’heure actuelle, la mission n’est plus seulement associée au « départ », à l’aller vers des contrées lointaines qui n’avaient pas connu l’Évangile ou qui vivaient dans la pauvreté Car aujourd’hui, « les frontières de la mission » ne sont plus seulement géographiques, et « ce sont la pauvreté, la souffrance et le désir d’une plus grande espérance qui viennent à nous ». C’est pourquoi il faut « promouvoir une coopération missionnaire renouvelée entre les Églises », tandis que dans les communautés de tradition chrétienne ancienne comme celles de l’Occident, « la présence de tant de frères et sœurs du Sud du monde doit être saisie comme une opportunité d'échange qui renouvelle le visage de l’Église » <br />Avec ce même réalisme chrétien, le Successeur de Pierre exprime sa gratitude envers « les missionnaires “ad gente” d’aujourd’hui », qui « continuent à se donner avec joie malgré les difficultés et leurs propres fragilités, car ils savent que le Christ lui-même, avec son Évangile, est la plus grande richesse à partager », tout en reconnaissant que « le monde a encore besoin de ces courageux témoins du Christ, et les communautés ecclésiales ont encore besoin de nouvelles vocations missionnaires » .<br /><br />L'inculturation ne « sacralise » aucune culture<br /><br />« Tout missionnaire qui part vers d’autres contrées – a rappelé Léon XIV – est appelé à s’immerger dans les cultures qu’il rencontre avec un respect sacré, en orientant vers le bien tout ce qu’il y trouve de bon et de noble, et en y apportant la prophétie de l’Évangile » .<br /> <br /><br />Le Pape réaffirme que ce qu’on appelle « l’inculturation » est une « exigence intrinsèque de la mission » : « Inculturer l’Évangile, c’est suivre le même chemin que Dieu a parcouru, entrer avec respect et amour dans l’histoire concrète des peuples afin que le Christ puisse être véritablement connu, aimé et accueilli à partir de leur expérience humaine et culturelle ». Dans le même temps, le Pape Prevost a réaffirmé que l’inculturation « n’équivaut pas à une sacralisation des cultures », et « aucune culture, aussi précieuse soit-elle, ne peut être simplement identifiée à la Révélation, ni devenir le critère ultime de la foi », étant donné que « toute culture — comme toute réalité humaine — doit être éclairée et transformée par la grâce qui jaillit du mystère pascal du Christ ». .<br /><br />Redonner vie aux idées de « Evangelii gaudium »<br /><br />Au cours de son premier année de Pontificat, Léon XIV n’a pas perdu de temps à élaborer de nouvelles théories ou stratégies qu’il aurait pu étayer par sa longue expérience personnelle acquise au Pérou, loin de sa patrie. Le Pape Prevost a choisi de reprendre et de souligner l’actualité des accents et des idées du magistère missionnaire de ceux qui l’ont précédé en tant qu’Évêques de Rome.<br /> <br />En particulier, dans sa récente Lettre aux cardinaux , Léon XIV a fait siennes les considérations des membres du Collège cardinalice qui, à l’occasion du Consistoire extraordinaire de janvier, avaient souligné que l’Exhortation apostolique du Pape François Evangelii gaudium continue de représenter « un point de référence décisif pour raviver une « audace missionnaire » qui « ne soit pas alourdie ou étouffée par des excès organisationnels ».<br /> <br /><br />Parmi les indications pratiques reprises dans sa Lettre aux Cardinaux, Léon XIV a rappelé « la nécessité de relancer Evangelii gaudium afin de vérifier en toute honnêteté ce qui, après plusieurs années, a réellement été assimilé et ce qui, au contraire, reste encore méconnu et inappliqué ». Le Souverain Pontife a suggéré de prêter attention également « à la nécessaire réforme des parcours d’initiation chrétienne », ainsi qu’à la nécessité « de reconsidérer l’efficacité de la communication ecclésiale, y compris au niveau du Saint-Siège, dans une perspective plus clairement missionnaire ».<br /><br />Le petit troupeau et le grain d'encens<br /><br />Dans son enseignement missionnaire de la première année de son Pontificat, Léon XIV a décrit avec tout autant de réalisme les conditions et les contextes concrets dans lesquels s’inscrit l’œuvre apostolique des communautés ecclésiales, sans triomphalisme ni victimisation. Il a répété que « même lorsqu’elle se reconnaît minoritaire, l’Église est appelée à vivre sans complexes, comme un petit troupeau porteur d’espérance pour tous, en se rappelant que le but de la mission n’est pas sa propre survie, mais la communication de l’amour avec lequel Dieu aime le monde » .<br />Parmi les images les plus évocatrices choisies par le Successeur de Pierre pour décrire la mission confiée à l’Église, il y a celle qu’il a offerte à la petite Église d’Algérie : « Votre présence dans le pays fait penser à l’encens : un grain incandescent qui diffuse son parfum parce qu’il rend gloire au Seigneur, et apporte joie et réconfort à beaucoup de frères et sœurs. Cet encens est un petit élément précieux qui n’est pas au centre de l’attention mais qui invite à tourner nos cœurs vers Dieu, en nous encourageant mutuellement à persévérer dans les difficultés du temps présent.» . . Thu, 07 May 2026 11:31:23 +0200ASIE/INDE - Maternité précoce : « La civilisation indienne honore le caractère sacré de la vie », déclare le vice-Secrétaire de la Conférence épiscopalehttps://fides.org/fr/news/77652-ASIE_INDE_Maternite_precoce_La_civilisation_indienne_honore_le_caractere_sacre_de_la_vie_declare_le_vice_Secretaire_de_la_Conference_episcopalehttps://fides.org/fr/news/77652-ASIE_INDE_Maternite_precoce_La_civilisation_indienne_honore_le_caractere_sacre_de_la_vie_declare_le_vice_Secretaire_de_la_Conference_episcopaleNew Delhi - « Nous nous réjouissons de cette issue positive dans l’affaire de la jeune fille de 15 ans enceinte, puisqu’elle n’a pas avorté. Nous espérons qu’elle et l’enfant resteront en bonne santé et nous leur assurons tout notre soutien psychologique et moral », déclare à l’Agence Fides le père Mathew Koyickal, vice-secrétaire général de la Conférence épiscopale de l’Inde . Il fait référence à l’affaire de la grossesse précoce d’une jeune fille de 15 ans pour laquelle la Cour suprême de l’Inde avait rendu, à la demande des parents de la jeune fille, une ordonnance d’interruption volontaire de grossesse pour un fœtus de 30 semaines. L'Église catholique en Inde avait exprimé son angoisse, demandant que l'enfant, un fœtus tout à fait viable, soit sauvé, et soulevant la question des droits de l'enfant à naître .<br />Selon les informations recueillies par Fides, les médecins de l’All India Institute of Medical Sciences de Delhi ont, par une induction du travail, mis au monde le bébé prématuré, pesant environ 1,4 kg, qui se trouve désormais en unité de soins intensifs néonatals, tandis que la mère est en assez bonne santé et sortira bientôt de l’hôpital. Le nouveau-né se trouve en unité de soins intensifs néonatals sous assistance respiratoire et court un risque élevé de handicaps importants et permanents à long terme, tels que la cécité, la surdité et un retard de développement neurologique.<br />« Nous pouvons dire que, dans ce cas, la vie de l’enfant et de la mère a été sauvée, mais la question fondamentale demeure et continuera de se poser à l’avenir, compte tenu des nombreux cas de grossesses non désirées, en particulier celles impliquant des mineures », fait remarquer à Fides le vice-Secrétaire de la CBCI.<br />La Cour suprême a demandé aux responsables politiques de modifier la loi régissant l'interruption de grossesse en Inde afin de faire face à ces cas. Souvent, les proches des jeunes filles apprennent la grossesse alors que le fœtus a déjà plusieurs semaines, dépassant ainsi le délai légal prévu pour l'interruption de grossesse . La famille n'a d'autre choix que de s'adresser à la justice pour obtenir une autorisation, et la Cour a confirmé qu'il appartient aux parents des jeunes filles de faire un « choix éclairé » quant à un éventuel avortement, estimant que « les grossesses non désirées peuvent être un fardeau et un traumatisme pour la mineure ». Dans les cas de maternité précoce, on peut parler de « viol de mineure » et « la victime portera à jamais une cicatrice et un traumatisme », a déclaré le président de la Cour suprême.<br />À ce sujet, des avocats, des médecins et les Évêques catholiques ont souligné les « graves implications juridiques et éthiques » de cette affaire. Mgr Mathew Koyickal rappelle : « L'Inde est une civilisation, pas simplement un État. La sagesse morale contenue dans les anciennes traditions scripturales et philosophiques indiennes s'exprime avec une autorité sans équivoque sur le caractère sacré de la vie dans le sein maternel. L'Église indienne invoque aujourd'hui cet héritage civil commun pour affirmer que la protection de la vie à naître n'est pas le monopole d'une seule tradition religieuse, mais le patrimoine commun de tout le peuple indien ».<br />Dans cette optique, poursuit-il, « nous demandons au Parlement de réviser la loi de 1971 sur l'interruption volontaire de grossesse afin d'établir une protection juridique claire et applicable pour les enfants à naître mais pleinement viables. Le premier devoir de l'État est la protection de la vie humaine. La loi ne doit jamais devenir un instrument de violence contre les membres les plus vulnérables de la famille humaine ».<br />Le prêtre précise : « Notre position sur le caractère sacré de la vie ne signifie pas une indifférence à la souffrance humaine. Elle naît plutôt du respect le plus profond pour la dignité de chaque personne humaine, née ou non. La souffrance d’une personne – comme celle d’une jeune mère – ne s’allège pas par la destruction délibérée d’une autre. Telle est la sagesse immuable de l’Église, confirmée tant par la loi naturelle que par la tradition morale de toute grande civilisation qui respecte et honore le caractère sacré de la vie ».<br /> Wed, 06 May 2026 17:19:38 +0200AFRIQUE/MOZAMBIQUE - Attentats à Cabo Delgado : des actes terroristes contraignent plus de 700 personnes à fuir vers Nangadehttps://fides.org/fr/news/77651-AFRIQUE_MOZAMBIQUE_Attentats_a_Cabo_Delgado_des_actes_terroristes_contraignent_plus_de_700_personnes_a_fuir_vers_Nangadehttps://fides.org/fr/news/77651-AFRIQUE_MOZAMBIQUE_Attentats_a_Cabo_Delgado_des_actes_terroristes_contraignent_plus_de_700_personnes_a_fuir_vers_NangadeNampula - De nouveaux mouvements et attentats terroristes, survenus ces derniers jours dans le district de Nangade, au nord de Cabo Delgado, ont contraint plusieurs familles à fuir leurs foyers, touchant au moins 776 personnes, dont des enfants. Ces données proviennent du dernier rapport de l'Organisation internationale pour les migrations , qui indique que les personnes concernées ont quitté leurs habitations dans les villages de Machava, Samora Machel, Muangaza et Nkonga.<br /><br />Selon un document rendu public par la presse locale, qui porte sur la période du 17 au 25 avril, certaines familles ont trouvé refuge dans la localité de Mualela et dans d’autres zones du district. Dans la note parvenue à l’Agence Fides, on peut lire que plusieurs habitants ont confirmé des mouvements terroristes dans les champs du village de Lijungo et dans les zones de plaine de la communauté de Nkonga, avec des signalements de pillage de denrées alimentaires enregistrés la semaine dernière, mais sans violence. De plus – souligne la note – il y a deux semaines, les terroristes sont revenus dans les villages du district de Nangade, où, outre les Forces de défense et de sécurité mozambicaines, des forces armées tanzaniennes sont également déployées dans le cadre de la coopération et du bon voisinage entre les deux pays.<br /> <br />Wed, 06 May 2026 17:13:28 +0200AFRIQUE/NIGERIA - « En ce mois marial, priez pour la libération du père Asukawaye et de ses dix paroissiens enlevés en février »https://fides.org/fr/news/77650-AFRIQUE_NIGERIA_En_ce_mois_marial_priez_pour_la_liberation_du_pere_Asukawaye_et_de_ses_dix_paroissiens_enleves_en_fevrierhttps://fides.org/fr/news/77650-AFRIQUE_NIGERIA_En_ce_mois_marial_priez_pour_la_liberation_du_pere_Asukawaye_et_de_ses_dix_paroissiens_enleves_en_fevrierAbuja – « Je vous demande de prier pour la libération du père Nathaniel Asukawaye et de dix paroissiens retenus prisonniers depuis le 7 février 2026 » C’est ainsi que Mgr Julius Yakubu Kundi, Évêque de Kafanchan, dans l’État de Kaduna, a invité les prêtres, les religieux et les laïcs du diocèse à prier pour la libération du curé de l’église de la Sainte Trinité à Karku, dans la zone de gouvernement local de Kaura, dans l’État de Kaduna, enlevé par des hommes armés dans son presbytère avec dix paroissiens aux premières heures du 7 février . Au moins trois personnes ont été tuées lors de l’attaque.<br />Dans son message pour le Mois marial, Mgr Kundi a également demandé de prier « pour la conversion des ravisseurs ».<br />« Le père Asukawaye est toujours retenu en otage au moment de la rédaction de ce communiqué », précise le diocèse, qui rappelle sa dévotion à la Vierge Marie.<br />« Étant donné que le père Nathaniel est aumônier de la Société mariale et coordonne les dévotions de mai et d’octobre, l’Évêque demande des prières spéciales pour sa libération et pour la conversion de ses ravisseurs lors de la dévotion de mai de cette année ». Il est également demandé de prier pour la libération inconditionnelle des autres victimes d’enlèvement, « en particulier celles de notre diocèse ». <br />Wed, 06 May 2026 17:11:55 +0200AMÉRIQUE/BOLIVIE - La crise économique attise les tensions sociales : les Évêques appellent au dialogue et à la réconciliationhttps://fides.org/fr/news/77649-AMERIQUE_BOLIVIE_La_crise_economique_attise_les_tensions_sociales_les_Eveques_appellent_au_dialogue_et_a_la_reconciliationhttps://fides.org/fr/news/77649-AMERIQUE_BOLIVIE_La_crise_economique_attise_les_tensions_sociales_les_Eveques_appellent_au_dialogue_et_a_la_reconciliationLa Paz – La Bolivie traverse une période de conflits sociaux croissants, marquée par des manifestations, des difficultés économiques et des tensions politiques.<br />Ces dernières semaines, les transporteurs, les syndicats, les agriculteurs et les organisations autochtones ont organisé des barrages routiers, des grèves et des mobilisations pour exiger des réponses à leurs revendications économiques et structurelles. Ces manifestations s’inscrivent dans un contexte de forte inflation, de pénurie de devises étrangères et de problèmes d’approvisionnement en carburant, facteurs qui ont exacerbé le malaise social.<br />Ces actions de conflit social ont eu un impact direct sur la vie quotidienne, affectant également l’approvisionnement en denrées alimentaires et les transports, avec des conséquences particulièrement graves pour les segments les plus vulnérables de la population.<br />Des membres éminents de l’Église bolivienne ont exprimé leur inquiétude face à l’escalade du conflit et ont insisté sur la nécessité de rechercher des solutions pacifiques aux problèmes qui alimentent les tensions sociales.<br />Ces derniers jours, de nombreux Évêques se sont exprimés régulièrement, tant dans leurs homélies que dans leurs déclarations à la presse.<br />Le secrétaire général de la Conférence épiscopale bolivienne et Évêque d’El Alto, Giovani Arana, a mis en garde contre le « climat de conflit » qui règne dans le pays, marqué par des tensions sociales et l’incertitude économique. Dans l’une de ses homélies, il a affirmé qu’« aucune réforme structurelle ne porte ses fruits sans un changement des cœurs, des principes éthiques et de la centralité de la personne humaine », soulignant l’urgence d’un dialogue entre les autorités et les secteurs mobilisés.<br />Le Vice-président de l’épiscopat et Évêque de Sucre, Ricardo Centellas, a ciblé son message sur la dimension sociale de la crise, appelant à la fraternité et à la réconciliation face à la déchirure croissante du tissu social. Au cours de l’homélie de la messe du dimanche 3 mai, il a déclaré : « Nous sommes dans ce monde pour nous soutenir, pas pour nous détruire », ajoutant que la fraternité en Christ doit se traduire par « solidarité, miséricorde et compassion ».<br />De son côté, l’Archevêque de La Paz, Percy Galván, a appelé à un « dialogue sincère », fondé sur la transparence et axé sur le bien commun. Dans des déclarations à la presse, il a demandé de mettre de côté les intérêts politiques ou idéologiques, et a insisté sur la nécessité de conclure des accords qui rétablissent la stabilité et la paix sociale.<br />Depuis Potosí, Mgr Renán Aguilera a souligné l’impact des barrages routiers liés aux manifestations sur les familles les plus pauvres, qui voient leur accès aux produits de première nécessité restreint. « Ce sont les populations vulnérables qui souffrent le plus », a-t-il déclaré, insistant sur l’urgence de renouer le dialogue et rappelant le rôle de l’Église en tant que pont pour la recherche de solutions réalistes et consensuelles.<br />L’Évêque du Vicariat Apostolique de Beni, Aurelio Pesoa, président de la Conférence épiscopale bolivienne, a relié la situation du pays à une réflexion plus large sur la responsabilité sociale, évoquant des problèmes tels que la pénurie de carburant, la crise sanitaire et la corruption. Il a appelé à une conversion sociale et a déclaré : « L’autorité doit toujours être au service, et non la recherche de profits ».<br />Depuis Santa Cruz, l’Archevêque René Leigue a mis en doute l’efficacité des barrages routiers et des grèves comme moyen de résoudre la crise, soulignant que l’aspect économique, bien qu’important, n’est pas le seul problème du pays. Dans une intervention du 3 mai, il a demandé d’élargir le regard aux problèmes qui affligent la santé, l’éducation et le travail, ainsi qu’à d’autres urgences sociales telles que la violence et la consommation de drogue chez les jeunes. « Nous devons voir plus large, aller au-delà et nous concentrer sur une réalité aussi vaste avec tous ses problèmes », a-t-il déclaré.<br />Wed, 06 May 2026 17:07:08 +0200