ASIE/ISRAEL - Commentaires des Chefs des Eglises et communautés chrétiennes de Jérusalem à propos des opérations immobilière d’Ateret Cohanim dans la vieille ville, « menace à la coexistence des fois monothéistes »

jeudi, 13 juin 2019 proche-orient   eglises orientales   lieux saints   dialogue   zones de crise  

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Jérusalem (Agence Fides) – Les Chefs des Eglises et communautés chrétiennes présentes à Jérusalem expriment « une grande surprise » quant à la rapidité avec laquelle la Cour Suprême d’Israël s’est exprimée en faveur du « groupe extrémiste » juif Ateret Cohanim, rejetant définitivement le recours présenté par le Patriarcat grec orthodoxe de Jérusalem pour bloquer l’acquisition – dénoncée comme illégitime – de trois édifices lui appartenant à l’organisation juive, édifices se trouvant dans le quartier chrétien de la vieille ville de Jérusalem. Selon la décision de la Cour prise le 10 juin, les propriétés du Patriarcat grec orthodoxe ont été légitimement acquises par des intermédiaires étrangers agissant pour le compte d’Ateret Cohanim. Dans un communiqué conjoint signé par 13 Patriarches et chefs des Eglises et communautés chrétiennes présentes à Jérusalem, les initiatives de l’association juive Ateret Cohanim visant à accaparer des propriétés immobilières dans la partie chrétienne de la vieille ville de Jérusalem représentent « une attaque non seulement aux droits de propriété de l’Eglise grecque orthodoxe de Jérusalem » mais également contre le Statu quo réglementant les rapports entre les diverses communautés religieuses à l’intérieur de la Ville sainte, et risquent de devenir « une menace » pour la présence chrétienne locale.
Les trois édifices en question, objet d’un contentieux d’une durée totale de plus de 14 ans, se trouvent dans les environs de la porte de Jaffa, considérée comme l’entrée la plus directe pour accéder au quartier chrétien de la vieille ville de Jérusalem. Si les membres d’Ateret Cohanim devaient prendre possession de ces propriétés – font remarquer les signataires du document – pourront émerger des facteurs de tension à l’un des points de passage les plus utilisés par les chrétiens locaux et par les pèlerins pour rejoindre la Basilique du Saint Sépulcre et les autres Lieux Saints chrétiens disséminés dans la vieille ville de Jérusalem.
Le document porte notamment la signature de S.Exc. Mgr Pierbattista Pizzaballa OFM, Administrateur apostolique du Patriarcat de Jérusalem des Latins, du Père Francis Patton OFM, Custode de Terre Sainte, et de Théophile III, Patriarche grec orthodoxe de Jérusalem. Patriarches et Chefs des Eglises et communautés chrétiennes de Jérusalem déclarent soutenir les efforts perdurant du Patriarcat grec orthodoxe afin de ne pas perdre le contrôle des édifices objet du contentieux y compris après la décision de la Cour Suprême, réaffirmant leur conviction du fait que la présence de communautés chrétiennes vivantes à Jérusalem constitue un facteur décisif pour sauvegarder la mosaïque de société historiquement caractérisée par la coexistence entre les trois fois monothéistes. (GV) (Agence Fides 13/06/2019)


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