ASIE/INDE - Condamnation de l’Archevêque d’Hyderabad après les offenses d’un responsable hindou envers Sainte Teresa de Calcutta

mercredi, 11 octobre 2017 justice   violence   hindouisme   paix   moyens de communication de masse   christianisme   eglises locales   mère teresa   droits fondamentaux  

New Delhi (Agence Fides) – Condamner et adopter les mesures légales nécessaires contre les fausses accusations et les paroles méprisantes prononcées par le responsable hindou Swami Parpoornanda Saraswathi à l’égard de Sainte Teresa de Calcutta : c’est ce que demande S.Exc. Mgr Thumma Bala, Archevêque d’Hyderabad et Président du Conseil des Evêques de Telugu. Dans le communiqué envoyé à Fides, l’Archevêque invite les gouvernements des Etats d’Andhra Pradesh et de Telangana à ne pas rester indifférents face aux paroles offensantes prononcées à l’encontre de Sainte Teresa de Calcutta, diffusées dans une émission télévisée de ces derniers jours.
Selon le responsable nationaliste hindou, « Mère Teresa a organisé un trafic illégal de 50.000 femmes, les mettant au travail en tant que religieuses, après les avoir converties au Christianisme ». Swami Parpoornanda Saraswathi a également affirmé que la religieuse avait reçu sans le mériter aucunement la plus haute récompense mondiale, le prix Bharata Ratna, qui lui a été conféré en 1980 par le gouvernement indien.
« Ceci ne constitue-t-il pas une insulte à la nation et au Président de l’Inde, qui a reconnu les services rendus par la Mère aux pauvres, aux nécessités, aux malades en fin de vie, aux personnes âgées, abandonnées et souffrantes ? » se demande l’Archevêque.
« L’œuvre de Sainte Teresa de Calcutta – poursuit le texte – est reconnue dans le monde entier et, en 1979, elle a reçu le Nobel de la Paix. En ce moment, existent 5.161 Sœurs de Mère Teresa dans 758 maisons qui oeuvrent dans 139 pays. Par ailleurs, les observations de Swami Parpoornanda Saraswathi n’ont pas été demandées parce que le thème de la discussion était différent. Il n’était pas nécessaire qu’il parle du Pape et de Mère Teresa ».
L’Archevêque remarque que « les observations et accusations prononcées contre Mère Teresa de la part de Swami Parpoornanda Saraswathi ont non seulement profondément blessé les cœurs et les sentiments de l’Eglise catholique et de la communauté chrétienne mais également de personnes appartenant à toutes les régions et les religions, qui la respectent en tant que sainte et mère des pauvres et des souffrants ».
L’Eglise indienne condamne les tentatives de ceux qui « cherchent à porter la division dans la société ». En suivant les traces de Jésus-Christ, « nous pouvons pardonner Swami Parpoornanda Saraswathi » affirme l’Archevêque, en rappelant aux responsables religieux de toutes les fois qu’ils « ont le devoir primaire de favoriser l’harmonie et la paix dans la communauté de notre nation pluraliste et de sauvegarder la laïcité et la liberté religieuse garantie par notre Constitution ». Les Evêques demandent au gouvernement d’assurer que de tels incidents ne se reproduisent pas à l’avenir. (PN-PA) (Agence Fides 11/10/2017)


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